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LE PACTE SOCIAL SPORT(S)

-----------------

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Rapport détaillé

Etude réalisée par


Adéquation

Mai 2006
SOMMAIRE

I. Belfort en trois mots ............................................................................. p.5


1. Morphologie sociale .......................................................................... p.5
2. La situation économique.................................................................... p.5
3. Les acteurs municipaux ..................................................................... p.6

II. Le Pacte Social Sport(s)........................................................................ p.7


1. Portrait d’un projet multipartite .......................................................... p.7
2. Les objectifs..................................................................................... p.8
3. Mise en œuvre annoncée .................................................................. p.9
A. Les clubs ............................................................................... p.10
B. La Ville de Belfort................................................................... p.12
C. Les associations de quartiers................................................... p.14

III. Le temps de l’évaluation....................................................................... p.15


1. Le Pacte Social Sport(s) .................................................................... p.15
A. Les activités .......................................................................... p.15
B. Le public ............................................................................... p.16
2. La réalité du terrain .......................................................................... p.20
A. Au niveau des clubs ............................................................... p.20
a. Des prévisions jamais réalisées en totalité .......................... p.20
b. Des difficultés en termes de disponibilités humaines............ p.22
c. Autres difficultés .............................................................. p.23
d. Une plus-value quasi-nulle pour les clubs ........................... p.23
B. Au niveau municipal ............................................................... p.25
a. De la multiplicité des contraintes........................................ p.25
b. Une organisation municipale problématique ........................ p.26
c. Presque tout repose sur un seul homme ............................. p.27
C. Au niveau des associations de quartiers ................................... p.30
D. Les relations entre les structures concernées............................ p.30
a. Entre la Ville et Jeunesse et Sports .................................... p.30

2
b. Entre les clubs et les Services de la Ville ............................. p.31
c. Les clubs entre eux........................................................... p.31
d. Les services de la Ville entre eux........................................ p.31

IV. Le bilan.................................................................................................. p.34


1. Des objectifs globalement loin de la réalisation effective ...................... p.34
2. L’avenir ........................................................................................... p.35

V. Des perspectives ................................................................................... p.37


1. Maintien des objectifs concernant les jeunes, mais sans les clubs ......... p.37
A. Adaptation du dispositif de Jeunesse et Sports
par le Service Jeunesse .......................................................... p.38
B. A l’image de Strasbourg,
sous la responsabilité du Service des sports ............................. p.38
2. Maintien des clubs, mais transformation des objectifs .......................... p.39

Annexes ................................................................................................. p.40


o Cahier des charges – Projet – Convention
o Guides d’entretien
o Organigrammes des services concernés

3
Au départ, la commande de la Ville de Belfort était d’évaluer l’impact du Pacte Social
Sports sur ses bénéficiaires, les clubs impliqués et les services municipaux concernés. Celle-ci
a été restreinte aux deux derniers points en raison de l’enveloppe budgétaire disponible.

Pour mener à bien cette évaluation, nous avons analysé l’ensemble des documents
mis à notre disposition concernant le dispositif et rencontré chacun de ses acteurs, directs ou
indirects. La direction de la Politique de la Ville et Service des Sports nous a fourni une liste
des gens à voir rencontrer en entretiens : élus, directeurs généraux adjoints des services,
directeurs des services, référents, responsables de clubs, intervenants et représentants à de
la direction départementale de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.

Ont été interrogés :

Madame Gilberte MARIN MOSKOVITZ Adjointe au Maire, chargée des conseils de quartier, de la
citoyenneté et de la politique de la Ville
Monsieur Jean-Louis WOLFF Adjoint au Maire, chargé des sports
Monsieur Alain MEYER Directeur Général Adjoint des Services de l’Education, des
Sports et de la Culture
Monsieur Philippe WEBER Directeur Général Adjoint des Services de la Politique de la
Ville
Monsieur Désiré BARRAND Directeur du Service des sports
Monsieur Christian VITTE Ancien référent du Pacte Social Sports au Service des Sports
Responsable de service, enseignement et animations
Monsieur Jacques PETITJEAN Actuel Référent du Pacte Social Sports au Service des sports
Monsieur Jean-Pierre THABOURIN Directeur du Service jeunesse
Monsieur Sébastien CIVELLI Référent du Pacte Social Sports au Service jeunesse
Monsieur René SCHNEIDER Représentant du MJSVA
Monsieur Jacques PARISOT Président du BAUHB
Monsieur Christophe PECHEUX Educateur sportif intervenant du BAUHB
Monsieur Eric WOLFER Président et intervenant du BCB
Monsieur Philippe VIOLET Vice-président de l’ASMB football
Monsieur Abdellak BOUFFEROUM Président de l’ASBS
Monsieur Fabrice HENRY Educateur sportif intervenant de l’ASMB judo

Monsieur Claude DARGAUD ??? Directeur de la Politique de la Ville

4
I. Belfort en trois mots

1. Morphologie sociale

Au recensement 19991, les belfortains âgés de moins de 19 ans représentent environ


un quart des presque 51 000 que compte la population totale. La catégorie, plus large, des
moins de 25 ans représente, quant à elle, un peu plus d’un tiers.
Les adolescents âgés de 11 ans à 17 ans inclus sont 4265, soit un quart de la
population des jeunes de moins de 25 ans et environ 8.5% de la population
totale.

Alors que les effectifs d’hommes et de femmes s’équivalent pour l’ensemble des
belfortains, parmi les jeunes, les garçons apparaissent sensiblement plus nombreux. Ils
représentent 54% des moins de 25 ans.

39% des habitants de Belfort habitent en logement HLM. (Colmar 31%, Besançon 26%)

Parmi les habitants actifs professionnellement, les plus nombreux sont les employés
et les ouvriers. Chaque catégorie représente environ 16% de la population totale des 15 ans
et plus. Les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 7%. Ces chiffres
sont proches de ceux établis au niveau national, avec, cependant, une part un peu plus
importante d’ouvriers (environ 14%) et à peine plus faible de cadres et professions
intellectuelles supérieures (environ 7.5%).

2. La situation économique

En 1999, la ville de Belfort enregistrait un taux de chômage de 15.4%. Il s’élevait à


29% parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans.

1
Les derniers chiffres reconnus étant ceux du recensement 1999, nous les utilisons malgré leur ancienneté,
l’intérêt étant de pouvoir établir les grandes tendances de la population belfortaine.

5
Commentaire [d1] : Page : 6
Fin décembre 2005, ce taux était de 10.2% dans l’ensemble du Territoire de Belfort, Retrait paragraphe

soit respectivement 1.7 et 0.7 points de plus qu’en Franche-Comté et qu’en France. Parmi les
demandeurs d’emploi, environ 20% sont âgés de moins de 25 ans.

Belfort constitue une zone géographique attractive, car elle est en bonne santé
Commentaire [d2] : Page : 6
économique. Elle tient une place industrielle importante, notamment grâce aux Faux. A reprendre en nuançant.

consortiums Général Electric, dans le domaine de la production énergétique, et Alstom, dans


celui de la construction ferroviaire. Alstom qui, encore aujourd’hui offre près de 25% des
emplois privés salarié de l’Aire urbaine de Belfort.
Elle mise, par ailleurs, sur la diversité de son tissu économique et occupe une position
spatiale stratégique, car se situe sur l’axe Rhin-Rhône.

3. Les acteurs municipaux

Commentaire [d3] : Page : 6


A Belfort, hormis les Services techniques, ayant leur Direction générale propre, le Pourquoi Hormis ?

fonctionnement municipal se scinde en 4 entités : "Ressources", "Education, Culture, Sports",


"Solidarité urbaine" et "Développement".

Le Service de la jeun esse appartient au 3ème secteur, sous l’égide de la Direction


de la Politique de la ville, ce qui stigmatise, en quelque sorte, d’emblée cette population et la
caractérise a priori, puisque la place du côté des problèmes urbains. Sans doute loin
d’exprimer, même indirectement, que la jeunesse est un souci, cette organisation signifie,
Commentaire [d4] : Page : 6
par contre, que la jeunesse concernée par ce service est la jeunesse "à problème". A nuancer : Jeunesse «des
quartiers populaires« c'est à dire
Elle est apparemment à traiter à part de l’Education, de la Culture et des Sports, qui pourtant qui nécessite et requiert
l'intervention municipale.
la concernent autant que les autres jeunes.
Ce service se compose d’un directeur, de trois animateurs territoriaux en charge d’un secteur
Commentaire [d5] : Page : 6
géographique et de dispositifs particuliers et de 7 agents ou adjoints d’animation. Non, revoir organigramme

Le Service des sports a une direction propre, à l’image des domaines de l’Education et
de la Culture. Il est composé d’un directeur, de trois responsables de services (enseignement
sportif et éducation, manifestations, équipements) et d’une centaine d’agents, dont 15
éducateurs sportifs intervenant quasi-exclusivement dans les écoles.

6
7
II. Le Pacte Social Sport(s)

1. Portrait d’un projet multipartite

Le Pacte Social Sport(s) s’inscrit à la fois dans la Politique de la Ville, visant à


améliorer les conditions d’existence dans les quartiers les plus défavorisés, et dans la
Politique Sportive en faveur du développement des pratiques.
Il représente l’opérationnalisation d’un des objectifs majeurs du Contrat de Ville 2000-2006
qui est d’adapter qualitativement l’offre sportive à la diversité de la population. Il
appartient à un tout également constitué d’actions de prévention sociale par le sport et d’un
développement de l’accessibilité des équipements sportifs à tous (ouverture des équipements
existants en direction des jeunes des quartiers dits sensibles, mise en place d’équipements
de proximité multisports devant répondre à une demande de pratique auto organisée.)

Ses principes essentiels sont de solliciter l’investissement des clubs sportifs auprès
des publics jeunes des quartiers d’habitat social et, plus largement, de faire collaborer le
monde sportif à une mission politique et sociale transversale : la réduction des
inégalités, ainsi que la considération et l’intégration de tous à la communauté sont des
missions incontournables aujourd’hui.

Né en l’an 2000, sous l’impulsion des élus chargés des Sports et de la Politique de la
Ville, le Pacte Social Sport(s) a d’abord été uniquement expérimenté par l’Association
Sportive Municipale Belfortaine Football. S’y sont peu à peu associés d’autres sections de
l’ASMB (le judo et le basket) et d’autres clubs : le Belfort Aire Urbaine Hand Ball, le Basket
Club Belfort, le Karaté Club Shito Ryu, le Club Kikkiwon Taekwondo, l’Association Sportive
Belfort Sud. En 2006, seuls le BAUHB, le BSB, l’ASMB Football (avec un retrait d’un
an en 2003) et, indirectement, l’ASMB Judo sont toujours de la partie.

Balbutiant jusqu’en 2004, il ne proposait alors que des évènements ponctuels


pendant les vacances scolaires. Redynamisé et restructuré à la rentrée 2004, il
permet, depuis, une pratique plus régulière tout au long de l’année, en plus des évènements
organisés en période de congés, généralement pendant les petites vacances.

8
Alors que pour l’année 2004/2005, il était prévue d’organiser respectivement 18 séances de
football, de handball et de basket-ball, les exigences ont été revues à la baisse en 2005/2006
en tenant compte, d’une part, des difficultés rencontrées par les clubs pour mettre à
Commentaire [d6] : Page : 9
disposition du personnel encadrant et, d’autre part, du manque d’intérêt du public jeune Ciblé par le Pacte Social

pour les activités régulières à long terme.

2. Les objectifs

Considéré par la municipalité belfortaine comme un excellent vecteur d’insertion et de


prévention (favorisant l’apprentissage des règles, du respect de l’autre et du civisme), le
sport est désigné comme support de socialisation et de restructuration du lien social. Par
conséquent, la démocratisation de l’accès aux sports et, donc, le Pacte Social Sport(s)
participent à un projet politique d’ensemble qui est de former les jeunes à la vie en
société en donnant à chacun les mêmes chances d’accès aux offres de la collectivité.

Néanmoins, il constitue une forme d’intervention particulière, devant se situer entre


le volet de la prévention sociale par le sport et la pratique en club. Répondant à
cette orientation globale, les objectifs apparaissent multiples :

Concernant les clubs


- mobiliser les clubs sportifs au service des publics des quartiers,
- renforcer leur collaboration avec les structures sociales et éducatives,
- proposer avec eux des activités inscrites dans une durée,
- offrir un encadrement de qualité par des professionnels,
- augmenter leurs effectifs en amenant certains jeunes à les rejoindre.

Concernant les jeunes


- favoriser la mixité sociale,
- transmettre des règles (présence, ponctualité, tenue adéquate, etc.)
- s’adresser aux jeunes âgés de 11 à 17 ans, voire 25 ans,
- s’adresser aux garçons et aux filles,
- s’adresser aux habitants des quartiers d’habitat social, notamment ceux des
Résidences et du Glacis du Château, prioritaires de la Politique de la Ville,

9
- s’adresser aux jeunes manifestant une appétence particulière à l’exercice
d’une pratique sportive structurée et encadrée par des professionnels
qualifiés.

Concernant les services municipaux


- traduire en actes le principe de transversalité du Contrat de Ville, dans le
respect des compétences et des responsabilités des Services des sports et de
la jeunesse.

3. Mise en œuvre annoncée

● Le Service des sports est le coordonnateur principal du projet. Il a en


charge les relations avec les clubs, la mise à disposition des équipements, la
planification des activités, l’organisation de ces activités et leur évaluation.

Depuis le début et jusqu’en 2006, le référent du dispositif a été la même personne :


C. Vitte, aujourd’hui par ailleurs responsable du service enseignement sportif et éducation
responsable de service, enseignement et animations. Depuis cette année, ce référent a
changé. Il s’agit de J. Petitjean, responsable de la base nautique de l’étang des Forges.

● Le Service jeunesse s’occupe de repérer le public et de co-animer les


activités avec les éducateurs sportifs des clubs. Cette manière de faire a été initiée lors de
la restructuration du Pacte Social Sport(s) en 2004, suite aux difficultés rencontrées par les
clubs en termes de gestion des publics. L’objectif était aussi de faire face à la démotivation
qui résultait de cette situation. Ce partenariat se base sur les savoirs-faire techniques des
uns et les compétences à réguler les groupes de jeunes des autres.

Commentaire [d7] : Page : 10


S. Civelli intervient en qualité de coordinateur référent du Pacte Social Sports est le Peut être aurait-il fallu rappeler les
attendus du cahier des charges de
référent pour ce service depuis 2002. l'évaluation ?
Commentaire [d8] : Page : 10
Et d'autre part rappeler que le
Pacte Social Sports n'est qu'un
élément de la politique conduite en
direction de la jeunesse des
quartiers belfortains et de la
politique sportive.

10
J. Petitjean

A. Les clubs

Les clubs doivent mettre en œuvre, pendant la période scolaire, des activités
sportives régulières sous la forme de cycles d’apprentissage composés d’un certain
nombre de séances comprenant une vingtaine de jeunes. Ces cycles sont à prolonger et à
finaliser pendant les congés scolaires par l’organisation d’évènements ponctuels (stages,
tournois, etc.)

La situation de l’ASMB judo est particulière, car l’action associée au Pacte Sociale
Sport(s) représente déjà un dispositif en soi porté par la Ligue de Franche-Compté de judo
et lancé par la Fédération Française : « 100 ceintures noires, 100 emplois ». Là,

11
l’éducateur sportif du club doit accueillir des jeunes tous les mercredis après-midi, organiser
des stages et les accompagner pendant les congés scolaires dans le cadre d’animations
organisées par le Service jeunesse.
Conjointement, les adolescents sont suivis par un agent de la Protection Judiciaire de la
Jeunesse, chargé de les guider pendant 5 ans sur le plan scolaire, périscolaire et
extrascolaire, notamment en intervenant auprès des parents.

Pour l’année 2004/2005, le nombre d’heures d’intervention prévu par chacune des
conventions d’objectifs et de moyens signées entre les différents clubs et la Ville de Belfort
est détaillé dans le tableau suivant :

10 heures : 2 cycles de 5 séances de 2 heures


Kikkiwon Taekwondo
pendant les vacances scolaires
10 heures : 2 cycles de 5 séances de 2 heures
Karaté Club
pendant les vacances scolaires
36 heures : 3 cycles de 6 séances de 2 heures
pendant la période scolaire
ASMB Football
+ organisation d’évènements ponctuels pendant
les vacances scolaires
36 heures : 3 cycles de 6 séances de 2 heures
pendant la période scolaire
BAUHB
+ organisation d’évènements ponctuels pendant
les vacances scolaires
36 heures : 3 cycles de 6 séances de 2 heures
pendant la période scolaire
BCB
+ organisation d’évènements ponctuels pendant
les vacances scolaires
96 heures : 2 cycles de 2 heures hebdomadaires
sur l’année
ASMB Judo + accompagnement des jeunes à des animations
sportives et culturelles organisées par le Service
jeunesse pendant les vacances scolaires

12
Concernant l’ASBS, l’engagement fut différent : il s’agissait pour elle de continuer
d’organiser régulièrement les entraînements des équipes de jeunes, de suivre 8 heures de
formation au CRIB et de prendre les mesures nécessaires pour limiter le montant de ses
amendes pour indiscipline.

Pour l’année 2005/2006, le nombre d’heures d’intervention prévu par chacune des
conventions d’objectifs et de moyens signées entre les différents clubs et la Ville de Belfort
est détaillé dans le tableau suivant :

18 heures : 6 séances de 2 heures dans le cadre


de mini-championnats pendant la période scolaire
ASMB Football
+ 3 séances de 2 heures dans le cadre de tournois
ou stages pendant les vacances scolaires
20 heures : 2 cycles de 5 séances de 2 heures
pendant la période scolaire
BAUHB
+ organisation d’évènements ponctuels pendant
les vacances scolaires
24 heures : 2 cycles de 6 séances de 2 heures
pendant la période scolaire
BCB
+ organisation d’évènements ponctuels pendant
les vacances scolaires
90 heures : 2 cycles de 1 heure 30
hebdomadaires sur l’année
+ organisation de stages pendant les vacances
ASMB Judo scolaires
+ accompagnement des jeunes à des animations
sportives et culturelles organisées par le Service
jeunesse pendant les vacances scolaires

B. La Ville de Belfort

En contrepartie, la municipalité met les équipements sportifs à disposition à titre


gracieux et prend généralement en charge une partie des postes des professionnels des
clubs, en versant une subvention supplémentaire à ces derniers.

13
Pour l’année 2004/2005, la contrepartie prévue par chacune des conventions
d’objectifs et de moyens signées entre les différents clubs et la Ville de Belfort est détaillée
dans le tableau suivant :

Kikkiwon Taekwondo 4 h de mise à disposition d’un dojo par semaine


Karaté Club 4 h de mise à disposition d’un dojo par semaine
Subvention spécifique de 612 €
ASMB Football
Mise à disposition des équipements pour l’action
Subvention globale et conditionnée de 10 000 €
BAUHB
1h30 de mise à disposition d’une salle par semaine
Subvention spécifique de 612 €
BCB
Mise à disposition des équipements pour l’action
Subvention spécifique de 2 000 €
ASMB Judo
4h de mise à disposition d’un dojo par semaine

- Pour le BCB et l’ASMB Football, la subvention a été calculée sur la base de deux
heures hebdomadaires par semaine d’activité, au coût horaire de 17 € toutes charges
comprises.

- Pour l’ASMB Judo, le calcul a été revu à la hausse pour tenir compte des stages et
des accompagnements en sus.

- S’agissant du BAUHB, une subvention spécifique de 10 000 € est versée par la


Direction des Sports dans le cadre de sa subvention annuelle de fonctionnement. Elle
est allouée en contrepartie de l’implication de ce club dans le Pacte Social Sport(s).

- Concernant l’ASBS, en plus de la prise en charge financière de la formation au CRIB


(560 €), la municipalité s’est engagée à rémunérer, via l’ADES, un encadrant
technique pour l’équipe des benjamins à raison de 2 heures hebdomadaires, soit 64
heures représentant un coût de 1088 €.

14
Pour l’année 2005/2006, la contrepartie prévue par chacune des conventions
d’objectifs et de moyens signées entre les différents clubs et la Ville de Belfort est détaillée
dans le tableau suivant :

Subvention spécifique de 600 €,


ASMB Football
Mise à disposition des équipements pour l’action
Subvention globale et conditionnée de 10 000 €
BAUHB
Mise à disposition des équipements pour l’action
Subvention spécifique de 1 000 €
BCB
Mise à disposition des équipements pour l’action
Subvention spécifique de 1 600 €
ASMB Judo
3h de mise à disposition d’un dojo par semaine

C. Les associations de quartiers


Commentaire [d9] : Page : 15
Ces dernières permettent de sensibiliser et d’informer le public concerné. A préciser, lesquelles ? Comment
? Centres Socio Culturels et
Maisons de Quartier et clubs ado
des Francas

15
III. Le temps de l’évaluation

Commentaire [d10] : Page :


xx 16
Propos liminaire : Evolution
quantitative ; repose sur les deux
dernières années (recours à
1. Le Pacte Social Sport(s) donner)

A. Les activités
Commentaire [d11] : Page :
Cette année, en tout, 90 séances et 152 heures d’activités sportives étaient prévues 16
laquelle, année civile, scolaire.
dans le cadre du Pacte Social Sport(s). 74 séances et 105 heures ont été réalisées, soit, en
termes d’heures, environ deux tiers des prévisions.

Si l’on ôte à ces chiffres la participation de l’ASMB judo, un peu singulière, car
représentant un dispositif spécifique principalement porté par la Protection Judiciaire de la
Jeunesse et la Ligue de Franche-Comté de judo, le taux de réalisation est d’un peu moins de
la moitié en termes de séances et seulement d’un peu plus du tiers en termes d’heures.

En heures Prévision Réalisation Taux réalisé


ensemble 232 94,5 41%
2004/2005
sans le judo 128 49,5 39%
ensemble 152 105 69% Commentaire [d12] : Page :
2005/2006 16
sans le judo 62 23 37% A relativiser ; saison non achevée ?

250

200
nombre d'heures

150
Prévision
Réalisation
100

50

0
ensemble sans le judo ensemble sans le judo

2004/2005 2005/2006

16
En séances Prévision Réalisation Taux réalisé
ensemble 112 56 50%
2004/2005
sans le judo 64 26 41%
ensemble 90 74 82%
2005/2006
sans le judo 30 14 47%

120

100
nombre de séances

80
Prévision
60
Réalisation
40

20

0
ensemble sans le judo ensemble sans le judo

2004/2005 2005/2006

⇒ Ces chiffres montrent que la baisse des exigences en 2005/2006, au regard de l’activité
Commentaire [d13] : Page :
effectivement effectuée en 2004/2005, fut une mauvaise décision. En effet, hormis pour 17
Autre expression
l’ASMB judo qui se distingue par un investissement croissant, le taux de réalisation a été
quasi-identique pour les deux années. Par conséquent, programmer moins sur le papier a
contribué à ce que moins d’activités soient organisées sur le terrain.

Commentaire [d14] : Page :


xxxxxx 17
Explication autre ?
Programmation tardive ?
Mobilisation problématique des
B. Le public éducateurs / techniciens des Clubs
?
● Combien ?
CADRE D'ORGANISATION à
présenter
2005/2006
- L’éducateur de basket-ball est intervenu, en tout, auprès de 21 personnes.
- Les éducateurs de handball ont rencontré une moyenne de 19 personnes
par séance. Ces derniers étant sensiblement les mêmes que ceux présent
lors du cycle de basket-ball.
- Les stages organisés par l’ASMB football comptèrent 8 participants le Commentaire [d15] : Page :
17
premier jour et 14 le second. préciser "effet de groupe" comme
effet d'appel

17
- Le dispositif "100 ceintures noires, 100 emplois" concerne aujourd’hui 21
adolescents. Il devrait s’en ajouter la saison prochaine si l’action est
poursuivie, car de nouveaux débutants seront accueillis.

Commentaire [d16] : Page :


Au total, cela fait entre 56 et 65 personnes concernées par les activités dites 18
différentes ???
régulières. A ceci s’ajoute la participation d’une centaine de jeunes de l’Est de la France à
une olympiade de quartiers où le BAUHB et le BCB sont intervenus en tant qu’encadrant.

Nombre de participants en moyenne par séances


Basket-ball 12
Football 11
Hand-ball 19
Judo 17

2004/2005
- Le BAUHB a encadré 3 cycles :
Le 1er, exclusivement féminin, où l’on a pu seulement compter 19
participations en 6 séances, soit une moyenne de 3 participantes par séances.
Le 2ème recentré sur le public masculin où l’on a pu compter 68 participations
en 4 séances, soit une moyenne de 17 participants par séances.
Le 3ème, sous forme de mini-championnat où l’on a pu compter 96
participations masculines en 5 séances, soit une moyenne de 19 participants
par séance.
En tout, cela fait, au minimum, une quarantaine de personnes.
- A chaque séance, le BCB est intervenu auprès de 19 participants en
moyenne.
- Les deux stages de Taekwondo ont respectivement concernés 7 et 10
jeunes.
- Les activités auxquelles a participé l’ASMB football comptabilisèrent 144
participations en 6 séances, soit 24 participants en moyenne.
- Le dispositif "100 ceintures noires, 100 emplois" concernait, l’année de son
Commentaire [d17] : Page :
lancement, 13 adolescents. 18
Présentation à revoir

18
Commentaire [d18] : Page :
Au total, cela fait au minimum 105 personnes concernées2. 19
Différentes ????

Nombre de participants en moyenne par séances


Basket-ball 19
Football 24
Hand-ball 13
Judo 11
Commentaire [d19] : Page :
Taekwondo 8 19
Peut-on ramener ces données en
nombre de journées ou
séances/jeunes – cf mode de calcul
CAF.

● Qui ?
2005/2006
Le public atteint n’a pas seulement été le public visé. En effet, les cycles de
handball et de basket-ball ont été réalisés auprès d’un groupe majoritairement issu du Foyer
des jeunes travailleurs, c’est-à-dire un groupe composé de demandeurs d’asile adultes
et de jeunes adultes du quartier.

« Ça allait du gamin de 14 ans à des personnes, des ressortissants, notamment des


pays de l’Est, en demande d’asile politique, qui avaient 40 ans. (…) Il y avait plus de
personnes de plus de 30 ans. On était entre 15 et 20, je pense qu’il y avait facilement
Commentaire [d20] : Page :
10 personnes de 30 ou 40 ans. » BAUHB 19
Explication à donner - A présenter
autrement ? pour aboutir question
du public initialement visé – Ou
Les deux stages de football ont, par contre, été faits auprès d’un public âgé de 13 à dire qu'il y a une évolution du
public qui interroge…
15 ans. En réalité 3 ou 4 adultes impliqués.
Commentaire [d21] : Page :
Basket-ball 16 à 40 ans selon l’éducateur 19
A noter la présence de quelques
15 à 25 ans selon S. Civelli adultes (2 ou 3)

Football 13 à 15 ans ?
Commentaire [d22] : Page :
Handball 14 à 40 ans selon l’éducateur 19
A noter la présence de quelques
15 à 25 ans selon S. Civelli adultes (2 ou 3)

Judo 11 à 15 ans ?

2
Durant la saison 2003/2004, avant la redéfinition du dispositif sur des activités plus ponctuelles ou
évènementielles, 159 jeunes étaient présents sur 3 actions ponctuelles. De février à juillet 2003, ils étaient 94 sur
4 actions.
A relativiser à prendre avec précaution
19
2004/2005
Hormis le BCB intervenant auprès d’un public âgé de 16 à 25 ans, toutes les activités
ont plus ou moins concernées le public jeune ciblé à l’origine par le dispositif.

Basket-ball 16 à 25 ans
Football 14 à 17 ans
Handball 14 à 18 ans
Judo 11 à 14 ans
Taekwondo 13 à 17 ans

Commentaire [d23] : Page :


En globalité, la mixité sexuelle est loin d’être atteinte. 20
et pour cause à relativiser (activités
sportives peu précises pour le
public féminin).
100
90
nombre de participants

80
70
60 filles
50 garçons
40
30
20
10
0
2004/2005 2005/2006
Commentaire [d24] : Page :
Seul le judo est parvenu à la parité de ces effectifs. Cette saison, en handball 20
A relativiser public d'origine plus
et basket-ball, les femmes n’ont jamais représenté plus d’un tiers de participants, a fortiori large et pas public ciblé du Pacte
Social Sports
en football, pratique éminemment masculine.

« Plus d’homme. 5 femmes peut-être et pas des 14-16 ans. » BAUHB

« 3 femmes sur la quinzaine de participants en moyenne, mais plus intéressées que


les 5 ou 6 de l’année dernière. » BCB

La saison précédente, elles étaient 3 en moyennes en handball, soit environ 7,5%.


Selon les chiffres de la municipalité, elles étaient 9 en basket-ball et 6 en judo, c’est-à-dire

20
près de la moitié dans les deux cas. Le football et le taekwondo n’ont attiré aucune
adolescente.

Le public est quasi-systématiquement issu des quartiers dits difficiles.


Même si d’autres quartiers peuvent être touchés par le dispositif, les premiers atteints sont
Commentaire [d25] : Page :
bien les habitants des Résidences et du Glacis du Château. 21
A relativiser aussi, le public initial
est bien le public des quartiers
d'habitat social, notamment du
xxx Contrat de Ville
Commentaire [d26] : Page :
21
Il n'est pas suffisamment mis en
2. La réalité du terrain avant l'évolution voulue du Pacte
Social
saison 2005-2006 / activités
ponctuelles pendant les vacances,
A. Au niveau des clubs et moins axé sur activités
régulières (bilan Pacte ; saison
2004-2005).

a. Des prévisions jamais réalisées en totalité


Compte tenu des conventions d’objectifs et de moyens signées avec la municipalité
pour les saisons sportives 2004/2005 et 2005/2006, les clubs engagés dans le Pacte Social
Sport(s) n’ont jamais rempli la totalité de leurs contrats.

Saison 2004/2005 (hors actions ponctuelles)


Prévu Réalisé
ASBS 8 heures de formation néant
ASMB football 36 heures 8 heures
3 cycles de 6 séances de 2 heures 1 cycle de 4 séances de 2h

ASMB judo 96 heures 45 heures


2 cycles de 24 séances de 2 heures 1 cycle de 30 séances de 1h30
BAUHB 36 heures 30 heures
3 cycles de 6 séances de 2 heures 15 séances de 2 heures
BCB 36 heures 7 heures 30
3 cycles de 6 séances de 2 heures 1 cycle de 5 séances de 1h30
Karaté Club 10 heures néant
1 cycle de 5 séances de 2 heures
Kikkiwon Taekwondo 10 heures 4 heures
1 cycle de 5 séances de 2 heures 2 séances de 2 heures

Total 232 heures 94 heures 30

21
Saison 2005/2006 (hors actions ponctuelles)
Prévu Réalisé
ASMB football 18 heures 5 heures
1 cycle de 6 séances de 2h 1 stage de 2x2h30
1 stage de 2x3 heures
ASMB judo 90 heures 82 heures
2 cycles de 30 séances de 1h30 2 cycles de 30 séances de 1h20
BAUHB 20 heures 9 heures
2 cycles de 5 séances de 2 heures 1 cycle de 6 séances de 1h30
BCB 24 heures 9 heures
2 cycles de 6 séances de 2 heures 1 cycle de 6 séances de 1h30

Total 152 heures 105 heures

Ces décalages paraissent moins souvent causés par la bonne volonté des présidents
Commentaire [d27] : Page :
et des techniciens des clubs, que par l’organisation générale et la gestion des contraintes, 22
????
d’autant plus nombreuses que les acteurs sont eux-mêmes nombreux et en proie à des
problématiques diverses.
Cette année, par exemple, la responsabilité de n’avoir pas effectué les deux cycles prévus
par leur convention d’objectifs et de moyens n’incombe pas directement au BAUHB ou au
BCB. Ces deux clubs se sont dits tout à fait près à réitérer l’expérience faite en
début d’année 2006, mais l’organisation municipale n’a pas été en mesure de
mettre en place un cycle de plus pour chaque activité.
Il y a deux raisons essentielles à cela :
- Les conventions d’objectifs et de moyens n’ont été signées qu’en
janvier 2006. Par conséquent, les activités n’ont pu commencer qu’à ce moment-là,
ce qui s’avère déjà relativement tard dans la saison sportive. Les mois de septembre,
octobre, novembre et décembre ont été perdus.
- La multiplicité des contraintes a obligé la municipalité à faire
intervenir les deux clubs auprès du même groupe et sur le même créneau
horaire, donc l’un après l’autre, au lieu de pouvoir organiser deux cycles différents
Commentaire [d28] : Page :
dans le même temps. 22
Pas clair

Néanmoins, alors que le BCB, notamment par la participation personnelle du


président, fait des efforts certains pour respecter ses engagements, l’ASMB football

22
donne plutôt l’impression de "traîner les pieds". De fait, cette année, un certain
nombre de relances ont été nécessaires pour que ses techniciens entrent en contact avec la
municipalité afin de programmer leur intervention. L’année passée, au lieu de la mise à
disposition d’un éducateur chargé de prendre en charge des cycles d’apprentissage, le club a
fait intervenir un arbitre officiel dans le cadre de mini-tournois organisés par le Service
Commentaire [d29] : Page :
jeunesse. 23
Accord commun Ville de
Bien qu’apparemment tout aussi impliqué que le BCB, le BAUHB a moins de mérite, car Belfort/Club

s’appuie sur une équipe de professionnel relativement étoffée (une vingtaine d’emplois), là
où le BCB ne peut que solliciter le bon vouloir de ses bénévoles.
L’ASMB judo fait aussi intervenir un salarié.

b. Des difficultés en termes de disponibilités humaines


Seule l’ASMB judo ne rencontre apparemment pas de souci de mise en œuvre
s’agissant de son éducateur. Par ailleurs, ses difficultés sont différentes selon les clubs et
leur degré de structuration, mais concernent toujours la disponibilité des techniciens.

- Le BAUBH compte des techniciens salariés, mais ces derniers


évoluent en championnat national de Handball (D2). Aussi, ils s’entraînent
tous les soirs, hormis le lundi, de 20h à 22h, et partent régulièrement, dès le
vendredi soir, pour leurs matchs à l’extérieur. Si l’on ajoute à ceci des tâches
d’encadrement au niveau des équipes de jeunes du club, leurs disponibilités pour
intervenir dans le cadre du Pacte Social Sport(s) s’avèrent relativement limitées.

- Le BCB navigue entre la Nationale 3 et la première division régionale, mais,


dans le premier cas, les équipes rencontrées sont souvent alsaciennes et, donc, pas
plus éloignées que dans le second. Par contre, ce club ne salarie personne. Il
Commentaire [d30] : Page :
fonctionne uniquement par le au bénévolat. Tout repose sur 4 ou 5 personnes 23
?????
principales, faisant cela en plus de leur activité professionnelle et familiale.
Ces dernières sont, par conséquent, peu disponibles : « Ce n’est pas toujours facile,
loin de là. Mais, les élus n’ont pas toujours l’air de le comprendre. »
Les autres membres du club n’ont jamais été sollicités, car le club attend d’abord
d’eux qu’ils s’entraînent, qu’ils jouent et qu’ils participent à ses activités propres :
« On a déjà du mal à se bagarrer sans arrêt pour les motiver, alors on ne va pas les

23
solliciter sur des actions qui n’ont pas grand intérêt en termes de retombées
sportives. »
- L’ASMB football ne fait pas état, en entretien, de problématique de ce type.
Toutefois, sa manière de répondre au Pacte Social Sport(s) en mettant simplement
un arbitre à disposition en 2005 ou en insérant, grâce à la présence d’un animateur
du Service jeunesse, ce public spécifique à des stages déjà programmés avec des
enfants bien plus jeunes (7 à 13 ans), ainsi que le fait que 3 de ses équipes évoluent
en championnats nationaux, laisse penser que la disponibilité de ses éducateurs n’est
pas non plus sans poser soucis.

c. Autres difficultés
L’ASMB judo rencontre également des difficultés, mais d’un autre ordre. En effet, à
Belfort, le dispositif « 100 ceintures noires, 100 emplois » est essentiellement porté par un
éducateur du club et deux personnes de la Protection Judiciaire de la Jeunesse : l’une, à mi-
temps, chargée de l’ensemble du suivi des adolescents et l’autre, bénévole, qui s’occupe de
la gestion financière. Or, le contrat de la première s’achève en 2006 et ne sera pas
reconduit. Pourtant, sans elle, le projet n’est pas viable.

« Elle s’occupe de tout le social avec les enfants. Elle les suit. Elle va voir les parents.
S’il y a des soucis, elle prend contact avec eux. Elle les emmène au judo le mercredi.
(…) Si on ne mettait pas la main à la pâte pour aller les chercher, pour discuter avec
les parents, je pense qu’on en aurait la moitié en moins. » F. Henry, éducateur sportif

d. Une plus-value quasi-nulle pour les clubs


Selon les dire(s) de leurs représentant(s), les bénéfices qu’ils retirent de leur
intervention dans le dispositif sont très faibles, voire inexistants. L’objectif annoncé
de leur faire gagner des licenciés se révèle utopique, puisque le Pacte Social Sport(s)
concerne des publics déjà trop âgés pour être formés aux sports collectifs. Par
conséquent, dès le départ, l’ASMB football, le BAUHB et le BCB ne peuvent pas être
réellement intéressés.

« Absolument aucune. De toutes façons, c’est une catégorie d’âge où c’est trop tard.
Nous, c’est plutôt des jeunes de 9, 10, 11 ans, qui nous intéressent, pour les former
au départ. » BCB

24
« Du point de vue de l’intérêt du club même, il n’y a pas grand chose à en tirer. »
BAUHB

« Nous n’avons pas récupéré de licenciés. A mon avis, les gosses qui veulent venir au
club n’ont pas besoin de cette opération. » ASMB football

Commentaire [d31] : Page :


« Pour le club, c’est pas… sur les 500 licenciés, ça nous en amène une vingtaine en 25
????
plus. » ASMB judo

Ainsi, il n’y a aucun gain de licenciés. Par contre, des subventions supplémentaires
sont distribuées : relatif gain financier, finalement unique plus-value.
Toujours selon les clubs, l’importance de son montant se discute. Eric Wolfer, par exemple,
fait remarquer que si le BCB « envoie quelqu’un, [il] ne peut pas l’indemniser, parce que
toute la subvention donnée en plus par la Ville y passe. »
Commentaire [d32] : Page :
Il est certain qu’avec une subvention dix fois supérieure, le BAUHB rencontre moins ce 25
Il aurait fallu mesurer sa
problème. D’autant plus que ses intervenants sont déjà salariés par le club, comme pour participation réelle au regard de la
participation financière de la Ville
l’ASMB football ou judo d’ailleurs. de Belfort

Le responsable de l’ASMB football note également que la Ville ne met aucun matériel à
disposition. Le club utilise donc son matériel propre, mais la subvention ne couvre pas cette
Commentaire [d33] : Page :
utilisation. 25
A nuancer, il aurait également fallu
dire l'apport de la ville de Belfort
Via mis à disposition stades, +
A ceci s’ajoute également une dimension plus symbolique, notamment s’agissant d’un achats de ballons (et équipements)

rôle social à jouer dans la communauté. Tous les interrogés reconnaissent l’importance
de ce rôle, mais tous disent le remplir sans doute bien davantage au quotidien,
dans leur activité de club, que par le Pacte Social Sport(s).

« Pour nous, le Pacte n’est pas une activité complémentaire, c’est une activité que l’on
fait tous les jours. Avec entre 160 et 200 jeunes issus des quartiers difficiles, nous,
Commentaire [d34] : Page :
nous le faisons déjà toutes les semaines au club » ASMB football 25
Rappeler que l'ASMB foot recrute
les meilleurs élements
« Qu’on nous sollicite sur une action tel que le Pacte d’accord. Je veux bien répondre
présent. Mais, il faut savoir que ce que nous faisons déjà des fois en club, c’est
presque autant : c’était le cas avec notre 2ème équipe cadette issue du streetball et
des quartiers et qui n’a pu être reconduite cette année, faute d’encadrant » BCB

25
« Nous n’avons pas attendu le Pacte pour savoir qu’il y avait du social à faire. Nous
même, nous essayons de développer des choses, par exemple, le baby handball. »
BAUHB
« Le club s’investit beaucoup aux Résidences. On y a plus de 70 licenciés. » ASMB
judo

La volonté d’intégrer l’ASBS au dispositif a d’ailleurs été faite dans cette logique là. Le
club n’avait rien à mettre en place de particulier, juste à continuer d’accueillir et de former
les jeunes du quartier des Résidences, comme il le fait habituellement, mais avec un peu
plus de rigueur, notamment en termes de respect des règlements.

B. Au niveau municipal

Aucun club n’a eu à déplorer un non-respect des engagements par la Ville


de Belfort. Les sommes promises furent systématiquement allouées, même si l’action
prévue n’était pas réalisée dans sa totalité.
Les relations entre les clubs et le Service des sports apparaissent par ailleurs excellentes.
Même si les équipements manquent apparemment sur la Ville de Belfort, d’aucuns estiment
que cette dernière fait son possible pour les satisfaire, même au-delà du cadre du Pacte
Social Sport(s). Les paroles du président du BCB l’illustrent parfaitement : « Les créneaux, on
les a. Je dois avouer qu’ils font toujours tout pour nous arranger de ce côté-là. »

La manière dont la municipalité conduit les opérations a, par contre, été critiquée.
Certains clubs estiment avoir passé autant, voire plus de temps en réunion que sur le terrain.

a. De la multiplicité des contraintes


La coordination des activités s’avère complexe, car il s’agit de faire concorder entre
elles les disponibilités des techniciens des clubs, celles des créneaux de gymnase, celles des
animateurs du Service jeunesse et les caractéristiques du public jeune, que l’ont veut motivé
et pas trop "difficile", pour éviter un désengagement des éducateurs sportifs ponctuels.

26
- Les disponibilités des clubs sont peu nombreuses. Ces derniers
rencontrent beaucoup de difficultés à dégager de l’encadrement, notamment en
raison de leurs obligations au niveau de leurs équipes.

- Trouver des équipements libres pour les activités du Pacte Social Sport(s)
n’est pas chose aisée. Ces derniers sont réservés aux scolaires jusqu’à 18h. De plus,
le parc ne suffit plus et ces activités ne sont pas prioritaires sur les activités des clubs,
souvent habitués depuis longtemps à occuper certains créneaux. Ceux de 18h à 20h
sont extrêmement difficiles à obtenir. Or, ils correspondent, par exemple, le mieux
aux disponibilités des techniciens du BAUHB. Ceux de 20h à 22h ne peuvent
raisonnablement concerner un public âgé de 11 à 17 ans, a fortiori les veilles de jours
de classe.

- S’agissant des disponibilités des animateurs municipaux, il existe sans


doute davantage de possibilités, mais celles-ci ne sont pas non plus extensibles à
l’infini, ces agents intervenant sur bon nombre d’autres actions.

- La nécessité de ne pas mettre les différents techniciens des clubs en


difficulté face à un public pouvant poser problèmes, apparaît comme une contrainte
supplémentaire.

« Le BAUHB aurait souhaité faire d’autres cycles. Mais eux, ils sont uniquement libres
le lundi. Or, le lundi soir, on a qu’un seul créneau de gymnase où on peut les
accueillir. C’est le même problème avec le BCB. En plus, on ne peut pas les mettre en
face de tous les publics. Donc, cette année, j’ai du faire fonctionner le BCB et le
BAUHB sur le seul créneau du lundi soir. Parce que leurs disponibilités sont celles-ci.
Autrement, j’avais avec le BCB une autre disponibilité le vendredi, mais sur un
gymnase à Belfort-Nord, donc qui n’est plus Contrat de Ville, et sans panier de
basket. » S. Civelli

b. Une organisation municipale problématique


- Définition des rôles
Le changement de référent au sein du Service des sports marque cette année
Commentaire [d35] : Page :
27
une transition. Ce passage créé des lourdeurs organisationnelles complexifiant encore la ???

27
coordination d’ensemble, deux intervenants à la place d’un seul. Nous notons une certaine
opacité dans la définition des rôles et la répartition des responsabilités. Le référent
Commentaire [d36] : Page :
du Service jeunesse considère d’ailleurs que les deux participent au dispositif. 28
Lesquels ?

« Il y a 3 interlocuteurs pour les clubs. Quelqu’un qui prend les contacts, souvent c’est
C. Vitte, un coordinateur aux sports qui est J. Petitjean, un coordinateur à la jeunesse,
moi, plus les présidents de clubs. » S. Civelli

Commentaire [d37] : Page :


C. Vitte répond s’occuper des relations avec les clubs, tout n’en étant plus le référent. 28
????
J. Petitjean n’a, ni envie de ce rôle, ni réellement connaissance de ce qu’il a à faire. Le
premier prend, par exemple, certains rendez-vous pour l’autre avec les clubs, alors qu’il ne
sait pas que ce dernier est en déplacement. Il communique des informations aux clubs
quand il les rencontre. Rencontres moins fréquentes pour J. Petitjean, dont les activités à la
base nautique et en plein air sont plus éloignées du centre névralgique du Service des
Commentaire [d38] : Page :
sports. 28
A reprendre – pas très clair

« Justement on a RDV à 16h. C’est Christian qui a pris le RDV ! (Donc, c’est toujours
lui qui s’occupe de gérer la relation avec les clubs ?) Il s’occupe et il ne s’occupe pas.
Un coup, il les a dans son bureau et il dit quelque chose. Puis, quand ça ne l’arrange
plus, il dit de nous les filer. » J. Petitjean

- Manque de coordination
Cette multiplication des acteurs, effective ou indirecte, apparaît notamment
problématique lorsqu’il faut prévoir des réunions et faire concorder les emplois du temps. En
effet, elle engendre des absences qui ne sont pas bien accueillies par les clubs et risquent de
créer certaines animosités. Le fait que S. Civelli n’assiste pas à la réunion de rentrée de la
saison 2005/2006 a, par exemple, été critiqué. Mais, il était en congé et, donc, dans
l’impossibilité de s’y rendre. Ceci illustre non seulement la difficulté à réunir tous les
protagonistes, mais peut également être le signe d’un manque de communication entre
Commentaire [d39] : Page :
les services municipaux. 28
Il convient de rappeler que
théoriquement la répartition des
rôles a été actée politiquement par
la Municipalité (Faux problème)
Commentaire [d40] : Page :
c. Presque tout repose sur un seul homme 28
Pas exclusivement, à nuancer)
En tant que chef de projet, le Service des sports a, théoriquement, en charge, en plus
des relations avec les clubs et de la mise à disposition des équipements, la planification,

28
l’organisation et l’évaluation des activités. En fait, il ne réalise pas ces trois, voire ces quatre
Commentaire [d41] : Page :
dernières tâches. C’est le référent du Service jeunesse qui les effectue. 29
Pas exclusivement, à nuancer

Censé uniquement repérer le public et co-animer les séances, ce dernier s’occupe


également de la mise en place des cycles en gérant les différentes contraintes énoncées ci-
dessus : il rencontre, avec le référent du Service des sports, les clubs et leurs intervenants,
afin de connaître leurs intentions d’action ; il choisit le public et le créneau qui sera concerné,
en tenant compte, pour le premier, de ses caractéristiques et, pour le second, des créneaux
octroyés annuellement au Service jeunesse (le Service des sports n’a donc pas à s’occuper
de la mise à disposition des équipements) ; il fait en sorte qu’un animateur soit présent sur
chaque séance auprès du technicien mis à disposition par les clubs.

« Le coordinateur aux sports fait les bilans, ce genre de chose. Mais, comment voulez-
vous faire un bilan sur un cycle où vous n’étiez pas ? Ce n’est pas possible. Donc, au
bout du compte, les bilans, c’est moi qui les fais. (…) Quand on lit les conventions,
nous sommes uniquement sur le co-encadrement. Pourtant, la mise en place du cycle,
c’est nous qui la faisons. Pour les actions ponctuelles aussi, c’est nous qui mettons en
place les choses. Avec un soutien du Service des sports, c’est vrai, parce qu’ils nous
ont mis à disposition les locaux et Christian est venu pour voir comment ça se passe.
Mais la mise en œuvre, c’est nous. Même si eux ont pris les contacts. Alors que si on
suit la logique de ce qui est présenté, ce projet aurait dû être mis en place par le
Service des sports. » S. Civelli

29
J. Petitjean

Concernant les bilans, comme chacun des référents s’accorde à le dire, la situation
Commentaire [d42] : Page :
est le résultat d’un mode opératoire. Seul présent sur le terrain, S. Civelli apparaît comme 30
A nuancer – mettre en avant
le mieux placé pour évaluer ce qu’il s’y passe. De fait, lorsque le référent du Service des l'implication des autres animateurs
jeunesse
sports l’est, ce n’est que de passage, ce qui est tout à fait inutile et, de surcroît, coûteux en
temps. Envisager sa présence constante ne serait d’ailleurs pas plus utile, puisque celles de
l’animateur et du technicien sportif suffisent à ce que les séances se déroulent de manière
satisfaisante pour tous.

« On nous dit : « Il y a un coordinateur aux sports, un coordinateur à la jeunesse. Le


coordinateur aux sports viendra voir, sur le terrain, ce que vous faites avec les
clubs. » Pourquoi faire ? A partir du moment où les clubs sont là, où le public est là et
où il y a un co-encadrement, on a pas besoin d’une personne qui vient nous voir 10
minutes pour nous dire : « C’est bien. » » S. Civelli

« Les DG veulent qu’il y ait une relation entre les Services. Alors, la relation, c’est que moi, je
suis censé aller voir ce que fait Sébastien. Mais, à quoi ça sert ? » J. Petitjean

30
L’investissement de S. Civelli est reconnu comme tel par ses supérieurs, que ce
soit au Service jeunesse ou à la Direction de la politique de la ville, par l’élue concernée, ainsi
que par le référent actuel du Service des sports.

« La relation avec les clubs, c’est de l’animation de partenariat. Il faut le faire vivre. C’est du
temps. S. Civelli ne peut pas faire encore ça en plus. Il fait déjà tout le reste. » C. Dargaud

« Pour moi, on doit beaucoup à l’animateur jeunesse qui a en charge le Pacte Social Sport(s).
Il a su faire passer des messages et créer des liens. » G. Marin-Moscovitz Moskovitz

« Seb fait tout. » J. Petitjean

Par conséquent, hormis le relationnel avec les clubs, travail certes lourd et usant,
puisque très répétitif, tout repose sur le coordonnateur référent du Pacte du Service
Jeunesse et les intervenants techniques sur les clubs sportifssur un seul homme.
Commentaire [d43] : Page :
De plus, ce dernier appartient au Service jeunesse, alors que, le Service des sports 31
A nuancer ??
ayant, a priori, la charge de ce projet, celui-ci ne devrait être utilisé que comme une
ressource parmi d’autres et uniquement venir appuyer le Service des sports dans son
ouvrage. Cette réalité est d’ailleurs perçue comme telle par les regards extérieurs.

« Dans l’idée que j’en ai, le Pacte est plutôt à relier au Service jeunesse qu’au Service
des sports. Au niveau du suivi, du choix des publics, du respect de la mixité, c’est le
Service Jeunesse. Les sports, c’est plutôt la logistique. » M. Schneider – Jeunesse et
Sports

C. Au niveau des associations de quartiers

Commentaire [d44] : Page :


A la mi-avril de cette année, les associations de quartier n’étaient pas encore 31
A préciser
intervenues dans le cadre du Pacte Social Sport(s), le public des cycles de Basket-ball et de
Handball étant propre au Service jeunesse. Elles sont intervenues un peu, certaines plus
que d’autres (le Centre Culturel et Social des Résidences notamment), en fournissant la
moitié des effectifs présents sur le stage de l’ASMB football, soit environ une demi-douzaine
de jeunes pendant deux jours.

31
Habituellement, elles mettent à disposition une partie de leur public et co-encadrent
certaines manifestations. Mais, leur participation s’avère parfois problématique,
surtout le mercredi, car elles organisent déjà leurs propres activités.

D. Les relations entre les structures concernées

a. Entre la Ville et Jeunesse et Sports


Jusqu’à cette année, la direction départementale de Jeunesse et Sports organisait
Commentaire [d45] : Page :
une action proche de celle du dispositif municipal, en mettant, via l’ADES, des 32
Préciser ce dispositif (à développer
éducateurs sportifs professionnels à disposition des associations de quartiers voulant offrir – "panier d'heures"

des activités sportives de qualité. L’ADES étant en train de péricliter, la solution envisagée
est de dorénavant apporter les financements directement aux principales structures
utilisatrices jusqu’ici de leur dispositif.

Celui-ci est un peu plus récent que le Pacte Social Sport(s) et quelque peu
concurrent. Il a été mis en place à un moment où les relations entre la Ville et les services de
Commentaire [d46] : Page :
Jeunesse et Sports étaient tendues, faisant que d’un côté, comme de l’autre, les choses se 32
Ah bon ????
sont faites sans concertation. Depuis, la situation semble s’être améliorée. Personne
n’exclut la possibilité de rapprocher les deux actions.

b. Entre les clubs et les Services de la Ville


Tous les clubs rencontrés disent entretenir de très bonnes relations avec le Service
des sports. De leur point de vue, leur participation au Pacte Social Sport(s) ne semble pas
leur apporter de considération particulière.

Le seul contact apparent des clubs avec le Service jeunesse est son référent et un ou
plusieurs animateurs s’occupant du co-encadrement des activités, lorsque cette tâche
n’incombe pas au référent lui-même. En ces termes, il est possible de parler de
rapprochement entre les clubs et la Ville.
Cette formule fait l’unanimité de tous, notamment des techniciens sportifs pour qui, il ne
serait pas concevable d’intervenir sans ce soutien précieux.

32
c. Les clubs entre eux
Nous ne notons aucune relation supplémentaire entre les différents clubs participants.
Chacun œuvre individuellement dans son coin. Ils sont d’ailleurs conviés au cas par cas
pour discuter des modalités de mise en œuvre pour l’année.

d. Les services de la Ville entre eux


Commentaire [d47] : Page :
Un problème de définition des rôles émerge clairement. 33
Non, pas d'un point de vue
- Selon la Direction de la solidarité urbaine, la Direction des sports est chargée politique – choses actées

du projet.
 Dans le rapport d’activité de Belfort de 2004, sous la rubrique "Autres
dossiers initiés par la Direction de la solidarité urbaine, apparaît « la
dynamisation du Pacte Social Sports. »
 Pour C. Dargaud, « c’est l’affaire du Service des sports. Il doit être
véritablement le chef de projet. A lui la charge de mobiliser les réseaux, les
Commentaire [d48] : Page :
clubs, nos animateurs du Service jeunesse. » 33
En appui du -------- qui repère et
mobilise les publics.

- Le Service des sports dit apporter plutôt un soutien.


 Toujours dans le même rapport d’activité, mais au chapitre des sports,
nous lisons : « Le deuxième volet du Pacte Social Sport, initié par la DSU,
doit prendre son essor au cours de l’année 2005. (…) La Direction des
Sports assure le lien entre les associations et le Service jeunesse. Elle
apporte son soutien par la mise en place d’activités plus structurées (…). »
 Messieurs Barrand et Vitte définissent le rôle du Service des sports en
termes de « recherche des clubs pouvant faire partie du dispositif parmi
plus de 100 clubs belfortains » et de « lien entre les associations et le
dispositif, puisque le Service des sports connaît toutes les associations
sportives. »

Derrière ce problème de définition des rôles de chacun dans le Pacte Social Sport(s),
transparaît une lutte pour la définition du Service des sports lui-même, notamment en
Commentaire [d49] : Page :
termes de public à traiter. 33
Ne comprenons pas

33
- Pour la Direction de la solidarité urbaine et le Service jeunesse, l’enjeu est
qu’il participe à leur rôle social vers les plus désocialisés les publics adolescents des
quartiers populaires, tentative de transversalité d’ailleurs demandée par le Contrat de
Ville.
- Pour la Direction et le Service des sports, l’enjeu paraît de voir se modifier le
Commentaire [d50] : Page :
moins possible son public cible. 34
(a savoir ???)

Dans le compte-rendu d’une réunion pour le Pacte Social Sport(s) du 15 avril 2004, le
conflit perce également à travers le discours des élus. En effet, suite aux paroles propos de
Madame Marin-Moskovitz soulignant la prééminence des besoins "en sport" au niveau d’une
véritable prévention sociale et de celles de Madame Dahou insistant sur le fait de ne pas
cantonner les animateurs jeunesse à la gestion de situation "d’urgence", de "conflit" ou de
"crise", c’est-à-dire suite à des discours sous-entendant une action du Service des sports
auprès des populations les plus en difficultés, M. Wolff répond que la politique municipale
doit s’adresser à l’ensemble des jeunes belfortains et pas seulement aux plus désocialisés et
déstructurés qui relèvent d’autres modes de prise en charge. Les limites sont ici
clairement établies et ne font finalement que reprendre ce que structure, à
l’origine, l’organigramme des services de la Ville : au Service des sports, des
populations structurées un minimum, ayant une certaine appétence pour les pratiques
sportives régulières et au Service jeunesse, les populations moins structurées, moins
Commentaire [d51] : Page :
motivées ou plus marginales, c’est-à-dire une jeunesse bien spécifique. 34
En plus, public d'âge «primaire",
Cette lutte de fond s’objective également dans des dysfonctionnements d’ordre pour l'essentiel

formel, certes, plus secondaires, notamment en termes de manque de communication


Commentaire [d52] : Page :
entre les services. 34
je ne crois pas que cela soit le
L’exemple énoncé précédemment à propos de l’absence de S. Civelli à la réunion de rentrée problème en réalité

pour la saison 2005/2006, se cristallise dans une différenciation de l’orthographe même du


nom donné au dispositif évalué ici. En effet, dans le rapport d’activité sus cité, nous pouvons
lire "Pacte Social Sports" dans les pages concernant la DSU et "Pacte Social Sport" dans
celles traitant des sports. L’absence de communication, voire d’entente entre les services
Commentaire [d53] : Page :
serait-elle telle qu’ils ne soient parvenus à décider ensemble du non exact du dispositif ? 34
je ne comprends pas

34
IV. Le bilan

1. Des objectifs atteints partiellement globalement loin de la réalisation


Commentaire [d54] : Page :
effective 35
Idem – Quid des animations
ponctuelles conduites pendant les
congés scolaires ? Dimension
Objectifs Résultats qualitative/ quantitative ne doit pas
être négligée.
Les clubs
dans une certaine mesure
Mobilisation au service des publics des quartiers (environ un tiers des
prévisions réalisées)
dans une certaine mesure
Collaboration avec les structures sociales et éducatives (quasi-uniquement avec le
Service jeunesse)
dans une certaine mesure
Proposition d’activités inscrites dans une durée (environ un tiers des
prévisions réalisées)
Offre d’un encadrement de professionnels oui
Augmentation de leurs effectifs de licenciés non

Les jeunes
Commentaire [d55] : Page :
Gain de mixité sociale non 35
A nuancer, cf + haut
dans une certaine mesure
Transmission de règles (présence, ponctualité, tenue adéquate, etc.) (souvent, le public choisi déjà
Commentaire [d56] : Page :
habitué à les respecter) 35
????
Atteinte du public cible des 11-17 ans, voire 11-25 ans non, pas uniquement
Commentaire [d57] : Page :
Atteinte d’une mixité sexuelle non 35
(à nuancer, cf plus haut)
Atteinte du public cible habitant les quartiers oui
Atteinte d’un public manifestant des appétences au départ oui

Les services municipaux


Traduction en actes de la transversalité du Contrat de Ville non

La mobilisation des clubs est toute relative, puisqu’elle n’est jamais, en réalité, ce
qu’elle devrait être en théorie. Néanmoins, elle existe.
Il en est de même concernant l’inscription des activités dans la durée.

35
Commentaire [d58] : Page :
L’unique collaboration des clubs avec les structures sociales et éducatives se fait avec 36
Retait
le Service jeunesse, notamment par le biais du co-encadrement, hormis à l’ASMB judo où
l’on travaille également avec la Protection judiciaire de la jeunesse.

Commentaire [d59] : Page :


Le gain de mixité sociale est quasiment nul, car les membres de différents clubs ne se 36
pas assez développé
mélangent que très peu au public concerné par le dispositif. Il y a d’une part la pratique
fédérale et d’autre part les actions "sociales". En reconnaissant l’importance de ce qu’ils
nomment leur rôle social, les représentants des clubs expriment bien la différentiation
présente dans les esprits et dans les actes.
Souvent, la transmission des règles élémentaires ne se fait pas dans les activités, puisque le
public doit déjà les avoir intégrées un minimum pour ne pas mettre en difficulté les
Commentaire [d60] : Page :
techniciens sportifs. 36
dimension "civisme" n'est pas
assez développée dans les points
positifs.
« Cette année, il n’y a pas eu de problème. Parce qu’on a fonctionné sur un seul
créneau, celui du lundi soir. Sur ce créneau, il y a des habitudes qui ont été prises. Cela
fait 4 ans que l’on travaille avec un public, qui tourne, mais qui est préalablement
inscrit, qui a une carte d’inscription, qui respecte un règlement, qui respecte les
horaires et qui vient déjà sur les activités du Service jeunesse, sans passer par une
structure. » S. Civelli

Le public atteint ne s’avère pas être seulement les 11-17 ans ou 11-25 ans, puisque
cette année des adultes participèrent également.
De plus, le rapport entre jeunes concernés et jeunes présents à Belfort se révèle finalement
assez faible. Alors qu’ils sont environ 10200 en tout, au plus une soixantaine ont participé,
Commentaire [d61] : Page :
cette saison, aux activités offertes par le Pacte Social Sport(s), soit pas même 1%. 36
Ce n'est pas l'objet. Comparaison
aléatoire dans la mesure où une
frange importante de la population
jeune n'a pas besoin de politiques
publiques pour organiser leur
temps libre.

2. L’avenir

Compte tenu des hommes, du temps et de l’énergie nécessaires à son


Commentaire [d62] : Page :
fonctionnement, les maigres résultats enregistrés ne permettent pas d’envisager 36
A nuancer
rationnellement la poursuite du dispositif tel qu’il existe aujourd’hui.

36
Points forts Points faibles
Commentaire [d63] : Page :
- le coût humain et temporel ? 37
Je ne comprends pas
- la petitesse du public concerné ?
- la stigmatisation du dispositif ?
- le manque de mixité sociale ?
- le manque de mixité sexuelle ?
- son existence permet à certains publics en - le manque de diversité des activités
difficulté d’être considérés et valorisés (uniquement des sports collectifs et du judo : pas
(moins de 1% des jeunes de 11 à 25 ans durant de plein air, d’expression corporelle, de tir, etc.)
la saison 2005/2006) - la plus-value pour les clubs
- le co-encadrement : en favorisant le bon - la disponibilité des clubs
déroulement des séances, il permet aux clubs - l’investissement de certains clubs
d’intervenir sereinement - la faible mise en œuvre ?
- la qualité technique des éducateurs sportifs - l’organisation globale des activités : trop
- le coût financier relativement faible d’acteurs, trop de contraintes, début trop tardif
- le partage des tâches municipales
- les relations entre les services municipaux
- l’implication des associations de quartier
- le manque de visibilité dans la commune
(absence de toute communication)

Bien que l’étude des clubs et des services municipaux impliqués suffisent à démontrer
le manque de viabilité du Pacte Social Sport(s), les grands absents de cette évaluation
sont les jeunes eux-mêmes.
L’enveloppe budgétaire allouée au départ par la municipalité étant trop petite pour enquêter
auprès de tous les protagonistes du dispositif, il a été décidé, en accord avec la Direction de
la Politique de la Ville et les élus concernés, de ne pas interroger les jeunes. Nous avons
déploré ce choix, car en tant que destinataires des actions menées, ils sont pourtant les
premiers concernés. Il nous semblait, par conséquent, important, voire incontournable, de
connaître l’impact et la pénétration du dispositif à leur niveau, notamment en termes
d’intérêt et d’attractivité des activités proposées, de satisfactions, de critiques ou de
Commentaire [d64] : Page :
possibilités d’amélioration. 37
Je ne perçois pas l'expression d'un
certain nombre d'acteurs
xxxxxx importants "auditionnés"
-Les directeurs Généraux Adjoints
des services : A. Meyer et P.
Weber
-Le Directeur du service Jeunesse
-Le élus concernés, hormis la
référence à 1 réunion.

37
V. Des perspectives

L’action auprès des jeunes (11-25 ans) et pour les jeunes est, a priori,
l’objectif principal. Elle ne doit pas souffrir de la volonté municipale de faire travailler
certains de ses services ensemble. La transversalité demandée par le Contrat de Ville
représente uniquement un moyen. Si elle devient, comme dans le cadre du Pacte Social
Sport(s), une entrave à la finalité première, mieux vaut abandonner sa quête et confier toute
la responsabilité à un seul service.
Commentaire [d65] : Page :
zzzzzzzz 38
Topo liminaire ou introductif sur
perspective d'évolution de
l'opération

1. Maintien des objectifs concernant les jeunes, mais sans les clubs

Si la volonté est de maintenir l’objectif principal de formation des jeunes à la vie en


société en leur apprenant la régularité, en leur transmettant des règles comportementales
(ponctualité, tenue adéquate, respect de l’autre, respect des règles, etc.) et en favorisant la
mixité, sociale et sexuelle, l’intervention des clubs n’apparaît en aucun cas
primordiale.
Compte tenu des contraintes que cela engendre et du peu de bénéfices qu’ils en retirent,
nous préconisons de les retirer du dispositif. D’autres professionnels du sport peuvent très
bien assumer ce rôle, qu’il s’agisse d’éducateurs sportifs extérieurs ou d’éducateurs sportifs
territoriaux.

Toutefois, il est tout à fait envisageable de continuer de les faire participer à la


politique municipale en faveur des publics des quartiers prioritaires du Contrat de Ville,
- soit en les faisant intervenir auprès de populations moins âgées (7-
11 ans), ce qui leur permettra davantage de recruter de futurs talents,
- soit en créant un critère de subvention rétribuant particulièrement les clubs
Commentaire [d66] : Page :
travaillant au quotidien auprès des populations habitant ces quartiers. 38
A vérifier, car je crois que c'est
déjà partiellement fait.

Dans le premier cas, leurs interventions pourraient se faire durant le temps Commentaire [d67] : Page :
38
périscolaire, dans le cadre des activités mise en place par le Service des sports ou dans celui Dans le cadre du CEL notamment,
ou des animations sportives
d’un Pacte Social Sports Enfants municipales

38
Commentaire [d68] : Page :
a. Adaptation du dispositif de Jeunesse et Sports par le Service Jeunesse 39
???
Dans ce cas, il ne s’agira plus de nommer le projet "Pacte Social Sport(s)", son
principe étant celui adopté par la direction départementale de Jeunesse et Sports, c’est-à-
dire utiliser les compétences d’éducateurs sportifs professionnels rétribués
comme tels. A l'instar du dispositif "Paniers Sports" proposé par la Direction
Départementale de la Jeunesse et des Sports, ces intervenants pourraient potentiellement
être sollicités auprès des comités sportifs départementaux, dont les éducateurs sont
généralement très compétents

Ces derniers encadreraient des cycles ou des évènements ponctuels mis en place par
le Service jeunesse en direction de son public propre ou de celui des associations de quartier
qui le souhaitent. Autrement dit, le travail de S. Civelli resterait proche de ce qu’il est, mais
toute la dimension liée aux clubs et au Service des sports seraient simplifiée par le recourt à
des intervenants extérieurs. Il aurait, ainsi, la possibilité de :
- cibler des publics plus "difficiles", notamment ceux des créneaux de loisir
proposés par le Service jeunesse, puisque, c’est là que le besoin se fait apparemment
le plus sentir3, ces jeunes intégrant très peu les ateliers structurés conduits par le
Service des sports.
- offrir une diversité d’activités, plus originales et habituellement peu
pratiquées par les jeunes dans cadre scolaire, par exemple. Chose impossible lorsque
l’on fait intervenir les clubs, qui doivent, pour pouvoir assumer un minimum leur
Commentaire [d69] : Page :
tâche, être suffisamment structurés. xxxxxxx 39
A titre d'illustration ??

Le pilotage pourrait être fait à deux avec la DDJS. Il serait alors éventuellement
Commentaire [d70] : Page :
possible d’impliquer le Conseil Régional et d’étendre le dispositif à l’ensemble du 39
A quel titre ?
département.
Commentaire [d71] : Page :
39
pas compétence Ville de Belfort

b. A l’image de Strasbourg, sous la responsabilité du Service des sports


Comme dans le cadre du Pacte Social Sport(s) et toujours en tant que tel, l’idée est
de proposer aux jeunes, dans les quartiers d’habitat social prioritaires de la Politique de la
Ville, des activités régulières durant l’année scolaire et des évènements ponctuels pendant Commentaire [d72] : Page :
39
Quelle différence comite entre a.
les vacances, mais encadrés par les éducateurs sportifs territoriaux. et b. ? A préciser avantages et
inconvénients.
xxxxxx Préciser expérience conduite à
Strasbourg. – Soit on en fait
référence et on dit quelques mots,
soit on en parle pas.

39
Belfort en compte 15. Certains pourraient intervenir à la place des techniciens des
clubs. Cela continuerait de se faire en co-animation avec les animateurs du Service jeunesse,
qui pourraient également demeurer chargé du recrutement du public. Le reste du dispositif,
comme cela devrait être théoriquement le cas en ce moment, serait porté par le Service des
sports et ses éducateurs.

2. Maintien des clubs, mais transformation des objectifs

Si l’on tient à l’intervention des clubs auprès des jeunes de 11 à 17 ans, il faudra
revoir les objectifs à la baisse, notamment en ce qui concerne l’inscription des activités dans
la durée. Le Pacte Social Sports redeviendrait alors, ce qu’il fut à l’origine : composé de
Commentaire [d73] : Page :
stages et d’activités ponctuelles pendant les vacances. 40
Ce qui était envisagé avec le Pacte
2005-2006

A l’image de ce qui se fait à Reims ou à Sedan, le Service des sports pourrait mettre
en place ceci sous forme de "Pass-sports" permettant aux jeunes de participer, à titre
individuel ou en étant adhérents d’une association de quartier, à une palette d’activités. Les
clubs proposeraient de petits stages journaliers, idéalement organisés en même temps que
des activités de clubs pour favoriser la mixité sociale.
Le Service des sports serait chargé de la coordination de l’action et pourrait continuer à
solliciter la participation d’un animateur du Service jeunesse dans l’optique d’une co-
animation.
Le recrutement ne serait à la charge de personne, car il suffirait, pour chaque jeune, de se
présenter sur le site choisi à des heures précises et en tenue de sport, sans inscription
préalable.
Au lieu que les clubs qui se déplacent dans les quartiers dits difficiles, l’on pourrait imaginer
des transports en commun plus facilement accessibles ces après-midi-là (tarif avantageux
pour les moins de 18 ans), afin que les jeunes puissent aller à la rencontre des autres
espaces urbains et de leur population.

Commentaire [d74] : Page :


40
xxxxxx Fiches descriptives expériences de
Reims et de Sedan, seraient les
bienvenues (points forts, points
faibles)
Pacte Social Sports (enfance 7-
3
Selon lui, M. Thabourin et Mme Marin – Moskowitz Moskovitz, lors de la réunion du 15 avril 2004. 11ans à développer) ???

40
Annexe 1
Cahiers de charges – Projet – Convention

41
42
43
44
45
46
47
48
49
Adéquation

SYNOPSIS
BILAN & PERSPECTIVES
Pacte Social Sports

Moyens Humains
Directeur d’Etude/Référent du diagnostic

Consultants

Moyens d’Organisation
Locaux

Matériels

Evaluation du « Pacte Social Sports » de Belfort :


Bilan & Perspectives
Rappel des Objectifs – Contexte et Propositions

Etude de la mission / Remarques

Précisions sur la démarche méthodologique proposée

Les Documents de synthèse envisagés


Le Rapport

Le Document de synthèse

50
Le Financement

51
Objet visé

Contrat de Ville / Etat-Belfort 2000-2006


Evaluation projet « Pacte Social Sports »

Moyens Humains
Directeur d’Etude/Référent

M. Bernard FELDMANN ade.direction@calixo.net


Directeur d’Adéquation
Maîtrise en STAPS - DEA Sciences Sociales
Chargé de Cours Université Marc Bloch STRASBOURG
Ingénieur de projet

Consultants

Mme Carole SCHORLE-STEFAN ade.conseil@calixo.net


Chargée d’études - Doctorat en sciences sociales

M. Nicolas WOLF ade.consultant@calixo.net


Chargé d’études - DESS en sciences du sport

Moyens d’Organisation
Locaux

Adéquation
16 rue Jacques Preiss
B.P. 70596
68018 COLMAR cedex

Matériels

A disposition :
Ordinateur PC + Imprimante
Adresse électronique
Téléphone fixe + mobile

52
Evaluation du « Pacte Social Sports » de Belfort :
Bilan & Perspectives

 Rappel du Cahier des Charges – Contexte et Propositions


Le cahier des charges liminaire, tel que nous l’avons reçu, prévoit l’évaluation du
« Pacte Social Sports » selon quatre axes principaux :

1. Impact sur les bénéficiaires

o Morphologie du public concerné et adéquation avec le public visé


o Enquête de satisfaction
 Adéquation entre les activités proposées et les attentes
 Adaptation du mode d’organisation et de déroulement aux
attentes

2. Impact sur les clubs sportifs impliqués dans l’action

o Perceptions des objectifs du « Pacte Social Sports »


o Moyens mis en œuvre et problèmes rencontrés
o Résultats de l’action
 Atteinte des objectifs (au niveau du club et au niveau des jeunes)
 Répercussions positives éventuellement enregistrées (gain de
licenciés, etc.)

3. Impact sur les services de la Ville en termes de dynamique partenariale


(interne à la Ville, entre la Ville et les clubs sportifs, entre la Ville et les
structures sociales en direction des quartiers)

o Rôle tenu par les différents services de la Ville dans la définition des
objectifs et la mise en œuvre du projet
o Perceptions des objectifs du « Pacte Social Sports » et de leur
aboutissement pour les services impliqués
o Moyens mis en œuvre et problèmes rencontrés par ces services
o Conséquences relationnelles entre la Ville et les clubs sportifs
o Rôle tenu par les associations de quartiers dans le projet

4. Proposition de pistes d’ajustement et/ou de redéploiement

o Conditions et modalités d’une éventuelle poursuite du projet


o Conditions d’un éventuel élargissement du projet à d’autres disciplines
sportives et d’autres clubs

 Etude de la Mission/Remarques
Compte tenu du coût fixé pour cette mission et, donc, du temps qu’il nous sera imparti
pour la mener à bien, il est inenvisageable d’espérer étudier pertinemment l’ensemble des
demandes présentes dans le cahier des charges tel qu’il apparaît ici. Certes dommageable pour

53
le dispositif d’évaluation du « Pacte Social Sport » et du Contrat de Ville, nous sommes dans
l’obligation de limiter notre proposition à l’étude d’un seul ensemble d’acteurs.

Suite à un entretien téléphonique avec M. Dargaud, nous avons compris qu’il importe
surtout de pouvoir évaluer l’impact de l’action au niveau des clubs engagés, afin de pouvoir
éventuellement étendre le projet à d’autres structures. Lors de cet entretien, il a également été
évoqué un intérêt pour la satisfaction des bénéficiaires. Mais, là encore, le budget alloué ne
peut nous permettre de traiter ce point avec suffisamment de pertinence. Aussi, notre
proposition doit-elle être réduite à l’étude du seul volet concernant les clubs sportifs, ainsi
qu’à des propositions d’ajustement et de redéploiement uniquement fondées sur cette
dimension du « Pacte Social Sports. »

1. Impact sur les clubs sportifs impliqués dans l’action

o Perceptions des objectifs du « Pacte Social Sports »


Il apparaît primordial de comprendre comment les différents clubs se sont
appropriés le projet et pourquoi ils l’ont fait ainsi, notamment afin de connaître
leurs valeurs et les conditions d’une telle implication. L’intérêt est surtout de
comprendre dans quelles mesures les clubs ont su ou pu développer leur action
selon le cadre défini par la Ville, à savoir à l’interface entre les activités de type
socio-sportives de loisirs à visée préventive et les pratiques en clubs.

o Moyens mis en œuvre et problèmes rencontrés


Il s’agit, d’abord, de connaître les lieux dans lesquels il a été proposé aux jeunes de
pratiquer. En effet, dans le cas où le club n’est pas implanté dans un quartier, la faisabilité et
les résultats du projet que nous évaluons ici peuvent beaucoup différer selon que ce sont les
éducateurs du club qui se déplacent dans le quartier ou les bénéficiaires de l’action qui se
déplacent dans les infrastructures habituelles des clubs. A cette interrogation, il faut ajouter
celles concernant l’offre elle-même (horaires, modalités de pratique, intervenant, effectif
présent, etc.), la facilité ou la difficulté avec laquelle elle a été mise en place (aide des
services de la Ville, aide des associations de quartier) et les perceptions de la promotion
globale du « Pacte Social Sports » auprès des jeunes et des clubs eux-mêmes. En outre, au-
delà de l’ampleur et de la diversité des moyens mis en œuvre, il pourrait également être
intéressant de connaître l’opinion générale des membres concernant cette action, afin
d’évaluer le degré d’intégration de ces nouveaux pratiquants dans le club, par exemple.

o Résultats de l’action
Bien que déjà concernant les deux points précédents émerge un intérêt à
rencontrer au moins un dirigeant par club, en plus des techniciens ayant été en
contact avec les pratiquants, s’agissant de l’évaluation des résultats ceci
apparaît incontournable. De fait, si les derniers n’auront, sans doute, pas d’égal
pour exprimer l’impact du « Pacte Social Sport » sur les jeunes, voire même
sur les licenciés du club, les premiers semblent plus à même de peser les réelles
répercussions de l’action, tant en termes de réalisation des objectifs, que de
plue-value ou, à défaut, de manque à gagner.
 Atteinte des objectifs
Ceci au niveau des objectifs préalablement décrits comme ayant
structuré les actions et des représentations de l’impact du « Pacte Social
Sports » sur les jeunes.

54
 Répercussions positives éventuellement enregistrées
En termes de gain de licenciés ou de spectateurs, mais aussi en termes
plus symboliques (intégration, respect, etc.) ou économiques (à travers
d’éventuelles subventions, par exemple.)

2. Proposition de pistes d’ajustement et/ou de redéploiement

o Conditions et modalités d’une éventuelle poursuite du projet


Résultante de l’évaluation précédente, il sera fait des propositions concernant la
pertinence d’une poursuite du « Pacte Social Sports. » Le cas échéant, nous ferons état des
conditions d’une telle poursuite pour les clubs, ainsi que des modalités de fonctionnement, si
celles-ci apparaissent devoir être modifiées.

o Conditions d’un éventuel élargissement du projet à d’autres clubs


D’une part, il faudra se baser sur les caractéristiques des clubs pour lesquels
l’opération a apparemment été un succès, pour définir le profil des nouveaux
clubs susceptibles de participer au projet. D’autre part, nous aurons à tenter de
saisir, à travers les discussions qu’ont pu avoir les différents éducateurs sportifs
avec les jeunes, quelles sont les autres activités sportives qui pourraient
intéresser ces derniers.

 Précisions sur la démarche méthodologique proposée


 Dans un premier temps, nous procèderons à une analyse permettant de définir les
éléments de référence et les critères indispensables à l’étude. Pour ce faire, il nous
sera nécessaire de récolter l’ensemble des éléments nécessaires à un travail de
synthèse préalable, à savoir :
- données relatives à la présentation du projet aux clubs par la Ville
- données relatives à l’accueil du projet par les différents clubs
- coordonnées des clubs impliqués et de l’un ou l’autre club
éventuellement opposé au projet

Dans un deuxième temps, nous rencontrerons chacune des structures sportives


engagées dans le projet, afin de discuter des différents points développés précédemment,
selon un guide d’entretien préalablement construit.

Dans un troisième temps, nous analyserons les données recueillies en entretien, en


axant principalement notre réflexion sur les thèmes de la satisfaction des clubs et de l’avenir
du « Pacte Social Sports. »

VI.Calendrier prévisionnel de réalisation de l’intervention

8 journées sont prévues pour cette étude, selon la répartition suivante :


 Travail de synthèse initiale : 1 jour
 Entretiens avec les clubs et transcription de ces entretiens : 1 jour par structure
(ASMB football, ASMB judo, BCB, BAUHB), soit 4 jours
 Analyse des données : 1.5 jours

55
 Rédaction des documents demandés : 1.5 jours

Les Documents de synthèse envisagés

 Le rapport
Il sera remis un rapport détaillé à la Ville de Belfort et à la Direction Départementale
de Jeunesse et Sports, représentant l’Etat, sous forme informatique (format pdf, pratique et
éditable), ainsi qu’un rapport papier si cela est demandé.

 Le document de synthèse
Egalement sous forme informatique et/ou papier, si cela est demandé, il sera remis à la
Ville de Belfort, un document de synthèse ayant vocation à être diffusé auprès des clubs
sportifs.

Le Financement

Le coût de cette mission d’accompagnement s’élèverait à 5 000 euros TTC (8 X


625 euros.)

56
57
58
Annexe 2
Organigrammes des services concernés
60
Annexe 3
Guide d’entretien formel - Clubs

D’abord parler un peu du club :


Le club a-t-il un projet ? Quel est-il ?
Quel est le fonctionnement du club ? Nombre d’équipes, salarié, bénévoles…

Le rapport au projet :
Comment le club a-t-il été amené à participer au Pacte Social Sports ?
Comment la Ville a-t-elle présenté le projet ?
Quels sont les objectifs du club par rapport au Pacte Social Sports ?
Pourquoi le club a décidé de participer au projet ?

L’action :
Quelles sont les activités mises en place ?
Les activités sont-elles difficiles à mettre en place ? Quelles sont les difficultés ?
Comment ces activités se présentent-elles ? Lieu, horaires, modalité de pratique, effectif présent,
participation des membres du club…
Comment ces activités fonctionnent-elles ?
Comment ces activités se passent-elles ? Relations inter-individus, écoute…

Les résultats :
Est-ce que les objectifs du club sont atteints ? Possibilités d’amélioration ?
Qu’est ce qu’apporte cette action au club ? Argent, licenciés, visibilité, reconnaissance…
Comment les membres du club accueil cette action ?
Quel est le public atteint ? Sexe, âge, lieu de résidence…
Pensez-vous que cette action a un impact positif sur les jeunes en question ?
Pensez-vous avoir un réel rôle à jouer auprès d’eux ?
Peut-on améliorer le projet ? Comment ?

La collaboration :
Comment se passe le co-encadrement ? Que pensez-vous de cette manière de faire ?
Que pensez-vous de la collaboration des associations de quartier ?
La Ville a-t-elle tenu ses engagements ?
Vous sentez-vous assez soutenus dans cette action ? Possibilités d’amélioration ?

61
Guide d’entretien formel - Services de la Ville

Il faudra spécifier suivant les interlocuteurs. Les élus et le représentant de la DDJS ne sont
certainement pas au courant des détails de la mise en œuvre.

Le rapport au projet :
Quelle est votre implication dans le Pacte Social Sport ? Votre rôle ?
Participez-vous à en définir les objectifs ?
Participez-vous à définir la mise en œuvre ?
Comment le projet vous a-t-il été présenté ?
Selon vous, quels sont les objectifs du Pacte Social Sports ?
Peut-il réellement avoir un rôle dans la cité ?

L’action :
Quels sont les moyens mis en œuvre pour la réaliser ?
Quel est le fonctionnement pour ce faire ?
L’action est-elle difficile à mettre en place ? Quelles sont les difficultés ?
Comment les activités se passent-elles ? Relations inter-individus, écoute…
Comment a été fait le choix des clubs ?

Les résultats :
Est-ce que les objectifs sont atteints ?
Qu’est ce qu’apporte cette action à la Ville ? Amélioration des comportements des jeunes, gain en
termes de visibilité, de considération…
Quel est véritablement le public atteint ?
Pensez-vous que cette action a un impact positif sur les jeunes concernés ?
Que pensez-vous du travail des clubs ?
Peut-on améliorer le projet ? Comment ?

La collaboration :
Comment se passe le co-encadrement ? Quel est l’opinion des animateurs ?
Quelle est la collaboration des associations de quartier ?
Les clubs ont-ils tenu leurs engagements ?
Cette action a-t-elle permis de renforcer vos relations avec les clubs ?

62