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Vertu des plantes 

: Le néré a une contribution


nutritionnelle d’une importance capitale
jeudi 15 mars 2012
 ; c’est une espèce agro-sylvo-pastorale reconnue comme fourragère, fertilisant le sol et
mellifère. Le néré est une espèce pourvoyeuse de revenus surtout en milieu rural. La
pulpe, les graines sont des sources de revenus pour les populations. Le roâaga ou
doâaga en mooré a des vertus thérapeutiques. Le rameau de la plante est un remède
contre la morsure de serpent. Les fleurs soignent la lèpre, la pulpe du fruit lutte contre
la fièvre jaune, la constipation, l’ictère. Les feuilles associées à l’écorce sont efficaces
dans le traitement de la carie dentaire. Au niveau artisanal et culturel, le bois du néré
des Dioulas est mis au service de l’énergie et d’œuvres. Le néré est apprécié pour son
ombrage

 RÉAGISSEZ

La contribution nutritionnelle du Parkia Biglobosa (nom scientifique) est d’une importance capitale. Le nectar
des fleurs est sucé, les fruits verts sont consommés grillés, la pulpe de fruit est consommée brute et/ou rentre
dans la préparation de boissons et de gâteaux. Le néré a des graines qui rentrent dans la préparation du
« soumbala », un condiment riche en protide. Très commune, localement abondante, l’espèce a comme habitat
les sols limoneux et sableux profonds. Elle est répandue du Sénégal, au Cameroun jusqu’au Soudan. Au niveau
national, le roâaga se trouve dans toutes les régions, exception faite du Sahel.

Les fruits de cette plante sont des gousses contenant des graines noires aplaties et enrobées dans une pulpe jaune.
Arbre de 10 à 20 mètres de hauteur, le néré a un fût court atteignant 1,6 mètre de diamètre. La floraison et la
fructification de l’espèce ont lieu en saison sèche.

Ses fleurs sont des boules rouges suspendues à un long pédoncule. La fructification du ??néré ?est en moyenne
entre 25 à 100 kilogrammes par arbre et par an. Les activités de recherche sur l’espèce ont influencé
positivement la connaissance du nombre de graines par kilogramme de 4000. La recherche portée sur le greffage
de l’espèce, l’interaction du doâaga et de certaines cultures, donne une production fruitière.

Il y a une disponibilité des essais de provenance et des essais de descendance ainsi qu’une amélioration
génétique.