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Ferme pour engraissement bovins

charolais et limousin
Ste Al khales PRO businee

ÉTUDE ET CONSEIL CABINET NOURQAT


TABLE DES MATIERES
 Avant-propos
 Mot du promoteur
 Caractéristiques techniques de la ferme

1ère partie : étude économique


A) Etude du marché

I) Etude de l’environnement

I-1) environnement socio-économique

I-2) environnement géographique climatique

I-3) environnement administratif et juridique

a) environnement administratif

b) environnement juridique

II) Etude de l’offre

A) producteurs

B) produits

III) Etude de la demande

1) Liste des futurs clients et leur importance

2) description des conditions de la demande

2-1) critères de la qualité

2-2) mode d’achat

3) rythme de la demande

4) description (localisation) de la

clientèle 4-1) marché local

4-2) autre marché


5) politique commerciale

2ème partie : étude

technique

A) chaîne et processus de production

I- l’approvisionnement (relation fournisseurs clients)

II- phase de production

1- phase de démarrage

2- phase de croissance

III- besoin en moyen technique et humain

1- besoin en moyen technique

a- moyen matériel durable

b- moyen technique

consommable 2- besoin en moyen

humain

B) estimation du volume de production

annuelle I- volume de production par bande

II- volume de production par année (3ans)

III- formation de la production au cours de 3 années

3ème partie : étude financière


Tableau des investissements.

Financement des investissements.

Tableau des amortissements.

Charges de personnel.

Compte d’exploitation prévisionnel.

Compte de résultat prévisionnel.


Analyse de chiffre d’affaire prévisionnel ./ Conclusion.
AVANT-PROPOS

L'évolution de la production des viandes rouges durant les deux


dernières décades a été marquée par un équilibre entre l'offre et
la demande exprimée, se traduisant par une
augmentation moyenne de 1% par an pour atteindre environ
330.000 tonnes actuellement.
Selon la stratégie d'élevage élaborée pour l'horizon 2030, la
production de viande rouge devrait connaître une amélioration
à un rythme plus élevé (1,16% par an) pour atteindre 440.000
tonnes en l'an 2030.
Face à cette situation, le secteur de la production de viande
rouge notamment bovine devrait connaître un développement
important basé sur une transformation des élevages existants en
unités d'engraissement rationnelles assurant une meilleure
productivité et par conséquent, une amélioration de la
consommation à travers la diminution du prix de revient du
kilogramme de viande produite. Ce n’est que de cette manière
qu’on pourra parler de compétitivité et donc avoir une place
dans un marché de libre échange pour lequel nos concurrents se
sont préparés il y a bien longtemps.
MOT DU PROMOTEUR
La présente étude de faisabilité, s’inscrit dans le cadre des
projets économiques lancés pour les jeunes promoteurs, par sa
majesté le ROI MED 6, étant donné que je suis un jeune
agriculteur dénommé AL KHALES MOHAMMED issue de la
région d’el Jadida qui est une région des agriculteurs ainsi que des
éleveurs j’ai procédé à la création de ma société appelé AL
KHALES PRO BUSINEE sarl et j’ai envisagé d’investir
dans un atelier d’engraissement bovins pour 120 taurillons
pour pouvoir contribuer à la modernisation du secteur
ainsi que son développement.

Certes un tel projet économique a pour objet la création d’une valeur


ajoutée en bénéficiant de notre expérience en la matière, et d’une
collaboration sérieuse entre tous les partenaires, dans notre cas le
projet aura de fortes chances de bénéficier de soutien familiale parce
qu’il vient de moderniser le mode d’exploitation agricole de notre
ferme, vue la profession de la majorité des membres de ma famille
qui sont des agriculteurs.

Le projet est la création de deux activités harmoniques et


complémentaires, l’élevage et l’engraissement des bovins, il aura le
souci de contribuer à la promotion de l’emploi et la valorisation de la
production animale dans la région provinciale.

La pratique d’entreprenariat nous a enseigné qu’un promoteur


expérimenté vaut mieux qu’un détenteur de capital.

De ce constat nous considérons que notre expérience dans le


domaine agricole et d’engraissement, que nous jugeons assez
suffisante pour mieux mener à bien un tel projet agricole, c’est la clé
de la réussite du projet.

Il est à noter que M. khales mohammed a déjà l’expérience


dans ce domaine à son nom propre mais vu sa volonté de
moderniser et même faire l’importation a son nom propre et la
raison pour laquelle veut investir entant que personne morale.
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DE LA FERME

D’une superficie de 20 ha la ferme dispose de plus de 6000 mètre carré


couverte comme vous allez le constater dans le plan cadastrale sous
formes d’étables est qui ont une capacité d’accueil de plus de 454 vœux
(voir attestation ONSA en pièces jointes) ainsi que les photos un
château d’eau plusieurs écuries et une maison du gardien en attache des
photos qui démontre la capacité de notre ferme.
- 2 ha qui abrite les étables et en propriété du gérant M. KHALES
MOHAMMED et son frère (dont il dispose d’une procuration
générale) et qui est l’associé unique de la société, cultivé en luzerne
- 6 ha cultivé en luzerne acheté par un contrat d’avocat appartenant
à M. KHALES MOHAMMED
- 12.39 HA en location par la société déjà cultivé 6 ha MAIS et
6.39 HA culture céréalières la terre est équipée en goute à goute
un bassin et deux puits.

Equipement de la ferme :
 Equipement de la ferme en goute à goute (20 ha)
 Tracteur (sans papiers)
 Pick up
 Châteaux d’eaux
 Quatre puits équipés
 Deux bassins

Stockage des aliments

- Pour éviter que les grains de céréales moisissent il faut une bonne
aération dont notre ferme dispose via :
- Pour la conservation des fourrages, la société va utiliser des
conservateurs acides tels que l’acide formique (LE FOMOL) dilué au
1/10ème.
- Pour la mélasse : un réservoir de 60 m3 de capacité.
- Les aliments concentrés : un bâtiment de stockage d'une superficie de
10 m2
- L'ensilage est stocké dans des silo. . On trouve :
• Silo taupinière: consiste à tasser l'aliment par terre et le couvrir par
un plastique sans aucune bordures, L'avantage de ce silo c'est qu'il est
moins coûteux, il ne nécessite pas d'investir pour la construction des
bordures,
 Silo couloir: consiste à stocker l'aliment entre deux murs en béton,
utilisé pour un effectif élevé.
1ère partie : étude économique.

On doit s’intéresser à l’étude de la 1ère activité d’élevage et


l’engraissement des bovins et ovins en premier lieu.

A) Etude du marché

L’étude du marché est la partie la plus importante de


l’étude de faisabilité du projet, du fait qu’à ce stade on vérifie la
faisabilité du projet. En évaluant l’offre existante sur le marché
et le volume de la demande solvable, on peut facilement décider
s’il y a lieu de produire ou non, et dans l’hypothèse de
production, quelles sont les conditions de production et de
commercialisation du produit, ainsi que l’appréciation de la part
du marché.

Afin d’atteindre ces résultats nous suggérons d’étudier


d’abord l’offre sur le marché et par la suite la demande solvable,
en concluant ce stade par l’exposition de notre politique
commerciale.

I) ) Etude de l’environnement
I-1) Environnement socio-économique

L’environnement socio-économique du projet est


caractérisé par la dominance des activités informelles, soit dans
le domaine commercial, industriel ou agraire, avec toutes les
implications qui résultent sur la formation des prix et la
distribution des revenus entre les classes sociales. De ce constat
nous considérons que le marché local est très influencé par des
mouvements informels des capitaux et l’écoulement intensif du
capital vers les activités qui n’exigent pas une technicité de
pointe ou un savoir-faire très qualifiés.
I-2) environnement géographique climatique

Vue les caractéristiques des terrains qui sont exploités par


les activités agricoles, parce qu’ils sont des terrains fertiles, ainsi
que la région se caractérise par un climat semi-aride

-sol : La région en question présente une texture du sol châtain


sableuse-argileuse tirs. Il s’agit d’un sol adéquat pour les
cultures céréalières et fourragères.
I-3) environnement administratif et juridique

a) environnement administratif

Les services administratifs qui tournent dans la sphère du


projet, relèvent du ministre de l’agriculture telle que la direction
provinciale de l’agriculture, service provincial des eaux et forêts,
chambre d’agriculture, services provincial de production
animal, en outre les services privés compétents.

b) environnement juridique

L’activité principale du projet, la production agricole est


réglementée par les textes législatifs qui sont datés de l’époque
du protectorat et d’autres textes généraux qui réglementent
toutes les activités de l’industrie alimentaire,

Aucun de ces textes législatifs ne constituent un aspect


réglementaire qui entrave la conduite du projet, dans la mesure
que ces textes sont adoptés pour protéger le consommateur et
de mettre en valeur les produits de l’industrie alimentaire. Donc
la réglementation en vigueur a pour objet le renforcement de la
compétitivité des entreprises sans grandes incidences
financières.

II) Etude de l’offre.

L’étude de l’offre en tant qu’un élément déterminant dans


l’étude du marché, ainsi que la faisabilité du projet est basée sur
une analyse détaillée de toutes ces composantes :
-producteurs

-produits

A) Producteurs

Si nous analysons de plus près l’aspect de production : les


éleveurs, nous constatons que l’activité dans la province
doukkala est l’œuvre de trois catégories de producteurs :

a) les éleveurs traditionnels

C’est une catégorie à activité informelle, qui travaille dans le


cadre individuel et traditionnel, dont la production est destinée
dans la plupart des cas à l’autoconsommation

b) les éleveurs en phase de transition

Les différentes actions qui s’inscrivent dans le cadre du


développement rural, s’intéressent et s’investissent dans le
domaine avicole, par la création des petites tailles d’élevage.

Cette catégorie d’éleveurs est en phase de transition et ne


constitue pas un vrai concurrent sur le marché et ce pour deux
raisons, elle n’a pas encore accumulée un savoir-faire qui lui
permet d’assure une production à la vente et d’autre part la
taille de cette catégorie.

c) les éleveurs modernes

C’est une catégorie intégrée dans un circuit moderne, tant au


niveau de la production qu’au niveau de la consommation, sa
production actuelle est significative sur le plan quantitatif et
qualitatif. Mais elle connaît plusieurs insuffisances au niveau du
circuit de commercialisation, qui ne peut satisfaire, et aussi elle
est limitée à la zone d’ELJADIDA et avec le développement
actuel de la ville en générale et des flux touristiques…
Il s’agit de produire sur place presque toute l’alimentation de
base nécessaire, ce qui implique qu’il existe une forte demande
par rapport à la consommation actuelle.

B) produits offerts

L’analyse de l’offre du marché local ou régional en terme du


produit offert nécessite une réflexion sur l’origine des produits
offerts sur le marché c à d que plus de 80 % des produits sont
d’origines local ou régional.

III) l’étude de la demande

A ce stade de l’étude du marché on se limite seulement à l’étude


de la demande solvable présentée sur le marché local, ainsi
qu’une fraction de la demande régionale et aussi nationale vu
l’insuffisance des marché voisins (par exemple Marrakech).

Avant de préciser le volume de cette demande il faut d’abord


définir d’une manière succincte la future clientèle.

1) liste des futurs clients et leur importance

- grossiste ou courtiers régionaux 50 %

- détaillants locaux 25 %

- marché externe 25 %

2) description des conditions de la demande

Les déférents types de clients cités ci-dessus exigent des critères


de qualité. Qui sont à la base de leur acte d’achat, la production
locale, le risque de mortalité bénéficient aussi du coût de
transport.

3) rythme de la demande

La fonction de la demande des produits est considérée comme


élément d’alimentation de base, elle atteint son point de
flexibilité maximale pendant le mois de Ramadan et la saison
d’été.

4) description de la clientèle

Afin d’apprécier la localisation de notre future clientèle, nous


envisageons d’étudier les différents types de marché des
produits.

a) marché des établissements touristiques

C’est un marché de haut gamme dont la demande est faite par


les clients visiteurs qui sont prêt à acheter ou consommer le
produit avec quantité importante vue la diversité des flux
touristiques qui ciblent la province ou la région du doukkala)
ainsi par l’instauration de plusieurs unités touristiques dans la
ville et régions

B- le marché local

Au niveau local la clientèle connaît très bien la viande rouge,


nous prévoyons une évolution remarquable dans son
comportement d’achat des viandes rouges qui est déjà très
élevés dans la région.

c) marché national

A l’égard du niveau de la production qui demeure toutefois


modeste par rapport à la demande nationale et compte tenu que
plus de 80 % de la population nationale consomme la viande
rouge nous constatons que le marché est encore porteur et
apte à absorber des nouvelles offres. Ce qui constitue un grand
créneau que nous allons exploiter.

d) politique commerciale

- stratégie et moyens de la politique commerciale

Afin d’assure une rentabiliser financière, il faut définir une


stratégie commerciale et passer en revue les moyens de la
mettre en pratique en 1er lieu par l’accomplissement des
partenariats au niveau local et national ainsi définir ces clients
qui seront les boucheries de la région établir des
partenariats avec les établissements touristiques de la région
et au niveau national.

2ème partie : Etude technique.


La technicité, les moyens techniques et humains à réunir sont
les éléments clés de la conduite du projet tant au niveau de sa
phase de démarrage ou celle de son évolution.

Nous étudions dans ce qui suit la chaîne de production qu’on va


mettre en place et les moyens techniques et humains que nous
devrons réunir pour réaliser des niveaux de production
optimaux qui permettent d’avoir des chiffres d’affaires et pour
assurer la solvabilité et la rentabilité financière du projet.

A) chaîne et processus de production

L’élevage et l’engraissement des bovins ne nécessitent pas


une chaîne de production très compliquée du fait que
seul un technicien et un ouvrier peuvent assurer le
suivi et la production, mais vu le nombre qui est assez
important nous allons affecter 1 technicien et trois ouvriers.

I) L’approvisionnement.

L’approvisionnement des bovins et matières alimentaires


consommables en deux phases, celle de démarrage et celle de
croissance sont faits localement.

2) phase de croissance
C’est une phase de transition qui se caractérise par le
changement des conditions d’alimentations en qualité et en
quantité.

Jusqu’à présent nous avons exposé le cadre général de la


production mais afin d’apprécier les besoins en moyens
techniques et humains nécessaires pour la conduite du projet.

III) besoin en moyens techniques et humains

A partir de ce qui précède, nous pouvons lister nos besoins en


moyens techniques et humains que nous jugeons nécessaires
pour atteindre des niveaux de production importante capable
d’engendrer des chiffres d’affaires.

1) besoins de moyens techniques

-équipement de l’écurie et magasin de stockage déjà existent

- installation métallique et séparation à faire

2) besoins en moyens humains

Poste Qualité et observation


Approvisionnement et gestion Porteur de projet

Contrôle, suivi et production 01 Technicien et 3 ouvriers

Santé (vaccin et médicaments) Convention avec un vétérinaire


B) estimation du volume de production

L’estimation du volume de production annuelle tient compte de


deux constats essentiels

- le nombre de bovins engraissé et leurs


rendements

- le rendement du nombre de bœuf en fonction des


moyens techniques.
1) le nombre de bovins engraisser et leur rendement.

Conformément au planning annuel de production que nous


avons dressé nous envisagerons d’engraisser 120 bœufs et dont
le rendement est techniquement fixé d’avance, ce nombre
doit augmenter selon les moyens financiers dont on va disposer.

2) le rendement du nombre de bovin en fonction des moyens


techniques.

Afin d’atteindre un niveau de production optimale nous avons


les moyens techniques et humains que nous jugeons nécessaires
pour notre production tant qu’au niveau quantitatif et /ou
qualitatif y ajouter le niveau de la technicité qui s’intègre dans la
conduite de la production.

Donc à la base de ces éléments et d’autre information technique


nous avons élaboré le tableau qui démontre la formation de la
production annuelle au cours de 3 années d’exploitation ci-
dessous.

Le tableau de la production annuelle.

Formation de la production au cours de la première année

Bande Nbre Kg /départ Kg/vente


Bovins

Race limousins 120 240 kg 700 a 900


et charolais

La production de la deuxième année

Bande Nbre Kg /départ Kg/vente


Bovins 150 240 700 a 900
Race limousins
et charolais
La production de la troisième année.

Bande Nbre Kg /départ Kg/vente


Bovins 150 240 700 a 900

Race
limousinss et
charolai

A partir du tableau récapitulatif de la formation de la


production annuelle nous constatons que le volume de
la production varie entre 18 tonnes et 36 tonnes au cours
des 3 années, cette quantité de production est
déterminée par prudence car elle peut atteindre un niveau
plus ou moins de celui-ci

La conduite technique de l’élevage :

La première comprendra la méthodologie de la conduite


technique de l’élevage des taurillons d’engraissement où on
déterminera tous les besoins et les exigences pour réussir et
surtout les besoins en alimentations qui bien entendu entre par
un pourcentage de plus de 80% dans les charges de
l’engraissement.
La deuxième partie déterminera les disponibilités en production
d’aliments autoproduits par l’éleveur lui-même.
La troisième partie comprendra une comparaison entre les
disponibilités et les besoins d’où par la suite on va conclure par
donner nos recommandations pour combler le déficit
alimentaire éventuel.
La Conduite alimentaire :

L’engraissement bovin dans notre pays se caractérise par une


grande variété de type de production, de race, de mode
d’alimentation. La production des taurillons se caractérise par un âge à
l’abattage inférieur à 20 mois, une croissance continue, une
alimentation de concentration énergétique élevée à l’auge, sans
utilisation notable de pâturage. Les âges et les poids à l’abattage
varient respectivement de 20 à 27 mois et un poids vif qui varie
entre 300 et 750 kg de poids vif voir un poids en carcasse qui varie
entre 255 et 270 kg en carcasse.
Le niveau de croissance ainsi choisi, volontairement modéré doit
permettre de produire une carcasse lourde sans trop de gras. A chaque
poids correspond un gain de poids optimum. Il définit le niveau des
apports alimentaires recommandés.

La courbe de croissance
Cette courbe de croissance laisse distinguer 2 phases

1- Une croissance accélérée pendant le jeune âge de l’animal


; 2- Une croissance retardée aboutissant au poids adulte.
Les taurillons ont besoin d'énergie, de protéines, de minéraux,
de vitamines et d'eau.

• Les affouragements énergétiques: le maïs, l'orge, la paille,


le pulpe de betterave, le pulpe des agrumes et la mélasse
• Les affouragements protéiques: le tourteau de soja, le
tourteau de tournesol, la fève, le petit pois, la luzerne et le son.
• Il est recommandé d'ajouter les vitamines aux ratios du
troupeau au début de chaque trois mois.
• La diminution de la proportion du grossier dans la ration
améliore les performances de croissance-engraissement des
taurillons
Les besoins des taurillons d'engraissement sont comme suivis
Conduite des cultures fourragères dans la ferme
Les cultures proposées dans le cas de l’exploitation en question On a
choisi luzerne, l’orge et le mais .
Et en se basant sur la ration qu’on a précédemment choisie on
déterminera les proportions de chaque culture sur le terrain en question

Tableau 1 : Coût de production d’un Hectare d’Orge et calcul du prix de


Revient de UF Orge en vert

Tableau 2 : Coût de production d’un Hectare de Maïs et calcul du prix de
revient de UF Maïs en vert


Composition de la ration
Le rationnement des taurillons est raisonné en trois phases caractérisées
par des poids et des capacités d’ingestion différents et par voie de
conséquence, par des rations à densités énergétiques et protéiques
différentes.
Pour la formulation de rations, des logiciels informatiques sont
disponibles comme l’InRation, formule2000, Taurus, Mix-it.
Ils intègrent les besoins et ajustent les apports en tenant compte
des prix des matières premières, de la viande, et même les autres coûts
comme la main d’œuvre.
Ci-après, sont donnés des exemples de rations pour taurillons, et
agneaux. Cependant, ces rations peuvent ne pas être valables si les prix
de matières premières ont changé.

Exemples de Rations pour taurillons ave les GMQ observés :

Ingrédients Ration 1 Ration 2 Ration 3


%
Paille 40 15
Foin de B.Qualité 12
Luzerne déshydratée 12
Pulpe S Betterave 12
Mélasse 20 12 6
Orge concassée 28.5 50
Mais concassé 35
Aliment composé 10.5
Féverole concassée
Tourt. Tourn. 9 12
Urée 1
Chaux 1
Sel marin 0.5 0.5
CMV 1.5 1.5
GMQ 0.5 kg 1 .3 kg 1.3 kg
Dans notre ferme nous avons envisagé de travailler avec l’orge, paille et
luzerne, maïs puisque nous disposons d’une superficie qui avoisine
les 20 ha que nous allons utiliser afin de diminuer le cout de production.
Il est à préciser que la ration retenue a été déterminée par la technique de
formulation à moindre coût et pour donner une évolution quotidienne de
1.3kg, D’après ce qui précède on peut dire qu’il s’agit de 3 phases durant
l’engraissement

Ingrédients Phase I Phase II Phase III Besoins totaux Besoins totaux


par taurillon 120 taurillon

Durées 150 100 100 350


d’engraisseme
nt (jour)
Quantité d’aliments consommés (kg/j/animal)
Luzerne 4 5 6 1 700 204 000
déshydraté
Féverole 1,2 1,30 1,60 265 26 500
Concassé
Mais concassé 4,5 5,00 5,50 975 97 500
orge concassé 1,7 1,34 1,87 330.5 33 050
Son 1,2 0,80 0,45 182.5 18 250
CMV 0,1 0,1 0,1 20 2 000
pailles 1,5 2 2 350 35 000.
Bloc à lécher 12 1 200

Le tableau ci-dessous illustre les besoins totaux en aliments (kg)

désignation Quantité par taureaux COUT TOTAL


Fèverole concassé 26 500 5 dh le kg 132 500.00
Mais concassé 97 500 1.44(produit par la ferme) 115 200.00
Luzerne déshydraté 204 000 0.99 (produit par la ferme) 201 960.00
orge concassé 33 050 1 dh (produit par la ferme) 40 000
son 20 000 3 dh 60 000
CMV 3500 6 dh 20 000.00
pailles 75 000 PRODUIT DE LA FERME -
Bloc à lécher 2000 BLOC
En plus nous allons opter pour l’aliment composé « cicalim » pour aider
les taurillons à trouver une taille géante soit un total de 6 kg par taurillon
les premiers jours avant de commencer la ration ci-dessus soit un
total par an de 216 000 kg

Encadrement sanitaire

Afin d’éviter l’apparition d’éventuels problèmes sanitaires, il est


recommandé :
● De choisir à l’achat, des animaux en bon état de santé avec leur
carnet de santé ;
● De faire un test de tuberculination et vacciner les animaux contre
les maladies légalement contagieuses ;
● De procéder au déparasitage interne et externe des animaux.
● Nettoyage et désinfection des locaux d’élevage : A tous les stades
d’une production la phase de nettoyage désinfection est une étape
essentielle dans la maîtrise des risques sanitaires liés aux maladies
infectieuse (diarrhées, pneumonies,).
*Dans l’atelier d’engraissement, un ensemble de mesures rigoureuses
(nettoyage, désinfection, et vide sanitaire) est souvent mis en place, soit
avant l’introduction d’une nouvelle bande soit dans la chambre de
quarantaine.
*La désinfection des sols, des murs ou des matériaux peut être réalisée
avec du phénol de synthèse ou du formol mélangé à des essences
aromatiques.
*Enfin le vide sanitaire d’une durée de plusieurs jours à plusieurs
semaines vise non seulement à assécher et à aérer le local, pour un retour
à des conditions bioclimatiques normales, mais aussi compléter l’action
des deux premières étapes. En effet, l’absence momentanée des animaux
permet le tarissement des sources microbiennes.
*la quarantaine et l’isolement des malades :les animaux introduit doivent
être tenus un certain temps à l’écart du troupeau pour éviter qu’ils les
contaminent ou eux même soient contaminés par des animaux déjà
présents, si les uns ou les autres sont porteurs d’agents infectieux.
La quarantaine dure en fait une semaine et le lieu est distant de plus de
20 m des bâtiments hébergeant les animaux déjà présents.
● *L’isolement : il est favorable pour les troupeaux s’il est pratiqué
dès la constatation des symptômes et s’accompagne d’un examen
des animaux de même âge apparemment sains.

Protection sanitaire du cheptel

M.1 prophylaxie des maladies contagieuses :


Il faut que l’état sanitaire du cheptel soit bon dans l’ensemble, des compagnes
sanitaires sont exécutent, par le technicien de l’étable et ce en commun
accord avec les vétérinaires locales.

M.2 exemple d’intervention :

Intervention Période d’exécution Effectif vacciné produit utilisé

Fièvre aphteuse Du 15/01/04 au 120 têtes des bovins AFTOVAX


15/03/04
1.5 cc/tête
PARASITOSE toute l’année 120 têtes des bovins
externe DIAZINOUN
10 cc/ 10 litre d’eau.

M.3 la lutte contre la rage :

Nécessite une intervention sanitaire sur les chiens et Hommes atteints :


Chiens (abattage, vaccination) et des mettre, les personnes sous traitements
Antirabique

M.4 poursuite des études épidémiologiques :

Dans le cadre de la lutte contre les maladies réputée légèrement


contagieuses, le service est appelé à collaborer avec les laboratoires
régionaux vétérinaires pour mener à terme des études, épidémiologiques
nécessaire à la maîtrise des facteurs favorisant l’apparition des maladies
contagieuses notamment les zoonoses et les maladies infectieuses, la mise en
place des moyens adéquats à même d’enrayer l’affection. C’est le cas
actuellement la peste, le charbon,…
N- hygiène et inspection des viandes :

N.1 / examen anti-mortem :

A/ techniques d’inspection :
a. l’identification des animaux : qui est la détermination de l’espèce, de la
race, le sexe et l’âge de l’animal.
b. l’examen sanitaire : les techniques de cette inspection sont
basées sur un examen général des animaux en faisant.
- examen des fonctions respiratoires et digestives.
- Examen des appareils uro-génitaux : on cherche les inflammations.
- Examen des membres (recherches des boiteries).
- Examen de la surface du dos (recherche des varrons).

c. appréciation de la qualité : elle repose sur l’examen de la


conformation et sur l’appréciation de l’engraissement

B/ remarque sur l’inspection


• les animaux reconnus atteints de MRLC sont dirigés vers un clos
d’enfouissement autorisé ou ils seront abattus et incinérés.
• les animaux reconnus atteint des maladies autres que les MRLC
sont abattus et semis à l’inspection.

N.2 / examen post-mortem :

a. définition : c’est l’inspection des animaux abattus qu’est


légalement obligatoire et qui comprend l’examen de la carcasse et du 5éme
quartier.
- la carcasse : c’est le corps entier de l’animal de boucherie après
abattage, dépouille et éviscération.
- 5éme quartier : c’est l’ensemble des éléments à usage alimentaire et non
alimentaire autre que la carcasse et qui comprend les abats et les issus.
b. technique de l’inspection post-mortem.
• inspection à distance (collective).

Cet examen permet de comparer les différentes carcasses et découvrir


l’état d’engraissement ou la maigreur, les modifications des masses musculaires,
la couleur et les anomalies de position.
- les anomalies de couleur sont comme suite :
1) rouge foncée : la viande est surmenée, elle provient
d’un animal abattu à l’état de fatigue (transport lointaine).
2) Pâle : c’est le signe d’anémie.
3) Jaune : traduit l’ictère (jaunisse)

• inspection approfondie :

Dans cet examen en examine les organes individuellement :


A-la cavité abdominale :
La cavité abdominale est recouverte par un tissu transparent c’est le
péritoine (membrane qui tapisse l’abdomen), il faut chercher les
inflammations de ce péritoine c’est à dire les péritonites, ces dernières peuvent
avoir plusieurs origines :
- inflammation de tube digestif.
- mauvais trocardage.
- maladies générales (tuberculose).

b-la cavité thoracique :

Cette cavité aussi recouverte pour un tissu transparent : la plèvre, il faut


chercher les inflammations de la plèvre, c’est à dire les lésions de pleurésie
qui peuvent avoir les origines suivant :
- corps étrangers : péricardite
- inflammation des poumons.
- maladies générales (tuberculose).
• 5éme quartier :
Le 5éme quartier se compose de poumon, cœur, foie, rate, reins, la tête, la
Langue, et les viscères digestifs.
On examen tous les viscères et leurs ganglions, on regarde le viscère sur
toutes ses faces pour rechercher les lésions profondes, en fin, on fait des
incisions pour préciser la nature et l’étendu des lésions.
3ème partie : Etude financière.
L’étude économique nous a permet de définir les potentialités de
notre projet, l’étude technique nous a permet de savoir quels sont nos
outils de production ou de travail et comment nous devrons procéder.
La dernière étape avant de nous prononcer sur la faisabilité de notre
projet et celle qui concerne l’étude financière. Cette étude nous
permettra de savoir si notre activité nous laissera des bénéfices
suffisants pour couvrir les charges d’exploitation ainsi que celles
d’investissement. Pour cette raison nous proposons d’étudier
l’évaluation des chiffres d’affaires annuels pour les 5 ans
d’exploitation en tenant compte des volumes de production annuels
sous l’hypothèse des prix de vente réels.

Tableau Des Investissements

Désignations Montant

Achat des aliments à stocker par la société 250 000.00


Acquisition des vœux
1 200 000.00
Total investissement 1 450 000.00
Financement des Investissements

Désignations Mt
Capitaux Propres 250 000.00

Capital
Comptes Courants

Subventions
1 200 000.00
Capitaux Empruntés

Organismes Financiers

Autres Financements
Prix de Vente de Cessions :
- Incorporelles

- Corporelles

- Financières

Total des Financements 1 450 000.00


CHARGES DE PERSONNEL

NOMBRE DE SALARIERS

Catégories de Année Année 02 Année Année Année


Personnel
01 03 03 05

1 technicien 01 01 02 02 02

ouvriers 03 04 05 05 05

Nombre de Salaries 04 05 06 06 06

L’augmentation du nombre des vœux dans les années qui suivent nous obligent à
recruter un nouveau technicien et 2 ouvriers

CHARGES DE PERSONNEL ET CHARGES SOCIALES

Catégories de Année 1 Année 2 Année 3 Année Année 5


Personnel
4
36 000.00 72 000.00 72 000.00 72 000.00
Technicien 36 000.00

ouvriers 72 000.00 96 000.00 100 000.00 100 000.0 100 000.00


0

TOTAL SALAIRES 108 000.00 132 000.00 172 000.00 172 000.0 172 000.00
BRUTS 0

ÉTUDE ET CONSEIL CABINET NOURQAT


Compte d’Exploitation Prévisionnel
Désignations Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

I - production

- 1ere année : 120 bovins / ans

A raison de 550 kg l’un

Soit un total de 66 000 kg à


2 970 000.00dh
vendre pour un prix moyen de
45 dh

-2 année 600kg * 150Soit un total


de 90 000 kg à vendre pour un prix 4 140 000.00
moyen de 46dh

3-année :610kg * 150Soit un total


4 254 750.00
de 91 500 kg à vendre pour un prix
moyen de 46.50dh
4 324 000.0
4-année 620 kg*150 soit un total
de 92 000 kg pour un prix moyen
de 47dh

5-année 630 * 150 soit un total de


97 500 kg pour u prix moyen de 47 4 582 000.00
dh

(*) dans ce calcul on tenu en


compte d’un taux de mortalité
de 05%

Total Produit 2 700 000.00 4 140 000.00 4 254 750.00 4 324 000.0 4 582 000.0

ÉTUDE ET CONSEIL CABINET NOURQAT


Suite

Charges
1 320 000.00 1 875 000.00 1 875 000.00 1 875 000.00
1875 000.00
Achats pour année prochaine

150 taurillons
734 112.50
Autre achat matière (aliment 367 700.00 551 550.00 606 705.00 667 375.50
d’engraissements)
625 090.00
Achat des aliments composé 460 000.00 590 000.00 599 000.00 612 900.00
d’engraissement cicalim

Frais Personnels 108 000.00 132 000.00 172 000.00 172 000.00
172 000.00

30 000.00 32 000.00 35 200.00 38 720.00


42 592.00
Eau & Electricité

Charges financières

Rbt crédit 264 620.00 264 620.00 264 620.00 264 620.00
264 620.00

Autres Charges
externe
100 000.00 150 000.00 165 000.00 181 500.00
frais vétérinaires et culture de 199 650.00
la terre
Compte de Résultat Prévisionnel
Désignations Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Vente ou Production 2 970 000.00 4 140 000.00 4 254 750.00 4 324 000.0 4 582 000.00

Charges et décaissement 2 623 320.00 3 595 170.00 3 717 525.00 3 812 615.50 3 913 064.50

résultat 346 680.00 644 830.00 637 975.00 647 384.50 668 935.50

 L’impôt sur société : il s’agit d’une exploitation agricole dont


le chiffre d’affaire est inférieur à 5 MDH donc ils sont exonérés
des impôts

Projection Financière pour les 5 années

Nature Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


2 970 000.00 4 140 000.00 4 254 750.00 4 324 000.0 4 582 000.00
Chiffre d'affaire
2 970 000.00 4 140 000.00 4 254 750.00 4 324 000.0 4 582 000.00
Total I
Achats Revendus 1 320 000.00 1 875 000.00 1 875 000.00 1 875 000.00 1 875 000.00
Achats consommés 857 700 1 173 550.00 1 240 905.00 1 318 995.50 1 402 604.50
Autres charges
externes 100 000.00 150 000.00 165 000.00 181 500.00 199650.00
Impôts et taxes - -- - - -
Frais personnel 108 000 132 000 172 000 172 000 172 000
Frais financières 264 620 264 620 264 620 264 620 264 620

Total II 2 623 320 3 595 170.00 3 717 525.00 3 812 615.50 3 913 064.50
346 680.00 644 830.00 637 975.00 647 384.50 668 935.50
Résultat d'exploitation
Amortissement 0 0 0 0 0
346 680.00 644 830.00 637 975.00 647 384.50 668 935.50
Résultat avant impôt
Impôt /résultat 0 00 0 0 0
346 680.00 644 830.00 637 975.00 647 384.50 668 935.50
Bénéfice net
Amortissement 0 0 0 0 0
346 680.00 644 830.00 637 975.00 647 384.50 668 935.50
Cash Flow
a / calcule des ratios d’endettements :
R = 1 200 000/ 1 450 000.00 = 0.8
NB : dans une exploitation saine financièrement, ce ratio doit être compris
entre 0 < R < 0.5, c’est à dire qu’au moins de 50 % des capitaux du passif
doivent appartenir à l’entrepreneur ; cependant une jeune entreprise (venant
d’être créée) ou une entreprise venant d’acheter du foncier en empruntant
peut avoir un taux d’endettement > à 50 p.100. (Cas de notre exploitation ).

b/ capacité d’autofinancements ou cash-flow .

Cash-flow brute = résultat + amortissements = 346 680.00

En anglais, cash-flow veut dire flux de liquidités, cela correspond à ce que


l’entrepreneur peut réinvestir dans son entreprise.

c/ le ratio d’autonomie financière


Ce ratio permet de mesurer l’indépendance de l’entreprise vis à vis des
créanciers (des prêteurs). On l’exprimer sous la forme :
R = capitaux propres (capitaux interne) / capitaux étrangers (capitaux
externe)
R = 250 000/1 250 000.00 = 0.2 plus le ratio est élevé, plus l’exploitation est
Autonome financièrement.

Vous trouvez ci-après des photos réelles de


la ferme