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Université de Cergy-Pontoise

L2 S4 - Physique Ondulatoire

TD no 6
Exercice I

Deux cordes tendues, soudées bout à bout, de masses linéiques µ1 et µ2 , coı̈ncident avec l’axe
des x quand elles ne sont pas soumises à aucun ébranlement; la soudure est alors en O.
Elles peuvent vibrer librement et ne sont soumises qu’à une tension To dont la valeur est la
même pour les deux cordes. La soudure n’ajoute ni raideur ni surcharge.
1) Calculer les célérités c1 et c2 pour To = 10 N, µ1 = 10−3 kg.m−1 et µ2 = 1, 44 10−3 kg.m−1 .
2) On admet que les deux cordes sont illimitées de part et d’autre du point O, et on considère
une onde transversale sinusoı̈dale progressive, de pulsation ω, d’amplitude A, se propageant
dans le sens positif de l’axe des x sur la corde située à gauche (de densité µ1 ). On note
yi (x, t) = A ei (ωt−kx) l’élongation associée à l’onde incidente.
Exprimer les amplitudes B et C des ondes réfléchies et transmises, en fonction de c1 et c2 .
3) Exprimer l’intensité Ii de l’onde incidente, puis calculer les rapports T = It /Ii et R = Ir /Ii
(It = intensité transmise, Ir = intensité réfléchie). Vérifier que T + R = 1. Que traduit cette
égalité?
Exercice II
Une onde sonore plane progressive sinusoı̈dale se propage dans l’air et arrive sous incidence
normale sur un mur de masse volumique ρmur et d’épaisseur e, susceptible de vibrer en bloc.
De l’autre côté se trouve l’appartement voisin.
1) Calculer les coefficients de réflexion et de transmission en amplitude de pression. On sup-
posera que l’épaisseur du mur est négligeable. Pourquoi a-t-on l’impression que le voisin a la
voix grave ?
2) Quelle doit être l’épaisseur d’une cloison de masse volumique ρmur = 1200 kg.m−3 pour un
affaiblissement de 40 dB à 200 Hz? On prendra pour l’air à température ambiante (20o C) une
vitesse de propagation du son de l’ordre de 340 m.s−1 , et une masse volumique ρair = 1, 2
kg.m−3 .
Exercice III
1) On considère une onde acoustique plane progressive sinusoı̈dale se propageant suivant les x
croissants. Le plan x = 0 sépare deux milieux matériels d’impédances respectives Z1 et Z2 .
On écrit la surpression incidente sous la forme pi (x, t) = A ei (ωt−k1 x) , où k1 = ω/c1 avec c1 la
vitesse de propagation du son dans le milieu (1).
a) Ecrire la forme des pressions réfléchie et transmise à l’aide des coefficients de réflexion (r)
et de transmission (t) en amplitude de surpression.
b) En déduire la forme de ui (x, t), ur (x, t), et ut (x, t), les déplacements des molécules d’air
associés respectivement aux ondes incidente, réfléchie et transmise. En déduire la forme des
vitesses de déplacement correspondantes (vitesses des molécules d’air).
c) Quelles relations peut on écrire en x = 0? En déduire l’expression des coefficients de réflexion
et de transmission en fonction de Z1 et Z2 .
d) En déduire les coefficients de réflexion (R) et de transmission (T ) en intensité.
2) a) On réalise une échographie en appliquant une cellule émettrice d’ultrasons sur la peau
d’un patient. L’impédance acoustique des tissus humains est proche de celle de l’eau, soit en-
viron Zh =1,7 106 kg.s−1 .m−2 . Il y a toujours de l’air entre la sonde et la peau. L’impédance
acoustique de l’air à température ambiante est Zair = 410 kg.s−1 .m−2 . Montrer que dans ce
cas, l’échographie par ultrasons est difficile à réaliser.
b) Pour remédier à ce problème, on étale sur la peau un gel d’épaisseur e et d’impédance
e
ψi
ψ0r
ψ1r
ψ2r

AIR GEL PEAU

acoustique Zg . On veut montrer qu’un choix convenable de e et de Zg permet d’éliminer la


réflexion et donc de favoriser la transmission des ultrasons vers l’organisme. Soit r1 et r2 les
coefficients de réflexion en amplitude des interfaces gel → air et gel → peau, respectivement, et
t1 le coefficient de transmission en amplitude de l’interface air → gel. On note ψi (x, t) l’onde
sonore incidente (incidence normale) et ψ0r (x, t), ψ1r (x, t), ψ2r (x, t), etc, les ondes réfléchies repar-
tant dans l’air (voir figure). On note ψR (x, t) la somme des ondes réfléchies. Toutes les ondes
sont sinusoı̈dales, progressives suivant l’axe des x (croissants ou décroissants) et on utilise la
notation complexe.
N.B: Sur la figure, certaines directions de propagation sont décalées et/ou inclinées par soucis de clarté unique-
ment.
Montrer que ψ0r (0, t) = −r1 ψi (0, t). Quelle distance l’onde ψnr a-elle parcouru dans le gel? En
déduire que son déphasage par rapport à ψi est ∆n , avec ∆ = e−2ikg e (kg est le nombre d’onde
dans le gel). Combien de réflexions l’onde ψnr a-t-elle subi sur l’interface gel → peau? Et sur
l’interface gel → air? Même question pour les transmissions à travers l’interface gel → air. En
déduire que

ψnr (0, t) = t21 r1n−1 r2n ∆n ψi (0, t)


t21 r2 ∆
ψR (0, t) = −r1 +
1 − r1 r2 ∆
On souhaite imposer ψR = 0. En supposant Zair ≪ Zg < Zh (hypothèse à vérifier a posteriori),
quelle doit être l’épaisseur e en fonction
√ de λg , la longueur d’onde de l’onde sonore dans le gel?
En déduire qu’il faut choisir Zg = Zair Zh . Calculer la valeur numérique de Zg .

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