Vous êtes sur la page 1sur 19

Institution Interdépartementale

NORD – PAS-DE-CALAIS
pour la réalisation des
ouvrages généraux
d’évacuation des crues de la
région des Wateringues

Etude des solutions pour


améliorer l’évacuation
des crues dans les
bassins de l’Aa et de la
Lys

Synthèse générale des études


réalisées

180, rue Guy Arnaud


30900 Nîmes
Tél. : 04 66 04 05 70 Septembre 2007
Fax : 04 66 04 05 69
E-mail : stucky@stucky.fr
Synthèse des études réalisées

Sommaire

1. Contexte général 1

2. Phase 1 Etudes de l’amélioration de l’évacuation des


crues sur les bassins de l’Aa et de la Lys – SOGREAH –
2002-2004 2

3. Phase 2 Etudes de l’amélioration de l’évacuation des


crues sur les bassins de l’Aa et de la Lys – BCEOM/SCP
Id – BRL Ingenierie 2006-2007 4
3.1. Evaluation des enjeux en zone inondable (BRL Ingenierie) ............................ 4
3.2. Amélioration de la gestion des eaux............................................................... 8
3.2.1. Possibilités de régulation des rejets des stations de pompage
des wateringues en situation de crise (BRL ingénierie), ...................... 8
3.2.2. Amélioration de la gestion des débits au nœud des quatre
écluses (SCP Id) ................................................................................ 9
3.3. Analyse de la faisabilité et avant projet de solutions d’aménagement ............ 10
3.3.1. Etude de faisabilité d’un nouvel exutoire à la mer à Mardyck –
étude de la solution chenal court et réévaluation de la solution
chenal long (BCEOM) ..................................................................... 10
3.3.2. Etude d’une station de pompage sur l’ancien canal de
Mardyck à Dunkerque (SCP id) ....................................................... 15
3.3.3. Analyse des potentialités réelles pour la création de zones
d’expansion des crues et évaluation de leur intérêt hydraulique
dans le système des wateringues (BRL Ingenierie)............................ 16

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530 I
Sommaire

Liste des tableaux

Tableau 1 : Caractérisation des enjeux sur les territoires ................................................ 6

Tableau 2 : Zones d’écrêtement des crues.................................................................... 16

Liste des figures

Figure 1 : Profil en travers hydraulique type – Solution Chenal Court .......................... 11

Figure 2 : Profil en travers courant – Solution chenal long navigable............................ 13

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys II


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

1. Contexte général
Depuis sa création, l’Institution a engagé deux grands programmes
d'investissements en avril 1977 et en mai 1985, qui se sont concrétisés par la
réalisation de 10 stations de pompage d' une capacité totale de plus de 100 m3/s,
destinées à faire face aux épisodes de crues décennales.

Aujourd’hui, après plus de vingt années d’exploitation des ouvrages, et suite


aux crues récentes, l’Institution a engagé un nouveau programme destiné à
améliorer l’évacuation des crues dans les Wateringues.

A l’issue d’une étude préliminaire d’optimisation du fonctionnement des


ouvrages, deux objectifs ont été retenus :

• Objectif 1, procéder aux travaux de réhabilitation et de modernisation des


ouvrages, et clarifier leurs procédures de gestion pour retrouver leur
pleine capacité initiale. Les travaux et interventions nécessaires ont été
réalisés et se poursuivent conformément au programme de modernisation
qui a été défini en novembre 1999. On peut considérer, à court terme, que
la pérennisation des équipements en place et de leur fonctionnalité est
assurée ou tout au moins traitée avec les moyens adaptés.

• Objectif 2, définir les aménagements complémentaires et leurs modalités


de gestion afin de garantir une capacité d’évacuation en rapport avec les
enjeux actuels de maîtrise des eaux et de lutte contre les inondations.
Un programme d’études détaillées est en cours d’achèvement, selon
plusieurs axes de réflexion :
− Etude hydraulique des axes principaux d’évacuation des crues,
− Evaluation des enjeux concernés par les inondations dans le
territoire des wateringues,
− Analyse complémentaire de solutions d’aménagement et de gestion
des eaux excédentaires pour réduire les risques d’inondation dans
les secteurs à enjeux.,

• Ce programme d’études a pour objectif de fournir les éléments de décision


nécessaires pour orienter la politique d’aménagement de l’Institution des
Wateringues et de des partenaires concernés pour les prochaines années.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530 1
Synthèse des études réalisées

2. Phase 1 Etudes de l’amélioration de l’évacuation


des crues sur les bassins de l’Aa et de la Lys –
SOGREAH – 2002-2004
Cette étude hydraulique avait pour but de dresser un diagnostic hydraulique
détaillé des différents systèmes hydrauliques et de leur efficacité, de comparer et
de proposer des principes d’aménagements à mettre en œuvre pour améliorer
l’évacuation des crues.

Les principales conclusions de cette étude mettent en évidence :

• Pour le secteur du Calaisis :


Le dispositif actuel permet globalement de satisfaire la protection contre
les crues décennales en dehors des situations particulières de conjonction
de fortes pluies sur les hauts bassins versants amont, de marées très
défavorables et/ou de panne des équipements.
Sur le Calaisis les zones les plus vulnérables correspondent aux espaces
bâtis du marais de Guînes et aux secteurs situés en pied de collines.

Suite à la réalisation récente des stations de pompage de la Batellerie à


Calais par l’Institution et de « la ferme Potez » à Guînes par la 5ème
Section de wateringues du Pas de Calais, les propositions d’aménagement
formulées se limitent généralement à des interventions locales (traitement
de digue, amélioration d’ouvrage) relativement simples à mettre en œuvre
du point de vue des contraintes techniques et pour des coûts modérés
avec l’objectif de transit d’une crue de type « décennale ».

La prise en compte d’objectifs plus ambitieux sur ces secteurs paraît plus
difficile à justifier et conduirait à des aménagements très lourds
techniquement et financièrement (restructuration complète du système,
des ouvrages, des canaux,…).

• Pour le secteur du Dunkerquois :


Le dispositif actuel permet globalement de satisfaire la protection contre
les crues décennales en dehors des situations particulières de conjonction
de marées très défavorables et/ou de panne des équipements.

Cependant des enjeux notables restent directement menacés et la marge de


sécurité est très faible lorsque les conditions d’évacuation sont
défavorables (quartiers bas de l’agglomération Dunkerquoise riverains du
canal exutoire et du canal de Bergues, territoire des Moëres).
L’amélioration et la sécurisation de la gestion des eaux au nœud des
quatre écluses, sur le canal exutoire et sur le canal de Bergues doivent être
traitées prioritairement en partenariat avec les différents acteurs locaux.

Plus en amont dans le secteur de Bergues et de Bierne les enjeux restent

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 2


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

limités et la prise en compte d’objectifs de protection plus ambitieux


apparaît difficile à justifier.

• Pour le secteur Aa – Grand gabarit, la situation est plus complexe :


La protection contre la crue « décennale », n’est pas assurée et le déficit
en capacité d’évacuation est conséquent.
3
− La capacité actuelle en débit moyen est de 51 m /s (Aa gravitaire
à Gravelines + SP Institution Mardyck + clapet du Jeu de Mail à
Dunkerque) + 9 m3/s en considérant l’appui des pompes Bergeron
de l’écluse de Mardyck utilisées en secours…
3
− Le total des apports décennaux moyens est évalué à 72,5 m /s
(bassins versants 49 m3/s + stations de pompage des Sections de
Wateringues 20,5 m3/s + transfert de la Lys liés à la navigation aux
Fontinettes 2 m3/s)
3
− Le déficit de capacité d’évacuation est de l’ordre de 20 m /s en
utilisant les Bergeron, mais en permettant le transfert de 10 m3/s en
provenance de la Lys. La contrainte du niveau à ne pas dépasser
dans le marais audomarois pèse lourdement sur les volumes
excédentaires à gérer.

• Plusieurs alternatives d’aménagement ont été comparées d’un point de


vue technique et financier pour améliorer l’évacuation des crues de l’Aa :
− Création d’un nouvel exutoire entre le canal à grand gabarit et le
bassin de l’Atlantique du port ouest de Dunkerque. Cette solution
dite chenal long, permet l’évacuation des crues et la continuité de la
navigation fluviale entre le canal à grand gabarit et le port maritime.
Les contraintes sont fortes et conduisent à des coûts
d’aménagement très élevés.
− D’autres solutions alternatives, recalibrage de l’Aa entre Watten et
Gravelines ou transfert via le Dunkerquois, également très lourdes
en terme d’aménagement du territoire et de coût de réalisation ont
été rejetées car elles ne permettent pas d’atteindre l’objectif de débit
à évacuer sauf à traiter l’ensemble du linéaire de l’Aa canalisé.

Plus globalement à l’échelle du territoire des wateringues, les résultats de


l’étude tendent à montrer qu’une faible augmentation du niveau de protection
contre les crues, requiert la mise en œuvre d’aménagements très lourds.

Faute d’avoir une connaissance acceptable des enjeux réellement menacés ; les
moyens financiers à mobiliser pour certaines solutions, apparaissent
disproportionnés.

Un allègement des programmes d’aménagement, et une sécurisation des enjeux


les plus importants pourraient éventuellement être trouvés par la limitation
temporaire des rejets des stations de pompage des Sections de Wateringues
pendant les phases critiques des crues. Une analyse des possibilités de mise en
œuvre et d’évaluation de l’efficacité de telles mesures en situation de crise doit
être engagée plus en détail.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 3


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

3. Phase 2 Etudes de l’amélioration de l’évacuation


des crues sur les bassins de l’Aa et de la Lys –
BCEOM/SCP Id – BRL Ingenierie 2006-2007
La deuxième phase d’études a permis de préciser certaines solutions-clés
d’aménagement et de gestion des eaux, et d’évaluer les enjeux exposés aux
inondations lors de situations critiques dans les wateringues mais aussi dans le
bassin de la Lys qui pourraient potentiellement être allégés par un transfert vers
l’Aa.

Les thèmes étudiés sont :

• Evaluation des enjeux concernés par les inondations dans les wateringues
et sur la Lys (BRL ingénierie);

• Evaluation des possibilités d’amélioration de la gestion des eaux :


− Possibilités de régulation des rejets des stations de pompage des
wateringues en situation de crise (BRL ingénierie),
− Amélioration de la gestion des débits au nœud des quatre écluses
(SCP Id)

• Analyse de la faisabilité et avant projet de solutions d’aménagement :


− Etude de faisabilité d’un nouvel exutoire à la mer à Mardyck –
étude de la solution chenal court et réévaluation de la solution
chenal long (BCEOM) ;
− Etude d’une station de pompage sur l’ancien canal de Mardyck à
Dunkerque (SCP id);
− Analyse des potentialités réelles pour la création de zones
d’expansion des crues et évaluation de leur intérêt hydraulique dans
le système des wateringues (BRL Ingenierie)

Une synthèse des résultats de ces études est proposée dans les paragraphes ci-
après.

3.1. Evaluation des enjeux en zone inondable (BRL Ingenierie)


Depuis la réalisation des grands aménagements hydrauliques, il y a une trentaine
d’années, les équipements mis en place ont permis d’éviter des inondations
majeures sur le territoire des Wateringues. Cependant, à plusieurs reprises la
fragilité relative et les limites du système sont mises en évidence ou sont
prévisibles lors de dysfonctionnements d’ouvrages, de situations de marées très
défavorables, de surcote, devant les perspectives d’évolution climatique
(phénomènes pluvieux intenses plus fréquents et montée du niveau de la mer),
et ce compte tenu de l’évolution constatée dans l’occupation du sol et de sa
vulnérabilité.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 4


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

Les zones exposées aux inondations

Définir les zones inondables du territoire des wateringues reste délicat, en


l’absence d’observations de référence dans les conditions actuelles, et compte
tenu de la morphologie très plate du territoire. Les différents risques auquel est
soumis le territoire sont :

• La submersion marine liée aux grandes marées et tempêtes : elle concerne


potentiellement la bande littorale, zone très urbanisée et industrielle à forts
enjeux économiques et humains, et, par rupture d’ouvrage ou de digues,
les sections des Wateringues situées derrière le cordon littoral (zones très
basses des Moëres notamment). Ce risque apparaît faible à priori. En
revanche les incidences des hautes eaux marines peuvent entrainer des
situations critiques pour l’évacuation des crues par les ouvrages
existants.-

• Les inondations par débordement des cours d’eau majeurs AA et Hem


dont les exutoires à la mer sont artificiels (canaux et ouvrages dont la
capacité est limitée et qui sont soumis à des dysfonctionnements
possibles) et sous influence marine. Le marais audomarois et les premiers
casiers des Wateringues en pied de collines sont exposés.
Le marais Audomarois joue un rôle primordial d’écrêtement des crues de
l’Aa pour la plaine aval.
En cas de saturation du marais, un évènement pluvieux rare sur l’Aa
pourrait générer le débordement de 11 Millions de m3 vers les casiers en
aval de Watten. La superficie touchée pourrait alors être très importante,
environ 20 km2, sous des hauteurs de submersion modérées (moins de
1m).

• Les inondations par ruissellement des collines de l’Artois et des Flandres :


ces petits bassins versants en bordure des Wateringues génèrent des
petites crues rapides, provoquant l’inondation des pieds de coteaux. Les
débits mis en jeu, peuvent en pointe dépasser les capacités des
aménagements d’évacuation des crues.

• L’accumulation des eaux pluviales dans les casiers agricoles des


Wateringues : Au-delà de la capacité de pompage des Sections, pour une
pluie rare, les eaux peuvent s’accumuler sur des superficies très
importantes (proche de 100 km2, sous des hauteurs de submersion faible).
Il en serait de même en cas de panne des pompages.

Globalement, la superficie potentiellement inondable par l’ensemble des


phénomènes est très importante en raison de la topographie du terrain naturel,
mais les conditions d’inondation présentent un aléa faible ou modéré car les
hauteurs de submersion dans les Wateringues et les marais sont rarement
supérieures à 50 cm ou 1 m avec de faibles vitesses. Seuls les pieds de coteaux
peuvent subir des vitesses d’écoulement rapides.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 5


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

La plaine de la Lys présente également un aléa modéré, caractérisé par de larges


zones inondables mais des hauteurs d’eau et des vitesses d’écoulement faibles.

Les Enjeux en zones inondables


Tableau 1 : Caractérisation des enjeux sur les territoires

Superficie Enjeux urbains Enjeux agricoles


inondable pour
Territoires un évènement Superficie Evaluation des Population Superficie Evaluation
centennal ou urbaine dégâts sur les potentiellem agricole des dégâts
rare en km2 inondable en logements en ent exposée inondable en Millions
km2 millions d’euros en km2 d’euros
le Marais Audomarois 21 1.2 10 3 350 8 3.8
les Wateringues à l’aval
de Watten
débordements « rares » 6 0.1 1 3 0.4
de l’Aa
collines et Hem 44 4 28 27 3.3
accumulation du pluvial
aux points bas des casiers 95 5 41 79 9.7

145 9 70 86 000 109 13.4


Total
la Lys (d’Aire à Merville) 35 4 51 5 200 15 1.6

Bien que ces territoires soient dominés par l’espace agricole et naturel,
l’évaluation qui a été menée indique que près de 100 000 personnes peuvent
être exposées à une inondation majeure. Ceci s’explique par l’importance de la
superficie inondable. Le risque d’atteinte directe à la vie humaine reste faible
cependant compte tenu de la lenteur relative des phénomènes et des hauteurs de
submersion faibles en moyenne.

La vulnérabilité des biens étant très importante, l’évaluation des dégâts urbains
apparait comme bien plus importante que les dégâts aux cultures bien que ceux-
ci affectent une superficie plus importante.

Dans les Wateringues et le marais, l’habitat dispersé sera le plus vulnérable avec
des dommages aux biens, un isolement pouvant durer plusieurs jours, voire
plusieurs semaines avec des cessations d’activité pouvant être durables.

Les enjeux les plus forts (zones d’activités et industrielle, centre urbain)
concentrés dans les agglomérations de Calais, Gravelines et Dunkerque, sont
protégés des inondations par leur situation topographique plus haute sur le
cordon littoral. Toutefois ces zones peuvent se retrouver partiellement isolées
lors d’inondation majeure dans les Wateringues et souffrir alors de manière
indirecte : difficulté de communication et de transport, isolement du
personnel…Ces coûts indirects de dommages liés aux inondations sont difficiles
à évaluer, mais peuvent être considérables lors d’une inondation.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 6


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

Dans la plaine de la Lys, la vulnérabilité est surtout agricole avec des habitats
dispersés comme sur les Wateringues, mais des secteurs urbanisés plus denses
sont également touchés.

Augmentation des débits évacués et enjeux

La priorité est de garantir et de sécuriser la situation existante :

• Pérennisation de la zone d’expansion des crues de l’Aa dans les marais


Audomarois en amont de Watten, en mobilisant un volume tampon
maximum,

• confortement des berges des canaux d’évacuation,

• sécurisation des ouvrages de pompage à la mer, des portes et des digues


contre les marées,

• intégration et sécurisation des pompes Bergeron de l’écluse de Mardyck


(ou de leur équivalent en capacité) dans le système.

L’accroissement des capacités d’évacuation des canaux réduirait sensiblement


les risques et dommages associés, mais les coûts d’investissement seraient très
importants en raison des difficultés techniques et des contraintes de réalisation.

Un aménagement dégageant une capacité d’évacuation supplémentaire de


20 m3/s permettrait :

• d’éviter l’inondation du Marais Audomarois jusqu’à une fréquence


«décennale» (100 % de réduction des dégâts pour les crues courantes),

• de limiter l’inondation du Marais (20 % de réduction des dégâts) et


d’éviter les débordements à l’aval de Watten (100 % de réduction des
dégâts) pour des crues rares.

Un aménagement dégageant une capacité d’évacuation supplémentaire de


15 m3/s permettrait :

• de limiter l’inondation du Marais en crue «décennale» (20 % de réduction


des dégâts,

• d’éviter les débordements à l’aval de Watten (100 % de réduction des


dégâts) en crue rare, mais le Marais serait entièrement inondé en crue rare
(aucune réduction des dégâts).

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 7


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

Ces capacités supplémentaires de 20 et 15 m3/s permettraient également :

• de pallier à une panne de pompage de 50% à Mardyck (-13 m3/s), qui


aurait pour conséquence de transformer un événement hydrologique
courant et gérable en une crise majeure,

• de prendre en charge occasionnellement les transferts de débit provenant


de la Lys (débit journalier de 13 m3/s).

Le transfert de la Lys (débit journalier de 13 m3/s) vers l’Aa lors d’une crue
centennale de la Lys permettrait de réduire de 70 % les dégâts occasionnés
aux logements et aux cultures entre Aire sur la Lys et Merville. Les impacts
seraient également bénéfiques dans le Béthunois et en Belgique.

3.2. Amélioration de la gestion des eaux

3.2.1. Possibilités de régulation des rejets des stations de pompage des


wateringues en situation de crise (BRL ingénierie),

Le principe de gestion consiste en situation de crise, sur décision préfectorale, à


retarder ou interrompre les pompages dans les wateringues, de manière à
stocker l’eau temporairement dans les watergangs pour éviter des débordements
incontrôlés sur le réseau général d’évacuation.

Cette gestion « raisonnée », occasionnelle ou exceptionnelle, des pompages des


Sections peut relayer certaines insuffisances aux exutoires en abaissant
brutalement le débit à évacuer :

• Pour limiter les impacts d’une crue et appliquer le principe de solidarité


amont / aval,

• En situation de crise ponctuelle, sur de courtes durées et pendant un cycle


de marée,

• Pour laisser passer les pointes des bassins versants amont,

• En cas de panne de pompage aux exutoires, afin de stocker en attendant le


retour à un cycle d’évacuation gravitaire.

Outre les conflits d’usage susceptibles de naître, la mise en œuvre opérationnelle


de ce type de gestion reste délicate et nécessite d’être adaptée au contexte de
chaque crue, ce qui peut occasionner des retards de réaction considérables lors
des épisodes rapides incompatibles avec l’efficacité recherchée.

Par ailleurs ces dispositions ne permettront pas de gérer une crise sévère sans
dommage, car pour des crues très volumineuses le rattrapage de la marée
stockée pourra s’étaler sur plusieurs cycles, entrainant une submersion durable
des terres agricoles.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 8


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

3.2.2. Amélioration de la gestion des débits au nœud des quatre écluses


(SCP Id)

Le nœud des quatre écluses constitue le point clé de contrôle des eaux sur
l’ensemble du secteur du Dunkerquois et de ses canaux :

• Canal des Moëres,

• Canal de Bergues et ses canaux tributaires,

• Canal de jonction et canaux urbains de Dunkerque.

La gestion du site est complexe en situation de crue. La gestion de l’ouvrage


vanné des quatre écluses entre le canal de Bergues et le canal exutoire, mais
aussi des autres ouvrages directement associés (stations de Tixier en aval,
station des Quatre écluses en parallèle) est assurée par les services du Port
Autonome de Dunkerque.

En fonction des niveaux d’eau constatés, la régulation et le contrôle des


ouvrages se fait en manuel (situations de crue) au détriment de la gestion
automatique en situation courante. Par conséquent dans le cadre de
l’exploitation actuelle, la gestion d’une situation de crise est basée
exclusivement sur l’expérience de l’opérateur.

L’amélioration de la gestion du nœud des quatre écluses passe par :

• Une définition précise des procédures de gestion et des indicateurs de


décision en situation normale et en situation de crue. Ces procédures
doivent être optimisées sur l’ensemble du système canal exutoire : aux
vannes des quatre écluses, à Tixier (gestion des vannes) et optimisation de
l’évacuation du Canal de Moeres

• La mobilisation du volume maximum de compensation du canal exutoire,


en accord avec son fonctionnement projeté, ce qui impose de s’affranchir
des contraintes posées par les points bas (RN1, déversoirs d’orage).

• Des améliorations dans la connaissance et la mesure des paramètres :


niveaux d’eau, débits, traitement et archivage des données.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 9


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

3.3. Analyse de la faisabilité et avant projet de solutions


d’aménagement

3.3.1. Etude de faisabilité d’un nouvel exutoire à la mer à Mardyck –


étude de la solution chenal court et réévaluation de la solution
chenal long (BCEOM)

La réalisation d’un nouveau canal exutoire à Mardyck apparaît comme une


solution phare pour améliorer de manière significative l’évacuation des crues sur
le bassin de l’Aa.

L’étude réalisée par BCEOM a pour objectif d’analyser la faisabilité d’un tel
aménagement dans le contexte actuel tout en tenant compte des perspectives de
développement du territoire et des activités associés aux port de Dunkerque.
L’étude porte dans un premier temps sur la solution dite « chenal court » affecté
uniquement à l’évacuation des crues et dans un deuxième temps sur une
réévaluation de la solution « chenal long » qui associe à un nouveau canal de
navigation reliant le port Ouest une fonction d’évacuation des crues.

Les hypothèses de dimensionnement sont basées sur l’évacuation gravitaire d’un


débit continu de 20 m3/s.

Faisabilité de la solution « chenal court »


Principales contraintes

Les contraintes pour la réalisation d’un tel aménagement sont très fortes
dans le contexte économique et industriel du site. Elles pèsent fortement sur les
solutions techniques à adopter, sur les interventions annexes de franchissement
ou de dévoiement de réseaux, sur les traversées de voies de circulation et de
transport , sur la conduite du chantier en compatibilité avec le maintien des
activités industrielles :
− Sites industriels existants, en voie d’expansion, notamment le pôle
pétrochimique , qui limite les fuseaux d’implantation du canal ;
− Nombreuses infrastructures routières et ferroviaires existantes et en
projet,
− La zone d’étude est également traversée par des réseaux enterrés
industriels structurants, réseau de gaz, conduites d’hydrocarbure,
conduite d’alcool, conduites d’eau industrielle.
− Les réseaux enterrés habituels, eau, électricité, téléphone sont
également denses.
− Les aménagement portuaires futurs (nouveaux bassins) et les
contraintes au point de rejet pour les navires.
− Un contexte géologique peu favorable.
− Des espaces naturels d’intérêt écologique, floristique et faunistique.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 10


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

Le fonctionnement hydraulique du nouveau chenal exutoire est relativement


complexe pour respecter les contraintes de navigation et de marnage sur le
canal à grand gabarit, et les objectifs de contrôle des niveaux d’inondation dans
le marais Audomarois.

Le principe de fonctionnement gravitaire est similaire à celui du canal exutoire


de Dunkerque :

• une fonction de stockage : à marée montante lorsque l’évacuation


gravitaire est impossible le canal doit pouvoir absorber le débit de
référence issu du bief Watten aval, ce qui nécessite un volume suffisant,

• une fonction de transit des débits : lorsque les conditions de mer


l’autorisent le canal doit évacuer le débit issu du canal à Grand Gabarit et
le surplus stocké lors du cycle précédent, ce qui implique une capacité de
débit adaptée.

Les conditions de marée à l’exutoire sont très contraignantes. Le


dimensionnement est basé sur une marée de mortes eaux, de coefficient 25 c’est
à dire pour plus de 95% des marées théoriques. En cas de tempête marine se
traduisant par une surcote, le marnage se fait sur une tranche de hauteur plus
petite. Le volume de stockage et donc la capacité globale d’évacuation est
moindre.

Le dimensionnement hydraulique en volume a conduit à retenir un canal de


section trapézoïdale de 93 m en pied. La largeur du canal est alors de 130 m
minimum. La capacité d’évacuation du canal est de 20 m³/s en continu en
situation de mer défavorable et peut atteindre 26 m³/s en situation de mer très
favorable.

˜ 130 m

- 3 m IGN69

3/1

93 m

Figure 1 : Profil en travers hydraulique type – Solution Chenal Court

La régulation des débits est assurée par deux ouvrages aux extrémités :

• un ouvrage vanné d’entrée qui régule le débit à 20 m³/s en maintenant le


niveau du bief Watten aval à NNN .

• un ouvrage vanné à la mer qui évacue le débit issu du canal et empêche


toute entrée d’eau marine.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 11


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

Les ouvrages et les chiffres clés du projet chenal court

Plusieurs variantes de tracé ont été étudiées. Pour répondre au plus juste aux
multiples enjeux de la zone d’étude, un tracé optimal de 2700 m de longueur a
été retenu. Le canal part du port fluvial intercepte la voie ferrée et les réseaux
industriels en section réduite. L’ouvrage à la mer se situe au nord de la voie des
Huttes en bordure du futur bassin portuaire.

Le canal nécessite ainsi la construction de deux ouvrages hydrauliques.

Les mouvements de terrain sont importants : 1.7 millions de m³ de déblais.

La réalisation du canal nécessite la construction de 5 ponts routiers, 3 ponts


de voie ferrée, 21 dévoiements de réseaux enterrés classiques ou industriels.

La reprise du partiteur de Watten est également indispensable pour pouvoir


amener le surplus de débit en provenance du bief Flandres Watten.

L’emprise totale du projet est de 35 ha intégralement dans la zone de


développement du Port.

Le montant de réalisation du projet « chenal court » a été estimé à


74 M€ HT de travaux, auquel il faut ajouter les frais d’études détaillées, de
maîtrise d’œuvre et d’ouvrage.

Réévaluation de la Solution dite « chenal long » navigable

Les discussions avec les services et les partenaires concernés par l'
aménagement
du territoire mettent en évidence une opportunité pour la réalisation d'un
nouveau chenal affecté à la navigation entre le canal à Grand Gabarit et les
futurs développements portuaires et d' activités du Port Ouest et qui pourrait
également être affecté en tant que de besoin à l'évacuation des crues.

Afin de comparer les deux variantes de chenal exutoire sur des bases
communes, une actualisation et une mise en cohérence des chiffrages des
différents aménagements s’est avérée nécessaire.
Principales contraintes

Pour ce projet il a été pris comme référence un canal au gabarit Vb européen.


Il est dimensionné pour des bateaux de 4000 tonnes de 185 m de longueur et
11.40 de largeur (convois poussés de deux barges).

Le tracé figurant au SCOT et sur le plan d’aménagement du Port a été repris.


Le chenal est connecté en aval au bassin de l’Atlantique prolongé.

Les croisements de la voie ferrée Calais Dunkerque et de l’Autoroute A16


constituent des contraintes très fortes. A noter également que le projet croise
la nouvelle voie ferrée du barreau de Saint Georges.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 12


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

La voie ferrée nécessite d’être relevée de 7 m pour dégager une hauteur libre de
7 m entre les niveaux de navigation et la cote sous poutre du pont.

Les ouvrages et les chiffres clés

Les chiffres caractéristiques du canal de navigation entre Coppenaxfort et le


port Ouest de Dunkerque sont :

• 6550 m de longueur totale dont 5750 m de longueur utile au stockage


des crues

• un profil en travers courant au gabarit Vb avec une largeur emprise


minimale de 76 m portée à 83 m en incluant les chemins de services sur
les deux rives soit une emprise totale de 65 ha.

83 m

Chemin de service : 3.5 m


76 m
Rectangle de navigation 38mx4m

4.5 m
3/1

34 m

Figure 2 : Profil en travers courant – Solution chenal long navigable

• 2 écluses au gabarit Vb soit 195 m de longueur utile de Sas et 12.5 m de


largeur utile de respectivement 1 m et 6.5 m de hauteur de chute.

L’écluse du bassin maritime doit permettre le passage des convois pour toutes les
conditions de marée classiques.

• Les écluses sont doublées des 2 ouvrages hydrauliques du chenal court


qui assurent les mêmes fonctions. La reprise du partiteur de Watten reste
également nécessaire

• 5 ponts routiers dont l’autoroute A16 et 2 ponts de voie ferré (Calais


Dunkerque et le futur barreau de Saint Georges) avec une hauteur libre
sous ces ponts est de 7 m par rapport aux plus hautes eaux navigables
pour des convois chargés de 3 hauteurs de conteneurs.

• Une porte de garde permettra de fermer le canal de Bourbourg actuel au


gabarit Freycinet en période de crue.
Le fonctionnement et les performances hydrauliques

La fonction d’évacuation des crues se caractérise par :

• Une évacuation de 10.5 m³/s tout en maintenant la navigation. .

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 13


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

• Une évacuation supérieure à 20 m³/s avec des conditions de mer


défavorables. La navigation est alors arrêtée.

• Une capacité maximale de 36 m³/s pour des ouvrages utilisés au maximum


de leur capacité et des conditions de mer favorables soit la possibilité
d’évacuer un débit supérieur à la crue décennale ou d’évacuer une partie
de l’eau du bassin versant de la Lys.

Les effets d’une remontée du niveau de la mer due au réchauffement climatique


seraient moins pénalisant sur le chenal long que sur le chenal court. De plus, sur
le chenal long des réserves foncières pourraient être constituées en vue d’un
accroissement du volume de stockage à long terme.

Le projet est estimé à un total arrondi de 220 millions d’euros hors taxes de
travaux.

Choix d’une solution d’un nouveau canal exutoire

Le choix d’une de ces deux solutions devra nécessairement être examiné en


regard des enjeux d’inondation du marais audomarois, des territoires des
Wateringues et de la Lys dans leur globalité, mais aussi surtout au regard de
l’intérêt de la création d’une liaison fluviale entre le Port de Dunkerque et le
réseau des voies navigables.

Une étude d’opportunité socio-économique des projets apparait comme un


préalable indispensable pour, éclairer la décision de réalisation et le choix d’une
ou l’autre solution, et apprécier la rentabilité de ces projets.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 14


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

3.3.2. Etude d’une station de pompage sur l’ancien canal de Mardyck à


Dunkerque (SCP id)

L’amélioration de la gestion du nœud des quatre écluses nécessite de


s’affranchir des contraintes de submersion de certains points bas dans
l’agglomération Dunkerquoise. L’une des priorités est alors d’isoler l’ancien
Mardyck du canal de Bergues, afin d’éviter l’inondation lors de hautes eaux
dans le canal de Bergues.

L’aménagement consiste à fermer par une vanne l’exutoire de l’ancien Mardyck


lorsque l’évacuation gravitaire n’est plus possible sans débordement sur
l’ancienne RN1 et à évacuer les apports d’eau pluviale par une station de
pompage. Le dimensionnement retenu tient compte d’un scénario hydrologique
décennal réaliste, avec stockage partiel dans le canal de l‘ancien Mardyck.

La solution proposée consiste à mettre en place une pompe de 1,5 m3/s montée
sur la vanne d’isolement (disposition similaire à celle de la station de pompage
des quatre écluses).

Le montant prévisionnel global de réalisation de cet ouvrage est estimé à


270 000 €.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 15


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530
Synthèse des études réalisées

3.3.3. Analyse des potentialités réelles pour la création de zones


d’expansion des crues et évaluation de leur intérêt hydraulique
dans le système des wateringues (BRL Ingenierie)

Les différents sites précédemment inventoriés pour réaliser des zones


d’expansion des crues ont été évalués, quant à leur faisabilité et à leur efficacité.

Tableau 2 : Zones d’écrêtement des crues


secteur Site de stockage Intérêt et faisabilité
Rivière Rivière Hames à Fréthun et Zone réputée inondable.
neuve- canal Nielle-les-Calais 3
Surstockage possible de 200 00 m à 300 000 m
3
des
Pierrettes Intérêt local fort pour alléger en pointe la rivière neuve et le
canal des Pierrettes
Rivière Bassins d’Eurotunnel à Le potentiel de surstockage des eaux pluviales pendant un
neuve- canal Coquelles, Fréthun, Calais cycle de pompage (8h) aux Pierrettes en situation de crise
des existe.
Pierrettes Les modalités de gestion restent à valider techniquement et
administrativement avec les services d’Eurotunnel
Canal de Site de rétentention du Bien que de volume relativement modeste, ces sites
Bergues bierendyck et de Quäedypre présenetent un intérêt local non négligeable, mais aussi
global en allégeant les rejets en points sur le canal de
Bergues (sous réserve d’une gestion adaptée).
Basse Site de la Killem Becque Zone inondable importante, présentant un potentiel de
Colme volume interressant.
Ce secteur est aujourd’hui assaini par pompage,
l’utilisation en stockage implique un retour en arrière à
compenser par des indemnisations.
La faisabilité technique et le dimensionnement sont à
vérifier avec une topographie précise.
Aa Parc de l’Aa, bassins nautiques Le potentiel de volume interressant du site est conditionné
à Gravelines et Saint Georges à des possibilités de marnage suffisantes mais surtout à
sur Aa un accroissement de la capacité de transit de l’Aa canalise
entre Watten et Gravelines, ce qui n’est pas réaliste
aujourd’hui.

La réalisation de zones d’écrêtement de crues dans le territoire des Wateringues


présente un intérêt non négligeable, pour les effets généralement locaux de
protection, mais aussi pour alléger les pointes sur le système hydraulique global,
par effet cumulé et sous réserve d’une gestion adaptée.

D’une manière générale toute action dans ce sens doit être favorisée.

Etudes des solutions d’amélioration de l’évacuation des crues de l’Aa et de la Lys 16


Septembre 2007 – Synthèse_sept07_V2.doc – FR 3530