Vous êtes sur la page 1sur 70

FGI 5EME ANNEE- 2019-2020

APPAREILLAGE DE SYSTEME FLUIDIQUE &


MAI NTENANCE DES SYSTEMES FLUIDIQUES

Partie 1 : APPICATION AU MACHINE INDUSTRIELLE

Chapitre IV APPAREILLAGES DES SYSTEMES


FLUIDIQUES :

PARAMETTRE D'UN SYSTEME FLUIDIQUE:


I
Paramètre de L’hydraulique & Définitions

I .1/ Introduction

Un fluide est un corps susceptible de s’écouler facilement, le fluide doit


donc être déformable. Il se présente sous deux états : liquide et gazeux, le fluide
est considère comme un milieu continu.

La notion de fluide à plusieurs acceptions selon le contexte de son usage :


Mécanique des fluides ; Dynamique des fluides ; Fluide complexe ; Fluide
frigorifique ; fluide parfait…Fluide hydraulique. Dans le cadre de notre analyse
une bonne connaissance en Mécanique des fluides est très nécessaire. Les
systèmes hydrauliques ou pneumatiques se retrouvent partout dans les
installations industrielles qui requièrent de la force, de la flexibilité et de la
fiabilité. De nos jours, l’avènement de l’électronique et de l’informatique a

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 1 /161
COURS_FGI 5ème Année

permis de perfectionner les circuits hydrauliques et pneumatiques. Ceux et celles


qui œuvrent dans ce domaine doivent donc se tenir à l’avant-garde de ce qu’il
est convenu d’appeler aujourd’hui l’électro hydraulique ou de l’électro
pneumatique. Pour ce faire, il leur faut bien connaître les principaux facteurs qui
conditionnent les systèmes hydrauliques/pneumatique et être en mesure
d’utiliser les formules mathématiques qui les déterminent

I .2/ Débit et vitesse

De façon générale, le débit (qv) est définit comme étant un certain


volume de matière qui se déplace dans un certain volume de matière qui se
déplace dans un temps déterminé. Prenez, par exemple, le nombre
d’automobiles qui circulent sur une autoroute durant 1 heure. On exprime le
débit ou volume de circulation pendant cette période par la formule de
circulation pendant cette période par la formule mathématique suivante :

Nombre d’auto / heure = Débit (qv)

Tout comme dans l’exemple de la circulation automobile, le débit (qv) de fluide


dépend directement de la vitesse (v) linéaire de ce fluide et de l’aire (A) de la
section de la conduite (figure 1) où :

qv = Volume (masse volumique) par unité de temps.


v = Déplacement linéaire des molécules en unités de longueur
par unité de temps (vitesse).
A = Aire en unités carrées de la section prises
perpendiculairement au déplacement du fluide .

Le débit qui circule dans la conduite est égal au produit de v par A, d’ou la

formule générale : qv = v . A

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 2 /161
COURS_FGI 5ème Année

I.2.1/ Influence du diamètre des sections

Si un fluide circule dans une conduite comportant des diamètres


différents, la valeur absolue du débit (qv) est la même partout dans la conduite.
Cependant, la vitesse du fluide varie inversement au carré des diamètres des
sections ou inversement aux aires des sections de la conduite. La figure 3 vous
permettra de visualiser le phénomène.

I.2.2/ Vitesse, succion, refoulement

On sait que la vitesse du fluide dans la conduite d’aspiration d’une pompe doit
être rigoureusement contrôlée. Elle doit respecter certaines limites, sans quoi,
une vitesse excessive causerait une cavitation et de graves dommages à la
pompe. La cavitation se produit lorsque la pression diminue jusqu’à la pression
de vapeur du fluide, le fluide se vaporise donc en partie et cela cause les bulles
de vapeur de fluide. Le facteur de vitesse prend donc une très grande importance
autour d’une pompe hydraulique.

I.3/ Vitesse d’écoulement

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 3 /161
Dans une conduite, l’écoulement peut être laminaire, critique ou turbulent.
Il est laminaire lorsque les molécules du fluide se déplacent parallèlement les
unes par rapport aux autres.

Ce type d’écoulement minimise les pertes de friction (chaleur) et les


vibrations qui sont très néfastes pour les raccords. L’unité utilisée pour évaluer
l’écoulement est le Reynolds (Re) et la formule pour calculer le nombre de Re
est la suivante : Re = ( vf . Ø ) / v

Dans laquelle :

Vf = vitesse d’écoulement en m/s.


Ø = diamètre intérieur de la conduite en m.
V = viscosité cinématique en m2/s.
L’écoulement devient turbulent lorsque les molécules se déplacent de
façon désordonnée. Ce type d’écoulement cause énormément de perte de
puissance, en engendrant surtout de la chaleur. Les vibrations et les pertes de
pression s’accumulent au détriment du rendement de la machine.

Plus scientifiquement, on calcule que l’écoulement dans une conduite


passe de laminaire à critique et de critique à turbulent selon le résultat de
l’équation du nombre de Re .

Re( 0 et 2000 ) = laminaire


Re ( 2000 et 2500 ) = critique (transition)
Re ( 2500 et plus ) = turbulent
I.4/ Pertes de charge et de chaleur :

Dans une conduite hydraulique ou pneumatique, chaque obstruction


engendre une perte de charge transformée en chaleur qui est directement reliée
au débit et à la perte ou à la baisse de la pression au niveau de l’obstruction.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 4 /161
I.5/ Pression et force :

Dans cette deuxième section, vous verrez que la pression des fluides à
l’intérieur d’un circuit hydraulique joue un rôle de premier ordre. Le calcul de la
pression et de la force doit être d’une extrême précision afin de faire un choix
judicieux des composantes du système.

I.5.1/ Opposition :

La pression se définit comme étant la force appliquée sur une unité de


surface. Dans un système hydraulique fermé, le phénomène physique qu’est la
pression (P) fait son apparition proportionnellement à l’opposition qu’offre le
circuit à la circulation du fluide. On peut donc affirmer que la valeur absolue de
la pression est directement proportionnelle à l’opposition que lui offre le
système hydraulique.

I.5.2/ Etanchéité, résistance et facteur de sécurité :

La pression créée à l’intérieur des systèmes hydrauliques occasionne des


problèmes d’étanchéité, donc de fuites indésirables. Lors de la réflexion qui
précède l’écriture du devis d’un circuit hydraulique, vous devez prévoir tous les
facteurs qui préviendront les fuites dans vitre système.

De plus, l’élaboration d’un schéma hydraulique doit tenir compte de trois


aspects concernant la pression à l’intérieur du système. Ces aspects permettent
de sélectionner correctement les accessoires, les conduites et les composantes
majeures du circuit.

En premier lieu, on établit la pression de travail, qui permet de


sélectionner des composantes d’activation et de connaître les capacités du
système.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 5 /161
COURS_FGI 5ème Année

En deuxième lieu, on détermine la pression maximale à atteindre, qui


permet de sélectionner les contrôles de pression adéquats.

En troisième lieu, on adapte les conduites et les composantes à une éventuelle


pression d’éclatement, ce qui amène à prendre en considération le facteur de
sécurité. Le facteur de sécurité, est une valeur absolue résultant du rapport entre
la pression d’éclatement d’une conduite ou d’une composante et la pression
moyenne de travail de la machine. La formule mathématique employée pour
trouver la valeur du facteur de sécurité (fs) est la suivante :

pression d’éclatement (pe)


Fs =
pression de travail (pt)

On utilise le facteur de sécurité pour évaluer la pression de travail que l’on devra
injecter. Cette pression est donnée en Mpa.

I.5.3/ Opération des mécanismes sous pression :

La pression combinée au débit occasionne des problèmes aux


déplacements des tiroirs et des clapets dans les distributeurs et dans les divers
contrôles de pression et de débit. Lorsque cette combinaison est trop importante
pour la conception de la composante, les tiroirs et les clapets peuvent se bloquer
complètement et anéantir la fonction de la composante. IL est donc très
important de sélectionner des composantes qui répondent aux conditions de
pression et de débit du circuit envisagé.

I.6/ Expression de la force :

Dans un système hydraulique, la force (F) développée par les actionneurs


s’exprime en newtons dans le système international et en livres dans le système
anglais. La force est directement proportionnelle à la pression et à l’aire de la
section sur laquelle la pression est appliquée
Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 6 /161
COURS_FGI 5ème Année

F = p. A

Avec
p = le contrainte admissible

Donc, la force développée par un piston est égale au produit de la pression par
l’aire du piston.

I.6.1/ Loi de Pascal :

Les liquides, en raison de leur quasi-incompressibilité, transmettent les


pressions dans toutes les directions. En conséquence, la pression communiquée à
un liquide au repos dans un réservoir s’exerce en tout point du liquide. Ce
principe est appelé la loi de Pascal. Dans un circuit fermé, la pression se propage
dans tout le liquide et ceci perpendiculairement aux parois qui le retiennent. Ce
phénomène permet de calculer la résistance des parois des actionneurs ou vérins,
qu’ils soient linéaires ou rotatifs. Sachant que la pression est appliquée
perpendiculairement à la face d’un piston de vérin, il est possible de calculer la
force qu’il développe. La figure met en lumière l’évaluation de la force d’un
vérin linéaire.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 7 /161
COURS_FGI 5ème Année

I.7/Travail et puissance :

L’étude des phénomènes physiques comme le poids, la force, la vitesse, la


pression et le débit que vous avez étudiés dans les sections précédentes n’est
qu’un moyen permettant de faire comprendre que l’ultime but recherché est le
travail que peut exécuter une machine hydraulique. Or, si vous maîtrisez bien
ces paramètres ainsi que les liens qui existent entre eux, vous n’aurez aucune
difficulté à étudier et à comprendre les paramètres de travail et puissance.

I.7.1/Travail, force et déplacement :

D’une manière générale, le travail mécanique (W) se définit comme le


produit de la force exigée par le déplacement du point d’appui de cette force.
Concrètement, la figure 16 donne un exemple de ce qu’est le travail : une force
exprimée en livres déplace un objet sur une distance exprimée en pieds.

Dans le système anglais, la force (F) de la formule W = F. d est exprimée en


livres. Donc, si on transpose l’expression de la force hydraulique (F = p . A)
dans l’équation du travail mécanique, on obtient l’équation du travail
hydraulique (Why)

I.8/Puissance et rendement :

Lorsqu’on évalue la puissance que dissipe un actionneur pour accomplir


un travail dans un temps déterminé, on trouve la puissance nette, celle qui
satisfait aux demandes de la machine. Mais il faut comprendre que la puissance
que l’on injecte dans une machine n’est pas transmise intégralement aux
actionneurs. Entre l’entrée et la sortie de puissance, il y a les pertes qui sont de
différentes natures :

o Pertes de friction.
o Pertes en ventilation.
o Pertes en chaleur (thermiques).
Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 8 /161
COURS_FGI 5ème Année

Par conséquent, la puissance nette, celle qui sert à faire le travail, égale la
puissance injectée à l’entrée de l’actionneur moins les pertes. Ce qui s’exprime
mathématiquement par : Puissance nette = Puissance injectée – Pertes.

Pn = Pi – Pertes

En utilisant la puissance nette et la puissance injectée, on peut calculer le


rendement d’un système ou d’une composante du système. Le rendement
correspond donc au rapport entre la puissance nette (utilisable) et la puissance
Puissance nette (Pn)
injectée. Rendement (R) =
Puissance injectée (Pi)

En général, les systèmes hydrauliques ont une efficacité moyenne se situant


autour de 60 %. Voici une situation pratique qui sûrement vous aidera à
comprendre et à évaluer le phénomène du rendement (R). Un vérin hydraulique
doit soulever une masse de 850kg sur une hauteur de 1.6 m en 15 secondes. Le
vérin a un rendement de 80 % (figure 17). Comment calculer la puissance à
injecter dans le vérin ?

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 9 /161
COURS_FGI 5ème Année

II APPAREILLAGE D’UN SYSTEME


FLUIDIQUE :
Symboles -Schémas- Technologies Des
Composantes
II.1/ Introduction

Dans un système de transmission d'énergie mû par Fluide, il faut


considérer les composantes actives telles que pompes, moteurs distributeurs,
actionneurs divers, etc... Il faut également tenir compte des composantes
statiques du système (tubes, boyaux, raccords, etc..). Ces dernières sont très
importantes puisque, le transport de l'énergie fluide se fait dans des conduites de
toutes sortes et il est primordial de pouvoir connaître à tout moment l'état du
fluide (pression, débit, température et niveau). On 'doit donc utiliser des
conduites adéquates : l'efficacité du système en dépend.

Les renseignements sur l’état du fluide vous sont transmis par différents
instruments qui sont :

Le manomètre pour la pression.


Le débitmètre pour le débit.
Le thermomètre pour la température.
Le thermostat pour contrôler la température.

Il est aussi d’une importance capitale d’avoir, dans l’ensemble d’un système
hydraulique, des accessoires qui servent au conditionnement du fluide, ce sont :

Le réservoir.
Les filtres.
L’échangeur thermique.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 10 /161
COURS_FGI 5ème Année

II.2/ Tuyaux, tubes, boyaux et raccords

Qu'elles soient rigides ou souples, les conduites assurent le transport de


l'énergie délivrée par la pompe hydraulique vers les composantes de
transformation et vers les actionneurs qui exécutent le travail. Vous devez
retenir que les deux facteurs physiques qv, et p qui influencent la puissance
agissent sur le choix de tuyauterie. La sélection des conduites hydrauliques
s’effectue selon deux critères :

Le débit qu’elles doivent porter.


La pression qu’elles doivent supporter.

II.3/ Tuyau d’acier rigide :

Pour être de bonne qualité, le tuyau ou la conduite doit être fabriqué en


acier étiré à froid pour exempt de toute soudure ou joint. Souvent, on tolère le
tuyau d'acier noir (utilisé généralement pour l'eau) avec joint soudé. Or,
l’utilisation d'un tel tuyau n'est faite que dans un seul but : économiser. Ce choix
s'avère dangereux puisque la soudure du joint peut briser à tout moment. C'est
pour cette raison que l'étude portera uniquement sur les tubes rigides sans
soudure. Les tubes se mesurent d'après leur diamètre extérieur et d'après
l'épaisseur de leur paroi. Le diamètre intérieur (diamètre extérieur moins deux
fois l'épaisseur de la paroi) nous détermine le diamètre d'écoulement. Cette
donnée essentielle pour régler la vitesse d'écoulement et du débit.

Suivant la formule on a :
le débit = la vitesse du fluide X la section.
Soit QV = V. A
De nos jours les abaques sont de plus en plus utilisés, il suffit de savoir la
pression de service utilisée.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 11 /161
COURS_FGI 5ème Année

II.4/ les Organes de liaison : Tube et raccords

Les liaisons entre les différents composants d’un circuit hydraulique qui
permettent ainsi le transport de l’énergie hydraulique s’effectuent par des tubes
rigides ou flexibles, des canaux dans des blocs, des plaques de base, etc. La
liaison entre ces différents éléments se fait généralement de façon démontable
grâce à des raccords

Dans un système hydraulique, il faut tenir compte des énormes variations


de température du fluide qui y circule car la température du fluide en
mouvement, augmente et provoque une dilatation du métal de la conduite. Pour
raccorder des tubes aux composants du système hydraulique, on utilise deux
types de raccords :

Les raccords pour tubes évasés.


Les raccords pour tubes non évasés.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 12 /161
COURS_FGI 5ème Année

Le choix des éléments de liaison se fait avec des critères suivants :


pression statique et dynamique, débit, étanchéité, vibrations mécaniques et
hydrauliques, manipulation facile, influence de l’ambiance, prix.

Les points essentiels à considérer lors du choix des tuyaux et raccords


sont la matière, le diamètre intérieur et l’épaisseur de la paroi

Le diamètre intérieur d’une tuyauterie et des raccords détermine la valeur du


débit qui permet le calcul de la vitesse d’écoulement du fluide. Le régime
d’écoulement (laminaire ou turbulent) fonction du nombre de Reynolds où
intervient la vitesse d’écoulement du fluide dépend donc du diamètre intérieur.
Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 13 /161
COURS_FGI 5ème Année

Q
La section de passage se calcule avec la relation suivante : Section = ou Q
v

est le débit et V est la vitesse d’écoulement du fluide. L’épaisseur de la paroi du


tube est fonction de la pression de fonctionnement P à l’intérieur du tube Cette
épaisseur dépend de la pression d’éclatement du tube. Pour la déterminer, il faut
multiplier la pression de fonctionnement par un coefficient dont la valeur est
comprise entre 4 et 6.

II.5/ Boyaux :

Les canalisations souples, plus souvent appelées boyaux, sont utilisées en


hydraulique pour raccorder des composantes relativement mobiles l’une par
rapport à l’autre. On les utilise aussi dans les endroits ou se produit une
vibration. On trouve plusieurs sortes de raccords pour boyaux flexibles. En fait,
il existe des modèles pour toutes les situations. Les raccords sont essentiellement
formés de deux parties. Il faut toujours s’en remettre au fabricant pour connaître
les pressions d'utilisation, les températures et les rayons de pliage des boyaux.

Les boyaux, tout en remplissant leur rôle de conducteur de fluide, peuvent aussi
servir à absorber les changements de pression puisqu'ils se gonflent légèrement.

On trouve plusieurs sortes de raccords pour boyaux flexibles. En fait, il existe


des modèles pour toutes les situations. Lors de la sélection d'un tuyau souple
(boyau), le mécanicien doit considérer les 4 facteurs suivants :

La résistance à la pression.
Le diamètre intérieur versus la vitesse du liquide.
La compatibilité avec le fluide hydraulique et les produits environnants.
La résistance à la température maximale atteinte par le fluide.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 14 /161
COURS_FGI 5ème Année

II.6/ Appareils et instruments de contrôle :

Dans un système hydraulique, les appareils et instruments de contrôle


(réservoirs, filtres, etc.) n’ont aucune influence sur les principes moteurs qui
sont :

La transformation de l’énergie.
L’adaptation de l’énergie.
L’acheminement de l’énergie.

II.7/ Réservoir :

Toute installation hydraulique possède un réservoir qui doit


principalement recueillir le fluide de travail nécessaire au fonctionnement de
cette installation. Il s’agit généralement d’huile. Ce réservoir doit toutefois
remplir d’autres tâches pour les quelles, bien sûr il a été fabriqué. Ainsi, le
réservoir sert aussi au refroidissement du fluide par le circuit hydraulique. Sa
taille s'adapte au débit de la pompe et au réchauffement qui en résulte. On
choisit le volume du réservoir afin qu'il ait environ 3 et jusqu'à 4 fois le débit de
la pompe par minute. À cela s'ajoute un volume d'air de 10 à 15% du volume de
fluide pour compenser les variations de niveau. Les petits réservoirs (ceux ayant
une capacité de 40 litres ou moins) sont souvent fabriqués en métal léger avec
des ailettes de refroidissement : ils offrent une meilleure conductibilité de la
chaleur. Les gros réservoirs sont fabriqués surtout en construction soudée.

La plaque de recouvrement est généralement amovible sur les plus petits


réservoirs; elle est soudée définitivement sur les plus grands modèles. Il faut
alors prévoir, dans tous les cas, une trappe de visite. Des tôles déstabilisation, à
l'intérieur, assurent la séparation entre les côtés de refoulement et d'aspiration et
servent au raidissement (renfort). De ce fait, on obtient également le dépôt de
particules de déchets et, éventuellement, l'élimination des bulles d'air qui
pourraient se former.
Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 15 /161
COURS_FGI 5ème Année

Un fond monté en biais est avantageux, car les particules de déchets se déposent
à l'endroit le plus bas. Avec une disposition adéquate de la canalisation
d'aspiration, les particules peuvent difficilement retourner dans le circuit.

II.8/ Filtres :

La qualité d’une installation hydraulique dépend de celle du filtre qui y


inséré. Pour assurer le fonctionnement sécuritaire d’une installation hydraulique
de haute sensibilité, il faut que l’huile soit exempte d’impuretés (particule de
l’usure, etc.). Les souillures doivent donc être enlevées de l’huile, cela se fait en
la faisant passer à travers un filtre. Les filtres pour installations hydrauliques
sont gradués selon la grosseur des particules qu’ils sont capables de retenir. Par
exemple, un filtre de 10 m (micromètres) est un filtre pouvant retenir des
particules supérieures à 10 m.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 16 /161
COURS_FGI 5ème Année

II.8.1/ Porosité du filtre

Les filtres pour installations hydrauliques sont gradués selon la grosseur


des particules qu'ils sont capables de retenir. Par exemple, un filtre de 10 m
(micromètres) est un filtre pouvant retenir des particules supérieures à 10 m.

Il y a différents paramètres pour indiquer la finesse du filtre

Le seuil absolu de filtration : est la dimension maximale de la plus grosse


particule sphérique qui peut passer à travers des pores du filtre.
Le seuil nominal de filtration : est défini par une dimension de particules
retenues après plusieurs passages.
La porosité moyenne : est la mesure pour la grandeur moyenne des pores
d’un élément filtrant.
La valeur : donne le rapport entre le nombre de particules dune certaine
dimension en amont du filtre et celui en aval.

50 = 10 signifie que le fluide en amont contient 10 fois plus de particules de


50 m qu’en aval.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 17 /161
COURS_FGI 5ème Année

II.8.2/ Sélection d’un filtre :

Le choix du filtre et de ses dimensions dépend des conditions techniques


suivantes :

Du type d’installation.
De la pression de l’installation.
Du débit d’huile au passage par l’installation.

II.8.3/ Différentes de filtres :

Filtre de compensation d’air : Lorsque le niveau de fluide varie dans le


réservoir à la suite d’une fluctuation (besoin inégal) dans le circuit, le filtre d’air
assure la compensation d’air entre le réservoir et l’environnement. On dit alors
que le réservoir respire.

Filtre d’aspiration : Le montage du filtre se fait dans la canalisation d’aspiration


pour protéger la pompe des dommages causés par des corps étrangers.

Avantages : tout le circuit est protégé, pompe comprise.

Inconvénients : la perte de charge provoquée par le filtre devant être faible


(pour éviter une cavitation de la pompe), la maille de celui-ci ne peut être très
fine.

Filtre de pression : Le filtre de pression est monté, comme son nom l’indique,
dans le débit du fluide. On pose le filtre, le plus souvent directement avant
l’appareil de pilotage ou avant l’appareil de régulation.

Avantages : la perte de charge étant indifférente, la maille du filtre peut être très
fine. Tout le circuit est protégé.

Inconvénients : la pompe n'est pas protégée, ce qui impose une bâche confinée
(c'est le cas généralement). Les parois des filtres doivent supporter la pression

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 18 /161
COURS_FGI 5ème Année

du circuit, ce qui donne des filtres volumineux, lourds et chers. Ils doivent être
protégés contre le colmatage

Filtre de retour : Le filtre de retour est composé de différentes rondelles de


filtration, empilées les unes sur les autres et maintenues en place par des boulons
de fixation. Les rondelles sont munies des deux côtés de grandes gorges tracées
en biais, correspondant au degré de filtration. Les gorges de deux rondelles
voisines sont tracées en croix pour maintenir la grandeur des gorges et un
labyrinthe de fentes de filtration, lors du serrage des rondelles de filtration.

Avantages : la perte de charge étant indifférente, la maille du filtre peut être très
fine. La pression étant faible, les filtres sont plus légers et moins chers. Les
particules étant collectées et/ou produites dans le circuit, elles sont arrêtées avant
de polluer la bâche.

Inconvénients : la bâche doit être confinée. Ils doivent être protégés contre le
colmatage.

II.8.4/ Sécurité des filtres :

Il s'agit essentiellement d'une protection contre le colmatage. A force


d'arrêter des particules, le filtre finit par se boucher (se colmater) et il est
nécessaire de le remplacer. Si ce remplacement n'est accidentellement pas fait,

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Page 19 /161
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément
COURS_FGI 5ème Année

les parois du filtre colmaté vont se déchirer sous l'effet de la perte de charge
ainsi occasionnée et toutes les particules accumulées vont se déverser d'un coup
dans le Les protections courantes sont:

Les indicateurs de colmatage: ils donnent une information lorsque la perte


de charge provoquée par le colmatage devient inacceptable. Cette
information peut être un voyant, un contact géré par la partie commande
... circuit; on imagine aisément la catastrophe que cela représente.

Filtre avec indicateur de colmatage à contact

Filtre avec indicateur de colmatage à voyant

Les limiteurs de pression bipassent: dès que la perte de charge provoquée


par le colmatage devient inacceptable, le débit d'huile passe à côté du
filtre.

Ce dispositif protège également le filtre lors des démarrages à froid, lorsque la


viscosité de l'huile est trop importante. La plupart des filtres sont équipés de ce
dispositif.

Filtre avec limiteur de pression bi passe. Si le filtre est


colmaté, le débit passe par le limiteur. L’huile n’est plus
filtrée mais le déchirement du filtre est évité.

QV Cette représentation, montrant un clapet taré à la place du


limiteur de pression est impropre, mais très courante
dans la plupart des schémas.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 20 /161
COURS_FGI 5ème Année

Les clapets anti-retour : ils évitent un débit à contresens, ce qui


provoquerait un retour des impuretés accumulées dans le circuit. Cette
protection est nécessaire en particulier pour les filtres au retour lorsque le
circuit peut (ou doit) "réaspirer" de l'huile (présence de vérins en
particulier).

QV Filtre protégé contre les retours d’huile

II.8.5/ Efficacité des Filtres :

L'efficacité d'un filtre s'exprime par la taille des particules arrêtées par
-3
celui-ci, exprimée en m (10 mm).

Efficacité absolue:

On indique alors la taille minimale des particules qui seront toutes


arrêtées. Par exemple, un filtre absolu à 10 m ne laissera passer aucune
particule de taille > 10 m.

C'est une indication contraignante pour le fabricant, ce qui explique


pourquoi cette garantie est peu utilisée; on parle plus souvent d'efficacité
relative.

Efficacité relative:

On donne l'efficacité relative d'un filtre, par taille nominale de particules,


en indiquant le pourcentage de particules arrêtées. Par exemple, un filtre ayant
une efficacité de 95% à 10 m ne laissera passer que 5% de particules de 10 m,
en un seul passage. On peut indiquer plusieurs efficacités pour des tailles de
particules différentes.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 21 /161
COURS_FGI 5ème Année

Les fabricants utilisent souvent une autre façon de désigner l'efficacité, le


ß Ce ß est indiqué par taille de particule et calculé de la manière suivante:
x. x

nombre de particules de taille x en amont du filtre


Px =
nombre de particules de taille x en aval du filtre

Par exemple, un filtre ayant un /310= 200 ne laissera passer que 0,5% de
particules de 10 m (son efficacité relative est alors de 99,5%).

II.9/ Manomètre :

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 22 /161
COURS_FGI 5ème Année

II.9.1/ Manomètre à tube de Boudron

Les manomètres les plus courants sont basés sur le principe du tube de
Boudron qui utilise ka tendance à se redresser que possède un tube aplati et
cintré lorsqu’il est soumis à une pression intérieure.

Lorsqu’une pression est introduite dans le tube, la pression est la même


partout. Compte tenu de la différence de surface entre le rayon extérieur et
intérieur du tube cintré, la force qui s’exerce sur la face extérieure est plus
grande et redresse le tube.

Ce mouvement est transmis sur l’aiguille par des leviers, un secteur denté
et un pignon. L’échelle graduée indique la pression

II.9.2/ Manomètre avec capsule ou diaphragme ondulé

A la place du tube cintré, ces types de manomètre comportent une capsule


en métal ondulé ou une membrane tendue entre deux brides, étanche également.
Quand une pression est appliquée sur l’intérieur de la capsule ou de la
membrane, celle ci gonfle. Le degré de gonflement donne la mesure de pression
qui est affiché sur l’échelle graduée.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 23 /161
II.9.3 / Manomètre à piston

La partie active de ce manomètre


est constitué d’un piston poussé par un
ressort. L’aiguille qui donne la mesure
est solidaire avec le piston. Ce type de
manomètre est très robuste est
pratiquement insensible aux surcharges.

Mesure de pression électrique ou électronique

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258 5


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 24 /161
II.10/ Thermomètre

Le thermomètre est un appareil qui sert uniquement à relever une mesure


de température.

II.11/ Thermostat

Le thermostat, comme le thermomètre enregistre les variations de


températures, mais plus que le thermomètre, il peut garder la température
constante en interrompant l’arrivée de chaleur. Il contribue ainsi à l’autocontrôle
du système.

II.11.1/ Mono-contact

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 25 /161
II.12/ échangeur thermique

Le rôle des échangeurs thermiques (ou refroidisseurs) est de maintenir la


température du fluide à un niveau acceptable afin de satisfaire les exigences du
système hydraulique. Leur principe du fonctionnement est illustré à la figure
suivante :

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 26 /161
II. 2/ Débitmètre

Le débit du fluide à mesurer passe à travers un tube de mesure dans lequel


est monté un cône immobile muni d’un piston coulissant. Lorsque le fluide
passe entre le cône et le piston, celui-ci est poussé contre un ressort. Le ressort
assume la fonction d’un diaphragme de mesure mobile. La section de passage
est définie par la position du piston par rapport au cône fixe.

Le piston continue à se déplacer jusqu’à ce que la différence de pression


au diaphragme du piston soit équilibrée avec le ressort. Le débit étant fonction
de la différence de pression au niveau de la membrane, la course du piston est la
mesure de débit. La précision de mesure est de l’ordre de 4%.

Page 27 /161
Il est équipé :

Robinet
Transmetteur
Sondes
calculateur

II. 3/ Réducteur de Débit

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 28 /161
Si on a besoin de connaître avec précision le débit instantané d’un circuit
hydraulique, par exemple pour réguler ou commander des vérins ou des moteurs
en synchronisation ou encore pour les commandes de positionnement, on a
recours à des hélices de mesure, compteurs à roues ovales, débitmètres à
engrenages, diaphragmes de mesure ou débitmètres à orifice en mince paroi.

II.14/ Accumulateurs

II.14.1/ Définition

Les accumulateurs sont des appareils


entrant dans la constitution des systèmes
hydrauliques. Ils servent à emmagasiner
une réserve d’énergie.

Ils se montent en dérivation avec le circuit


principal permettant de stocker une
quantité de fluide sous pression et la
restituer (donner) en cas de besoin, par
exemple en cas de chute de pression
accidentelle, compensation des fuites,
équilibrage des forces...

Dans certains cas l’utilisation d’un


accumulateur est indispensable pour la
sécurité, ex élévateur des charges.

II.14.2/ Utilisation

Les accumulateurs hydrauliques peuvent assurer des fonctions variées et en


particulier

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 29 /161
Le stockage d’énergie permettant d’économiser la puissance des pompes
dans les installations à fonctionnement intermittent.
Une réserve d’énergie (en secours) pouvant intervenir lors d’une panne de
la pompe ou d’une baisse de pression dans le circuit, ainsi que la
compensation des fuites.

II.14.3/ Constitution d’un accumulateur

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 30 /161
II.14.4 / Type d’accumulateur

II.14.4.1/ Fonctionnement

Dans les circuits hydrauliques, le fluide ne peut pas être comprimé. Afin de
sauvegarder une réserve d’énergie sous pression, on se sert d’un gaz : l’azote.

Ce gaz est comprimé dans un réservoir par le fluide hydraulique. En cas de


besoin, le gaz se détend pour restituer le fluide sous pression dans le circuit.

Technologie des installations / FGI-UE-MAS-258


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 31 /161
Le fonctionnement comporte trois phases :

Phase n°1 : Gonflage de la vessie :

La vessie de l'accumulateur est gonflée avec de l'azote à une pression p1


et occupe alors tout le volume V1 du réservoir. Lorsque la pression dans le
circuit hydraulique est à une valeur supérieure à la pression de gonflage p1,
l'huile pénètre dans l'accumulateur : c'est la phase n°3 de la charge de
l'accumulateur.

Phase n°2 : Utilisation de l'accumulateur :

Au cours du fonctionnement de l'installation hydraulique, si la pression


dans le circuit diminue, l'énergie stockée dans l'azote est utilisée et
l'accumulateur fournit une quantité d'huile s'ajoutant à celle de la pompe
hydraulique. Cette phase correspond à la pression de service minimale p2 où le
volume est alors V2

Phase n°3 : Charge de l'accumulateur :

La vessie de l'accumulateur est comprimée par l'huile du circuit


hydraulique grâce à la pompe de la source de puissance du circuit hydraulique.
Cette phase correspond à la pression de service maximale p3 où le volume est
alors V3.

II.14.2 / Travaux sur les installations :

Les installations équipées d’accumulateurs permettent l’exécution de


mouvements, pendant un temps déterminé, lorsque la pompe est arrêtée, grâce
au fluide sous pression emmagasiné dans la capacité.

Lors d’une intervention, il convient de décharger hydrauliquement


l’accumulateur. A cet effet, il est impératif de prévoir des blocs de sécurité avec
valve de décharge à commande électromagnétique.

Page 32 /161
Avant toute intervention sur une installation hydraulique possédant un
accumulateur, il faut obligatoirement décharger hydrauliquement l’installation.

En aucun cas il ne faut effectuer des travaux de soudure ou des travaux


mécaniques sur des accumulateurs. Il est donc recommandé de s’adresser à des
ateliers spécialisés ou des agents agréés de la marque en cas de réparation.

II.14.3/ Le groupe de sécurité

Chaque accumulateur doit être accompagné d’un groupe de sécurité. Ce


groupe ou bloc de sécurité est monté sur l’accumulateur, du côté de l’orifice
hydraulique. Il doit obligatoirement comporter :

Un dispositif de limitation de pression qui limite la pression de l’huile


dans l’accumulateur
Un dispositif de vidange qui permet la mise au bac de l’huile contenue
dans l’accumulateur

Deux dispositifs de vidange sont possibles :

A - Si le volume de l’accumulateur ne dépasse pas 2,5 litres et si


l’accumulateur est utilisé pour un maintien en pression ; le dispositif peut être un
robinet du type « quart de tour », à commande manuelle.

Page 33 /161
Dans ce cas, un panneau d’avertissement doit être apposé visiblement et
durablement à proximité du robinet de vidange. Il doit comporter les indications
suivantes :
DANGER ACCUMULATEUR
SOUS PRESSION VIDANGE

B - Dans les autres cas, le système de vidange sera un électro-distributeur,


ouvert au repos, qui assurera la vidange de l’accumulateur lors de l’arrêt du
groupe générateur de pression.

Il peut également comporter:

Une prise de pression permettant le raccordement d’un manomètre


Une commande manuelle pour le limiteur de pression, permettant la
décompression progressive de l’accumulateur
Un robinet permettant d’isoler l’accumulateur du circuit de pression

II.14.4/ La mise en service

La mise en service d’un accumulateur neuf est subordonné à une première


épreuve dans les conditions soumises à la réglementation. Ils sont éprouvés à
une pression égale à 4 fois la pression d’utilisation, sous la responsabilité du

Page 34 /161
II.14.5 / Maintenance

Le propriétaire est tenu d’assurer les nettoyages, réparations et remplacements


nécessaires.

Ces appareils doivent être visités périodiquement à la demande de l’utilisateur.

Une nouvelle épreuve est obligatoire tous les 10 ans.


Une nouvelle épreuve est obligatoire tous les 5 ans, dans les cas où la face
interne est en contact avec :
o Un gaz autre que l’azote
o Un autre fluide autre qu’une huile minérale spécialement destinée
aux transmissions hydrauliques
Avant une nouvelle épreuve, une visite intérieure est obligatoire.

II.14.6/ La sécurité

La pression de remplissage en gaz doit être portée sur chaque


accumulateur, sous la responsabilité de l’utilisateur.
Le gaz de gonflage de l’accumulateur est de l’azote. En aucun cas de l’air
ou un autre gaz ne doivent être utilisé
(risque d’explosion).

II.14.7 / Les différentes fonctions d’un accumulateur

II.14.7.1/ En maintien de pression

L’accumulateur compense les fuites d’un circuit sous pression et assure le


maintien des efforts sur les récepteurs.

Quand le distributeur est piloté du côté X : le vérin sort et l’accumulateur


se décharge.
Quand le distributeur revient au centre : l’accumulateur maintient la
pression au vérin.

Page 35 /161
Quand le distributeur est piloté du côté // : le vérin rentre et
l’accumulateur se décharge.

Cours de Diagnostic et Maintenance des systèmes Fluidique / ISTAMA-2015


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 36 /161
COURS_DMF_ISTTAMA_3ème Année Licence

II.14.7.2 / En réserve d’énergie

On stocke une quantité d’huile dans l’accumulateur et on restitue la totalité de


cette huile sous pression.

Deux cas peuvent se présenter :

A un moment donné, on a besoin d’une pointe de puissance

Exemple : cycle de presse à injecter.

Au lieu de dimensionner la pompe pour le débit maximum, on la dimensionne


pour un débit moyen que l’on complète par celui d’un accumulateur, que la
pompe a préalablement chargé.

L’huile stockée dans l’accumulateur permet d’alimenter des actionneurs


pour initialiser les systèmes dans le cas d’une défaillance du groupe
hydraulique.

II.14.3 / En amortissement de chocs

Deux cas peuvent se présenter :

Anti-coups de bélier :

Lorsque l’on coupe brutalement une circulation d’huile sous pression, on


provoque un choc dans le circuit. Plus la puissance transmise est importante,
plus le choc dû à la décélération instantanée est important.

L’accumulateur est placé à l’endroit de la coupure, se remplit. Le « coups de


bélier » est absorbé par l’accumulateur qui joue ainsi le rôle d’accumulateur de
choc. Lorsque des chocs mécaniques, externes au circuit hydraulique, viennent
perturber ce dernier, on installe un accumulateur. Il absorbera l’énergie due au
choc en se remplissant d’huile qu’il restituera dans le circuit, après le choc.

Cours de Diagnostic et Maintenance des systèmes Fluidique / ISTAMA-2015


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 37 /161
II.15/ Les Modulateurs de puissance

II.15.1 / Le limiteur de pression ou soupape de sûreté

II.15.1.1/ Fonction :

II a pour fonction de limiter la pression dans un circuit et de faire retourner


au bac le débit excédentaire. II est monté en dérivation sur la conduite pression.
En cas de blocage du débit, la pression va monter dans le circuit jusqu'à
éclatement d'une conduite ou d'un appareil. Le limiteur de pression intervient
alors pour retourner au bac la totalité du débit lorsque la pression atteint la
valeur de tarage. Les limiteurs de pression peuvent être :

à action directe,
à commande indirecte,
à commande pilotée.

II.15.1.2 / Symbole

II.15.1.3 / Le limiteur de pression à action directe :

Il est constitué d'un clapet 2 poussé sur son siège par un ressort tarable 3
au moyen d'une vis 4. Lorsque la pression régnant dans la conduite produit une

Cours de Diagnostic et Maintenance des systèmes Fluidique / ISTAMA-2015


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 38 /161
force supérieure à la force du ressort 3 il y a décollement du clapet 2 et
évacuation de l'huile.

On distingue :

La pression d'ouverture, qui permet de décoller le clapet ;


La pression de plein débit, qui le maintient ouvert.

Celle-ci est généralement différente de la pression d'ouverture, car pour


permettre la circulation de la totalité du débit, le clapet doit reculer davantage,
comprimant un peu plus le ressort et entraînant une pression plus élevée. II y a
donc un décalage entre la pression d'ouverture qui décolle le clapet et la pression
de plein débit.

Les limiteurs de pression à action directe ont une marge de surpression élevée
(différence entre les pressions de plein débit et d'ouverture) qui limite leur
utilisation aux petits débits sinon leur fonctionnement devient saccadé et
bruyant.

De plus, il est générateur de vibrations et de coups de bélier. En effet pour


évacuer un débit élevé, il faut un clapet de grand diamètre. Lors de sa levée,
celui-ci permet un débit important amenant immédiatement une chute de
pression dans la conduite, d'où fermeture brutale du clapet. Le débit ne
s'évacuant plus, la pression monte de nouveau provoquant l'ouverture du clapet
et le processus reprend. La soupape fonctionne alors de façon saccadée en
rafales. Ce type de fonctionnement doit être systématiquement évité.

Cours de Diagnostic et Maintenance des systèmes Fluidique / ISTAMA-2015


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 39 /161
L'utilisation du limiteur de pression en commande directe est généralement
limitée à 10 I / min et 140 à 210 bars selon les constructeurs. Pour les valeurs
supérieures on utilise alors un limiteur de pression à commande indirecte.

II.15.1.4 / Le limiteur de pression à commande indirect (ou à clapet


équilibré)

Le clapet n'est plus appliqué sur son siège par la seule force d'un ressort.
La pression de l'huile s'exerce aussi sur la face supérieure, ce qui permet un
équilibrage hydraulique. II suffit alors d'un faible ressort pour vaincre les
frottements et assurer la fermeture du clapet. Le clapet est quelquefois, selon les
constructeurs, remplacé par un piston ou un tiroir. Mais le principe de
fonctionnement reste le même. Cette soupape comporte deux parties :

une partie puissance constituée par


le clapet équilibré 1, qui fait
retourner à la bâche tout débit
excédentaire ; l'alimentation en
huile de la face supérieure du clapet
ou du piston se fait au travers d'une
restriction 2 logée soit dans le clapet
(ou le piston) ou dans un canal
annexe. Cette restriction apporte une
légère temporisation au déséquilibre
des forces agissant sur le clapet et
provoque la levée de celui-ci,
permettant ainsi l'évacuation
dufluide excédentaire.

Une partie pilote composée d'une petite soupape de sûreté à action directe.
Cette soupapeest en communication avec la chambre située à la face

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 40 /161
supérieure du clapet principal et permet de tarer, avec une assez bonne
précision, la pression admissible dans la conduite.

Cette soupape à action directe, n'ayant à réguler que le débit pilote qui passe au
travers de la restriction, peut donc être de très petite dimension. Le mouvement
du clapet pilote étant de faible amplitude, il ne vibre pas et le fonctionnement du
clapet principal est plus doux, la régulation est plus fine et plus souple, et la
pression d'ouverture atteint 90 à 95 %, de la pression de plein débit. La
consommation du clapet pilote varie, selon les appareils et les constructeurs, de
0,5 I / min à 1 l / min. Le corps et la tête pilote du limiteur de pression sont
généralement en fonte hydraulique. Les clapets et sièges sont en acier traité et
les portées sont rectifiées. Cette électrovanne de petites dimensions (1 / 8") peut
être prévue sur la soupape ou dans celle-ci ou peut être extérieure à l'appareil et
raccordée à son pilotage. Seule la soupape de sûreté est dimensionnée pour le
débit principal

II.15.1.4 / Le limiteur de pression avec pilotage externe :

C'est une soupape de sûreté à piston équilibré commandée à distance par une
soupape à action directe. Le tarage de la soupape à action directe doit être
inférieur à celui de la soupape principale, sinon c'est le clapet pilote de celle-ci
qui se déplace le premier, fixant ainsi la valeur du tarage.

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 41 /161
Dans tous les cas, on obtiendra comme pression maximale sous le clapet
principal (donc dans la conduite) l'équivalent de la pression qui règne au-dessus
de celui-ci. Cette pression pilote sera celle autorisée par le plus faible des
tarages. On peut ainsi, en utilisant un distributeur, obtenir plusieurs valeurs de
pression dans un même circuit.

Aussi pour éviter le battement entre plusieurs, on laissera une marge de pression
d'au moins 8 à 10 bars entre les différents tarages.

Exemple : commande à trois étages de pression avec décharge de pompe :

La pompe est déchargée par l'électrovanne incorporée au limiteur de


pression.
Un distributeur à trois positions oriente le débit pilote vers l'un ou l'autre
des limiteurs dépression à commande directe. C'est la commande
électrique des bobines, qui détermine la pression en service.

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 42 /161
II.15.2 / Le réducteur de pression

II.15.2.1/ Fonction

Réduire la pression du réseau principal et la maintenir constante dans une partie


du circuit.

II.15.2.2 / Symbole

Sans clapet anti retour

Avec clapet anti retour

II.15.2.3 / Fonctionnement :

Le fluide circule de B vers A. Le canal 3 permet à la pression venant de A, d'agir


sur la surface du tiroir 1.

Ceci engendre une force à laquelle s'oppose la force du ressort 4. Lorsque la


pression en A crée une force supérieure à la force du ressort 4, le tiroir 1 se

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 43 /161
déplace vers la droite et ferme le passage de B vers A. Ainsi le circuit A n'étant
plus alimenté, la pression est réduite et reste stable.

En cas de surpression en A, le tiroir 1 se déplace encore plus vers la droite et


met en communication le circuit A avec le réservoir par l'intermédiaire du canal
2 et du drain Y.

Remarque:

Le réducteur de pression se monte toujours en série sur les circuits.

Les réducteurs ne sont pas tous munis d'un canal interne, (comme le canal
2 sur le schéma de principe ci-dessus) dans ce cas, ils sont incapables d'éliminer
les surpressions.

Si le fluide doit pouvoir circuler de A vers B, il faut alors choisir un


réducteur de pression équipé d'un clapet anti-retour.

II.15.3 / Les clapets anti retour

II.15.3.1/ Fonction

Un tel dispositif permet de


contrôler le sens de circulation du
fluide (huile pour l'hydraulique et air
pour la pneumatique). Il permet le
passage d'un liquide, d'un gaz, d'air
comprimé, ... dans un sens et bloque
le flux si celui-ci venait à s'inverser.

Permet la circulation de l'huile de A vers B et bloquée de B vers A, pour


le clapet taré il faut une pression égale ou supérieure à la valeur de tarage.

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 44 /161
II.15.3.2 / Symbole

Clapet anti retour non taré Clapet anti retour non taré Clapet anti retour piloté

II.15.3.3 / Application

Filtre avec clapet de dérivation


Protection d’une pompe contre les
surpressions

Utilisé comme système de freinage d’un


Monté en dérivation d’un appareil
moteur hydraulique en agissant par contre
pression

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 45 /161
Exemple : soit à maintenir une charge en haute pression (schéma ci-dessous)

Solution 1 Solution 1
Utiliser un distributeur à centre Utiliser un clapet anti retour simple
fermé
Résultat
Résultat
Le clapet anti retour permet la monter
Les fuites internes au niveau du jeu de la charge et rend la descente
fonctionnel du tiroir. impossible
La charge n’est pas maintenue à sa
position

Donc Il faut un clapet capable:

de maintenir efficacement la charge.


de permettre le passage du fluide dans les deux sens

Cet appareil est désigné sous le nom de clapet d’anti-retour piloté.

Dans la position flèches droites du distributeur 1V, le fluide est admis en A, il


soulève le clapet et s'écoule vers B. On obtient la remontée du vérin 1A. En
position centrale de 1V la charge tend à provoquer la descente de 1A

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 46 /161
Le clapet se ferme, 1A est bloqué en position. Pour obtenir la descente de
1A. Il faut soulever le clapet. On place 1V en position flèches croisées, le fluide
se dirige vers 1A coté fond et la pression admise aussi en P agira sur le piston de
pilotage du clapet permettant l'ouverture donc le passage de B vers A. L'orifice
A étant relié au réservoir par 1V.

II.15.4 / Distributeurs

II.15.4.1/ Fonction

Aiguiller le débit vers l'une ou


l'autre partie du circuit,
autoriser ou bloquer le passage
du débit

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 47 /161
II.15.4.2 / Constitution

II.15.4.3 / Fonctionnement

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 48 /161
II.15.4.4 / Symbolisation et schématisation

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 49 /161
II.15.4.5 / Les pilotages (la commande des distributeurs)

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 50 /161
II.15.4.5/ Les pilotages (la commande des distributeurs)

II.15.4.6/ Règle de câblage d’un distributeur

II.15.4.5/ Les pilotages (la commande des distributeurs)

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 51 /161
II.16/ Les Actionneurs

II.16.1/ Le Rôle du Vérin

II.16.2 / Les Constitution d’un vérin

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 52 /161
II.16.3/ Principe de fonctionnement

II.16.4/ Type de vérins

II.16.4/ Vérins Spéciaux

Les fabricants proposent une grande variété de vérins spéciaux : vérins


rotatifs, vireus, Vérin sans tige, vérins à tige creux, micro-vérins, vérins à
faible course, vérins anti-rotation, muscle pneumatique, vérin à soufflet…

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 53 /161
II.16.4.1 / Vérins Rotatif

II.16.4.2 / Vireur

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 54 /161
II.16.4.3 / Vérins sans tige

II.16.4.4 / Vérins à tige creuse

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 55 /161
II.16.4.5 / Micro-Vérins

II.16.4.6 / Vérins à faible course

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 56 /161
II.16.4.7 / Vérins anti-rotation

II.16.4.8 / Vérins Spéciaux

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 57 /161
II.16.5/ Caractéristique et dimensionnement

II.16.5.1/ Dimensionnement et choix des vérins

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 58 /161
TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 59 /161
TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 60 /161
TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 61 /161
II. 7/ La normalisation Hydraulique

II.17.1/ Disposition Plan

Les appareils sont disposés de bas en haut et de gauche à droite.

En bas à gauche : source d’énergie, alimentation…


Au centre : la distribution.
En haut : les actionneurs.

II.17.2 / Représentation des conduite

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 62 /161
II.17.3/ Repérage des composants :

Il se compose de trois éléments précédés du signe :

La case I : repère d’ordre

Ce repère peut comporter des chiffres allant de 0 à 999. Commencer par 0 pour
les accessoires montés sur la centrale. Continuer par les éléments de génération
de pression et de retour. Puis par les différentes chaines de distribution

Exemple :

Case II : code de désignation des composants

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 63 /161
Case III : code d’état ou d’action (chiffre ou lettre)

L’électrovanne : un chiffre pour chaque position du distributeur, le 0 est


pour la position initiale.
Exemple :

Capteur associés aux actionneurs : le chiffre 0 est affecté aux capteurs


actionnées à l’état initial ; puis la numérotation suit le sens de la séquence.
Exemple :

Appareils associés à une chaîne de distribution : lettres A, B, P, T, X, Y, V, L


suivant le repère de l’orifice du distributeur auquel l’appareil est raccordé. Pour
les appareils sur 2 voies indiquer AB.

II.17.4/ Repérage des orifices de raccordement :

Mettre ceux qui figurent sur le symbole normalisé du composant.

II.17.4/ Repérage des conduites hydrauliques

Les repères sont placés parallèlement au trait représentant la conduite, ils sont
indiqués à proximité des points de connexion, ils se composent :

d’une lettre correspondant à l’orifice du distributeur principal.


d’un chiffre correspondant au numéro de la chaîne comportant le
distributeur.
TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 64 /161
II.17.5/ Renseignements techniques

A coté des composants, indiquer les caractéristiques suivantes :

Réservoir : Capacité maximale en litres, type, catégorie et viscosité du


fluide.
Pompes : Débit ou cylindrée.
Moteur électrique : Puissance, vitesse de rotation, valeur de tension.
Appareils de pression et de débit : Valeur de réglage des appareils.
Vérin : Diamètre d’alésage, de tige et course en mm, précédés de la lettre
H. Ex: H 200 X 80 X 140 Force en N et vitesse en m/s. Préciser la
fonction du vérin (serrage, levage, avance, ...).
Actionneurs oscillants (vérin rotatifs) : Cylindrée en cm3, couple, angle et
vitesse de rotation.
Moteurs hydrauliques : Cylindrée.
Accumulateurs : Pression de décharge, nature du gaz, volume à restituer
en L et identification.
Filtres : Degré de filtration en micromètre et débit nominal.
Tuyauteries : Diamètre extérieur et épaisseur en mm.

II. 8/ Electro-hydraulique :

L’électro-hydraulique est une technique bien connue et très utilisée dans


les nombreux domaines industriels. Elle est basée sur la force d’attraction entre
un champ magnétique et un noyau de fer doux. On emploie cette force afin
d’activer les tiroirs de composantes hydraulique, directement ou indirectement.
La méthode directe consiste à accoupler directement le plongeur et le tiroir. La
méthode indirecte vise à se servir du plongeur pour orienter le fluide sous
pression ; c’est le fluide qui activera les tiroirs.

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 65 /161
II.18.1/ Solénoïde :

Principe du champ magnétique

Selon le principe de l’électromagnétisme, une bobine constituée de


plusieurs spires de fil de cuivre produit un champ magnétique à l’intérieur de
son noyau lorsqu’elle est parcourue par un courant I.

De plus on a découvert que les lignes de force magnétique traversent plus


facilement une barre de fer doux que l’air libre. Donc en ajoutant cette barre on
renforce l’action magnétique.

Si l’on permet à la barre de fer de se déplacer, elle suivra les lignes de


force ; plus les lignes de force magnétique seront fortes, plus la tige aura une
force de poussé élevée, permettant de transformer l’énergie électrique en
mouvement linéaire mécanique. Ce phénomène est l’origine, en autres, des
solénoïdes et des bobines des relais.

Un solénoïde est constitué d’un plongeur en forme de « T » qui se déplace


à l’intérieur d’un champ magnétique. Le magnétisme est créé par une bobine
enroulé autour d’une structure en forme de « C ».

A l’état de repos, le plongeur est généralement repoussé par un ressort, de


sorte qu’il y a un espace entre la structure et le plongeur. Comme aucune

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 66 /161
alimentation n’excite la bobine, il n’y a pas des lignes de force qui tentent à tirer
le plongeur.

Lorsque la bobine devient énergisante, des lignes de forces sont créées.


Lignes de forces de la structure et les deux parties du solénoïde deviennent
soudées ensemble par une force magnétique.

Sous l’effet du déplacement du plongeur, une tige permet d’actionner un


mécanisme quelconque. Ce principe est l’origine des électro distributeurs et des
relais.

II.18.2/ Symboles:

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 67 /161
TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528
Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 68 /161
II.18. 3/ Codification

K utilisé pour les relais et leurs contact ;

Y appareils mécanique à commande électrique ;

S élément de commande (bouton poussoir par exemple)

1 Système à 5 chambres pour un bon guidage du tiroir 2 Electro-aimants


étanches à bobine interchangeable 3 Diamètre du tiroir 18 mm 4 Guidage de
canal optimisé per- mettant de réduire les pertes de charge

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 69 /161
CIRCUIT FONDAMENTAUX

TECHNOLOGIE DES COMPOSANTES FLUIDIQUES UE -FGI-528


Présenté par : Ing. ABBAA KALGONG Clément Page 70 /161