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ISSAT-Gabès Mastère GCV2

Dr J. Kamoun
Travaux dirigés – Série 1
"Stabilité des pentes"
Solutions

Exercice 1 :

 tg = 2/3
5m

 = 19 kN/m3
5m
=0
Cu = 20 kPa

a) Calcul de stabilité par la méthode globale :

En négligeant la résistance au cisaillement dans le remblai (suivant l’arc ME), on a :


Mres = 2 Cu R2 

Or : tg = 2/3 →    / 6
D’où :  =  / 3

 Mres  4187 kN.m / ml

Pour le calcul du moment moteur dû au poids du sol et du remblai, on ne fait pas


intervenir la portion (EDN) située dans le sol et qui est symétrique par rapport à la
verticale (OD), son moment résultant est nul.
Etant donné que la résolution par la méthode analytique est très compliquée, voire
parfois impossible, on procèdera à un calcul graphique en divisant la portion (AMEB)
du remblai en deux parties :
• Le triangle (AMB) de poids W1  300 kN / ml.
Le bras de levier de W1 par rapport à O est égal environ à 3,3 m.
• Le triangle (EMB) de poids W2  605 kN / ml.
Le bras de levier de W2 par rapport à O est égal environ à 4,9 m.
Le moment moteur total dû aux forces W1 et W2 est :
Mmot = 3955 kN.m/ml

Le coefficient de sécurité est : F = 1,058.

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b) - Calcul l’aide de l’abaque de Pilot-Moreau :

N = Cu r / H
Le calcul donne N = 0,2
D’après l’abaque de Pilot-Moreau, pour D/H = 1 et r = 35° : F  1,11

- Calcul en assimilant le remblai à une fondation superficielle :

Le coefficient de sécurité est déterminé par l’équation :


F = ( + 2) Cu / r H
L’application numérique permet de trouver : F = 1,03.

Les calculs faits avec la méthode globale d’une part et avec l’hypothèse d’une fondation
superficielle d’autre part, donnent des résultats très proches, en négligeant la résistance
au cisaillement créée dans le remblai. Cependant, la valeur de F obtenue par ces deux
méthodes est inférieure à celle trouvée à l’aide des abaques de Pilot-Moreau, car par
cette dernière méthode on tient compte de la résistance au cisaillement due au remblai.

Exercice 2 :

A2 A
N1

.
N2
B1

a) Pour les trois remblais (AB), (A1B1) et (A2B2), le moment des forces par rapport au
point O est le même. Il est déterminé à partir de Cu le long de l’arc (EDN) dans le sol, et
à partir de r le long de l’arc (EM) dans le remblai, à condition que OA2  OM.
Les moments moteurs sont dus au poids des remblais, selon le sens de rotation par rapport
au point O. Supposons que le moment moteur du remblai (AB) est donné, alors on peut
exprimer les moments moteurs des remblais (A1B1) et (A2B2) comme suit :

M moteur ( A1B1 ) = M moteur ( AB ) + M1 − M 2


M moteur ( A 2 B2 ) = M moteur ( AB ) + M 3 − M 4

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On remarque que les moments moteurs M1 et M3, dus respectivement aux parties
symétriques (1) et (3) par rapport à la verticale (OD), sont égaux. Il en est de même pour
les moments moteurs M2 et M4, dus respectivement aux parties symétriques (2) et (4). Par
conséquent, ces deux remblais ont le même coefficient de sécurité vis-à-vis d’une rupture
circulaire comme indiqué sur la figure ci-dessus.

b) D’après la figure ci-dessus, on remarque que : M1  M 2

D’où : M moteur ( A1B1 ) = M moteur ( A 2 B2 )  M moteur ( AB )

On conclut alors que le coefficient de sécurité, vis-à-vis d’une rupture circulaire, est
minimum pour le remblai (AB). Par conséquent, "le cercle du centre correspond à un
coefficient de sécurité minimum" est situé au niveau de la crête du talus. Ce cercle est
tangent au substratum tant que l’épaisseur de la couche de sol mou est inférieure ou égale
à la hauteur du remblai.

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