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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

PAIX-TRAVAIL-PATRIE PEACE-WORK-FATHERLAND

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER EDUCATION


SUPERIEUR

INSTITUT UNIVERSITAIRE SAINT-JEROME CATHOLIC


CATHOLIQUE · SAINT-JÉRÔME DE DOUALA UNIVERSITY INSTITUTE OF DOUALA

SAINT-JEROME POLYTECHNIQUE
SAINT-JEROME POLYTECHNIQUE

SJP4/GENIE DES PROCEDES

Chimie des surfactants

Réalisé par: BILONG Louis Boris

Supervise par Ing. Ndi wamba Alfred

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Tp1 : determination de la CMC et de la temperature CRAFT par
conductimetrie

L’objectif de cette manipulation est d’osbserver et interpreter le comportement d’un agent


surfactant en solution en faisant varier dans un premier temps la concentration, puis dans un
second temps la temperature.

Principe de la premiere manipulation : cette manipulation consiste à preparer une solution


de CDC de 0.5g/l , mesurer ca temperature et ajouter progressivement de l’eau distillee et
mesurer la conductivite a chaque fois qu’on ajoute de l’eau distillee.

Materiel pour realiser notre travail nous avons eu besoin

- D’un conductimetre
- D’une burette
- Un becher
- Eprouvette
- Thermometre
- Balance
- Eau distillee

Mode operatoire :

- Preparer une solution de CDC de concentration massique 0.5g/l.


- Introduire cette solution dans un becher
- Mesurer la tempereature
- Ajouter progressivement de l’eau distillee
- Mesurer la conductivité

Resultats : la variation de la conductivité a été relevee dans le tableau suivant

Volume 0 5 ml 10 15 20 25 30 35 40 45ml 50
d’eau ajouté ml ml ml ml ml ml ml ml ml

conductivité 37 36.1 27.5 31.9 31.1 30.8 29.4 27.8 26.9 26.5 25.5

2
courbe de CMC
40
35
30
conductivité

25
20
15
10
5
0
0 10 20 30 40 50 60
volume d'eau (ml)

Observations et interpretations

La CMC designe la concentration critique micellaire. D’apres la courbe on peut dire que dans
notre cas la concentration micellaire critique est de 27.5. par ailleurs on peut noter que la
conductivite diminue au fur et à mesure que la solution est diluée jusqu’à l’atteinte de la
CMC. Apres cette valeur critique la conductivite de notre surfactant augmente puis se
stabilise avec la dilution.

Par rapport à ce comportement de notre tensioactif on peut dire que, lorsqu’on introduit un
tensioactif dans un solvant il se solubilise ; au fur et à mesure qu’on introduit notre tensioactif
dans notre solvant la concentration dans le milieu augmente et au bout d’un moment, il y’a
saturation du milieu en tensioactif et le solvant devient insuffisant pour solubiliser toutes les
molecules de tensioactif. Ce qui va contraindre nos molecules de tensioactif à s’organiser et à
effectuer un rearragement structurelle pour former des micelles comme ci-dessous.

Par ailleurs lorsque la concentration des micelles ne peut augmenter on atteint la


concentration micellaire critique. Apres cette concentration il y’a plus formation de micelles.

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La deuxieme manipulation consistait egalement à preparer une solution de 0.5g/l de notre
surfactant, puis introduire notre solution dans un becher porté dans un bain marrin en variant
la temperature pour observer le comportement de la conductivité.

Materiel pour realiser notre travail nous avons eu besoin

- D’un conductimetre
- D’une burette
- Un becher
- Eprouvette
- Thermometre
- Marmite pour bain marrin
- Balance
- Eau distillee

Mode operatoire :

- Preparer une solution de CDC de concentration massique 0.5g/l.


- Introduire cette solution dans un becher
- Porté le becher dans un bain marrin
- Faire varier la temperature à des intervalles de temps bien precis et mesurer la
conductivite chaque fois

Resultats

Temps 5 min 10 min 30 min 50 min 55 min

Temperature 65 69 71 73 75

Conductivite 67.5 69 77.5 83 85

4
temperature KRAFFT
90
80
70
60
conductivite

50
40
30
20
10
0
64 66 68 70 72 74 76
Temperature

Observations et interpretations

On observe que la conductivité augmente avec la temperature jusqu’à atteindre une


temperature où on observe un saut de la conductivite dans l’intervalle de temperature [69-71]
degrés.

Lorsque les tensioactifs sont dans un solvant en ebullition , il y’a augmentation de la


solubilite du tensioactif dans le solvant. En d’autres termes il y’a une solubilisation
progressivement du tensioactif jusqu’à l’atteinte d’une temperature où le tensioactif ne se
solubilise plus, ce qui impose une fois de plus un rearrangement des molecules de tensioactif
en micelle. Cette temperature est appellée temperature de krafft. Elle indique egalement
l’atteinte de la CMC. Ainsi la temperature de krafft et la CMC sont deux parametres
etroitement liés, car lorqu’on atteint la temperature de krafft on atteint egalement la CMC.

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Tp2 : preparation d’une eau de javel parfumé

Objectif : stabiliser l’emulsion huile/eau provoquee en voulant parfumer notre eau de javel.

Principe de la manipulation : preparer differents melange pour trouver les meilleures


proportions ainsi que le surfactant le plus adapté pour satbiliser notre emulsion.

Materiels : pour realiser ce travail on a eu besoin

- 8kg CaCO3
- 4kg soude
- 4kg CaCO3
- 4 kg de sel de cuisine
- Eau 200 l
- Parfum
- Becher
- Erlen meyer

Mode operatoire

Becher 1 : 95% eau, 5% huile, 0% surfactant (BKC)

Becher 2 : 95% eau, 4 % huile, 1% surfactant (BKC)

Becher 3 : 95% eau , 3% huile, 2 % surfactant (BKC)

Becher 4 : 95% eau, 2% huile, 3% surfactant (BKC)

Becher 5 : 95% eau, 1% huile, 4% surfactant (BKC)

Becher 6 : 95% eau, 0% huile, 5% surfactant (BKC)

Resultats

Avant de proceder aux melanges, les calculs pour determiner les volumes à prelever on donné
les resultats suivants .

- Pour 95% d’eau on a v = 50*95/100=47.5 ml


- 5% d’huile V =50*5/100 =2.5 ml
- 4% d’huile V = 50*4/100 = 2 ml ; 1 % BKC V= 50*1/100 =0.5 ml
- 3% d’huile V = 50*3/100 = 1.5 ml ; 2% BKC V= 50*2/100=1 ml
- 2% d’huile V = 50*2/100 = 1 ml ; 3% BKC V = 50*3/100 =1.5 ml
- 1 % huile V =50*1/100= 0.5 ml ; 4% BKC V = 50*4/100 = 2 ml

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ESSAI 1 ESSAI 2

95% eau, 5% huile, 0% surfactant (BKC) 95% eau, 4% huile, 1% BKC

ESSAI 3 ESSAI 4

95% eau , 3% huile, 2 % de (BKC) 95% eau, 2% huile, 3% de (BKC)

ESSAI 5 : 95% eau, 1% huile, 4% BKC ESSAI 6 : 95% eau, 5% BKC

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Quant au surfactant TEA mélangé avec notre eau de javel dans les mêmes proportions que le
BKC

Observations et interprétations
ESSAIE 1 : on observe une solution apparemment claire mais formant deux phases dont une
phase apolaire (parfum) et une phase polaire (eau de javel). La présence de ces deux phases
est due à l’absence d’un agent émulsifiant pour stabiliser le mélange.
ESSAIE 2 : on observe une solution de couleur plus prononcée que l’essai 1qui était
incolore. On note également que cette coloration tend vers le blanc et la présence d’une bague
orangée vers la surface. Cette bague est probablement causée par la présence du surfactant
car à l’essai 1 il y’avait pas de surfactant et on n’a pas eu cette bague ; mais dès lors qu’on a
ajouté notre BKC on a observé la formation de cette bague de couleur orangée. Ce qui laisse
penser que notre surfactant BKC n’est pas le tensioactif le plus indiqué pour la stabilisation
de notre émulsion huile dans eau. D’après les recherches il s’avère que le BKC est un
tensioactif cationique et se dissous plus facilement dans l’éthanol (généralement neutre) et
très lentement dans de l’eau. Les solutions les plus adaptées pour l’usage du BKC doivent
êtres neutres tandis que le PH de notre eau de javel est très basique. C’est raison peut essayer
de justifier pourquoi nos émulsions avec notre eau de javel et notre BKC ne sont pas
obtenues.
Essai 3 : d’un mélange a un autre on a toujours une émulsion instable ce pendant la taille de
l’interface entre les phases varie en fonction des proportions. Plus on augmente le tensioactif
plus la taille de la bague et l’interface des deux phases s’épaissit.
Pourtant lorsqu’ on utilise le TEA on a une émulsion stable ce qui montre que le TEA est le
tensioactif le plus indiqué pour parfumer notre eau de javel.
Par ailleurs nous avons également essayer de mesurer la conductivité de chaque essai et on a
obtenu les données suivantes

8
essai 1 2 3 4 5 6
Conductivite 19.89 15.55 19.66 19.55 19.7 19.89

courbe de conductivite du BKC


25
19.89 19.66 19.55 19.7 19.89
20
15.55
conductivitede

15

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7
essaie

Etant donné que la concentration en tensioactif augmente avec les essais, on remarque ici que
la conductivité décroit jusqu’à l’atteinte d’un point qui s’apparente à la CMC. Puis la
conductivité croit de nouveau et se stabilise. La CMC est obtenue à 1% de tensioactif.

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TP3 : production d’un savon liquide
Objectif : formuler un savon liquide à base de la matière première trouvée localement.
Principe de la manipulation :
Materiel : pour la production de notre savon liquide nous avons eu besoin
- 3 kg de lauryl ether de sulfate ( tensioactif)
- 1 kg de borax (agent blanchissant)
- 2 kg de sel de cuisine (agent rhéologique ou epaississant)
- De l’eau 60 l (solvant)
- 1 kg de benzoate de sodium (conservateur)
- 1 kg de tripolyphosphate
- Colorant et parfum

Mode opératoire
Notre préparation s’est déroulé comme suit
 Mettre 25 l d’eau dans un grand contenant
 Peser 3 kg de lauryl ether de sulfate et verser dans les 25 l d’eau en maintenant une
agitation constance durant toute la préparation pour éviter la formation des bulles
dans la solution.
 Puis peser 1 kg de borax ou perborate de sodium, dissoudre le borax dans de l’eau,
une fois dissous, on notre solution de borax dans notre la solution contenant de l’eau
et le lauryl éther de sulfate en maintenant toujours notre agitation.
 Peser 1 kg de benzoate de sodium, le dissoudre dans de l’eau puis ajouter dans le
mélange principal.
 Peser 1 kg de tripolyphosphate, dissoudre et ajouter dans le melange.
 Ajouter le parfum puis le colorant
 Enfin peser 2 kg de sel de cuisine, dissoudre et ajouter dans de le melange en
maintenant toujours l’agitation.

Résultats
Notre préparation nous a donné le résultat ci-dessous

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Observations et interprétations
Nous avons obtenu un savon avec couleur et l’odeur désirée, la présence d’une seule phase
cependant, le savon n’était pas assez visqueux. Ce qui laisse penser que la quantité de sel
n’était pas suffisante pour retenir les molécules d’eau et favoriser la formation d’un gel. En
effet lorsqu’on ajoute le sel dans de l’eau, les molécules d’eau vont être attirée par les charges
du sel et se elles regroupent alors autour des molécules de sel ; puis les molécules d’eau
s’infiltrent entre les molécules de sel ce qui a pour effet de les séparer les unes des autres
rendant ainsi la molécule d’eau indisponible ce qui permet la formation d’un gel ; en d’autre
terme favorise la formation d’un savon plus visqueux. Ceci s’explique par les images ci-
dessous.

Pour corriger ce problème nous avons ajouté 2 kg de sel afin d’augmenter la viscosité de
notre savon liquide.

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TP4 : élimination des graisses dans les effluents industriels
Objectif : cette manipulation a pour objectif de séparer les composants graisseux dans les
effluents industriels avant de reverser ces effluents dans la nature.
Principe : cette manipulation repose sur la neutralisation des charges afin de séparer les
constituants de notre effluent.
Matériels : pour cette manipulation nous aurons besoin
- Lauryl ether de sulfate (chargé negativement)
- Le polydimethyldialkylammonium chloride
- Le SEES CDP (chargé positivement)
- L’acide nitrique
- De l’eau pure
- Des burettes 1000 ml
- Une pipette
- Un pH-mètre
- Balance
Mode opératoire : notre manipulation s’est déroulée comme suit
 Préparer une solution de 10 g/l de chaque coagulant (lauryl etherde sulfate, CDC,
polydimetyhldialkylammoniumchloride.
 Prélever 200 ml d’effluent et introduire chaque burette de 1000 ml et mesurer le ph.
 Introduire 5 ml d’acide nitrique de concentration 3 mol/l dans chaque burette
contenant au prealable 20 ml d’effluent pour neutraliser les charges positives de
l’effluent et favoriser ainsi la formation des agregats.
 Ajouter progressivement chaque solution de coagulant bien dissous dans chaque
burette et agiter.

Résultats
Apres manipulation on a obtenu des decolaration suivantes

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Observations et interprétations
Nous observons que des trois agent coalescent le plus efficace est le SEES CDC, car la
décoloration par rapport au lauryl ether sulfate et le polydimethylalkylammonium est plus
nette. En effet l’effluents graisseux est basique et l’ajout de l’acide nitrique contribue à la
neutralisation des charges et favoriser ainsi la formation des agrégats mais de tres petites
tailles.
Ce qui veut dire que on a des petits agrégats ayant des charges positives à l’intérieure et
négatives à l’extérieur. Par la suite l’ajout d’un coagulant chargé positivement vient
augmenter la taille des agrégats de manière grossière grâce à la formation des liaisons
hydrogène ainsi que les interactions de van der waals.
La coagulation des micelles de caseines du lait illustre d’avantage ce phenomene .

Quant au lauryl ether sulfate on obtient une moins bonne décoloration car il est chargé
négativement pourtant la couche externe des agrégats déjà neutralisés est également chargé
négativement ce qui empêche ou limite les interactions de van der Waals et par conséquent la
limite la coalescence des micelles contenues dans nos effluents.

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