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ANALYSE ET DIAGNOSTIC FINANCIERS

COURS ET EXERCICES

Date de mise à jour : 2020

Professeur : Saïd AHROUCH

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Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Sommaire

Introduction générale .............................................................................................................. 3

Chapitre 0 : Rappel sur la comptabilité générale .................................................................... 5

Chapitre 1 : Objectifs et outils de l’analyse financière ........................................................... 13

Chapitre 2 : Diagnostic financier de l’exploitation ................................................................. 17

Chapitre 3 : Diagnostic financier du bilan .............................................................................. 29

Chapitre 4 : La méthode des ratios ......................................................................................... 41

Chapitre 5 : Les flux financiers et le tableau de financement ................................................. 46

Exercices ................................................................................................................................. 50

Références bibliographiques ................................................................................................... 57

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Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Introduction générale

L’analyse financière est une discipline relativement récente. Elle s’est développée
principalement à partir du XXe siècle. Elle contient un ensemble de concepts, méthodes et outils
permettant d’apprécier la situation financière passée et actuelle, d’aider à la prise de décisions de
gestion cohérentes et d’évaluer l’entreprise. Son objectif est d'arriver à prévoir :

- la rentabilité financière que peut espérer l'actionnaire ; en cas de placements boursiers

- la capacité de l'entreprise de rembourser ses crédits aux échéances ; en cas de demande


des crédits

De ce fait, l’analyse financière n'est pas seulement l'étude des comptes de l'entreprise,
mais aussi l'examen de sa situation financière et de ses perspectives. Elle s’effectue à partir des
états de synthèse établis selon le CGNC (Code Générale de Normalisation comptable), à savoir :

Le bilan qui décrit la situation patrimoniale de l’entreprise en termes d’emplois et de


ressources

Le compte de produits et charges (CPC) qui décrit en termes comptables de produits et de


charges la formation du résultat global

L’état des soldes de gestion (ESG) qui décrit en cascade la formation du résultat net et de
l’autofinancement

Le tableau de financement (TF) qui montre l’évolution de la structure financière de


l’entreprise en termes de flux d’emplois et de ressources

L’état des informations complémentaires (ETIC) qui complète et commente l’information


donnée par les quatre autres états précédents, dont il est indissociable, pour obtenir l’image
fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de l’entreprise tels qu’ils sont
traduits dans les états de synthèse. Il comprend trois catégories d’information :

• Principes et méthodes comptables : principales méthodes d’évaluation spécifiques à


l’entreprise, état des dérogations, état des changements de méthodes ;

• Informations complémentaires au bilan et au CPC tels que tableaux des immobilisations,


des amortissements, de plus ou moins values sur cessions ou retraits des immobilisations, de
provisions, tableau des créances, des dettes, etc.

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• Autres informations complémentaires telles que la répartition du capital, l’affectation des
résultats, les opérations en devises, etc.

Depuis toujours, mais aujourd’hui plus qu’hier, du fait de la montée de l’incertitude et de la


complexité des situations nationale et internationale, l’analyse financière constitue pour les
dirigeants un outil de gestion indispensable pour :

apprécier la situation financière de l’entreprise : est-elle dangereuse ? S’améliore t-elle ? Ou se


détériore ;

s’assurer de l’équilibre financier et mesurer le risque et la rentabilité des capitaux investis ;

élaborer la stratégie de l’entreprise

situer l’entreprise par rapport aux autres entreprises du même secteur

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Chapitre 0 : Rappel sur la comptabilité générale

Du fait de la relation étroite entre l’analyse financière et la comptabilité générale, ce chapitre


vise à faire des rappels sur les principaux éléments considérés comme pré-requis pour étudier
l’analyse financière. Il s’agit d’une part, des travaux d’inventaire, à savoir les amortissements, les
provisions, et les régularisations, et d’autre part des principes comptables fondamentaux.

0.1. Les amortissements

0.1.1. Définition:

L’amortissement est défini selon le PCGM comme la constatation comptable d’un


amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage, du temps, du changement
technique et de toute autre cause dont les effets sont irréversibles.

0.1.2. Le calcul des amortissements

L’amortissement se calcule à partir de la date d’acquisition d’une immobilisation et s’étale


sur sa durée de vie prévisionnelle. Toutefois sur le plan fiscal, l’amortissement de certains biens
peut être différé jusqu’à la date effective de mise en service si la dépréciation du bien concerné
n’est pas significative dans cet intervalle de temps.

Le CGNC a prévu trois modes différents d’amortissement :

Amortissement linéaire ou constant

Amortissement dégressif

Amortissement progressif (exceptionnellement)

Il est recommandé d’appliquer à chaque type d’immobilisation le mode d’amortissement qui


apparaît à l’entreprise plus approprié selon des considérations d’ordre économique et non pas
fiscal.

Toutefois, le droit fiscal marocain ne retient que le mode linéaire.

Les taux d’amortissement

Le taux d’amortissement linéaire : t = 100 / n ; avec n la durée de vie probable

Le taux d’amortissement dégressif : T = t * k avec :

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k = 1,5 si la durée de vie prévisionnelle de l’immobilisation est de 3 ans ou 4 ans

k = 2 si la durée de vie prévisionnelle de l’immobilisation est de 5 ans ou 6 ans

k = 3 si la durée de vie prévisionnelle de l’immobilisation est supérieure à 6 ans

L’annuité d’amortissement constant : A = VE * t * m / 12

L’annuité d’amortissement dégressif : A = Valeur de base * t * m / 12

m : nombre de mois d’usage pendant l’exercice

La valeur nette d’amortissement (VNA)

La VNA est égale à la VE de l’immobilisation diminuée du cumul des amortissements


précédemment constatés.

0.1.3. La comptabilisation des amortissements

Les amortissements se comptabilisent au débit d’un compte de charges relevant des postes
619 « Dotations d’exploitation », 639 « Dotations financières » ou 659 « Dotations non
courantes », et au crédit d’un compte relevant de la rubrique 28 « Amortissements des
immobilisations ».

0.1.4. La cession des immobilisations amortissables

A l’occasion de la cession d’une immobilisation amortissable on procède de la manière


suivante :

Créditer le compte de l’immobilisation concernée par sa valeur d’entrée ;

Débiter le compte des amortissements de l’immobilisation concernée par le montant cumulé des
amortissements ;

Débiter le compte 651 « VNA des immobilisations cédées » par la différence entre VE et le cumul
des amortissements ;

Débiter un compte de créances ou de trésorerie par le prix de cession et créditer de la même valeur
l’un des comptes relevant du poste 751 « Produits de cession des immobilisations »

Sur le plan fiscal, les amortissements sont considérés comme charges déductibles dans le
respect de la réglementation en vigueur en matière de l’IR et de l’IS. En résumé :

• L’entreprise doit effectuer ses amortissements selon les taux pratiqués par chaque nature
d’industrie ou de profession.

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• Les frais d’établissement sont déduits sur les trois premiers exercices bénéficiaires ou bien
amortis linéairement sur cinq ans à partir du premier exercice de leur enregistrement.

• Les primes de remboursements des obligations doivent êtres déduites du résultat à partir de
l’exercice de leur paiement.

• Le délai de report de la fraction du déficit correspondant aux amortissements des frais


d’établissement doit être limité à 4 ans ; de préférence l’imputation du déficit provenant de
l’amortissement des frais d’établissement précède celle du déficit des amortissements des
autres immobilisations.

0.2. Les provisions

Par provision on entend une constatation comptable :

- soit de la diminution provisoire de la valeur d’un élément d’actif, il s’agit des provisions
pour dépréciation d’actif

- soit de l’augmentation du passif exigible à plus ou moins long terme, il s’agit des
provisions réglementées et des provisions pour risques et charges.

0.2..1. Les provisions pour dépréciation des éléments d’actif

Ces provisions constatent habituellement des moins-values probables relatives aux éléments
d’actif non amortissables. Les causes de ces moins-values sont connues et précises mais leurs
effets ne sont pas jugés irréversibles.

La constitution d’une provision pour dépréciation s’enregistre aux charges au débit d’un
compte de dotation aux provisions, selon sa nature (exploitation, financière, non courante), et au
crédit d’un compte de provision correspondant.

Une provision peut être annulée partiellement ou totalement en débitant le compte de la


provision concernée par le crédit d’un comptes de reprises suivant leur nature (exploitation,
financières, non courantes).

0.2.2. Les provisions réglementées

Ces provisions ne constatent pas des moins-values, mais elles sont édictées par des
dispositions législatives. Elles sont regroupées dans les comptes du poste 135 « Provisions
réglementées »

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La constitution de ces provisions s’effectue en débitant un compte divisionnaire relevant du
compte principal 6594 « Dotations non courantes aux provisions réglementées » par le crédit du
compte de provision concernée.

0.2.3. Les provisions pour risques et charges

Ces provisions correspondent à des risques ou des charges probables dont le montant et la
date de leur concrétisation ne sont pas certains. Elles figurent au passif du bilan, soit aux comptes
de la rubrique 15 « Provisions durables pour risques et charges » (généralement plus d’un an), soit
aux comptes de la rubrique 45 « Autres provisions pour risques et charges » (généralement moins
d’un an).

Sur le plan fiscal, les provisions sont déductibles dans la mesure où elles respectent les
conditions légales de fond et de forme selon leur nature. Généralement afin qu’une provision soit
déductible, elle doit être liée à un événement réel, individualisée et estimée avec une
approximation suffisante quant à son montant.

0.3. La régularisation des comptes d’actif, de passif, de charges et de produits

En vertu du principe de spécialisation des exercices, les charges et les produits doivent être
attachés à l’exercice qui les concerne effectivement et à celui-là seulement sans qu’il soit tenu
compte de leur date de paiement ou d’encaissement. Ce principe est applicable même après la
clôture de l’exercice et avant la date d’établissement des états de synthèse. Par l’application de ce
principe on distingue :

Les charges à payer : Il s’agit, à la clôture de l’exercice, de certaines charges qui ne sont pas
encore payées (absence de pièces justificatives)

Les produits à recevoir : Il s’agit, à la clôture de l’exercice, de certains produits qui ne sont
pas encore encaissés (absence de pièces justificatives).

Les charges des exercices ultérieurs comptabilisées dans l’exercice en cours : Ces charges
doivent être déduites des éléments de l’exercice en cours et inscrites aux comptes de régularisation
Actif (poste 349)

Les produits des exercices ultérieurs comptabilisés dans l’exercice en cours : Ces produits
doivent être déduits des éléments de l’exercice en cours et inscrits aux comptes de régularisation
Passif (poste 449).

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0.4. Les principes comptables fondamentaux

Le P.C.M. retient sept principes comptables fondamentaux qui forment une sorte de
constitution de la comptabilité normalisée. Ces principes sont unanimement et universellement
admis par la communauté internationale. Ils ont une importance capitale sur le plan pratique. Ils
constituent la référence permettant de trouver la solution à des cas spécifiques non prévus par le
P.C.M. Il s’agit par conséquent de l’assise conventionnelle et doctrinale sur laquelle reposent les
choix techniques et les principes directeurs de la comptabilité normalisée.

Chaque entreprise est présumée établir ses états de synthèse conformément à ces principes.
Toutefois, il est possible d’en faire une dérogation sous des conditions très strictement définies et
exceptionnellement.

0.4.1. Le principe de continuité d’exploitation

L’entreprise est présumée établir ses états de synthèse dans la perspective d’une poursuite
normale de ses activités. Toutefois, dans les cas ou les conditions d’une cessation d’activité totale
ou partielle sont réunies, l’hypothèse de continuité d’exploitation doit être abandonnée au profit de
l’hypothèse de liquidation ou de cession. Ce principe est très important car il conditionne
l’application des autres principes fondamentaux. Ainsi, en cas de non continuité d’exploitation,
l’entreprise est amenée à remettre en cause les principes de permanence des méthodes, du coût
historique et de spécialisation des exercices.

0.4.2. Le principe de permanence des méthodes

L’entreprise est censée établir ses états de synthèse en appliquant les mêmes méthodes
d’évaluation et les mêmes règles de présentation d’un exercice à l’autre. Ce principe est important
pour la comparabilité des informations comptable dans le temps et dans l’espace. Cependant, il
reste possible, dans des cas limités, de changer de méthodes (par exemple : CMP au lieu de
«FIFO ») à condition de clairement indiquer dans l’E.T.I.C. les raisons et les conséquences du
changement de méthode.

0.4. 3. Le principe du coût historique

La valeur d’entrée d’un élément inscrit en comptabilité est exprimée en unités monétaires
courantes. Cette valeur reste intangible quelle que soit l’évolution ultérieure du pouvoir d’achat de
la monnaie ou de la valeur actuelle de l’élément considéré, sous réserve de l’application du
principe de prudence. A cet égal, la réévaluation de l’ensemble des immobilisations corporelles et

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financières apparaît comme une dérogation à ce principe. L’application de ce principe comporte
plusieurs avantages :

elle évite d’amplifier des tensions inflationnistes ;

elle procure une grande fiabilité à la comptabilité normalisée ;

elle comporte de plus grandes possibilités de contrôle ;

elle simplifie la tâche des praticiens.

0.4.4. Le principe de spécialisation des exercices.

En vertu de ce principe, les charges et les produits doivent être rattachés à l’exercice qui les
concerne effectivement et à celui-là seulement sans qu’il soit tenu compte de leur date de paiement
ou d’encaissement. Ce principe découle du découpage de la vie de l’entreprise en exercices
comptables. Le principe du rattachement est à appliquer même si ces charges ou produits ont été
connus après la date de clôture et avant la date d’établissement des états de synthèse.

Toutefois, en vertu de la règle d’intangibilité du bilan, un produit (ou une charge) se


rattachant à un exercice antérieur mais connu après la date d’établissement des états de synthèse de
cet exercice antérieur, doit être rattaché à l’exercice au cours duquel il a été connu.

0.4.5. Le principe de prudence

En vertu de ce principe les produits ne sont pris en compte que s’ils sont définitivement
acquis à l’entreprise ; alors que les charges sont comptabilisées dès qu’elles sont probables.

0.4.6. Le principe de clarté

Selon ce principe, les opérations et informations doivent être inscrites dans les comptes
sous la bonne rubrique, avec la bonne dénomination et sans compensation entre elles. Il en résulte
que les éléments d’actif et les éléments de passif doivent être évalués séparément ; il en est de
même pour les comptes de produits et les comptes de charges.

0.4.7. Le principe d’importance significative

Il s’agit d’un principe nouveau emprunté à l’école anglo-saxonne. C’est un principe qui
situe le périmètre de la « bonne » information comptable en considérant comme significative, toute
information susceptible d’influencer l’opinion que les lecteurs des états de synthèse peuvent avoir
sur le patrimoine, la situation financière et les résultats de l’entreprise.

Ce principe a pour effet de responsabiliser le chef d’entreprise puisqu’il fait appel à son
jugement et à son appréciation. Certes, ayant laissé des zones de liberté et d’adaptation pour

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couvrir les besoins de l’ensemble des agents économiques, le P.C.M. incite le chef d’entreprise à
donner la bonne information quantitativement et qualitativement.

0.4.8. L’image fidèle

En respectant les sept principes présentés ci-dessus, les états de synthèse doivent donner une
« image fidèle » du patrimoine, de la situation financière et des résultats de l’entreprise. L’image
fidèle n’est pas un principe comptable fondamental mais un objectif qui est assigné à la
comptabilité normalisée.

L’entreprise peut atteindre l’image fidèle en passant par l’un des trois niveaux selon le
schéma ci-dessous.

Premier niveau

En arrêtant ses états de synthèse, dans le respect des principes comptables fondamentaux,
l’entreprise peut se trouver dans l’une des deux situations suivantes :

ou bien elle estime que ses états de synthèse donnent une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière des résultats ; auquel cas elle arrête définitivement lesdits états ;

ou bien elle estime que ses états de synthèse ne donnent pas l’image fidèle précitée ; auquel cas
elle doit passer au deuxième niveau.

Deuxième niveau

Il s’agit du cas le plus fréquent. L’entreprise qui n’a pas atteint l’image fidèle dans le premier
niveau doit donner une information complémentaire dans l’E.T.I.C. L’entreprise peut là aussi se
trouver dans l’une des deux situations suivantes :

ou bien ses états de synthèse complétés par l’information complémentaire donnent une image
fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats ; auquel cas elle peut
définitivement arrêter ses états.

Ou bien ses états de synthèse même complétés par l’information complémentaire ne donnent
pas l’image fidèle recherchée ; auquel cas elle passera au troisième niveau.

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Documents de base
(1)

P.C.F. + Règles et
dispositions du PCM

(2) Dérogation

Enregistrements
comptables
Informations Non
complémentaires (6)
(3)
(5) Non
(4) Oui (4 bis)
Etats de synthèse Image
(5 bis)
fidèle ?
Oui Fin
Bilan CPC ESG TF ETIC (5 bis)

(6 bis) (6 bis)

Troisième niveau

C’est un cas qui doit rester exceptionnel et extrêmement rare. L’entreprise qui n’atteint pas
l’image fidèle au bout du deuxième niveau doit déroger à l’un des principes comptables
fondamentaux. Cette dérogation doit être expressément mentionnée et motivée avec l’indication
(au niveau de l’information complémentaire) de son influence sur le patrimoine, la situation
financière et les résultats de l’entreprise.

Situation « normale » : (1) (2) (3) (4) (4 bis) : obtention « directe » de l’image fidèle.

Première boucle : (5) (5 bis) : obtention de l’image fidèle moyennant les informations
complémentaires dans l’E.T.I.C.

Deuxième boucle : exceptionnel : (6) (6 bis) : utilisation d’une ou de plusieurs dérogations


qui impliquent une modification par rapport aux enregistrements comptables prévus par le P.C.M.
ou par rapport aux règles de présentation des états de synthèse.

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Chapitre 1 : Objectifs et outils de l’analyse financière

L’analyse financière est un ensemble de concepts, méthodes et outils permettant d’apprécier


la situation financière passée et actuelle de l’entreprise, d’aider à la prise de décisions de gestion
cohérentes et d’évaluer l’entreprise. Comme toute discipline, elle se base sur un ensemble de
notions qu’il importe de découvrir.

1.1. Les notions de base

1.1.1. La notion d’entreprise

1.1.1.1 Définition de l’entreprise

L’entreprise peut être définie comme une organisation économique, réunissant des moyens
humains, matériels, immatériels et financiers, pour produire des biens ou des services destinés à
être vendus sur un marché pour réaliser un profit. Il convient de mettre l’accent sur les points
suivants :

Le but de l’existence de l’entreprise : répondre à un besoin par la production d’un bien ou


d’un service

Les moyens qu’elle met en œuvre pour atteindre ce but : les objectifs de l’entreprise
déterminent les moyens humains, matériels, immatériels et financier qu’elle va engager pour
produire.

La recherche du profit : une entreprise ne peut vivre que si elle crée de la valeur ajoutée. Elle
doit créer plus de ressources qu’elle n’utilise pour s’enrichir.

1.1.1.2. Les opérations de l’entreprise

Pour exercer son activité, l’entreprise fait recours à un ensemble d’opérations : achats de MP,
de fournitures, de marchandises, ventes de produits finis,…. Certaines opérations sont répétitives
(achats, ventes, …), alors que d’autres sont ponctuelles (augmentation du capital).

On peut classer les opérations de l’entreprise en :

- Opération d’exploitation : achat de Matières et fournitures, ventes de produits

- Opération d’investissement : acquisition d’immobilisation

- Opération de financement : augmentation du capital, collecte de nouveaux emprunts

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1.1.2. La notion de flux

Les flux désignent l’ensemble des mouvements ayant un impact immédiat ou différé sur la
trésorerie de l’entreprise. Ils sont classés en 2 catégories :

- Flux physiques ou réels : entrée ou sortie de bien

- Flux monétaires : souvent la contrepartie des flux physiques exprimée en unité monétaire.

1.1.3. La notion de cycle

L’activité de l’entreprise se base sur une série d’événements qui se renouvellent


périodiquement et dans le même ordre. On distingue 3 catégories de cycles : d’exploitation,
d’investissement et de financement.

1.1.3.1. Le cycle d’exploitation

Le cycle d’exploitation est au cœur de l'activité de l'entreprise. Il regroupe l’ensemble des


opérations visant à produire et vendre des biens et des services : approvisionnement, stockage,
transformation, vente. Il donne lieu, d’une part, à la création de richesse et, d’autre part, aux flux
de trésorerie. C’est un cycle court, mais il peut s’étendre sur une période plus ou moins longue,
selon la nature des activités, conduisant à un décalage entre les dépenses nécessaires à
l’exploitation et les recettes d’exploitation correspondantes.

1.1.3.2. Le cycle d’investissement

Les dépenses d’investissement sont faites dans une perspective de long terme qui concerne
plusieurs cycles d’exploitation. Le cycle d’investissement est donc long et comprend deux étapes :

L’acquisition d’un équipement qui ne donne pas forcement un flux de trésorerie instantané

L’utilisation du bien d’équipement permet de générer des recettes et partant la récupération de


sa dépense initiale qui s’étale sur toute sa durée de vie

1.1.3.3. Le cycle de financement

Le cycle de financement permet de financer les cycles d’exploitation et d’investissement du


fait que ces derniers engendrent des décalages des flux de trésorerie (payer les employés et les
fournisseurs avant que les clients ne paient ; faire des investissements avant d’en récolter les
fruits). Ce financement suppose que les cycles d’exploitation et d’investissement génèrent des flux
de trésorerie positifs. Les déficits de trésorerie peuvent être financés par des capitaux propres
(recours aux actionnaires) ou par des capitaux d’emprunt (recours aux prêteurs et non aux
actionnaires).

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1.2. Les Objectif de l’analyse financière

L’objectif principal de l'analyse financière est de répondre aux interrogations de toutes les
parties intéressées par les données financières de l’entreprise en termes de finances, que ce soit au
niveau interne ou externe. Ces parties peuvent être le dirigeant de l’entreprise, les actionnaires, les
investisseurs, les organismes financiers, l’Etat, etc.

Selon l’utilisateur, nombreuses sont les informations qu’on cherche à savoir sur les finances
de l'entreprise : la rentabilité, la solvabilité, la performance, la croissance, l'évaluation des risques,
etc. Au niveau externe, deux objectifs sont largement sollicités :

Prévoir la rentabilité financière que peut espérer l'actionnaire : Si l'analyse financière est
faite en vue de placements boursiers ;

Prévoir la capacité de l'entreprise de rembourser ses crédits aux échéances. : Si l'analyse


financière est faite en vue d'accorder des crédits

Donc l'analyse financière n'est pas seulement l'étude des comptes de l'entreprise, mais aussi
l'examen de l'ensemble de sa situation financière et de ses perspectives.

1.3. Les outils d’analyse financière

1.3.1. Les outils comptables

L’analyse financière se base sur les informations financières qui se trouvent dans la
comptabilité financière de l’entreprise. Il s’agit de mener une analyse rigoureuse des documents
comptables et de toute information complémentaire de nature financière. Ces documents sont :

Le bilan qui décrit la situation patrimoniale, en termes d’emplois et de ressources, de


l’entreprise à une date donnée.

Le Compte de Produits et Charges qui monte la formation du résultat réalisé par


l’entreprise à partir de la différence entre le total des produits et des charges

L’état des soldes de gestion qui montre la formation de résultats à partir des soldes
intermédiaires de gestion et le calcul de la capacité d’autofinancement de l’entreprise.

Le tableau de financement qui montre les flux financiers en termes d’emplois de ressources
durables
L’état des informations complémentaires permettant la compréhension des états de
synthèse cités ci-dessus.

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1.3.1. Les outils de mathématiques financières

Les mathématiques constituent un outil d’analyse très puissant en matière financière dans la
mesure où elles permettent de faire parler les chiffres que contiennent les documents comptables.
Parmi ses outils :

Les ratios : Il s’agit de rapport entre deux grandeurs l’une au numérateur et l’autre au
dénominateur. La famille des ratios est variable et dépend de l’utilisateur et l’information
recherchée.

Les pourcentages : Ils permettent de savoir le poids du numérateur dans le dénominateur

Les variations : Elles permettent de mesurer le taux de croissance d’un agrégat d’une période à
une autre.

Les techniques d’actualisation : Elles permettent de savoir la valeur actuelle des valeurs
financières dans le temps.

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Chapitre 2 : Diagnostic financier de l’exploitation

Le PCM présente la formation du résultat dans le Compte de Produits et Charges (CPC) en


reposant sur un découpage en trois niveaux : Exploitation, Financier, Non courant complétés par
un niveau général : Impôts sur le résultat (voir modèle du CPC).

D’ores et déjà, le CPC fait apparaître certains soldes intermédiaires de gestion, à savoir le
résultat d’exploitation, le résultat financier, le résultat courant, le résultat non courant, le résultat
avant impôt et le résultat net. Par ailleurs, pour approfondir l’analyse du résultat, il est possible de
calculer d’autres soldes intermédiaires de gestion comme la marge brute, la production de
l’exercice, la valeur ajoutée et l’excédent brut d’exploitation (voir modèle de l’ESG).

2.1. L’analyse de la formation du résultat

La formation du résultat est analysée en cascade par le tableau de formation des résultats
qu’on peut élaborer directement à partir des données du CPC. Cette analyse permet de dégager des
soldes intermédiaires de gestion qu’on peut utiliser comme indicateurs de gestion.

2.1.1. La marge brute

La marge brute est un indicateur significatif et essentiel des entreprises commerciales. Elle
est dégagée aussi par les entreprises industrielles pour leur branche commerciale.

Marge brute = ventes de marchandises (en l’état) – Achats revendus de marchandises

A titre de rappel :

Achats revendus de marchandises = Achats de marchandises + SI – SF

La marge brute ne doit pas être confondue avec la marge commerciale1 (non prévu par le
PCM). En effet, l’évaluation des éléments utilisés pour le calcul de la marge brute n’est pas
homogène. Les achats sont comptabilisés à leur prix d’achat alors que les stocks sont évalués à leur
coût d’achat (prix d’achat + frais accessoires sur achats).

La marge brute peut être exprimée en valeur absolue ou en pourcentage.

Marge brute

Taux de marge =

Ventes de marchandises (HT)

1
Marge commerciale = ventes de marchandises (en l’état) – Coût d’achat des marchandises vendues

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Dans une branche d’activité donnée, le taux de marge brute est en général homogène, ce qui
permet de faire des comparaisons dans le temps et dans l’espace.

Exemple :

Marge brute obtenue par un distributeur de produits électroménagers : 24 %

Marge brute moyenne des distributeurs de produits électroménagers du pays : 32 %

La marge brute de ce distributeur est a priori anormale et inquiétante

2.1.2. La production de l’exercice

Elle concerne principalement les entreprises industrielles ayant des activités de fabrication ou
de transformations de biens et services. Elle est composée de :

- la production vendue : ventes de biens et services produits ;

- la production stockée : variation des stocks de produits ;

- la production immobilisée : immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même.

Elle mesure l’activité productrice de l’entreprise. De ce fait, elle a une plus grande
signification économique que le chiffre d’affaires notamment pour les entreprises qui ont des
productions stockées ou immobilisées importantes. Toutefois, son évaluation est hétérogène
puisque la production vendue est comptabilisée au prix de vente, alors la production stockée et la
production immobilisée sont évaluées au coût de production.

Remarque :

Dans les entreprises qui ont à la fois une activité industrielle et une activité commerciale, la
production de l’exercice ne comprend ni les ventes de marchandises, ni la marge brute.

2.1.3. La consommation de l’exercice

Il s’agit de la consommation de biens et de services durant l’exercice. Elle se compose des


achats consommés de matières et de fournitures corrigés des variations des stocks (postes 612) et
des autres charges externes (postes 613/614).

Dans les entreprises commerciales, la consommation exclut les achats revendus de


marchandises déjà soustraits pour le calcul de la marge brute et ne comprend que les autres
consommations de biens et services (fournitures et services extérieurs, locations, assurances, etc.)

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2.1.4. La valeur ajoutée

La valeur ajoutée représente la véritable production de l’entreprise et sa contribution à la


production nationale. Elle se calcule comme suit :

Valeur Ajoutée = Marge Brute + Production – Consommation

La VA renseigne sur la dimension de l’entreprise. Prenons, par exemple, deux entreprises


A et B qui réalisent le même chiffre d’affaires et dégagent respectivement une valeur ajoutée de
20 000 000 DH et 30 000 000 DH.

Même si le chiffre d’affaire est le même l’entreprise B est la plus « importante »


économiquement car elle dégage une valeur ajoutée plus élevée que l’entreprise A. Cette VA sera
consacrée à des « emplois » plus élevés en salaires et charges sociales, en impôts, en intérêts, en
amortissements et bénéfices.

En outre, la valeur ajoutée montre le degré d’intégration de l’entreprise en utilisant le ratio


VA/Production qui traduit une forte intégration lorsqu’il est proche de 1.

Exemple :

Ratio Entreprise A Entreprise B Moyenne du secteur

V.A / Production 0,65 0,52 0,70

L’entreprise A est nettement plus intégrée que l’entreprise B

Pour une production de 100 DH :

A consomme en biens et services 35 DH (100 - 65)

B consomme en biens et services 48 DH (100 - 52)

La consommation moyenne du secteur est de 30 DH (100 - 70)

Un tel écart traduit probablement une différence de structure car il est certain que B ne paie
pas à 48 DH ce que les autres paient à 30 ou 35 DH.

Cette différence de structure, résultant souvent de choix stratégiques de la firme ou de la


conception de son outil de production, expliquera dans beaucoup de cas le niveau de ses
performances économiques et financières.

Le ratio valeur ajoutée / Production est l’un des premiers indicateurs à calculer dans
l’analyse financière de l’entreprise.

19
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Enfin, la valeur ajoutée renseigne aussi sur la structure interne de l’entreprise par sa
répartition sur les différents facteurs de production. Notamment, par le calcul des ratios suivants :

Charges de personnel et Amortissements

Valeur Ajoutée Valeur Ajoutée

Ces deux ratios évoluent généralement en sens contraire ; une forte automatisation exigeant
de gros investissements accroît le second ratio mais présente l’avantage pour l’entreprise de
réduire sensiblement le premier.

Exemple :

Entreprise A Entreprise B

Charges de personnel/ V.A 52 % 73 %

Amortissements / V.A 18 % 5%

L’entreprise A a réalisé des investissements qui se traduisent par un niveau d’amortissements


supérieur à celui de B, ce qui lui permet de limiter ses charges de personnel à 52 % au lieu de 73 %
chez l’entreprise B.

Total des deux charges : A : 70 % ; B : 78 %.

Il reste donc 30 % à A et seulement 22 % à B pour rémunérer l’Etat (impôts), les capitaux


empruntés (intérêts) et les capitaux propres (bénéfices).

En résumé, la valeur ajoutée est un précieux instrument de gestion mais l’interprétation de


ses variations et l’appréciation des performances de l’entreprise à partir de ce seul indicateur
doivent être menées avec beaucoup de précaution (puisque l’on peut améliorer la valeur ajoutée en
compromettant la rentabilité de l’entreprise)

2.1.5. Excédent brut d’exploitation

C’est un solde intermédiaire de gestion qui exprime la ressource interne d’exploitation créée
par l’entreprise, après avoir ajouté à la valeur ajoutée les subventions d’exploitation et déduit les
charges de personnel et les impôts et taxes. Il représente ainsi la véritable performance économique
de l’entreprise avant dotations et charges financières. Dans le cas où l’excédent brut d’exploitation
est négatif, il devient une insuffisance brute d’exploitation (I.B.E.).

20
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Comme indice de performance de la gestion, l’excédent brut d’exploitation est le « résultat » de
l’entreprise avant :

- dotations et reprises ;

- charges financières et produits financiers ;

- charges et produits non courants ;

- impôts sur le résultat.

C’est donc le « résultat d’exploitation » dégagé avant toute incidence de structure ou de


politique financière et avant impôt sur les résultats.

2.1.6. La Capacité d’autofinancement (CAF)

C’est la ressource de financement générée par l’activité de l’entreprise au cours de l’exercice


avant l’affectation du résultat net. Elle peut être calculée à partir du résultat net (méthode proposée
par le PCM) ou à partir de l’excédent brut d’exploitation.

2.1.6.1. Calcul de la C.A.F. à partir du résultat net

Au résultat net de l’exercice :

On ajoute toutes les dotations de l’exercice autres que celles relatives aux actifs et passifs
circulants ; il s’agit donc des dotations aux amortissements et des dotations aux provisions
sur actif immobilisé, des dotations aux provisions durables pour risques et charges et des
dotations aux provisions réglementées ;

On retranche toutes les reprises sur amortissements, sur provisions (autres que celles relatives
aux actifs et passifs circulants y compris la trésorerie) et les reprises sur subventions
d’investissement ;

On élimine le résultat engendré par les cessions d’immobilisations en retranchant le produit


des cessions et en ajoutant la valeur nette d’amortissements des immobilisations cédées ou
retirées de l’actif.

2.1.6.2. Calcul de la CAF à partir de l’excédent brut d’exploitation

La capacité d’autofinancement peut être calculée à partir de l’excédent brut d’exploitation de la


manière suivante :

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CAF = Excédent brut d’exploitation

+ Autres produits d’exploitation

- Autres charges d’exploitation

+ Transferts de charges d’exploitation

+ Produits financiers (1)

- Charges financières (2)

+ Produits non-courants (3)

- Charges non-courantes (4)

- Impôts sur les résultats

(1) Sauf :

- Reprise sur provisions réglementées ou sur provisions durables

- Reprise sur amortissements ;

(2) Sauf dotations sur actifs immobilisé ou financement permanent

(3) Sauf :

- Produits des cessions d’immobilisations

- Reprises sur subventions d’investissement

- Reprise sur provisions durables ou réglementées

(4) Sauf :

- Valeur nette d’amortissements des immobilisations cédées.

- Dotations sur actif immobilisé ou sur financement permanent.

La méthode préconisée par le P.C.M. a l’avantage d’être plus simple que cette seconde
méthode.

La capacité d’autofinancement, est un solde essentiel dans la gestion financière car elle
exprime l’aptitude de l’entreprise à générer des ressources en vue de renouveler ses équipements et
de nourrir financièrement sa croissance.

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Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
2.1.7. L’autofinancement

Il s’agit d’une ressource stable qu’on retrouve au tableau de financement. C’est le surplus
monétaire généré par l’entreprise et conservé durablement pour assurer le financement de ses
activités.

L’autofinancement est obtenu en retranchant de la C.A.F. les distributions ou retraits de


bénéfices opérés durant l’exercice. Il est à préciser qu’il s’agit des bénéfices de l’exercice
précédent ou d’exercices antérieurs à moins qu’il ne s’agisse, à titre exceptionnel, d’acomptes sur
les bénéfices de l’exercice en cours.

2.1.8. Les principaux retraitements des soldes intermédiaires de gestion

• Subventions d'exploitation : les subventions d'exploitation versées en compensation du


prix de vente sont analysées comme un complément au chiffre d'affaires et sont rajoutées
aux ventes pour calculer la valeur ajouté. Toutefois, elles ne doivent faire l’objet d’aucun
retraitement lorsqu’elles sont reçues uniquement pour couvrir une partie des charges
d’exploitation

• La Sous-traitance : les frais de sous-traitance doivent être retirés des charges externes et
transférés aux charges de personnel. Mais lorsque les charges de sous-traitance sont
enregistrées dans le compte 611 et aux comptes 712 comme ventes, elles doivent être
retirés de la production de l'exercice pour obtenir la production propre de l’entreprise

• Le crédit-bail : les redevances du crédit-bail sont comptabilisées dans les autres charges
externes donc dans la consommation de l’exercice ce qui réduit la VA. Ces redevances
remplacent en fait les « dotations aux amortissements » et les « charges financières »

• Le personnel extérieur : les honoraires du personnel extérieur sont comptabilisés aussi


dans les autres charges externes donc dans la consommation de l’exercice ce qui réduit la
VA. Ces honoraires remplacent en fait les charges du personnel.

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Applications

Exercice 1 : ESG à partir du CPC

Le CPC de l’entreprise Alpha présente les éléments suivants (en K DH)

Charges Montants
Achats revendus de marchandises 7 000
Achats consommés de matières et fournitures 18 500
Autres charges externes 8 500
Impôts et taxes 1 750
Charges de personnel 13 000
Autres charges d’exploitation 900
Dotations d’exploitation (dont 750 sur élément (circulants) 3 300
Charges financières (dont dotations sur TVP 600) 2 700
Charges non courantes 3 700
Impôts sur les résultats 1 500

Produits Montants
Ventes de marchandises 11 000
Ventes de biens et services produits 47 000
Variation de stocks de produits - 1000
Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même 1 900
Subvention d’exploitation 400
Autres produits d’exploitation 150
Reprises d’exploitation (dont 100 sur éléments circulants) 700
Produits financiers 1 100
Produits non courants (Pas de cession d’immobilisations) 2 800

Dividendes distribués pendant l’exercice : 800

Travail demandé :
1. Etablir l’ESG
2. Calculer le taux de la marge brute
3. Cette entreprise est-elle bien intégrée ?
4. Analyser la structure interne de cette entreprise

Corrigé

1. L’état des soldes de gestion (ESG)

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Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
I. TABLEAU DE FORMATION DES RESULTATS Exercice N
1 Vente de marchandises (en l’état) 11 000
2 - Achats revendus de marchandises 7 000
I = Marge brute sur ventes en l’état 4 000
II Production de l’exercice 47 900
3 + Ventes de biens et services produits 47 000
4 Variation stocks de produits +/- -1 000
5 Immobilisations produites par l’Ese pour elle-même 1 900
III - Consommation de l’exercice 27 000
6 Achats consommés de matières et fournitures 18 500
7 Autres charges externes 8 500
IV = Valeur ajoutée 24 900
8 + Subvention d’exploitation 400
9 - Impôts et taxes 1 750
10 - Charges de personnel 13 000
V = Excèdent brut d’exploitation (EBE) ou IBE 10 550
11 + Autres produits d’exploitation 150
12 - Autres charges d’exploitation 900
13 + Reprises d’exploitation ; transferts de charges 700
14 - Dotations d’exploitation 3 300
VI = Résultat d’exploitation (+ ou -) 7 200
VII ± Résultat financier -1 600
VIII = Résultat courant (+ ou -) +5 600
IX ± Résultat non courant - 900
15 - Impôts sur les résultats 1 500
X = Résultat net de l’exercice +3 200
II. CAPACITE D4AUTOFINANCEMENT (C.AF.) - AUTOFINANCEMENT
1 Résultat net de l’exercice
Bénéfice + ou Perte - +3 200
2 + Dotations d’exploitation 2 550
3 + Dotations financières 0
4 + Dotations non courantes 0
5 - Reprises d’exploitation 600
6 - Reprises financières 0
7 - Reprises non courantes 0
8 - Produits des cessions d’immobilisations 0
9 + Valeurs nettes d’amortissement des immobilisations cédées 0
I = Capacité d’autofinancement (C.A.F.) 5 150
10 - Distributions de bénéfices 800
II = Autofinancement 4 350

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Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
2. Le taux de la marge brute = 36,36%

3. Degré d’intégration = 0,51


Intégration moyenne
4. Analyse de la structure interne de l’entreprise
Ratio des charges de personnel : 0,52
Ratio des amortissements : 0,10
L’entreprise est moins capitalistique. Elle utilise plus du travail que du capital

Exercice 2 : ESG à partir de la balance

On vous communique la balance après inventaire d’une entreprise et on vous demande d'établir
l'état de soldes de gestion (ESG).

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11171 Capital individuel 1500
11175 Compte de l'exploitant 20
1481 Emprunts auprès des établissements de crédit 980
1486 Fournisseurs d'immobilisation 100
23321 Matériel 900
2340 Matériel de transport 1000
28332 Amortissement du matériel et outillage 265
2834 Amortissement du matériel de transport 900
3111 Marchandises 1050
3417 RRR à obtenir-Avoirs non encore reçus 20
3421 Clients 1900
3424 Clients douteux ou litigieux 100
3425 Clients-Effets à recevoir 200
3481 Créances sur cessions d'immobilisations 140
3491 Charges constatées d'avance 60
3911 Provisions pour dép. des marchandises 100
3942 Provisions pour dép. des clients et cptes ratt. 50
4411 Fournisseurs 1000
4415 Fournisseurs effets à payer 500
4427 RRR à accorder-Avoirs à établir 30
4437 Charges du personnel à payer 300
4491 Produits constatés d'avance 10
4493 Intérêts courus et non échus à payer 70
5141 Banques (soldes débiteurs) 970
5161 Caisse 80
6111 Achats de marchandises 7000
6114 Variation de stocks des marchandises 170
6119 RRR obtenus sur achats de marchandises 20
61252 Achats de fournitures d'entretien 100
6134 Primes d'assurance 50
6144 Publicité, publications et relations publiques 150
61451 Frais postaux 40
61612 Patente 30
6171 Rémunération du personnel 1800
61933 DEA des installations tech. Mel et outillage 95
61934 DEA du matériel de transport 100
61961 DEP pour dépréciation des stocks 20
61964 DEP pour dépréciation des créances 50
63111 Interets des emprunts 70
6513 VNA des immobilisations corporelles cédées 170
65831 Pénalités eet amendes fiscales 20
7111 Ventes de marchandises au Maroc 10000
7119 RRR accordés par l'entreprise 30
71271 Locations diverses reçues 10
7513 PC des immobilisations corporelles 140
75955 Reprises non courantes sur prov pour risques et charges 20
Totaux 16165 16165

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L’état de soldes de gestion (ESG)
I. TABLEAU DE FORMATION DES RESULTATS Exercice N
1 Vente de marchandises (en l’état) 9970
2 - Achats revendus de marchandises 6810
I = Marge brute sur ventes en l’état 3160
II Production de l’exercice 10
3 + Ventes de biens et services produits 10
4 Variation stocks de produits +/- -
5 Immobilisations produites par l’Ese pour elle-même -
III - Consommation de l’exercice 340
6 Achats consommés de matières et fournitures 100
7 Autres charges externes 240
IV = Valeur ajoutée 2830
8 + Subvention d’exploitation -
9 - Impôts et taxes 30
10 - Charges de personnel 1800
V = Excèdent brut d’exploitation (EBE) ou IBE 1000
11 + Autres produits d’exploitation -
12 - Autres charges d’exploitation -
13 + Reprises d’exploitation ; transferts de charges -
14 - Dotations d’exploitation 265
VI = Résultat d’exploitation (+ ou -) 735
VII ± Résultat financier - 70
VIII = Résultat courant (+ ou -) 665
IX ± Résultat non courant - 30
15 - Impôts sur les résultats 191
X = Résultat net de l’exercice 444
II. CAPACITE D4AUTOFINANCEMENT (C.AF.) - AUTOFINANCEMENT
1 Résultat net de l’exercice
Bénéfice + ou Perte - 444
2 + Dotations d’exploitation 195
3 + Dotations financières -
4 + Dotations non courantes -
5 - Reprises d’exploitation -
6 - Reprises financières -
7 - Reprises non courantes 20
8 - Produits des cessions d’immobilisations 140
9 + Valeurs nettes d’amortissement des immobilisations cédées 170
I = Capacité d’autofinancement (C.A.F.) 649
10 - Distributions de bénéfices
-
II = Autofinancement 649

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Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Chapitre 3 : Diagnostic financier du bilan

Le bilan, selon le PCGM, « C’est l’état de synthèse traduisant en termes comptables


d’emplois (à l’actif) et des ressources (au passif) la situation patrimoniale de l’entreprise :

- le passif du bilan décrit les ressources ou origine de financement (en capitaux propres, dettes ou
capitaux d’emprunt) à la disposition de l’entreprise à la date considérée.

- l’actif du bilan décrit les emplois économiques qui sont faits à la même date de ces capitaux
(emplois en biens, en titres, en créances) ».

3.1. La structure du bilan

3.1.1. La structure normalisée du bilan

Le bilan est constitué de masses qui sont subdivisées en rubriques, elles mêmes divisées en
postes. On notera aussi l’indication des montants de l’exercice précédent et la présence du résultat
net dans les capitaux propres. (Voir modèle)

Le classement des éléments à l’actif et au passif se fait selon leur nature économique :
présentation fonctionnelle. Celle-ci se fonde sur les notions de cycle et de stabilité des ressources
et des emplois. Les ressources et les emplois sont classés selon le cycle d’investissement, de
financement ou d’exploitations auxquels ils appartiennent. Ainsi les créances et les dettes nées à
plus d’un an et figurant respectivement dans l’actif immobilisé et dans les dettes de financement
restent dans ces masses jusqu’à leur règlement final.

Pour les mêmes raisons d’analyse fonctionnelle, les créances et les dettes liées à
l’exploitation sont et restent inscrites respectivement: dans l’actif circulant et le passif circulant
quelle que soit leur échéance.

Toutefois l’actif et le passif circulants comportent aussi les créances et les dettes non liées à
l’exploitation dans le cas où elles ont à leur naissance une échéance égale ou inférieure à un an.

A noter que le passif du bilan est présenté avant la répartition du résultat net de l’exercice.

Le bilan a pour but d’expliquer le fonctionnement de l’entreprise, en respectant l’équilibre


emplois-ressources. Ce qui permet d’analyser la politique de financement et d’en tirer des
conclusions sur la viabilité de l’entreprise.

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Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
3.1.2. La structure fonctionnelle du bilan

Le bilan fonctionnel est établi à partir du bilan comptable en faisant certains retraitements. Il
s’agit principalement du retraitement des amortissements et des provisions sur éléments stables
qu’on considère comme une augmentation des ressources stables et non pas comme une
diminution des immobilisations. Ainsi, les éléments de l’actif immobilisé seront présentés à leurs
valeurs brutes par contre les éléments de l’actif circulant restent à leurs valeurs nettes puisque,
selon les règles du PCM, les dotations sur éléments circulants sont exclues du calcul de la CAF (on
ne retient que les dotations sur éléments stables).

Exemple de bilan fonctionnel.

Actif Montant Passif Montant

Emplois stables 1 900 Ressources stables 4 360

Actif circulant 4 370 Dettes circulantes 1 910

Totaux 6 270 Totaux 6 270

3.2. L’étude de l’équilibre financier du bilan

L’équilibre financier du bilan et une condition nécessaire à la bonne gestion financière de


l’organisation. En effet, les emplois durables (actif immobilisé) dont la transformation en liquidités
est très lente, doivent être financés par des ressources stables ; alors que l’actif circulant qui se
transforme, en principe, plus rapidement en liquidité peut être financé par des dettes d’exploitation,
mais il faut que la rotation des emplois circulants soit plus rapide que celle des dettes circulantes.
Sinon les échéances des décaissements se présenteraient à un rythme plus rapide que les
encaissements ; d’où le risque de rupture de trésorerie (manque de liquidité).

Toutefois, la maîtrise des vitesses de rotation d’actifs et de passifs n’est pas une évidence,
mais il y a souvent des périodes de crise qui se présentent. C’est pourquoi, pour faire face aux
périodes de mauvaise conjoncture, il est nécessaire de constituer une marge de sécurité financière

30
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
suffisante constituée par le fonds de roulement. Celui-ci permet alors d’ajuster les décaissements
aux encaissements de l’entreprise.

3.2.1. Le fonds de roulement

Le fonds de roulement est calculé à partir du bilan, comme la différence entre le financement
permanent et l’actif immobilisé. Cette différence est en principe positive et représente une
ressource permanente de financement. Toutefois, exceptionnellement, le fonds de roulement peut
être négatif dans le cas où le total de l’actif immobilisé dépasse le total du financement permanent.

FR = Financement Permanent – Actif immobilisé

Selon la perception du PCM, le fonds de roulement est dit « fonctionnel » du fait qu’on ne
tient pas compte de l’échéance des éléments du passif (ressources stables) et de l’actif immobilisé
(emplois stables). En effet, la partie à moins d’un an des emprunts ou des prêts reste incluse,
respectivement, dans les montants globaux des dettes de financement ou des immobilisations
financières. A son tour, la partie des créances ou des dettes circulantes à plus d’un an reste incluse
respectivement dans l’actif circulant ou le passif circulant.

Il est possible de calculer un fonds de roulement « liquidités » en faisant des retraitements


des ressources stables et des emplois stables en se basant sur les critères de liquidité et
d’exigibilité.

Notre perception du fonds de roulement, à ce propos, est celle du PCM.

3.2.2. Le besoin de financement global

Dans toute entreprise, les opérations du cycle d’exploitation donnent naissance à des flux
réels et monétaires dont le décalage dans le temps se traduit par des créances et des dettes. Ainsi,
la formation des stocks et des créances constitue des emplois qu’il faut financer (besoins de
financement) ; alors que les dettes qui naissent de cette activité constituent des ressources de
financement. Généralement il y a un déséquilibre entre les besoins et les ressources qu’on mesure
par le Besoin de Financement Global (BFG).

B.F.G = Actif Circulant (hors trésorerie) - Passif Circulant (hors trésorerie)

En principe le BFG est positif, mais il peut être négatif dans le cas où le passif circulant (hors
trésorerie) excède l’actif circulant (hors trésorerie).

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Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
3.2.3. La trésorerie nette

La trésorerie nette est la différence entre la trésorerie Actif et la trésorerie Passif

Remarque

Les trois grandeurs (FR, BFG, TN), principales en analyse financière, ressortent
distinctement de la lecture du bilan. Elles sont reliées par l’égalité qui formalise l’équilibre
financier du bilan :

F.R. = B.F.G. + T.N ou T.N = F.R. - B.F.G

Une trésorerie positive implique que le fonds de roulement permet de financer le besoin de
financement en totalité et il existe un excédent de ressources qui se trouve en trésorerie.

Le cas contraire (trésorerie négative) implique que le fonds de roulement ne finance qu’une
partie du besoin de financement. L’autre partie doit être fiancée par concours bancaire.

3.2.4. Le calcul de certains ratios

3.2.4.1. Le ratio du besoin de financement global : R1

BFG

R1 = * 360

C. A.

Ce ratio est, généralement, comparé à celui de la branche d’activité de l’entreprise, mais il est
difficile de trouver une valeur fiable du B.F.G. moyen de la branche qu’on peut considéré comme
normal.

3.2.4.2. Le ratio du fonds de roulement : R2

FR

R1 = * 360

C. A.

On compare toujours ce ratio à celui d’une branche d’activité. Par exemple, si dans une
branche donnée, le F.R. est de 30 jours du C.A, un ratio de 14 jours est, a priori, inquiétant.

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3.2.4.3. Le ratio d’équilibre de trésorerie : R3

R3 = T N / F R

Il mesure l’équilibre de la trésorerie de l’entreprise par rapport à son F.R.

Exemple :

La trésorerie d’une entreprise se présente comme suit :

Comptes bancaires (S.D.) = 256 000 dh

Comptes bancaires (S.C) = 300 000 dh

Le fonds de roulement est de 293 400 dh

256 000 -300 000


Ratio d’équilibre de trésorerie = = - 0,15
293 400

Ce ratio montre que la trésorerie (négative) de l’entreprise n’est que de 15 % de son F.R.
Cela implique que si le F.R. était supérieur de seulement 15 % à son montant actuel, la trésorerie
de l’entreprise serait équilibré (nulle), ce qui n’est pas mauvais.

Or, si la même entreprise avait un F.R. de 84 600 dh, le ratio serait de - 0,52 indiquant une
grave insuffisance du F.R. Pour équilibrer la trésorerie de l’entreprise, dans ce cas il devrait être
augmenté de 52 % afin que la trésorerie soit équilibrée.

Exercice

De la comptabilité d’une entreprise on extrait les données suivantes :


Au 31/12/ N :
Stocks : 4 000 000 dh
Créances : 3 000 000 dh
Comptes bancaires (S.D) : 2 000 000 dh
Dettes à C.T. : 7 000 000 dh
Au 01/01/ N+1 :
L’entreprise a payé 3 000 000 dh de dettes à C.T. par son compte bancaire, le reste nécessaire au
paiement lui est accordé par sa banque.
Travail demandé
1- Calculer le F.R. du 31/12/N.

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2- Calculer le F.R. le 01/01/N+1.
3- Commenter la situation financière de l’entreprise
Corrigé
1- F.R. au 31/12/N
Actif circulant = 4 000 000 + 3 000 000 = 7 000 000
Passif circulant = 7 000 000
B.F.G. = 7 000 000 – 7 000 000 = 0
T.N. = 2 000 000
F.R. = 2 000 000
2- Actif circulant = 7 000 000
Passif circulant = 7 000 000 – 3 000 000 = 4 000 000
Trésorerie actif = 2 000 000 – 2 000 000 = 0
Trésorerie passif = 3 000 000 – 2 000 000 =1 000 000
B.F.G. = 7 000 000 – 4 000 000 = 3 000 000
T.N = 1 000 000
F.R.= 3 000 000 -1 000 000 = 2 000 000
3- Commentaire
Le F.R. est inchangé même si les dettes ont diminué, mais l’entreprise n’a plus disponibilité. Donc
la situation financière de l’entreprise est très mauvaise

3.3. L’analyse du cycle d’exploitation

Pour une meilleure appréhension du B.F.G., il est nécessaire de tenir compte des délais
d’écoulement des éléments qui le compte (stocks, créances, dettes).

3.3.1. La durée d’écoulement des stocks.

C’est le délai moyen de séjour des marchandises ou matières premières dans l’entreprise. On
le calcule en jours ou en mois :
1 1
D= * 360 j ou D = * 12 mois
R R
R : est le taux de rotation des stocks

Coût d’achat (des marchandises vendues ou des matières consommées)


R =
Stock moyen (au coût d’achat)

34
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Pour les produits finis
Coût de production des ventes
R=
Stock moyen (coût de production)

Le stock moyen est la moyenne arithmétique de différents stocks observés à plusieurs dates
Exemple

L’état des stocks d’une entreprise durant l’exercice 2006 est la suivante :
1er T T2 T3 T4
Matières Premières 115 500 89 640 15 750 32 700
Produits finis 98 680 50 450 12 300 22 460
- Les consommations de M.P. : 209 500 dh
- Coût de production des produits vendus : 1 352 400 dh
Matières premières :
- Stock moyen = 253 590/4 = 63397,5
-Taux de rotation : R = 209 500/63397,5 = 4,72
Ce qui signifie qu’il a fallu, en moyenne, renouveler 4,72 fois le stock pour satisfaire la
consommation.
- Durée d’écoulement : D = 12 / 4,72 = 2,54 mois
Ce qui signifie que les matières restaient en moyenne 2,54 mois en stock avant d’être
utilisées.
Produits finis
- Stock moyen = 183 890/4 = 45 972,5
- Taux de rotation = 1 352 400/45 972,5 = 29,41
- durée d’écoulement :
D = 12/29,41 = 0,40 mois, soit 12 jours.
3.3.2. La durée des crédits clients et fournisseurs.
3.3.2.1. Le crédit clients
La durée moyenne du crédit clients est la moyenne pondérée des différents délais de crédit
donnés par l’entreprise.
Par exemple dans une entreprise les ventes sont réalisées de la manière suivante :
30% au comptant
10% payable à un mois
20% payable à deux mois
35% payable à trois mois.

35
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
La durée moyenne = 0,3 . 0 + 0,10 . 1 + 0,20 . 2 + 0,35 . 3 = 1,55 mois.
Toutefois, on peut calculer la durée moyenne du crédit clients à partir du poste « Clients et
comptes rattachés » en comparant ce dernier au chiffre d’affaires
Clients et comptes rattachés
D= * n jours
C.A. (T.T.C)
Exemple

Solde du compte « Clients et comptes rattachés : 1 027 000 dh

C.A..du dernier trimestre : 2 682 000 dh T.T.C.

D = (1 027 000 / 2 682 000) * 90 j = 34,46 jours

3.8.2. Le crédit fournisseurs

Les mêmes principes et modalités du crédit clients sont applicables au crédit fournisseurs.

Fournisseurs et comptes rattachés


D= * n jours
Achats nets (T.T.C)
Exemple

Solde du Compte Frs et comptes rattachés : 360 000 dh

Achats nets du dernier trimestre : 740 000 dh T.T.C.

D = (360 000/740 000) * 90 = 43,2 jours.

Plus cette durée est longue, plus l’entreprise travaille avec des capitaux étrangers.
Toutefois, il faut éviter les excès de crédits car ces derniers peuvent rendre l’entreprise trop
dépendante de ses fournisseurs.

3.4. Le bilan financier

L’analyse financière vise à apprécier la situation financière d’une entreprise, la cohérence


entre ses moyens et ses ressources, ainsi que son équilibre financier. Cette appréciation se fait
d’abord à partir des données du bilan comptable. Toutefois, pour une analyse plus pertinente,
souvent exigée par les actionnaires et les créanciers, certains éléments du bilan comptable doivent
être retraités et reclassés pour obtenir le bilan financier. Le retraitement se fait en termes de
liquidités et d’exigibilité, alors que le reclassement se fait entre les éléments à plus d’un an et ceux
à moins d’un an.

36
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
3.4.1. Les retraitements de l’actif

Elimination des immobilisations en non-valeurs et leur déduction des capitaux propres.

Les autres immobilisations sont prises en compte par leur valeur réelle. En conséquence des
plus-values (à ajouter aux capitaux propres) ou des moins-values (à déduire des capitaux
propres) sont souvent constatées.

Les prêts : à reclasser en fonction de leur échéance.

Les écarts de conversion – Actif : représentent les pertes de change latentes sur les diminutions
des créances et sur la majoration des dettes libellées en monnaies étrangères. Il s’agit des actifs
fictifs à éliminer de l’actif et retrancher des capitaux propres.

Les stocks pris en compte à leur valeur réelle. Mais une partie peut être rattachée aux
immobilisations (stock-outil).

Les effets escomptables peuvent être assimilés à des liquidités.

Les charges constatées d’avance représentent des valeurs certaines, donc des actifs
économiques.

Remarque :

Si l’entreprise utilise des biens en crédit-bail, il est possible d’augmenter les immobilisations
avec la valeur nette de ces biens (valeur d’origine moins amortissement), et d’augmenter en
contrepartie les dettes à plus d’un an de la même valeur.

3.4.2. Les retraitements du passif

Le résultat positif : il convient de répartir le résultat entre les réserves et l’exigible à court
terme (dividendes) en fonction de l’affectation prévue ou probable.

Le passif exigible :

Les dettes sont classées par ordre d’exigibilité croissante.

Les écarts de conversion – passif : représentent les gains de change latents sur les majorations
des créances et sur la diminution des dettes libellées en monnaies étrangères représente un gain
de change latent qui doit être réintégré dans les capitaux propres.

Les produits constatés d’avance sont équivalents à des dettes

Les provisions pour risques et charges lorsqu’elles sont sincères et couvrent des risques et des
charges certains sont considérées comme de l’exigible (à maintenir selon leur classement à

37
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
long ou à court terme). Si ces provisions ne sont pas sincères, il conviendra de les assimiler à
des réserves. Toutefois, la partie de leur montant correspondant à l’impôt sur les sociétés qui
sera finalement prélevé doit être incluse dans les dettes exigibles à moins d’un an.

Les provisions omises, correspondant à des risques et charges probables, doivent être ajoutées
aux passifs exigibles (dettes probables).

Les provisions réglementées et les subventions d’investissements classées dans les capitaux
propres assimilés à réintégrer dans le résultat fiscal en tenant compte de l’impôt latent. En
principe on considère que les provisions réglementées et les subventions d’investissements se
décomposent en une réserve et une dette latente d’impôts à inclure dans l’exigible à long terme
ou à court terme selon les échéances fiscales.

3.4.3. La détermination de l’actif net réel

L’actif net réel représente la valeur patrimoniale de l’entreprise. il est assimilé aux capitaux
propres

Actif net réel = Actif réel - Passif exigible

Pour la vérification, on peut calculer actif net réel comme suit :

Actif net réel = Capitaux propres (comptables)

+ Capitaux propres assimilés

- Actif fictif

+ Provisions à caractère de réserve

- Ecarts de conversion – actif

+ Ecarts de conversion – passif

- Impôts latents différés

- Provisions pour risques et charges omises

+ Plus–values sur l’actif

- Moins–values sur l’actif

L’actif net réel est appelé aussi valeur mathématique de l’entreprise.

Remarque :

Actif net réel


Valeur mathématique de l’action =
38
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Nombre d’actions

3.5. Les principaux ratios de l’actif

Ratio Formule Commentaire

Financement des Fin. Perm. / Actif immobilisé Supérieur à 1


immobilisations

Autonomie Cap. Propres / Cap. étrangers Supérieur à 1


financière

Liquidité réduite Act. Cir. (sauf stocks) / dettes à Supérieur à 1. Il mesure la capacité de
moins d’un an l’Ese à honorer ses échéances

Trésorerie générale Actif circulant / dettes à moins Capacité de paiement en liquidant les
d’un an stocks

Trésorerie Disponibilités / dettes à moins % des dettes payables immédiatement


immédiate d’un an

Exercice d’application
La société ALPHA, Sarl vous communique les informations suivantes :
Bilan au 31/12/N
Actif Net Passif Montant
Frais préliminaires 17 950 Capital social 250 000
Constructions 118 600 Réserves 70 600
Matériel de transport 297 400 Résultat net de l’exercice 35 050
Titres de participation 53 120 Autres dettes de financement 191 880
Marchandises 105 630 Frs et comptes rattachés 151 990
Clients et comptes rattachés 85 950 Etat – créditeur 17 550
Autres débiteurs 9 700 Comptes de régularis.–Passif 21 600
Comptes de régul. – Actif 8 450 Autres provisions pour risques 11 700
TVP 16 200 et charges
Banque 27 620
Caisse 9 750
Total 750 370 Total 750 370

Renseignements annexes
• Les constructions sont évaluées à 150 000 DH

39
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
• Les amortissements du matériel de transport ne traduisent pas la dépréciation réelle ; la
moins-value est estimée à 55 000 DH
• Les titres de participations comprennent 600 parts sociales d’une Sarl dont le capital est
divisé en 3 000 parts les capitaux propres sont de 292 000 DH
• Les stocks de marchandises doivent être dépréciés de 10 %
• Les provisions pour dépréciation des comptes clients de 4 800 DH sont insuffisantes, il
convient de les augmenter de 50 %
• Les titres et valeurs de placement comprennent :
• 10 actions acquises à 317 DH ; cours actuel 297 DH
• 20 obligations acquises à 600 DH, actuellement cotées 592 DH
• 7 actions acquises à 195 DH, cours actuel 223 DH
• Le bénéfice à distribuer est de 25 000 DH
• Les autres provisions pour risques et charges sont sincères.
Travail à faire

1. Déterminez l’Actif net réel


2. Présentez le bilan financier condensé
Corrigé

Traitement de l’actif
Actif comptable Valeur valeur Plus- Moins-
comptable réelle value value Actif fictif
Frais préliminaires 17 950 17 950
Constructions 118 600 150 000 31 400
Matériel de transport 297 400 242 400 55 000
Titres de participation 53 120 58 400 5 280
Total actif immobilisé 450 800
Marchandises 105 630 95 067 10 563
Total stocks 95 067
Clients et comptes rattachés 85 950 83 550 2 400
Autres débiteurs 9 700 9 700
Comptes de régul. – Actif 8 450 8 450
Titres et valeurs de plac. 16 200 16 371 171
Total Créances 118 071
Banque 27 620 27 620
Caisse 9 750 9 750
Total trésorerie Actif 37 370
Totaux 750 370 701 308 36 851 67963 17 950

Traitement du passif

40
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Autres dettes de financement 191 880

Total DMLT 191 880

Fournisseurs et comptes rattachés 151 990

Etat – créditeur 17 550

Comptes de régularisation – Passif 21 600

Autres provisions pour risques et 11 700


charges

Bénéfice à distribuer 25 000

Total DCT 227 840

Passif exigible 419 720

1. L’Actif net réel

Actif réel : 701 308

Passif exigible : 419 720

Actif net réel = 281 588

= Capitaux propres

Vérification

Capital social 250 000

Réserves 70 600

Bénéfice non distribué 10 050

Plus-value 36 851

Moins-value -67 963

Actif fictif -17 950

Capitaux propres 281 588

41
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
2. Le bilan financier condensé

Actif M % Passif M %

Actif immob. 450 800 64,28 Capitaux propres 281 588 40,15

Stocks 95 067 13,56 DMLT 191 880 27,36

Créances 118 071 16,84 DCT 227 840 32,49

Trésorerie 37 370 5,33

Total 701 308 100 Total 701 308 100

3. Les principaux ratios du bilan


Ratio Valeur
Financement des immobilisations
1,05
Autonomie financière
0,67
Liquidité réduite
0,68
Trésorerie générale
1,09
Trésorerie immédiate
0,16

42
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Chapitre 4 : La méthode des ratios

La conduite de l’analyse financière suppose une connaissance des facteurs de production


(activité), de la réalisation des résultats (rentabilité), de l’évaluation des moyens (structure) et de
l’appréciation du FRF, BFG et TN (liquidité)

4.1. Ratios d’activité

Ratio Formule de calcul

Contribution des salariés :

- au CA CA (TTC) / Effectif

- à la VA VA / Effectif

Répartition de la VA sur facteurs :

- Travail Charges de personnel / VA

- Capitaux investis Amortissements / VA

- Capitaux empruntés. Charges financières / VA

Productivité Valeur ajoutée / CA (TTC)

Degré d’intégration VA / Production

4.2. Ratios de rentabilité

La rentabilité d’une entreprise peut s’apprécier selon une optique commerciale, économique
ou financière.

4.2.1. Rentabilité commerciale

- Marge commerciale / CA (HT) (entreprise commerciale)

- Résultat d’exploitation / CA HT (entreprise industrielle).

4.2.2. Rentabilité économique

Il s’agit d’une comparaison entre le résultat économique et l’ensemble des moyens mis en
œuvre pour l’obtenir.

43
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Généralement, on retient : le ratio et la décomposition suivants :

Résultat d’expl. Résultat d’expl CA (HT)


= x
Actif total CA (HT) Actif total

4.2.3. Rentabilité financière

La rentabilité financière intègre les modalités de financement en faisant intervenir l’effet de


ces décisions. Elle est souvent mesurée par le ratio : Résultat net / capitaux propres qui mesure
l’efficacité du dénominateur.

On peut trouver des liens entre la rentabilité financière et la rentabilité économique selon
deux cas :

Cas 1 : En faisant ressortir les composants du résultat :

Rt de l’exercice RT d’exploitat Rt de l’exercice passif net


= x x
Cptx propres Actif total Rt d’exploitat Cptx propres

Cas 2. En utilisant la formule de généralisation :

Rf = (1-t) [Re + (Re – i) (D / CP)]

Avec :
Re = Rentabilité économique
Rf = Rentabilité financière.
t = taux d’imposition (IS)
i = Taux d’intérêt moyen (I/D)
D = Total des dettes
CP = Capitaux propres
I = Charges d’intérêts sous déduction des produits d’intérêts
D / CP : Bras de levier

44
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
4. 3. Ratios de structure

Ratios Formule de calcul


Actif
- Immobilisation Immobilisation / Actif total
- Stocks Stocks / Actif total
- Clients Clients / Actif total
- Trésorerie Trésorerie / Actif total
Passif
- Stabilité de financement Financement Permanent / Passif Total
- Autonomie globale Capitaux propres / Passif Total
- Autonomie à terme Capitaux propres / financement Permanent
Synthèse
- Financement des immobilisations Financement Permanent / Actif immobilisé
- Autonomie de financement des immob. Capitaux propres / Actif immobilisé
- Liquidité générale Actif circulant / Passif circulant
- Liquidité relative Créances + disponibilité / passif circulant
- Trésorerie immédiate Disponibilité / Passif circulant

4.4. Ratios de liquidité

Ratio Formule de calcul


Evolution
- F.R.F. (FRF * 360 ) / CA (HT)
- B.F.G. (BFG * 360 ) / CA (HT)
Couverture :
- BFG (FRF * 100 ) / BFG
- Actif circulant (FRF * 100 ) / Actif circulant

Financement par trésorerie ( Trésorerie nette * 100 ) / BFG

45
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Chapitre 5 : Les flux financiers et le tableau de financement

Le tableau de financement décrit sous forme d’emplois et de ressources les variations du


patrimoine et de la situation financière de l’entreprise au cours de l’exercice. Il se présente en 2
parties :

Synthèse des masses de bilan analysées en simples variations nettes à partir de 2 bilans
successifs.

Emplois et Ressources analysés en termes de flux

Les emplois et les ressources sont analysés en trois niveaux en parallélisme avec les masses
du bilan : les flux de valeurs stables ; les mouvements des actifs et passifs circulants et les
mouvements de trésorerie

Exercice d’application

La société « ALPHA » vous communique les informations ci-après pour l’exercice 2011 :

1. Les charges et les produits

Charges Montants Produits Montants


Charges d’exploitation Produits d’exploitation
Achats conso. de matières pr. 531 400 Ventes de biens produits 992 000
Autres charges externes 81 700 Variation de stock de produits 5 000
Impôts et taxes 24 500 Autres produits d’exploitation 12 000
Rémunération du personnel 100 000
Charges sociales 10 100
Dotations d’exploitation 223 100
Autres charges d’exploitation 2 400
Charges financières 29 100 Produits financiers 38 200
VNA des immob. Corp. Cédées 35 000 P.C. d’immobilisation 34 000
Impôt sur résultats 11 400

Nota : Les dotations d’exploitation se composent de 216 300 pour les amortissements et 6 800 de
provisions pour dépréciations des stocks
Les produits financiers contiennent 1 800 de reprise sur titres de participation

2. Bilan au 31/12/2011 (montants nets en dh)

46
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
Actif 2011 2010 Passif 2011 2010
Frais préliminaires 11 200 12 000 Capital social 475 000 420 000
280 000 350 000 65 000 74 500
I.T. M.O 345 000 240 000 Autres réserves 32 000 - 9 500
Matériel de transport 13 500 - 180 000 205 000
Mobilier de bureau - 25 000 Résultats nets 15 000 10 000

Titres de participation Autres dettes de finan.


Provisions pour charges
Total I 649 700 627 000 Total I 767 000 700 000
Matières et fournitures 18 500 18 500 Fournisseurs 128 700 127 500
41 000 36 000 18 500 12 000
Stocks de produits finis 104 000 123 500 Etat - Créditeur
Clients et cptes rattachés 21 400 8 000
Titres et valeurs de Plac.
Total II 184 900 186 000 Total II 147 200 139 500
Banques 64 000 19 500 Crédits de trésorerie
7 000
Caisses 15 600
Total III 79 600 26 500 Total III - -
Total général 914 200 839 500 Total général 914 200 839 500

3. Renseignements annexes

L’augmentation du capital en 2011 a été opérée en totalité par apports nouveaux ;

Les frais d’augmentation du capital (frais préliminaires) se sont élevés à 4 000 dh ;

Une dette de financement de 75 000 dh a été contractée en 2011 et une autre a été remboursée ;

Cession en 2011 d’un matériel de transport à 9 000 dh et des titres de participation pour 25 000 dh ;

Acquisition, au cours de 2011, d’un matériel de transport à 248 000 dh et d’un mobilier à 15 200 dh.

Travail demandé

1. Etablir l’ESG

2. Etablir le tableau de financement

47
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
ETAT DES SOLDES DE GESTION (ESG)
Modèle normal Exercice du 01/01/2011 Au 31/12/2011
I. Tableau de Formation des Résultats (TFR)
Exercice Exercice
2011 2010
1 Vente de marchandises (en l’état) 0
2 - Achats revendus de marchandises 0
I = Marge brute sur ventes en l’état 0
II Production de l’exercice 997 000
3 + Ventes de biens et services produits 992 000
4 Variation stocks de produits +/- 5 000
5 Immobilisations produites par l’entreprise pour elle- 0
même
III - Consommation de l’exercice 613 100
6 Achats consommés de matières et fournitures 531 400
7 Autres charges externes 81 700
IV = Valeur ajoutée 383 900
8 + Subvention d’exploitation 0
9 - Impôts et taxes 24 500
10 - Charges de personnel 110 100
V = Excèdent brut d’exploitation (EBE) ou 249 300
= Insuffisance brute d’exploitation (IBE) -
11 + Autres produits d’exploitation 12 000
12 - Autres charges d’exploitation 2 400
13 + Reprises d’exploitation ; transferts de charges 0
14 - Dotations d’exploitation 223 100
VI = Résultat d’exploitation (+ ou -) 35 800
VII ± Résultat financier 9 100
VIII = Résultat courant (+ ou -) 44 900
IX ± Résultat non courant -1 500
15 - Impôts sur les résultats 11 400
X = Résultat net de l’exercice 32 000

II- Capacité d’autofinancement (C.A.F) - Autofinancement


Exercice N Exercice
N-1
1 Résultat net de l’exercice
Bénéfice + ou Perte - 32 000
2 + Dotations d’exploitation 216 300
3 + Dotations financières 0
4 + Dotations non courantes 0
5 - Reprises d’exploitation 0
6 - Reprises financières 1 800
7 - Reprises non courantes 0
8 - Produits des cessions d’immobilisations 34 000
9 + Valeurs nettes d’amortissement des immobilisations 35 000
cédées
I = Capacité d’autofinancement (C.A.F.) 247 500
10 - Distributions de bénéfices 0
II = Autofinancement 247 500

48
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
TABLEAU DE FINANCEMENT DE L’EXERCICE
Modèle normal Exercice du 01/01/2011 Au 31/12/2011
I. SYNTHESE DES MASSES DU BILAN
Masses Variations a - b
Exercice N Exercice N-1
a Emplois Ressources d
b c
Financement permanent 767000 700000 67000
Moins actif immobilisé 649700 627000 22700
Fonds de roulement fonctionnel 117300 73000 44300
Actif circulant 184900 186000 1100
Moins passif circulant 147200 139500 7700
Besoin de financement global 37700 46500 8800
Trésorerie nette (Actif - Passif) = A-B 79600 26500 53100

II. EMPLOIS ET RESSOURCES


Exercice Exercice précédent
Emplois Ressources Emplois Ressources
I- Ressources stables de l’exercice (flux)
Autofinancement (A) 247500
Capacité d’autofinancement 247500
Distribution des bénéfices 0
Cessions et réductions d’immobilisations (B) 34000
Cessions d’immobilisations incorporelles 0
Cessions d’immobilisations corporelles 9000
Récupération sur créances 25000
Augmentation des capitaux prop. et assim. (C) 55000
Augmentation de capital (apports) 55000
Subvention d’investissement 0
Augmentation des dettes de financement (D) 75000
(nettes de primes de remboursements)
Total ressources stables (A+B+C+D) 411500
II- Emplois stables de l’exercice (flux)
Acquisitions et augmentation des 263200
immobilisations (E)
Acquisition d’immobilisations incorporelles 0
Acquisition d’immobilisations corporelles 263200
Acquisition d’immobilisations financières 0
Acquisitions des créances immobilisées 0
Remboursement des capitaux propres (F) 0
Remboursement des dettes financement (G) 100000
Emplois en non valeurs (H) 4000
Total emplois stables (E+F+G+H) 367200
III- Variations du besoin de financement 8800
global (B.F.G.)
IV- Variation de la trésorerie 53100
Total général 420300 420300

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Exercices

EXERCICE 1

Le chiffre d’affaire d’une entreprise est réalisé dans les conditions suivantes :
41 % au comptant
20 % payable à un mois
20 % payable à 2 mois
20 % payable à 3 mois
1) Calculer la durée moyenne du Crédit - clients,
2) Le chiffre d’affaires régulièrement étalé sur l’année s’élève à 3 540 000 DH. Quel est le
montant du compte «Clients et comptes rattachés » ?

EXERCICE 2

Une entreprise commerciale dont le taux de rotation du stock est de 12 réalise toutes ses
ventes au comptant ; ses fournisseurs lui assurent deus mois de crédit ; le chiffre d’affaires annuel
est de 7 500 000 DH et le taux de marge est de 20 %.

1) Quel est le montant du besoin de financement ?


2) Commenter cette situation (supposer que l’actif immobilisé ne dépasse pas 500 000 DH).

EXERCICE 3

Le service comptabilité d’une entreprise vous communique les informations suivantes (en
1000 DH) :
Stock de marchandises de fin d’exercice : 40 000
Stock de marchandises de début d’exercice : 39 000
Clients et comptes rattachés : 23 000
Fournisseurs et comptes rattachés : 32 000
Achats revendus de marchandises : 200 000
Charges de personnel : 60 000
Charges financières : 10 800
Charges non courantes : 200

Tableau des stocks (valeurs en fin de mois)


J F M A M J J A S O N D
39000 37500 38500 38000 40000 39500 38000 36000 42000 36300 42200 40000
Tableau des achats mensuels nets
Octobre Novembre Décembre
16 875 20 625 18 000

Tableau des chiffres d’affaires mensuels :

Octobre Novembre Décembre


27 000 28 200 28 800

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Travail à faire
1) Calculer le ratio de rotation des stocks pour l’exercice
2) Calculer la durée moyenne du crédit clients pour le dernier trimestre
3) Calculer la durée moyenne du crédit fournisseurs pour le dernier trimestre

EXERCICE 4

On vous communique les informations ci-après relatives à la comptabilité d’une entreprise :

1. Le compte de produits et charges au 31/12/N

TOTAUX DE
OPERATIONS L'EXERCICE
Propres à Concernant
l'exercice l'exercice
précédent 3=1+2
1 2
PRODUITS D'EXPLOITATION
I
Ventes de marchandises (en l'état)
18 756 18756
Vente de biens et services produits 566 280 566 280
E Chiffre d'affaires 585 036 585 036
X Variation de stocks de produits (±) -30 736,5 -30 736,5
P Immobilisations produites par l'Ese pour
1 764 1 764
L elle-même
O Subvention d'exploitation - -
I Autres produits d'exploitation 1 440 1 440
T Reprise d'exploitation : transfert de charges 496,5 496,5
A
T TOTAL I 558 000 558 000
I
O
N II Charges d’exploitation
Achats revendus de marchandises
Achats consommés de matières et 14 328 14 328
fournitures 235 152 235 152
Autres charges externes 12 888 12 888
Impôts et taxes 7 200 7 200
Charges de personnel 230 400 230 400
Autres charges d'exploitation 1 080 1 080
Dotations d'exploitation 13 680 13 680

TOTAL II 514 728 514 728


Résultat d'exploitation (I-II)
III 43 272
F IV
I Produits Financiers
N 4 680 4 680
A Produit des titres de participation et autres
N titres immobiliers
C Gains de change - -
I Intérêts et autres produits financiers 1 800 1 800
ER Reprise financières ; transfert de charges 144 144

TOTAL IV 6 624 6 624

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CHARGES FINANCIERES
V
Charges d'intérêts 2 448 2 448
Pertes de change - -
Autres charges financiers - -
Dotations financières 51 51
TOTAL V 2 499 2 499
RESULTAT FINANCIER (IV-V)
VI 4 125
Résultat Courant (III+VI)
VII 47 397

VIII Produits non courants


Produits des cessions d'immobilisations 648 648
Subventions d'équilibre - -
N
Reprises sur subventions d'investissement - -
O
N Autres produits non courants 126 126
Reprise non courantes ; transfert de charges 36 36
C TOTAL VIII 810 810
O Charges non courantes
U IX
R V.N.A des immobilisations cédées 432 432
A Subventions accordées - -
NT Autres charges non courantes 201 201
Dotations non courantes aux amort. Et aux
79,5 79,5
prov.
TOTAL IX 712,5 712,5
Résultat non courant
X 97,5
XI Résultat avant Impôts (VII+X) 47 494,5 47 494,5
XII Impôts sur les résultats 16 623 16 623
XIII Résultat Net (XI – XII) 30 871,5 30 871,5

XIV TOTAL DES PRODUITS (I+IV+VIII) 565 434


XV Total des Charges (II+V+IX+XII) 534 562,5
Résultat Net (total des produits - total des
XV 30 871,5
Charges)

2. Informations extraites de l’ETIC


- Bénéfice distribué au cours de l’exercice : 15 000 DH
- Dotations et reprises de l’exercice
Eléments Dotations reprises
D’exploitation financières Non D’exploitation financières Non
courantes courantes
Eléments 9 720 _ 49,5 82,5 48 20
stables
Eléments 3 690 51 30 414 96 16
circulants
13 680 51 79,5 496,5 144 36

Travail demandé

1. Etablir l’ESG
2. Commenter

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EXERCICE 5

Procéder aux retratiments des SIG de l’exercice précédent selon les informations suivantes :
• Une redevance de crédit-bail de 30 000 DH est analysée en :
- Un amortissement de 20 000 DH,
- Une charge financière de 10 000 DH
• La rémunération du personnel extérieur figure pour 25 000 DH

EXERCICE 6

La société SOTEX, Sarl vous communique les informations suivantes :


Bilan au 31/12/2011 (en milliers de DH)
Actif Net Passif Montant
Frais préliminaires 33 250 Capital social 1 000 000
Constructions 525 000 Réserves 245 850
Installations techniques M. O. 183 750 Résultat net de l’exercice 362 400
Mobilier de bureau 338 000 Autres dettes de financement 691 150
Titres de participation 30 000
Matière et fournitures 540 000 Fournisseurs et comptes rattachés 495 000
Produits finis 350 000 Etat – créditeur 135 600
Clients et comptes rattachés 614 000 Autres provisions pour risques et 70 000
Autres débiteurs 26 000 charges
Banque 300 000
Caisse 60 000
Total 3 000 000 Total 3 000 000

Renseignements annexes :
Les constructions sont évaluées au double de leurs valeurs
Les amortissements du mobilier de bureau ne traduisent pas la dépréciation réelle ; la moins-
value est estimée à 10 500 DH
Des stocks de matières premières de 100 000 DH et de produits finis de 40 000 DH sont gardés
en permanence dans l’entreprise
Les titres de participations comprennent 80 actions achetées à 250 DH l’une dont le cours
actuel est le même, et 100 actions acquises à 160 l’une, cours actuel est de 175 DH / actions
Le plafond d’escompte des effets est limité à 34 000 DH
L’assemblée générale des associés a décidé de doter les réservés de 63 120 DH et de distribuer
le reste aux associés.
Une partie de 44 000 DH des dettes de financement est exigible à moins d’un an.
Les autres provisions pour risques et charges sont sincères.

Travail à faire

1. Déterminez l’Actif net réel


2. Présentez le bilan financier détaillé
53
Pr. Saïd AHROUCH, Analyse et diagnostic financiers, FSJES d’Agadir 2020
3. Présentez le bilan financier condensé
EXERCICE 7
La société SIGMACO, Sarl vous communique les informations suivantes :
Bilan au 31/12/2003
Actif Net Passif Montant
Frais préliminaires 15 000 Capital social 450 000
Constructions 340 750 Réserves légales 14 914
Installations T.M. O 72 750 Résultat net de l’exercice 40 500
Matériel de transport 57 024 Autres dettes de financement4 345 000
Mobilier de bureau 134 100
Prêts immobilisés2 80 000 Fournisseurs et comptes rattachés5 335 300
Matières premières 100 500 Etat – créditeur 28 900
Produits finis 160 000 Comptes de régularisation – Passif 4 200
Clients et comptes rattachés 202 950 Autres provisions pour risques et
9 260
Autres débiteurs3 30 000 charges
Titres et valeurs de placement 20 000
Banque 11 100
Caisse 3 900
Total 1 228 074 Total 1 228 074

Renseignements annexes :
- Les installations techniques enregistrent une plus-value de 95 625 DH
- Les titres et valeurs de placement sont estimés à 18 000 DH
- Les effets à recevoir sont escomptables pour un montant de 14 000 DH
- Une provision durable pour grosse réparation de 38 000 DH est à constituer
- Le bénéfice à distribuer est de 24 000 DH
- Les autres provisions pour risques et charges sont sincères.

Travail à faire

1. Déterminez l’Actif net réel


2. Déterminez les capitaux propres
3. Présentez le bilan financier condensé
4. Calculez et interprétez les ratios suivants :
Financement des immobilisations
Autonomie financière
Trésorerie réduite

2
Dont 16 000 DH à moins d’un an
3
Dont 5 400 à plus d’un an
4
Dont 44 000 à moins d’un an
5
Dont 32 300 à plus d’un an
54
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EXERCICE 8

A l’aide des bilans (annexe A) et des renseignements donnés (annexe B) établir le tableau de
financement selon le PCM.

Annexe A :
Actif
Exercice t t-1
Eléments d’actif Brut Amor & Net Net
prov
Frais préliminaires 24 800 12 400 12 400
Charges à répartir sur plu. Exerc. 1 140
Prime de remb. des obligations 200 000 100 000 100 000 120 000
Terrains 1 280 000 1 280 000 280 000
Constructions 5 482 000 1 977 000 3 505 000 3 784 000
I.T.M.O.I. 9 900 000 7 520 000 2 380 000 3 230 000
Autres immob. corporelles 1 622 000 786 000 836 000 1 028 000
Prêts 45 000 45 000 50 000
Autres créances financières 202 000 202 000 230 000
Titres de participation 575 000 575 000 575 000
Total Actif immobilisé 19 330 800 10 395 400 8 935 400 9 298 140
Stocks 1 132 000 1 132 000 1 050 000
Créances 4 437 400 632 000 3 805 400 3 428 630
Total Actif circulant 5 569 400 632 000 4 937 400 4 478 630
Trésorerie-Actif 65 060 65 060 200 000
Total 24 965 260 11 027 400 13 937 860 13 976 770
Passif
Eléments de Passif Exercice t t-1
Capital 4 000 000 3 500 000
Réserves 4 535 480 4 702 500
Résultat net de l’exercice 150 190 659 600
Subventions d’investissements 91 410 108 710
Provisions réglementées 470 950 430 000
Provisions pour risques et charges 176 700 69 750
Dettes de financement 1 417 800 1 584 800
Dettes du passif circulant 3 095 330 2 921 410
Total 13 937 860 13 976 770

Annexe B :

1- Au cours de l’exercice t, la société X a acquis un terrain pour 1 100 000 et en a cédé un


pour 100 000 sans bénéfice ni perte.

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2- Une construction (valeur d’origine : 2 000 000) a été cédée pour 400 000. Elle était amortie
à hauteur de 1 800 000. On notera que la société a fait construire un entrepôt au cours de
l’exercice t.
3- Une machine neuve (matériel industriel) a été acquise pour 500 000 en remplacement d’un
matériel vendu 210 000 et amorti 130 000.
4- Une facturière a été échangée contre un ordinateur. La valeur d’origine de la facturière était
de 50 000. Elle était amortie à hauteur de 30 000 et a été reprise pour 25 000.
5- Aucun emprunt nouveau n’a été contracté lors de l’exercice t.
6- Amortissements cumulés à l’issue de l’exercice t-1 : constructions : 3 098 000, I.T.M.O.I. :
6 450 000, A.I.C. : 564 000.
7- L’augmentation de capital a été effectuée par incorporation de réserves.

Travail à faire

Elaborer les principaux tableaux de l’ETIC et établir le tableau de financement

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Références bibliographiques complémentaires

Belkahia Rachid, Oudad Hassan, Finance d’entreprise : analyse et diagnostic financiers, Edit
Consulting, 2007
Grandguillot Francis et Grandguillot Béatrice, L'essentiel de l'analyse financière,
Edition Gualino, 2016
Hubert de La Bruslerie, Analyse financière : Information financière, évaluation, diagnostic,
Dunod, 2014
Peyrard Josette, Analyse financière, Editions Vuibert, 1999
Ramage Pierre, Analyse et diagnostic financier, Editions d’Organisation, 2001
Teulie Jacques, Topsacalian Patrick, Finance, Editions Vuibert, 2005
Vernimmen Pierre, Finance d’entreprise, Editions Dalloz, 2005

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