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DIFFERENTS PROCEDES

D’EPURATION DES EAUX USEES

Animé par S.LAGRANI


I. Généralités
II. Étapes d’épuration
1. Prétraitement (dégrillage – dessalage)
2. Traitement primaire (décantation primaire)
3. Traitement secondaire (épuration biologique)
- Lits bactériens
- Boues activées
- Lagunage naturel
- Lagunage aéré
4.Traitement tertiaire
L'épuration de l'eau est l’élimination de la plus grande part des rejets
polluants.
L’épuration et le "nettoyage" des eaux usées obéit à une logique de:
Protection de l'environnement;
Préservation des ressources en eau;
Protection sanitaire;.

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Bulletin Officiel n° 5448 du Jeudi 17 Août 2006

Arrêté conjoint du ministre de l'intérieur, du ministre de l'aménagement du territoire, de l'eau et de


l'environnement et du ministre de l'industrie, du commerce et de la mise à niveau de l'économie n° 1607-06
du 29 Joumada II 1427 (25 juillet 2006) portant fixation des valeurs limites spécifiques de rejet domestique.

Valeurs limites spécifiques de rejet applicables aux déversements d'eaux usées des agglomérations urbaines

Paramètres Valeurs limites spécifiques de rejets domestique

DBO5 mg O2/L 120

DCO mg O2/L 250

MES mg/L 150

Valeurs limites spécifiques de rejet domestique applicables aux déversements existants d'eaux usées des
agglomérations urbaines pendant la septième (7ème), la huitième (8ème), la neuvième (9ème) et la dixième
(10ème) année à partir de la publication du présent arrêté.

Paramètres Valeurs limites spécifiques de rejets domestiques


DBO5 mg O2/L 300
DCO mg O2/L 600

MES mg/L 250


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Une station d’épuration est une usine:
Constituée d’une succession de dispositifs où l’eau est débarrassée de
ses substances polluantes:

Rejette dans la nature une eau propre,


Les résidus des traitements sont récupérés sous forme de boue.
Les traitements mécaniques permettent de retirer de l’effluent brut les
déchets volumineux , sables , graisses et éventuellement les matières
en suspension de façon à protéger les ouvrages .

Les dispositifs de prétraitement sont présents dans toutes les stations


d’épuration, quels que soient les procédés.

Ce prétraitement est constitué :

Le dégrillage

Le dessablage

Le déshuilage et dégraissage
Le dégrillage

Rôle : c’est le premier poste de prétraitement, retient dès leur entrée sur la station,
les matières volumineuses qui pourraient perturber la suite du traitement.

But : Eviter :
 Le colmatage des pompes de relèvement;
 L’accumulation de déchets non biodégradables ( plastiques) sur les
ouvrages
 Le colmatage des canalisations de transfert .

Position : A l’entrée de la station d’épuration, avant et après le relèvement


Dysfonctionnement :
 Un défaut d’entretien ou une panne prolongée entraîne une mise en charge
des collecteurs ;
 Risques des odeurs.

Suivi :
Contrôle visuel journalier des équipements électromécaniques;
Inspection journalière de la quantité de déchets retenus.
Le dégrillage

Le prétraitement par dégrillage se décline en trois sous-catégories :


Le prédégrillage: les barreaux des grilles sont espacés de 30 à 100 mm;
Le dégrillage moyen: les barreaux sont espacés de 10 à 30 mm ;
Le dégrillage fin : les barreaux sont espacés de moins de 10 mm .
le dispositif est précédé d'un prédégrillage de protection.

La grille peut être inclinée ( 60 à 80°) :


 Afin de faciliter l’évacuation des déchets
 Afin d’augmenter la surface de dégrillage
Le dégrillage

Technologies :

A nettoyage manuel;
A nettoyage automatique

1.Les grilles à nettoyage manuel :


Plus simples, plus rustiques ;
Constituées par des barreaux droits, de
section cylindrique ou rectangulaire;
Sont verticales ou inclinées (60° à 80°).

Le dégrilleur manuel :
Est adapté aux très petites stations d’épuration;
Nécessite un nettoyage journalier de la grille (la fréquence pourra être réduite
suivant l’importance des déchets retenus);
L’exploitant passe pour relever les déchets , les mettre dans un bac d’égouttage
avant évacuation.
Le dégrillage

2. Les grilles à nettoyage mécanique :

permettent de diminuer les interventions manuelles

de nettoyage.

En pratique les grilles à nettoyage mécanique sont

plus sollicitées pour les raisons suivantes :

Installation importante ;

Diminuer la fréquence des interventions manuelles;

Effluents chargés

Risque d’arrivée brutale de matières volumineuses.


Le dégrillage

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AVANTAGES –INCOVÉNIENTS
DES DIFFÉRENTS DÉGRILLEURS

TYPE DE DEGRILLEUR AVANTAGES INCONVENIENTS

 Grande surface utile pour • Difficultés de fabrication


Grille courbe une faible hauteur d’eau • Réservé aux petites stations
Simplicité du mécanisme et aux eaux moyennement
moteur chargées

Grille droite à nettoyage  Grande rigidité • Matériel bruyant


par l’amont et  Grande prondeur • Bourrage en pied de grille
mouvement alternatif  Eau peu chargé

• Eaux peu chargées ou déjà


Grille droite à nettoyage Dégrillage fin ( 10 mm) dégrillées
continu • Axe mobile immergé

• Barreaux longs et fragiles


Grille droite à nettoyage  Grandes profondeurs sans raidissement
aval  Gros débits transversal
 Eaux chargées • Axe immergé en mileu
agressif
• Entretien coûteux
Le dégrillage
Evacuation des déchets:

Il faut prévoir une capacité de stockage de 48 H


minimum à l’ abris des rats et des insectes;

Le stockage des déchets à caractère organique ,


peut impliquer des dégagements d’odeurs et
nécessite des précautions: bennes hermétiques….

Les refus de dégrillage sont assimilés aux ordures


ménagères peuvent être incorporés aux ordures
ménagères et envoyés en décharge.

L’incinération des déchets peut se faire après


séchage avec les graisses à une température
supérieure à 800° C.
Le tamissage

Rôle : complémentaire au dégrilleur , retient à l’aide d’une grille les gros déchets ,
des matières flottantes

Buts : Permet de se passer d’un décanteur primaire : rétention des matières


flottantes et semi flottantes , débris végétaux et animaux

Position : Peut être installer en amont du collecteur surtout pour des effluents
industriels ( type abattoir …..)
En aval du prétraitement de la station : éviter les dysfonctionnements sur les ouvrages
et équipements , pour protéger des lits bactéries
Avant centrifugueuse en cas de traitement des boues

Espacement des grilles< 1 cm et peut être < 0,5 mm


Le dessablage

Les E.U urbaines contiennent des particules minérales dont la densité est bien
supérieure à celle de l’eau et des matières organiques.
Ce sont des débris de verre ou de métaux mais surtout des graviers et des sables
que l’on peut classer de la façon suivante:

Le dessablage consiste à faire passer l’eau dans un bassin ( dans un canal


longitudinal ) où la vitesse est plus lente; ce qui a pour effet de déposer le sable et
le gravier au fond du bassin,
Le dessablage

Rôle :
Retenir les matières minérales lourdes DN >200 um ,
La vitesse est de l’ordre de 0,2 à 0,3 m/s
Cette vitesse permet d’éviter que les matières organiques se déposent en même
temps que les sables ce qui aboutirait à l’obtention d’un résidus difficile à stocker et à
évacuer sans nuisances.

Buts : Éviter
L’usure des pompes ,
L’engorgement des canalisations les dépôts
dans les bassins
l’usure des centrifugeuses
Réduire la production des boues.

Position :
Le desableur se trouve en tête de station après
le dégrillage et avant ou après le tamisage
Le dessablage

Technologie

Deux types de dessableur : longitudinaux ou tangentiels

Longitudinal :

Monocanal ou double canal

Non aéré ou aéré ( lavage des sables)

Tangentiel ( escargot : mouvement de rotation )

Quantité d’air : de 2 à 6 m3 /h et par m2 de dessableur

Temps de séjour : 3 à 4 mn en pointe , 10 à 15 mn au débit moyen

Rendement espéré : 90% pour DN >200um


Le dessablage

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b. Dessableur tangentiel

Les dessableurs tangentiels combinent , par leur forme circulaire et le mode


tangentiel de leur alimentation, l’effet de la pesanteur et de la force centrifuge pour
provoquer la décantation des particules .

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Dessableur aéré :

Dans ces dessableurs, des bulles d’air sont générées au fond de l’ouvrage, prés
d’une paroi ce qui crée une circulation transversale.

Cette circulation transversale , combinée avec le transit longitudinal de l’eau, donne


une trajectoire hélicoïdale permettant d’exploiter la force centrifuge qui s’exerce sur
les particules pour accélérer leur décantation.

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Avantages -Inconvénients
Extraction – Lavage des sables

Les extractions peuvent être réalisées par pompe à sable.


Le volume de sable extrait est voisin de 4 à 8 l/ha/an ( hors réseau qui représente 5 à
12l/ha/an ) ce qui représente 4 à 8 kg de MS par habitant et par an avec un rapport
MVS/MS de 10 à 25% .
Le lavage des sables permet d’abaisser la quantité de MVS à une valeur inférieure ) 5 %.

Unité de lavage des sables


Le déshuilage – dégraissage

Rôle : Séparer de l’eau : les huiles , les graisses animales ou végétales


Buts : Éviter les flottants en surface
 Les perturbations d’aération
 Le départ avec l’eau traitée
Position : se trouve après le dessableur ou en bassin combiné avec le dessableur

Technologie : Il existe différents types de dégraisseur déshuileur :

Parois siphoïdes ;

Aéré: il y a deux zones : aération qui donne


la flottation des graisses et une zone de
tranquillisation ou il y a agglomération des
graisses en surface;

Par bactéries spécifiques.


Le déshuilage – dégraissage

Au moment du déshuilage, l'air est injecté pour faire flotter les graisses et les huiles

au niveau supérieur ou elles sont raclées puis stockées.

Ces graisses pourraient gêner les traitements biologiques .


Dégraissage-dessablage

On regroupe les opérations de dégraissage-dessablage en tête de station.

Les caractéristiques de l’ouvrage sont dimensionnées pour un temps de séjour de 15 à 20 minutes


sur le débit de pointe.
L’évacuation des graisses s’effectue à l’aide d’un système de raclage de surface
Les sables décantent dans la partie conique de l’ouvrage et sont repris par une pompe et envoyés
vers un classificateur assurant leur lavage et leur avant leur stockage en bennes.
Traitement biologique des graisses:

Les graisses extraites sont utilisées


comme substrats organiques
(substrat carboné) par les bactéries
aérobies.
Elles sont donc dégradées en présence
d’oxygène.
Principe de fonctionnement:
2 phases successives de dégradation :
- l’hydrolyse des graisses en acide gras et
glycérol
-l’oxydation des acides gras en H20 et CO2.
Traitement primaire des eaux usées
 C’est un traitement physique,
 La vitesse de passage de l'eau dans le bassin est réduite pour que les matières en
suspension décantables puissent se déposer au fond sous forme de boues.

Élimine une forte proportion de matières minérales ou organiques en suspension:


25% à 35% de DCO et DBO5,
40 à 60% sur les Matière en suspension (MES).

Ouvrages du traitement Primaire:


Les décanteurs primaires
(Généralement en tête des stations type
compact)
Les bassins anaérobies
(Généralement en tête des stations type
lagunage)
La décantation primaire est destinée à l’élimination de toutes les matières en
suspension décantables qui sont concentrées sous forme de boue
Le mécanisme de sédimentation observé est du type floculé nécessistant le passage
par un essai expérimental afin de déterminer la courbe donnant l’efficacité du
décanteur en fonction du temps de décantation .
Les essais effectués sur des effluents urbains ont montré qu’un rendement
d’élimination 50% à 70 % des MES est habituellement obtenu après un temps de
décantation de 2 heures

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est un procédé de traitement physique par décantation.

Ce procédé consiste à réduire la vitesse de passage de l'eau dans un bassin à un


point telles que les matières en suspension décantables puissent se déposer au fond
sous forme de boues.
Ils existent de nombreux types de décanteurs qui se distinguent par le sens de
l’écoulement des eaux et par les dispositifs adoptés pour l’évacuation des boues

Décanteur horizontal avec raclage des boues

Décanteurs rectangulaires à écoulement horizontal équipés de systèmes de raclage


du fond et écumage de la surface

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Décanteur cylindro-conique

Décanteur statique à écoulement ascensionnel avec une alimentation centrale et


évacuation périphérique par surverse

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Décanteur circulaire avec raclage des boues
Les décanteurs cylindro-coniques avec raclage des boues sont de forme cylindrique. Le
radier est conique de pente faible.
L’eau est introduite au centre de l’appareil, à une certaine profondeur , et remonte vers
la surface pour être évacuée au moyen d’un déversoir périphérique

Des ponts à entraînement central ou périphérique traînant une ou plusieurs lames


qui poussent les boues décantées vers la fosse de réception centrale située au fond
du décanteur . Le pont entraîne aussi une lame d’écumage de surface pour la
récupération des flottants

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Epuration par voie biologique

C'est le premier niveau d'épuration biologique , ils recouvrent les techniques


d'élimination des matières polluantes solubles: Carbone, Phosphore et Azote

Ce procédé est utilisé lorsque les impuretés sont biodégradables et ne


contiennent pas de toxiques.

Les eaux arrivent dans un bassin où sont développées des cultures de micro-
organismes.

Les traitements biologiques faisant appel aux bactéries qui vont digérer les
impuretés et les transformer en boues : c'est l'auto-épuration naturelle en
accéléré.
Epuration par voie biologique

La cellule bactérienne
Epuration par voie biologique

Les bactéries: Composition

Pour se développer et se multiplier, les bactéries doivent prélever dans


l’environnement les éléments qui les constituent.
Epuration par voie biologique

Les bactéries : Nutrition


Epuration par voie biologique
Les bactéries : Nutrition
Epuration par voie biologique

Les bactéries : Reproduction


Epuration par voie biologique

Croissance d'une population bactérienne

TG= temps de génération :Temps de doublement de la biomasse dans des conditions


optimales de croissance pour une espèce donnée
Exemple de TG:
•TG= E. coli: 20 min
• TG= Vibrio parahaemolyticus: 10 min
• TG= M. tuberculosis: 1000 min
Le temps de séjour de l’eau dans un ouvrage aura une influence sur les populations
bactériennes cultivées (TG< Ts)
Epuration par voie biologique

Courbe de croissance d’une population bactérienne:


Epuration par voie biologique

Les bactéries : Principe de dépollution


Epuration par voie biologique

Les différents pouvoirs épurateurs des bactéries


BOUES ACTIVES

<>
Dans une station à boues activées, il y a deux étapes successives :
Réacteur biologique : les eaux usées prétraitées sont mises en contact avec la biomasse épuratrice, la
liqueur mixte (eau épurée avec flocs biologiques + biomasse) est évacuée vers le clarificateur
secondaire pour une séparation gravitaire et un rejet de l’eau traitée vers le milieu naturel.
Principe de fonctionnement:

L’arrivée d’eau usées


Le BASSIN D’AERATION.
L’arrivée d’air
Le brassage de la boue
Le CLARIFICATEUR : à ce niveau s’effectue la séparation entre les boues et l’eau épurée
Le dispositif de RECIRCULATION des boues
Le dispositif d’EXTRACTION des boues
BOUES ACTIVES

Les bactéries vont assimilées la pollution des E.U puis vont secrétées des polymères : sucre
complexe qui donne un aspect gélatineux qui (+) va se fixer sur les bactéries qui sont chargées (–)
Ce polymère va provoquer un phénomène de floculation et va formés un floc
Une bonne floculation (2- 4 mm) vont acceptés de décanter , sédimenter c’est la décantation.

Aspects des flocs au


décantation microscope
Temps de décantation en fonction
de la taille des particules

Diamètre de la particule Temps de décantation pour 1m


( en mm) Nature

10 Gravier 1 seconde
1 Sable 10 seconde
0,1 Sable fin 2 minutes
0,01 Argile 2 heurs

0,001 Bactérie 8 Jours


0,0001 Particule 2 ans
colloïdale
0,00001 Particule 20 ans
colloïdale
LA MICROFAUNE DES BOUES ACTIVES

EUGLENA ( 10 à 25 μ m )

Amibe (30 à 600 μm)

Les Ciliés libres Les Rhizopodes ou Amibes

Les Zooflagellés

Les Ciliés Attachés


LA MICROFAUNE DES BOUES ACTIVES

La population vieillie, l’âge des boues augmente de nouveaux organismes


se développent, les métazoaires

Gonflement des boues


Boues vieilles

Les Nematodes
Rotifère (pluricellulaire)
MONHYSTERA (800 à 1000 μ m)
Élimination du carbone

Pour l'élimination du carbone dans les effluents la voie aérobie est utilisée car
l'oxygène est associé aux réactions de dégradation.
Le carbone organique se retrouve sous forme de CO2 et de biomasse.
Nitrification
Consiste en l'oxydation de l'azote organique sous forme d'un ammoniac (NH+4) en nitrite
(NO-2) puis en nitrate (NO-3) par l'intermédiaire de micro - organismes autotrophes :

La nitrification en phase aérobie :


NH4+ + 2O2 NO-3 + 2H+ + H2O
Dénitrification
En absence d’oxygène dissous, les bactéries hétérotrophes sont contraintes d’utiliser
une autre source d’oxygène. Elle utilise alors l’oxygène combiné.
NO3- + 6H++ 5e- Bacterie heterotrophe 1/2 N2 + 3H2O

Pour démarrer une dénitrification, il est nécessaire de passer par ZERO O2 dissous
Désphosphatation
En phase anaérobie des bactéries acétogènes anaérobies facultatives utilisent le carbone organique pour
produire de l'acétate. Celui-ci est réutilisé par d'autres bactéries aérobies qui ne peuvent utiliser qu'une
gamme de substrats plutôt limitées. Elles stockent celui-ci et l'énergie utilisée pour ce stockage provient
de l'hydrolyse du polyphosphate ce qui explique la phase de relargage de phosphate dans le milieu.

En phase aérobie, ces mêmes bactéries trouvent dans l'oxygène les accepteurs d'électrons
nécessaires à leur métabolisme, les stocks engrangés sont utilisés pour leur croissance et la
reconstitution de leur réserve en polyphosphate.

Ainsi par succession de phases anaérobies - aérobies, on peut obtenir une accumulation du
phosphore dans ces micro - organismes jusqu'à des valeurs pouvant atteindre 10 % de leur poids
sec et donc assurer une élimination du phosphore de l'ordre de 50 à 65 % dans les eaux à traiter.
BASSIN DE DECANTATION

Le décanteur secondaire ou clarificateur, est l’ouvrage de séparation. L’eau épurée est


récoltée en surface, puis rejetée au milieu naturel. Les boues activées qui se déposent
dans le fond de l’ouvrage sont reprises par pompage, puis renvoyées dans le réacteur
biologique.

Clarificateur

Clarificateur
PARAMETRES CARACTERISTIQUES D ’UNE BOUE ACTIVEE

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PARAMETRES CARACTERISTIQUES D ’UNE BOUE ACTIVEE

Charge massique

0,1 0,2 0,5

Faible charge Moyenne Forte charge


Trés faible charge
charge
Aération prolongée

Elimination de la matiére organique

+ Elimination de l azote
AVANTAGES DES PROCEDES A FAIBLE OU TRES FAIBLE CHARGE

• Assurer une bonne élimination de la DBO5

• Assurer une bonne nitrification, voire une dénitrification

• Boues produites minéralisées et donc stables

• Bassin d’aération plus largement dimensionné, résistant

mieux aux à coups de pollutions


INCONVENIENT DES PROCEDES A FAIBLE
OU TRES FAIBLE CHARGE

• Long temps de séjour dans le bassin d’aération, ce qui nécessite

un grand volume de bassin

• Boues plus concentrées et, de ce fait, décantant lentement dans

le clarificateur

• Dispositif d’aération plus puissant:

Consommation d’ énergie plus importante


PARAMETRES CARACTERISTIQUES D ’UNE BOUE ACTIVEE

L’AGE DES BOUES

EXPLOITANT

 définition de la juste concentration de boues activées


selon température

 sélection des microorganismes

 rythme d’évolution de la biomasse et de décantabilité des


boues

 adaptation des moyens de lutte contre le bulking


PARAMETRES CARACTERISTIQUES D ’UNE BOUE ACTIVEE

A = temps de séjour des boues avant


extraction
A = Quantité de boues / Boues extraites
A en jours

Dans une station d’épuration, la multiplication d’une espèce n’est


possible que si la durée de son cycle de reproduction est
inférieure à l’âge des boues

Plus l’âge des boues est élevé, plus la probabilité de rencontrer


des espèces variées est grande
PARAMETRES CARACTERISTIQUES D ’UNE BOUE ACTIVEE

L’AGE DES BOUES

Charge massique Forte moyenne faible Très faible

Charge massique > 0,5 0,2 – 0,5 0,1 – 0,2 < 0,1
Kg DBO5/kgMVS/j

Age boue 1-2 2–8 > 10 > 15


( jour)
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L’INDICE DE BOUE
IB < 70 ml/gMES
Décantation anormalement rapide

IB < 100 ml/gMES


 Décantation excellente

IB < 150 ml/gMES


 Décantation normale

IB > 150 ml/gMES


Décantation ralentie

IB > 200 ml/gMES


 Décantation difficile
‘BULKING’
RECIRCULATION

1. Eviter le débordement du lit de boue;

2. Préserver la qualité des boues en évitant une stagnation prolongée des boues
dans le clarificateur, afin de limiter tout risque de :
 dégazage lié à une dénitrification « sauvage » ou pire à la fermentation des
boues;
 septicité des boues , synonyme de prolifération filamenteuse ( et donc de
moussage biologique) et d’appauvrissement de la microfaune.

3. Ramener les boues encore « actives » dans le (s) réacteur(s) biologiques(s) afin
de le(s) réensemencer en bactéries , en quantité suffisante au regard de la
pollution à traiter.
Réglage de la recirculation
INTERET DE L’ EXTRACTION

C’est l’outil de reglage de la concentration de MES dans le bassin


d’aération;
Maintenir une concentration en MES dans le bassin d’aération
nécessaire et suffisante
Pour obtenir une qualité d’épuration optimale, on doit faire un floc
biologique pour cela la nourriture par rapport au nombre de bactérie
doit être faible;
En suivant la concentration de MES dans le bassin d aération

Exemple :
Si la concentration MES est supérieur de 4g/l, trop de bactérie, il faut
extrairer
INTERET DE L’ EXTRACTION

C’est l’outil de reglage de la concentration de MES dans le bassin


d’aération;
Maintenir une concentration en MES dans le bassin d’aération
nécessaire et suffisante
Pour obtenir une qualité d’épuration optimale, on doit faire un floc
biologique pour cela la nourriture par rapport au nombre de bactérie
doit être faible;
En suivant la concentration de MES dans le bassin d aération

Exemple :
Si la concentration MES est supérieur de 4g/l, trop de bactérie, il faut
extrairer
Extration insuffisante
Aération
BASSIN D’AERATION

Besoin en oxygène pour:


 Oxydation des matières organiques.
 Respiration endogène.
Oxydation de l’ammoniaque.

Il doit y avoir toujours un surplus


d’oxygène disponible dans le bassin
dont la teneur adéquate est de 1 - 2 mg/l
Les besoins en oxygène
Il faut 1g d’o2 pour
éliminer 1 g de
DBO5
La pollution carbonée kg
DBO5 éliminés par jour
Pour l’élimination du carbone

Dépendent
de: Les respirations endogènes Pour la respiration des
( kg de MVS dans B.A ) bactéries

La pollution azotée Pour l’élimination de l’azote

Il faut 4.1 g d’o2


pour éliminer 1 g de
N.NH4+

Il doit y avoir toujours un surplus d’oxygène disponible dans le bassin dont la


teneur adéquate est de 1 - 2 mg/l
L’AERATION

L’OXYGENATION LE BRASSAGE

 FAVORISER CONTACT
 POLLUTION
FOURNIR O2 VIS-À- ENTRE  BACTERIES
 OXYGENE
VIS DES BESOINS

 EVITER LES DEPOTS


L’AERATION

Les systèmes d’aération peuvent être subdivisés en 2 groupes :

Turbine
DE SURFACE

Brosse

Grosses bulles

PAR INSUFFLATION Moyennes bulles


D’ AIR

Fines bulles
L’AERATION

Les aérateurs de surface


Dominants sur les petites et moyennes installations à boues activés rares
sur les grosses stations.

Se sont des appareils qui assurent la dissolution de l ’oxygène par


projection dans l’air de la liqueur à aérer

On a deux types d’aérateurs de surface:


 les turbines à axe vertical :

Turbines rapides
Turbines lentes

 Les brosses à axe horizontal


Turbine lente de 30 kw Turbine lente de 22 kw

Les turbines lentes


présentes des vitesse
de rotation de 40 à
100 t/mn
TURBINE LENTE LTF :

La turbine lente est conçue pour une


utilisation en position fixe.

Elle est composée d’un rotor accouplé à un


moto-réducteur par un manchon rigide.

Assure le
brassage +
oxygénation
Facilite le
glissement des
matières
solides
contenant dans
l’eau

Le rendement de ces turbines est influencé outre la vitesse de rotation par :


 La hauteur de l’ eau ,
 Leur immersion généralement de 1 à 10 cm
Turbines rapides

TURBINE
Flottante et
rapide :Type
«OXYRAPID»
EC 30.07

Les turbines rapides: tournant à 750 ou 1500 t/mn


sont souvent installées sur un système de flotteurs.
Ce type d'aérateur a l'avantage d'être bon marché,
mais il est gourmand en énergie et présente une faible
capacité de brassage. Il est mieux adapté au lagunage
qu'aux bassins à boues activées, où les dépôts sont à
éviter
Brosse Alpha BROSSES

Une brosse est un aérateur à axe horizontal et vitesse lente, il


se compose d’un axe dénoyé portant des pales partiellement
ou totalement immergées en position basse et relié à un
motoréducteur

Sa vitesse de rotation entre 60 et 90 tours par minute

N.B :

De plus en plus on remplace le système de


brosse par un couplage d’insufflation fines
bulles avec agitateur immergé
LES SYSTEMES A
INSUFFLATION
RAISONS DU CHOIX INSUFFLATION D’AIR

FOURNITURE O2 REDUCTION NUISANCES


+ fiable - BRUIT
+ modulable - AEROSOLS

BASSIN + PROFOND

- encombrant

"L'aération de surface a connu son époque, aujourd'hui la


mode est au diffuseurs"
La centrale de production d ’air

L’ingéniérie utilisée pour la production d’air pour l’aération est un surpresseur


volumétrique tournant à 1 450 tours/minute.
Le surpresseur alimente en continu les aérateurs, il se situe dans le bâtiment
technique de manière à limiter les nuisances acoustiques.

Dispositifs de diffusion d'air :


L'aération par air surpressé consiste à insuffler de l'air dans la masse liquide, à des
profondeurs variant entre 1 m et éventuellement plus de 10 m.
Le réseau de distribution d ’air

PURGES D ’AIR
LES SYSTEMES A INSUFFLATION

On classe les dispositifs de diffusion d'air selon le

diamètre moyen des bulles qu'ils délivrent

Grosses bulles (DN > 6 mm) ;

Moyennes bulles (DN= 4 à 6 mm) ;

Fines bulles: DN < 3mm


Grosses bulles
Diffuseurs à membrane à grosses bulles

Le rendement d’oxygénation de
ces diffuseurs est faible du fait de
la vitesse ascensionnelle élevée
des bulles et de leur surface de
contact réduite.
Dispositifs abandonnées
Diffuseurs tubulaires à grosses bulles
MOYENNE BULLES

L’air surpressé est introduit dans le bassin à travers les diffuseurs .


Les diffuseurs sont très utilisés pour les bassins profonds ( 8 m )
Les diffuseurs sont conçus pour limiter le diamètre des bulles 4 à 6 mm

Exemple :
Diffuseur d’air moyennes bulles
DISC’AIR est de conception simple.
Il est fabriqué avec des matériaux
performants et résistants à la
corrosion.
FINES BULLES

Les fines bulles ( diamètre 3mm en moyenne au départ )


sont émises par diffusion d’air à travers un corps poreux

Différents types de diffuseurs peuvent être mentionnés


 Dômes, disques de céramique poreux,

 Tubes de résines agglomérée

Les rendements d’oxygénation sont élevés

Ces dispositifs ne permettent pas d effectuer la nitrification


/ dénitrification , car il est très fortement déconseillé de
couper l’alimentation en air, les risques de bouchage étant
très important

L’air sort des diffuseurs à une température de 70 à 120 °C ,


ce qui déshydrate les boues au voisinage du poreux et
entraîne le colmatage rapide
AERATION PAR DOMES POREUX

Dôme à membrane
type SANIT-AIR (FLYGHT)

Disque poreux DP 230 :


Le disque est constitué de grains de corindon
artificiel (Alumine), Le matériau résiste bien à la
plupart des produits chimiques agressifs
concentrés.
Diffuseurs membranaires

Pour remédier au problèmes des inconvénients de colmatage , on propose


sur le marché des diffuseurs souples constitués de membranes caoutchouc
perforées.
Les orifices aménagées dans cette membrane se ferment en cas de chute de
pression d’air et empêchent le colmatage du diffuseur
Ce dispositif permet un fonctionnement discontinu de l’aération , ce qui
constitue un avantage important aux autres diffuseurs , notamment sur le
plan énergétique
Influence du brassage sur l’aération :

Le rôle de l’agitation dans les bassins à


boues activées est d’homogénéiser les
flocs bactériens.
Emplacement des brasseurs dans un
bassin d’aération avec possibilité de
mettre plusieurs mélangeurs à
Agitateur à axe vertical
différentes profondeurs.
L’épuration par boues activés présente des avantages et des inconvénients :

Avantages : Inconvénients

Adaptée pour toute taille de Coûts d'investissement et


collectivité (sauf les très petites) d’exploitation assez importants

Bonne élimination de l'ensemble Nécessité de personnel qualifié et


des paramètres de pollution (MES, d'une surveillance régulière
DCO, DBO5, N par nitrification et Sensibilité aux surcharges
dénitrification) hydrauliques
Adaptée pour la protection de Décantabilité des boues pas
milieux récepteurs sensibles toujours aisée à maîtriser
Boues légèrement stabilisées Forte production de boues qu'il
Facilité de mise en œuvre d'une faut concentrer
déphosphatation simultanée
Principe de fonctionnement

But : Ce traitement a pour but l’élimination des matières organiques biodégradables


contenues dans l’eau usées

Principe général:
Ce procédé consiste à alimenter en EAU USÉE préalablement DECANTEE , un ouvrage
contenant une masse de MATERIAUX servant de SUPPORT aux MICRO-ORGANISMES
épurateurs qui y forment un FILM BIOLOGIQUE , tout en maintenant , dans la plupart
des cas une AERATION NATURELLE

Pocédé aérobie :

C’est une épuration BIOLOGIQUE qui nécessite des bactéries :BIOMASSE qui se
nourrit de la pollution ( DBO5) et qui utilise l’OXYGENE

Ce sont des bactéries identiques à l’épuration par boues activés

Les organismes vivants ainsi que les matières minéralisées s’accrochent sur le
support pour former un mucilage vert à brun , appelé BIOFILM
94
A- Description

On fait ruisseler l’eau à traiter ,


préalablement décantée , sur un garnissage
poreaux ou caverneaux , accumulé sur une
hauteur suffisante
Le garnissage servira de support à la
biomasse épuratrice.
Cette biomasse comprend généralement
des bactéries hétérotrophes proches de la
surface du biofilm et des bactéries
autotrophes prés du support.

95
L’aération des lits bactériens est assurée par la circulation d’air
provoquée par le tirage naturel.
Lit Bactériens

Support + Biofilm + Eau usée + Air = LIT BACTERIEN


97
98
Matériaux utilisés

Le garnissage du lit bactérien peut être:

1.Synthétique :

disque, anneaux ou toutes formes en PVC ou PE.

Ces lits sont moins sensible au colmatage.


Matériaux utilisés

-Traditionnel :
Pouzzolane(roches volcaniques à structure alvéolaire),
Cailloux (40 – 80 mm),
Briques creuses,
Terre cuite,
Gravier (80 - 120 mm) avec un indice de vide de 50%.

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B- Schéma et mise en œuvre

103
Schéma de recyclage dans le décanteur primaire

104
Schéma de recyclage de l’eau clarifié dans le
décanteur primaire

105
Schéma de recyclage de l’eau et des boues, extraites au fond du
clarificateur, dans le décanteur primaire

106
Schéma de recyclage direct de la sortie à l’entrée du filtre

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108
conclusion
Le tableau suivant présente des pourcentages d’élimination de quelques
polluants par lits bactériens:
Le procédé à lit bactérien présente les avantages suivants:

 Emprise au sol limité

 Exploitation moins contraignante que la boue activée

Le procédé à lit bactérien présente les inconvénients suivants:

 Sensible aux variations de température

 Risque d’odeurs

 Prolifération de mouches en période chaude

 Risque de colmatage
Le traitement biologique dans les bassins se fait naturellement, sans mise en œuvre
de dispositifs mécanique pour la fourniture de l’oxygène.
il est effectué principalement par des bactéries et des microorganismes.
 Bassins anaérobies : en position primaire,
 Bassins facultatifs : en position primaire ou secondaire,
 Bassins de maturation : en position tertiaire.

Chaque bassin contribue pour sa part dans l’épuration global des eaux usées

Prétraitement

Bassins Bassins
Bassins anaérobies
facultatifs maturations
Lagune anaérobie :

Bassin profond ( profondeur de l’ordre de 3 à 4 m ) dans lequel s’établit un


processus de fermentation anaérobie , entraînant un abattement partiel de la
matière organique soluble.
Le temps de séjour de l’eau y est de l’ordre de 3 à 10 jours sous nos climats selon
les objectifs.
Sédimentation des MES (40 à 60%)
Elimination de DBO5 (40 à 60%)
Bassins facultatifs

Bassin peu profond ( 1 à 1.5 m localement ) comportant:


Un niveau anaérobie près du sédiment au fond,
Un niveau d’anoxie où la teneur en O2 dissous reste très faible,
 Un milieu aérobie en surface, suffisamment oxygéné par la photosynthèse des algues
sous l’effet des rayons solaires.
Le temps de séjour est de 15 à 30 jours

114
115
MECANISME DE L’EPURATION
La matière organique est dégradée par voie biologique selon le principe classique
d’oxydation :

Le déficit en oxygène est rétabli grâce à l’activité photosyntétique des


autotrophes qui reprennent le CO2 et les sels minéraux selon le principe suivant:
Avantages: Inconvénients

Simplicité d’exploitation Performances limitées et variables

Moindre production de boues que (saisons, boues, industriels…….)

les systèmes intensifs Contraintes d’exploitation

Boues stabilisées ponctuelle lourdes (curages, ………)

Adaptation aux variations de charges Sensibilité aux surcharges

hydrauliques hydrauliques

Elimination possible des germes Décantabilité des boues pas toujours

pathogènes compatibles avec en aisée à maîtriser

irrigation Forte production de boues qu'il faut


concentrer
Pour une amélioration de la capacité des étangs de lagunage ou bien pour diminuer les superficies
nécessaires, des procédés de dégradation naturels peuvent être intensifiés par une aération
artificielle et un brassage.
On appelle lagunage aérée un vaste bassin ou un étang comportant un système d’aération
artificielle qui assure l’oxydation des eaux usées.

Le lagunage aéré est une technique d'épuration


biologique par culture libre avec un apport
artificiel d'oxygène.
Dans l'étage d'aération: les eaux usées sont
dégradées par des micro-organismes qui
consomment et assimilent les nutriments.
Dans l'étage de décantation: les matières en
suspensions (amas de micro organismes et de
particules piégées) s'agglomèrent lentement
sous forme de boues.
La lagune se comporte comme un système classique de boues activées sans
recirculation.
L’oxygène dissous dans les lagunes est consommé par :
• la minéralisation des matières organiques ;
• la respiration des organismes vivants ;
• l’oxydation des substances chimiques réductrices (nitrite, ammoniaque, sels ferreux)

Les aérateurs présentent les avantages suivants :


 Assurent le brassage des eaux sortant du décanteur et celles contenues dans le
bassin de lagunes,
 Dispersent les matières décantables et évitent les dépôts de l’entrée du premier
bassin ;
 Favorisent la formation de bulles d’air (oxygénation meilleur).
Avantages Inconvénient
Pouvoir tampon dû aux importants Surface mises en jeu importante même si
volumes mis en jeu 10 fois moindre qu’en lagunage naturel
Adaptation aux variations de charges Imperméabilisation obligatoire
hydrauliques et organiques Rendement plus faible en climat froid
Tolérance vis-à-vis d’arrivées Présence de matériels électromécaniques
occasionnelles de produits toxique Consommation énergétique non
(dilution) négligeable
Contraintes d’exploitations limitées pH de sortie qui augmente en été à cause
Investissement modéré si les terrains sont de la photosynthèse
mis à bas prix Rejet d’une qualité moyenne sur tous les
paramètres
Utilisé après le traitement secondaire pour enlever les quantités d’azote, de
phosphore, des métaux lourds, de la matière organique biodégradable, des
bactéries et des virus.

Les eaux épurées subissent un traitement tertiaire ou "affinage". Cet


affinage permet soit :

Une réutilisation à des fins industrielles ou agricoles.

La protection du milieu naturel où cette eau est rejetée.

La protection des prises d'eau situées en aval.


La désinfection peut être réalisée soit par :

Traitement chimique:

Chlore :
Le chlore est désinfectant puissant, il est le plus utilisé pour la
désinfection de l’eau, son application permet la désactivation de la
plupart des microorganismes.

Ozone :
L’ozone tue la bactérie par une rupture de la membrane cellulaire.
Grace à cette caractéristique, il agit avec une grande efficacité
comme désinfectant, et se présente comme le plus sérieux
concurrent du chlore. Cependant son utilisation nécessite un grand
investissement.
 Rayons ultraviolets :

Le principe d’action des UV repose sur le fait que les rayons


ultraviolets sont des ondes électromagnétiques qui
correspondent à une gamme de longueur d’onde comprise
entre 100 et 400 nm. L’absorption de ces rayons par les micro-
organismes provoque une modification de leur ADN qui bloque
toute réplication du matériel génétique et engendre leur mort.
Cette technique est simple à mettre en œuvre et relativement
économique.
 Les membranes :
Les membranes permettent de filtrer et d’éliminer toutes les MES, tous les
micro-organismes et toutes les substances qui s’y adsorbant. Ces
membranes assurent l’élimination totale des bactéries, des kystes et des
virus au-delà d’un seuil de coupure de 0,01um et à condition que leur
intégrité soit en permanence vérifiée. Elles nécessitent de plus, d’être
nettoyées régulièrement pour continuer à être efficaces. Mais ce traitement
reste très couteux ce qui limite son utilisation.

Le lagunage tertiaire est un procédé extensif de désinfection similaire au


lagunage secondaire, il élimine les micro-organismes et affine l’épuration
Bassins de Maturation= lagunage tertiaire :

Les bassins de maturation sont vivement recommandés lorsqu’il s’agit


d’améliorer la qualité microbiologique de l’effluent notamment certaines
espèces de bactéries, virus ou protozoaires.

ce sont des bassins aérobies de faible profondeur (1-1,5m); le temps de


séjour (3 à 10 j). La taille des bassins et leur nombre dépendent de la qualité
requise de l’effluent.

Ils sont généralement préconisés comme traitement tertiaire pour éliminer les
organismes pathogènes et les nutriments (virus, bactéries fécales,...N+P).

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