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Fiche 5

Séquence didactique, tâche et activité.

I/ La séquence didactique.

Composée d'un ensemble de séances liées entre elles par un même objectif.
Séquence = faire découvrir un nouvel objet d'enseignement préparant à un nouveau savoir et préparant
à des acquisitions ultérieures.
Articulation séquence suit progression disciplinaire.

Organisation classique d’une séquence didactique :

Phase 1 Présentation de l’objectif général d’apprentissage, mise en contexte de la tâche.


 Rappel des acquis antérieurs
 Présentation des consignes et de la situation

Phase 2 Réalisation de la tâche


 Réalisation de la tâche par les élèves, en vue d’acquérir une connaissance
 Une ou plusieurs séances successives (avec un objectif spécifique par séance)

Phase 3 Structuration et institutionnalisation


 Mutualisation / confrontation des réalisations des élèves
 Verbalisation de l’activité
 Formalisation des acquis
 Fixation d’un état des savoirs construits et des procédures mises en œuvre pour y
parvenir
Phase 4 Entraînement, consolidation, mise en mémoire

Phase 5 Évaluation
 Permet de réguler la progression

Phase 6 Transfert des connaissances


 S’assurer que les élèves peuvent mobiliser leurs connaissances dans un temps différé et
une situation différente.

II/ La séance.

Une séance : mise en oeuvre d'un ou plusieurs objectifs permettant d'atteindre l'objectif général de la
séquence. Doit être progressive :

➔ rappel des acquis


➔ réalisation
➔ structuration
➔ bilan d’étape pour fixer ce qui est fait et ce qui reste à faire pour l’objectif final.

III Tâche et Activité.

La tâche indique ce qui est à faire. L'activité indique ce qui se fait = travail prescrit vs travail réel.
Activité = cognitive.
Tâche = ne définit pas toujours précisément une activité. Pas une planification de travail
par l'enseignant mais c'est un élément constitutif de la dynamique "enseignement-
apprentissage."

Déclencheur de l'activité = consigne orale ou écrite, introduction d'un nouveau support matériel ou mise
en place d'un nouveau dispositif.

Il peut y avoir un écart entre la tâche à réaliser et la perception de la tâche par les élèves, c'est
pourquoi le travail de groupe réduit cet écart car mutualisation des savoirs.

Selon Elisabeth Nonnon, deux niveaux de tâches :

➢ Celles du premier niveau : consigne définie explicitement et ancrée sur des routines de
classe et culture commune accumulée sur attentes, procédures et acquis à mobiliser.
Exemple de tâche de 1er niveau : Souligne les terminaisons à l’imparfait = Elle donne un
but que les élèves pourront se représenter suffisamment pour se mettre au travail en
faisant appel à ce qu’ils connaissent déjà ; mais si elle constituait réellement la tâche à
accomplir, il n’y aurait pas réellement d’apprentissage.
➢ Celles du second niveau : c'est le nouveau pas à franchir, l'objectif-obstacle, les
nouvelles opérations à mettre en oeuvre. Ne peut être dit par l'enseignant car c'est
l'objet d'apprentissage de le construire. Inclusion choix du référent ou des documents,
les découpages ou manipulations effectuées sur eux, dans les contraintes de la situation-
problème ou du dispositif. Objet du travail non nommé à l'avance. Tâche du second
niveau peut être consciente de la part de l'enseignant ou rester implicite pour lui, être
prévue à l'avance au moment où il construit sa tâche ou émerger de façon improvisée au
cours de sa réalisation en classe.

CCL : Au second niveau comme au premier, il n’y a travail que si les élèves, dans leur espace à
eux, arrivent à percevoir la tâche de second niveau derrière la formulation de la tâche de
premier niveau.