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Université Hassan II de Casablanca

Faculté des Sciences et Techniques de Mohammedia


Département : Génie Electrique
Filière d'ingénieur : Génie Electrique & Télécommunication (GET)
Option : GECI

Compte rendu du TP3

Commande scalaire d’un moteur asynchrone

Encadré par : Mr F.ELAAMRI

Elaboré par :

 BERRADI OTHMANE

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2020-2021


Compte rendu du TP3 : commande scalaire d’un moteur asynchrone GET3 :GECI

I. Introduction:
Les stratégies d’une commande scalaire d’une MAS sont basées sur la commande simple
des grandeurs variables de la machine comme la tension, le courant et la fréquence sans
considération pour la phase. Bien que ces stratégies aient l’avantage d’être facilement
réalisables, elles ont l’inconvénient d’offrir de faibles performances dynamiques. La
stratégie de commande scalaire la plus connue est celle où lorsqu’on varie la fréquence
Fs, on ajuste la tension d’alimentation Vs au stator de telle manière que le flux ou le
rapport entre la tension et la fréquence reste constant (Vs/Fs). Cette stratégie de
commande peut être appliquée en boucle ouverte ou en boucle fermée avec régulation
de la fréquence de glissement.

II. Principe de la commande scalaire :

Dans la machine asynchrone les champs stator et rotor restent synchronisés du fait que,
par induction, la fréquence des courants rotoriques varie automatiquement avec la
vitesse du rotor pour compenser cette variation.
Le champ rotorique est mobile par rapport au stator à pulsation, contrairement au cas
des machines synchrones où la fréquence du courant d'excitation reste constante et
nulle quelle que soit la vitesse du rotor et où, par conséquence, le champ rotorique est
fixe par rapport à celui-ci.
Dans les machines asynchrones il n'y a donc pas de risque de décrochage par couple
moyen nul mais seulement de blocage par couple résistant excessif, supérieur au couple
maximal, qui provoque un arrêt et un fonctionnement en court-circuit puisqu'il n'y a
plus de f.e.m. de rotation pour s'opposer à la tension statorique.
Les machines asynchrones présentent des instabilités en régime transitoire. C'est le cas
lors d'une alimentation directe en tension lorsque le filtre d'entrée présente des valeurs
d'inductance et de capacité élevées. C'est aussi le cas lors d'une alimentation directe en
courant avec fréquence statorique imposée.

III. Principe de la commande en boucle ouverte :

La commande en boucle ouverte par onduleur du moteur asynchrone s’effectue par la


pulsation 𝜔𝑠 , et la valeur efficace de la tension Vs phase-neutre du stator pour un
onduleur de tension.

Figure 1: représentation de la commande en boucle ouverte

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IV. Application de la loi V/F à la MAS alimentée en tension :

La commande scalaire est basée sur le modèle de la machine en régime permanent, c’est
pour cette raison, une étude de la machine asynchrone en régime permanent est
nécessaire.
En utilisant la notation complexe 𝑋⃗ = 𝑋𝑑 + 𝑗𝑋𝑞 , les grandeurs électriques peuvent se
mettre sous la forme:

D’où :

En régime permanent, nous avons :

Où : 𝑔 = 𝜔𝑠𝑙 /𝜔𝑠 est le glissement de la machine asynchrone.


Les vecteurs du flux statorique et rotorique peuvent s’écrire sous la forme :

Finalement les grandeurs électriques s’écrivent comme suit :

En régime permanent est dans un repère lié au rotor, l’équation du circuit rotorique
s’écrit :

La relation exprimant le flux statorique est :

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A partir de ces deux dernières équations, on en déduit :

Et :

En régime permanent et dans un repère lié au stator :

D’où :

On en déduit finalement :

Cette relation est à la base des lois de commandes permettant un contrôle du module du
flux.
La loi de commande précédente permet de maintenir le flux constant. Mais elle est trop
complexe pour être exploitée sans moyen de calcul puissant. Elle doit être simplifiée.
Donc, si la pulsation rotorique est très faible, alors :

Cette relation reste valable entre les valeurs efficaces des tensions et des flux
statoriques.
Elle constitue le principe des lois de commande à flux constant des machines alimentées
en tension. On choisit de maintenir, si possible, le flux à sa valeur nominale. Si, de plus,
Rs est négligeable, alors𝑉𝑠 = Φ∗𝑠 𝜔𝑠 ce qui caractérise une loi en Vs/f=cste (c’est le
principe de la commande scalaire ou bien la loi V/F=cste).
Le système de la figure 1 montre le schéma block de la commande scalaire avec contrôle
V/f. le contrôle de la variation de vitesse est obtenu par un contrôle de la pulsation de

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glissement ωsl qui est directement lié au couple. Ainsi le contrôle de la vitesse s’effectue
à traverse un contrôle indirect du couple.

Figure 2: Schéma bloc de la commande scalaire V/f d’une machine asynchrone

Le correcteur, généralement de type PI permet d'estimer la pulsation rotorique, la


tension de sortie du correcteur notée ωsl est additionnée à la tension image de la vitesse
de rotation ωr et ceci de façon à obtenir la valeur adéquate pour la pulsation statorique.
Cette dernière est calculée par la relation ωs = ωr + ωsl. C'est l'autopilotage fréquentiel.
Le régulateur de la vitesse donc utilise l’erreur de la vitesse pour générer la pulsation de
glissement, afin d’obtenir la pulsation ωs correspondante à la tension de référence Vs*.

V. Domaine de fonctionnement de la MAS dans le plan couple-


vitesse :
Pour garder le rapport V/F constant il faut garder le flux constant. Quand la tension
atteint sa valeur maximale, on commence à décroître ce rapport ce qui provoque une
diminution du couple que peut produire la machine. On est en régime de « défluxage »
ou régime de survitesse.

Figure 3: Caractéristique de contrôle de couple-vitesse de MAS

Figure 4: le modèle mathématique de flux

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Figure 5: Déplacement de la caractéristique couple-vitesse en fonction de la pulsation rotorique

Afin d’améliorer le comportement à basse fréquence, on utilise la formule suivante :

VI. Manipulation sous MATLAB/SIMULINK :


Le schéma bloc représenté ci-dessous montre l’association de la modèle de la machine
asynchrone ainsi que l’onduleur et son circuit de commande MLI sous Simulink, en
implémentant la loi V/F tout en utilisant le régulateur PI (bloc d’estimation).
Comme la machine subie au phénomène de défluxage dans le régime de sur vitesse, on
utilisera un bloc de défluxage qui donne le flux référence tout en vérifiant le
fonctionnement de la machine dans ce régime en entrainant cette dernière à une vitesse
de 250 rad/s et finalement on vérifiera le contrôle du couple à l’arrêt (à vitesse de
rotation nulle).

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 Modèle de la machine asynchrone :

 Modèle de l'onduleur :

 Modèle de la commande MLI :

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 Bloc de défluxage :

 Modèle de signaux références triphasés en implémentant la loi de commande


V/f :

Simulation avec le terme k*ws :

On applique une consigne de vitesse de 155 rad/s et un couple de charge de 10 N.m


entre les instants 4s et 7s.

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 Les paramètres de régulateur PI :

 Vitesse :

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 Au démarrage :

 Après l’application du couple de charge :

 Après l’annulation du couple de charge :

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 Le couple Cem

 Flux :

 Les courants statoriques :

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 Après l’application du couple de charge :

 Après l’annulation du couple de charge :

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Simulation sans le terme k*ws :

 Les paramerte de regulateur PI :

 La vitesse :

 Le couple Cem :

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 Le flux :

 Les courants statorique :

 Les interprétations :

 Les résultats de simulation montrent que la vitesse de rotation de la MAS suit


bien la consigne donc les paramètres de PI ont été bien choisis.
 On remarque l’apparition des pics dans le couple et dans les courants statoriques,
lors de l’application du couple de charge et au démarrage, puis il y a une
stabilisation en régime permanent.

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Simulation de l’arrêt :

En premier temps la machine tourne suivant la consigne de référence 155 rad/s, puis
une charge résistive de 10 N.m s’introduit comme perturbation entre 1s à 2s et un arrêt
demandé à l’instant t=2s.

 La vitesse :

 Le couple Cem :

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 Le flux :

 Interprétation :

On remarque que le couple moteur est inversé à t=2s donc il s’agit d’un freinage
électrique .

VII. Conclusion générale :

La machine asynchrone est un système électromécanique permettant la conversion de


l’énergie mécanique en énergie électrique (mode générateur) et la conversion de
l’énergie électrique en énergie mécanique (mode moteur).elle est composé d’une partie
fixe appelée stator et une partie tournante appelée rotor.
La modélisation de la machine asynchrone est nécessaire pour déterminer avec
précision les limites de son fonctionnement et son comportement dynamique. Elle est
aussi utile pour sa conception et de lui concevoir une commande à haute performances.
Lorsque la machine asynchrone est alimentée a partir d’un onduleur de tension, qui
permet la génération d’ondes de tensions sinusoïdales d’amplitude et de fréquence
variable a partir d’une source de tension continue. En effet, il existe différentes
stratégies pour contrôler la grandeur et la fréquence de tension de sa sortie et ainsi
contrôler la vitesse et le couple de la machine asynchrone.
Dans notre étude, on a réalisé la stratégie de la commande scalaire qui se base sur le
principe de V/f=Cst, par conséquent maintenir le flux statorique dans la machine.
Quelques avantages peuvent être énumérés pour cette technique, à savoir sa simplicité
de réalisation, de dimensionnent et sa facilité en terme d’exécution. Par contre, elle
donne de bons résultats en régime permanent, mais manque de performances lors des
régimes transitoires, elle présente l’inconvénient d’augmenter le temps de réponse du
système.
En conclusion, la commande scalaire est utilisée donc dans de nombreux variateurs, car
c’est la solution la moins couteuse si de bonnes performances dynamiques ne sont pas
exigées.

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