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Classe 

: 3A Année 2020/2021 Prof : M. NDIAYE

EXPOSITION
Theme : Les problèmes de caste dans une si longue lettre

Plan

Introduction

I. Les castes : définition


II. Manifestation du problème des castes dans une si longue lettre
III. Les conséquences

Conclusion

Les exposants

Astou sarr fatou ndiongue

Ngonedieng Aminata Ndiaye ba

Elhadji souleymane mbaye Amadou diakhate


Introduction

Dans une si longue lettre Mariama Ba fait usage de sa plume pour décrire les réalités de la société
africaine et sénégalaiseà travers un style de fluidité jamais égalée. En effet, elle y peint les vicissitudes
qui ont marquées sa vie matrimoniale et y aborde de nombreux thèmes à l’image du problème des
castes

I. Les castes : Définition

Le terme caste vient du mot latin « casta » qui veut dire ‘’pur’’, ‘’non mélanger’’, terme d’origine
occidentale.

Au Sénégal il existe divers castes. Les Guers constituent la caste dite «supérieur ». Ce sont
essentiellement des agriculteurs et accessoirement des éleveurs. Ils restent attachés à certaines valeurs
morales. A cotés il y a les Gnegnos considérés comme le groupe inferieur dans la stratification sociale
du travail en pays Wolof. Il est composé :

 Des Teugs ou Balla Maissa qui sont les forgerons ;


 Des laobés, artisans du bois d’origine peulh ;
 Des Woudes artisans du cuir (cordonnier) ;
 Des Rabb ou Maabo, caste des tisserands ;
 Des griots ou Ngueweul divisé en deux parties : ceux du cours royal et ceux du reste de la
population, ceux qui maitrisent la parole et ceux qui maitrisent différents instruments.

L’alliance Guer-Gnegnos source de problème au Sénégal. C’est interdit depuis l’époque de nos
ancêtres.La sociétésénégalaise est très exigeante et méprisante à l’endroit des castes. Une grande
majorité des populations sont presque marginalisé. Le malheur, la pauvreté, la malchance s’inviteront
dans la vie du Guer qui contracte mariage avec un Gnegno. Même en amitié fréquenter un Gnegno
n’est pas conseillé à un Gueron dit que les Gnegnos porte malchance. On peut citer autant d’exemples
tirés de notre vécu quotidien.

II. Manifestation du Problème des castes dans une si longue lettre

Comme l’a affirmé Stendhal dans son œuvre le rouge et le noir : « Le roman : c’est un miroir que l’on
promène le long du chemin » ; Mariama dans son œuvre à montrer les tares de la société sénégalaise.
Pour le problème des castes, l’auteur l’expose à travers Aïssatou. En effet Aïssatou,une bijoutière et
Maodo descendants d’une ligné de noble, amoureux dès leur jeune âgetransgressent l’interdit et se
marient. Ainsi leur union fait face à beaucoup d’obstacles.Lamère de Maodo très ancrée dans ses
traditions, n’a jamais été d’accord pour ce mariage qu’elle voyait comme un affront de la part de son
fils et est même allé jusqu’à poser un ultimatum a son fils sous risque de le bannir. Pour la société
comme l’a souligné l’auteur : « la griotte porte bonheur mais une bijoutière !elle brule tout sur son
passage comme un feu de forge. » rien que la rumeur de leur union laissait entendre des commentaires
comme : « Quoi, un toucouleur qui convole avec une bijoutière ?jamais il n’amassera argent. » page
37. Les Gnegnos sont donc remis au second plan comme la classe inferieure.

III. Les conséquences du problème des castes :

Aïssatou et Maodo Ba ayant construit leur union sur la base d’un interdit de la société, vont
devoir faire face à des représailles. En effet Aïssatou ne connaitra jamais la paix dans son foyer à
cause de sa belle-mère malgré les quatre petits enfants qu’elle l’a donné. Elle ne la supportait
pas et la lançait toujours des injures pour blaiser son amour propre, elle lui disait que son noble
fils n’aurait dû jamais l’épouser ; qu’elle lui amènera malchance et misère dans sa vie. Maodo
conscient de la position de sa mère et témoin de l’injustice que subit sa femme Aïssatou dans son
foyer n’a d’autre le choix que d’encourager sa femme à endurer les injures de sa mère. Elle est
allée chercher son homonyme la fille de son frère donc la cousine de Maodo Nabou qu’elle a
façonne pour devenir la femme idéale de son fils. Ainsi Maodo ne pouvant pas tenir tète a sa
mère, finit par céder et accepte son mariage avec la petite Nabou. Aïssatou brise et comprenant
les manigances de sa belle-mère qui ne l’a jamais accepté parce qu’elle était «Gnégnos», capitule
et décide de quitter Maodo. Elle lui laissa une lettre et s’en va en lui disant que, Maodo a aussi
subi les conséquences il est restétoujours amoureux d’Aïssatou.

Conclusion

En définitive,l’auteur d’une si longue lettre semble ne pas être en accord avec le système des castes.
Cette problématique occupe une place de choix dans son œuvre. Comme l’atteste ce texte extrait des
pages 62 et 63 : « Et puis, une bijoutière peut-elle avoir de la dignité, de l’honneur ? C’est comme
si l’on se demandait si tu avais un cœur et une chair. Ah pour certains, l’honneur et le chagrin
d’une bijoutière d’une Guélawar. » .Cette lettre de Aïssatou à son mari Mawdo Ba traduit également
la position de la romancière sur la question : « Mawdo, les princes dominent leurs sentiments pour
honorer leurs devoirs. Les autres courbent leur nuque et acceptent en silence un sort qui les
brime. Voilà, schématiquement, le règlement intérieur de notre société avec ses clivages insensés.
Je ne m’y soumettrai point. »