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Contrôle final S2

Durant les dernières années, le Maroc a connu plusieurs réformes de son


système d’éducation et de formation (SEF). Dans un texte structuré de 3 à 4
pages, analyser la place accordée à la littérature et à la culture dans les
réformes marquantes de ce système, notamment la charte nationale
d’éducation et de formation, le plan d’urgence 2009-2012 et la vision
stratégique 2015-2030.

Pendant les années récentes, le système éducatif Marocain a élaboré tant de


piliers comme base solide à remédier des fractures que subisse l’organisation
éducationnelle. En effet, selon les indications prônées de la Charte nationale
d’éducation et de formation que le levier quatre intitulé ‘’Réorganisation et
articuler les cycles d’éducation-formation’’ voit le jour, qui repose
généralement sur la tentative de périodisation. Par ailleurs, les autres piliers
dont nous allons s’y atteler d’avantage, fonctionneront comme appui à
l’aboutissement de la thématique vitale, voire l’envisagement de la littérature
et culture au détriment du système éducatif. En parlant du retour de la
littérature française, que ce soit dans des collèges ou lycées marocains, cela se
justifie par le fait qu’elle avait, antérieurement, existé il y a quelques
décennies. Elle a connu une longue éclipse et, récemment elle perce de
nouveau. Son avènement a déclenché parfois de vives réactions et à susciter
une polémique aussi bien au niveau pédagogique qu’à l’échelle politique. En
premier lieu, nous examinerons le projet visé par le ministère de l’Education
nationale à la lumière des trois larges plans stratégiques idoine. Nous
s’inclinerons, en deuxième lieu, d’avantage sur l’origine de l’excellence qui
réside de l’adaptation des deux concepts dans le système ledit précédent,
entre autres : littérature et culture.

En partant auprès de l’aphorisme célèbre de Montaigne d’avoir « une tête bien


faite qu’au lieu d’une tête bien pleine » ou de ce que Plutarque disait « L’enfant
n’est pas un vase à remplir, c’est une âme à former. ». Le ministère de
l’Education national a pris le relais, le COSEF ou autrement dit la Commission
spéciale éducation et formation publie la Charte nationale qui concerne aussi
bien les contenus et les méthodes que l’organisation de toute les niveaux et
toutes les spécialités. Le plan de la Charte annonce la création des classes
préparatoires littéraires, mais cache la place de la langue française et ne donne
aucune visibilité. La complexité de la place des différentes langues est noyée
dans une tournure stylistique qui affirme, dès la première partie de la charte
consacrée aux principes fondamentaux : « le système d’éducation assure à tous
la maitrise orale et écrite de la langue arabe, langue officielle du pays et,
complémentairement, s’ouvre à l’utilisation des langues étrangères les plus
largement rigoureuses dans le monde 1». Le principe qui suit ce fondement est
relatif à ce que les anciennes instructions officielles appelaient les valeurs
universelle, en dehors d’une discipline précise, il est exprimé
ainsi : « l’éducation, c’est préparer l’enfant à la vie qui l’attend, devenu
homme. L’éducateur ne peut ni en définir, moins encore prévoir toutes les
circonstances. Une éducation bien comprise se propose à apprendre à l’enfant
à s’adapter. Elle est assouplissement. Elle suppose la liberté d’action face à
l’événement, alors que le dressage ne laisse aucune place à cette liberté 2 ».
L’exemple de l’instauration option langue française qui trouve son point fort
en un renforcement du nombre d’heures consacré au cours de français, qui
passe de quatre à sept, et un programme fondé fondamentalement sur l’étude
des œuvres littéraires : roman, théâtre, poésie et nouvelle. Le même
programme est dispensé à la fois pour les filières littéraires, scientifiques et
mathématiques. Tous les éléments étaient réunis pour se solder de la réussite
de cette expérience, entre autre : d’abord, ajuster des prix d’encouragements
pour les enseignants ainsi que les étudiants, accompagné d’une forte
implication des autorités françaises entre documentation et formation. Ensuite,
trier les meilleurs élèves et les orienter vers des filières pareilles. Et,
éventuellement, appel à des professeurs émérite à se charger d’accompagner
les meilleurs élèves à se bénéficier de la formation. En sus d’un document
officiel datant de juin 2002 recommande mettre en œuvre un nouveau
programme conçu autour de la notion de ‘’Projet pédagogique’’, issu de
l’espace II depuis la Charte nationale, comme élément organisateur de
l’enseignement-apprentissage de la langue et basé sur l’étude de l’œuvre
littéraire intégrale abordée dans son contexte socioculturel comme support de
l’acquisition de cette langue. A part, le système d’arabisation qui semble prévu
au cycle primaire et le français aux études supérieures, la « darija » introduit
comme premier langage maternel et l’ «amazigh », des écoles de mission
complètement francophone et s’autres publiques souvent marginalisées,
1
Charte nationale d’éducation et de formation, p.9
2
Ibid
l’entrée en vogue de l’anglais comme langue qui prévaut sur le marché
international et qui oriente le secteur vers des instituts anglophones aux
résultats chaotiques. La question de l’arabisation est ainsi envisagée d’abord
conforme à un objet sociétal. Elle traduit surtout une volonté politique et
idéologique qui se soucie moins d’une véritable réforme pédagogique et
éducative que la réalisation d’intérêts particuliers. La précarité d’une telle
politique d’enseignement ne tarde pas à apparaitre. Une dégradation générale
du niveau d’enseignement s’exprime surtout d’une faiblesse capitalisée
inhérente à la compétence linguistique des élèves et des étudiants. Le niveau
de l’expression s’est manifestement appauvri non seulement en ce qui
concerne la langue française mais également l’arabe. Ce qui prouve en fin de
compte l’insipidité d’une telle démarche. Le paysage linguistique hétéroclite au
Maroc n’est que l’expression d’une injustice sociale. Cependant, à supposer
que l’on commence à se rendre à l’évidence des erreurs faites à ce niveau et
que l’on tente comme c’est le cas, ces derniers années, de rejeter un projet
infructueux de l’arabisation, dont il faut surmonter d’autre défis
majoritairement afférent à la qualité des approches et des pratiques
pédagogiques dans l’apprentissage des langues. Durant ces dernières
décennies, on fustige souvent le niveau des langues comme principale enjeux
de la détérioration de la situation de l’enseignement. C’est parce que la plupart
des programmes dans ce cadre se basent sur un apprentissage superficiel qui
se fonde uniquement sur des règles de grammaire, extraite des œuvres non
représentative. En ce qui concerne l’apport de la littérature et culture, d’autre
document se chargea de spécifier la part de chaque langue et les modalités
des différents programmes. Il s’agit en l’occurrence du livre blanc. C’est à partir
de ce niveau que la mise en œuvre de généraliser l’expérience des OLF, à
générer la consolidation des textes littéraire en général et de l’œuvre intégrale
en particulier dans les programmes des lycées marocains. Le livre blanc
préfigure une réforme en douceur, avec un ensemble de mesures qui
prépareraient ce revirement. Pourtant, le changement a gardé son effet de
surprise, comme en témoigne un des inspecteurs de l’Education national qui se
situe au milieu de ce tourbillon : « (…) toute l’équipe des inspecteurs
coordonnateurs de la commission centrale, tous les inspecteurs
coordonnateurs régionaux ont été convoqué et tous les inspecteurs de zone
qui assuraient depuis 1997 l’encadrement et le suivi des enseignants ayant en
charge les classes OLF à toutes les classes du lycée marocain, toutes sections, et
toute branches confondues3 ». En ce moment-là, que le retour du texte
littéraire était enclenché et la rentrée 2002 vient avec son lot d’auteurs
français. Stendhal, Maupassant, Balzac et d’autres étaient là mais en étrangers
pas du tout privilégiés. Les élèves les ignoraient et beaucoup d’enseignants les
méconnaissaient.

Je tiens à préciser que la base de la réussite de l’expérience des options langue


française pour capitaliser l’enseignement des œuvres littéraire est une erreur,
car les conditions favorables des filières option langues française sont loin
d’être remplies dans tous les établissements. Passer d’un mode
d’enseignement à un autre n’est pas aisé, remplacer du jour au lendemain les
manuels scolaires par les grands classiques de la littérature française ne peut
se faire impunément ; d’où la nécessité de former des enseignants et les
inspecteurs en les dotant des outils qui s’imposent pour les aborder. Il serait
intéressant de créer des passerelles entre la littérature arabe et la littérature
francophone afin de faire bénéficier l’élève de certains acquis déjà existants.
Certes, la littérature est une matière noble et intéressante, aussi bien pour les
élèves que pour les enseignants comme pour la société en général. Mais, une
étude antérieur, un choix minutieux des œuvres et une approche adéquate des
texte sont les seuls moyens pour une réception avantageuse de la littérature.

3
Ministère de l’Education nationale.