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Correction exercice 3 de l’examen de 2019

On considère un cylindre de section S et de longueur L qui contient un fluide de densité


volumique ρ et de compressibilité χ.
A tout instant t, une vibration de la paroi de gauche du cylindre est imposée, et est de la
forme
ψ( x = 0, t) = U0 e jωt (1)
Pour bien comprendre le déplacement du fluide à l’intérieur du cylindre engendré par
la vibration imposée, on imagine que la vibration est imposée à t = 0. Dans ce cas, le
déplacement de matière se propage de gauche à droite selon l’équation

ψi ( x, t) = Ae jωt− jkx (2)

Arrivée à la paroi de droite, cette onde est réfléchie et il n’y a pas d’onde transmise (on
se restreint à l’étude du fluide dans le cylindre). L’onde réfléchie se propage de droite à
gauche et s’écrit comme
ψr ( x, t) = Be jωt+ jkx (3)
De ce fait, à n’importe quel temps t, la vibration imposée à sur la paroi de gauche donne
naissance à une superposition d’ondes à l’intérieur du cylindre qui est donnée par

ψ( x, t) = Ae jωt− jkx + Be jωt+ jkx (4)

et qui est le déplacement total du fluide à l’intérieur du cylindre.


Ainsi, A et B sont les amplitudes d’oscillation des ondes incidente et réfléchie.
Une condition limite est la valeur de la déformation ψ( x, t) en un point particulier alors
que la condition initial/finale est une de ψ( x, t) à un t particulier.
L’énoncé nous donne la condition limite en x = 0, effectivement,

ψ( x = 0, t) = U0 e jωt = Ae jωt− jk×0 + Be jωt+ jk×0 = Ae jωt + Be jωt


−→ U0 = A + B (5)

La section de droite du cylindre est une discontinuité qui sépare le fluide de l’extérieur
en x = L. Pour une discontinuité, on peut toujours écrire que le déplacement de fluide à
gauche est égal au déplacement du fluide à droite. A gauche, le déplacement est donné par

ψ( L, t) = ψi ( L, t) + ψr ( L, t) = Ae jωt− jkL + Be jωt+ jkL (6)

Le cylindre étant fermé, il n’y a pas d’onde transmise et il n’y a aucune onde qui vient de
l’extérieur du cylindre. Donc à droite, le déplacement est nul et

Ae jωt− jkL + Be jωt+ jkL = 0 (7)

Servons nous de la première condition en exprimant A comme A = U0 − B. Il vient,

(U0 − B)e jωt− jkL + Be jωt+ jkL = 0 → U0 e− jkL + B e jkL − e− jkL = 0



(8)

On peut alors exprimer facilement selon

e− jkL
B = −U0 = −2iU0 sin(kL)e− jkL (9)
e jkL − e− jkL

1
On rappelle les formules d’Euler
eix + e−ix eix − e−ix
cos x = sin x = (10)
2 2i
Par conséquent, A vaut

e− jkL e− jkL  e jkL − e− jkL + e− jkL


A = U0 − B = U0 + U0 = U0 1 + = U0
e jkL − e− jkL e jkL − e− jkL e jkL − e− jkL
e jkL
A = U0 jkL (11)
e − e− jkL
et finalement,
ψ( x, t) = Ae jωt− jkx + Be jωt+ jkx (12)
e jkL e− jkL
= U0 e jωt− jkx − U0 e jωt+ jkx (13)
e jkL − e− jkL e jkL − e− jkL
U0  jωt− jk( x− L)
− e jωt+ jk(x− L)

= −
e (14)
e jkL
−e jkL
U0
= (−2j) sin(k( x − L))e jωt (15)
2j sin(kL)
sin(k ( x − L)) jωt sin(k ( L − x )) jωt
= −U0 e = U0 e (16)
sin(kL) sin(kL)
avec sin(− x ) = − sin( x ).
Ici, la fonction n’est pas définie lorsque sin(kL) = 0 (la fonction 1/x diverge pour x → 0).
Ainsi,

sin(kL) = 0 → kL = nπ → k = (17)
L
Ainsi, la fonction diverge pour L = nπ nλ
k = 2 et on observe un phénomène de résonance.
Le calcul de la surpression est accompli en utilisant
1 ∂ψ( x, t)
p( x, t) = − (18)
χ ∂x
Ainsi,
1 1 ∂ 1 U0 k jωt
p( x, t) = − U0 e jωt sin(k( L − x )) = e cos(k ( L − x )) (19)
χ sin(kL) ∂x χ sin(kL)
On souhaite trouver les valeurs de x telles que p( x, t) est maximum et minimum. Un extre-
d f (x) 
mum x0 d’une fonction est donné par dx ( x = x0 ) = 0. Ici,

∂ 1 U0 k2 jωt
p( x, t) = e sin(k( L − x )) = 0 (20)
∂x χ sin(kL)
Cette fonction s’annule lorsque
nπ nλ
sin(k ( L − x0 )) = 0 → k ( L − x0 ) = nπ → x0 = − +L=− +L (21)
k 2
la seule dépendance en x étant donnée par le sinus. On souhaite savoir s’il s’agit de mini-
mum ou de maximum selon n, on dérive donc une seconde fois,
∂2 1 U0 k3 jωt
p ( x, t ) = − e cos(k ( L − x )) (22)
∂2 x χ sin(kL)

2
et on examine le signe de la dérivée seconde en x = x0 . On a

nλ nkλ
cos(k ( L − x0 )) = cos(k( L + − L)) = cos( ) = cos(nπ ) (23)
2 2
Pour n pair le cosinus est positif alors que pour n impair, le cos est négatif. Ainsi, les
maximums seront donnés par n = 2p + 1

2p+1 (2p + 1)λ


x0 =− +L (24)
2
et les minimums par n = 2p
2p (2p)λ
x0 = − +L (25)
2

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