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UNIVERSITE DE LA MANOUBA

ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE TUNIS

Projet de fin d’étude en vue de l’obtention du diplôme d’une


Licence appliquée en Banque et Institutions financières

Elaboré par : Encadré par :


MOHAMED AMINE ZARROUKMme NEILA BOUZGUENDA
MR.ADEL KOUKI

EVALUATION
1
DU RISQUE DE CREDIT RELATIF AUX PME

Cas de la BNA
Année Universitaire
2018-2019
Remerciements

C’est avec le plus grand honneur que je réserve cette première page en signe
de gratitude et de reconnaissance à tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin
à la réalisation de ce rapport

Je m’adresse exceptionnellement à madame NEILA BOUZGUENDA mon


encadrant à l’Ecole Supérieure de Commerce, pour son encadrement, sa
disponibilité et ses conseils fructueux qu’il ma prodiguées tout au long de cette
période.

Jetiens à remercier, en premier lieu, tout le Staff de la Banque Nationale


Agricole (BNA) qui m’a permis de passer ce stage dans les meilleures
conditions et m’a réservé avec tout le personnel un grand accueil durant la
période de la formation

Je m’adresse mes plus profonds remerciements à MrADEL KOUKI,


MmeRYM EL OUNIetpour leur soutien afin de mener ce travail à bon part.

Je tiens à remercier également mes collègues au sein de la Division « Etudes


crédits Petites et Moyennes Entreprises« PME » Mme SARRA NASRI, MrSAMI
JEDDOUetMr RIADH AMDOUNI pour leur bienveillance et leurs conseils
tout au long de mon travail.

Je tiens également à remercier tout les membres du Jury qui ont accepté de
participer à l’évaluation de ce travail.
Dédicace

A mes parents qui ont réussi à créer le climat affectueux et propice à la


poursuite de mon parcours universitaire, grâce à leurs tendres encouragements
ainsi que leurs énormes sacrifices. Je prie le bon Dieu de les bénir, de veiller
sur eux, en espérant qu’ils seront toujours fiers de moi.

A mes sœurs qui trouveront ici l’expression de mes sentiments de


reconnaissance pour le soutien qu’ils n’ont cessé de me porter.

A mes tantes et mes oncles, et particulièrement Mr Lassaad ZARROUK, que


je remercie pour leur présence dans les moments les plus difficiles de mes
années d’études.

A tous mes amis et mes collègues qui vont trouver ici le témoignage de ma
grande fidélité ainsi que ma sincère amitié.

A toutes les personnes qui me sont chères.


Sommaire

LISTE DES TABLEAUX


Tableau N°1 : Fiche d’identité de la BIAT.................................................................................4
Tableau n°2 : Différentes structures du Pôle Risques..............................................................12
Tableau n°3 : Avantages et inconvénients du système expert..................................................38
Tableau n°4 : avantages et inconvénients du SCORING..........................................................39
Tableau n°5 : Fiche d’étude de la société « X ».......................................................................49
Tableau n°6 : Présentation générale de l’affaire.......................................................................49
Tableau n°7 : Structure de capital.............................................................................................50
Tableau n°8 : Demande de financement...................................................................................50
Tableau n°9 : Engagement au prés de la BNA.........................................................................51
Tableau°10 : Engagement auprès du système bancaire (BCT).................................................52
Tableau n°11 : Mouvement confié global.................................................................................53
Tableau n°12 :Les principaux éléments de bilan......................................................................53
Tableau n°13 : Etat de résultat..................................................................................................54
Tableau N°14 : Calcul des principaux indicateurs de la structure financière...........................55
Tableau N°15 : Calcul de ratio d’équilibre structurel (en %)...................................................56
Tableau N°16 :Calcul de solvabilité (en %).............................................................................57
Tableau N°17 : Calcul de ratio d’autonomie financière..........................................................57
Tableau N°18 : Calcul de délai de recouvrement des créances clients.....................................58
Tableau N°19: calcul de délai de recouvrement des fournisseurs (En nbre de jours)..............59
Tableau N°20 : calcul de ratio de rentabilité financière (en million de dinar).........................61
Tableau N°21: calcul de ratio de rentabilité commerciale........................................................61
Tableau n°22 : Schéma d’investissement et de financement....................................................63
Tableau n°23 : Rentabilité prévisionnelle.................................................................................63
Tableau n°24 : Rappel des conditions de banque appliquées à la relation...............................65
Tableau n°25 : les côtes acceptées par l’agence et de la direction régionale.........................65
Tableau n°26 : les côtes acceptées par la direction centrale de contre partie...........................66
LISTE DES FIGURES
Figure n°1 : Organigramme de la BNA.....................................................................................6
Figure n°2 : Organigramme du pole risque...............................................................................11
Figure n°3 : Organigramme de la direction centrale risque de contrepartie............................13
Figure N°4 : Evolution de ratio d’équilibre structurel..............................................................56
Figure N°5 : Evolution de ratio de solvabilité..........................................................................57
Figure N°6 : Evolution de ratio d’autonomie financière.........................................................58
Figure N°7 : Ratio de Délai de Recouvrement Créances Clients.............................................59
Figure N°8 : Evolution de ratio de délai de recouvrement des fournisseurs.........................60
Figure N°9 : Evolution de ratio de rentabilité financière........................................................61
Figure N°10 : Evolution de ratio de rentabilité commerciale................................................62
Liste des abréviations

• PME : Petites Moyennes Entreprises


• BNA : Banque nationale agricole
• CCT : Crédit Court Terme
• CMT : Crédit Moyen Terme
• CLT : Crédit Long Terme
• FR : Fond de Roulement
• BFR : Besoin en Fonds de Roulement
• TN : Trésorerie Nette
• SICAR : Sociétés d’Investissement à Capital Risque
• SICAV : Sociétés d’investissements à capital variable
• SICAF : Sociétés d’investissements à capital fixe
• C/C : Crédit par Caisse
• MD : million de dinar
• mD : Mille de Dinar
• BCT : Banque Centrale de Tunisie
• GE : Grande entreprise
• TPE : Très petite entreprise
• OCDE :Organisation de coopération et de développement économiques
• ONUDI : Organisation des Nations unies pour le développement industriel
• CEC : Côte escompte commerciale
• CFS : Crédit financement de stock
• GOD : Compte destiné au blocage de dépôt en couverture des règlements ultérieurs
• EPS : Engagement par signature
L
Introduction générale

es crédits bancaires relèvent d’une grande importance grâce au rôle


crucial qu’ils jouent dans le financement de l’économie, ils sont
considérés comme l’un de leviers du développement et de la
croissance économique. En effet, ils permettent d’encourager
l’investissement, d’accélérer le rythme de la production et de créer
des nouvelles opportunités économiques permettant de créer une
valeur et générer des emplois.

En effet, dans le cadre de notre formation en troisième année de la License appliquée en


banques et institutions financière (BIF), nous avons effectué un stage au sein de LA
BANQUE NATIONALE AGRICOLE. La mission qui nous a été confiée consistait à préparer
des dossiers de crédit aux PME.

Les crédits représentent la forme de financement la plus répandue pour les entreprises, en
particulier les PME. Ces dernières restent fréquemment dépendantes du financement bancaire
pour couvrir leur besoin de financement externe.

Nous ne pouvons pas nier le rôle primordial quijoue les petites et moyennes entreprises dans
la création des richesses et d’emploi. Néanmoins, leur contribution reste largement en deçà
des potentialités que cette catégorie d’entreprise peut faire Valloire.

Depuis la crise 2008, la plus grave crise enregistrée durant des décennies, les banques
deviennent plus prudentes commencent à faire preuve davantage de sévérité lors de l’octroi
des crédits à travers la mise en œuvre des conditions de financement excessives et rigides en
termes des garanties et de coût d’emprunt exigés. Cette exigence envers les offres de
financement des activités des entreprises est susceptible de freiner le financement de ces
dernières, et plus particulièrement les PME en raison de leur dépendance vis à vis des
banques.

En effet, on se basant sur le marché de crédit, la relation entre les banques et les PME sont
assez complexes. D’ou, beaucoup d’entrepreneurs pensent que les banquiers sont souvent très
exigeants, ils ne veulent pas prendre suffisamment des risques dans leurs engagements. Ce qui
peut retarder le financement des activités des entreprises même les plus solvables. Ainsi, les
banques réclament l’insuffisance des fonds propres des entreprises, le manque de crédibilité

1
des documents comptables présentés et le manque des garantis, à coté de l’absence d’un
système de gouvernance d’entreprise efficace.

D’où, l’octroi de crédit présente un risque important. De ce fait, il est nécessaire pour le
conseiller professionnel ou le chargé de clientèle PME de recueillir le maximum
d’informations sur le client pour réduire les risques au niveau le plus faible possible sur le
plan pratique, cela consiste à choisir le client ayant la certitude qu’il pourra rembourser ses
échéances.

Bien évidemment le risque de non Remboursement ne peut jamais être nul ce qui fait, il
faudrait toujours prendre suffisamment des risques pour éviter tout les problèmes.

En définitive, notre problématique consiste à identifier les risques liés à l’octroi de crédit et
les méthodes d’évaluation de ce risque. Ainsi la question principale qui guidera notre
réflexion tout au long de ce travail est la suivante :

Comment évaluer l’octroi des crédits aux PME ?

Sur cette base, Ce travail est organisé en trois chapitres :


Tout d’abord, nous venons d’introduire le premier chapitre par une présentation générale de
la BNA, ainsi que le lieu de stage « pole risques »

Le deuxième chapitre est de nature théorique où nous procédons à un exposé relatif aux
crédits aux PME dans la littérature en mettant l’accent sur le rôle économique, le risque de ces
crédits et les difficultés auxquelles les PME sont confrontées.

Au niveau du dernier chapitre qui est à vocation pratique, nous procédons à l’étude des
crédits aux PME dans la BNA. Une analyse descriptive de la société « X » qui sera complétée
par une étude analytique permettant d’examiner dans quelles circonstances d’octroi de crédits
évoluent les PME.

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Chapitre I :
Présentation générale de la BNA

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Section 1 : Présentation de la BNA
I. Identité de la BNA
Depuis sa création en 1959, la BNA figure en avant-garde sur la scène économique et
financière, et n’a cessé de se confirmer sur la place financière non seulement comme une
banque de financement de l’agriculture, mais aussi comme une banque universelle, citoyenne,
moderne et davantage proche des Tunisiens.
Au cours de son demi-siècle d’existence, la BNA a su s’adapter aux différentes mutations et
reconstructions qu’a connues l’économie tunisienne et aux exigences de la modernisation et
de la libéralisation du secteur bancaire ce qui a facilité son adhésion aux différents
programmes et plans adoptés dans ce sens par les instances financières et économiques.
Ce parcours, fort remarquable, n’a fait que consolider les fondamentaux de croissance
équilibrée tout en garantissant à la BNA la notoriété et la compétitivité et, par conséquent,
assurer un positionnement stratégique la rapprochant des normes internationales.
Riche de son expérience et de sa modernité, la BNA demeure un acteur incontournable de la
réussite personnelle et professionnelle, particulière et nationale.

1. PROFIL 
Tableau N°1 : Fiche d’identité de la BIAT
Dénomination BANQUE NATIONALE AGRICOLE
Forme juridique Société Anonyme à Conseil d’Administration et Direction Générale
Nationalité Tunisienne
Date de constitution 1er Juin 1959
Siège social 5 Rue de Syrie 1002 Tunis
Objet social Activités bancaires
Régime fiscal Droit commun

Registre de Commerce B142431996 Tunis

Matricule Fiscal 000 123 LAM 000


Capital social 200.000.000 Dinars
Site Web www.bna.tn
E-mail bna@bna.tn
Téléphone (00 216) 71 831 000 / (00 216) 71 831 200
Fax (00 216) 71 830 117
Télex NABATTU 14 130 / BANATU 15 436 / DIRBNA 13 220
Swift BNTETNTT
Source : www.bna.tn

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II. Historique

1er Juin 1959 : le secteur bancaire est la principale source de financement de l’économie,
dans cette optique la première banque tunisienne spécialisée dans le financement agricole, la
Banque Nationale Agricole (BNA) a été créée.

10 octobre 1959 : Pour unifier le crédit agricole et encourager le développement de


l'agriculture, un secteur stratégique pour le développement de notre pays, la BNA a été
inaugurée par l'ex-Président de la République Tunisienne,

1969 : La BNA, le pilier du secteur agricole et le canal privilégié de l'État pour son
financement, a enregistré une importante participation au développement du pays, par
l'ouverture de ses financements aux différents secteurs de l'économie (l’immobilier,
l’agroalimentaire et les sociétés de services). Cette ascension spectaculaire ainsi que son
orientation vers l’international ont entraîné le changement de sa dénomination, en Banque
Nationale de Tunisie (BNT).

24 juin 1989 : La restructuration de la Banque Nationale de Tunisie (BNT) et sa fusion avec


la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) devaient contribuer à redonner à la
Banque sa dénomination initiale et unifier de nouveau les structures d'octroi du crédit
agricole.

1990 : La BNA évolue dans un environnement marqué par la libéralisation de l’économie et


par l’ouverture sur le monde extérieur. Les réformes engagées par les autorités tunisiennes, au
niveau du système monétaire, financier et bancaire ont permis à la Banque Nationale Agricole
de s’adapter à son environnement.

Dans le but de réaliser ses objectifs commerciaux (améliorer la qualité du service et de


l’innovation financière, de maîtriser ses risques globaux et d'améliorer sa compétitivité et sa
rentabilité..), la Banque Nationale Agricole a donc procédé à une modernisation de ses outils
informatiques ainsi qu’à ses méthodes de gestion et une refonte de son système d'information
engagée dès 1996 par le lancement du Schéma Directeur Stratégique.
Aujourd’hui, la BNA occupe une place très importante dans le système bancaire tunisien vu
l’importance et l’extension de son réseau d’agences, et vu l’importance du volume de dépôts
drainés ainsi que le volume des crédits octroyés.

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III Organisation de la BNA

Dans le cadre du projet de transformation de la banque approuvé par le conseil d’administration,


une nouvelle organisation orienté client, a été décidée par ce dernier.
Un nouvel organigramme resserré permettant de répondre aux exigences de pilotage, de
compétitivité, de réactivité et de maîtrise des risques. Il vise la refonte des processus clés de la
banque et la mise en place de nouveaux dispositifs de gestion de la relation client s’articulant
principalement autour de la création des attributions claires des fonctions et des responsabilités
(création de pôles classés par type d’activité avec une séparation des fonctions commerciales, de
risque, et de back office ; créations de pôles liés à la finance, aux RH, l’organisation et
l’informatique).
Le nouvel organigramme se présente comme suit :

Figure n°1 : Organigramme de la BNA

Source : organigramme nominatif BNA

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IV. Les Différentes stratégies de BNA 
1. La Stratégies de BNA
Le DG de la BNA a indiqué que le diagnostic du full audit a révélé une défaillance de système
d’information. Une étude a été lancée sur le choix d’un Global Banking à compter de fin
2017. A cet effet, le cahier des charges lié à la sélection du cabinet qui assistera la BNA dans
le lancement de la consultation sur l’acquisition du Corps Banking système se fera en juillet
2016 et le lancement de la consultation en décembre de l’année en cours. Quant au
développement commercial, la banque introduira des objectifs par segment de marché en
attendant la restructuration de la fonction commerciale.
2. Les Orientations de BNA 
Les efforts de la banque seront destiné vers :
 L’amélioration du taux de couverture des créances classées en vue d’être au même
niveau que les banques privée.
 La focalisation d’avantage sur le recouvrement amiable et contentieux pour réduire en
conséquence les taux des créances classées.
 Le respect des ratios prudentiels en matière de solvabilité et liquidité.
 Une politique commerciale plus agressive basée sur les visites des structures
régionales et de la clientèle rattaché.
 Une fixation d’objectifs ambitieux en matière de collecte de dépôts et d’octroi des
crédits en collaboration avec toutes les structures concernées. .

3. Les Projets stratégique futures 


Les principaux projets envisagés sont :
 La réorganisation de la finalisation de la modification de la banque.
 Un diagnostic détaillé des ressources humaines existantes el lancement d’un plan de
gestion carrière.
 L’élaboration et la mise en place de la cartographie des risques opérationnels a travers
les réunions tenus avec les représentations des métiers.
 Le développement des tableaux de bord risques opérationnels.
 Suivie du plan de continuité d’activité.
 La clôture de la mise en place d’une méthode de gestion de projets selon les standards
PMI (Projet Management Institue), ce projet vise à doter la banque d’un référentiel de
gestion de projets permettant ainsi la capitalisation des expériences dans ce domaine et
par la suite meilleur gestion respectant des indicateurs de performance des projets

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V.  Les Filiales de la « BNA » 

La BNA Tunisie est désormais une banque tunisienne universelle. Elle détient le réseau
d’agences en Tunisie, soit 177 agences et classée banque publiques en termes de dépôts et
d’engagement. La BNA est fortement présente sur l’ensemble des segments de marchés
publiques, Professionnels et Entreprises à travers les filiales qu’elle regroupe.
La BNA est à la tête d’un groupe composé de 19 sociétés filiales structurées en plusieurs
pôles, d’où émanent diverses activités dont principalement l’intermédiation boursière, le
placement collectif en valeurs mobilières, le recouvrement de créances, la gestion d’actifs et
la promotion immobilière.
1. Les filiales financières 
- BNA capitaux :est une société d’intermédiation en bourse créée en Mars 1995 avec un
capital social de 2,5 millions de dinars. Il s’élève actuellement à 5 millions de dinars détenus à
hauteur de 99 % par la Banque Nationale Agricole.
L’activité de BNA Capitaux porte essentiellement sur le courtage en bourse et la gestion de
tout portefeuille de valeurs mobilières et de tout patrimoine ainsi que la gestion d’OPCVM
sous toutes leurs formes.
- Société d’investissement a capital variable « SICAV » : a été créée en septembre 1996
avec un capital initial de 300 mille dinars détenu exclusivement par le groupe BNA. Il s’élève,
au 31/12/2014, à 363,492 millions de dinars.
La société Placement Obligataire Sicav est une SICAV de type obligataire qui a pour objet la
constitution et la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières au moyen de ses fonds
propres à l’exclusion de toutes autres ressources.
-Société d’investissement à capital risque « SICAR » : est une société d'investissement à
capital risque créée en Mars 1997. La société a pour objet la participation pour son propre
compte ou pour le compte de tiers au renforcement des fonds propres des entreprises. Elle a
été créée avec un capital initial de 2 millions de dinars ; il s'élève actuellement à 8 millions de
dinars.
-Société d’investissement a capital fixe « SICAF BNA » :est une société d’investissement à
capital fixe créée en décembre 2003 avec un capital social de 500.000 dinars détenu
exclusivement par la Banque Nationale Agricole.
-Société financière de recouvrement des créances « SO.FIN.R.C » : est une société de
recouvrement de créances affiliée à la Banque Nationale Agricole et créée en avril 2001. Son
capital initial était de 3 millions de dinars, il a été porté à 13.775 millions de dinars en vue de

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faire face à de nouvelles acquisitions de créances et de se conformer au ratio de solvabilité
relatif aux sociétés de recouvrement de Créances.
-Société d’investissement a capital variable « SICAV-BNA » : est une société
d'investissement à capital variable de type mixte créée en 1993 et ayant pour objet la
constitution et la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières acquis au moyen de ses fonds
propres.
-Société d’investissement et de placement « SIP SICAR » : est une société
d’Investissement à Capital Risque créée en 1997 avec un capital initial de 2 millions de
dinars. Ce capital a été porté à 3 millions de dinars.

2. Les filiales immobilières 


-Société immobilière et de participations «SIMPAR» : Créée en Avril 1973 avec un capital
Initial de 300 md, la SIMPAR est la société mère du groupe Immobilier. L’activité de la
SIMPAR porte sur toutes les opérations immobilières et de participations.
-Société immobile « ESSOUKNA » : est une société de promotion immobilière créée en
novembre 1983 avec un capital initial de 800 md , II s'élève à 5.050,5 mds. Essoukna est la
2ème filiale immobilière de la BNA cotée en bourse.
-Société immobilière « LES ŒILLETS » : La société Immobilière Les Œillets est une
société anonyme créée en décembre 1997, l’activité initiale portait sur la construction de
logements pour le compte du personnel de la BNA.
-Société immobilière et de viabilisation « SIVIA » : est une société anonyme créée en Avril
1980 avec un capital initial de 900 md. Il s’élève actuellement à 1.400 md et son activité porte
sur toutes les opérations immobilières.
-Société de promotion immobilière « EL MADINA » : Créée en 1988, la société « EL
MADINA » est une société anonyme de promotion immobilière au capital actuel de 900 md.

3. Les sociétés agro-alimentaires 


LAKHMES SILIANA : Crées en 1985, la société « SODAL » a pour objet l’exploitation d’un
domaine de 1.603 ha ; dont 629 ha en irrigué dans la région de SILIANA. Les principales
spéculations sont l’élevage bovin, les grandes cultures et l’arboriculture. Le capital social de
la société s’élève à 2,069 MD. Il est détenu directement à hauteur de 69,01% par la BNA.

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4. Les sociétés de services :
Ste d’études et de présentation de services « AGRO-SERVICES » : Créée en juin 1991, la
société a pour objet de concourir au développement du secteur de l’agriculture et de la pèche
et ce, par réalisation d’études de faisabilité et la fourniture d’une assistance technique en
matière de production et de gestion des exploitations agricoles. Le capital social s’élève à 600
mD et il est détenu à hauteur de 34.72% par la BNA.
Tunisie informatique services « TIS » : Créée en juin 1991, la société « TIS » a pour objet
de concourir au développement des secteurs de l’informatique, de la télématique et de la
monétique. Le capital social s’élève à 250 md divisé en 2500 actions de valeur nominale 100
dinars entièrement libérées. Il est détenu directement à hauteur de 46,46% par la BNA.

5. Le système d’information 
Pour être au courant des modifications ainsi que les actions de la modernisation su secteur
bancaires la BNA a entamé des réflexions voire des actions pour la refonte de son système
d’information.
Enfaite l’année 2015 a été caractérisé par :

 La finalisation de la révision de certains cahiers de change fonctionnels de la refonte du


système agence (SMILE, SAEB)
 La suivie de la mise en place au nouveau système d’information (NSI) au niveau des
différents sites-pilotes (succursale de Tunis Kram la goulette, agences lac, Megrine…)
 Le suivie des actions en cours des différents modules de GIB-CARTHAGO dont
notamment : (Cartago DAVE, Cartago-compta, Cartago-Réglementaires, Cartagovision
globale, Carthage IG interface généralisée)

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Section 2 : Présentation du pôle risque
Introduction :

Par sa nature même, l’activité bancaire est dominée par la notion de risque. Celui-ci a de
nombreuses origines et revêt diverses formes. Toutefois, le risque inhérent aux opérations de
crédit est de loin le plus important des risques auxquels une banque peut être exposée. Les
opérations de crédit aux entreprises occupent une place prépondérante dans l’activité bancaire
tant du point de vue volume des fonds engagés que par le poids des risques encourus.
Au cours des deux dernières décennies, et après la libéralisation du système bancaire, les
banques tunisiennes disposent désormais de plus de liberté dans l'appréciation des besoins de
leur clientèle et plus de responsabilité dans la prise de décision d’octroi de crédits. Cela dit, la
forte concurrence pour la conquête des parts de marché, pousse les banques à accepter une
prise de risque supplémentaire. Cependant, la dégradation de la situation financière de
certaines entreprises tunisiennes a lourdement pesé sur la solvabilité et la rentabilité des
banques ce qui s’était traduit par la détérioration de leurs marges et l’accumulation de leurs
créances compromises.
La présence d’une structure destinée à la gestion de risque au sein d’une banque est
primordiale, pour assurer une appréciation de la qualité des emprunteurs et une rémunération
proportionnée au risque.

I. Organisation et Structures
Dans le cadre de la mise en place, de la nouvelle organisation de la banque telle que définie
par la nouvelle circulaire BNA n° 2018 /76 du 11/08/2017, la présente a pour objet de définir
les missions et les attributions relevant du pôle risque.
Le pôle risques est rattaché hiérarchiquement à la D.G, il est organisé comme suit :

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Figure n°2 : Organigramme du pole risque

1. Missions et attributions Source : organigramme nominatif BNA

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 Proposer à la direction générale la politique générale de maitrise de risque de la
banque.
 Piloter et animer la filière risque
 Elaborer les objectifs de la banque en matière de qualité de risque de contrepartie
 Procéder à la résolution de tout problème lié à l’activité de gestion des risques
 S’assurer que les objectifs en matière d’appétence aux risques fixés par la direction
générale sont bien respectés et que l’organisation, les systèmes et méthodes de
gestion et de contrôle en vigueur sont cohérents avec la politique et la stratégie de la
banque
 Alerter la direction générale et le comité des risques de tout dépassement des limites
fixées par type de risque encouru et proposer les actions correctives nécessaires pour
une meilleure maitrise des risques
2. Différentes structures du pole risque

Tableau n°2 : Différentes structures du Pôle Risques


différentes structures du pole risque
LA DIRECTION CENTRALE LA DIRECTION CENTRALE DIRECTION CENTRALE
RISQUE DE DES RESOLUTIONS SURVEILLANCE DES RISQUES
CONTREPARTIE
-Piloter et animer les directions -Assurer le recouvrement amiable, -Contribuer à l’élaboration de la
responsables de la gestion du suivre le recouvrement des politique de gestion des risques
risque de crédit pour les créances en défaut de paiement, en
-Assurer les fonctions de contrôle ,
différents marchés (Corporate, donnant la priorité à la continuité
de surveillance et de maitrise des
Retail, Agricole) de l’activité de l’entreprise et au
risques de la banque à savoir le
sauvetage de l’entreprise en
-Mettre en œuvre avec le pole risque de crédit , le risque de
difficulté tout en favorisant sa
risque la politique générale de marché dans le cadre des règles
relance ou sa reprise
maitrise des risques de fixés par les lois , décrets,
contrepartie et veiller au -Mettre en œuvre toutes les règlements et obligations imposées
contrôle de son respect actions permettant le par le régulateur et conformément
recouvrement amiable des aux bonnes pratiques du marché
créances classés (2 ; 3 ; 4 et 5) de
la banque

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II. Présentation de la Direction Centrale du Contrepartie

Introduction
Dans la mesure où les engagements constituent le principal emploi d'une banque dispensateur
de crédit, une gestion saine des risques apparaît comme étant une condition essentielle de sa
performance, de son équilibre financier et donc de sa survie.
Tout crédit comporte un risque minime soit-il. Le banquier ne peut espérer exclure le risque
d'un crédit qu'il octroie. Il craint la perte des fonds prêtés (le non remboursement du crédit). Il
craint aussi de voir sa trésorerie perturbée par des retards dans le remboursement et de faire
face à des retraits de dépôts.
Or pour pouvoir écarter les risques anormaux et excessifs, une étude préalable du dossier du
crédit s'avère nécessaire. Cette étude permettra en effet d'aboutir à une appréciation exacte des
différents risques du crédit, laquelle appréciation servira de base à la prise de la décision
d'octroi ou non du concours.
1. Organisation et Structures
La Direction Centrale Risque de contrepartie est organisée comme suit :

13
Figure n°3 : Organigramme de la direction centrale risque de contrepartie

Source : organigramme nominatif DCRC


 La mission de trois directions ci-dessus consiste à mettre en œuvre la stratégie arrêtée
par la banque en matière de risque de crédit pour le marché CORPORATE, le marché
RETAIL ainsi que le marché Agricole. Chaque division, dans une direction est chargée
à l’examen des propositions de financement relevant du pôle commercial élaboré par
les différentes divisions, et ce selon le segment de marché concerné, sous l’angle des
risques, dans le respect des obligations légales et des intérêts de la banque et de la
délégation du pouvoir.

2. rôles et prérogatives
Les trois directions rattachées de la Direction Centrale Risques de Contrepartie ont
principalement les tâches suivantes:
- Recueillir toutes les informations nécessaires à l’analyse contradictoire des dossiers de
point de vue et notamment celles liées aux risques et aux engagements du client vis-à-
vis de la banque et du secteur et vérifier sa solvabilité par rapport à ses engagements
- Faire une analyse macro de l’impact de la décision de crédit par rapport aux ratios
prudentiels de la banque notamment, la solvabilité, et la liquidité
- Effectuer sur la base des canevas d’études une analyse contradictoire détaillée le
secteur, le montant de crédit, durée, diagnostic, opérationnel, diagnostic financier,
étude de marché, présentation du projet ), indépendante des propositions de crédit
émanant du pôle commercial et émettre une proposition selon schéma délégataire
prédéfini
- S’enquérir sur les garanties proposées et apprécier leur évaluation
- Evaluer les risques par l’étude du dossier, en se fondant sur une approche globale de
l’analyse du profil client
- participer le cas échéant dans des réunions avec les clients en présence des structures
concernées pour approfondir les divers aspects relatifs au financement sollicité.
3. LA nouvelle délégation du pouvoir en matière d’octroi des crédits
La délégation de pouvoirs constitue une pierre angulaire dans la mise en place de la politique
de crédit de la banque. Elle repose sur le principe de la maîtrise du risque à travers
l’instauration du principe de la collégialité des décisions, la fixation des limites d’engagement
(Par client, par forme de crédit et par catégorie d’agence)
La mise en place du nouvel organigramme de la BNA passe par une refonte et une
redéfinition des processus métiers. C’est dans ce nouveau contexte, qu’il a été procédé à
l’actualisation de la délégation de pouvoirs en matière de gestion des crédits.

14
3.1 Notions générales sur la segmentation de la clientèle
La segmentation de la clientèle adaptée au marché Retail

 Le segment des professions libérales


Le terme de profession libérale englobe l’ensemble des professions qui sont exercées par une
personne physique ou par une entreprise individuelle, sous sa responsabilité personnelle. Les
professions du domaine libéral proposent des services de réflexion intellectuels et conceptuels
pour le public
 Le segment des très petites entreprises :
Toutes les entreprises dotées de la personnalité morale, dont le chiffre d’affaires annuel ne
doit pas dépasser le plafond de deux millions cinq cent mille dinars : CA≤ 2.5 MDT.
On distingue notamment :
• TPE industrielles
• TPE dans le domaine de la technologie et le développement de l’informatique
 Le segment des commerçants
Est commerçant, toute personne physique ou entreprise individuelle, qui procède à titre
professionnel à des actes de production, circulation, spéculation, entremise. Toutefois n’est
pas commerçant, quiconque exerce une profession agricole dans la mesure où l’intéressé ne
fait que vendre les produits de son exploitation. Le commerçant dont le chiffre d’affaire > 2.5
MD relève du marché CORPORATE
La segmentation de la clientèle adaptée au marché Corporate

 Le segment Petites et Moyennes Entreprises


Les critères retenus différent selon les textes législatifs ou réglementaires définissant la
catégorie de la petite et moyenne entreprise « PME ».
Au sens du décret gouvernemental n ° 2017.388 du 09/03/2017 est considérée PME toute
entreprise au sens de l’art 3 de la loi d’investissement (loi n° 20146-71 du 30 septembre
2016) et dont le volume d’investissement ne dépasse quinze millions de dinars, y compris les
investissements d’extension et les fonds de roulement.
Outre la définition réglementaire de la PME, il a été décidé de retenir les deux critères
supplémentaires, à savoir le chiffre d’affaire et le montant des engagements de l’entreprise au
niveau de la BCT.
Est rattaché au segment PME, toute entreprise dotée de la personnalité morale ayant une
activité commerciale, artisanale, confirmée par l’enregistrement au registre de commerce et la

15
détention d’un matricule fiscal et d’un RNE (répertoire national des entreprises), et ayant les
caractéristiques suivantes :
o 500 md ≤ engagements BCT < 10 md
Et/ou
o CA ou mouvement débit ou mouvement crédit ≥ 2.5 md
 Le segment des Grandes Entreprises
La catégorie des grandes entreprises GE est constituée des entreprises qui ne sont pas classées
dans les catégories précédentes.
Est rattaché au segment GE, toute entreprise dotée de la personnalité morale ayant une activité
commerciale ou industrielle, confirmée par l’enregistrement au registre de commerce et la
détention d’un matricule fiscal et d’un RNE (répertoire national des entreprises), et ayant les
caractéristiques suivantes :
o Engagements BCT ≥ 10 MD
Et/ou
o CA ou mouvement débit ou mouvement crédit ≥ 50 MD
 Le segment des institutionnels
Est rattaché au segment des institutionnels, toute personne morale de droit public disposant
d’une autonomie administrative et financière exerçant une activité de services publics
(ministères, entreprises publiques,…), quelque soient leurs statuts et quelque soient leurs
chiffres d’affaires.
3.2Précisions relatives au processus de traitement des dossiers de crédits
Le processus de traitement des dossiers de crédits de gestion et d’investissement est commun
entre les marchés Retail et Corporate
- Le dossier physique de crédit doit être acheminé aux différentes structures de
décision, parallèlement, au canevas de crédit y afférant en tant que support de
vérification et contrôle
- Les demandes de crédits émanant des clients, classés 2,3 et 4 relèvent du pôle risques.
Les dites demandes sont, donc acheminées directement de la direction régionale
concernée au pôle risque (sans passer par le pôle commercial).
- Le traitement d’une demande de réexamen de financement ayant fait l’objet d’une
décision de rejet, s’effectue comme suit :
 Si délégation régionale : la demande de réexamen est à soumettre au pôle commercial.

16
 Si délégation pôle commercial : la demande de réexamen est du ressort du pôle
risques.
 Si délégation pôle risque : la demande de réexamen est à soumettre au comité de
crédit.
 Dans le cas d’une décision avec réserves, l’agence concernée est tenue de suivre la
levée des dites réserves, avant de transmettre le dossier aux structures chargées de la mise en
place
Conclusion

L'environnement économique et financier est devenu de plus en plus source de risques


dangereux pour les banques, d’où les banques doivent relever des défis exceptionnels afin de
se doter d'avantages concurrentiels déterminants et de procéder à une gestion efficace du
risque de crédit.
La BNA devra notamment prendre conscience de la nécessité de faire évoluer ses techniques
de mesure de risque en préparant son organisation et son système d’information, d’une
manière permettant la bonne surveillance de la qualité des actifs, la bonne gestion de risque
de contrepartie ainsi que une politique de recouvrement assez fiable. 

17
Chapitre 2 :
Crédits aux PME :
Spécificités et fondements
théoriques

18
Introduction :

Etant donné, l’insuffisance de ressources internes et afin de soutenir leurs activités,


d’améliorer leurs productivités et d’inciter la croissance économique, les PME se sont orientés
vers le financement externe. Elles ont recours le plus souvent au crédit bancaire.
Les PME sont dépendantes des banques pour satisfaire leur besoin de financement externe
(Meyer, 1998 ; Beck et al ; 2008). En dépit de cette dépendance et l’importance financière du
lien d’affaires, les relations entre les banques et les PME sont complexes. Ces entreprises
rencontrent beaucoup de difficultés de financement bancaire qui contraignent leur
épanouissement.

Section 1 : Généralités sur les PME


1. Définitions
« Aucune définition de la PME ne fait l'unanimité » (Torres, 1998), selon la plupart des
chercheurs et des spécialistes, il est difficile d’établir une définition unique des PME qui
sont considérées comme l'épine dorsale de l'économie d'un pays, Donc il n’existe pas une
définition commune des PME
Selon Leopoulos (2006) le placement géographique des PME ainsi que la législation
spécifique au pays influent sur des nombreuses définitions des PME. Dans les grandes
économies (EU et Europe, par exemple), sont considérées comme PME les entreprises ayant
moins de 500 employés, alors que dans les pays émergeants (les pays de taille réduite), cette
définition s’applique à des entreprises employant moins de 100 ou 250 employés. Selon la
banque mondiale, considéré comme PME toute entreprise dont l'effectif varie de 10 à 199
employés. La définition économique considère comme PME toute entreprise qui satisfait
deux critères, d’abord elle a une part relativement faible de leur marché, ensuite elle est gérée
par des propriétaires d’une maniéré personnalisée. Enfin elle doit être indépendante dans la
mesure où elle ne fait pas partie d’une grande entreprise
 Les critères quantitatifs:
Les critères distinctifs par catégorie de PME sont entre autres : Le nombre des employés, le
chiffre d'affaire, le montant des investissements et l’indépendance juridique. Il faut entendre
ici par nombre d'employés le personnel travaillant permanemment sur la base d'un contrat de
travail. Le chiffre d'affaires étant la somme des revenus réalisées au cours d’une.
L'investissement est perçu comme étant l'ensemble des moyens matériels, et financiers mis en

19
œuvre assurer le bon fonctionnement de l'entreprise. L’indépendance juridique stipule que la
PME ne doit appartenir à un ou plusieurs grands groupes

 Les critères qualitatifs:


Ces critères sont communs à toutes les PME et concernent essentiellement le mode de
propriété et de la direction de l'entreprise qui peut être personnel où le fondateur détient le
pouvoir de contrôle, et familial où le contrôle est délégué par un membre de la famille. Les
objectifs de la direction sont principalement la croissance, la continuité, l’indépendance.

2. Les causes d’existence des PME


Plusieurs études ont mis l’accent sur les causes d’existence des PME. En effet, sur le plan
économique les PME ont la capacité à répondre aux besoins et aux exigences de leurs clients
par une production personnalisée et en petite séries. Elles sont considérées plus flexibles que
les grandes entreprises en termes de faible spécialisation et de la production des petites séries
à des coûts réduits ce qui leur permettent de poser des prix concurrentiels. La deuxième cause
se résume dans le rôle primordial que les PME jouent sur le marché d’emplois.
3. Les Caractéristiques des PME
Les PME jouent un rôle particulièrement important dans les pays en développement. Elles
constituent une source majeure d’emplois, de revenus et de recettes à l’exportation, certaines
caractéristiques doivent être présentées.
 La petite taille : La taille réduite d’une PME est un facteur discriminant qui
caractérise une PME et permet de faire la distinguer aux grandes entreprises. Elle
constitue un élément crucial sur le plan organisationnel.
Selon Torres, le facteur taille est une variable dynamique qui permet d’influencer la
structuration d’une organisation, il affirme « Plus une organisation est de grande taille,
plus sa structure est élaborée : plus les taches y sont spécialisées, plus ses unités sont
différenciées »
 La centralisation du pouvoir décisionnel : Dans une PME, le pouvoir est détenu par
le dirigeant propriétaire, Autrement dit, la gestion d’une PME est centralisée et entre
les mains du ce propriétaire dirigeant. Pour D'Amboise (1997), « L'entreprise c'est lui;
l'argent de l'entreprise, c'est le sien. Les décisions sont centralisées, le propriétaire-
dirigeant est le premier preneur de risque, le stratège
 Une stratégie peu formalisé : Dans une PME les techniques de gestion et de
production sont peu sophistiquées, elles utilisent peu des méthodes et de techniques de

20
gestion telle que la prévision et l’analyse financière. Cette stratégie de gestion
intuitive et peu formalisée, résulte selon Pierre (2004), d’un manque de connaissances
du dirigeant en gestion de l’équipe, de direction et de la faiblesse des contrôles
financiers.
 Un système d’information informel et simple : Une des principales caractéristiques
des PME est la mise en place des systèmes d’information internes et externes simples
et peu organisés. En effet, vu la multiplication des contacts directs et personnalisés, la
PME est caractérisée par
Un système d’information peu structuré et faiblement organisé. Ceci est
principalement dû à un marché relativement proche et plus ou moins restreint.
 La fragilité : les PME sont plus fragiles, en raison de manque de diversification de
l’activité, des ressources limitées, d’une insuffisance en informations, ainsi qu’une
forte dépendance vis-à-vis du marché et un taux de mortalité élevé.
4. Contribution des PME dans le tissu économique
Malgré que la définition des PME ne soit pas identique dans toutes les économies, leur
contribution au développement économique est reconnue dans le monde entier (OCDE, 2005)
Les PME sont considérées comme l'épine dorsale de l'économie d'un pays grâce aux rôles
qu'elles jouent dans l'innovation dans les technologies avancées et, par voie de conséquence,
dans l'expansion de l'économie et la création d'emplois. En effet elles représentent un vecteur
important pour relever les défis de la création d’opportunités d’emploi, de croissance de
l’économie et de l’équité dans un pays. Elles créent plus de 90 % de nouveaux emplois dans
les pays de l'OCDE (OCDE, 2002), elles emploient 22% de la population adultes dans les
Pays en développement selon Daniels (1994).

II. Les différents modalités de financement


L’entreprise peut financer ces besoins avec des modalités ou moyens que se soit par ces
capacités internes ou par l’endettement :
1. L’autofinancement
Selon Elie Cohen, « L'autofinancement constitue le mode de financement originel et
fondamental. » 1
En générale, le financement sur f onds propres ou l’autofinancement est un mode de
financement à l’interne par lequel l’entreprise est gérée sur fonds provenant de ses activités. Il
n’y a aucun créancier à rembourser. Toutefois, une entreprise qui choisit ce mode de
1
wael « financement des grandes entreprises » P26

21
financement doit forcément développer ses capacités à créer de la richesse si elle doit
continuer par supporter ses charges. Il s’agit également d’un mode de financement qui est
limité aux rentrées de fonds provenant des activités de l’entreprise.
2. L’augmentation de capital
Selon P. VERNIMMEN « L’augmentation de capitale s’analyse avant tout comme une vente
d’actions réalisée à un certain prix. »22
Aussi en peut définit l’augmentation de capital par la demande de financement auprès des
partenaires ou actionnaires de l’entreprise. Cela permet soit de renforcer le capital de
l’entreprise ou de combler un déficit créé par une perte. Il s’agit d’un mode de financement à
l’interne comme l’autofinancement. L’augmentation de capital est rémunérée à travers les
dividendes versés aux actionnaires. Cependant ce coût est maîtrisé par l’entreprise qui ajuste
le montant des dividendes chaque année en fonction des bénéfices réalisés et de la stratégie
mise en œuvre.
3. L’affacturage ou factoring
L’affacturage appelé aussi factoring est un moyen de financement à court terme pour une
entreprise. Le factoring consiste à gérer les créances entre une entreprise et son client en
finançant une part des factures adressées par l’entreprise à son client. Le factoring implique
donc une entreprise prestataire, une entreprise de crédit qui est le factor ou l’affactureur et une
entreprise cliente. Lorsqu’une entreprise fait le choix du factoring, elle est sûre du
recouvrement des créances.
4. Le crédit-bail
Selon JEAN BARREAU « Le contrat de crédit bail est un contrat de location, portant sur un
bien meuble ou immeuble, assorti d'une option d'achat à un prix fixé d'avance »3
Le crédit-bail est un mode de financement proposé par des sociétés spécialisées (crédit
bailleur) par lequel l’entreprise renonce à acquérir le bien elle-même, mais le loue au crédit
bailleur pour une durée déterminée avec une promesse de vente à l’échéance.
«  Le leasing ou le crédit bail est une technique de financement par la quelle la société de
leasing achète simplement un bien déterminé suivant les indications spécifiques du futur
locataire et le lui donne en location pour une période déterminée. Le locataire obtient donc un
droit d'utilisation ».
5. L’emprunt bancaire
2
wael « financement des grandes entreprises » P26
3
wael « financement des grandes entreprises » P26

22
Le financement par emprunt bancaire correspond à une somme mise à la disposition de
l’entreprise par un établissement financier, avec obligation de la rembourser selon un
échéancier préalablement définie. En contrepartie de son financement, l’organisme prêteur
perçoit des intérêts rémunérant l’apport de fonds et les risques pris.Il est généralement
accompagné de la prise de garantie(s) qui limite les risques du prêteur en cas de difficultés de
remboursement.

Section 2 : Les crédits aux PME


Aucune économie ne peut ignorer l’avantage du crédit bancaire, l’un des instruments les plus
importants de financement de l’économie. Il joue un rôle crucial dans le développement de
l’activité économique et il constitue un véritable acteur qui accompagne les entreprises
notamment les PME dans leur élan de croissance.

I. La relation banque – PME


Eber (2000) a défini la relation banque – PME comme « une répétition dans le temps
d’offres et de demandes de crédit émanant respectivement de la banque et de la firme pour le
financement des projets d’investissement successifs de cette dernière 4» Cette définition
indique, que le crédit constitue un élément de base dans la relation banque PME.
1. Les crédits aux PME
Plusieurs auteurs ont essayé de donner des définitions au mot crédit ,Selon Pruchard (1960),
« le crédit bancaire est en général l'opération par laquelle la banque met une somme
déterminée à la disposition d'un tiers appelé emprunteur moyennant l'engagement pris par ce
dernier de payer au banquier les intérêts convenus et de lui restituer à l'époque fixée pour le
remboursement, une somme équivalente à celle qui lui a été fournie» Nous retenons de ces
définitions trois éléments essentiels dans_ l’octroi du crédit :
- La confiance qui est la base principale du crédit, et elle doit être existée entre les
parties contractantes
- Le facteur temps qui est le délai fixé pour le remboursement du crédit
- Le prix du crédit qui est le prix de l’argent prêté et s’appelle intérêt
Partant de ce qui précède, on peut définir un crédit bancaire comme étant la confiance qu’une
institution financière fait à une autre personne morale ou physique en lui permettant
Un paiement à terme. C’est aussi l’opération par laquelle une banque met ou promet de
mettre à la disposition d’une personne de l’argent que cette dernière s’engage à lui rembourser

Eber. Les relations bancaires de long terme: une revue de littérature, Revue d’économie politique, vol 111. n°2
4

23
non seulement le principal du montant prêté, mais aussi une rémunération en fonction de la
durée du prêt et le risque qui pèse sur l’emprunteur à une date ultérieure.
En Tunisie, la Banque Centrale de Tunisie, dans le texte de loi N° 2001-65 du 10 Juillet 2001,
a défini une opération de crédit comme étant « Tout acte pour lequel toute personne, agissant
à titre onéreux met ou promet de mettre des fond à la disposition d’une autre personne ou
prend dans l’intérêt de celle-ci, un engagement par signature tel, que un aval, un
cautionnement ou tout autre garantie ». Le financement des PME revêt une grande
importance suite aux besoins de plus en plus importants qu'elles prouvent (besoins
d'investissement, besoins d'exploitation)

2. La banque et les risques du crédit des PME


Dans sa relation avec la PME, la banque est exposée à un risque de crédit spécifique. Ceci est
justifié par le fait que les PME sont considérées plus risquées que les grandes entreprises.
2.1 Typologie des risques bancaires
L’activité bancaire met l’établissement de crédit devant une grande variété de risques, les
plus importants sont :
 Le risque économique :
Le risque économique regroupe l’ensemble des risques associés a l’activité économique des
entreprises.
Il comprend alors les risques d’origine externe a une entreprise tel que le risque politique ou
le risque d’inflation mais aussi des risques spécifiques a l’entreprise tels que le risque
opérationnelle ou le risque d’escroquerie
 Le risque de marché :
C’est le risque que court la banque de réaliser des pertes du fait de la fluctuation dans la
variation des prix des instruments financiers du marché, des cours de devises, de taux
d’intérêt et des matières premières.
 Le risque de marché englobe trois types de risques :
- Le risque du taux d’intérêt : 
Le risque de taux d'intérêt est le risque que fait courir au porteur d'une créance ou d'une dette
à taux fixe ou variable l'évolution  des taux entre la date de l'engagement et la date du
règlement. Pour un établissement bancaire le risque de taux peut s'analyser comme un risque
de transformation, correspondant à l'adossement d'emplois et de ressources de durée et de

24
nature de taux différentes. A ce sujet, notons que le taux de base du marché monétaire a
augmenté de deux points.
- Le risque de change :
Le risque de change traduit le fait qu’une baisse des cours de change peut entrainer une perte
de valeur d’avoir libellés en devises étrangères. De même, la hausse des taux de change peut
entrainer une hausse de valeur en monnaie nationale d’engagements libellés en devises
étrangères.
- Le risque de position sur actions et produits de base
Il se traduit par une évolution défavorable des prix de certains produits spécifiques (les
actions, matières premières et certains titres de créances).
 Le risque de liquidité 
En admettant qu’à un moment donné une banque est solvable, mais incapable de transformer
suffisamment d’actif en Cash pour honorer les retraits,
Le risque de liquidité pour origine une mauvaise configuration du bilan de la banque, selon
laquelle à un moment donné, la banque ne présenterait pas un volume d’actifs mobilisables
suffisant pour faire face à une demande de remboursement des ressources (retrait espèces,
soldes de compensation, etc.)
 Le risque opérationnel 
Le comité de Bâle définit le risque opérationnel comme « le risque de pertes directes ou
indirectes résultant d'une inadéquation ou d'une défaillance attribuable à des procédures, des
agents, des systèmes internes ou d'événements externes  5». Il renvoie donc à des inefficiences
de l'organisation et du management de l’institution. Sont inclus dans cette définition : Le
risque juridique, le risque informatique, le risque comptable, le risque déontologique, fraudes,
pertes et vols. Sont exclus : le risque de réputation et le risque stratégique. Le risque
opérationnel correspond à une série de pertes occasionnées par la gestion de l'établissement
qui ne sont pas liées directement au risque de marché ou de crédit. La spécificité de ce risque
réside dans la difficulté de sa quantification, ce qui rend sa gestion assez complexe.
 Le risque de crédit
Le risque du crédit est défini comme étant le risque encouru par la banque en cas de
défaillance d’une contrepartie, c’est en d’autre terme, le risque de perte due à l’incapacité des
emprunteurs de régler leurs engagements.
2.2 La notion de risque de crédit

5
(CIRCULAIRE BCT°87-47, 1987)

25
Selon Roncally (2004), le risque de crédit est défini comme étant « le risque de pertes
consécutives au risque de défaut d’un emprunteur sur un engagement de remboursement de
dettes contractées auprès d’un établissement bancaire ». Pour bien cerner la notion du risque
de crédit nous somme tenue de connaitre les différents risques qui lui sont liés :
- Le risque de défaut ou aussi de faillite : Ce risque est caractérisé par la probabilité de
défaillance d’un débiteur sur lequel l’établissement de crédit détient une créance. Il est relatif
à la qualité du débiteur et la durée du crédit. Le comité de Bâle (article 414 du nouvel accord
de Bâle, avril 2003) considère un débiteur en défaut lorsque l’une des conditions suivantes est
satisfaite :
- la banque estime qu'il est improbable que le débiteur s'acquitte intégralement de ses
obligations de crédit au groupe bancaire sans qu’elle ait besoin de prendre des mesures
appropriées
- l’emprunteur est en défaut de paiement depuis 90 jours sur l’un de ses crédits
- l’emprunteur est en faillite juridique.
- Le risque de recouvrement : Ce risque est lié à l’incertitude sur le montant de la créance
qui sera récupéré en cas de non remboursement. C’est en d’autres termes le risque lié à la
variation de la perte en cas de défaut.
- Le risque d’exposition : Ce risque résulte de l’incertitude sur le montant de la perte
maximale supportée par l’établissement de crédit en cas de défaut et lorsque les
recouvrements sont nuls.
2.3 La montée du risque de crédit
Au cours des trente dernières années, la compréhension du risque de crédit et sa gestion ont
considérablement évolué dans les banques, suite à la montée des risques dans ces dernières
décennies. Plusieurs facteurs sont à l’origine de l’évolution du risque de crédit, dont nous
citons les suivants :
- Un grand nombre de faillites d’entreprises, en particulier les PME
- L’interdépendance des marchés financiers
- La montée de la concurrence entre les institutions financières
- La facilité d’accès au crédit bancaire : suite au développement du système bancaire
qui devient de plus en plus ouvert à des activités et des clientèles diversifiées et
nombreuses
- La perte de valeur des garanties réelles : cela est apparu lors de la crise de
l’immobilier au début des années 1990.

26
- L’asymétrie d’information : il s’agit des relations où un agent détient une information
pertinente qu’un autre n’a pas. C’est le cas où l’emprunteur dispose d’une information
importante et relative aux risques qui lui sont attachés alors que le préteur n’en dispose
pas, ce qui conduit à influencer la décision du banquier et donc accroitre le risque de
crédit.
3. Les causes de difficultés de financement bancaire des PME
Les PME sont confrontées à des difficultés énormes de financement bancaire de leur activité.
En effet, Deux visions totalement opposées quant à la question du financement des PME.
Qu’il s’agisse de la PME ou de la banque, chacun de ces deux acteurs localise l’origine de la
difficulté chez l’autre.
3.1 Du point de vue de la banque
La réticence des établissements de crédits :
Pour les établissements de crédit, les PME, constituent une catégorie d’emprunteurs ayant un
risque de crédit spécifique. Elles représentent une clientèle plus fragile et elles avaient
sensiblement moins de chances que les grandes entreprises d’accéder au financement
bancaire. Cette fragilité est principalement due à leur structure financière qui se distingue par
une capitalisation souvent insuffisante. De plus les établissements de crédit prennent en
compte d’autres critères, lors de financement des PME ils font face à des coûts de transaction
importants. Aussi, parmi les critères à prendre en considération, « la rentabilité », d’ailleurs
selon Paul c (2009) « Les banques d’Afrique n’avaient en effet nul besoin de développer
leurs activités de crédit aux petites entreprises car elles dégageaient suffisamment de
bénéfices en prêtant sans risques et à moindre frais aux grandes entreprises ou en investissant
dans des titres de dette publique très rémunérateurs ».
Ces obstacles ont largement contribué à restreindre l’accès des PME au financement bancaire
et incitent les banques à faire preuve de davantage de sévérité lors de l'octroi des crédits. Elles
deviennent plus prudentes ce qui pénalisent les PME en termes de financement.

Problème d’asymétrie d’information


Dès lors que les agents ne sont pas dotés d’un même niveau d’informations, on est en
présence d’une situation d’asymétrie d’information. La forte asymétrie d’information entre
banquiers et entrepreneurs est un obstacle majeur au financement des PME.

27
La disponibilité des informations requises par le prêteur pour évaluer leurs projets est le
principal problème rencontré par les PME. Cette asymétrie d'information est plus fréquente
chez les PME (Pierre et Bahri, (2011)) à cause le coût élevé de production d'informations.
L’emprunteur peut cacher des informations importantes aux préteurs concernant la qualité de
son projet ou sur ses intentions de remboursement de crédit. Selon Akerlof, (1970) Stigliz et
Weiss, (1981). Cette asymétrie informationnelle soulève deux types de problèmes : la
sélection adverse, et l’aléa moral qui se manifeste après l’octroi de crédit
Sélection adverse
La sélection adverse est due à un problème d’asymétrie d’information qui se manifeste au
moment de la signature du contrat. On la qualifie asymétrie ex ante. Lorsque les acheteurs
observent imparfaitement la qualité de biens qu’ils désirent acquérir, les vendeurs ont intérêt à
surestimer la qualité de leurs produits afin de les vendre au prix le plus élevé. En présence
d’une information imparfaite les acheteurs se méfient donc des déclarations des vendeurs
estimant ainsi qu’un prix élevé ne signifie pas forcément une bonne qualité.
Dans le cadre de marché bancaire l’anti sélection trouve son origine dans l’incapacité des
créanciers à distinguer entre les bons et mauvais emprunteurs. Les emprunteurs ne relèvent
pas des informations pertinentes à la banque sur leur situation avant la signature des Contrats
et les banques ne connaissent pas parfaitement les risques afférents aux prêts qu’elles
accordent.
Aléa moral :
Après la signature du contrat, l’asymétrie d’information soulève le problème d’aléa moral. Le
préteur est incapable d’observer le comportement de l’emprunteur une fois que le prêt est
accordé. Elle se manifeste lorsque l’emprunteur ne dispose pas de la même information que le
prêteur après la signature du contrat.
Le problème d’aléa moral se traduit lorsque l’emprunteur ne respecte pas ses engagements en
donnant une information inexacte et incomplète à sa banque. Ainsi l’emprunteur peut investir
les fonds dans d’autres projets, ou bien il peut ne pas honorer ses engagements envers la
banque. De même l’emprunteur peut investir dans des activités plus risquées que prévu ou
fournir le moindre effort pour réussir son investissement.

3.2 Du point de vue de PME


Pour les PME, Les difficultés d’accès au financement bancaire sont principalement dues aux
contraintes liées aux collatéraux, du fait d’exigences contraignantes généralement adossées
aux garanties exigées, et aux coûts d’emprunts excessifs.

28
 La pratique de taux d’intérêt élevés:
Le but d’éliminer les clients jugés potentiellement incapables de rembourser, conduit les
banques à imposer des conditions de financement contraignantes tel qu’un taux d’intérêt
élevé. Le niveau élevé des taux d’intérêt est considéré comme étant un facteur affectant
négativement la performance compétitive des PME et constitue un obstacle majeur à
l’obtention de crédit pour financer leurs besoins d’investissements et d’exploitation. Les PME
sont relativement sensibles aux augmentations des taux d’intérêt (Hall, 1992) qui peuvent
alourdir leurs coûts de dettes. Hall et Young (1991) notent que les dirigeants interrogés sur
les causes d’échec de leur entreprise abordent souvent cette question des taux d’intérêts
élevés. Pour eux, l’imposition d’un taux d’intérêt élevé est un obstacle qui freine leur
processus de croissance et de développement

II. Les Différents Types de Crédits


1.Les Crédits A Court Terme « CCT »
1.1 Les Crédits de Gestion « CG »
1.1.1.La Facilité de Caisse « FC »

Crédit destiné à combler les écarts temporaires et périodiques de trésorerie et qui consiste à
autoriser le découvert dans la limite d’un montant convenu et sur une période déterminée.
Une étude de la situation financière, économique et commerciale de l’entreprise nous
permettra de déterminer ses besoins en la matière.La côte de facilité de caisse est fonction de
l’activité de l’entreprise ainsi que des garanties proposées.Le besoin en facilité de caisse peut
aller à 15 jours du CA pour les sociétés commerciales et de services et à 1 mois de Chiffre
d’Affaires pour les entreprises industrielles6
 Le renouvellement des dossiers se fait annuellement.
1.1.2 Dépassement Passager ou Découvert « DP »

Il permet de combler un déficit ponctuel de la trésorerie résultant du décalage entre les


dépenses et les recettes de l'entreprise à l'occasion d'une opération spécifique. Le montant du
découvert est déterminé sur la base du déficit de trésorerie dégagé.

1.1.3 L'Escompte Commercial  « EC »

Permet d'alimenter la trésorerie de l’entreprise moyennant la mobilisation des créances sur la


Tunisie. La cote d'escompte accordée est calculée sur la base du chiffre d'affaires local et du
délai de règlement consenti.

(CIRCULAIRE BCT°87-47, 1987)


6

29
1.2 Les Crédits Saisonniers
1.2.1. Crédits de Campagne

Concours destiné à financer l'achat de produits agricoles et de pêche durant les diverses
campagnes (céréales, huiles, agrumes, etc..), en vue de leur transformation, de leur
conditionnement ou de leur écoulement en l'état.Une étude de la situation économique,
commerciale et financière de l’entreprise déterminera ses besoins en la matière en tenant
compte des normes fixées par la BCT :
• 50% des prévisions d'achat pour l'alpha.
• 80% des dépenses culturales pour la production de plants.
• un mois des prévisions d'achat pour tous les autres produits.
Ces crédits échoient à l'achèvement des campagnes, dont les durées sont fixées par la BCT.
1.2.2. Le Crédit de Démarrage Huile

Il permet de couvrir les dépenses occasionnées par le démarrage de la campagne oléicole. Le


montant du crédit est limité au financement des quantités d'huile équivalentes à la capacité de
stockage de l'huilerie.
Le remboursement du crédit ne doit pas dépasser le 31 mars de chaque année.
1.2.3. L'avance Sur Marchandises « ASM »

Concours destiné à couvrir les besoins de trésorerie engendrés par la détention de stocks de
produits agricoles soit en l'état, soit conditionnés ou transformés. Le montant de l'avance peut
atteindre 80% de la valeur du stock.
Le remboursement de cette avance s'étale sur une année.
1.3 Crédit de Financement de Stock
Il concerne les entreprises industrielles à cycle de production régulier, la BNA propose le
financement de leurs besoins de trésorerie nés de la détention de leurs stocks.
• Ce crédit permet de couvrir les besoins de trésorerie nés de la détention de stocks de
matières premières, de matières consommables, produits semi-finis et produits finis.
• Le montant du crédit peut atteindre un maximum de trois mois d'achats consommés.
• Le délai du remboursement est d'une année.

1.4 Les Crédits de Financement de Marchés


Il concerne généralement les entreprises de bâtiment et/ou de travaux publics, adjudicataires
de marchés privés et/ou publics. On distingue généralement les crédits suivants:
1.4.1. L'Avance Sur Attestation « ASA »

30
Elle permet de financer les créances nées sur l'administration. Le montant de l'avance peut
atteindre 80% du décompte, dûment approuvé par le maître d'ouvrage.
1.4.2. Le Préfinancement de Marchés Publics ou Privés

Il permet de financer les dépenses occasionnées par le démarrage des travaux relatifs aux
marchés publics ou privés.Le crédit peut atteindre 10% du montant du marché public sur
présentation d'un état des marchés et un mois des travaux pour les marchés privés sous forme
de facilité de caisse et ce, sur présentation d'un état des marchés arrêté à une date récente.Le
remboursement du crédit s'effectuera par un prélèvement de 10 %, au moins, sur le règlement
de chaque décompte de services faits.
1.4.3. L'Avance Sur Facture « ASF »

Elle permet de financer les factures dûment approuvées par le maître d'ouvrage et relatives
aux bons de commandes ou marchés domicilié à la BNA.

Le montant de l'avance peut atteindre 70% du montant des factures présentées.

1.5Les Crédits à l'export


Ils concernent les exportateurs souhaitant couvrir leurs besoins de trésorerie liés à des
opérations d’exportation.
1.5.1. Le Crédit Préfinancement à l'Export :

Il permet de couvrir les dépenses occasionnées par la préparation d'un stock marchand destiné
à l'exportation.
Le montant du crédit est de 30% des exportations prévisionnelles.

1.5.2. La Mobilisation des Créances Nées sur l'Etranger (MCNE) :

Elle permet d'alimenter la trésorerie moyennant la mobilisation des créances nées sur
l'étranger.
La cote de la MCNE est calculée sur la base du chiffre d'affaires prévisionnel à l'export et du
délai de règlement des clients étrangers.

1.6Les engagements par signature


1.6.1. Les Cautions sur Marchés

- La Caution Provisoire « CP »

31
C’est une caution qui permet à l’adjudicataire de soumissionner à un marché public en
garantissant l’engagement de ne pas revenir sur sa décision ou sur ses propositions au cas où
le marché lui serait attribué. Le montant est généralement de l’ordre de 1 % du montant
soumissionné du marché. Elle est exigée par l’Administration pour prévoir les risques
suivants:
• Aptitude financière, technique et morale à mener à bien le marché.
• Certitude d’obtenir de l’adjudicataire un cautionnement définitif en remplacement de la
caution provisoire.
• S’assurer contre l’abandon du marché par l’adjudicataire.
- La Caution de Retenue de Garantie « CRG »
Cette caution est destinée à remplacer les prélèvements ou retenues qu’opère l’administration
en vue de se prémunir contre une mauvaise exécution des obligations du titulaire du marché
(par exemple les défauts éventuels que peuvent receler les travaux réalisés). Elle permet
d’éviter les retenues sur les sommes dues par l’adjudicataire après parachèvement du marché
et de débloquer le dernier terme de paiement que l’acheteur a conservé jusqu’à l’expiration de
la période de la garantie. La retenue est effectuée à hauteur de 10% sur les décomptes
provisoires. Elle cesse toutefois d’être opérée lorsqu’elle atteint 7% du montant initial du
marché augmenté, le cas échéant, du montant des avenants.
- La Caution Définitive
C’est une assurance pour l’Administration contre le risque d’abandon du marché au cours de
sa réalisation par l’adjudicataire. Elle est affectée à la garantie des engagements contractuels
de l’adjudicataire jusqu’à la réception définitive des travaux du commanditaire. La caution
définitive est généralement de 3% du montant du marché et peut s’étaler dans le temps.
- La Caution d'Avance « CA »
Permet de disposer de l'avance consentie par le maître d'ouvrage à titre de préfinancement sur
marché.
1.6.2. Les Cautions Douanières

- La Lettre de Garantie
C’est une caution délivrée par la BNA en faveur d’une compagnie de transport en vue de
pallier à l’absence du titre de transport (connaissement, lettre de transport aérien, lettre de
voiture) des marchandises importées. Elle permet de disposer de la marchandise,
d’économiser du temps, des taxes, des frais de stockage et des coûts d’assurance
- L'Obligation Cautionnée

32
C’est une caution délivrée par la BNA pour garantir aux services de la douane le règlement à
une échéance donnée du montant des droits de douane afférents aux opérations d’importation.
L’entreprise peut ainsi dédouaner sa marchandise et différer ou échelonner dans le temps le
paiement des droits de douanes et taxes afférentes à cette importation en attendant
l’écoulement des marchandises et le renflouement de sa trésorerie.
1.6.3. L’Aval sur la Tunisie

- L'Aval d'effet à court terme


La BNA se porte garante des règlements d’effets de commerce à leurs échéances. En donnant
au fournisseur la certitude du paiement à l’échéance, la BNA, avaliste d’un effet accepté par
son client, ouvre à celui-ci la possibilité d’obtenir un allongement des délais de paiement.
- L'Aval Billet de Trésorerie :
C’est un engagement de la banque garantissant le remboursement d'un billet de trésorerie
souscrit par un emprunteur client de la banque en faveur d'un autre client prêteur.
1.6.4. Le Crédit Documentaire:

C'est l'engagement écrit de la banque de payer un montant déterminé au fournisseur d'une


marchandise ou d'une prestation de service, contre présentation dans un délai fixé, de
documents conformes aux termes du crédit prouvant que la marchandise a été expédiée ou la
prestation effectuée.
-Un crédit irrévocable: Engagement ferme du banquier donneur d'ordre de régler le
bénéficiaire, tout en mentionnant cette intention dans l'ouverture du crédit.Cet engagement ne
saurait être modifié ou annulé sans l'accord de toutes les parties concernées.
-Un crédit notifié: Le crédit irrévocable peut être notifié au bénéficiaire par l'intermédiaire
d'une banque
-Un crédit confirmé : Engagement de la banque du bénéficiaire d'effectuer le paiement.
2. Les Crédits A Moyen Terme « CMT »
Les crédits à moyen terme sont généralement consentis pour le financement des
investissements leur durée est fixée à un maximum de 7ans.

2.1Le crédit à moyen terme d’investissement


a. Objet: Destiné à parfaire le financement des projets de création ou d'extension ainsi
que le renouvellement du matériel.

33
b. Bénéficiaires: Personnes morales opérant dans les secteurs de l'industrie, du commerce
et des services en général
c. Conditions d'octroi:
Le montant de crédit est fixé à :
 70 % du coût du projet pour les investissements dans:
• l'industrie manufacturière
• secteur minier
• entreprises de bâtiments et de travaux publics
• le tourisme saharien
• le secteur du transport des marchandises et du transport public des voyageurs
 60 % du coût du projet pour les investissements dont:
• l'hôtellerie, le transport et l'animation touristique
• l'activité d'entretien et de maintenance des engrais et équipements des entreprises
autres que celles du secteur de l'industrie
Le fonds de roulement ne doit pas excéder 10 % du coût de l'investissement
Durée : 7 ans
2.2 Le crédit à MT de consolidation, d’assainissement et de restructuration
a. Objet: Destiné à:
-Consolider les crédits courts terme en vue de rétablir l'équilibre de la structure financière de
l'entreprise.
-Relancer les entreprises en difficultés
b. Bénéficiaires: Entreprises en difficulté
c. Conditions d'octroi: Durée: 2 à 7 ans
2.3 Le crédit à MT d’acquisition de matériel de transport
a. Objet: Destiné à financer l'acquisition de véhicules neufs à usage de taxi, louage ou
d'auto-école ou transport rurale
b. Bénéficiaires: Personnes physiques tunisiennes agréées par les autorités
administratives compétentes pour exercer les métiers sus indiqués
c. Conditions d'octroi: Crédits fixés à 80 % au maximum du prix d'acquisition du
véhicule, tout frais exclus. Durée: 4 à 5 ans
2.4 Le crédit à MT finançant les constructions à usage industriel et commercial
a. Objet :Destiné à financer les investissements réalisés dans le cadre de la construction à
usage industriel et commercial et afférent aux opérations suivantes:

34
 Les travaux de génie civil et d'aménagements relatifs aux extensions de projets
d'entreprise relevant du secteur des industries manufacturières, à la double condition:
-Que ces travaux correspondent aux besoins réels en locaux de l'entreprise.
-Que les schémas de financement antérieurs n'aient pas prévus de financement au titre de
génie civil et d'aménagement.
 La construction d'entrepôts est d'aires de stockages par des sociétés des secteurs
énergétiques et des industries manufacturières.
 La construction d'entrepôts et d'aires de stockage par des entreprises du secteur
commercial, par des offices de collecte et de commercialisation, par des coopératives de
production de services et de stockage.
b. Bénéficiaires: Entreprises manufacturières, commerciales, entreprises du secteur
énergétique, offices de collecte et de commercialisation et coopératives agricoles
c. Conditions d'octroi: Le montant du crédit est fixé à :
 60 % des dépenses à engager
 70 % pour les investissements réalisés dans les zones décentralisées
3. Les Crédits A Long Terme « CLT »
Ces crédits d’une durée supérieure à 7 ans et inferieur ou égale à 15 ans sont consentis par les
banques de dépôts dans la limite de 3% du volume de leurs dépôts

III. L’analyse du risque de crédit des PME


La défaillance des PME implique que la banque est confrontée à des difficultés pour
recouvrir ses ressources, voire même ne les récupère pas. Une analyse poussée et bien détaillé
du risque de contrepartie permet une meilleure lecture de la situation de l’entreprise et donne
une idée claire sur sa capacité de remboursement. Elle permet au banquier de prendre la
décision d’octroyer ou non le crédit et assurer un meilleur contrôle de l’exposition au risque.
Cette analyse nécessite diverses informations regroupées dans le dossier de crédit.
Manchon (2001)7, propose une liste des sources d’informations à la disposition du banquier. Il
distingue des informations provenant du client, des informations disponibles chez le banquier
et des informations professionnelles. Les informations provenant du client se résument dans
les documents comptables et financiers obligatoires ainsi que les renseignements collectés lors
de rencontres entre le banquier et la PME emprunteuse. Pour les informations disponibles
chez la banque, c’est le cas où la PME demandeuse de crédit est déjà un client. Dans ce cas le
banquier peut analyser ses opérations bancaires et accéder à certains fichiers de la Banque

7
Manchon «  analyse bancaire de l’entreprise », Paris, Economica, 5éme édition, 2001, pp3-16

35
Centrale qui contiennent des données bancaires et financières intéressantes permettant d’aider
le banquier à former une idée claire sur l’honnêteté de l’entreprise , tel que par exemple le
fichier central des incidents de paiement ou le fichier central des chèques. Concernant les
informations professionnelles, elles regroupent toutes les informations issues des études
privées ou publiques permettant d’affiner le jugement. Ces informations sont utiles au
banquier pour qu’il puisse prendre une décision d’octroi d’un crédit à condition qu’il en tienne
en compte et les traites d’une manière correcte. Une analyse du crédit doit être donc Bien
menée dans le but de s’assurer que les informations fournies au banquier leur suffisaient pour
prédire la défaillance d’un client.
Il s’avère nécessaire, de présenter le processus d’analyse de risque de crédit. Cette analyse
permet de vérifier la réalisation, les objectifs poursuivis et de mettre en place des mesures
correctives si nécessaire. Elle se réalise en deux étapes :
 L’identification du risque de crédit
 L’évaluation du risque de crédit
1. L’identification du risque de crédit :
Cette étape est la première étape lors de l’analyse du risque de crédit, il s’agit de rechercher
les sources ou les facteurs de risques liés à l’activité de crédit de l’entreprise. Ce risque est lié
à l’activité d’octroi de crédit peut dépendre de l’emprunteur ou du prêteur.
1.1 Risque provenant de l’emprunteur :
Il s’agit ici d’un cas d’insolvabilité de l’entreprise emprunteuse, dans ce cas il existe plusieurs
facteurs principaux qui peuvent expliquer cette situation:
 Le risque lié directement à l’emprunteur : ce risque est l’un des sources les plus
courantes dans l’activité d’octroi de crédits. Il existe plusieurs raisons pour que l’entreprise
emprunteuse ne puisse pas honorer ses engagements, en effet, une PME peut exposer la
banque à plusieurs risques difficilement identifiables.
 Le risque professionnel : Ce risque est lié à la branche d’activité de l’entreprise. Par
définition toute entreprise, dans un tel domaine d’activité, est influencée par les mutations de
la conjoncture économique. Elle est exposée à une multitude des menaces telles que
l’intensification de la concurrence, l’évolution des goûts De la clientèle, les innovations et le
changement du coût des facteurs de production. Tous ces facteurs touchent directement la
solvabilité de la PME.
 Le risque général : Ce risque est lié à une dégradation de la situation économique ou
politique de l’environnement où la PME emprunteuse exerce son activité. En effet, les
décisions à caractère politique ainsi que les risques économiques ont un impact profond et

36
négatif sur l’activité de l’entreprise ce qui augmente fortement le risque de crédit, et
influençant directement sur la solvabilité de l’emprunteur.
1.2 Risque provenant du prêteur
 Les risques liés à la politique commerciale de la banque :
Il s’agit des risques liés à la concurrence entre les banques et à l’importance de la distribution
de crédit par la banque. En effet, dans le but de préserver sa clientèle et attirer la clientèle de
la concurrence, la banque peut octroyer des crédits plus élevés que les autres banques ou aussi
des rémunérations exagérés des dépôts à terme, ce qui peut exposer la banque aux risques. De
même, une mauvaise prévision du volume des crédits à octroyer peut avoir des effets néfastes
sur la liquidité et la clientèle de la banque. Dans ce cadre, deux situations peuvent se
présenter. Lorsque les crédits distribués dépassent les optimums d’engagement : dans ce cas,
la banque se trouve dans l’obligation de se refinancer sur le marché monétaire à des taux
élevés et donc de diminuer ses autorisations de crédit ce qui entraine directement un
mécontentement de l’entreprise cliente. La deuxième situation, correspond à un niveau des
crédits inférieur aux optimums d’engagements. Cette situation se traduit par une politique de
prudence excessive menée par l’établissement de crédit, ce qui peut entrainer une rentabilité
médiocre et un manque à gagner.
 Les risques liés à la gestion de la banque :
Soumise à une concurrence croissante, toute banque cherche de plus en plus à développer son
système de gestion de contrôle afin de minimiser les risques qui lui sont associés. En effet,
Une mauvaise étude du dossier de l’entreprise peut entrainer le risque de perdre une
opportunité intéressante, c’est en d’autres termes le risque de refuser une bonne entreprise.
De même, un manque de suivi rigoureux de la solvabilité des entreprises, peut entrainer un
risque non négligeable pour la banque puisque ça empêche l’identification précoce du risque
et donc une gestion anticipée de l’impayé. Nous citons aussi le risque lié à la prise de
garanties. En effet, lorsque le banquier doute de la capacité de remboursement de l’entreprise
demandeuse de crédit, il fait recours systématiquement à la prise de garanties, et il faut que,
sa valeur couvre le montant du crédit.

2. L’évaluation du risque de crédit

L’évaluation du risque de crédit est la deuxième étape qui s’inscrit dans le cadre de
l’utilisation des différentes méthodes après la phase de l’identification du risque de crédit.

37
Différentes méthodes d’évaluation du risque de crédit des PME peuvent être utilisées pour
mesurer la capacité de remboursement de l’entreprise.
2.1 Les systèmes experts :
Il s’agit d’un ensemble des méthodes plus anciennes. Ces méthodes ont été définies par
Boislandelle (1998) comme « un logiciel informatique simulant le raisonnement d’un expert
dans un domaine de connaissance spécifique. Selon les usages qui sont faits, un système
expert, peut être considéré comme un système de décision (on suit le choix que préconise le
système), un système d’aide à la décision (on s’inspire des choix proposés par le système en
gardant une latitude d’interprétation), un système d’aide à l’apprentissage (dans ce cas,
l’expert joue le rôle outil pédagogique) »
Les principaux systèmes experts sont : La méthode des ratios fondée sur l’analyse financière ;
et la méthode anglo-saxonne dite des 5 C : capital, character, collateral, capacity et condition.
Tableau n°3 : Avantages et inconvénients du système expert

AVANTAGES INCONVENIENTS
 Elle est construite à partir de  Absence des indicateurs de
l’expérience et fait l’objet d’une performances intrinsèques
validation à postériori  Difficulté d’assurer une
 Elle est de nature qualitative, maintenance évolutive
mais elle intègre toujours des
normes quantifiées

2.2 LE SCORING
Le crédit Scoring constitue une application des techniques de choix multicritères. Il s’agit
d’évaluer l’état de santé d’une entreprise dans le but de décider de l’octroi d’un crédit ou de
suivre la performance de cette entreprise. Il constitue à ce titre un instrument important à la
disposition des banquiers permettant de rationaliser les décisions d’octroi et de recouvrement
de crédit.
Pour Dietsch. M et Petey. J8, « Les modèles de score sont des outils de mesure du risque qui
utilisent des données historiques et des techniques statistiques. Leur objet est de déterminer
les effets de diverses caractéristiques des emprunteurs sur leur chance de faire défaut … »
La méthode des scores présente des avantages et présente cependant des certaines limites qui
se présententcomme sui
Tableau n°4 : avantages et inconvénients du SCORING

8
Dietsch. M et Petey. J «  Mesure et gestion du risque de crédit » Revue Banque, Paris 200

38
AVANTAGES INCONVENIENTS

 C’est un outil objectif d’aide à la  Une méthode basée sur une probabilité
Décision.  Le risque est expliqué par les seules
 Caractère fixe et explicite : méthodologie variables disponibles.
d'évaluation claire  Nécessite un grand nombre de données
 La rapidité : c’est un outil qui permet de et de variables statistiques.
réduire la durée du traitement du dossier
de crédit

39
Section3 : les garanties
I. PRINCIPES GENERAUX 
Tout financement appelle nécessairement la constitution au profit du préteur d’une garantie
réelle et/ou personnelle,La garantie bancaire est un moyen de droit, permettant au créancier de
se prémunir contre le risque d’insolvabilité de l’emprunteur. Dans le cas ou la garantie
conférée appartient à une personne physique mineure, il y a lieu d’exiger une ordonnance sur
requête habilitant le tuteur légal à conférer la dite garantie,Pour les personnes morales il y a
lieu de s’assurer de l'étendue des pouvoirs de leurs représentants.
Ainsi la garantie peut être définit comme un bien ou une valeur mis en jeu par une personne
lors de la demande d’un financement à un établissement bancaire dans l’éventualité d’une
incapacité de remboursements.

II. Les différents types de garantie


1. Les garanties ou suretés personnelles
Il existe deux types de garanties pour les garanties ou suretés personnelles: le cautionnement
et l'aval.
1.1. L'aval
L’aval se définit comme la garantie donnée par une personne appelée avaliste ou avaliseur,
qui devient solidaire du débiteur d'une dette, quant au paiement à l'échéance. Il est une forme
particulière de caution garantissant l'exécution d'un engagement. Lorsque le cautionnement a
pour objet de garantir le paiement d'un effet de commerce, il s'appelle aval. L'aval est alors un
acte par lequel un tiers distinct du tiré, du tireur et des endosseurs, garantit le paiement d'un
effet de commerce à l'échéance.
1.2. Le cautionnement
Un cautionnement est un engagement pris par une personne, appelée la caution, de payer en
cas de défaillance du débiteur. On dit cette personne est fournie en caution. La caution ne
garantit que le capital du prêt, sauf si l'acte de cautionnement a prévu le paiement des intérêts.
Le cas échéant, le taux des intérêts doit alors être indiqué dans le document. Si la caution paie,
elle obtient automatiquement les pouvoirs et les droits du créancier désintéressé. On dit que la
caution est subrogée dans les droits, actions et privilèges du créancier.
1.3. L'aval
L’aval se définit comme la garantie donnée par une personne appelée avaliste ou avaliseur,
qui devient solidaire du débiteur d'une dette, quant au paiement à l'échéance. Il est une forme
particulière de caution garantissant l'exécution d'un engagement. Lorsque le cautionnement a

40
pour objet de garantir le paiement d'un effet de commerce, il s'appelle aval. L'aval est alors un
acte par lequel un tiers distinct du tiré, du tireur et des endosseurs, garantit le paiement d'un
effet de commerce à l'échéance.
2. Les garanties ou sûretés réelles
On parle de garantie réelle lorsque le débiteur apporte au créancier un bien ou la valeur d'un
bien matériel pour couvrir le risque de non-paiement de la dette. Il y a quatre types de
garanties réelles : le droit de rétention, le nantissement, l'hypothèque et les privilèges.
2.1 Le droit de rétention
C'est la faculté donnée au créancier de prendre un bien corporel du débiteur jusqu'au
paiement intégral de la dette garantie. Tant qu'il n'a pas été payé, le créancier a la possibilité
de retenir le bien qui appartient à son débiteur. C'est le créancier qui prend l'initiative de la
rétention du bien appartenant au débiteur.
2.2 Les privilèges
Le privilège est le droit qui fait qu'un créancier a la priorité de paiement par rapport aux
autres créanciers. Cette priorité de paiement permet à son titulaire de disposer d'une garantie
sur une partie ou la totalité du patrimoine du débiteur. C'est la qualité de la créance qui donne
le privilège au créancier qui est alors préféré aux autres créanciers. Le créancier privilégié a
un droit de préférence et un droit de suite.
2.3 L’hypothèque
L'hypothèque consiste à fournir au créancier un acte avec publicité par lequel le débiteur lui
accorde un droit sur l'immeuble sans dessaisissement. Un créancier est appelé créancier
hypothécaire quand il détient une hypothèque sur un immeuble. L'hypothèque peut prendre
trois formes : légale, conventionnelle ou judiciaire. Elle est légale lorsqu'elle est établie par la
loi. Par exemple un mineur qui fait hypothèque sur les biens de son tuteur. L'hypothèque est
conventionnelle quand elle intervient à la suite de la signature d'un contrat. Exemple : contrat
de prêt immobilier. L'hypothèque judiciaire découle d'un jugement. C'est l'exemple qu'un
créancier préoccupé par la situation de son débiteur demande au tribunal une hypothèque sur
un bien foncier du débiteur.

2.4 Le nantissement
Le nantissement consiste pour le débiteur à remettre au créancier un bien en garantie de sa
dette. Si le bien mis en garantie est un bien meuble, on dit qu'il y a gage. Si c'est le loyer d'un
immeuble qui est fourni en garantie, on appelle cela l'antichrèse.

41
Chapitre 3 :
Gestion des risques des crédits
octroyés

42
Section1 : Présentation du cadre général de l’étude
L’étude des dossiers de crédit vise à apprécier le risque qui découle de l’octroi d’un crédit.
Généralement, une étude de crédit comporte des éléments communs et des éléments
spécifiques liés à la nature du crédit sollicité (crédit de gestion ou crédit d’investissement). Il
y lieu de préciser que chaque élément dans une étude de dossier de crédit permet d’apprécier
une catégorie déterminée de risque.
1.1. Eléments communs:
1.1.1.Renseignements d’ordre général :

- Nom ou raison sociale


- Activité
- Forme juridique
- Capital et répartition
- Qualification du client ou des principaux dirigeants et associés.
- L’étendu du pouvoir du dirigeant
- L’implantation
- L’outil de production
- Les autres activités du client
- La moralité du client et des principaux dirigeants ainsi que leurs surfaces immobilière.
Ces renseignements sont collectés par le chef d’agence en menant des enquêtes sur le client et
qui peuvent fournir des informations fortes appréciables pour la prise de décision.
Ces enquêtes devront être mises à jour par un suivi des clients qui devra porter
essentiellement sur les éléments suivants qui sont de nature à permettre une appréciation de
la capacité de l’entreprise à éviter et gérer les crises et donc à apprécier le risque lié à
l’emprunteur (mauvaise gestion, malhonnêteté, conflits sociaux…) :
1.1.2.Relation bancaire

L’étude de la relation bancaire consiste essentiellement dans :


 Le mouvement
L’examen de la part des recettes (chiffre d’affaires) de la relation confiée à la banque et
l’analyse de l’allure du compte qui peut refléter l’évolution de la trésorerie de la société, la
manière dont les crédits bancaires sont utilisés et d’apprécier la souplesse ou la lourdeur du
compte.

43
 La situation des engagements :
- Les engagements de la société auprès de la banque comparés aux cotes autorisées ainsi
que les échéances de ces autorisations et les éventuels crédits impayés.
- Les engagements auprès du système bancaire
L’examen de la relation bancaire permet d’apprécier d’une part l’intérêt de la relation
(mouvement confié) et d’autre part le risque lié à son financement (engagements) en précisant
notamment l’implication de la banque dans son financement.

1.1.3 Analyse financière :

Jusque-là, il était question d’apprécier le risque de la relation à travers l’élément humain


( Incompétence , malhonnêteté du client). L’appréciation de ce risque doit être complétée par
l’analyse de la solvabilité de l’entreprise.
L’analyse financière porte généralement sur les éléments suivants :
 Examen de l’équilibre structurel à travers l’analyse du Fond de roulement, des besoins
en fonds de roulement et la trésorerie nette et l’examen de quelques ratios de
solvabilité et d’autonomie financière.
 Examen de l’évolution de l’activité et de la rentabilité.
 Le fonds de roulement = Ressources stables (capitaux propres et passifs non courants) –
Emplois stables (actifs non courants).
Le fonds de roulement : est un indicateur fondamental qui doit être strictement positif.
Toutefois, un FR positif ne signifie pas nécessairement des structures financières saines. En
effet, le FR doit être affiné par l’étude des éléments suivants :
 L’importance du FR par rapport aux BFR. En effet, le FR aussi important soit-il, peut être
jugée insuffisant par rapport aux BFR. Les BFR permettent d’apprécier la capacité de
l’entreprise à financer son actif courant sans puiser sur son FR.
Les BFR sont calculés comme suit :
Stocks + Clients et comptes rattachés + Autres actifs courants – Fournisseurs et comptes
rattachés – Autres passifs courants.
Il y a lieu de remarquer que :
• Pour la majorité des entreprises, le BFR est positif et il augmente en fonction de la
longueur du cycle d’exploitation.
• Les BFR sont d’un montant supérieur au FR d’ou les besoins en liquidité des
entreprises.

44
• De ce point de vue, la trésorerie nette est constituée de la part des emplois non
couverte par le FR.

1.1.4. Evolution de l’activité et de la rentabilité.

Il s’agit principalement d’examiner l’évolution du chiffre d’affaires et des différents soldes


intermédiaires de gestion.
A.Analyse des Soldes Intermédiaires de Gestion
Cette analyse permettra d’examiner la formation du résultat de l’exercice en mettant en
évidence certains indicateurs clés dont notamment la valeur ajoutée, l’Excédent Brut
d’exploitation, le résultat d’exploitation et le Résultat des Activités Ordinaires.
En outre, cette décomposition du résultat permettra notamment d’analyser la part du résultat
provenant de l’activité d’exploitation, jugée stable et celle provenant des activités connexes
(produit financiers, autres produits d’exploitation) qui sont souvent fluctuant.
Cette analyse bien qu’indispensable demeure insuffisante dans la mesure où elle dégage des
grandeurs exprimées en terme monétaire et qu’il y a lieu de les rapporter à une grandeur
définie. On dégagera ainsi des ratios qui permettraient de faciliter la comparaison
interentreprises.
B.Les Ratios de Rentabilité
Une manière simple d’obtenir des ratios significatifs est de rapporter les différents postes du
compte de résultat au chiffre d’affaires tout en prêtant une attention particulière aux ratios
suivants :
 Charges du personnel / Chiffre d’affaires : Permet d’apprécier la part des revenus de
l’entreprise consacrée à la rémunération du personnel (le travail).
 Charges financières / Chiffre d’affaires : Permet d’apprécier le poids des charges
financières et son impact sur la rentabilité de l’entreprise. Généralement, Cette analyse
doit être affinée par l’examen des cash-flows dégagés.
C.La Capacité d’autofinancement :
La capacité d’autofinancement correspond aux ressources stables dégagées par l’entreprise au
cours d’un exercice. Il s’agit d’un indicateur important dans la mesure où il permet
d’apprécier la capacité de l’entreprise à autofinancer sa croissance et à rembourser ses dettes
structurelles.
D.Les éléments constitutifs communs a tous les dossiers de crédit :
Les éléments constitutifs d’un dossier de crédit représentent les documents justifiant tous les
renseignements nécessaires à l’étude. Ces éléments sont principalement :

45
• Une demande écrite du client spécifiant les besoins en crédit accompagnée le cas
échéant par une répartition bancaire précisant le banquier chef de file en cas de
financement dans le cadre d’un pool bancaire.
• Une note juridique récente.
• Un constat descriptif et estimatif du patrimoine de la société (outil de production,
stocks, la surface immobilière) et des dirigeants.
• Une estimation des garanties proposées ainsi qu’une appréciation de leurs
régularités (TF, acte de vente….)
• Des renseignements généraux sur les dirigeants, leur profil, leurs expériences, leurs
engagements éventuellement.
• Les états financiers des trois derniers exercices. Il y a lieu de préciser que les
sociétés ayant des engagements supérieurs ou égaux à 5.000 md auprès du système
bancaire, doivent communiquer des états financiers certifiés avec rapport d’audit.
1.2. Les éléments spécifiques :
1.2.1. Les éléments spécifiques aux crédits de gestion :
Appréciation des délais de règlement des clients et fournisseurs.

Généralement, il s’agit de données transmises par le client, toutefois, il y lieu de rapprocher


les délais communiqués par le client à ceux obtenus par les états financiers comme suit :

A. Analyse des prévisions :

Les prévisions avancées par les clients doivent être comparées aux réalisations des trois
derniers exercices et par la capacité de l’outil de production et de commercialisation de
l’entreprise à atteindre ces prévisions. Ainsi, toute évolution jugée importante doit être
justifiée par certains facteurs et notamment :
- La réalisation d’une opération exceptionnelle (nouveau marché, une demande ponctuelle et
exceptionnelle, …)
Les prévisions avancées par le client doivent permettre l’établissement d’un tableau de
trésorerie prévisionnelle. Ce tableau permettra d’apprécier la compatibilité des concours
sollicités avec les besoins de l’entreprise.
B. La prise de décision :

Elle tiendra compte des éléments réunis suivants :

• L’adaptation des différentes formes de crédits aux différents stades du cycle


d’exploitation tout en veillant au respect des normes de la BCT.

46
• La consistance des garanties à conférer ou déjà conférées.
• La qualité du client et le dénouement des anciens concours
• La situation financière de l’entreprise.
• Les perspectives futures de l’entreprise

C. Eléments constitutifs des dossiers de crédits de gestion :

• Les modalités et les délais de règlement des fournisseurs et des clients.

• L’état des stocks et des créances détenus ainsi que des dettes fournisseurs.

• La liste des principaux clients et fournisseurs

• Les données prévisionnelles suivantes : CA, Achats consommés, Trésorerie


prévisionnelle
1.2.2.Eléments Spécifiques au Crédits d’investissements

Les éléments spécifiques aux crédits d’investissement peuvent être résumés comme suit :
• La présentation du projet
• Le schéma d’investissement et de financement
• L’examen de la rentabilité prévisionnelle
• L’étude de marché

A.La présentation du projet :


Il s’agit de présenter :
• la nature et l’objet du projet : En effet le risque du crédit est directement lié à son objet
c’est à dire à l’investissement qu’il financera.
• L’organisation industrielle : elle permettra d’apprécier l’outil de production qui sera
mis à la disposition de l’entreprise, la capacité de production et les conditions de
rentabilité.

B.Le schéma d’investissement et de financement :


Permet de comparer les investissements projetés et les modes de leurs financements. Ce
schéma doit regrouper tous les postes d’investissement et de financement en y dégageant
notamment la part de l’autofinancement.
C.La rentabilité prévisionnelle du projet :
Ce tableau correspond à un état de résultat prévisionnel qui permettra d’apprécier tous les
indicateurs présentés dans l’examen de l’évolution de l’activité et de la rentabilité.

47
Ce tableau devra en outre, permettre de dégager les cash-flows prévisionnels. Ces cash-flows
seront utiles pour examiner la capacité de l’entreprise à régler les crédits sollicités à la fin de
chaque période.
Il apparaît donc clairement que la décision d’octroi des CMT dépend fortement de la
rentabilité prévisionnelle. Or la rentabilité prévisionnelle dépend fortement du niveau de
chiffre d’affaires à réaliser lui-même tributaire de la demande sur le marché. D’où la nécessité
de compléter l’étude du dossier par une étude prospective du marché.
D.Eléments spécifiques constitutifs d’un dossier de CMT :
Il s’agit principalement :
• Des factures pro forma justifiant du coût de l’investissement.
• Le schéma d’investissement et de financement.
• La manière dont les promoteurs envisagent constituer l’autofinancement (entrée de
nouveaux actionnaires, avoirs déjà constitués…)
• Une étude de rentabilité prévisionnelle.
• Une étude de marché
E.Prise de décision
Compte tenu de la durée de remboursement des CMT, les facteurs déterminants dans l’octroi
d’un CMT sont :
• La qualification professionnelle du promoteur
• Une rentabilité prévisionnelle satisfaisante corroborée par une étude de marché
concluante.
• La qualité et la surface immobilière des promoteurs
• la consistance des garanties proposées
• L’intérêt du client pour la banque

48
Section2 : Etude d’un dossier de crédit
I. Etude d’un cas pratique pour un financement d’uncrédit de gestion et un
crédit d’investissement
L'analyse d'un dossier de crédit est faite à partir d'un certain nombre d'éléments que la société
devra respecter afin de lui permettre l'accès aux crédits.
En effet, obtenir un crédit bancaire n'est pas toujours facile pour une entreprise car les
conditions d'accès sont très délicates et les garanties exigées par la banque sont parfois
difficiles à réunir
Nous avons décidé de présenter dans cette section un exemple d’un cas pratique pour un
financement d’un crédit de gestion et d’un crédit d’investissement de la société « X ».
L’objectif de notre travail est d’avoir une position favorable ou défavorable d’octroi du crédit.
1. FICHE D’ETUDE
Tableau n°5 : Fiche d’étude de la société « X »
AGENCE SOUSSE BOUJAAFAR

RELATION SOCIETE « X »


COMPTE N° 130.0155. XX

DOSSIER N° 4918

CLASSE CREANCE - AUPRES DU SYSTEME AU 09/2017 : CLASSE :


0/1DECLARANT ENGTS CLASSES / 15

-AUPRES DE LA BNA AU 09/2017 : CLASSE : 0

2. PRESENTATION GENERALE DE L’AFFAIRE


Tableau n°6 : Présentation générale de l’affaire
RAISON SOCIAL SOCIETE « X »

ACTIVITE FABRICATION ET MONTAGE ELECTRO MENAGER

IMPLANTATION KSIBET SOUSSE

FORME JURIDIQUE S.A.R.L

CAPITAL 113Md

PREMIER RESPONSABLE Mr WALID

DOSSIER JURIDIQUE EN REGLE

49
ASSOCIE N° CIN %

Mr WALID xxx DU 05/05/1999 50%

Mr AMINE xxx DU 08/09/2009 50%


Tableau n°7 : Structure de capital

 La Société « X » est une société de fabrication et montage électroménagers créée en


2011 qui a la forme juridique SARL avec un capital initial de 113mD porté à nos jours à
113mD.
3. LES CREDITS SOLLICITES
3.1 Le renouvellement et l’élévation des cotes des crédits de gestion suivants :
Tableau n°8 : Demande de financement

Forme Anciennes cotes Cote sollicité Variation


FC 50 100 +50
CEC 80 100 +20

EPS 100 250 +150


CFS 150 200 +50

Total 380 650 +270

3.2 Un crédit d’investissement pour un montant de 100 mD sur 5 ans


-Objet : Acquisition de nouveaux équipements
-Coût d’acquisition : 35m USD

 Garanties proposées (1+2)  : Elévation de celles en notre possession


4. ENGAGEMENTS ET ACTIVITE 

 RISQUES EN COURS (EN mD) :

Tableau n°9 : Engagement au prés de la BNA

50
FORME AUTORISE ECHEANCE ENCOURS

AU NOM DE LA SOCIETE « X » (Activité  : Fabrication et montage de produits électro ménagers à


partir des composantes importés)

C/C n°XXXXX 50 31/01/2018 +166

CEC 80 31/01/2018 104

CFS 150 31/01/2018 150

EPS/ Caution définitive 10

Accréditif 100 31/01/2018 260

GOD 60 

CMT (Acquisition matériel) 110 31/05/2019 24 (P)

Financement en devises 121

Total 490 - 443

AU NOM DE LA SOCIETE « Y » (Activité  : L’importation et vente en gros de tous produits


électroménagers

C/C n°123 +73

AU NOM DE LA SOCIETE « Z » (Activité  : la vente en détail de tous produits électroménagers

+5
C/C n°321

AU NOM DE LA H (Activité  : Commerce international  : totalement exportatrice)

+4
C/C n° 0183- xxx

C/C n° 0191-xxx +94

 ENGAGEMENTS AUPRES DU SYSTEME BANCAIRE AU 28/12/2017 (EN md) :


100 % BNA HORS LEASING

Tableau°10 : Engagement auprès du système bancaire (BCT)

Forme de crédit Montant Dont BNA


Escompte commercial sur la Tunisie 189 189

51
Crédit de financement de stocks en 150 150
dinars
S/T CCT 339 339
CMT d’investissement 24 24
Leasing Mobilier 13 ---
S/T CMT 37 24
Cautions et Garanties de marché 10 10
Crédits documentaires 384 384
S/T ENG SIGN 394 394
TOTAL ENGAGEMENTS 770 757

 GARANTIES EN NOTRE POSSESSION :

En couverture des crédits de gestion :


- Hypothèque de 1er rang sur la totalité de la propriété objet du TF n° 00000 Monastir revenant
à la CSH YY (il s’agit d’un terrain nu d’une superficie totale de 1611 m2 sis à la zone
industrielle Sahline et estimé, suivant expertise du 02/05/2012, à 241 md).
- Hypothèque de 1er rang sur la totalité de la propriété objet du TF n°11111 Sousse revenant à
PP
(Il s’agit d’un terrain d’une superficie de 481 m2, sis à la Cité Riadh 1-Sousse sur lequel est
édifiée une villa au RDC (superficie couverte de 200 m2) et un logement au 1 er étage. A côté
de la villa, on trouve une bâtisse composé d’un appartement au RDC et d’un autre au 1 er étage
(chacun ayant une superficie couverte de 100m2). La totalité de la propriété est estimée,
suivant expertise du 06/04/2015, à 674 mD)
- Nantissement sur fonds de commerce et matériels.
- Caution solidaire du gérant Mr Walid
- assurance incendie.
En couverture du CMT de 110 mD :
- Hypothèque de 1er rang sur la propriété objet du TF n°33333 Monastir sous la CSH de YY
(Valeur 241mD).
- Nantissement sur fonds de commerce et matériels.
- Nantissement sur matériels à acquérir.
- Caution solidaire du gérant Mr Walid.
- Assurance incendie
 MOUVEMENT CONFIE GLOBAL (EN MD)

52
Tableau n°11 : Mouvement confié global
DESIGNATION 2015 2016 2017
C/C n°4745(SOCIETE X) 1.080 979 1.373

C/C n°4800 (SOCIETE Y ; COMPTE ouvert le 363 252 236


04/02/2014)

Total 1.443 1.231 1.609

5. ANALYSE FINANCIERE

- Les tableaux suivants présentent les principaux éléments bu bilan de la société « X » en md :
Tableau n°12 :Les principaux éléments de bilan
RUBRIQUE 2015 2016
Capital 113 113
Autres capitaux propres - -
Réserves - -
Résultats reportés -15 4
Résultat de l'exercice 19 118
=Situation Nette comptable 117 235
+DMLT 39 24
=Capitaux permanents 156 259
421
-Actifs non Courants 163
Fonds de Roulement (FDR)  -7 -163
Besoin en Fonds de Roulements (BFR)  -37 -346
Stocks 166 43
+ Clients 237 303

+Autres Actifs Courants 21


127
- Fournisseurs et Autres Passifs courants 461 819

Trésorerie Nette = (FDR-BFR) 30 183

Tableau n°13 : Etat de résultat

Désignation 2015 2016


Chiffre d’affaire 592 1831
Total des achats consommés 310 1346

53
Marge brut 282 485
Total des charges d’exploitation 95 112

Résultat d’exploitation 187 373


Charges financières 20 17
Résultat avant impôt 207 390
Impôt sur les sociétés 52 98
Résultat activités ordinaires après impôts 155 292

Eléments extraordinaires 0 0
Résultat net de l’exercice 155 292
Amortissements 12 12
Cash-flow net 167 304
cash-flow net cumulé 167 471

 A partir des états financiers, nous avons procédé à une analyse financière de la société «X»
à travers l’analyse de l’équilibre financier puis l’analyse par les ratios.
5.1Analyse de l’équilibre financier
L’équilibre financier d’une entreprise peut être défini au travers des règles déterminées par le
contexte financier et les objectifs fixés par l’entreprise.
Ces normes ont évolué avec l’évolution de l’activité des entreprises, ainsi que les
composantes de son bilan financier. Ce dernier est un inventaire à un instant donné des biens
physiques ou financiers et des dettes de l’entreprise.
Aussi l’équilibre financier est la position de la stabilité du rapport entre les ressources
financières et les emplois.
Les principaux indicateurs de la structure financière sont :

▪Le fonds de roulement (FR) :correspond à l’excédent des ressources stables, par rapport
aux emplois durables d'une entreprise

▪ Le besoins en fond de roulement(BFR) : est un indicateur primordial d'une entreprise. Il


mesure le besoin de financement lié au cycle d’exploitation, qui est né suite au décalage entre
les encaissements et les décaissements.

▪ La trésorerie nette (TN) : joue un rôle fondamental dans toute structure économique. Elle
réalise l’équilibre financier à court terme entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de
roulement.

Le tableau suivant récapitule les indicateurs que nous avons déterminés :

54
Tableau N°14 :Calcul des principaux indicateurs de la structure financière

Eléments FORMULES 2015 2016


FR
Actif courants – passif courants -7 -162
BFR Stock+clients-fournisseur -37 -346
TN FR-BFR 30 184

 Interprétation :
-Fonds de roulements :Il s’agit d’une affaire aux structures financières déséquilibré avec un FR
négatif et en aggravation durant les 2 années avec une augmentation de 155md en 2015 par rapport en
2016
Ce résultat implique que les capitaux permanant n’arrivent pas a financer la totalité des immobilisation
de l’entreprise dont une partie est alors finance par des dettes à court terme.
-Besoin en fonds de roulements : on constate, durant les 2 années le BFR est négatif avec une
augmentation de 309md en 2015 par rapport en 2016.
Les ressources d’exploitation couvrent totalement les emplois du cycle d’exploitations c’est-à-dire,
les décaissements des charges engages dans le cycle d’exploitation vient après l’encaissement des
ventes
-Trésorerie Net : D’après le tableau ci-dessus, la trésorerie nette est positive durant les 2 années avec
une augmentation de 154md en 2015 par rapport en 2016. Donc on peut conclure d’après ces résultats
que la société « X » est en équilibre financier à court terme, ce qui dégage un excédent de trésorerie
Donc l’entreprise dans une situation de placements.
 Une trésorerie positive et excessive est une trésorerie improductive et oisive
5.2 Analyse financière par les ratios 
Un ratio est un coefficient ou un pourcentage généralement calculé entre deux masses
fonctionnelles du bilan. Les ratios servent à mesurer la rentabilité, la structure des coûts, la
productivité, la solvabilité, la liquidité, l'équilibre financier, etc.
Les ratios permettent l'analyse de l'évolution d'une entreprise dans le temps en comparant les
ratios d'un exercice avec ceux des exercices précédents
+ Ratios de structure de bilan, appelée aussi ratios de situation.
+ Ratios de gestion, appelée ratios d’activité ou de rotation.
+ Ratios de rentabilité.
5.2.1. Ratios de structure

Les ratios de structure calculés à partir des éléments des actifs permettent de dégager le poids
de chaque élément dans la structure d'investissement. Les ratios de structure calculés à partir

55
des éléments des capitaux propres et passifs, nous informent sur la composition du
financement et sur l'autonomie financière de l'entreprise.
Les ratios de structure les plus souvent calculés sont :
+ Ratio d’équilibre structurel
+ Ratio de solvabilité.
+ Ratio d’Autonomie Financière.
A. Ratio d’équilibre structurel.
Le ratio d’équilibre structurel permet essentiellement de mesurer la part des capitaux permanents
utilisés dans le financement des actifs immobilisés.
Tableau N°15 :Calcul de ratio d’équilibre structurel (en %)

FORMULE 2015 2016 VARIATION

Ratio d’équilibre capitaux permanents/ 95% 61.5% -35%


structurel Actif Immobilisés

Ratio d'equilibre structurel

100%

50%

0%
2015 2016

Figure N°4 : Evolution de ratio d’équilibre structurel

Interprétation 
 Nous remarquons que ce ratio a connu une diminution de 35%, il est inférieur à 100%
durant les 2 exercices, ceci implique que les capitaux permanents ne couvrent pas les
immobilisations nettes.

B. Ratio de solvabilité
Le Ratio de solvabilité permet d'établir une estimation de la capacité à long terme d'une
entreprise à rembourser ses dettes
Tableau N°16 :Calcul de solvabilité (en %)

56
FORMULE 2015 2016 VARIATION

RATIO DE Fonds Propres 15% 18% 20%


SOLVABILITE Nets / Total Bilan

ratio de solvabilité
19%
Figure
18%
17% N°5 :
16% Evolution
15%
14% de ratio de
13% solvabilité
2015 2016

Interprétation :
 D’après ce tableau, on constate que le ratio de solvabilité a connu une légère
augmentation stable durant les deux exercices.
C. Ratio d’Autonomie Financière
Ce ratio mesure le degré d’indépendance de l’entreprise. Il permet de mesurer la part des
capitaux propres dans les ressources durables et par suite d’apprécier l’autonomie financière
de l’entreprise. Généralement ce ratio doit être supérieur à 50% C’est à dire que les capitaux
propres doivent au moins représenter la moitié des capitaux permanents
Tableau N°17 : Calcul de ratio d’autonomie financière

FORMULE 2015 2016 VARIATION

RATIO capitaux propres / capitaux 75% 91% 21%


D’AUTONOMIE permanents
FINANCIERE

Figure N°6 : Evolution de ratio d’autonomie financière

57
100%
80%
60%
40%
20%
0%
2015
2016

Interprétation

 D’après le tableau, on constate que le ratio d’autonomie financière a reconnu une


augmentation de 16% entre les 2 années 2015 2016. Ce ratio est supérieur de 50%, l’entreprise est
donc indépendante financièrement
5.2.2. RATIO DE GESTION

Ils mesurent l'efficacité avec laquelle les gestionnaires gèrent les éléments d'actif. Chaque
ratio de gestion nous indique le nombre de dinar de ventes généré pour chaque dinar investi
dans un élément d'actif particulier. Ils sont surtout utilisés par les gestionnaires.
Les ratios de gestion les plus souvent calculés sont :
 Délai de recouvrement des créances clients.
 Délai de recouvrement des fournisseurs
A. Le délai de recouvrement des créances clients
Ce ratio permet de calculer le délai moyen de paiement des clients en nombre de jours. Un délai de
recouvrement élevé indique une politique commerciale libérale qui encourage les ventes. Cependant le
risque d’insolvabilité des clients augmente et la liquidité de l’entreprise se détériore.
Tableau N°18 : Calcul de délai de recouvrement des créances clients
FORMULE 2015 2016 VARIATION
Créances client 237 303
CA TTC 592 1831
(créances clients / CA TTC) * 360

Délai de recouvrement des 144 60 -85%


créances clients

58
160
140
120
100
80
60
40 Série 3
20
0

2015
2016

Figure N°7 : Ratio de Délai de Recouvrement Créances Clients

Interprétation
 Nous remarquons que le délai client a diminué entre 2015 et 2016 en passant de 144
jours à 60jours, cette diminution est dû à l’évolution favorable de CATTC plus que
l’évolution des créances client.
B. Délai de règlement des fournisseurs.

Ce ratio permet de mesure le délai moyen des crédits accordés par les fournisseurs sur
l’ensemble des approvisionnements en nombre de jours. Plus le délai de recouvrement est
long plus les sommes d'argents restent longtemps sur le compte de la société et améliorent
ainsi sa trésorerie. Une politique de paiement des fournisseurs équilibrée permettra à
l’entreprise de profiter au maximum du crédit mis à sa disposition (sans frais d’intérêt). La
plupart des entreprises veulent que ce délai soit relativement court, car cela indique qu’elles
sont en mesure de respecter les exigences financières de leurs fournisseurs. Si le délai
augmente, cela peut vouloir dire que l’entreprise a de la difficulté à régler ses factures

Tableau N°19: calcul de délai de recouvrement des fournisseurs (En nbre de jours).
Formule 2015 2016 VARIATI
ON
Délai de recouvrement des (Dettes Fournisseurs / 30j 78j 160%
fournisseurs Approvisionnements) * 360

59
Ratio de délai de recourvrement des fournisseurs

80

60 Série 3

40

20

0
2015 2016

Figure N°8 : Evolution de ratio de délai de recouvrement des fournisseurs

Interprétation
Nous remarquons que le délai fournisseurs a augmenté entre 2015 et 2016 en passant
respectivement de 30 jours à 78 jours, augmenté de 160%, ceci peut être expliqué par la force
du pouvoir de négociation de l’entreprise avec les fournisseurs.
Nous constatons que l’entreprise a accordé un délai de paiement très long à ses clients et elle a
obtenu un délai de paiement fournisseurs qui ont été courts en 2015.La société a encaissé ses
créances clients après 144 jours et elle a payé ses fournisseurs après 30 jours ,soit 114 jours
entre le moment ou la vente est encaissée et le moment ou les fournisseurs sont payés, cela
signifie que l’entreprise a une mauvaise politique de gestion ,mais en 2016 la situation a été
favorable puisque le délai de recouvrement des fournisseurs a été supérieur au délai de
recouvrement des créances clients .
5.2.3. Ratio de Rentabilité

Les ratios de rentabilité permettent l'appréciation des performances de l'entreprise et donnent


une idée sur l'efficacité de sa gestion. Ces ratios résultent d'une confrontation entre un
indicateur de résultat et un indicateur relatif aux moyens mis en œuvre pour dégager le
résultat considéré
Les ratios de rentabilité les plus souvent calculés sont :
 Ratio de rentabilité financière.
 Ratio de rentabilité commerciale
A. Ratio de rentabilité financière (ROE)
Le ratio de rentabilité financière ou ROE (Return On Equity) mesure la rentabilité de
l’entreprise pour les apporteurs de capitaux qui cherchent plus de rentabilité pour leurs

60
placements. Si ce ratio dépasse 5%, on peut considérer que la rentabilité financière est
satisfaisante.

Tableau N°20 : calcul de ratio de rentabilité financière (en million de dinar).


FORMULE 2015 2016 VARIATION

ROE résultat net / capitaux propres 16% 50% 212%

ratio de rentabilité financiére


50%
40%
30%
20%
10%
0%
2015 2016
Série 3

Figure N°9 : Evolution de ratio de rentabilité financière

Interprétation :
 L’évolution de la rentabilité financière intéresse plus les actionnaires. Le ratio est
favorable car il est supérieur à la norme (5%) durant les 2 ans. La rentabilité des fonds
propres en 2016 est plus importante qu’en 2015 à cause d’une forte augmentation de
résultat de l’exercice avec un meilleur résultat net.
B. Ratio de rentabilité commerciale
Ce ratio mesure la capacité de la société à générer du chiffre d’affaire en fonction des
volumes de ventes qu’elle réalise. Ce type de ratios peut être utile pour estimer le risque
d'une baisse de chiffre d'affaires pour l'entreprise. Concrètement, ce ratio donne le taux de
marge que la société réalise sur ses ventes et ainsi permet d’estimer ses résultats futurs en
fonction des volumes de ventes prévus (chiffre d’affaire). Il se mesure par le rapport entre
le résultat net réalisé et le chiffre d’affaire
Tableau N°21: calcul de ratio de rentabilité commerciale

FORMULE 2015 2016 VARIATION

Ratio de rentabilité résultat net / chiffre d’affaire 3% 6.4% 113%


commerciale

61
7%
Ratio de rentabilité commerciale
6%
5%
4%
3%
2%
1%
0%
2015 2016

Figure N°10 : Evolution de ratio de rentabilité commerciale

Interprétation
 La rentabilité commerciale semble bien encourageante pour l’année 2015 ainsi, sur chaque
100D de chiffre d’affaire la société gagne 3D, pour l’année 2016 l’entreprise a connu une
augmentation presque le double par rapport l’année précédent ainsi, sur chaque 100D de
chiffre d’affaire la société gagne 6D.
6. DETERMINATION DES BESOINS EN CREDITS (EN MD)
6.1 Pour le CMT
 APERÇU SUR L’INVESTISSEMENT
L’investissement, dont le coût s’élève à 231 mD, est destiné à l’acquisition de :

 Trois pompes à vide


 Trois balances doseuses (machines de mesure et de dosage de gaz)
 Une station de charge à gaz
 Une chaîne de montage
 Une machine de diagnostic
Selon la relation, cet investissement permet d’optimiser le coût de production tout en
améliorant la qualité des produits. En fait, la station de charge à gaz permet d’une part un
dosage précis de la quantité de gaz à mesure dans les compresseurs des réfrigérateurs et
d’autre part d’éviter la perte et les fuites de gaz.

Dans une première étape, Les pompes à vide et les balances doseuses sont déjà acquis par
fonds propres pour un coût total de 143 MD, et le reste des équipements, dont le coût total
s’élève à 35 m USD suivant facture pro-forma, font l’objet de la présente demande.

 SCHEMA D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT EN (MD)

62
Pour accroitre la visibilité de son projet, la relation propose le PIF suivant :
Tableau n°22 : Schéma d’investissement et de financement

Investissement Financement
NATURE MONTANT Désignation Proposé Réglementaire
Trois pompes à vide 105* FP 131 (57%) 69 (30%)
Trois balances doseuses38* CMT 100 (43%) 162 (70%)
Station de charge à gaz 13**
Chaine de montage 25**
Machine de diagnostic 50**
Total 231 Total 231 (100%) 231 (100%)
(*) : Suivant facture, ces équipements, sont déjà acquis par fonds propres.
(**) : Suivant facture pro-forma
 BESOIN THEORIQUE EN CREDIT (EN mD)
Sur la base de 70% du cout d’acquisition total (231 MD) : 162 MD
 RENTABILITE PREVISIONNELLE EN MD
Tableau n°23 : Rentabilité prévisionnelle
Désignation 2018 2019 2020 2021
Chiffre d’affaire 3.597 3.920 4.273 4.658
Total des achats consommés 2.939 3.217 3.490 3.831

Marge brut 658 703 783 827


Total des charges 126 132 138 145
d’exploitation
Résultat d’exploitation 532 571 645 682
Charges financières 14 5 6 5
Résultat avant impôt 518 566 639 677
Impôt sur les sociétés 129 142 160 169
Résultat activités ordinaires 389 424 479 508
après impôts
Eléments extraordinaires 0 0 0 0
Résultat net de l’exercice 389 424 479 508
Marge nette 388 425 479 508
Taux de marge nette 13% 13% 14% 13%
Cash-flow net 401 437 491 520
cash-flow net cumulé 401 838 1329 1849
 Commentaire : l’évolution prévisionnelle du CA ainsi que de la rentabilité est satisfaisante
ce qui permet la récupération du cout d’investissement dès la 1 ère année

6.2 POUR LES CREDITS DE GESTION


 ACTIVTE PREVISIONNELLE (fin 2018)

63
• Chiffre d’affaires : 3.300mD
• Total dépenses d’exploitation : 2.988 mD
• Total achat : 2.737 mD
• Achats locaux : 632 mD
• Importations : 2.105 mD
 CONDITIONS DE VENTE 
• 19 % à crédit
• 81 % au comptant
 CONDITIONS DES ACHATS LOCAUX 
• 40% au comptant
• 60% à crédit
 CONDITIONS DES IMPORTATIONS 
• Par accréditif à 90 jours
 BESOINS THEORIQUES EN CREDIT 
Facilité de caisse (cote actuelle : 50 mD ; cote sollicité : 100)
S’agissant d’une entreprise industrielle donc la cote théorique est calcule sur la base de 30
du CA
 Sur la base de 30 jours du CA prévisionnel, la cote théorique serait de : 275 mD
 Sur la base de 30 jours du mouvement confié, la cote théorique serait de :
 2015 : 90mD
 2016 : 82 mD
 2017 : 114 mD
Escompte commercial (cote actuelle : 80 mD ; cote sollicité : 100)
Le chiffre d’affaire à crédit et par traite : 419 mD avec un délai de règlement client de 90
jours
 La cote théorique s’établit à : 105 mD 
Crédit de financement de stocks : (cote actuelle : 150 mD ; cote sollicité : 200)
Les achats prévisionnels locaux en 2018 sont de l’ordre de 632 mD.
Sur la base de 03 mois d’achats prévisionnels locaux au comptant (253mD)
 La cote théorique est de l’ordre de : 63 mD

Cote d’accréditif : (cote actuelle : 100 mD ; cote sollicité : 250)


Le montant des importations prévisionnelles : 2105mD qui se fait par accréditif à 90 jours.

64
 La cote théorique s’établit à : 526 mD
7. RAPPEL DES CONDITIONS DE BANQUE APPLIQUEES A LA
RELATION 
 Suivant décision du comité de crédit :
Tableau n°24 : Rappel des conditions de banque appliquées à la relation

Nature de crédit Taux


Facilité de caisse TMM+3 %
Escompte commercial :
Effets de transaction ≤ 90 jours
-Avalisé par une banque TMM+2,25%
-Non avalisé TMM+2,75%

Effets de transaction > 90 jours


-Avalisé par une banque TMM+2,5%
-Non avalisé TMM+3 %
Opérations courantes Tarif confiance (grille 2016)
Opérations avec l’étranger Tarif confiance BIS (3 %° /mois indivisible)
(grille 2016)
Rémunération des soldes créditeurs 1%

8. AVIS DE L’AGENCE ET DE LA DIRECTION REGIONALE 


8.1 Les crédits de gestion 
Favorable pour le renouvellement des cotes de crédits de gestion suivants :

Tableau n°25 : les côtes acceptées par l’agence et de la direction régionale

Forme Montant proposé (en mD)


FC 50
CEC 100
CFS 200
Accréditif 150
Total 500

8.2 Le CMT d’investissement


Favorable pour un CMT de 100mD/ 5 ans

9. Décision de la direction centrale de risque de contre partie

65
Le service étude établie des propositions, de la lumière des notes d’appréciation de l’agence
et de la direction régionale d’une part, et des analyses qui il fait dans son étude d’autre part.
Ces propositions portent sur :
- L’adaptation des différents formes de crédits aux différents étapes cycle de production
tout en respectant les normes établis par la Banque centrale
- Les échéances de crédits à octroyer
- Les garantis proposés par le client ou déjà en notre possession
 Eu égard à ce qui précède, s’agissant d’une relation exclusive qui nous confie un
mouvement appréciable,et compte tenu de la consistance de la garantie en notre possession,
D’avis favorable pour : 
9.1. Le renouvellement des crédits de gestion suivants
Tableau n°26 : les côtes acceptées par la direction centrale de contre partie

Forme Montant proposé (en md)


FC 100 (+50)
CEC 100 (+20)
CFS 150 (maintien)
Accréditif 200 (+100)
Total 550 (+170)

Garanties retenues : Elévation de celles en notre possession en couverture des crédits de gestion 
9.2. Le CMT d’investissement :
D’avis favorable pour un CMT aux conditions suivantes :
• Montant : 100 md.
• Durée : 5 ans
• Objet : Acquisitions de nouveaux équipements
• Garanties retenues :
- Elévation de l’hypothèque de 1er rang sur la propriété objet du TF n°01 Monastir sous la
CSH de Mr walid (Valeur 241md).
- Elévation de l’hypothèque de 1er rang sur la totalité de la propriété objet du TF n°11 Sousse
revenant à Z (Valeur : 674 md).
- Nantissement sur fonds de commerce
- Nantissement sur matériels à acquérir
- Caution solidaire du gérant Mr walid

66
CONCLUSION

A travers l’étude qu’on a effectué, ainsi que les différentes informations et connaissances,
qu’on a acquis lors de notre passage au sein de BANQUE NATIONALE AGRICOLE, on a
constaté l’importance des crédits que peuvent bénéficier les entreprises en vue de soulager
leurs trésoreries, et donc assurer une bonne gestion et atteindre un rendement optimal.
Suite au calcul des indicateurs de l’équilibre financière, ratios de structures, ratios de gestion et
ratios de rentabilité, on a constaté que l’analyse de la situation financière de la société « X »
montre qu’elle est solvable à court terme et qu’elle présente une importante amélioration du
chiffre d’affaire et évolution de mouvement confié et une bonne rentabilité financière et
économique ainsi que l’entreprise « X » est classé 0 auprès du système bancaire ce la veut
dire que la situation financière sont équilibrés et confirmée par des documents comptables
certifiés avec perspectives satisfaisantes ce qui lui permettra d’avoir le crédit demandé auprès
de sa banque pour financer son projet .
Etant destiné à l’orientation de la prise de décision, la conclusion doit bien synthétiser les
constatations faites lors du dossier à savoir : la qualité, l’ancienneté et l’importance de la
relation, la rentabilité, la situation du marché, les avantages socioéconomiques du projet, la
consistance des garantis proposés et ce afin de proposer la nature du crédit approprié aves ses
différentes conditions bien détaillés

67
CONCLUSION GENERALE

Le présent rapport est destiné à l’étude de la problématique de financement des PME au sein
de la Banque Nationale Agricole. Ce travail nous a permis à travers une synthèse de la
littérature économique, l’identification des déterminants de l’octroi d’un crédit à une PME
pour pouvoir détecter les entraves auxquelles se heurtece genre d’entreprises.
Notre travail est organisé en trois chapitres : Dans le premier chapitre nous avons présenté la
BNA ainsi que le lieu de stage plus précisément la direction centrale de risque de contrepartie,
dans ledeuxième chapitre,nous avons présenté un aperçu général sur les PME, ses différentes
caractéristiques, ainsi que leur rôle économique. Nous avons abordé également, les crédits
aux PME, le risque de ces crédits et les difficultés qui rencontre ce genre d’entreprises lors de
l’octroi d’un crédit bancaire, Ce chapitre du rapport nous a permis de construire le cadre
théorique de notre cas pratique sur l’octroi de crédit. le dernier chapitre nous avons procédé
à une étude pratique des PME en matière d’accès au crédit bancaire
Cette étude nous a permis de connaitre les principaux critères essentiels qui interviennent à la
prise de décision(le secteur d’activité, engagement au prés du système bancaire (BCT), la
consistance de la garantie et la situation financière de l’affaire etc.)
En effet, Le risque de crédit représente aujourd’hui une majeure préoccupation pour les
différents opérateurs financières, notamment au niveau du secteur, qui ne cessede développer
les techniques et les procédures visant à instaurer les meilleurs pratiques en matière d’octroi
de crédit afin d’assurer une gestion efficace des risques
En effet, le niveau de créances douteuses estimé à 20% des engagements du système
bancaire Tunisien, il est nettement supérieur à la norme internationale en matière de l’ordre de
4%, confirmé la nécessité de la BNA d’améliorer les méthodes d’évaluation du risque de
crédit notamment par l’utilisation de système de notation ou de crédit scoring pour les
entreprises.
Mon stage au sein de la BNA était sans aucun doute fructifiant dans la mesure où il m’a
permis non seulement de renforcer les connaissances théoriques acquises, mais également ce
stage m’a donné une occasion d’améliorer le milieu professionnel découvrant ainsi
l’ambiance de travail, l’esprit de travail en groupe, la collaboration …
La problématique de financement des PME reste entiere, notamment avec la volonté des
décideurs économiques de renouveler le tissu économique à travers l’encouragement à la
création des TPE et PME. Dans ce sens la mise en place de nouveaux moyens de financement

68
notamment le financement participatif (crowd funding) ne peut que faciliter la création
d’entreprises nouvelles

Ce financement par crowd funding est sa mise en place en Tunisie constitue pour nous un axe
de recherche à explorer ultérieurement dans notre mastère en finance

69
Bibliographie

Ouvrage :
• SARRA NAJJAR « Octroi des crédits aux PME: Cas de la « BIAT » », projet de
find’études en Ingénierie économique et Financière,(2017/2018) ISG Tunis
• MAHER JLASSI « Financement des PME cas d’un crédit bancaire au sein de la
BIAT » Projet de fin d’études en gestion des institutions financières
• Maud. A, Frédéric. C (2007) « L'accès des Entreprises au Crédit Bancaire »,
Economie & prévision 2007/1 (n° 177), p. 121-128
• DAN CHELLY & STEPHANE SEBELOUE (2006) ; « Les métiers du risques et du
contrôle dans la banque »
• Circulaires internes de BNA
• Circulaire Aux Banques N°87-47 du 23 décembre 1987 relative aux modalités
d’octroi, de contrôle et de refinancement des crédits.

WEBOGRAPHIE :
• http://www.BNA.com.tn
• http://www.BCT.org.tn
• www://SCI HUB.com

70
TABLE DES MATIERES
Introduction générale..................................................................................................................1
Chapitre I :Présentation générale de la BNA..............................................................................3
Section 1 : Présentation de la BNA............................................................................................4
I. Identité de la BNA.................................................................................................................4
1. PROFIL...................................................................................................................................4
II. Historique...............................................................................................................................5
III Organisation de la BNA........................................................................................................6
IV. Les Différentes stratégies de BNA......................................................................................7
1. La Stratégies de BNA..........................................................................................................7
2. Les Orientations de BNA.......................................................................................................7
3. Les Projets stratégique futures................................................................................................7
V.  Les Filiales de la « BNA »....................................................................................................8
1. Les filiales financières...........................................................................................................8
2. Les filiales immobilières........................................................................................................9
3. Les sociétés agro-alimentaires................................................................................................9
4. Les sociétés de services :......................................................................................................10
5. Le système d’information.....................................................................................................10
Section 2 : Présentation du pôle risque.....................................................................................11
Introduction :.............................................................................................................................11
I. Organisation et Structures....................................................................................................11
1. Missions et attributions.........................................................................................................12
2. Différentes structures du pole risque....................................................................................12
II. Présentation de la Direction Centrale du Contrepartie......................................................13
Introduction...............................................................................................................................13
1. Organisation et Structures.................................................................................................13
2. rôles et prérogatives..............................................................................................................14
3. LA nouvelle délégation du pouvoir en matière d’octroi des crédits.....................................14
3.1 Notions générales sur la segmentation de la clientèle........................................................15
3.1.1 La segmentation de la clientèle adaptée au marché Retail.........................................15
3.1.2 La segmentation de la clientèle adaptée au marché Corporate..................................15
3.2 Précisions relatives au processus de traitement des dossiers de crédits..............................16
Conclusion................................................................................................................................17
Chapitre 2 Crédits aux PMESpécificités et fondements théoriques:......................................18
Introduction :.............................................................................................................................19
Section 1 : Généralités sur les PME..........................................................................................19
1. Définitions.............................................................................................................................19
2. Les causes d’existence des PME..........................................................................................20
3. Les Caractéristiques des PME..............................................................................................20
4. Contribution des PME dans le tissu économique................................................................21
II. Les différents modalités de financement..............................................................................21
1. L’autofinancement................................................................................................................21
2. L’augmentation de capital.....................................................................................................22
3. L’affacturage ou factoring....................................................................................................22
4. Le crédit-bail........................................................................................................................22
5. L’emprunt bancaire...............................................................................................................23
Section 2 : Les crédits aux PME...............................................................................................23
I. La relation banque – PME.....................................................................................................23
1. Les crédits aux PME.............................................................................................................23
2. La banque et les risques du crédit des PME.......................................................................24
2.1 Typologie des risques bancaires.......................................................................................24
2.2 La notion de risque de crédit..............................................................................................26
2.3 La montée du risque de crédit............................................................................................26
3. Les causes de difficultés de financement bancaire des PME..............................................27
3.1 Du point de vue de la banque.............................................................................................27
3.2 Du point de vue de PME..................................................................................................29
II. Les Différents Types de Crédits...........................................................................................29
1. Les Crédits A Court Terme « CCT »...................................................................................29
1.1 Les Crédits de Gestion « CG ».........................................................................................29
1.1.1. La Facilité de Caisse « FC »...........................................................................................29
1.1.2 Dépassement Passager ou Découvert « DP »................................................................29
1.1.3 L'Escompte Commercial  « EC »...................................................................................30
1.2 Les Crédits Saisonniers......................................................................................................30
1.2.1. Crédits de Campagne......................................................................................................30
1.2.2. Le Crédit de Démarrage Huile........................................................................................30
1.2.3. L'avance Sur Marchandises « ASM ».............................................................................30
1.3 Crédit de Financement de Stock........................................................................................30
1.4 Les Crédits de Financement de Marchés...........................................................................31
1.4.1. L'Avance Sur Attestation « ASA ».................................................................................31
1.4.2. Le Préfinancement de Marchés Publics ou Privés..........................................................31
1.4.3. L'Avance Sur Facture « ASF ».......................................................................................31
1.5 Les Crédits à l'export.........................................................................................................31
1.5.1. Le Crédit Préfinancement à l'Export :............................................................................31
1.5.2. La Mobilisation des Créances Nées sur l'Etranger (MCNE) :.......................................31
1.6 Les engagements par signature..........................................................................................32
1.6.1. Les Cautions sur Marchés...............................................................................................32
1.6.2. Les Cautions Douanières................................................................................................32
1.6.3. L’Aval sur la Tunisie......................................................................................................33
1.6.4. Le Crédit Documentaire:.................................................................................................33
2. Les Crédits A Moyen Terme « CMT »................................................................................33
2.1 Le crédit à moyen terme d’investissement.........................................................................34
2.2 Le crédit à MT de consolidation, d’assainissement et de restructuration...........................34
2.3 Le crédit à MT d’acquisition de matériel de transport.......................................................34
2.4 Le crédit à MT finançant les constructions à usage industriel et commercial....................35
3. Les Crédits A Long Terme « CLT ».....................................................................................35
III. L’analyse du risque de crédit des PME...............................................................................35
1. L’identification du risque de crédit :....................................................................................36
1.1 Risque provenant de l’emprunteur :...................................................................................36
1.2 Risque provenant du prêteur.............................................................................................37
2. L’évaluation du risque de crédit.........................................................................................38
2.1 Les systèmes experts :........................................................................................................38
2.2 LE SCORING...................................................................................................................38
Section3 : les garanties..............................................................................................................40
I. PRINCIPES GENERAUX...................................................................................................40
II. Les différents types de garantie............................................................................................40
1. Les garanties ou suretés personnelles...................................................................................40
1.1. L'aval..............................................................................................................................40
1.2. Le cautionnement...........................................................................................................40
1.3. L'aval..............................................................................................................................40
2. Les garanties ou sûretés réelles.............................................................................................41
2.1 Le droit de rétention...........................................................................................................41
2.2 Les privilèges....................................................................................................................41
2.3 L’hypothèque.....................................................................................................................41
2.4 Le nantissement..................................................................................................................41
Chapitre 3 :Gestion des risques des crédits octroyés................................................................42
Section1 : Présentation du cadre général de l’étude.................................................................43
1.1. Eléments communs:.......................................................................................................43
1.1.1. Renseignements d’ordre général :..............................................................................43
1.1.2. Relation bancaire.......................................................................................................43
1.1.3 Analyse financière :.........................................................................................................44
1.1.4. Evolution de l’activité et de la rentabilité.......................................................................45
1.2. Les éléments spécifiques :.............................................................................................46
1.2.1. Les éléments spécifiques aux crédits de gestion :......................................................46
1.2.2. Eléments Spécifiques au Crédits d’investissements...................................................47
Section2 : Etude d’un dossier de crédit.....................................................................................49
I. Etude d’un cas pratique pour un financement d’un crédit de gestion et un crédit
d’investissement........................................................................................................................49
1. FICHE D’ETUDE.................................................................................................................49
2. PRESENTATION GENERALE DE L’AFFAIRE...............................................................49
3. LES CREDITS SOLLICITES............................................................................................50
3.1 Le renouvellement et l’élévation des cotes des crédits de gestion suivants :....................50
3.2 Un crédit d’investissement pour un montant de 100 mD sur 5 ans...................................50
4. ENGAGEMENTS ET ACTIVITE.......................................................................................50
5. ANALYSE FINANCIERE...................................................................................................53
5.1Analyse de l’équilibre financier...........................................................................................54
5.2 Analyse financière par les ratios.........................................................................................55
5.2.1. Ratios de structure...........................................................................................................56
5.2.2. RATIO DE GESTION...................................................................................................58
5.2.3. Ratio de Rentabilité.........................................................................................................60
6. DETERMINATION DES BESOINS EN CREDITS (EN MD)...........................................62
6.1 Pour le CMT......................................................................................................................62
6.2 POUR LES CREDITS DE GESTION...............................................................................64
7. RAPPEL DES CONDITIONS DE BANQUE APPLIQUEES A LA RELATION.............65
8. AVIS DE L’AGENCE ET DE LA DIRECTION REGIONALE.......................................65
8.1 Les crédits de gestion.........................................................................................................65
8.2 Le CMT d’investissement...................................................................................................65
9. Décision de la direction centrale de risque de contre partie...............................................66
9.1. Le renouvellement des crédits de gestion suivants............................................................66
9.2. Le CMT d’investissement :................................................................................................66
CONCLUSION.........................................................................................................................67
CONCLUSION GENERALE...................................................................................................68
Bibliographie.............................................................................................................................70

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