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elle des nanotechnologies est plus réalisable en utilisant les forces
électrostatiques que les forces électromagnétiques.)
Ses extensions aux charges en mouvement sont étudiées dans le cadre de
l'électromagnétisme qui elle-même est généralisée par l'électrodynamique quantique.

Sommaire
1 Généralités
2 Formules de base
2.1 Potentiel en 1/r et champ à divergence nulle
2.2 Théorème de Gauss
2.3 L'équation de Poisson
2.4 Champ électrique créé par quelques distributions de charges
2.5 Exemples de potentiels
2.6 Un fil fini : calcul direct du champ produit
3 Distributions ayant des symétries et des invariances
4 Électricité statique : risques, applications et contraintes
5 Voir aussi
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes
6 Bibliographie
6.1 Ouvrage d'introduction
6.2 Ouvrages de référence
6.3 Références
Généralités
Il existe une expérience simple, que tout le monde peut faire, permettant de
percevoir une force électrostatique : il suffit de frotter une règle en plastique
avec un chiffon bien sec et de l’approcher de petits bouts de papier : c’est
l’électrisation. Les papiers se collent à la règle et y restent tant que les
charges ne sont pas équilibrées. L’expérience est simple à réaliser, cependant
l’interprétation n’est pas simple puisque, si la règle est chargée par frottement,
les bouts de papiers ne le sont pas a priori. Une autre expérience du même style
consiste à observer qu'un filet d’eau est dévié si on en approche un film de
cellophane.

Plus simplement, une expérience commune des effets de l'électrostatique est la


sensation de recevoir une décharge en touchant un objet métallique par temps très
sec, en descendant ou montant dans une voiture ou en retirant un vêtement en tissu
synthétique. Ce sont des phénomènes où il s’est produit une accumulation de
charges, d’électricité statique.

À partir de là, on peut considérer deux catégories de corps : les isolants, ou


diélectriques, où l’état d’électrisation se conserve localement et les conducteurs
où cet état se répartit sur la surface du conducteur. L’électrisation des corps a
pu être observée grâce aux propriétés isolantes de l’air sec, qui empêche
l’écoulement vers la terre des charges créées par frottement.

La distinction entre isolants et conducteurs n’a rien d’absolu ; la résistivité


n’est jamais infinie (mais très grande) et, par exemple, un papier sec isolant peut
devenir conducteur s'il est humidifié avec de l'eau.

Les charges électriques libres, pratiquement absentes dans les bons isolants,
peuvent y être créées facilement en fournissant à un électron, normalement lié à un
édifice atomique, une quantité d’énergie suffisante pour l’en dégager (par
irradiation ou échauffement, par exemple). À une température de 3 000 °C, il n’y a
plus d’isolants, mais seulement des conducteurs.

On constate aussi expérimentalement qu’il existe deux sortes de charges que l’on
distingue par leur signe, et que la matière est constituée de particules de charges
variées, toutes multiples de celle de l’électron, appelée « charge élémentaire » ;
cependant en électrostatique on se contentera de dire que lorsqu'un objet est
chargé en volume, il contient une densité volumique de charge {\displaystyle
\rho \;(x,y,z)}{\displaystyle \rho \;(x,y,z)}. Ceci correspond à une approximation
statistique, compte tenu de la petitesse de la charge élémentaire.

De même une petite expérience permet de démontrer l’importance de l’électricité


statique : il suffit de charger un peigne en plastique (en se peignant avec des
cheveux secs) puis d’approcher le peigne chargé d’une lampe à tube à néon : dans
l’obscurité, en approchant le peigne du tube, celui-ci s’allume localement. Le
champ électrique produit par le peigne est suffisant pour exciter le gaz à
l’intérieur du tube. D’où l’importance de l’électricité statique : si le champ
électrique d’un simple peigne est suffisant pour exciter un gaz, la décharge
d’électricité statique dans un appareil électronique sensible peut aussi le
détruire.

Formules de base
L'équation fondamentale de l'électrostatique est la loi de Coulomb, qui décrit la
force d'interaction entre deux charges ponctuelles. Dans un milieu homogène, le
seul cas considéré dans cet article, le vide par exemple, elle s'écrit :

Force de 1 sur 2 = - Force de 2 sur 1 :


{\displaystyle {\overrightarrow {F_{1}}}(2)=q_{2}{\frac {q_{1}{\overrightarrow
{e_{r}}}}{4\pi \varepsilon r_{12}^{2}}}=q_{2}{\frac {q_{1}{\overrightarrow
{r_{12}}}}{4\pi \varepsilon r_{12}^{3}}}=-q_{1}{\frac {q_{2}{\overrightarrow
{r_{21}}}}{4\pi \varepsilon r_{21}^{3}}}=-{\overrightarrow {F_{2}}}(1)}
{\displaystyle {\overrightarrow {F_{1}}}(2)=q_{2}{\frac {q_{1}{\overrightarrow
{e_{r}}}}{4\pi \varepsilon r_{12}^{2}}}=q_{2}{\frac {q_{1}{\overrightarrow
{r_{12}}}}{4\pi \varepsilon r_{12}^{3}}}=-q_{1}{\frac {q_{2}{\overrightarrow
{r_{21}}}}{4\pi \varepsilon r_{21}^{3}}}=-{\overrightarrow {F_{2}}}(1)}
Ici, la constante ε est une constante caractéristique du milieu, appelée la « 
permittivité ». Dans le cas du vide, on la note ε0. La permittivité de l'air étant
de 0,5 ‰ supérieure à celle du vide, elle lui est donc souvent assimilée. r désigne
la distance entre les deux charges.

Cette écriture traduit le fait que deux charges de même signe se repoussent et que
deux charges de signes contraires s'attirent proportionnellement au produit de
leurs charges et inversement proportionnellement au carré de leur distance ; les
forces sont de valeurs égales et de sens opposés, conformément au principe de
l'action et de la réaction.

Comme en gravitation, l'action à distance se fait par l'intermédiaire d'un champ :


le champ électrique :

Produit par 1 en 2 : {\displaystyle {\overrightarrow {E_{1}}}(2)={\frac {q_{1}


{\overrightarrow {r_{12}}}}{4\pi \varepsilon _{0}r_{12}^{3}}}}{\displaystyle
{\overrightarrow {E_{1}}}(2)={\frac {q_{1}{\overrightarrow {r_{12}}}}{4\pi
\varepsilon _{0}r_{12}^{3}}}} produit par 2 en 1 : {\displaystyle {\overrightarrow
{E_{2}}}(1)={\frac {q_{2}{\overrightarrow {r_{21}}}}{4\pi \varepsilon
_{0}r_{21}^{3}}}}{\displaystyle {\overrightarrow {E_{2}}}(1)={\frac {q_{2}
{\overrightarrow {r_{21}}}}{4\pi \varepsilon _{0}r_{21}^{3}}}}

Le champ créé en M par n charges qi situées en des points Pi est additif (principe
de superposition). Dans le cas d'une distribution de charges discrète :
{\displaystyle {\overrightarrow {E_{T}}}={\overrightarrow {E_{1}}}+{\overrightarrow
{E_{2}}}+{\overrightarrow {E_{3}}}+\ldots +{\overrightarrow
{E_{n}}}={\overrightarrow {E_{T}}}(M)=\sum _{i=1}^{n}{\frac {q_{i}}{4\pi
\varepsilon _{0}}}{\frac {\overrightarrow {P_{i}M}}{\|{\overrightarrow {P_{i}M}}\|
^{3}}}}{\displaystyle {\overrightarrow {E_{T}}}={\overrightarrow {E_{1}}}+
{\overrightarrow {E_{2}}}+{\overrightarrow {E_{3}}}+\ldots +{\overrightarrow
{E_{n}}}={\overrightarrow {E_{T}}}(M)=\sum _{i=1}^{n}{\frac {q_{i}}{4\pi
\varepsilon _{0}}}{\frac {\overrightarrow {P_{i}M}}{\|{\overrightarrow {P_{i}M}}\|
^{3}}}}
Dans le cas d'une distribution ρ de charges continue dans l'espace, le champ causé
par un petit volume chargé vaut :
{\displaystyle d{\vec {E}}(x_{m},y_{m},z_{m})={\frac {\rho (x_{i},y_{i},z_{i})}
{4\pi \varepsilon _{0}}}{\frac {\overrightarrow {r_{im}}}
{r_{im}^{3}}}\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}{\displaystyle d{\vec {E}}
(x_{m},y_{m},z_{m})={\frac {\rho (x_{i},y_{i},z_{i})}{4\pi \varepsilon _{0}}}{\frac
{\overrightarrow {r_{im}}}{r_{im}^{3}}}\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}
et en intégrant sur tout l'espace où il y a des charges, on obtient:
{\displaystyle {\vec {E}}(x_{m},y_{m},z_{m})=\iiint {\frac {\rho
(x_{i},y_{i},z_{i})}{4\pi \varepsilon _{0}}}{\frac {\overrightarrow {r_{im}}}
{r_{im}^{3}}}\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}{\displaystyle {\vec {E}}
(x_{m},y_{m},z_{m})=\iiint {\frac {\rho (x_{i},y_{i},z_{i})}{4\pi \varepsilon
_{0}}}{\frac {\overrightarrow {r_{im}}}{r_{im}^{3}}}\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}
où ρ est la densité volumique de charge en Pi, {\displaystyle {\overrightarrow
{r_{im}}}}{\displaystyle {\overrightarrow {r_{im}}}} est le vecteur allant de Pi au
point M. Dans l'élément de volume dxi dyi dzi autour du point Pi il y a un élément
de charge ρ(xi,yi, zi)dxi dyi dzi. Les intégrales indiquent qu'il faut additionner,
d'après le principe de superposition, sur tous les volumes contenant des charges.

Le potentiel électrique (dont les différences s'appellent tensions) est une notion
courante et importante de l'électrostatique : c'est une fonction scalaire dans
l'espace, dont le champ électrique est le gradient, géométriquement si l'un des
points d'un espace de coordonnées formant un n-uplet le gradient donne le vecteur
le plus raide qui lierait deux points de cet espace.
{\displaystyle V(x_{m},y_{m},z_{m})=\iiint {\frac {\rho (x_{i},y_{i},z_{i})}
{4\pi \varepsilon _{0}|r_{im}|}}\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}{\displaystyle
V(x_{m},y_{m},z_{m})=\iiint {\frac {\rho (x_{i},y_{i},z_{i})}{4\pi \varepsilon
_{0}|r_{im}|}}\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}
{\displaystyle V(x,y,z)={\frac {1}{4\pi \varepsilon _{0}}}\iiint \,\,{\frac {\rho
(x_{i},y_{i},z_{i})\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}{\sqrt {(x-x_{i})^{2}+(y-y_{i})^{2}+(z-
z_{i})^{2}}}}}{\displaystyle V(x,y,z)={\frac {1}{4\pi \varepsilon _{0}}}\iiint \,\,
{\frac {\rho (x_{i},y_{i},z_{i})\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}{\sqrt {(x-x_{i})^{2}+(y-
y_{i})^{2}+(z-z_{i})^{2}}}}}
et en calculant les dérivées partielles
{\displaystyle {\frac {\partial V}{\partial x}},~{\frac {\partial V}{\partial
y}},~{\frac {\partial V}{\partial z}}}{\displaystyle {\frac {\partial V}{\partial
x}},~{\frac {\partial V}{\partial y}},~{\frac {\partial V}{\partial z}}}
{\displaystyle {\vec {E}}(x,y,z)={\frac {1}{4\pi \varepsilon _{0}}}\iiint \!\!\rho
(x_{i},y_{i},z_{i})\,{\frac {(x-x_{i}){\vec {e_{x}}}+(y-y_{i}){\vec {e_{y}}}+(z-
z_{i}){\vec {e_{z}}}}{[(x-x_{i})^{2}+(y-y_{i})^{2}+(z-
z_{i})^{2}]^{3/2}}}\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}{\displaystyle {\vec {E}}(x,y,z)={\frac {1}
{4\pi \varepsilon _{0}}}\iiint \!\!\rho (x_{i},y_{i},z_{i})\,{\frac {(x-x_{i}){\vec
{e_{x}}}+(y-y_{i}){\vec {e_{y}}}+(z-z_{i}){\vec {e_{z}}}}{[(x-x_{i})^{2}+(y-
y_{i})^{2}+(z-z_{i})^{2}]^{3/2}}}\,dx_{i}dy_{i}dz_{i}}
Toute l'électrostatique dans un milieu homogène est dans ces dernières formules,
quoiqu'il faille remarquer que ces formules ne sont pas définies si le point de
coordonnées (xi, yi, zi) porte une charge ponctuelle, ce qui n'est d'ailleurs
qu'une approximation non-physique (ρ devrait y être infini).

Les formules ci-haut se simplifient selon les invariances du champ électrostatique.


Il est donc crucial d'étudier les symétries pour réduire le nombre de variables ;
voir la partie autour des invariances.

Potentiel en 1/r et champ à divergence nulle


On place la charge qui produit le potentiel en O et on regarde alors le potentiel
produit en M et son gradient. Dans ce paragraphe, il est supposé que O et M ne sont
pas confondus  (sinon les formules n'auraient aucun sens car ce serait équivalent à
calculer le potentiel de O sur lui-même ce qui est absurde). Posons :
{\displaystyle {\overrightarrow {\mathrm {OM} }}={\vec {r}}=r\,{\vec {e_{r}}}}
{\displaystyle {\overrightarrow {\mathrm {OM} }}={\vec {r}}=r\,{\vec {e_{r}}}}.
Or, par définition des dérivées partielles  :
{\displaystyle \mathrm {d} V={\overrightarrow {\operatorname {grad} }}\,V\cdot
\mathrm {d{\overrightarrow {OM}}} =-{\vec {E}}(\mathrm {M} )\cdot \mathrm
{d{\overrightarrow {OM}}} }{\displaystyle \mathrm {d} V={\overrightarrow
{\operatorname {grad} }}\,V\cdot \mathrm {d{\overrightarrow {OM}}} =-{\vec {E}}
(\mathrm {M} )\cdot \mathrm {d{\overrightarrow {OM}}} }.
Sachant que l'on peut démontrer que {\displaystyle {\frac {\vec {r}}{r^{3}}}=-
{\overrightarrow {\operatorname {grad} }}\,{\frac {1}{r}}}{\displaystyle {\frac
{\vec {r}}{r^{3}}}=-{\overrightarrow {\operatorname {grad} }}\,{\frac {1}{r}}}1, on
en déduit en multipliant par {\displaystyle {\frac {q}{4\pi \varepsilon _{0}}}}
{\displaystyle {\frac {q}{4\pi \varepsilon _{0}}}} que :
{\displaystyle {\vec {E}}(x,y,z)=\left({\frac {q}{4\pi \varepsilon _{0}}}\right)
{\frac {\vec {r}}{r^{3}}}=-{\overrightarrow {\operatorname {grad} }}{\frac {q}{4\pi
\varepsilon _{0}r}}=-{\overrightarrow {\operatorname {grad} }}\,V(r)}{\displaystyle
{\vec {E}}(x,y,z)=\left({\frac {q}{4\pi \varepsilon _{0}}}\right){\frac {\vec {r}}
{r^{3}}}=-{\overrightarrow {\operatorname {grad} }}{\frac {q}{4\pi \varepsilon
_{0}r}}=-{\overrightarrow {\operatorname {grad} }}\,V(r)}
avec :
{\displaystyle V(r)={\frac {q}{4\pi \varepsilon _{0}r}}}{\displaystyle V(r)={\frac
{q}{4\pi \varepsilon _{0}r}}}.
Les champs en {\displaystyle {\frac {\vec {r}}{\|{\vec {r}}\|^{3}}}}{\displaystyle
{\frac {\vec {r}}{\|{\vec {r}}\|^{3}}}} sont tels que leur divergence est nulle :
{\displaystyle \operatorname {div} {\frac {\vec {r}}{\|{\vec {r}}\|^{3}}}=0}
{\displaystyle \operatorname {div} {\frac {\vec {r}}{\|{\vec {r}}\|^{3}}}=0}.
Théorème de Gauss
Le théorème de flux-divergence est un théorème d'analyse vectorielle, utilisable en
électrostatique pour obtenir une équation locale du champ électrique.

Ce théorème indique que la somme des contributions vectorielles normales à des


surfaces infinitésimales sur le bord d'un volume peut également s'exprimer comme
une somme de surfaces infinitésimales coupant le volume, puisque les contributions
des faces situées à l'intérieur se compensent exactement ; il s'écrit
formellement :

{\displaystyle \iiint _{v}{\mbox{div}}{\vec {E}}\ dv=\iint _{S}{\vec {E}}\cdot


d{\vec {S}}}{\displaystyle \iiint _{v}{\mbox{div}}{\vec {E}}\ dv=\iint _{S}{\vec
{E}}\cdot d{\vec {S}}}
pour n'importe quel volume. En particulier, dans une sphère chargée en volume par
une densité volumique de charge ρ, ayant son centre en O et de rayon r suffisamment
petit pour qu'on puisse négliger les variations de ρ, avec {\displaystyle {\vec
{dS}}=dS{\vec {e_{r}}}}{\displaystyle {\vec {dS}}=dS{\vec {e_{r}}}} le vecteur
normal à la surface dirigé vers l'extérieur, et de longueur égale à l'élément de
surface dS qu'il représente :

{\displaystyle \iint _{S}{\frac {\vec {r}}{r^{3}}}\cdot d{\vec {S}}=\iint _{S}{\vec


{e_{r}}}\cdot {\vec {e_{r}}}\,{\frac {dS}{r^{2}}}=\iint _{S}{\frac {dS}
{r^{2}}}={\frac {S}{r^{2}}}={\frac {4\pi r^{2}}{r^{2}}}=4\pi }{\displaystyle \iint
_{S}{\frac {\vec {r}}{r^{3}}}\cdot d{\vec {S}}=\iint _{S}{\vec {e_{r}}}\cdot {\vec
{e_{r}}}\,{\frac {dS}{r^{2}}}=\iint _{S}{\frac {dS}{r^{2}}}={\frac {S}
{r^{2}}}={\frac {4\pi r^{2}}{r^{2}}}=4\pi }
Ce qui signifie que le résultat ne dépend pas de r. Et si on multiplie par
{\displaystyle {\frac {\rho v}{4\pi \varepsilon _{0}}}}{\displaystyle {\frac {\rho
v}{4\pi \varepsilon _{0}}}} où v est le volume de la sphère, on obtient :
{\displaystyle {\frac {\rho v}{4\pi \varepsilon _{0}}}\iint _{S}{\frac {\vec {r}}
{r^{3}}}\cdot d{\vec {S}}=\iint _{S}{\frac {\rho v}{4\pi \varepsilon _{0}}}{\frac
{\vec {r}}{r^{3}}}\cdot d{\vec {S}}=\iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}={\frac
{\rho v}{4\pi \varepsilon _{0}}}\,4\pi ={\frac {q}{\varepsilon _{0}}}}
{\displaystyle {\frac {\rho v}{4\pi \varepsilon _{0}}}\iint _{S}{\frac {\vec {r}}
{r^{3}}}\cdot d{\vec {S}}=\iint _{S}{\frac {\rho v}{4\pi \varepsilon _{0}}}{\frac
{\vec {r}}{r^{3}}}\cdot d{\vec {S}}=\iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}={\frac
{\rho v}{4\pi \varepsilon _{0}}}\,4\pi ={\frac {q}{\varepsilon _{0}}}}
où q est la charge totale ρv de la sphère. Soit finalement :
{\displaystyle \iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}={\frac {q}{\varepsilon
_{0}}}=\iiint {\mbox{div}}{\vec {E}}\ dv=\iiint {\frac {\rho }{\varepsilon
_{0}}}\,dv}{\displaystyle \iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}={\frac {q}
{\varepsilon _{0}}}=\iiint {\mbox{div}}{\vec {E}}\ dv=\iiint {\frac {\rho }
{\varepsilon _{0}}}\,dv}
D'où le théorème de Gauss sous sa version locale :

{\displaystyle {\mbox{div}}{\vec {E}}={\frac {\rho }{\varepsilon _{0}}}}


{\displaystyle {\mbox{div}}{\vec {E}}={\frac {\rho }{\varepsilon _{0}}}}
et l'expression intégrée, connue par les physiciens sous le nom de théorème de
Gauss :

{\displaystyle \iiint _{V}{\mbox{div}}{\vec {E}}\ dv=\iiint _{V}{\frac {\rho }


{\varepsilon _{0}}}\,dv=\iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}}{\displaystyle \iiint
_{V}{\mbox{div}}{\vec {E}}\ dv=\iiint _{V}{\frac {\rho }{\varepsilon
_{0}}}\,dv=\iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}}
L'équation de Poisson
L'équation de Poisson combine les relations précédentes pour donner une relation
locale entre la distribution de charge et le potentiel :

{\displaystyle -{\mbox{div}}{\vec {E}}={\vec {\nabla }}\cdot {\vec


{\nabla }}~V={\vec {\nabla }}^{2}~V=\Delta V=-{\rho \over \varepsilon _{0}}}
{\displaystyle -{\mbox{div}}{\vec {E}}={\vec {\nabla }}\cdot {\vec
{\nabla }}~V={\vec {\nabla }}^{2}~V=\Delta V=-{\rho \over \varepsilon _{0}}}
Voir l'article Nabla pour la signification du symbole {\displaystyle {\vec
{\nabla }}}{\displaystyle {\vec {\nabla }}}
On retrouve le fait que les influences des différentes charges s'ajoutent
linéairement, c'est-à-dire que pour connaître la force exercée sur une charge
électrique par plusieurs autres charges, il suffit de calculer la force
qu'exercerait chacune des charges prise isolément, et d'additionner les résultats :
on retrouve bien le principe de superposition, autre manière d'exprimer la
linéarité de la loi de Coulomb.

La loi de Coulomb est très proche de l'expression des forces gravitationnelles ;


mais ces dernières sont (pour une particule donnée) beaucoup plus faibles.
Pourtant, les forces électrostatiques ont peu d'effet à grande échelle, tandis que
la gravitation explique le mouvement des astres.

Cela provient du fait qu'en moyenne, la matière contient autant de charges


positives que de charges négatives et donc, au-delà de l'échelle des
inhomogénéités, leurs influences se compensent. Pour la gravitation, au contraire,
dont l'expression de la force a un signe opposé à celui de l'électrostatique, bien
que les masses aient toutes le même signe positif, elles s’attirent toutes, au lieu
de se repousser comme le font des charges électriques de même signe.

Champ électrique créé par quelques distributions de charges


Les champs électriques peuvent rarement être calculés analytiquement par le calcul
direct de la dernière formule mais peuvent toujours être calculés numériquement,
surtout avec les progrès de l'informatique.

Lorsqu'il existe des symétries, on peut souvent faire le calcul en appliquant le


théorème de Gauss au champ électrique :

Le flux du champ électrique à travers une surface fermée S est proportionnel à la


somme des charges qui sont à l'intérieur de cette surface.

{\displaystyle \iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}={\frac {Q}{\varepsilon _{0}}}}


{\displaystyle \iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}={\frac {Q}{\varepsilon _{0}}}}
Voici quelques exemples de résultats de calcul pour des distributions de charges
symétriques.

Fil rectiligne infini


On suppose un fil rectiligne infini, pris suivant l'axe Oz de densité linéique de
charge λ, à distance r du fil : Pour un point M, le plan passant par M contenant
l'axe Oz est un plan de symétrie, ainsi que celui passant par M et orthogonal à
l'axe Oz ; on en déduit que le champ résultant n'a de composante que suivant :
{\displaystyle {\vec {e_{r}}}:{\vec {E}}(r,\theta ,z)=E_{r}(r,\theta ,z)\,{\vec
{e_{r}}}}{\displaystyle {\vec {e_{r}}}:{\vec {E}}(r,\theta ,z)=E_{r}(r,\theta ,z)\,
{\vec {e_{r}}}}
Les invariances par translation suivant Oz et par rotation suivant θ permettent de
déduire que Er ne doit pas dépendre des variables z et θ et donc :
{\displaystyle {\vec {E}}(r)=E_{r}(r)\,{\vec {e_{r}}}}{\displaystyle {\vec {E}}
(r)=E_{r}(r)\,{\vec {e_{r}}}}
Si pour appliquer le théorème de Gauss, on choisit un cylindre passant par M, d'axe
Oz, de rayon r et d'épaisseur élémentaire dz :
{\displaystyle \iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}=\iint _{S}E_{r}(r){\vec
{e_{r}}}\cdot {\vec {e_{r}}}\,dS=E_{r}(r)\iint _{S}dS=E_{r}(r)(2\pi r\,dz)={\frac
{Q}{\varepsilon _{0}}}={\frac {\lambda dz}{\varepsilon _{0}}}}{\displaystyle \iint
_{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}=\iint _{S}E_{r}(r){\vec {e_{r}}}\cdot {\vec
{e_{r}}}\,dS=E_{r}(r)\iint _{S}dS=E_{r}(r)(2\pi r\,dz)={\frac {Q}{\varepsilon
_{0}}}={\frac {\lambda dz}{\varepsilon _{0}}}}
et on obtient finalement :
{\displaystyle E_{r}(r)={\frac {\lambda }{2\pi \varepsilon _{0}}}{\frac {1}{r}}}
{\displaystyle E_{r}(r)={\frac {\lambda }{2\pi \varepsilon _{0}}}{\frac {1}{r}}}
Plan infini
Soit un plan infini, uniformément chargé en surface, de densité surfacique de
charge σ, à distance r du plan. Comme le système est invariant par translation
parallèle au plan, le champ ne peut être que perpendiculaire au plan. D'autre part,
les champs sont directement opposés en deux points symétriques par rapport au plan.
Si M est à la distance z du plan, considérons un prisme élémentaire symétrique par
rapport au plan et dont une base, de surface dS, passe par M :
{\displaystyle \iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec {S}}=2E(z)\,dS={\frac {\sigma \,dS}
{\varepsilon _{0}}}}{\displaystyle \iint _{S}{\vec {E}}\cdot d{\vec
{S}}=2E(z)\,dS={\frac {\sigma \,dS}{\varepsilon _{0}}}}
d'où
{\displaystyle E(z)={\frac {\sigma }{2\varepsilon _{0}}}sgn(z)}{\displaystyle
E(z)={\frac {\sigma }{2\varepsilon _{0}}}sgn(z)}
La valeur absolue du champ est constante dans tout l'espace. Son sens change entre
les deux côtés du plan ; il est donc discontinu au niveau du plan.

Sphère creuse
Soit une sphère creuse de diamètre R, uniformément chargée en surface, de densité
surfacique de charge σ, à distance r du centre :

à l'intérieur (r < R) : {\displaystyle E(r)=0\quad }{\displaystyle E(r)=0\quad } ;


juste à l'extérieur de la surface (r = R+0) : {\displaystyle E(r)={\frac {\sigma }
{\varepsilon _{0}}}}{\displaystyle E(r)={\frac {\sigma }{\varepsilon _{0}}}}. À
nouveau, le champ est discontinu au niveau d'une surface chargée ;
à l'extérieur (r > R) : {\displaystyle E(r)={\frac {\sigma }{\varepsilon _{0}}}
{\frac {R^{2}}{r^{2}}}}{\displaystyle E(r)={\frac {\sigma }{\varepsilon _{0}}}
{\frac {R^{2}}{r^{2}}}}.
Sphère pleine
Soit une sphère pleine de diamètre R, uniformément chargée en volume, de densité
volumique de charge ρ, à distance r du centre :

à l'intérieur (r < R) : {\displaystyle E(r)={\frac {\rho }{3\varepsilon _{0}}}r}


{\displaystyle E(r)={\frac {\rho }{3\varepsilon _{0}}}r} ;
à la surface (r =R) : {\displaystyle E(r)={\frac {\rho }{3\varepsilon _{0}}}R}
{\displaystyle E(r)={\frac {\rho }{3\varepsilon _{0}}}R} ;
à l'extérieur (r > R) : {\displaystyle E(r)={\frac {\rho }{3\varepsilon _{0}}}
{\frac {R^{3}}{r^{2}}}}{\displaystyle E(r)={\frac {\rho }{3\varepsilon _{0}}}{\frac
{R^{3}}{r^{2}}}}.
Conséquence du théorème de Gauss, nous retrouvons dans les deux cas à l'extérieur
de la sphère un champ égal à celui d'une charge Q ponctuelle placée au centre de la
sphère :
{\displaystyle E(r)=4\pi \sigma R^{2}{\frac {1}{4\pi \varepsilon _{0}r^{2}}}={\frac
{Q}{4\pi \varepsilon _{0}r^{2}}}}{\displaystyle E(r)=4\pi \sigma R^{2}{\frac {1}
{4\pi \varepsilon _{0}r^{2}}}={\frac {Q}{4\pi \varepsilon _{0}r^{2}}}}
respectivement :
{\displaystyle E(r)={\frac {4\pi \rho R^{3}}{3}}{\frac {1}{4\pi \varepsilon
_{0}r^{2}}}={\frac {Q}{4\pi \varepsilon _{0}r^{2}}}}{\displaystyle E(r)={\frac
{4\pi \rho R^{3}}{3}}{\frac {1}{4\pi \varepsilon _{0}r^{2}}}={\frac {Q}{4\pi
\varepsilon _{0}r^{2}}}}
Exemples de potentiels
Potentiel d'un fil fini (-a, a) en b dans son prolongement :
{\displaystyle V(b)=\int _{-a}^{a}\,{\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}{\frac
{dx}{b-x}}={\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}\,\ln \,{\frac {b+a}{b-a}}}
{\displaystyle V(b)=\int _{-a}^{a}\,{\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}{\frac
{dx}{b-x}}={\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}\,\ln \,{\frac {b+a}{b-a}}}
Potentiel d'un disque chargé de rayon R à une distance z de son centre le long de
son axe :
{\displaystyle V(z)={\frac {\sigma }{4\pi \varepsilon _{0}}}\int _{0}^{R}{\frac
{2\pi r\,dr}{\sqrt {r^{2}+z^{2}}}}={\frac {\sigma }{2\varepsilon _{0}}}\left({\sqrt
{R^{2}+z^{2}}}-z\right)}{\displaystyle V(z)={\frac {\sigma }{4\pi \varepsilon
_{0}}}\int _{0}^{R}{\frac {2\pi r\,dr}{\sqrt {r^{2}+z^{2}}}}={\frac {\sigma }
{2\varepsilon _{0}}}\left({\sqrt {R^{2}+z^{2}}}-z\right)}
Un fil fini : calcul direct du champ produit
Supposons que l'on ait l'axe des x chargé sur un segment AB avec une densité de
charge linéique constante λ et, un point M (xM, yM) dans le plan xOy où l'on veut
déterminer le champ produit par les charges réparties sur AB.

Considérons le point P(x, 0). Il est dans un intervalle dx de AB ayant une charge
λdx. Ces charges créent en M un champ. Posons PM = r :
{\displaystyle {\vec {E}}(M)=\int _{a}^{b}\!\!d{\vec {E}}(M)={\frac {\lambda }{4\pi
\varepsilon _{0}}}\int _{a}^{b}\!\!{\frac {\overrightarrow {PM}}{r^{3}}}dx={\frac
{\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}\int _{a}^{b}\!\!\left({\frac {(x_{M}-x){\vec
{i}}+y_{M}{\vec {j}}}{r^{3}}}\right)dx}{\displaystyle {\vec {E}}(M)=\int
_{a}^{b}\!\!d{\vec {E}}(M)={\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}\int
_{a}^{b}\!\!{\frac {\overrightarrow {PM}}{r^{3}}}dx={\frac {\lambda }{4\pi
\varepsilon _{0}}}\int _{a}^{b}\!\!\left({\frac {(x_{M}-x){\vec {i}}+y_{M}{\vec
{j}}}{r^{3}}}\right)dx}
{\displaystyle =\left({\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}\int _{a}^{b}{\frac
{(x_{M}-x)}{r^{3}}}\right)dx\,{\vec {i}}+\left({\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon
_{0}}}\int _{a}^{b}{\frac {y_{M}}{r^{3}}}\right)dx\,{\vec {j}}}{\displaystyle
=\left({\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}\int _{a}^{b}{\frac {(x_{M}-x)}
{r^{3}}}\right)dx\,{\vec {i}}+\left({\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}\int
_{a}^{b}{\frac {y_{M}}{r^{3}}}\right)dx\,{\vec {j}}}
Il reste à faire les deux intégrales sur x pour obtenir les composantes de :
{\displaystyle {\vec {E}}(x_{M},y_{M})=E_{x}(x_{M},y_{M})\,{\vec {i}}+E_{y}
(x_{M},y_{M})\,{\vec {j}}}{\displaystyle {\vec {E}}(x_{M},y_{M})=E_{x}
(x_{M},y_{M})\,{\vec {i}}+E_{y}(x_{M},y_{M})\,{\vec {j}}}
En constatant que :
{\displaystyle {\frac {(x_{M}-x)}{r}}=\sin \alpha \ ,\ {\frac {y_{M}}{r}}=\cos
\alpha }{\displaystyle {\frac {(x_{M}-x)}{r}}=\sin \alpha \ ,\ {\frac {y_{M}}
{r}}=\cos \alpha }
on déduit :
{\displaystyle {\frac {(x_{M}-x)}{y_{M}}}=\tan \,\alpha }{\displaystyle {\frac
{(x_{M}-x)}{y_{M}}}=\tan \,\alpha } où α est le complémentaire de l'angle BPM,
{\displaystyle {\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}\int _{a}^{b}{\frac {x_{M}-
x}{r^{3}}}\,dx={\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}}}\int _{a}^{b}{\frac
{(x_{M}-x)dx}{r^{3}}}=-{\frac {\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}y_{M}}}\int _{\alpha
_{1}}^{\alpha _{2}}\!\!\sin \alpha \,d\alpha }{\displaystyle {\frac {\lambda }{4\pi
\varepsilon _{0}}}\int _{a}^{b}{\frac {x_{M}-x}{r^{3}}}\,dx={\frac {\lambda }
{4\pi \varepsilon _{0}}}\int _{a}^{b}{\frac {(x_{M}-x)dx}{r^{3}}}=-{\frac
{\lambda }{4\pi \varepsilon _{0}y_{M}}}\int _{\alpha _{1}}^{\alpha _{2}}\!\!\sin
\alpha \,d\alpha } facile à intégrer
On a utilisé :
{\displaystyle dx={\frac {-y_{M}}{\cos ^{2}\alpha }}\,d\alpha \ ,\ {\frac {1}
{r^{2}}}={\frac {\cos ^{2}\alpha }{y_{M}^{2}}}\ {\text{et}}\ {\frac {x_{M}-x}
{r}}=\sin \alpha }{\displaystyle dx={\frac {-y_{M}}{\cos
^{2}\alpha }}\,d\alpha \ ,\ {\frac {1}{r^{2}}}={\frac {\cos ^{2}\alpha }
{y_{M}^{2}}}\ {\text{et}}\ {\frac {x_{M}-x}{r}}=\sin \alpha }
Distributions ayant des symétries et des invariances
Lorsqu'on se propose de calculer le champ électrostatique en un point distant d'un
volume chargé on observe la morphologie du corps chargé, c'est comme si on avait
une vision d'ensemble de celui-ci à partir de ce point, car les électrons libres
ont un mouvement brownien et très rapide donc on peut négliger les zones d'ombre
électroniques. À partir de là il suffit de considérer les propriétés géométriques
de ce corps, ce qui est simple et très simplificateur des calculs. Pour une
distribution de charge ayant une symétrie par rapport à un plan, il est facile de
déduire que pour un point M du plan de symétrie, le champ résultant E(M) n'a de
composantes que dans le plan de symétrie (la composante perpendiculaire au plan de
symétrie s'annule : en regroupant les charges par paires symétriques en effet, on
constate cette nullité).

Exemple: Si on a une distribution sphérique de charge de centre O, alors tout plan


passant par O est un plan de symétrie : en conséquence, le champ résultant en M est
dans tous les plans contenant OM et donc {\displaystyle {\vec {E}}(r,\theta ,\phi )
=E_{r}(r,\theta ,\phi ){\vec {e}}_{r}}{\displaystyle {\vec {E}}(r,\theta ,\phi )
=E_{r}(r,\theta ,\phi ){\vec {e}}_{r}} puisque Eθ(r, θ, φ) = 0 et Eφ(r, θ, φ) = 0.

Plus généralement, si, pour une transformation euclidienne T, la distribution


ρ(T(M)) est identique à ρ(M), le champ en T(M) sera le transformé par T de celui en
M. On dit que la distribution est invariante par la transformation T.

C'est le cas, pour une distribution sphérique, par toute rotation autour du centre
et on en déduit que le champ est purement radial, et sa valeur mesurée le long du
rayon ne dépend que de sa distance au centre. En coordonnées polaires :
{\displaystyle {\vec {E}}(r,\theta ,\phi )=E_{r}(r,\theta ,\phi ){\vec
{e}}_{r}=E_{r}(r){\vec {e}}_{r}}{\displaystyle {\vec {E}}(r,\theta ,\phi )=E_{r}
(r,\theta ,\phi ){\vec {e}}_{r}=E_{r}(r){\vec {e}}_{r}}
Ce résultat simplifie beaucoup les calculs.

Autre exemple : cas d'une symétrie cylindrique, avec invariance de ρ par symétrie
par rapport à tout plan contenant Oz, ou perpendiculaire à Oz, on obtient :
{\displaystyle {\vec {E}}(r,\theta ,z)=E_{r}(r,\theta ,z){\vec {e}}_{r}=E_{r}(r)
{\vec {e}}_{r}}{\displaystyle {\vec {E}}(r,\theta ,z)=E_{r}(r,\theta ,z){\vec
{e}}_{r}=E_{r}(r){\vec {e}}_{r}}
Électricité statique : risques, applications et contraintes
La production d'électricité statique peut être non souhaitée voire contraignante
dans le cadre de productions industrielles car pouvant conduire au mauvais
fonctionnement, à la détérioration d'équipements sur le long terme, ou, dans les
cas à risque, par explosions.

Des « décharges électriques » par frottements de tissus, ou autres sont l'une des
premières sources d'inflammation en zone à risque d’explosion (atmosphères
explosibles : ATEX), notamment dans des secteurs tels que agriculture, chimie,
parachimie, pharmacie, industrie du bois, sidérurgie, pyrotechnie...
Des méthodes et essais d'évaluation du risque et de certification volontaire2 ont
été développés et sont encore en développement, de même des matériaux
antistatiques, notamment sous l'égide de l'INERIS en France3.

Dans le domaine de la santé, l'électricité statique, par exemple par l'utilisation


prolongée des écrans cathodiques d'ordinateurs, peut causer du stress, une
augmentation artérielle ou le déclenchement de crampes nocturnes.[réf. nécessaire]

Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :

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électrostatique, sur le Wiktionnaire
Électrostatique, sur Wikiversity
Articles connexes
Agent antistatique
Calcul vectoriel
Densité de charge
Équation de Laplace
Force électromagnétique
Force intermoléculaire
Machine électrostatique
Magnétostatique
Potentiel électrique
Replenisher
Théorème de Green
Liens externes
une vidéo explicative sur les lignes de champ électrostatique [archive]
Bibliographie

Expérience, au Palais de la découverte à Paris.


Ouvrage d'introduction
Richard P. Feynman, Robert B. Leighton (en) et Matthew Sands (en), Le Cours de
physique de Feynman [détail de l’édition], InterEditions (1979)

Accessible dès le premier cycle universitaire. Le grand théoricien de


l'électrodynamique quantique, prix Nobel de physique 1965, nous donne ici un
superbe cours d'introduction à l'électromagnétisme classique. L'électrostatique est
traitée dans le premier volume : Électromagnétisme I (ISBN 2-7296-0028-0). Rééd.
Dunod (ISBN 2-10-004861-9)
Ouvrages de référence
Émile Durand ; Électrostatique, Masson (1953). Un traité monumental en trois
volumes :
Vol 1 : Distributions
Vol 2 : Problèmes généraux & conducteurs
Vol 3 : Méthodes de calcul
John David Jackson (trad. de l'anglais), Électrodynamique classique [« Classical
Electrodynamics »] [détail de l’édition]
(en) Wolfgang K. H. Panofsky et Melba Phillips ; Classical electricity and
magnetism, Addison-Wesley (2e édition-1962). Réédité par : Dover Publications, Inc.
(2005), (ISBN 0486439240). L'ouvrage de référence en électrodynamique classique
avant la parution du Jackson
Références
Voir Formulaire d'électromagnétisme statique#Champ gradient d'un potentiel.
Ineris, nouveau référentiel et schéma de certification volontaire Electrostatic-
INERIS ; Lettre numéro 23 [archive], août 2012, 4 pp
Électricité statique : source d’incendie et d’explosion L’INERIS propose une
réponse adaptée aux industriels [archive], juin 2010
[afficher]
v · m
Analyse vectorielle
[afficher]
v · m
Électromagnétisme
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et de l’électronique
Catégorie : Électrostatique[+]
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