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CONTRIBUTION POUR LA CONFÉRENCE SUR L’IMPLICATION DES

SERVICES PUBLICS D’EMPLOIS VERTS DANS L’ENVIRONNEMENT

Présenté par: Monsieur MOUGA MASDEWEL Blaise


Direction des Forets et de la Lutte Contre la Désertification
Ministère de l’Environnement, de l’Eau et de la Pêche

Contacts téléphoniques: +235 62 33 31 31 --+235 99 82 17 63


Mail: masdendo@gmail.com
Plan de l’exposé
INTRODUCTION
I. DÉFINITION DES CONCEPTS
II. POLITIQUE DU GOUVERNEMENT EN LA MATIERE
III. PROBLEMATIQUE ET ENJEUX
IV. OBJECTIFS
IV. ORIENTATIONS ET AXES STRATEGIQUES
CONCLUSION
Introduction
 Considéré généralement comme aride, l’espace géographique Tchadien
attire peu d’attention sur ses potentialités ligneuses.
 Les statistiques fiables tant pour gérer la ressource que pour évaluer les
performances ne sont pas disponibles.
 Les formations végétales dans leur globalité est de 58.3 millions ha. De ce
total, les ressources forestières occupent 10,9 millions d’hectares (soit
18.7 %) du total des formations végétales).
 En comparant les anciennes données avec celles obtenue par le SIDRAT
(2011), on a observé que la forêt dense et la savane boisée ont disparu du
territoire Tchadien.
 D’une manière globale, il y a une régression d’environ 50% du potentiel
forestier national au cours des vingt dernières années, soit un rythme
assez inquiétant de dégradation estimé à 2.5%/an.
Introduction (suite)
 Il est possible de renverser cette tendance parce que la volonté politique, les
itinéraires techniques existent.
 La montée en puissance des politiques de développement durable et en
particulier, l’écologisation de l’économie, impose de s’intéresser davantage aux
filières liées à l’environnement en termes de création d’emplois verts.
 Le Concept d’emplois verts a plusieurs définitions qui coexistent autour des
constantes «Emplois verts».
 Ce sont des emplois résultant des actions d’adaptation et des efforts
d’atténuation aux effets du changement et de la variabilité climatiques
(déforestation, sécheresse, inondations récurrentes, érosion des sols...) ou
également l’ensemble des emplois issus de toutes activités économiques avec
une forte prise en compte de la dimension environnementale à chaque étape du
système de production et de consommation.
 De nouveaux métiers de transformations et/ou de spécialisation de métiers
existants requérant de formation complémentaire voire des processus de
production innovants ou modes de gestion différents.
 La question est donc de savoir quelles seront ces nouvelles compétences et qualifications à acquérir dans
ces « Déclinaisons vertes » de métiers existants pour y répondre et organiser les filières de formations de
manière adéquate.
 Dans le processus d’identification des emplois verts, c’est l’approche filière (chaîne de valeur) en se
basant sur les initiatives en cours en termes de projets et programmes afin de mieux valoriser
l’existant, de pouvoir analyser la sensibilité des emplois aux effets du climat afin d’en réduire les
impacts et de déterminer les opportunités induites par le changement climatique.
 Pour chaque niveau d’une chaîne d’une valeur, l’identification des niches de développement d’emplois
peuvent se matérialiser à travers le développement de l’entrepreneuriat porteur d’emplois.
 L’approche par filières constitue un irremplaçable moyen d’actions au service des stratégies de
développement durable et offre un intéressant levier d’actions face aux risques du changement
climatique. Elle offre ainsi, un double bénéfice écologique et économique.
 La sous filière foresterie couvre les activités suivantes : exploitations raisonnées des espèces forestières à
forte plus-value (unité de transformation) ; aménagement forestier à vocation communautaire ;
développement d’activités agroalimentaires sur des produits à forte valeur ajoutée ; l’écotourisme.
I. DEFINITIONS DES CONCEPTS (1/3)
 L'économie verte est l'activité économique «Qui entraîne une amélioration du bien-être
humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques
environnementaux et la pénurie de ressources » (PNUE).
 Le développement durable…
 La pollution, dans nos villes est devenue un problème préoccupant parce qu’elle est
responsable d’un certain nombre des pathologies, notamment les allergies, les affections des
voies respiratoires et les cancers.
 Le développement de l’économie verte va se construire sur la base des politiques et
mesures existantes et la consolidation des expériences éprouvées du pays.
 Pour le concept de d’emplois verts plusieurs définitions coexistent mais au terme de
l’examen des filières étudiées, il convient de retenir que les emplois verts sont des emplois
résultant des actions qui réduisent l’impact environnemental (déforestation, sécheresse,
inondations récurrentes, érosion des sols...) pour finalement le maintenir à un niveau
acceptable, dans le modèle de la nouvelle économie verte, laquelle nous donne « Une
amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière
significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources ».
DEFINITIONS DES CONCEPTS (2/3)

Ensemble des emplois induits par toutes activités dans tous les secteurs
avec une prise en compte de la dimension environnementale, notamment
des changements climatiques à chaque étape des systèmes de production
et de consommation.
Au terme de cette définition, les emplois verts apparaissent comme de
réelles opportunités en termes de cohésion sociale car susceptibles de
contribuer à l’insertion sur le marché du travail pour celles ou ceux qui en
sont exclus.

Car dans le contexte de crise écologique et économique, ils représentent


un espoir de concilier la protection de l’environnement et la lutte contre
le chômage, deux enjeux majeurs de l’économie moderne.
DEFINITIONS DES CONCEPTS (3/3)
Cette approche filière est susceptible de promouvoir le développement de
l’entreprenariat rural porteur d’emplois et de création de richesse pour soutenir les
bases du développement de l’économie locale.
L’approche par filière offre un double bénéfice écologique et économique.
Ainsi dans cette approche, les filières tiennent compte des critères suivants :
 Le potentiel de création d’emplois verts dans la zone : en quoi la filière choisie permet-elle de
créer des emplois verts au profit de la communauté locale ?
 La durabilité de l’emploi qui détermine la sensibilité de la filière au changement climatique
 La sobriété en carbone en termes de potentiel de contribution de la filière à la réduction des
émissions de gaz à effet de serre,
 La faisabilité en termes d’accessibilité, d’acceptabilité et de disponibilité.
La sylviculture=foresterie: est l’activité et l’ensemble des méthodes et pratiques
agissant sur la gestion et la mise en valeur d’une forêt ou d’un boisement pour obtenir
un bénéfice et/ou certains services profitables à la société
II. POLITIQUE DU GOUVERNEMENT EN LA MATIERE
L’emploi vert est la protection, la gestion durable des ressources naturelles.
A cet effet, dans la politique en la matière, plusieurs instruments juridiques nationaux et
internationaux conçus, signés, ratifiés, adoptés et mis en œuvre à travers les stratégies, les plans
d’actions pour promouvoir la production et l’emploi verts. Il s’agit:
 Contribution Nationale Déterminée (CDN);
 Stratégie Nationale de l’Education Environnementale (SNEE);
 Stratégie Nationale de Lutte Contre les Changements Climatiques (SNLCCC);
 Plan d’Action National d’Adaptation (PANA);
 Stratégie Nationale et Plan d’Action pour la Diversité Biologique (SNPA-DB);
 Programme d’Action Nationale de Lutte Contre la Désertification (PAN-LCD);
 Stratégie Nationale Plan d’Actions pour le développement du secteur des PFNL au Tchad (SNPA-PFNL);
 Stratégie Nationale pour la Foresterie Urbaine et Périurbaine (SNFUPU)
 Stratégie Nationale pour la Gestion des Feux de Brousse u Tchad (SNGFB);
 etc.

Étant donné que c’est un concept nouveau, il faut développer deux choses: la
communication et la sensibilisation pour y parvenir.
La sylviculture urbaine et périurbaine
La communication rappelle l'importance de favoriser le dialogue social avec les partenaires de tous les niveaux lors de la
transition vers une économie verte.
La sensibilisation souligne l'importance de la transition socialement responsable et des emplois décents, demande des
mesures plus ambitieuses pour intégrer les compétences environnementales dans les stratégies de formation ainsi que des
politiques cohérentes pour exploiter au mieux le potentiel d'emploi des économies durables.
LES PÉPINIÈRES (En zone urbaine)
Les pépinières publiques (production des espèces forestières ligneuses)
Dans le passé les plants sont produits et distribués par les services forestiers à partir de la pépinière centrale de Milèzi.
La pépinière officielle du Ministère de l’Environnement (Milézi) de grande capacité de production de 750 000 à 1 000 000 de
plants.
Les pépinières privées, emplacement et espèces produites (sont spécialisées dans celle des espèces horticoles et
fruitières)
M. NADJIKONE Thomas sous le nom de « Matin Vert » en 1994, la pépinière privée de la ville s’est développée avec l’arrivée
d’autres personnes intéressées par le métier.
Sites de production et de vente: Goudji-TIT, Ecole de Centre, Banque Mondiale, Sacré Cœur, Monument Lamy, Brigade
Stupéfiant, Walia, Rectorat, Avenue Kondol, Palais du 15 janvier, etc.). Déguerpissement
Occupation actuelle: Locaux du Centre Culturel Français. La superficie des pépinières chacun varie entre 40 m² à 8000 m².
Ces prometteurs sont venus pour la plupart des villages, de 1994 à 2009 (Rapprochement des autres, recherche de l’emploi)
s’en est suivi de de regroupement.
Espèces produites
Espèces ligneuses locales : Khaya senegalensis, Balanites aegyptiaca, Acacia senegal, Acacia nilotica, Ziziphus mautariana, Ficus spp., Acacia
albida, Ziziphus spino-christi, etc.

Plantes à pharmacopée : Aloes verra, Orgueil de Chine.

Espèces exotiques : Prosopis juliflora, Azadirachta indica, Terminalia mantaly, etc.

Plantes horticoles : Cissus quadriangularis, Thevetia neriifolia, Hibiscus, Sapins, Oreilles d’Eléphant, Privettes, lingasroms,
Rosiers, Bervanges, Vougamvilliers, Priscarus, Agave sisalana (Sisal), Magona, Prospanier, Yasprine, Rosier, Queue de loup, Lorier,
Gardinia, Fougère, Akalipha, Censia, Lili, Marie bordel, Ligombiliers, Veguis, Bresilia, pourpettes, Nancassourum.
Certains de ces plants restent parfois en pépinière pendant six (06) mois ou parfois de deux à trois années de
production et deviennent des arbres fixes dans l’aire de production.
Capacité de production: 2500 à 30 000 plants pour les ligneux (forestiers et fruitiers) et de 3000 à 5000 pour les
plants horticoles par an.

Problèmes à résoudre
La provenance des semences est douteuse, c’est du tout-venant tant pour les espèces locales qu’exotiques.
Elles sont soit ramassées sur la rue soit dans les tas dans les marchés locaux, ou encore avec les vendeurs de jus de
fruits, des fournisseurs de provinces.
Celles exotiques sont parfois importées de l’extérieur. La plupart des semences des espèces horticoles sont
importées de l’extérieur.

II. POLITIQUE DU GOUVERNEMENT EN LA MATIERE (suite)

En zone périurbaine
 Dans cette zone, il n’existe pas une pépinière permanente encore moins des
pépinières privées.

 Ce sont les œuvres des organisations Non Gouvernementales exerçant dans ces
localités et de fois des projets gouvernementaux qui datent de très longtemps.

 Dès que ces organisations arrêtent les activités, les communautés deviennent
incapables de s’en approprier. Mais, avec la présence des Communes, certaines
initiatives pourront être orientées vers ce domaine mais.
Rôles effectifs et bénéfices de la foresterie urbaine et périurbaine-
Emplois verts-environnement
 La foresterie urbaine et périurbaine fournit des biens et rend des services environnementaux.
 En plus de ses avantages écologiques et esthétiques, les arbres plantés et entretenus
constituent une source de revenu pour la subsistance et jouent un rôle socioculturel important.
Assainissement de l'environnement urbain et périurbain
N’Djaména est une ville cosmopolite où l’urbanisation n’ a pas toujours obéit à la croissance
démographique de plus en plus forte. Jusqu’à présent, elle ne présente pas l’image d’une ville
moderne. La viabilisation des quartiers passe pour la plupart à l’exemption du quartier Moursal par
occupations anarchiques.
Les terrains marécageux ou temporairement inondés font l’objet décharges incontrôlées
Développer les emplois verts permettra la transformation de ces déchets divers en matière
organique (compost), plastiques comme pavés, etc.),
Le développement de ces pépinières privées permet aux populations des cités de loisirs et de
distraction, des lieux de lecture et des rencontres culturelles, etc.,
Ces plants répondent également à des besoins de protection, d’amélioration, d’embellissement de
l'environnement.
Rôles effectifs et bénéfices de la foresterie urbaine et périurbaine-Emplois verts-environnement
(suite et fin)

Sources de revenu monétaire


Le «Vert» urbain et périurbain, est une source de revenus et d'emplois.
La production des plants forestiers et fruitiers, horticoles, l'entretien, l'aménagement des forêts périurbaines
restent sources d’emplois et de création de revenus dans les villes au Tchad.

Rôle Socioculturel
Le couvert forestier urbain joue un rôle très important dans la vie des citoyens. Il devient un lieu
d’excellence des petits commerces et des petits métiers.
Au volet commerce pour la plupart aux femmes (vente des légumes, des fruits, des gâteaux, etc.
Pour cause de la capitale N’Djaména en « Vitrine de l’Afrique », l’existence de ces pépinières privées n’a pas
fait l’objet d’une attention particulière pour ces mêmes hautes autorités d’entre temps
III. PROBLEMATIQUE ET ENJEUX
Plusieurs contraintes se dressent contre la mise en œuvre de la sylviculture en milieu urbain et périurbaine et
perturbent cette source de création des Emplois Verts dans l’Environnement.
Contraintes administratives et institutionnelles, les diplômés sans emplois se concertent et mettent sur
papier des idées de création d’emplois tels que la pépinière privée.
Ils se rapprochent des autorités communales ou institutions habilitées pour avoir légalement un lopin de terrain
afin d’implanter le site de leur entreprise parfois sans succès pour la plupart.
Ils prennent parfois le risque de s’installer quelque part et deviennent immédiatement des clients des agents
municipaux (arnaques, des rançons et de déguerpissements par la suite).
Mais, il y a lieu ici de féliciter le Maire de la Commune du 9ème Arrondissement (site de reboisement de Walia)
Monsieur AHAMAT KERIMA SALEH, par son acte à l’égard de l’Association des Jeunes Volontaires pour la
Protection et la Sauvegarde de l’Environnement.
Là, encore ces jeunes sont en train d’être menacés par un sieur se disant que le site l’appartenant.
Contraintes foncières, depuis les années 1967, le Tchad n’a pas fait évoluer les textes relatifs sur le foncier ;
ceci entraine un manque criard de sécurisation foncière
III. PROBLEMATIQUE ET ENJEUX (suite)
Contraintes techniques, environnementales et organisationnelles, le faible niveau d’organisation des
détenteurs des pépinières privées entraine des bévues et une mauvaise gestion de production des plants.
Les espèces actuellement utilisées ne sont pas toutes connues du point de vue physiologie et impacts sur les
espèces locales.
Pour cette raison qu’il faudrait organiser les pépiniéristes pour une sylviculture digne des conditions
édaphiques du Tchad adaptée au milieu urbain et périurbain.
L’organisation de ces prometteurs permettra de prévenir certaines pathologies des espèces importées, leurs
effets indésirables, source de gêne.
Compétition avec l'habitat, Cette compétition est la conséquence de l’urbanisation incontrôlée sans Schéma
Directeur d’Urbanisation et de Lotissements (depuis 1962) et en 1995 (Plan Urbain de référence) sur 15 ans.
Le taux d’urbanisation de ladite ville va toujours croissant (depuis 1960) de 8 et a fini par quatriplé (2010) 35,5
avec une chute en 1980 et un taux moyen de 17,58 en 46 ans. En même les arrondissements sont passés de 6
(1995) à 10 (2009).
Les préoccupations liées aux aménagements forestiers n’ont pas été prises en compte et ont pour le moment,
peu de chance pour être prises en considération par le Ministère de l’Aménagement du Territoire avant aucun
plan d’aménagement.
Avec l’élaboration des Plans de Développement Communaux (PDC), il est important de prendre en compte les
préoccupations liées aux aménagements forestiers pour les emplois verts dans l’environnement .
III. PROBLEMATIQUE ET ENJEUX (suite)
Les contraintes des pépinières privées, les promoteurs sont confrontés à plusieurs difficultés :
 Manque des points d’eau pour certains sites (utilisation des eaux usées sans traitement aucun);
 Insuffisance cruelle des matériels de production et utilisation des boues curées en guise de matériau;
 Insuffisance de l’espace de production ;
 Manque de bacs de rétention d’eau pour tous les sites ;
 Manque du local (infrastructure) et d’un local fixe ;
Conséquences:
 Méconnaissance de quantité produite pendant l’année ;
 Méconnaissance de provenance des semences locales et exotiques ;
 Mévente de certaines espèces part manquement d’étude de marché ;
 Manque de connaissance approfondie en techniques de production des plants.
Donc, il y a lieu d’accompagner ces promoteurs qui sont d’une utilité inestimable pour les villes voire les emplois
verts dans l’environnement.
N.B.: Il se pose un problème crucial de renforcement des capacités diverses (humaines, matérielles, techniques et
financière).
III. PROBLEMATIQUE ET ENJEUX (suite)
Opportunités
Les opportunités pour la mise en œuvre de la sylviculture en milieu urbain et périurbain sont multiples.
 La prise de conscience que la forêt constitue une source d’énergie, une réserve de nourriture, bois
d’œuvre, source d’agrément, de création d’emplois et des revenus, et qu’il est vital de la créer, de
l’entretenir et de ne pas la détruire, est un premier pas pour l’économie verte;
 La volonté politique affichée par l’élaboration des documents de politique et plans d’actions
afférents constitue un atout indéniable pour soutenir une économie verte;
 Des pépiniéristes privées en installant deviennent ipso facto des gestionnaires temporaires et
gardiens de ces sites.
 La mise en œuvre de la sylviculture en milieu urbain par des jeunes, pour leurs rôles et de la place
des espaces verts accordée à ce milieu, des utilisations multiples des produits ligneux et non ligneux
pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de bien-être des populations.
 Les activités des espaces verts même à petite ou grande échelle, engendre de main d’œuvre donc
des emplois (pépinières privées, commerce des plantes horticoles, etc.
IV. OBJECTIFS
L’objectif global vise à promouvoir la réduction de la pauvreté dans les milieux urbain
et périurbains à travers la création d’emplois décents dans les domaines des secteur
verts émergents et approfondir les synergies entre les travaux publics e
l’environnement, pour répondre aux problématiques du manque d’emploi et des défi
climat et de l’environnement.

Spécifiquement, :
 Promouvoir la protection à grande échelle des plants (publics et privés)
 Aménager les formations forestières naturelles et artificielles
 Renforcer les capacités de population des parties prenantes.
IV. ORIENTATIONS ET AXES STRATEGIQUES
Dans le contexte tchadien, pour une promotion des emplois verts dans l’environnement afin d’amener
toutes les parties prenantes à participer activement, à toutes les étapes du processus et en rapport la
problématique et les enjeux, trois axes majeurs attirent notre attention:
 Premier axe, Lutte contre la déforestation et restauration des terres dégradées par la
sylviculture
Objectif général: réduire les pressions occasionnant la déforestation et la dégradation des terres et
favoriser une conscience environnementale à tous les niveaux ;
 Deuxième axe, Valorisation des ressources forestières naturelles et artificielles par la
sylviculture
Objectif général: valoriser les diverses filières des ressources forestières par des aménagements
afférents
 Troisième axe : Mesures d’accompagnement pour une mise en œuvre de la sylviculture
Objectif général: renforcer les capacités de parties prenantes dans les différents domaines pour une
bonne exécution de la sylviculture urbaine et périurbaine.
CONCLUSION (1/3)
Pour une réussite parfaite du développement des emplois verts dans l’environnement au Tchad, il est
impératif de donner :
 Actualisation des textes sur le foncier obsolète ayant occasionné des bévues du point aménagement
des espaces
 Appui au cadre légal de la sylviculture urbaine et périurbaine dans les Communes du Tchad
 Appui institutionnel et technique à la Direction des Forêts et la Mairie de N’Djaména ainsi que dans
les Provinces
 Développement de l’éducation environnementale, des formations et des compétences pour soutenir
les économies plus vertes (Institut Universitaire des Sciences Agronomiques et de l’Environnement de
Sarh, ETA de Ba-illi, les institutions de formation privée dans le domaine de l’environnement).
 L’allocation de la gestion de certains espaces verts à des partenaires privés pourrait être une
approche à tester et encourager. Ces pépiniéristes privés installés avec aménagement adéquats des
sites, seront des références pour les populations désireuses de planter, d’embellir par des conseils et
de consultations techniques, devraient être organisés, formés et leurs capacités renforcées et
devraient bénéficier des aménagements de leurs structures de production et équipés en matériels de
production conséquents.
Bref, élaborer UNE STRATEGIE NATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ET LA PROMOTION DES
EMPLOIS VERTS-ENVIRONNEMENT AU TCHAD dans un bref délai.
CONCLUSION (2/3)
Pour booster ce secteur, créateur d’emplois dans la filière environnement, qui vise à promouvoir la
réduction de la pauvreté et approfondir les synergies entre les œuvres publiques et l’environnement,
pour répliquer au manque d’emploi et à l’amélioration des conditions de vie, certains points sont à
observer, notamment:
 la volonté politique ;
 la bonne gouvernance
 Le renforcement des capacités des parties prenantes désireuses.
 Combler le vide institutionnel, le mandat de la Direction des Forêts de la Lutte Contre la
Désertification est national, donc, créer une institution en charge de la problématique
environnementale dans les Communes de N’Djaména pour respecter le découpage administratif. Ceci
permettra le développement des emplois verts dans environnement par Commune .
 Appliquer l’approche participative (Direction des Forêts, Services de cadastre et de l’Urbanisme,
Communes, autorités administratives, organisations de base et non gouvernementales, etc.) de
gestion locale pour ces formations forestières urbaines et périurbaines et le développement des
pépinières privées;
 Réveiller le Fonds Spécial en faveur de l’Environnement actuellement au bout de son souffle
CONCLUSION (3/3)
La planification des pépinières privées tiendra compte des besoins
d'espaces verts urbains et périurbains des reboisements existants.
 Aussi, pour réussir une politique digne des emplois verts dans
environnement au Tchad, il y a lieu d’adopter un certain nombre de
principes :
 Affirmer le renoncement de l’Administration forestière à sa politique
antérieure de répression et d’exclusion des organisations dans la gestion
forestière locale
Définir le cadre institutionnel de la reconnaissance juridique des
communautés locales de base comme acteurs de la gestion des sites
urbains et périurbains.
PROJETS DISPONIBLES ATTENDANT DE FINANCEMENT

Il y a actuellement au niveau du MEEP et particulièrement au niveau de la DFLCD, trois projets déjà


élaborés mais n’ayant pas encore bénéficié d’un financement
1. Foresterie urbaine et périurbaine: Provenant de la stratégie Nationale la Foresterie Urbaine et
Périurbaine avec ses Plans d’Actions

2. Gestion des Feux de Brousse au Tchad:

3. Stratégie Nationale Plans d’Actions pour le Développement du secteur des Produits Forestiers
Non Ligneux au Tchad:
Je vous remercie de votre aimable
attention