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#38

Racines de polynômes

Khôlles - Classes prépa Thierry Sageaux, Lycée Gustave Eiel.

Exercice 1. ˇ “(
1) Déterminer tous les polynômes P ∈ R[X] tels que P admette au moins une racine et P (X) =
P (X + 1).
2) Idem sans supposer que P admette une racine.

Exercice 2. Article S.Poirier - Prix Fermat 1995 ˇ“


On se propose de résoudre l'équation générale du troisième degré : x3 + 3ax2 + 3bx + c = 0 en la
mettant sous la forme :
(x − u)3 + λ(x − v)3 = 0 (1)

avec u 6= v .
1) Développez (1) et déterminer (α, β, γ, δ) tels que αx3 − 3βx2 + 3γx − δ = 0.
2) En déduire que (α, β, γ, δ) sont les termes consécutifs d'une suite récurrente satisfaisant un+2 −
(u + v)un+1 + (uv)un = 0.
3) En déduire que si λ existe, alors b + (u + v)a + uv = 0 et c + (u + v)b + uva = 0 et résoudre ce
système (S).
4) Montrer que u et v sont solutions de (a2 − b)y 2 + (ab − c)y + (b2 − ac) = 0 (2).
5) Si a2 − b = 0, résoudre l'équation générale.
6) Si a2 − b 6= 0,
a) Dans le cas où (2) a une racine double, montrez que cette racine est au moins racine double de
l'équation générale.
b) S'il n'y a pas de racines doubles dans (2), on trouve u et v . Déterminer alors λ.
u−v
c) Montrer alors que x = v + √
3
est solution de l'équation générale.
1+ λ

Exercice 3. (Mines-Ponts 71-72)

Déterminer p et q pour que X 7 + 7X 6 + pX + q = 0 ait une racine triple. Calculer alors les racines de
l'équation dans ce cas.

Exercice 4. (Mines-Ponts 71-72)

Soit Q un polynôme. En utilisant le pgcd, déterminer


1) Le polynôme Q1 admettant toutes les racines de Q à l'ordre 1 et celles-ci seulement.
2) Le polynôme Q2 admettant les racines simples de Q à l'ordre 1 et celles-ci seulement.
3) Le polynôme Q3 admettant les racines doubles de Q à l'ordre 1 et celles-ci seulement.

Exercice 5. (Mines-Ponts 71-72)


n xn
On pose Pn (x) = .
P
k=0 n!
1) Quel est le nombre de zéros de Pn sur R ?
2) Si ap est le zéro de P2p+1 , étudier la suite (ap ).

Exercice 6. (Mines-Ponts 71-72)


Z 1
Soit P0 ,P1 ,. . .,Pn une famille de n polynômes de R[X] tels que deg Pk = k et ∀i 6= j , Pi (x)Pj (x)dx =
−1
0.

4 avril 2019 1 Thierry Sageaux


#38 Racines de polynômes
Z 1
1) Montrer que ∀Q ∈ Rn−1 [X], on a Q(x)Pn (x)dx = 0.
−1
2) Montrer que Pn a toutes ses racines simples distinctes réelles et appartenant à l'intervalle [−1, 1].
Exercice 7.
Résoudre dans C l'équation x4 − 3x3 − 12x2 + 48x − 64 = 0 sachant qu'il y a deux racines opposées.
Exercice 8.
Soit P de degré n dans R[X] possédant n racines réelles distinctes.
1) Montrer que P 0 possède (n − 1) racines réelles distinctes.
2) En déduire que P 2 + 1 n'a que des racines simples sur C.
3) Donner un contre-exemple dans C[X].

Exercice 9. ˇ“ (Mines-Ponts '71)

Déterminer p et q pour que P (X) = X 7 + 7X 6 + pX + q ait une racine triple.


Calculer les racines de P dans ce cas.
Exercice 10. Xn − 1
Factorisation de

Factoriser X − 1 sur C. 


n
n−1 kπ
1) En déduire .
Q
sin
k=1 n
n−1
 

2) Calculer également +θ .
Q
sin
k=0 n
3) On note ω = e2iπ/n . Calculer (ω k − ω ` ).
Q
k6=`
0≤k,`<n

Exercice 11. Mines MP 1999


2iπ
n−1
Montrer que 2k
− 2ω cos θ + 1) = 2(1 − cos(nθ)) avec ω = e n .
k
Q

k=0

Exercice 12. Racines dej2 j et

Montrer que si p ≤ n, alors X 2 + X 2 + 1 divise X 2 + X 2 + 1.


p p−1 n n−1

Exercice 13. X 2 − 2X cos θ + 1 X 2n − 2X n cos(nθ) + 1


divise

Montrer que X − 2X cos θ + 1 divise X 2n − 2X n cos nθ + 1. Pour sin θ 6= 0, chercher le quotient.


2

Exercice 14. X 2 − 2X cos θ + 1 X n+1 cos(n − 1)θ − X n cos nθ − X cos θ + 1


divise

Montrer que X − 2X cos θ + 1 divise X n+1 cos(n − 1)θ − X n cos nθ − X cos θ + 1, puis déterminer le
2

quotient.
Exercice 15. X 8 + X 4 + 1 divise X 8n + pX 4n + q
CNS sur p, q ∈ C pour que X 8 + X 4 + 1 divise X 8n + pX 4n + q ? (n ∈ N∗ xé)
Exercice 16. Racines rationnelles

Factoriser P (X) = 3X 4 + 11X 3 + 20X 2 + 7X − 5, sachant qu'il existe des racines rationnelles.
Exercice 17. Équation de degré 4 tq x1 x2 = 5
Trouver les racines de P (X) = X 4 −3X 3 +6X 2 −15X +5 sachant que deux racines, x1 et x2 vérient :
x1 x2 = 5 (On introduira le polynôme Q = X 4 P (5/X)).

Exercice 18. Racines multiples

Factoriser P = X 5 − 13X 4 + 67X 3 − 171X 2 + 216X − 108 sachant qu'il admet une racine triple.

2 Thierry Sageaux
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Exercice 19. Recherche d'une racine triple

Soit P = X 5 + aX 2 + 15X − 6i. Trouver a ∈ C tel que P a une racine triple dans C. Factoriser alors
P.

Exercice 20. Ensi P 90

Donner une condition sur λ pour que l'équation : x4 − 2x3 + λx2 + 2x − 1 = 0 ait une racine au moins
triple.
Exercice 21. x1 + x2 = 1
Soient p, q ∈ C et P (X) = X 5 + pX + q . Donner une CNS sur p et q pour que deux des racines de P
aient pour somme 1.
Exercice 22. Factorisation
X X(X − 1) X(X − 1) · · · (X − n)
Factoriser 1 − + − · · · + (−1)n+1 .
1! 2! (n + 1)!

Exercice 23. X − 1 | P (X n ) ⇒ X − 1 | P
Soient P, Q ∈ K[X].
1) Montrer que si P (X n ) est divisible par X − 1, alors P est divisible par X − 1 (n ∈ N).
2) Montrer que si P (X 3 ) + XQ(X 3 ) est divisible par X 2 + X + 1, alors P et Q sont divisibles par
X − 1.
n
Exercice 24. Cnk (sin kθ)X k
P
Racines de
k=0
n
Soit θ ∈ R tel que sin nθ 6= 0. Démontrer que le polynôme P = Cnk (sin kθ)X k a toutes ses racines
P
k=0
réelles.
Exercice 25.
Démontrer que 1 + X + X n n'a que des racines simples.
Exercice 26. P 0 divise P
Quels sont les polynômes P ∈ K[X] tels que P 0 divise P ?
Exercice 27. Équations fonctionnelles

Trouver tous les polynômes P ∈ C[X] tels que . . .


1) P (X 2 ) = P (X − 1)P (X + 1).
2) P (X 2 ) = P (X)P (X − 1).
3) P (X)P (X + 2) + P (X 2 ) = 0.

Exercice 28. P à racines réelles simples => P 2 + a2 à racines simples

Soit P ∈ R[X] dont toutes les racines sont réelles.


1) Démontrer que les racines de P 0 sont aussi réelles.
2) En déduire que : ∀ a ∈ R∗ , les racines de P 2 + a2 sont simples.

Exercice 29. P et Q ont même module

Soient P, Q ∈ C[X] tels que : ∀ z ∈ C, |P (z)| = |Q(z)|. Démontrer qu'il existe u ∈ C, |u| = 1 tel que
P = uQ.

Exercice 30. Valeur moyenne


P (z1 ) + · · · + P (zn )
Soient z0 , z1 , . . . , zn ∈ C tels que : ∀ P ∈ Cn−1 [X], on a P (z0 ) = .
n
n
On note Φ(X) = (X − zi ).
Q
i=1

3 Thierry Sageaux
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Φ(z0 )
1) Calculer .
z0 − zk
(X − z )Φ0 (X)
2) En déduire que Φ(X) = 0
+ Φ(z0 ).
n
3) Démontrer que z1 , . . . , zn sont les sommets d'un polygone régulier de centre z0 .
4) Réciproque ?
Exercice 31. P (x) 6= 14
Soit P ∈ Z[X] tel que P (x) = 7 pour au moins 4 valeurs distinctes x ∈ Z.
Démontrer que : ∀ x ∈ Z, on a P (x) 6= 14.
Exercice 32. Nombre algébrique rationnel

Soit α ∈ C. On dit que α est algébrique s'il existe un polynôme P ∈ Q[X] tel que P (α) = 0.
Le polynôme unitaire de plus bas degré vériant P (α) = 0 est appelé : polynôme minimal de α.
1) Soit α algébrique de polynôme minimal P . Démontrer que P est irréductible dans Q[X] et que α
est racine simple de P .
2) Soit α algébrique, et P ∈ Q[X] tel que P (α) = 0. On suppose que la multiplicité de α dans P est
1
strictement supérieure à deg P . Démontrer que α ∈ Q.
2

Exercice 33. P ( 2) = 0 √  √
Soit

P ∈ Q[X] tel que P 2 = 0. Démontrer que − 2 est aussi racine de P avec la même multiplicité
que 2.
Exercice 34. 2 cos(2π/7)
Polynôme minimal de

Montrer que x = 2 cos est racine de X 3 + X 2 − 2X − 1. Quelles sont les autres racines ?
7
Exercice 35. Racines réelles simples
n
Soit P = ak X k ∈ R[X] dont les racines sont réelles simples.
P
k=0
1) Démontrer que : ∀ x ∈ R, on a P (x)P 00 (x) ≤ P 02 (x).
2) Démontrer que : ∀ k ∈ {1, . . . , n − 1}, ak−1 ak+1 ≤ a2k .
Exercice 36. Méthode de Ferrari

Soit P = X 4 − 6X 3 + 7X 2 − 18X − 8.
Trouver Q ∈ R[X] tel que deg(Q) = deg(P − Q2 ) = 2, et P − Q2 a une racine double. Factoriser alors
P sur R.

Exercice 37. Pgcd 6= 1 ⇔ racine comune

Soient P, Q ∈ Q[X]. Montrer que P et Q sont premiers entre eux si et seulement si P et Q n'ont pas
de racine en commun dans C.
Exercice 38. Mines MP 2001

Soit K un corps de caractéristique p.


1) Montrer que σ : x 7−→ xp est un morphisme de corps.
2) Montrer que σ est surjectif si et seulement si tout polynôme P ∈ K[X] irréductible vérie P 0 6= 0.

Exercice 39. Centrale MP 2001

Soit P ∈ Rn [X] \ {0}.


Pour x ∈ R on note V (x) le nombre de changements de signe dans la suite (P (x), P 0 (x), . . . , P (n) (x))
en convenant de retirer les termes nuls. Soient α < β deux réels non racines de P . Montrer que le nombre
de racines de P dans [α, β], comptées avec leur ordre de multiplicité, a même parité que V (α) − V (β) et
que V (α) − V (β) ≥ 0.

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Exercice 40. X MP 2004

Soit P ∈ C[X] de degré d dont toutes les racines sont de module strictement inférieur à 1. Pour
ω ∈ U on note P le polynôme dont les coecients sont les conjugués de ceux de P et Q(X) = P (X) +
ωX d P (1/X). Montrer que les racines de Q sont de module 1.

Exercice 41. X MP 2005

Soient a0 , . . . , an ∈ R tels que |a0 | + · · · + |an−1 | < an . Soit f (x) = a0 + a1 cos x + · · · + an cos(nx).
Montrer que les zéros de f sont tous réels (cad. si x ∈ C \ R, alors f (x) 6= 0).

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Solutions des exercices

Exercice 1.
1) Si α est racine, alors α + n l'est aussi pour tout n ∈ Z. Et si un polynôme a une innité de racine,
alors il est nul. n
2) Il faut écrire le système en posant P (X) = ak X k . On écrit P (X) = P (X + 1) et on a alors
P
k=0
une récurrence nie sur les coecients en commençant par le plus haut degré (n − 1) : an−1 =
an−1 + nan ⇔ an = 0 et on recommence avec le degré n − 2 et ainsi de suite. Il s'agit donc des
polynômes constants.
Exercice 2.
1) On obtient : (1 − λ) x3 − 3 (u + vλ) x2 + 3 (u2 + v 2 λ) x − (u3 + v 3 λ) = 0.
| {z } | {z } | {z } | {z }
α β γ δ
2) Il sut de vérier.
3) Le système de départ doit satisfaire la relation de récurrence. On trouve :
c − ab b2 − ac
u+v = 2
et uv = 2 .
a −b a −b
5) On a alors (x + a)3 = a3 − c.
u+v c − ab
6) a) On pose X = x − = x− 2
. Une même translation appliquée à u et v doit
2 2(a − b)
globalement préserver le système (S). On se ramène donc au cas où u + v = 0. La racine double de
l'équation en y devient u = v = 0, ce qui donne b = c = 0. En substituant dans l'équation générale,
on trouve 0 racine double.
b) On a

1 + λ u + λv −(a + u)
=0 ⇔ λ= .
1 −a a+v
3
x−u
c) On a l'équation générale qui devient = −λ, d'où le résultat. On peut choisir arbi-
x−v
trairement quelle solution de (2) sera nommée u et laquelle sera v , les trois valeurs de la racine
cubique (complexe) donnant les solutions dans un ordre diérent.
Exercice 3.
P 0 (X) = 7X 6 + 42X 5 + p et P 00 (X) = 42X 5 + 210X 4 = 42X 4 (X + 5). La racine triple sera nécessaire-
ment −5. On divise P par (X + 5)3 et on trouve comme quotient Q(X) = X 4 − 8X 3 + 45X 2 − 200X + 625
et pour reste (p − 21 875)X + q − 78 125. Donc p = 21 875√ et q = 78 125. √
On cherche à factoriser Q. pOn trouve Q(X) = (X 2 + ( p21 − 4)X + 25)(X 2 − ( 21 + 4)X + 25). Les
√ √ √ √
4 − 21 ± i 63 + 8 21 4 + 21 ± i 63 − 8 21
racines sont donc et .
2 2
Exercice 4.
Q
1) On pose M = Q ∧ Q0 . On a alors Q1 = .
M
Q1
2) Avec M1 = Q0 ∧ Q1 , on trouve Q2 = .
M1
Q0
3) On pose P1 = 0 qui est le polynôme qui admet toutes les racines de Q0 à l'ordre 1 et celles-
Q ∧ Q1
ci seulement. On pose M2 = P1 ∧ Q qui admet à l'ordre 1 toutes
0
les racines de Q qui sont d'ordre
Q
Q0 ∧Q00 ∧ Q
supérieur à 1. De même avec M3 = P1 ∧ Q ). Donc Q3 =
00
Q0 00
.
Q0 ∧Q00 ∧ Q

6 Thierry Sageaux
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Exercice 5.
1) On a Pn (x) > 0 si x ≥ 0, donc les zéros cherchés sont nécessairement négatifs.
Si x < 0, alors ex − Pn (x) est le reste d'une série alternée qui est donc du signe de xn+1 . Donc P2p
n'a pas de racine α (qui entraînerait eα < 0).
Quant à p82p + 1,il a au moins une racine comme polynôme de degré impair. D'autre part, Pn0 =
Pn−1 et P2p+1 est une fonction monotone. Donc la racine et unique.
|x|n+1
2) On a |ex − Pn (x)| ≤ car la série est alternée. Si l'on écrit cette relation pour x = ap et
(n + 1)!
|ap |2p+2
n = 2p + 1, il vient eap ≤ .
(2p + 2)!
On continue par l'absurde en supposant que (|ap |) ne tend pas vers +∞, i.e. (eap ) ne tend pas vers
|apk |2pk +2
0). Il existe alors M > 0 et il existe une suite extraite (apk ) telle que |apk | ≤ M , soit ≤
(2pk + 2)!
2pk +2 2pk +2
M M
< ε, donc eapk ≤ .
(2pk + 2)! (2pk + 2)!
Donc ∀ε > 0, il existe k0 tel que ∀k ≥ k0 , eapk < ε donc la suite eapk tend vers 0 ce qui est contraire
à l'hypothèse. Donc (ap ) → −∞.

Exercice 6.
n−1
Z 1
1) La famille (P0 , . . . , Pn−1 ) est une base de l'espace Rn−1 [X]. Donc Q = λi Pi , d'où Q(x)Pn (x)dx =
P
i=0 −1
n−1 Z
Pi (x)Pn (x)dx = 0
X
λi
i=0
Z 1
2) Comme P0 (x)Pn (x)dx = 0, Pn a au moins une racine dans [−1, 1]. Soit α ∈
/ [−1, 1] une racine
−1
Z 1
de Pn , alors Pn (x) = (x − α)Qn−1 (x). Et comme deg Qn−1 < n, alors Pn (x)Qn−1 (x)dx = 0, soit
−1
Z 1
(x − α)Q2n−1 (x)dx = 0. Contradiction.
−1
Si Pn a deux racines complexes conjuguées, alors Pn (x) = (ax2 +Zbx + c)Qn−2 (x) avec deg Qn−2 =
Z 1 1
n − 2 et ax2 + bx + c de signe constant d'où Pn (x)Qn−2 (x)dx = (ax2 + bx + c)Q2n−2 (x)dx = 0.
−1 −1
Contradiction encore.
Si ZPn admet α pour racine réelle double, alors Pn (x) = (x − α)2 Qn−2 (x) avec deg Qn−2 = n − 2,
1
donc (x − α)2 Q2n−2 (x)dx = 0. Idem
−1

Exercice 7.
Si a et −a sont racines, alors P (a) − P (−a) = −6a(a2 − 16) = 0. La valeur a = 0 n'est pas solution.
En revanche, P (X) = (X 2 − 16)(X

2
−√3X + 4) et on cherche les racines de X 2 − 3X + 4 et on trouve les
quatre racines : S = {−4, 4, 2 , 2 }.
3+i 7 3−i 7

Exercice 8.
1) Rolle.
2) 2P P 0 racines de P 2 + 1 sont imaginaires.
3) X 2 − i.

Exercice 9.
P 0 (X) = 7X 6 + 42X 5 + p et P 00 (X) = 42X 4 (X + 5). Pour la racine soit triple, il faut qu'elle soit
simple pour P 00 . Donc α = −5. On divise P par (X + 5)3 :

7 Thierry Sageaux
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P (X) = (X + 5)3 (X 4 − 8X 3 + 45X 2 − 200X + 625) + [(p − 21875)X + (q − 78125)]


Donc p = 21875 et q = 78125.
On cherche les racines de Q(X) = X 4 − 8X 3 + 45X 2 − 200X + 625. On pose Q(X) = (X 2 + αX +
β)(X 2 + γX + δ). On a alors βδ = 625, α + γ = −8, β + δ + αγ = √
45 et αδ + βγ = −200. Quand on essaie
β = δ = 25, cela donne αγ = −5 et α + γ = −8. Donc α = −4 ± 21 et les racines manquantes sont :
√ p √ √ p √
4− 21 ± i 63 + 8 21 4+ 21 ± i 63 − 8 21
2 2

Exercice 10.
n
1) n−1 .
2
sin(nθ)
2) .
2n−1 n
3) −(−n) .

Exercice 11.
n−1
ω 2k − 2ω k cos θ + 1 = (ω k − eiθ )(ω k − e−iθ ) et (ω k − x) = (−1)n (xn − 1).
Q
k=0

Exercice 12.
Poser Y = X 2 et utiliser les racines.
n

Exercice 13.
X 2n − 2X n cos nθ + 1 = (X n − einθ )(X n − e−inθ ).
n−1
P k i(n−1−k)θ n−1 P l −i(n−1−`)θ 
Q= X e Xe
k=0 `=0
n−1 k
P  2n−2  n−1 
Xk ei(k−2p)θ + Xk ei(k−2p)θ
P P P
=
k=0 p=0 k=n p=k−n+1
n−1 + 1)θ 2n−2 sin(2n − k − 1)θ
k sin(k
Xk .
P P
= X +
k=0 sin θ k=n sin θ

Exercice 14.
n−1
Division de proche en proche : Q = X k cos kθ.
P
k=0

Exercice 15.
⇐⇒ X 2 + X + 1 | X 2n + pX n + q ⇐⇒ j 2n + pj n + q = 0.

Exercice 16.
(X + 1)(3X − 1)(X 2 + 3X + 5).

Exercice 17.
On calcule
√ pgcd(P (X), √Q(X)) = X 2 + 5.
⇒ x1 = i 5 et x2 = −i 5.
On obtient alors : P (X) = (X 2 + 5)(X 2 −√3X + 1). √
3+ 5 3− 5
Les deux dernières racines sont x3 = et x4 = .
2 2
Exercice 18.
P = (X − 2)2 (X − 3)3 .

Exercice 19.

8 Thierry Sageaux
#38 Racines de polynômes
√ √
−3i + 15 −3i − 15
a = 10i. Racines : i, i, i, , .
2 2
Exercice 20.
λ = 0, x = 1.

Exercice 21.
P doit être divisible par X 2 − X + r, ⇒ r2 − 3r + p + 1 = 2r2 − r + q = 0.
On calcule le pgcd de ces expressions ⇒ CNS : 4p2 − 4pq + q 2 + 3p + 11q − 1 = 0.

Exercice 22. 
(X − 1) · · · (X − n) X − (n + 1)
= (−1) n+1
.
(n + 1)!

Exercice 24.
Pour x ∈ R, on a P (x) = Im (1 + xeiθ )n .


Donc P (x) = 0 ⇐⇒ ∃ k ∈ {0, . . . , n − 1} et λ ∈ R tels que : 1 + xeiθ = λeikπ/n .


sin(kπ/n)
On obtient xk = , 0 ≤ k ≤ n − 1.
sin(θ − kπ/n)

Exercice 26.
P = a(X − b)α .

Exercice 27.
1) si P (x) = 0, alors P (x − 1)2 = P (x + 1)2 = 0.
 

On a toujours |x| < max{|x − 1|, |x + 1|} donc, s'il y a une racine de module > 1, il n'y a pas de
racine de module maximal ⇒ P = 0.
Or max{|x − 1|, |x + 1|} ≥ 1 avec égalité ssi x = 0. Donc P = 0 ou P = 1.
2) Si x est racine, alors x2 et (x + 1)2 le sont aussi.
⇒ |x| = 0 ou 1 ⇒ |x + 1| = 0 ou 1 ⇒ x ∈ {0, −1, j, j 2 }.
x = 0 ou x = −1 ⇒ P (1) = 0 : exclus.
Donc P = a(X − j)α (X − j 2 )β . On remplace ⇒ P = (X 2 + X + 1)α .
3) Seule racine possible : 1 ⇒ P = −(X − 1)k .

Exercice 29.
Mêmes racines avec les mêmes multiplicités.

Exercice 30.
Φ Φ(z0 ) Φ0 (zk )
1) P = ⇒ = .
X − zk z0 − zk n
2) Les deux membres sont égaux en z0 , . . . , zn .
3) Décomposer Φ sur la base (X − z0 )k .
4) = 0 pour p < n ⇒ OK.
P 2ikp/n
e
k

Exercice 34.
1
x=z+ avec z 6 + z 5 + · · · + 1 = 0.
z
4π 6π
autres racines : 2 cos et 2 cos .
7 7
Exercice 35.
n n 1 d P0  P 02 − P P 00
1) Soit P (x) = an (x − xk ). On a : (x).
Q P
2
= − (x) =
k=1 k=0 (x − xk ) dx P P2

9 Thierry Sageaux
#38 Racines de polynômes

1
2) Pour k = 1, x = 0, on a : a0 a2 ≤ a21 .
2
Pour k quelconque : on applique le cas précédent à P (k−1) dont les racines sont encore réelles
simples :
(k + 1)! 1 k
(k − 1)!ak−1 × ak+1 ≤ (k!ak )2 ⇒ ak−1 ak+1 ≤ a2k .
2 2 k+1

Exercice 36. √ ! √ !
5+ 33 5− 33
Q = X − 3X + 1, P =
2
X− X− (X 2 − X + 4).
2 2

Exercice 38.
1) p est premier car K est intègre.
p−1
On a 1p = 1, (xy)p = xp y p (un corps est commutatif) et (x+y)p = xp +y p + Cpk xk y p−k = xp +y p
P
k=1
car p divise Cpk si 1 ≤ k ≤ p − 1.
2) Remarquer que P 0 = 0 ⇔ P ∈ K[X p ].

On suppose σ surjectif. Soit P (X) = Q(X p ) = a0 + · · · + ak X kp un polynôme non constant à


dérivée nulle. Il existe b0 , . . . , bk tels que bpi = ai . Alors P (X) = Q(X)p est réductible.

On suppose que tout polynôme irréductible a une dérivée non nulle. Soit a ∈ K et P (X) = X p − a.
P = 0 donc P est réductible. Soit Q un facteur unitaire irréductible de X p − a. Alors Qp et X p − a
0

ont Q en facteur commun donc leur pgcd, D, est non constant. Mais Qp et X p − a appartiennent à
K[X p ] donc D, obtenu par l'algorithme d'Euclide aussi, d'où D = X p − a et X p − a divise Qp . Par
unicité de la décomposition de Qp en facteurs irréductibles, il existe r ∈ N tel que X p − a = Qr . Par
examen du degré on a r = p donc deg Q = 1, Q = X − b et nalement bp = a.

Exercice 39.
V (α) est pair si et seulement si P (α) et P (n) (α) ont même signe, de même pour V (β). Comme
P (α) = P (n) (β) on en déduit que V (α) − V (β) est pair si et seulement si P (α) et P (β) ont même
(n)

signe, donc si et seulement si P a un nombre pair de racines dans [α, β].

Décroissance de V : V est constant sur tout intervalle ne contenant aucune racine de P, P 0 , . . . , P (n−1) .
Considérons x0 ∈ [α, β[ tel que P (k) (x0 ) 6= 0, P (k+1) (x0 ) = · · · = P (`−1) (x0 ) = 0 et P (`) (x0 ) 6= 0. Alors
pour x proche de x0 avec x > x0 , P (k) (x) a même signe que P (k) (x0 ) et P (k+1) (x), . . . , P (`) (x) ont même
signe que P (`) (x0 ) donc les nombres de changements de signe dans les sous-suites (P (k) (x), . . . , P (`) (x))
et (P (k) (x0 ), . . . , P (`) (x0 )) sont égaux. De même si P (x0 ) = · · · = P (`−1) (x0 ) = 0 et P (`) (x0 ) 6= 0. Ceci
prouve que V (x+ 0 ) = V (x0 ) pour tout x0 ∈ [α, β[.

On considère à présent x0 ∈ ]α, β] tel que P (k) (x0 ) 6= 0, P (k+1) (x0 ) = · · · = P (`−1) (x0 ) = 0 et
P (x0 ) 6= 0. Alors pour x proche de x0 avec x < x0 la sous-suite (P (k) (x), . . . , P (`) (x)) a ` − k − 1
(`)

changements de signe si P (k) (x0 ) et P (`) (x0 ) ont même signe, ` − k changements de signe sinon tandis
que la sous-suite (P (k) (x0 ), . . . , P (`) (x0 )) en a un ou zéro. Si P (x0 ) = · · · = P (`−1) (x0 ) = 0 et P (`) (x0 ) 6= 0
on trouve de même ` changements de signe pour (P (x), . . . , P (`) (x)) et zéro pour (P (x0 ), . . . , P (`) (x0 ))
donc dans tous les cas V (x− 0 ) ≥ V (x0 ). Ceci achève la démonstration.

Exercice 40.
Pour z ∈ U, on a Q(z) = 0 ⇔ P (z)/z d P (z) = −ω . Comme P (z) = P (z), les deux membres ont
même module pour tout z ∈ U, il faut et il sut donc que les arguments soient égaux modulo 2π . Pour
a ∈ C avec |a| < 1, une détermination continue de Arg(eiθ − a) augmente de 2π lorsque θ varie de 0 à 2π
donc, vu l'hypothèse sur les racines de P , une détermination continue de Arg(P (z)/z d P (z) ) augmente

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#38 Racines de polynômes

de 2πd lorsque θ varie de 0 à 2π . Une telle détermination prend donc au moins d fois une valeur congrue
à Arg(−ω) modulo 2π , ce qui prouve que Q admet au moins d racines distinctes dans U.

Exercice 41.
f (2kπ/n) > 0 > f ((2k + 1)π/n) pour k ∈ Z donc f admet 2n racines dans [0, 2π[. En posant z = eix ,
z f (x) est un polynôme en z de degré 2n ayant 2n racines sur le cercle unité ; il n'en n'a pas ailleurs.
n

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