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Les Raboteurs de parquet FICHE n°315

kART d'identité

Œuvre : Les Raboteurs de parquet


Artiste : Gustave Caillebotte
Année : 1875
Technique : Huile sur toile
Epoque : Contemporaine
Mouvement : Impressionnisme
Lieu : Musée d'Orsay (Paris)

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« Hideux, Vulgaire ! », c’est par ces mots que cette œuvre fut qualifiée par le jury
lorsqu’elle fut présentée au Salon officiel de 1875. L’œuvre fut en effet refusée car le sujet
était jugé trop « cru » et trop réaliste.
En fait, le sujet de cette œuvre est assez innovant. Jusqu’alors, on représentait de riches
bourgeois en ville ou des pauvres paysans à la campagne. Représenter le prolétariat
urbain, c’est à dire des ouvriers en ville était bien plus rare.

Avec Les Raboteurs de parquet, Caillebotte n’adresse aucun message. Il dresse un simple
témoignage du quotidien de ces ouvriers et de leur savoir-faire. D’ailleurs, Caillebotte était
un bourgeois.
La pièce de style haussmannien représentée ici fait partie de son propre hôtel
particulier situé à Yerres au sud de Paris (d’autres situent la pièce dans un appartement
parisien de la plaine Monceau). Le peintre joue avec la perspective grâce aux lignes du
parquet qui donnent une grande profondeur à la pièce.

Trois personnages sont représentés. Ils s’affairent à raboter un parquet. Le tableau permet
de mettre en lumière un métier aujourd’hui disparu. Les raboteurs ou les frotteurs de
parquets étaient des ouvriers chargés de racler les parquets en bois, au moyen
de rabots spéciaux ou des grattoirs en acier, parfois même au moyen d’un bout de verre. Ils
effectuaient un véritable décapage à la main qui permettait de lisser le parquet qui était
ensuite poncé à la paille d’acier. Enfin, il pouvait être ciré ou vernis.

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Caillebotte a peint l'année suivante une deuxième
version de son tableau, jugée plus "convenable".
Elle est actuellement exposée au Danemark.

Le peintre a profité de la présence de ces ouvriers à son domicile pour étudier


attentivement leurs gestes, leurs outils et leurs techniques. Les trois ouvriers sont
représentés à genoux dans une position qui semble inconfortable. Ils ont le dos nu, leur
peau luit de sueur et on distingue à peine leurs visages.
A gauche, l’un des raboteurs concentré sur sa tâche est isolé des deux autres tandis que les
deux autres semblent plus complices et solidaires : leurs gestes semblent s’accorder, sans
qu’il soit besoin de mots. Une bouteille de vin sert à « réconforter » le travail pénible de
ces hommes.

Les outils ont une place importante et nous en apprennent sur les gestes de chaque
ouvrier. L’homme de droite muni de son rabot et d’un marteau, s’affaire à raboter les joints
des lames de parquet. Les deux autres sont munis d’un racloir en fer et d’un affiloir (pour
l’affuter).

Le refus de l’œuvre au Salon qui incita Gustave Caillebotte, à rejoindre le mouvement


impressionniste. Le tableau fit lors présenté à la deuxième Exposition des peintres
refusés de 1876, où le tableau remporta un grand succès.

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