Vous êtes sur la page 1sur 64

LAAMIMANASS 0

RAPPORT DE STAGE

EXTRAIT DU DISCOURS DE SA
MAJESTÉ
]…[
« LE MARASME ÉCONOMIQUE QUE CONNAÎT LE MONDE DEPUIS 2008, ET LES
CHANGEMENTS QU ’IL A ENTRAINÉS DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES
DU FAIT DE LA MONDIALISATION , AINSI QUE LES MUTATIONS SOCIALES ET
POLITIQUES QUI SONT À L’ŒUVRE DANS NOTRE ENVIRONNEMENT RÉGIONAL ,
SONT AUTANT DE FACTEURS QUI NOUS INCITENT À POURSUIVRE LES
RÉFORMES, ET NOUS CONFORTENT DANS NOTRE CONVICTION QUANT À LA
PERTINENCE DES CHOIX SOCIO- ÉCONOMIQUES QUI SONT LES NÔTRES DEPUIS
LONGTEMPS . CES CHOIX NOUS ONT PERMIS DE LANCER DE GRANDS
CHANTIERS DE NATURE À RENFORCER LES INFRASTRUCTURES ET LES
ÉQUIPEMENTS DE BASE DONT A BESOIN NOTRE PAYS , ET CE , DANS LE CADRE
DE STRATÉGIES SECTORIELLES QUI ONT ÉTÉ MISES AU POINT SELON DES
PARAMÈTRES EFFICIENTS , AFIN DE CONCRÉTISER LES OBJECTIFS ESCOMPTÉS.
À CET ÉGARD , NOUS AVONS ORIENTÉ NOS EFFORTS VERS LA PROMOTION DE
DIFFÉRENTS DOMAINES INDUSTRIELS ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES PAR
L’ AMÉNAGEMENT DE PÔLES ET D’ ESPACES ÉCONOMIQUES INTÉGRÉS PROPRES
À FAVORISER LES PERSPECTIVES D ’INVESTISSEMENT ET À AMÉLIORER LA
COMPÉTITIVITÉ DE NOS ENTREPRISES. »

E X T RA I T D U D I S C O U R S D E S A M A J E S T É L E R O I M O H A M M E D
VI,
Q U E D I E U L E G LO R I F I E
RAPPORT DE STAGE

PRONONCÉ À L’OCCASION DE LA FÊTE DU TRÔNE


RA B AT , L E 3 0 J U I L L E T 2 0 1 2

Remerciements :
RAPPORT DE STAGE

Sommair

Remerciements : ...........................................................................................2
Avant-Propos :.................................................................................................... 4
Introduction Générale :..........................................................................................5
Premier Chapitre : Présentation générale de l’aéroport international de Rabat
et de L’Administration des douanes et impôts indirectes :................................6
Partie I : Présentation de Aéroport international de Rabat-Salé........................7
1- Aéroport international de Rabat-Salé..........................................................7
Partie II : Présentation de l’ADII......................................................................8
1-Fiche signalétique :.....................................................................................8
1.1- Présentation...........................................................................................9
1.2 LA DOUANE MAROCAINE : UNE DETERMINATION POUR RELEVER LES DEFIS
9
Chapitre 2 : Déroulement du stage................................................................11
II-1 Position dans le stage :..........................................................................12
II-2 : Tâches Effectuées.................................................................................12
II-2.1 PROCEDURES DOUANIERES ANTERIEURES AU DEPOT PHYSIQUES DE LA
DUM :.......................................................................................................... 12
SECTION I : PROCEDURE DE L’ETABLISSEMENT D’UN ENGAGEMENT
D’IMPORTATION :.......................................................................................12
SECTION II : PROCEDURES DE L’ECHANGE :..................................................13
SECTION III : SAISIE DE LA D.U.M (DECLARATION UNIQUE DE MARCHANDISES).
................................................................................................................ 13
II-2.2 PROCEDURES DOUANIERES SUITE AU DEPOT DE LA DUM :......................20
SECTION I : DEPOT DE LA DECLARATION EN DETAIL :...................................20
SECTION II : PRISE EN CHARGE DE LA DECLARATION EN DETAIL :..................21
Chapitre 3 : Projet de stage..........................................................................29
Première Partie : Aperçu de la chaîne logistique du fret aérien et ses
perspectives de développement....................................................................31
I- Aperçu de la chaîne logistique du fret aérien :.........................................31
I-1. Situation actuelle du fret aérien au Maroc :.............................................32
I-2. Les modèles d'affaires du fret aérien :.....................................................33
I-3. Comparatif des modes du transport au Maroc :........................................33
Deuxième Partie : Aperçu du Système d’information de l’ADII et du concept de
guichet unique............................................................................................. 36
RAPPORT DE STAGE

II-1 Zoom sur le système D’Information de L’ADII...........................................37


II-3 L’importance de flux d’informations efficaces :.........................................39
II-4 Le ‘guichet unique’ :...............................................................................40
II-4.1 : Le Pornet Une Solution radicale ?.......................................................42
II-5 Tableau de bord opérationnel de LANP :..................................................46
Troisième Partie : Synthèse du Projet :..........................................................53
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................ 55

Avant-Propos :
Suite aux exigences de la licence professionnelle Transport-Logistique Supply Chain Management, qui
se basent sur une pédagogie alternant la théorie et la pratique, un stage de 8 mois est réputé obligatoire
tout au long du cursus au sein de la licence ?

Étant un instrument privilégié d’acquisition d’une formation professionnelle, afin d’améliorer ses
connaissances et de les traduire toutes en pratiques, le stage joue un rôle prépondérant dans la
familiarisation de tout étudiant avec le monde de l’entreprise.

L’intérêt que j’ai porté à la structure de l’ADII m’a poussé à orienter mon choix de stage vers cette
structure. J’ai effectué un stage dans le service FRET de l’aéroport international de Rabat.

L’Administration des Douanes et Impôts Indirects est une structure ayant pour but la mise en œuvre de
la politique douanière nationale et contribue activement au développement économique et social du
pays en exerçant une triple mission : fiscale, économique et sécuritaire.

Ainsi le rapport suivant s’articulera autour de trois parties, la première dans laquelle sera présentée
l’Administration de manière générale et une bref présentation de l’aéroport international de rabat, la
deuxième portera quant à elle porte sur les différentes tâches que j’ai pu effectuer ou observer, et en
dernier lieux le 3eme chapitre sur lequel j’ai décortiqué les différentes phases de mon projet.
RAPPORT DE STAGE

Introduction Générale :
Étant donné l'importance de la logistique aérienne dans le développement
économique et son potentiel à contribuer à la croissance, il est nécessaire de
concevoir une stratégie spécifique pour le développement du fret aérien depuis
une perspective multimodale.
Ainsi, la logistique aérienne joue un rôle primordial et important dans le
développement de l’hinterland et la compétitivité du pays avec :
 La gestion efficace des flux logistiques aériens est un facteur essentiel de c
ompétitivité:
- Rentabilité: optimisation des coûts
- Fiabilité: ponctualité et gestion des restric�ons liées à certains secte
urs d'activité
- Image: traçabilité et sécurité des marchandises transportées
- Capacité de contrôler les échanges avec les principales régions
 Développement d'un trafic spécialisé en transport urgent, de produits tech
nologiques et de
poduits périssables, qui exige un traitement moderne et professionnel
 Besoin d'une intégration intelligente avec d'autres modes de transport au s
ein de la chaîne logistique globale.
L’ADII doit faire face à plusieurs défis : la libéralisation des échanges,
l’accroissement des flux du commerce mondial, la multiplication des sources
d’approvisionnement et la complexité de la chaîne logistique du commerce
international. Ce qui exige d’elle, au même titre que tous les intervenants dans
cette chaîne, une gouvernance de haut niveau.
La dématérialisation du processus de dédouanement s’inscrit dans le cadre du
projet « Douane électronique » de l’ADII, visant la simplification des rapports
avec les usagers, particuliers ou professionnels.
Ce projet a une double finalité : celle d’aboutir au « zéro papier » et celle
d’adapter les opérations douanières aux défis de l’ouverture des marchés
exigeant de la Douane plus de facilitation, d’efficacité et de célérité.
La réécriture par la Douane marocaine d’un nouveau système informatique
douanier dénommé BADR (Base Automatisée des Douanes en Réseau) est le fruit
RAPPORT DE STAGE

d’une action continue versant dans le processus de modernisation engagé. Avec


le lancement, en janvier 2009, du 2 ème palier de BADR, l’ADII cherche à simplifier,
au profit de l’entreprise, le dédouanement des marchandises et à réduire les
démarches administratives, les délais ainsi que les coûts y afférents.
Ce système de dédouanement via Internet, basé sur un environnement
technologique à l’état de l’art, se caractérise par plus d’ouverture, de
transparence et par une couverture fonctionnelle encore plus complète et large
de tout le métier douanier.
La dématérialisation est un processus qui a été amorcé par la Douane marocaine
depuis quelques années déjà. L’intégration progressive des facilitations
procédurales a largement contribué à la réussite de la dématérialisation.
De ce fait, le sujet de mes études s’est établi sur la problématique d’étude du
FRET Aérien au Maroc, et les perspectives de son développement via
l’optimisation du système d’information de la douane.
Alors, comment peut-on amélioré le niveau de fret aérien du pays ? Et qu’elles sont les perspectives de
développement de ce dernier ?

PREMIER CHAPITRE :
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE
L’AÉROPORT INTERNATIONAL
RAPPORT DE STAGE

DE RABAT ET DE
L’ADMINISTRATION DES
DOUANES ET IMPÔTS
INDIRECTES :
RAPPORT DE STAGE

Partie I : Présentation de Aéroport international de


Rabat-Salé
1- Aéroport international de Rabat-Salé
L'aéroport international de Rabat-Salé (code AITA : RBA • code OACI : GMME) est
un aéroport marocain situé dans la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, à 8 km au

Compagnie aérienne Destinations

Air France Paris-Charles-de-Gaulle

Iberia Madrid

Paris-Orly
Jetairfly
Bruxelles-Sud

Paris-Orly
Royal Air Maroc Casablanca
en période de Hajj et Omra: Jeddah

Charleroi
Marseille
Madrid
Ryanair
Paris Beauvais
Londres
Gérone

Saudia Hajj et Omrah: Jeddah

Barcelone (à partir du 20 Juin 2015)


Vueling Airlines

nord-est de Rabat. Il est géré par l'Office national des aéroports. En 2014,
l'aéroport a enregistré le passage de 684 213 passagers.
RAPPORT DE STAGE

Évolution du trafic passagers1

2010 2011 2012 2013 2014

372 145 351 867 485 713 684 213


357 773
4,02 % 5,45 % 38,04 % 40,87 %

Partie II : Présentation de l’ADII

1-Fiche signalétique :

Date de nationalisation: 1958


Date d’inauguration du nouveau siège a Rabat : 1998
Missions :
 La promotion de l'investissement
 la protection du consommateur
 la protection de l'économie Nationale
 L’équité fiscale

Directeur général : M. Abdellatif ZAGHNOUN.


Statut administratif : Administration publique, relevant du Ministère de
l’économie et des Finances.
Effectif : 4569 agents (Fin Décembre 2010)
Adresse : Avenue Annakhil - Hay Riad - Rabat.
Téléphone : 05 37 57 90 00 - 05 37 71 78 00/01
E-mail : adii@douane.gov.ma
RAPPORT DE STAGE

Site Web: www.douane.gov.ma

1.1- Présentation
L'Administration des Douanes et Impôts Indirects relève de l'autorité du Ministre
chargé des finances� C'est l’une des composantes de l'Administration Centrale
du Ministère de l'économie et des Finances depuis le 23 Octobre 2008,
relativement à l’article 6 du décret n°2-07-995 du 23 Chaoual 1429 (23 Octobre
008) instituant les attributions et l’organisation du Ministère de L’économie et
des finances.
RAPPORT DE STAGE

1.2 LA DOUANE MAROCAINE : UNE DETERMINATION POUR


RELEVER LES DEFIS
Des missions et des actions au service de la qualité et de l’efficacité
L’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII) apporte une contribution
importante à la réalisation des objectifs nationaux de développement socio-
économique ainsi que dans les domaines de la perception des recettes fiscales,
de la facilitation des échanges commerciaux et de la sécurité nationale et ce, au
travers des missions déclinées ci-dessous :
1.2.1 Mission fiscale
Hormis la perception des droits et taxes douaniers, la mission fiscale de la
Douane marocaine consiste à garantir l’équité fiscale à travers les réformes
tarifaires ainsi qu’un environnement favorable au commerce licite en luttant
contre la fraude commerciale sous toutes ses formes et ce, en vue d’asseoir un
climat de confiance et les conditions d’une concurrence loyale permettant le
développement des investissements et l’amélioration de la compétitivité des
entreprises marocaines.
1.2.2 Mission économique
Contribution à la protection de l’économie nationale L’ADII est un acteur
dynamique dans la lutte contre la fraude et les grands trafics internationaux qui
portent préjudice aux intérêts économiques et financiers du Royaume. Son action
s’opère notamment à travers :
- la lutte contre toutes les formes de fraude commerciale basée sur les fausses
déclarations d'espèce, de valeur et d'origine ;
- la contribution à la lutte contre la contrefaçon et la piraterie ;
- la contribution à la lutte contre le blanchiment de capitaux,
Contribution à la promotion des investissements et à l’amélioration de la
compétitivité des entreprises L’ADII joue un rôle déterminant dans le
développement des échanges commerciaux internationaux ainsi que dans
l’accompagnement des entreprises nationales en ce qui concerne leur mise à
niveau et l’amélioration de leur compétitivité. Elle contribue à l’établissement
d’un environnement attractif et propice à l’investissement et procède à
l’adaptation continue de ses procédures aux fins de répondre aux impératifs de
développement de l’entreprise de l’évolution du commerce international.
Mission sécuritaire au service de la protection et de la sécurité des citoyens Aux
côtés d’autres départements publics, Douane marocaine intervient dans les
domaines de la sauvegarde de la moralité, de la sécurité, de l’ordre public et de
la santé des citoyens.
Elle veille également au respect des règlements en matière de contrôle de la
qualité, des normes techniques et des mesures sanitaires, vétérinaires et
phytosanitaires.
1.2.3 Au service de la protection de la chaîne logistique internationale
L’ADII œuvre au quotidien pour concilier entre les impératifs de facilitation du
commerce et de sécurisation de la chaîne logistique. La mise en œuvre du cadre
RAPPORT DE STAGE

de normes SAFE traduit la volonté de la Douane marocaine à s’aligner sur les


standards internationaux.
RAPPORT DE STAGE

CHAPITRE 2 : DÉROULEMENT
DU STAGE
RAPPORT DE STAGE

II-1 Position dans le stage :

Mon stage s’est déroulé au niveau de l’administration des douanes et impôts


indirectes de l’aéroport international de Rabat salé, au sein du service de
l’ordonnancement et FRET, ce dernier est réputé par sa vision intégrer de la
chaine logistique du FRET Aérien, et joue un rôle primordial dans la circulation
physique des marchandises.
En effet la douane, est un organisme sensible, si on optimise ce dernier il est
impérativement prit comme étant un facteur de différenciation du FRET du pays
et contribue primordialement dans son développement.

II-2 : Tâches Effectuées

II-2.1 PROCEDURES DOUANIERES ANTERIEURES AU


DEPOT PHYSIQUES DE LA DUM :
SECTION I : PROCEDURE DE L’ETABLISSEMENT D’UN ENGAGEMENT
D’IMPORTATION :
Généralement, quand un client se présente chez un transitaire pour une
opération d’importation et ce avant réception des documents commerciaux
originaux, il lui demande de lui confectionner un engagement d’importation
accompagné d’une copie de facture pro forma de la marchandise à importer.
Une fois cet engagement d’importation établit en 5 exemplaires, il est remis par
l’importateur à sa banque pour domiciliation. Cette banque est une banque
intermédiaire agréée.
La domiciliation consiste en l’apposition d’un cachet de la banque comportant un
numéro de série, une date de souscription et une date de validité. La validité de
l’engagement d’importation est de 6 mois, c’est-à-dire le délai entre la date de
souscription et la date d’expiration. (Voir modèles présentés en annexe).
L’instruction 01 du 01/06/1982 de l’office des changes stipule que 40 % du
montant Fob de la facture pro forma ou encore 20.000 dirhams de PPD (parties
pièces détachées ou consommables) peuvent être transférés avant imputation
douanière de l’engagement d’importation.
L’imputation douanière ( à position du cachet et de la signature de l’inspecteur
des douanes après accomplissement des formalités de dédouanement des
marchandises) signifie que la marchandise a acquitté les droits de douane et
intégré le territoire national. Autrement dit, un engagement d’importation imputé
signifie « un feu vert » donné à la banque pour entamer la procédure de transfert
du montant FOB en devise figurant sur la facture définitive.
Le formulaire d’engagement d’importation est également celui qui sert pour
l’établissement des DPI (déclaration préalable d’importation) ou encore celui des
licences d’importation.
RAPPORT DE STAGE

Dans ces deux derniers cas, les cases concernant l’avis du département
technique et la décision du ministère chargé du commerce extérieur sont servies
par les autorités compétentes.
Nous ne donnerons pas ici un descriptif des cases à servir dans l’engagement
d’importation, la DPI ou la LI. Nous nous contenterons de joindre en annexe un
modèle vierge et modèle déjà servi.

SECTION II : PROCEDURES DE L’ECHANGE :


Les originaux des documents commerciaux à savoir : la facture, la liste de
colisage ou packing list, certificat d’origine, certificat sanitaire éventuellement, et
titres de propriété et de transport de la marchandise ( CNT, LTA, CMR ou LTT )
peuvent être réceptionnés soit via la poste rapide (DHL, UPS, FEDEX ou autres)
directement à l’adresse de l’importateur, soit via la banque en cas de crédidoc,
soit via la compagnie de transport international (maritime, aérien ou terrestre).
Dès l’arrivée de la marchandise, la compagnie de transport internationale avise
son client-propriétaire en lui adressant un avis d’arrivée.
Après notification de l’arrivée de la marchandise, l’intéressé (c’est-à-dire
l’importateur ou son mandataire - le transitaire -) se présente auprès de cette
compagnie pour l’obtention du bon à délivrer.
Cette procédure est appelée échange en raison de l’échange du bon à délivrer
contre :
1-le titre de propriété et de transport original
2-cachet de l’entreprise importatrice
3-du montant des frais de gestion de dossier
À titre d’information, le bon à délivrer n’est pas systématiquement disponible dès
l’arrivée de la marchandise (ce point-là sera développé ultérieurement dans la
partie délai de dédouanement).
Si l’on prend l’exemple d’une importation par conteneur, le navire de la
compagnie maritime doit décharger ces conteneurs (délai minimum de 24 à 36
heures) et cette compagnie doit saisir sur le système informatique de
l’administration des douanes et impôts indirects, l’état de chargement complet et
définitif du navire (délai minimum de 12 heures).
Il s’entend donc qu’un délai minimum de 48 heures est nécessaire après l’arrivée
de la marchandise (dans ce cas-là accostage du navire) pour l’établissement du
bon à délivrer.
Il existe toutefois des exceptions à la règle fondamentale de la présentation du
titre de transport original pour obtention du bon à délivrer, il s’agit du cas de «
l’échange libre » où le titre de transport / propriété n’est pas exigé et ce d’un
commun accord la filiale marocaine et la compagnie mère.

SECTION III : SAISIE DE LA D.U.M (DECLARATION UNIQUE DE


MARCHANDISES).
La DUM est un jeu de 6 feuillets dont les exemplaires sont numérotés de 1 à 6 et
reçoivent les destinations suivantes :
RAPPORT DE STAGE

-exemplaire n°1 : Service de la recette


-exemplaire n° 2 : B.A.E (Bon A Enlever à l’import ou à Bon A Embarquer à
l’export).
-exemplaire n°3 : Service de la visite.
-exemplaire n°4 : Service de la valeur.
-exemplaire n°5 : Office des changes.
-exemplaire n°6 : Redevable.
Elle comprend 41 cases numérotées de 1 à 41 devant être servies par le
déclarant, et des cases A à H réservées au service.

A/ CASES SERVIES PAR LE DECLARANT :


CASE N°1 : « DECLARATION »
Le code du régime douanier (tel le régime 10 pour la mise à la consommation
directe…) Les codes d’identification des régimes douaniers les plus usités sont
joints en annexe.
CASE N°2 : « EXPORTATEUR/EXPEDITEUR»
-Nom, ou raison sociale, adresse complète de la personne physique ou morale
concernée.
-N°. : R.C : numéro du registre de commerce de l’exportateur le cas échéant.
-Centre R.C : lieu d’immatriculation du registre de commerce.
En cas d’une opération d’exportation ou de transit du Maroc vers l’étranger, cette
case doit comprendre les indications relatives à l’exportateur ; la mention «
EXPEDITEUR » devant être biffée.
En cas d’une opération d’importation ou de transit de l’étranger vers le Maroc,
cette case doit comprendre les indications relatives à l’expéditeur à l’étranger ; la
mention « EXPORTATEUR » devant être biffée.
Lorsqu’il s’agit d’une opération de cession sous un régime suspensif, cette case
doit comprendre les indications relatives au cédant ; les mentions « Exportateur
»/ « Expéditeur » doivent être biffées et la mention « CEDANT » doit être ajoutée.
CASE N°3 : « NOMBRE TOTAL DES ARTICLES »
Le nombre total des articles déclarés.
CASE N°4 : « CODE DU BUREAU »
Le code du bureau où va s’effectuer l’opération dédouanement.
CASE N°5 : »NOMBRE DE FORMULES »
Nombre total de formules constituant la déclaration.
CASE N°6: « POIDS BRUT TOTAL (KG) »
Poids total des marchandises faisant l’objet de la déclaration, emballage compris.
RAPPORT DE STAGE

CASE N°7: « POIDS NET TOTAL (KG) »


Poids net total des marchandises objet de la déclaration.
CASE N°8 : « IMPORATAEUR/ DESTINATAIRE»
- Nom ou raison sociale, adresse complète de l’importateur ou du destinataire.
- N° R.C : numéro du registre de commerce de l’importateur.
- Centre R.C : lieu d’immatriculation du registre de commerce.
En cas d’une opération d’importation ou de transit en provenance de l’étranger
vers le Maroc, cette case doit comprendre les indications relatives à l’importateur
; la mention « DESTINATAIRE » doit être biffée.
En cas d’une opération d’exportation ou de transit du Maroc vers l’étranger, cette
case doit comprendre les indications relatives au destinataire à l’étranger ; la
mention « IMPORTATEUR » doit être biffée.
Lorsqu’il s’agit d’une opération de cession sous un régime économique cette case
doit comprendre les indications relatives au cessionnaire. Les mentions «
IMPORTATEUR/ DESTINATAIRE »doivent être biffée et la mention « CESSIONNAIRE
» doit être ajoutée.
CASE N°9 : « AUTRES PERSONNES CONCERNEES »
Cette case peut recevoir les mentions relatives aux cautions (bancaire, mixte :
banque entreprise, engagement des sociétés exportatrices, donneurs d’ordre
internationaux).
CASE N°10 : « DECLARANT » :
Nom ou raison sociale, adresse complète du déclarant ;
N° d’agrément, n°du répertoire.
Lorsque le déclarant est le propriétaire de la marchandise, il est déjà mentionné
soit dans la case n°2 en tant qu’exportateur soit dans la case n°8 en tant
qu’importateur. Dans ce cas la case 10 comportera selon le cas, la mention « voir
case n°2 ou case n°8 ».
CASE N°11: « PAYS DE PROVENANCE (NOM ET CODE) »
Le nom et le code du pays de provenance.
CASE N°12 : « N° DE L’IMPORTATEUR/ EXPORTATEUR »
Le numéro d’importateur/exportateur au fichier des Opérateurs du Commerce
Extérieur,
le cas échéant, attribué par le Ministère chargé du Commerce Extérieur.
CASE N°13 : « PAYS D’ORIGINE »
Nom et code du pays.
CASE N°14 : « PAYS DE DESTINATION »
RAPPORT DE STAGE

Il s’agit du pays connu de l’expéditeur au moment de l’expédition comme étant


le dernier pays où les marchandises doivent être livrées.
Lorsqu’il s’agit d’exportation, cette case sera servie avec l’indication du nom du
pays de destination et son code ;
Lorsqu’il s’agit de cession sous régime économique, cette case ne sera pas
servie.
CASE N°15 : « MOYEN DE TRANSPORT AU DEPART/A L’ARRIVEE »
C’est l’identification du moyen de transport actif utilisé.
Le moyen de transport actif est celui qui met l’ensemble en mouvement pour un
transport combiné (ex : le navire quand il s’agit de transport combinant un
camion et un navire ou le véhicule de tractation quand il s’agit d’un transport
combinant un tracteur et une remorque), à l’exclusion des camions servant
uniquement à faire entrer ou sortir les semi-remorques des navires.
A l’exportation, le moyen de transport de départ est celui sur lequel la
marchandise est expédiée.
A l’importation, le moyen de transport à l’arrivée est celui à bord duquel la
marchandise est reçue.
Pour le transit, le moyen de transport est celui qui sert pour faire transiter la
marchandise d’un bureau douanier à un autre.
Cette case est subdivisée en trois parties :
- la première doit contenir le code du mode de transport ;
- la deuxième comporte le nom ou le numéro d’immatriculation du mode de
transport.
- la troisième est destinée au code de la nationalité du moyen de transport.

CASE N°16 : « CONDITIONS DE LIVRAISON »


Ce sont les conditions de livraison convenues entre le vendeur et l’acheteur, aux
termes desquelles le vendeur s’engage à livrer des marchandises à l’acheteur.
Dans le cadre des échanges internationaux, les conditions de livraison sont fixées
dans les INCOTERMS établis par la chambre de commerce internationale.
Cette case comporte deux parties ; l’une réservée aux INCOTERMS, l’autre aux
endroits ou aux lieux où ces INCOTERMS doivent être appliqués.
CASE N°17 : « NATURE ET NUMERO DU TITRE DE TRANSPORT »
Cette case comporte :
- le nom ou autre désignation du type de document de transport.
- la nature et le numéro du titre de transport pour chaque mode.
*Transport maritime : connaissement n° ;
RAPPORT DE STAGE

*Transport aérien : LTA (lettre de transport aérien) n° ;


*Transport terrestre : carnet TIR ou lettre de voiture (transport routier ou
ferroviaire) n° ;
CASE N°18 : « MONNAIE ET MONTANT TOTAL FACTRURE »
Cette case est divisée en deux parties :
- la première comporte le nom ou le code de l’unité monétaire par laquelle le
règlement est effectué.
- la deuxième comporte le montant total facturé.
CASE N°19 : « TAUX DE CHANGE »
Il s’agit du taux de change officiel.
CASE N°20 : « FRET » :
Montant du fret conformément aux dispositions réglementaires en vigueur;
CASE N°21 : « NOUVEAU MOYEN DE TRANSPORT APRES
TRANSBORDEMENT
Cette case ne doit être servie que dans le cadre du transbordement. Dans ce cas,
cette case contiendra le nom du moyen de transport sur lequel la marchandise a
été transbordée.
CASE N°22 : « ASSURANCE »
Cette case est prévue pour le montant de l’assurance à inclure dans la valeur
déclarée.
CASE N°23: « VALEUR TOTALE DECLAREE »
Il s’agit de la valeur totale déclarée en dirhams correspondant à l’ensemble des
articles contenus dans la déclaration.
CASE N°24 : « DATE D’ARRIVEE »
La date d’arrivée (ou de sortie) est celle de l’arrivée du moyen de transport.
CASE N °25 : « LOCALISATION DES MARCHANDISES »
Cette case sera servie avec l’indication du lieu précis, au sein de l’enceinte
douanière, où la marchandise déclarée pourrait être éventuellement vérifiée si
les services douaniers le jugent nécessaire.
Il peut s’agir aussi des locaux de transport, de l’exportateur ou de l’importateur
s’ils bénéficient d’une autorisation de dédouanement à domicile ou d’un magasin
et aire de dédouanement.
CASE N°26 : « CODE BUREAU DESTINATION »
Dans le cas d’une opération de transit, que ce soit à l’importation ou à
l’exportation, cette case sera servie par l’indication du bureau de douane où
prend fin l’opération de transit.
RAPPORT DE STAGE

CASE N°27 : « RENSEIGNEMENTS FINANCIERS ET BANCAIRES »


Il s’agit des renseignements financiers ou bancaires relatifs à l’opération objet de
la déclaration. (Ex : conditions de paiement : comptant, crédit, crédit
documentaire…).
CASE N°28 : « COLIS ET DESIGNATION DES MARCHANDISES »
Cette case contient :
- l’indication de la nature, du nombre, des marques et numéros des colis.
- la désignation succincte de la marchandise.
*A l’importation : suivant les termes du tarif des droits de douane à l’importation.
*A l’exportation : suivant les termes de la nomenclature statistique des produits.
CASE N°29 : « NUMERO D’ORDRE DE L’ARTICLE »
Cette case est prévue pour indiquer le numéro d’ordre de l’article par rapport au
nombre total des articles déclarés. Pour les nombres compris entre 1 et 9, faire
précéder le chiffre de deux 0 (zéro). Pour les nombres compris entre 10 et 99,
faire précéder ces chiffres du nombre 0 (zéro).
CASE N°30 : « CODE MARCHANDISE »
Cette case comprend la codification du Système Harmonisé.
CASE N°31: « VALEUR DECLAREE »
Cette case contient la valeur déclarée en dirhams et en chiffres par article.
*A l’importation, la valeur à déclarer est la valeur CAF des marchandises,
augmentée des frais pour déchargement desdites marchandises livrées au
bureau d’importation.
*A l’exportation la valeur à déclarer est la valeur FOB des produits. Dans l’un et
l’autre cas, cette valeur résulte du coût définitif de la transaction liant vendeur et
acheteur. Cette valeur étant exprimée en monnaie nationale et fixée en fonction
directe des renseignements fournis par les factures et les autres documents
commerciaux.
CASE N°32 : « UNITES COMPLELEMENTAIRE »
Cette case doit être servie chaque fois que de telles énonciations figurent dans la
colonne « unités complémentaires » du tarif de droits d’importation.

CASE N°33: « POIDS NET (KG) »


Il s’agit du poids net total des marchandises exprimé en kilogrammes et
correspondant à l’article déclaré y compris, le cas échéant, l’emballage dans
lequel elles sont normalement livrées à l’acheteur en cas de vente en détail.
CASE N°34 : « AP OU SP »
AP : opération réalisée avec paiement.
RAPPORT DE STAGE

SP : opération réalisée sans paiement.


CASE N°35 : « TAUX DE DECHETS »
Cette case est servie dans le cas des opérations sous régimes économiques en
douane.
CASE N°36 : « PAYS D’ORIGINE »
Cette case est prévue pour le nom et le code du pays d’origine.
Lorsque la déclaration porte sur un seul article ou plusieurs articles de même
origine, cette dernière portée dans ces cases est le même que celle qui est
mentionnée dans la case n°13.
CASE N°37 : « DECLARATION SOMMAIRE/ DOCUMENT PRECEDENT »
Cette case comporte le numéro et la date de la déclaration sommaire.
En cas de changement de régime, cette case comporte le numéro et la date de la
déclaration afférente au régime douanier sous lequel se trouvait la marchandise
au moment de la demande du changement du régime douanier.
CASE N°38 : « AUTRES RENSEIGNEMENTS » :
Cette case sert à déclarer tout autre renseignement qui est requis mais pour
lequel aucune case particulière n’est prévue.
Elle est destinée à contenir une série d’informations additionnelles nécessaires
pour les opérations de dédouanement de la marchandise notamment :
- demandes d’imputation des titres avec leurs références.
- demandes de franchises.
- demandes de taxations privilégiées (par exemple au titre de la TVA ou d’un
programme d’investissement).
- demandes des visas des certificats d’origine.
- demandes de dédouanement à domicile ou d’enlèvement direct.
- l’apposition, le cas échéant, du timbre spécial sur les titres d’importation.
- décision de classement tarifaire.
- mode de paiement des droits (comptant ou crédit). Dans le cas de paiement à
crédit, indiquer le montant du crédit.

CASE N°39 :
Cette case est réservée à indiquer le lieu, la date et signature du
soumissionnaire.
CASE N°40 :
Cette case est réservée à indiquer le lieu, la date et signature de la caution.
RAPPORT DE STAGE

CASE N°41 :
Cette case est réservée à indiquer le lieu et la date de l’établissement de la
déclaration avec le nom et la signature du déclarant.

B/ CASES RESERVEES A L’ADMINISTRATION:


Les cases alphabétiques au recto et au verso de la DUM sont réservées à
l’administration et doivent, à cet égard, être servies par les différents services
douaniers intervenant lors d’une opération de dédouanement.
Grille G : RESULTAT DE LA VERIFICATION (TRANSIT) » :
Cette grille est prévue pour le régime de transit. Elle sera annotée , selon le cas,
des indications suivantes :
- accident de circulation avec référence au P.V de la gendarmerie ou de la police.
- rupture des plombs.
- détériorations des colis.
- disparition totale ou partielle de la marchandise.
- reconnaissance des marchandises.
- indication de la destination finale réservée à la marchandise avec les références
du document de support (mise à la consommation, exportation, entré ou
entrepôt, mise à bord d’un navire.. .)
- certificat de décharge à l’acquit-à-caution de transit dans la mesure où rien ne
s’y oppose.
- changement d’itinéraire prévu ;
- changement de moyen de transport prévu.
- autres constations.
Grille H : CADRES RESERVES AUX SOUMISSIONS, DECISIONS, ETC :
Cette grille est réservée à la mention des soumissions transmises par les agents
à leurs supérieurs hiérarchiques, les décisions des responsables à tous les
niveaux et aux diverses autorisations éventuelles accordées par les services
douaniers.

II-2.2 PROCEDURES DOUANIERES SUITE AU DEPOT DE


LA DUM :
SECTION I : DEPOT DE LA DECLARATION EN DETAIL :
L'opération de dédouanement sur ce segment est réalisée suivant l'ordre
chronologique Suivant :

 Dépôt de la déclaration en détail;


 Examen sommaire de celle-ci par le service;
RAPPORT DE STAGE

 Prise en charge de la déclaration en détail (enregistrement pour les


bureaux non informatisés);
 Examen documentaire de la déclaration et de ses pièces annexes;
 La vérification de la marchandise (admis pour conforme - visite
physique);
 La liquidation des droits et taxes s'il y a lieu;
 Ordonnancement desdits droits et taxes;
 Paiement de ces droits et taxes;
 Paiement de ces droits et taxes (espèce, chèque certifié, obligation
cautionnée);
 Enlèvement ou embarquement de la marchandise.

A/ LIEU ET MOMENT DU DEPOT :


La déclaration en détail doit être déposée exclusivement dans un bureau
de douane ouvert à l'opération envisagée.

Ce dépôt est subordonné à l'arrivée des marchandises au bureau de


douane, sauf exception prévue ci-après (cas du dépôt anticipé).

Les marchandises importées peuvent faire l'objet de dépôt de déclaration


en détail par anticipation, tel est le cas des périssables, des produits
inflammables etc. le service est habilité à autoriser toute demande en
l'objet.

B/ DELAIS DE DEPOT DE LA DECLARATION EN DETAIL :


La déclaration en détail doit être déposée dans un délai de 60 jours,
calculé à compter de la date du dépôt de la déclaration sommaire, pour le
transport par voie maritime ou aérienne.

«Sont compris dans ce délai, le jour du dépôt de la déclaration sommaire


ou de l'arrivée de marchandise au bureau de douane terrestre et le jour de
l'échéance»

«Les jours fériées légaux ne sont pas comptés dans ce délai, le samedi est
décompté pour une journée entière»

SECTION II : PRISE EN CHARGE DE LA DECLARATION EN DETAIL :


A/ GENERALITES :
Pour être recevable la déclaration en détail doit :
RAPPORT DE STAGE

- être déposée dans les lieux et délai réglementaire;


- contenir les énonciations nécessaires;
- être accompagnée des documents exigés;
- être signée par le déclarant;
- être déposée à l'importation et à l'exportation en six exemplaires, ou
feuillets :
 Exemplaire n° 1 : Service de la Recette.
 Exemplaire n° 2 : B.A.E. 5(Bon à enlever)
 Exemplaire n° 3 : Service de la Visite.
 Exemplaire n° 4 : Service de la Valeur.
 Exemplaire n° 5 : Office des Changes.
 Exemplaire n° 6 : Redevable.

Le contrôle doit porter sur la conformité de la déclaration en détail avec


les prescriptions légales et réglementaires. L'appréciation des énonciations
déclaratives et des documents annexés, relève du contrôle documentaire
de la déclaration en détail et constitue une phase de la vérification.

SECTION III : SELECTIVITE (ATTRIBUTION DE L’OPTION VISITE PHYSIQUE


-VP- OU ADMIS POUR CONFORME -AC-).

Le contrôle des marchandises est passé d’un système de visite


systématique à une approche de vérification sélective, basée sur une
technique objective d’analyse de risque.

L’approche retenue se base sur l’analyse des risques liés aux énonciations
de la déclaration en détail de manière à identifier la probabilité de
violation d’une norme.
Les champs privilégiés de l’analyse du risque, au-delà de l’opération
économique lui-même, ont pour objectif de déceler essentiellement :

- Les violations de la norme fiscale quelle que soit la technique à la


laquelle il serait fait appel ;

- Le détournement des prohibitions ou des restrictions ;

- Les tentatives de perception indue des remboursements ou subventions ;

- Le contournement des normes associées à certains accords préférentiels.


RAPPORT DE STAGE

La concrétisation du système de sélectivité ne se matérialise pas de la


même façon selon que le bureau est informatisé ou non.

Dans un bureau informatisé, la sélectivité automatique s’opère en fonction


d’un système d’évaluation des risques qui s’articule selon trois règles de
traitement :

- Les règles d’exception (VC d’office, AC d’office…)

- Les règles de calcul du score (selon une formule préétablie mise à jour
régulièrement);

- et la fonction aléatoire (dans des limites fixées d’avance par


l’administration).

A/ MISE EN OEUVRE :
Dès le dépôt de la déclaration en détail, le système procède à l’évaluation
du risque qui lui est associé et décide du sort à lui réserver : Visite
physique ou admission pour conforme.

Ce choix s’opère uniquement en fonction des énonciations de la DUM


telles que :

régime ;
opérateur ;
transitaire ;
espèce
origine ;
provenance ;
valeur ;
destinataire.

Il est entendu que le système est paramétrable pour pouvoir prendre en


charge et personnaliser la nature et l’intensité des risques au niveau de
chaque bureau.
RAPPORT DE STAGE

A chaque risque ou critère sont associés un ou plusieurs coefficients. Ces


coefficients sont définis selon que le risque est nul ou justifie la visite des
marchandises mises en examen.

Les coefficients sont arrêtés au niveau de l’administration en concertation


avec les services domiciliataires de risques et les services extérieurs et
peuvent être ajustés a l’évolution de la fraude.

Il faut noter qu’il existe parmi les risques ceux dont la seule présence,
suffit pour décider d’une visite physique. Ainsi, à titre d’exemple, la
déclaration relative à des explosifs (dont l’importation est tout a fait légale
bien que soumise a licence d’importation et a autorisation de la DGSN),
donnera lieu à une visite quel que soit l’origine, la provenance ou
l’opérateur qui l’a déposée.

Lorsque le système ne décèle aucun critère de ce type, il procède au


calcul du score de la déclaration. Ce score, lorsqu’il dépasse un certain
niveau, débouche sur la visite physique.

Sauf pour de rares cas, une fonction aléatoire agit sur les déclarations
initialement sélectionnées «AC » pour les soumettre à la VP. Elle est
utilisée pour, d’une part, crédibiliser le système de sélectivité et, d’autre
pat, rapprocher le taux de sélectivité du taux réel de visite. Elle permet en
outre, de couvrir les aléas associés aux paramètres dont il n’est pas tenu
compte dans le système.

Le taux de sélectivité (nombre de visites physiques par rapport au total


des déclarations déposées) est fixé par l’administration. Il est modulable
selon les orientations de l’administration.

Le résultat de la sélectivité automatique peut être modifié. L’ordonnateur


est habilité à changer l’option AC en VP . Ce choix doit être justifié dans le
seul but de permettre au service gestionnaire de prendre en charge les
critères retenus en vue d’améliorer les différents modules de sélectivité
automatique.
RAPPORT DE STAGE

Les critères de sélectivité ne sont pas figés, ils sont mis à jour
régulièrement de manière à assurer leur adaptation à l’évolution de la
conjoncture, voir aux techniques et modes opératoires que le contrôle met
en évidence.

La mise à jour du système est domiciliée au niveau de la Direction de la


Prévention et du Contentieux (DPC) et plus précisément au Service du
Renseignement et d’Analyse du risque. La gestion et le suivi de chaque
risque sont censés être assurés par les services domiciliataires de ceux-ci.
Afin d’enrichir le système et l’actualiser, les services extérieurs et les
services domiciliataires de risques sont tenus de faire connaître les
critères qu’ils jugent utiles d’introduire dans le module de sélectivité. Ces
risques ne sont retenus qu’après étude et validation par la Direction de la
Prévision et du Contentieux.

B/ TYPES DE RISQUE ET LEUR GESTION :


Les risques retenus par le système sont évalués séparément les uns des
autres. Leur combinaison en binômes, trinômes est prévue.

Le service domiciliataire(R enseignement et Analyse du Risque) peut


procéder à des ajouts, des modifications ou des suppressions des critères.

De même, un tableau de bord est conçu pour assurer d’une part, le suivi
des critères de sélectivité et permettre, d’autre part, au service de
s’informer sur le nombre de cotation, de re-cotation, de re-sélections, sur
la répartition des valeurs suivant les options de la sélectivité et sur la
ventilation des recettes budgétaire par option : AC/VP.

Risque ‘Bureau’
Le risque Bureau a été retenu pour permettre une adaptation aussi fine
que possible des critères aux bureaux pour lesquels ils sont les plus
appropriés

Risque ‘Opérateur’
On entend par « opérateur »l’importateur, l’exportateur et le transitaire. Ils
sont identifiés par le n° de RC ou d’agrément. Il existe des opérateurs
représentant un risque très faible et des opérateurs à haut risque.
RAPPORT DE STAGE

La gestion et le suivi de cette première catégorie d’opérateurs sont


domiciliés à la Direction de la Facilitation et du système d’Information.

Une liste de ces opérateurs est communiquée, à périodicité déterminée, à


la Direction de la prévention et du Contentieux qui procède à la mise à
jour du système.

Les autres opérateurs sont notés selon le risque qu’ils véhiculent au


niveau de la Direction de prévention et du contentieux.

La révision de la note attribuée aux opérateurs est programmée à


périodicité définie. Cette révision tient compte des mouvements
enregistrés dans le Fichier National des Entreprises à Risque. La notation
des opérateurs se fait manuellement, en attendant la mise en place du
système SANAA qui assurera l’automaticité de cette fonction.

Risque ‘Espèce’
Les critères liés au risque espèce constituent l’essentiel des critères de
sélectivité. Le choix des positions et chapitres retenus a été dicté par leur
importance vis-à-vis des statistiques du commerce extérieur. Cette
composante continue d’influencer le choix des critères « espèce » à
retenir.

Toutefois, il y a lieu de préciser que l’espèce en elle-même ne représente


pas de risque. Ce critère n’est en fait que le réceptacle à travers lequel le
système se saisit d’une manière commode d’un certain nombre de
risques.

Il faut relever, par ailleurs, que le système a prévu la soumission à la visite


physique systématique de certains produits sensibles ou pour lesquels
l’intervention de l’administration se fait dans le cadre du concours aux
autres services.

Risques ‘Origine/Provenance’.
Ces risques sont en rapport avec une liste de pays avec lesquels le Maroc
entretient des relations privilégiées concrétisées par la conclusion
d’accord ou de convention tarifaires ou préférentielles. L’association de
RAPPORT DE STAGE

ces paramètres à des espèces, voire à des opérateurs particuliers, permet


d’individualiser pratiquement les risques que les fausses déclarations
d’origine ou de destination pourraient véhiculer.

Ces risques sont domiciliés chez la Division de la Coopération


Internationale qui veille sur leur gestion et leur suivi.

Risque ‘Régime’
Ce risque est géré au niveau de la Division de la facilitation des
procédures et des investissements. Certains régimes passent à la VP
d’office, d’autre par contre, sont admis pour conformes. La possibilité de
combiner le risque régime à d’autres risques est prévue et peut être
exploitée.

Risque ‘valeur’
Ce risque est géré au niveau du service de la valeur et l’antidumping, il
consiste surtout à appréhender le risque de fausse déclaration de valeur
(minorations de valeur en vue de payer moins de droits de douane,
surfacturation en vue de transférer illégalement des devises,….).

C/ ADMISSIONS POUR CONFORMES D’OFFICE :


A l’import entrent dans cette catégorie :

- les franchises royales ;

- les franchises diplomatiques ;

- les importations effectuées directement par les administrations


publiques ou par

certains établissements publics lorsque les marchandises qui en font


l’objet ne sont pas soumises aux formalités de concours aux autres
services. Peuvent être également admises pour conformes :
RAPPORT DE STAGE

- les matières premières, les biens d’équipement, les produits semi-finis et


les pièces de rechange, importés directement par les sociétés industrielles
structurées ;

- les opérations a caractère non commercial (échantillons…) portant sur


des quantités normales et non soumises à des instructions réglementaires
particulières (concours aux autres services).

A l’export entrent dans cette catégorie :

- les exportations réalisées par les administrations publiques ou par


certains établissements publics ;

- les dons de l’Etat ;

- les déménagements diplomatiques.

Peuvent bénéficier de cette procédure :

les produits miniers ;

les agrumes, primeurs et autres produits agricoles, lorsque ces


marchandises ne sont pas soumises aux formalités du concours aux autres
services.

Il reste entendu que la vérification physique des marchandises, tant à


l’import qu’à l’export, est obligatoire dans les cas de soupçon d’abus ou de
fraude, d’Information ou d’avis de fraude ,ainsi que de toutes autres
informations dont le service pourrait disposer et qui justifieraient la
vérification physique des marchandises.

D/ VISITES PHYSIQUES D’OFFICE :


Sont obligatoirement et impérativement soumis a la visite
physique :

- les munitions et les armes de chasse ;

- les explosifs ;
RAPPORT DE STAGE

- les coffres forts ;

- les métaux précieux ;

Peuvent faire l’objet de visite physique :

- les articles et produits à la facture codée ;

- les déménagements ;

- le matériel d’occasion et la ferraille ;

Ces listes n’étant pas exhaustives, le soin est laissé au responsable de la


sélectivité (l’Ordonnateur ou son adjoint) de décider des autres opérations
à soumettre à la visite physique. Il reste entendu que le taux de visite
devrait tendre vers la moyenne observée à l’échelon national. On parle
dans ce cas de re-selection.

La re-sélection est l’action par laquelle une DUM, initialement sélectionnée


(Admise pour conforme) par le système, est orientée vers la Visite
Physique.

E- Schéma de dédouanement des Marchandises :

Dépôt physique de la DUM et sa validation

Sélectivité automatique de la DUM

Cotation automatique de la DUM

Étude documentaire

Liquidation, ordonnancement et paiement des droits et


taxes

Contrôle différé

Archives
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE

CHAPITRE 3 : PROJET DE STAGE


RAPPORT DE STAGE

Première Partie : Aperçu de la chaîne logistique du fret


aérien et ses perspectives de développement

I- Aperçu de la chaîne logistique du fret aérien :


La chaîne logistique du fret aérien couvre un ensemble combiné de parties, de
lieux, de procédures et d’échanges d’informations interconnectés, qui permet
d’acheminer le fret de son lieu d’origine à sa destination, par avion. Toutes les
parties partagent la responsabilité de veiller à un acheminement sûr du fret
aérien tout au long de cette chaîne.
La chaîne logistique du fret aérien est amorcée lorsqu’un vendeur (ou « chargeur
») et un acheteur (ou « importateur » dans le contexte du commerce
international) souhaitent échanger des marchandises entre eux, par voie
aérienne. Nombre de ces termes sont considérés comme synonymes dans
l’usage courant ; par exemple, le terme « expéditeur » est couramment utilisé
pour désigner le chargeur.
Le chargeur est l’entité responsable de la fabrication et/ou de la vente des
marchandises et peut être désigné par les termes « exportateur » ou « négociant
». Le chargeur recourt souvent aux services d’un courtier ou d’un agent en
douane pour gérer l’acheminement des marchandises, y compris pour satisfaire
aux exigences des agences de contrôle aux frontières (par ex. la douane).
À l’autre bout de la chaîne logistique, le chargeur traite, au sens commercial,
avec l’acheteur (ou l’importateur dans le contexte du commerce international).
La personne qui prend l’initiative de l’expédition peut avoir fabriqué les
marchandises ou les avoir simplement achetées pour les revendre.
Le chargeur (ou « exportateur » dans le contexte du commerce international)
respecte les procédures et effectue les échanges d’informations liés à l’achat et
à la vente des marchandises. Le chargeur recourt souvent aux services d’un
courtier ou d’un agent en douane pour gérer les formalités réglementaires, en
particulier la préparation d’une déclaration en douane des marchandises, mais
aussi les nombreux permis, autorisations et certificats pouvant être requis par
d’autres organismes de contrôle aux frontières.
RAPPORT DE STAGE

I-1. Situation actuelle du fret aérien au Maroc :


Le fret aérien au Maroc n’a pas enregistré de croissance ces dernières années
malgré le développement économique du pays.
Le fret aérien au Maroc présente un fort potentiel de croissance, grâce aux plans
de développement industriel, à la libéralisation de l’économie marocaine, aux
plans de promotion des exportations et notamment de produits à plus forte
valeur ajoutée.
La participation du mode aérien au Maroc pour les échanges commerciaux est
très faible en comparaison avec la moyenne internationale, ce qui montre un
grand potentiel de récupération du mode aérien.
L'aéroport de Casablanca constitue la principale plate-forme du fret aérien suivie
des aéroports de Rabat et Marrakech.
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE

I-2. Les modèles d'affaires du fret aérien :

I-3. Comparatif des modes du transport au Maroc :

L’Europe concentre les envois de produits urgents et très périssables, tandis que
le Moyen-Orient et l’Asie concentrent les produits périssables de grande valeur
ajoutée.
RAPPORT DE STAGE

I-3. Les atouts du secteur du transport aérien au Maroc :

En dépit, des différentes prévisions positives le Maroc, doit encore faire face à
plusieurs défis logistiques pour atteindre l’envergure du FRET international.
RAPPORT DE STAGE

L’ONDA Porte une vision claire et précise, afin de développer ses différentes
infrastructure aériennes pour pouvoir concurrencer les intégrateurs
internationaux, cette vision qui s’établit via la création de Centres de fret aérien
interconnectés disposant d’Entrepôts, Bâtiments de services et des terminaux de
fret pour les agents de handling.
RAPPORT DE STAGE

Deuxième Partie : Aperçu du Système d’information de


l’ADII et du concept de guichet unique
La Douane a, depuis près d'une décennie, fait du développement de son système
d’information un des principaux leviers de sa modernisation. Sa stratégie en le
domaine est guidée par des objectifs clairs axés sur le souci de facilitation, mais
aussi de maîtrise des contrôles et des délais de traitement des opérations
douanières. Le choix de l'Internet comme support technologique pour la
déclaration dénote un souci d'ouverture, de modernité et de démocratie. Le but
ultime de cette stratégie est de fournir aux utilisateurs internes et externes un
service de qualité qui prend en charge leurs opérations de manière complète et
largement dématérialisée. Au niveau interne, l’intégration des différents
systèmes informatiques et leur enrichissement par de nouvelles fonctionnalités a
permis de renforcer davantage les moyens de gestion et de prise de décision.

Engagé il y a quelques années déjà, le chantier de réforme poursuivi cette année


par l’ADII a connu de profondes avancées touchant notamment à ses outils
d’intervention, au renforcement et au déploiement adéquat de ses ressources
ainsi qu’à l’adaptation continue de son mode de management. L’ADII parie sur
les NTIC pour appuyer ses objectifs en matière de facilitation, d’efficacité du
contrôle, de sécurisation de la chaîne logistique internationale et d’amélioration
de la qualité de service….
RAPPORT DE STAGE

II-1 Zoom sur le système D’Information de L’ADII


De longue date, l’informatique a constitué un des leviers importants de
modernisation de la douane marocaine. Conçu dans l’optique de répondre aux
différents besoins exprimés et latents aussi bien du personnel douanier que des
usagers externes, le Système d’Information (SI) de l’ADII a été enrichi et optimisé
au fur et à mesure de son déploiement pour couvrir un champ de plus en plus
élargi de métiers et de services, occupant ainsi une place importante dans la
stratégie globale de l’administration des douanes. Tout en obéissant aux
impératifs de la dématérialisation et de la facilitation, le SI s’est attelé ces
dernières années à intégrer, de façon de plus en plus mature, les exigences de la
sécurité et de la performance.

II-2 BASE AUTOMATISEE DES DOUANES EN RESEAU (BADR) :


La capitalisation sur les précédentes expériences de la Douane, pionnière dans
les services en ligne grâce notamment au système SADOC, a permis la réalisation
d’innovations technologiques majeures en mettant en place B@DR. En effet, en
réussissant le pari du passage d’un système propriétaire à un système ouvert,
largement paramétrable, basé sur les standards de l’Internet, l’Administration
des Douanes offre un produit convivial, concrétisant par là une avancée
fondamentale dans son projet de dédouanement électronique total. L’objectif
étant de développer le niveau de réactivité de l’ADII face aux besoins pressants
et, sans cesse, changeants de l’environnement douanier.
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE

Pour les usagers Pour les usagers


externes internes
• Transparransparence et • Autonomie pour les
sécurité des transactions gestionnaires
• Traçabilité des opérations • Plus large couverture des
raçabilité des opérations métiers douaniers
• Réduction des • Confort d’utilisation
déplacements aux bureaux • Décongestionnement des
douaniers guichets douaniers
• Gain de temps et économie • Optimisation des contrôles
de coûts et meilleur suivi des
• Ouverture sur Internet opérations
• Flexibilité accrue dans la • Meilleure intégration avec
gestion des habilitations le douanières système
• Richesse en fonctionnalités décisionnel
et outils d’assistance • Traçabilité des
modifications effectuées

La création d’un point d’entrée unique ou “Guichet Unique” - destiné à


permettre aux acteurs des transactions commerciales de transmettre des
informations aux administrations tout en se conformant aux régulations
relatives aux transactions d’import ou d’export, est devenue primordiale
en raison du besoin accru en matière de sécurité qui fait ressortir la
nécessité de techniques d’information et de gestion des risques élaborés.

II-3 L’importance de flux d’informations efficaces :


La recherche d’une transmission plus efficace de l’information aux
organismes publics est en train de devenir un élément clef de la
compétitivité des entreprises ou des organismes participant à des
opérations commerciales transfrontières.
Chaque jour, les acteurs du commerce international doivent établir et
soumettre des volumes croissants d’informations à diverses autorités
publiques de contrôle, ayant souvent chacune ses propres systèmes
(automatisés) et ses propres formulaires.
La multiplicité et la diversité des informations à fournir peuvent devenir un
obstacle important pour les opérations commerciales et freiner le
développement des échanges internationaux.
RAPPORT DE STAGE

Avec l’intégration croissante des économies à l’échelle mondiale, il devient


urgent pour les gouvernements comme pour les entreprises de faciliter la
fluidité des transferts d’information.
L’efficacité des systèmes et procédures peut accélérer sensiblement les
mouvements de marchandises, abaisser les coûts, améliorer l’efficience
des entreprises et renforcer la performance économique générale d’un
pays.

II-4 Le ‘guichet unique’ :


Le ‘guichet unique’ est un environnement qui vise à accélérer et simplifier
les flux d’informations entre commerçants et pouvoirs publics et à
apporter des avantages significatifs à tous les acteurs intervenant dans les
échanges transfrontières. Sur le plan théorique, on peut définir le guichet
unique comme «un système qui permet aux opérateurs
commerciaux de fournir l’information à un seul organisme pour
satisfaire à toutes les prescriptions réglementaires liées à
l’importation ou l’exportation».
Sur le plan pratique, un environnement ‘guichet unique’ se caractérise par
un ‘point d’entrée’ unique, matériel ou électronique, pour la soumission et
le traitement de toutes les données et de tous les documents nécessaires
à la sortie et au dédouanement de marchandises faisant l’objet d’une
transaction internationale. Ce ‘point d’entrée’ est administré par un
organisme unique, qui informe les autres organismes concernés et/ou
déclenche des contrôles combinés.
RAPPORT DE STAGE

Le ‘guichet unique’ apparaît donc comme une application pratique des


concepts de la facilitation du commerce visant à abaisser les obstacles
non tarifaires aux échanges et à procurer des avantages immédiats à tous
les acteurs du commerce international.
RAPPORT DE STAGE

Il est fréquent que les entreprises n’aient pas les moyens de réaliser elles-mêmes
ces opérations et le recours à des prestataires est indispensable : transitaires,
commissionnaires. Ceux-ci grâce à leur degré de spécialisation et à leur réseau
international proposent des services à valeur ajoutée qu’il est nécessaire de
comparer et dont il faut assurer le suivi.
L’administration douanière quant à elle intervient dans différentes missions :
– fiscale pour assurer le recouvrement de toutes les impositions et faire
application de la réglementation communautaire et nationale ;
– économique : élaboration des statistiques, mise en œuvre des procédures
optimales et des régimes douaniers adaptés.
Ces dernières années ont été marquées par un effort de simplification et de
dématérialisation des traitements logistiques et douaniers permettant d’accroître
la qualité des services rendus aux opérateurs.
Le recours à des services en ligne et à des logiciels spécifiques permet de gérer
de plus en plus efficacement la logistique internationale et d’en faire un outil de
performance et de management.
RAPPORT DE STAGE

II-4.1 : Le Portnet Une Solution radicale ?

Le Maroc est engagé depuis plusieurs années dans la voie de la modernité et de


la compétitivité. Au plan national, des grands programmes et des stratégies
sectorielles soutiennent ces ambitions. PORTNET est un système d’information au
service de la communauté portuaire pour une compétitivité renforcée du secteur
des ports marocain.
La stratégie « Maroc Numeric 2013 », lancée en 2009, a pour ambition de placer
le Maroc dans le peloton de tête des pays émergents dynamiques dans
l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ; l’axe
« e-gov » de cette stratégie a pour objectif de rapprocher les administrés,
citoyens et entreprises, des administrations, dans une relation dématérialisée
alliant l’efficacité à la transparence.
Véritable communauté d’acteurs, les ports de commerce sont dédiés au transit
de marchandises et de passagers ; le système d’information PORTNET relient
entre eux ces différents acteurs : l’ANP, les Agents Maritimes, l’Administration
des Douanes, les Organismes de Contrôle, des opérateurs privés, les banques, les
courtiers d’assurances, les transitaires, ...
Les différents systèmes d’informations de ces partenaires publics et privés sont
désormais connectés entre eux à travers PORTNET qui permet une gestion
opérationnelle optimisée des flux de marchandises et des flux documentaires
correspondants.
Principaux objectifs du projet :
◊ La réduction des formalités par la simplification et l’automatisation des
procédures du commerce international ;
RAPPORT DE STAGE

◊ L’optimisation du délai de séjour des navires et du temps de transit des


marchandises ;
◊ La réduction du coût de la logistique par une programmation optimale des
escales ;
◊ La sécurisation des passages portuaires par une meilleure connaissance des
informations sur les marchandises en transit.
RAPPORT DE STAGE

Écosystème et Architecture générale du PortNet


Marocain :
RAPPORT DE STAGE

Devenir un acteur majeur et incontournable dans l’intégration de la chaine de


valeur logistique nationale et régionale et se positionner en tant que référence de
guichet unique du commerce extérieur au service des opérateurs économiques
(Importateurs / Exportateurs).
RAPPORT DE STAGE

La remarquable évolution des nombre des documents dématérialisés et les


différents délais en voie de maitrise et réduction, via PortNet, nous poussent à
opter pour le même modèle dans le cadre du transport aérien.
RAPPORT DE STAGE

II-5 Tableau de bord opérationnel du PortNet :


Le tableau de bord du portnet ci-dessus nous permet d’avoir une vision claire sur
le taux de dématérialisation qu’il a permis suite à sa mise en vigueur, ce qui
nous poussent a le prendre comme un modèle pour le FRET aérien .
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE
RAPPORT DE STAGE

Troisième Partie : Synthèse du Projet :

L’ADII a accordé un grand intérêt au déploiement des Nouvelles Technologies de


l’Information (NTI) afin de tirer le meilleur parti de leur évolution et de les
exploiter dans tous les aspects de sa gestion.
Aussi a-t-elle considéré le système d’information comme levier important dans :
• la modernisation et la simplification des méthodes de travail et des procédures
de dédouanement ;
• la dynamique d’implication et d’encadrement des équipes ; et
• la transparence et l’amélioration de la qualité de service.
Mobilisant et fédérant toutes les énergies autour de son développement, le
système d’information qui se veut riche, cohérent et intégré, renferme
actuellement le système informatique proprement dit, le patrimoine
informationnel, les ressources et applications métiers et d’aide à la décision ainsi
que le système de communication Web, électronique et documentaire.
Ce système d’information accompagne la réforme engagée par l’ADII et continue
d’évoluer pour répondre aux besoins et attentes de l’environnement aussi bien
interne qu’externe.
RAPPORT DE STAGE

Audit interne
Dans le dessein d’accompagner son processus de modernisation, une attention
particulière a été accordée à la promotion de l’audit interne. Ainsi, la mission de
l'inspection a été complétée, il y a quelques années, par une fonction « audit »
qui consiste, non seulement à contribuer à la réussite des réformes, mais
également à anticiper les changements.
Cette fonction a évolué pour devenir un instrument orienté de plus en plus vers
l'assistance, le conseil et la prévention et privilégiant la démarche participative.
Cette évolution a été intériorisée par l’ADII en tant que mode de gestion partagé
visant l'amélioration permanente de la qualité de la prestation des services
douaniers.

Éthique et transparence
La moralisation de l’action douanière occupe une place de choix dans la stratégie
de la Douane marocaine qui est appelée à remplir sa mission avec efficacité mais
surtout dans le respect des règles fondamentales de l’éthique, de la transparence
et de la sauvegarde de l’intégrité de son intervention.
L’orientation de l’ADII sur ce plan privilégie l’approche préventive qui repose sur
la sensibilisation et l’implication du personnel moyennant une large
communication autour des normes de conduite dans l’objectif ultime d’obtenir
l’adhésion aux valeurs définies pour une prestation de qualité.
La fonction « Audit et Inspection » y a grandement contribué et ce, en veillant à
la révision constante et à la transparence des procédures et des textes douaniers
devenus depuis une décennie accessibles par tous via le net ainsi qu'à leur
bonne application.

Communication et information
La communication constitue une fonction essentielle de la politique d’ouverture
de l’ADII qui conditionne la pérennité de son image et lui permet d’entretenir,
dans la confiance et la durabilité, un relationnel construit avec ses divers
interlocuteurs sur la base de rapports transparents allant dans le sens des
aspirations des deux parties. Afin de maîtriser et de planifier son action dans ce
cadre, la Douane marocaine interagit avec son environnement externe sur la
base d’un plan national de communication évolutif dont les grandes lignes sont
en harmonie avec les orientations de l’institution ainsi que les priorités à prendre
en charge à l’échelle aussi bien nationale qu’internationale.
Adoptant une approche réactive et anticipative, la Douane marocaine diversifie
ses canaux d’information et de communication pour mieux faire connaître à ses
usagers et à ses différents partenaires les missions tant classiques
qu'émergentes qui lui sont confiées ainsi que les résultats de l’action qu’elle
mène. La finalité étant d’obtenir l’adhésion de toutes ces composantes,
particulièrement le milieu des affaires, à ses projets phares afin de créer la
dynamique et la synergie nécessaires à l’aboutissement d’objectifs communs.
RAPPORT DE STAGE

BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES :
1 Catherine Teule-Martin : « La douane. Instrument de la stratégie
internationale.» Economica (Gestion Poche) - 1995.
1 Moulay Larbi El Alaoui : « Le droit douanier au Maroc. Genèse et évolution.
».Livres Ibn Sina - 1996.
2 ADII : « La douane marocaine a travers l’histoire. ». Imprimerie de l’ADII-2010
3 Claude J.Berr et Henri Tremeau : « Le droit douanier communautaire et
national.» Economica -2001
ARTICLES :
4 Notes bleues de Bercy : « La fonction douane, arme stratégique de l’entreprise»
Problèmes économiques - N 2799 du 5 mars 2013.
5 Luc de Wulf et Marcel Steenlandt : « Douane : pragmatisme et efficacité,
philosophie d’une reforme réussie. » Banque mondiale - Septembre 2003.
6 Luc de Wulf et Marcel Steenlandt : « Reforme douanières ; peut-on dégager
leçons pour une réforme plus vaste des services publics. ». Banque mondiale -
Octobre 2003
7 Saad Belghazi : « Reforme des douanes et bonne gouvernance. » Critique
économique -N 13 été 2004.
8 Hanaa Foulani : « Entreprise/Douane : un mariage de raison. » Economie et
Entreprise - N68 Février 2005

BROCHURES ET GUIDES DE L’ADII :


9 Badr
10 La douane en chiffres 2005
11 Cautions
12 E douane
13 Facilite de paiements
RAPPORT DE STAGE

14 MEAD
15 Douane et partenariat
16 Présentation de l’ADII
17 Produits et services
18 Promotion de l’investissement
19 RED
20 Système informatique

SITES WEB :
21 www.douane.gov.ma
22 www.wco-omd.org
23 www.oc.org.ma
24 www.mcinet.gov.ma
25 www.statistiques.gov.ma
26 www.bkam.gov.ma
27 www.finances.gov.ma
28 www.madr.gov.ma