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Nous tenons à exprimer nos vifs remerciements et notre

gratitude à notre directrice de recherche,


pour son support exemplaire durant l’exercice parfois ardu menant à la
rédaction de cette étude. Nous la remercions également pour sa
patience, sa disponibilité, sa rigueur, ses conseils judicieux et son
support continu. Ses conseils ont été des apports précieux qui nous ont
permis de mettre à terme ce projet de recherche. Les mots nous
manquent ou nous semblent superficiels pour exprimer à sa justice
valeur toute notre reconnaissance et notre gratitude envers elle.

Un grand merci également à nos familles pour leurs soutiens


aussi bien moraux que financier et pour leurs sacrifices.

Nous tenons également à remercier tous le staff administratif et


pédagogiquede la FP BENI MELLAL, aussi nos amis et tous les
étudiants de licence fondamental aussi professionnelle.

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Liste des abréviations

Liste des figures

Introduction générale
 Chapitre 1 : Contexte général de la finance islamique
 Section1 : Finance islamique : Historique et fondements
 Section2 : Les principes de la finance islamique
 Chapitre 2 : Organisation des banques au Maroc
 Section 1 : Fonctionnement générale et contrôle d’une banque
islamique
 Section 2 : Spécificité et le cadre règlementaire de la banque
islamique au Maroc
 Chapitre 3 : Comparaison entre finance l’islamique et la finance

Conventionnelle au Maroc
 Section 1 : Produits offerts par les banques participatives et
conventionnelle
 Section 2 : Politique marketing appliquée par les banques
participatives et conventionnelles
 Chapitre 4 : Quel est l’impact de la finance islamique sur le

Consommateur et l’économie marocaine ?


 Section 1 : Degré d’influence de la finance islamique sur le
consommateurmarocaine
 Section 2 : Avantages et limites de la finance islamique sur l’économie

Nationale

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 Chapitre 5 : Gestion des risques financiers islamiques
 Section 1 : les principaux risques encourus par les
institutionsfinancièresislamiques
 Section 2 : Les techniques de gestions des risques

 Chapitre 6 : Etude de cas sous le thème : la réaction du large


public face aux produits alternatifs lancé par les banques
participatives
 Section 1 : Les PME marocaines face aux produits alternatifs et
classiques
 Section 2 : Analyse des résultats et interprétations

Conclusion générale
Bibliographie
Annexes
Table des matières

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Liste des abréviations

 3P : Partage des Pertes et des Profits


 AAOIFI : l’organisation de comptabilité et d’audit des institutions islamiques
 BAM : Bank Al Maghrib
 BCB : Banque commerciale du Burkina
 BID: Band Al Ihsan
 BNP: Banque nationale populaire
 CAMELS: Capital, Asset, Management, Earning, Liquidity, Sensitivity to market risk
 CCS : Comité de Conformité Sharia
 DAT : dépôt à terme
 FDIC: Federal Deposit Insurance Corporation
 FED: Federal Reserve Bank
 GAP: Gestion Actif-Passif
 HSBC: Hongkong and Shangaï Bank Corporation
 IDE : Indice de développement économique
 IFI : Les institutions financières islamiques
 IRR: l’Investissement Risk Reserve
 ISLI: Islamic Sukuk Liquidity Instrument
 LIBOR: London Inter-bank Offered Rate
 L’IFSB : Islamic Financial Services Board
 L’UEMOA : Union économique et monétaire Ouest Africaine
 OCC : Office Congolais de Contrôle
 PAS : Signifie prêt à l’accession sociale
 PC: personnel computer
 PER: Profit Equalization Reserve
 PLS: profit & loss sharing
 PME : petite et moyenne entreprise
 PSIA : Profit Sharing Investment Accourt

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Liste des figures
Figures de la partie théorique :
Figure1 : les fondements de fonctionnement de la Moucharaka
Figure2 : les fondements de fonctionnement de la mudaraba
Figure3 : les fondements de fonctionnement de la Murabaha
Figure4 : les fondements de fonctionnement de l’Ijara
Figure5 : les fondements de fonctionnement de Salam
Figure6 : les fondements de fonctionnement de l’Istisna’a
Figure7 : Profit de risque d'une banque islamique
Figure8 : Le risque commercial déplacé
Figure9: Le processus global poursuivi par les institutions financieres pour gerer ces
risques
Figure10 : Les 4 étapes basiques du plan de contingence
Figures de la partie pratique :
Figure 1 : La répartition de l’échantillon selon le critère du sexe
Figure 2 : la répartition de l’échantillon selon le critère socioprofessionnel
Figure 3 : La répartition de l’échantillon selon l’âge
Figure 4 : la répartition de l’échantillon selon leur désir à utiliser un compte bancaire
ordinaire
Figure 5 : Les raisons qui poussent les individus à utiliser un compte bancaire ordinaire
Figure 6 : Les raisons qui empêchent les individus à utiliser un compte bancaire
ordinaire
Figure 7 : Les avis des individus vis-à-vis les coûts des services bancaires classiques
Figure 8 : l’invention de l’échantillon à acceder à un crédit bancaire classique
Figure 9 : Les types des crédits utilisés par l’échantillon interrogés
Figure 10 : Le degré de connaissance des banques participatives
Figure11 : Les moyens qui contribue aux individus à connaitre les banques
participatives
Figure 12 : l’appréciation notée par l’échantillon à l’égard des services bancaires
islamiques
Figure 13 : Le pourcentage des individus qui utilisent un financement islamique

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Figure 14 : Les avis des individus à l’égard d’ouverture d’une fenêtre chez une banque
islamique
Figure 15 : Le choix des entrepreneurs entre un financement islamique et conventionnel
Figure 16 : Les motifs qui encouragent les entrepreneurs à choisir un financement
islamique
Figure 17 : Le lancement des banques participatives au Maroc

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Liste des tableaux

Tableau1 : les différents types de contrats islamiques et leurs correspondances classiques

Tableau2 : tableau comparatif schématisé de bilan d’une banque conventionnelle et


islamique

Tableau3 : l’ensemble des risques de non-conformité avec la charia les plus fréquents dans
les contrats

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Lorsque le concept de banque islamique avec ses valeurs éthiques a vu le jour, le
monde financier n’y a pas cru. Tout le monde se demandait ce que les valeurs ou l’éthique
avait avoir avec la finance. Cependant, les attitudes sont en train de changer et le concept de
banque islamique gagne du terrain chaque jour.

Depuis ses débuts, datant de 1975, la finance islamique connaît une croissance
remarquable. En effet, à l’époque, on ne dénombrait qu’une seule institution financière
islamique (IFI) alors qu’on en dénombre environ 300 aujourd’hui. Par ailleurs, selon les
dernières estimations, les actifs islamiques représenteraient une masse d’environ 500 milliards
USD (Standards & Poors, 2007) dont une grande partie proviendrait du Moyen Orient. Deux
raisons majeures expliquent ce succès. Premièrement, l’augmentation du prix des
hydrocarbures a généré des excédents de liquidités dans la région du Golfe persique.
Deuxièmement, le choc du 11 septembre 2001 a créé une sorte de scission entre l’Occident et
les communautés musulmanes à travers le monde. Cette situation aurait engendré un regain
Religieux permettant aux institutions financières islamiques de s’accaparer cette clientèle.

Les produits financiers islamiques sont destinés aux investisseurs désireux d’obéir aux
Lois de la charia qui régissent la vie quotidienne des musulmans. Ces lois interdisent de
verser ou de percevoir un intérêt fixe et prohibent l’investissement dans des secteurs comme
le Tabac, l’alcool et l’armement. Le principe consiste à relier le rendement du contrat
islamique à La productivité et à la rentabilité du projet, pour assurer une répartition équitable
de la Richesse. Il est également fondé sur la théorie du partage des pertes et profits.

Les institutions financières islamiques proposent des gammes de plus en plus


diversifiées Des produits pour répondre à la forte demande du grand nombre de musulmans
qui Recherchent des produits conformes à leurs valeurs islamiques. Le caractère compétitif de
ces Produits attire les investisseurs musulmans et autres.

Pour le Maroc, qui avait développé et réglementé son secteur bancaire et financier pour
Contenir les changements planétaires dans ce domaine et s’aligner aux standards
Internationaux en la matière, une telle réussite ne peut que l’inciter à revoir sa politique

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Financière et le pousser à rechercher une issue pour s’adapter aux nouveaux besoins du
public.

Le feu vert donné par la Banque Centrale Marocaine (Bank AL –Maghreb) aux
Établissements de crédit pour présenter au public les trois produits : Ijara, Moucharaka et
Mourabaha le 13 septembre 2007.

Attijariwafa Bank « premier groupe bancaire et financier du Maghreb et septième au Niveau


africain) a été la première banque marocaine à lancer les produits alternatifs avec la
Proposition de deux formules de financement de biens immobiliers : « Miftha Al Kheir » et «
Miftah Al Fath » basées respectivement sur le principe de « la Mourabaha » et « Ijara wa
Iqtina ». Et plusieurs autres banques marocaines s’y sont mises aussi.

La commercialisation de ses produits n’est pas faite sous le nom « produits islamiques »
mais sous l’appellation "Produits alternatifs" avec la mention « conformes aux règles de la
chariaâ ». Ceci montre, non seulement que les enjeux ne sont pas uniquement financiers, mais
Aussi la prudence de la banque centrale du royaume, qui a mis sur le marché seulement trois
Produits de toute la panoplie islamique existante.

Malgré cette offre, ces produits alternatifs n’ont pas connu le succès attendu et cela à
cause de plusieurs barrières qui ont freiné davantage le développement des produits
Islamiques dans un pays tel que le Maroc.

Nous allons essayer de dévoiler les vrais enjeux de la commercialisation de ces produits au
Maroc, à travers une démarche divisée en six chapitres

Le premier chapitre, portera le titre «contexte générale de la finance islamique », traitera


l’historique et les fondements de la finance islamique,Ainsi que ses différents principes,
ensuite le deuxième chapitre porte le nom « l’organisation du secteur bancaire marocain sur
les Produits islamiques appelés alternatifs » traitera le fonctionnement générale et le contrôle
d’une banque islamique ainsi que les spécificités et le cadre réglementaire de dite banques
quant au troisième chapitre qui va nous renseigner sur la différence entre les produits offerts
islamique et les produits des banque conventionnelle, ainsi que la politique marketing
appliquée par ces banques pour commercialiser ses produits.

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Le quatrième chapitre,sera consacré à l’étude de l’impact de la finance islamique sur le
consommateur et l’économienationale, ensuite le cinquième chapitre où on va met l’accent sur
les différents risques financiers islamiques.

En dernier lieu, le cas pratiqueporte sur deux volets, le premier se forme de questionnaire
adressée vers la population de la ville Béni Mellal pour analyser la réaction du large public
face aux nouveaux produits financiers alternatifs lancé au Maroc, et de mesurer le degré de
satisfaction des clients qui ont fait appel à ces produits, le deuxième, il s'agit également d'un
questionnaire adressée aux responsables des banques participative afin de définir les priorités
sur Lesquelles les dirigeants des banques participatives doivent focalisent ses actions
correctives.

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Chapitre 1 : Contexte général de la
finance islamique
Aujourd'hui on entend parler dans les milieux scientifiques d’une discipline qui
s’appelle la finance islamique et dont découlent de nouvelles institutions financières appelées
institutions financières islamiques. Comme son nom l’indique, c’est une filiale scientifique
qui fait référence à une idiologie religieuse à savoir la religion musulmane. C’est l’une parmi
les grandes religions du monde avec environ un milliard de partisans dans le monde. Elle tire
ses fondements de deux sources primordiales à savoir le Coran et la Sunna.

Comme toute théorie économique, l'économie islamique est fondée sir un paradigme
dont l’objectif majeur est la justice socio-économique. Cette dernière basée sur certains
principes qui exposent la structure générale du système économique islamique.

La finance islamique se distingue des pratiques financières conventionnelles par une


conception différente de la valeur du capital et du travail. Elle est basée sur cinq piliers
principaux qui permettent de mettent en avant les idées d'éthique et de morale islamique en
puisant leurs sources dans la révélation divine, dans la Sunna « tradition prophétique » et dans
les pratiques économiques et financières à l'époque du prophète Mohamed.

Section 1 : Finance islamique : Historique et fondements


I. Historique de la finance islamique
1. Les origines de la finance islamique
La finance islamique est fondée sur les principes de la loi islamique qui ont extraire de la
Charia. A travers le Coran et Sunna la loi islamique prévoit un ensemble de préceptes afférant
aux échanges économiques entres les hommes.

Les premières traces d’un système comptable organisé se situeraient à l’époque des premiers
khoulafa. Cette époque fut le début de l’expansion de la religion musulmane. Les institutions
islamiques de cette période furent très rigoureuses sur la gestion de ressources des Etats.
L’enjeu majeur fut de canaliser correctement la Zakat. Déjà à cette époque la religion
musulmane se voulait transparente en matière de finance.

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La période de 1969 est connue comme la période de la naissance du capitalisme islamique, le
système de cette époque est basé sur le Dinar, et à partir de ce moment les nouveaux
instruments commencent à apparaitre (tels que les chèques, les lettres de changes, les
opérations de transferts de fond internationaux.1

2. La finance islamique moderne

Les premières références à la réorganisation du système financier sur la base du partage


des profits se retrouvent dans les années 1940 et furent suivies de positions beaucoup plus
élaborées au cours des années 1950 et 1960.

Ils ont tous reconnu la nécessité pour les banques commerciales de se baser sur la perception
de « mal nécessaire ». Ils ont proposé un système bancaire basé sur le concept de Mudarabha,
le partage des profits et des pertes.

Dès le début des années 1970 les institutions s’impliquent de plus en plus. L’implication des
institutions et des gouvernements a conduit à l’application de la théorie à la pratique et a
abouti à la création de la première banque Halal : La Banque islamique de développement,
une banque inter-gouvernementale créée en 1975.

La première expérience moderne de mise en pratique du système bancaire islamique, en 1963,


a été entreprise en Égypte, prenant la forme d’une caisse d’épargne basée sur l’intéressement
dans la ville égyptienne de Mit Ghamr.

En 1972, le projet d’épargne Mit Ghamr été inclus à ceux de la Nasr Social Bank qui est
toujours en activité en Egypte. En 1975, la Banque islamique de développement a été mise en
place avec pour mission de fournir un financement à des projets dans les pays membres.

La première banque commerciale islamique moderne, Dubaï Islamic Bank, a ouvert ses portes
en 1975. Dans les premières années, les produits proposés restent basiques
etfinalementassezproches des produits bancaires classiques. Mais depuis peu, la finance
islamique commence à connaitre un fort développement dans de nouveaux produits et
services.2

1
http://www.banque.org/enligne/Histoire-de-la-finance-islamique/
2
https://www.scribd.com/doc/101445820/Historique-de-La-Finance-Islamique

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3. Les principales dates marquant l’évolution de la finance islamique

1963 : naissance des principes financiers islamiques en Egypte. La Mit Ghamr Saving Bank
propose des comptes épargnes basés sur le partage des bénéfices et non des produits.

1970 : L’Organisation de la Conférence Islamique est créée et lance l’idée de la banque


islamique.

1975 : Création de la banque islamique du développement, et naissances de banques


islamiques telles que la Dubaï Islamic Bank, la Kuwait Finance House et la Bahreïn Islamic
Bank.

1979 et 1981 et 1983 islamisation totale des systèmes financiers des pays du Soudan,
Pakistan, 1980-2000 Développement de la Finance Islamique en Asie du sud-est et au Moyen
Orient.3

4. Au Maroc

Les officiels marocains disent que le problème réside dans la non-conformité des opérations
de la finance islamique vis-à-vis de la loi bancaire nationale, en l’occurrence les opérations de
financement participatif et leur corollaire le principe du partage des profits et des pertes.
Autrement dit, les opérations de la finance islamique se trouvent hors champ d’application de
la loi bancaire marocaine.

La vérité est ailleurs : L’ouverture de l’économie marocaine à la finance islamique signifierait


d’énormes pertes de parts de marché pour les banques marocaines, lesquelles sont toutes
d’obédience conventionnelle. Quand on connaît la place et le poids du lobby bancaire
marocain dans l’économie, l’on comprend aisément la situation. Comme le souligne
Belkacem Boutayeb, « […] lobby bancaire marocain, solidement structuré […]
sembleconstituer des zones de blocage au niveau des autorités monétaires, bancaires et
financièrespour retarder cette ouverture ». Et, d’ajouter que des études, faites depuis le début
des années 1980, auraient clairement indiqué que l’émergence de banques islamiques
drainerait un exode sensible des transactions bancaires et de la masse des dépôts vers ces
institutions.

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Depuis l’apparition de la finance islamique, les banques du Golfe n’ont pas désespéré de
solliciter la banque centrale marocaine pour une implantation dans le royaume.

C’est justement durant l’année 2007 que les autorités marocaines acceptent une première
ouverture. Le 13 septembre 2007, en effet, Bank Al Maghrib (BAM) diffuse une
recommandation fixant les conditions générales selon lesquelles les banques peuvent
présenter au public des produits islamiques. Les produits concernés sont la Murabaha, l’Ijara
et la Musharaka.

C’est une victoire en demi-teinte puisqu’il s’agit d’une simple recommandation intégrante
simplement l’offre de produits islamiques à la loi bancaire déjà existante, sans consécration
du statut spécifique de banque islamique.

Autrement dit encore, la démarche adoptée par BAM est la commercialisation de ces produits
par les banques déjà agréées ; il n’y a donc pas besoin de créer pour cela des banques
spécialisées (islamiques).Elle laisse le choix aux banques de commercialiser ces produits.4

II. Les fondements de la finance islamique

Le système financier islamique se base sur plusieurs fondements inspirés de la vision


générale de l’économie qu’à l’Islam. Parmi les particularités de la législation islamique, le fait
que l’économie soit une organisation liée à la croyance et aux bonnes qualités des fidèles.
Dans la conception islamique de l’économie, les principes moraux ont non seulement une
valeur en soi mais encore une influence sur l’efficience du système économique et social, du
fait qu’ils entrainent une allocation optimale des ressources.

1. Les sources de la charia

Le terme « Charia » désigne un système légal basé sur l'éthique musulmane. Ce système
fait figure de référence juridique et indique la ligne de conduite dans tous les domaines de la
vie des musulmans, y compris le domaine économique. Les deux principales sources de la
Charia sont :

 Le coran : le livre saint de l’Islam rend compte du message de Dieu révélé au


Prophète Mohammed, il constitue la première source en termes de loi. Chaque
4
https://financeislamiquemaroc.wordpress.com/2013/02/17/la-finance-islamique-et-le-maroc-une-longue-
histoire-qui-finit-par-commencer/

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élément tiré d’autres sources juridiques doit impérativement être conforme avec la
parole de Dieu dans le Coran.
 La sounna : ce terme rassemble tous les enseignements transmis par le Prophète
Mohammed à travers ses paroles, ses actes et ses expressions.
Ces deux sources constituent les bases essentielles permettant de déterminer la
conformité de toute action avec les règles et la finalité de la Charia.
5
2. Les principes d’économie islamique

L’économie islamique désigne la pratique de l’économie en accord avec les principes de de la


doctrine islamique. Elle a été conçue au début du vingtième siècle pour faire face aux
idéologies communistes et capitalistes, et avait pour but de libérer les économistes des pays
musulmans du poids de l’exploitation et de l’oppression des forces coloniales.
Comme toute théorie économique, l’économie islamique aspire à atteindre un idéal de
société où les besoins humains fondamentaux sont satisfaits, où les ressources sont utilisées
de manière optimale et où les richesses sont partagées équitablement pour toucher toutes les
classes sociales, et ceci sans trop limiter la liberté individuelle ou créer des déséquilibres
macroéconomiques et écologiques continus.
Toutefois, les principes qui régissent le fonctionnement d'un système économique islamique
sont différents de l'esprit des systèmes conventionnels. En effet, le système Islamique se
distingue principalement par ses dimensions morale et religieuse dans la définition des
problèmes économiques, ce qui implique que les agents économiques ne doivent pas
considérer la profitabilité comme l'unique ni le principal critère de prise de décision.
En conséquence, un système financier islamique, tout en intégrant des objectifs de
rentabilité et d'efficacité, se doit de respecter l'ensemble des principes éthiques de la
Charia.Ainsi d'autre paramètres sont à prendre en compte lors de toute évaluation
économique, ceux-ci comprennent des objectifs tels que la fraternité humaine, la justice socio-
économique, la paix mentale, le bonheur, la famille, ou encore l'harmonie sociale.
Selon Muhammad Umar (un économiste saoudien) de la banque islamique de
développement, il y’a trois principaux piliers qui exposent la structure générale du système
économique islamique.
A. Le principe de double propriété

5
ABDEDAIME Mohamed, « La finance islamique au Maroc: Quelles perspectives », mémoire de fin d’étude
pour l’obtention du master management des organisations, faculté Abdelmalek ASSAADI, TANGER, page 12

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La Doctrine islamique ne s'accorde ni avec le capitalisme dans son affirmation que la
propriété privée est le principe, ni avec le socialisme lorsqu'il considère la propriété socialiste
comme principe général. Elle admet en même temps les différentes formes de la propriété
lorsqu'elle adopte le principe de la double propriété (propriété à formes diverses) au lieu de
celui de la forme unique de la propriété que font leur le capitalisme et le socialisme.
Le désir de gagner sa vie, de vivre confortablement, même d'avoir des ornements ou des
décorations ou de se protéger d'un avenir incertain n'est jamais considéré comme un mal. Le
Coran dit plutôt que ses préceptes sont les moyens de réussir dans ce domaine sans le troquer
pour un échec dans l'au-delà.
B. Le principe de la liberté économique dans un cadre limité
Le second pilier de l'Economie islamique est le fait d'accorder aux individus une liberté
économique, dans les limites des valeurs morales et éthiques auxquelles croit l'Islam.
C. Le principe de la justice sociale
Le troisième pilier de l'Economie islamique est le principe de la justice sociale, que l'Islam a
incarnée en pourvoyant le système de distribution de la richesse dans la société islamique, en
éléments et garanties assurant à la distribution la possibilité de réaliser la justice sociale, et
mettant ledit système en harmonie avec les valeurs sur lesquelles il est fondé.

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Section 2 : Les principes de la Finance Islamique
L’islam encourage l’enrichissement et la répartition de la richesse d’une manière
équitable entre les membres de la communauté musulmane.

En effet, «‫» المال و البنون زينت الحياة الدنيا و الباقياث الصالحاث خير عند ربك ثوابا و خير امال‬6, ceci se reflète
au niveau du système financier islamique qui repose sur un partage plus équitable du risque
entre le prêteur et le propriétaire d’entreprise. Cette pratique découle de cinq piliers
principaux sur lesquels se base le modèle financier islamique.

I. Les principes de la Finance Islamique

Les « Cinq Piliers »de la Finance Islamique

La prohibition La prohibition Les principes du


La prohibition de l’ambiguïté des Partage de L’« Asset
du Riba et de la investissements Profits et de Backing »
spéculation illicites Pertes

Source : Réalisé par nous même

Figure 1: Les cinq piliers de finance islamique

1. La prohibition du Riba

L’économie islamique est fondée sur l’interdiction de l’accroissement injustifié des


biens et richesse (Riba)7. Le mot riba est un terme généralement traduit par « intérêt » qui est
totalement prohibée qu’elle soit à taux faible ou élevé. Martens (2001) 8 indique que cette
interdiction est aussi présente dans les autres grandes religions à savoir la judaïque et le
christianisme à travers leurs bibles (respectivement le Torah et l’Evangile).

Du point de vue juridique nous pouvons distinguer deux formes principales de Riba :

 Riba-Al-Fadl : Il s’agit de tout surplus concret perçu lors d’un échange direct entre
deux choses de même nature que se vendent au poids ou à la mesure.

6
Surat 18 ALKAHF verset 46
7
« La finance islamique à la française », sous la direction de : Jean-Paul Lara ramée, édition Bruno Leprince
Novembre 2008, Page.42.
8
« La finance islamique : fondement théorie et réalité », Martens A, 41e congrès de la société canadienne de
science économique, Québec (2001).

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 Riba-Annassia : le surplus perçu lors de l’acquittement d’un dû, dont le paiement a
été posé comme condition de façonexplicite ou implicite dans le contrat, en raison du
délai accordé pour le règlement différé. Riba-Annassia est le type le plus répandu dans
la société, notamment à travers les crédits, des prêts et des placements proposés par les
établissements bancaires et les organismes de financement traditionnels.

Selon Jacques Austruy9l’interdiction du Riba dans toutes ses formes semble être l’une
des conséquences de l’égalitarisme recherché dans la loi musulmane. D’après lui,
cetteprohibition est fondée sur la double affirmation que le temps appartient à Dieu seul et
que l’argent, en lui-même, n’est pas productif. Ainsi, la Charia interdit le retrait par le
prêteurd’unquelconque avantage de son prêt, sauf si cet avantage est librement accordé par
l’emprunteur après remboursement du prêt et sans en constituer une condition tacite ou
explicite.

2. La prohibition de l’ambiguïté "Gharar" et de la spéculation "Maysir"

Le terme Gharar est extrêmement complexe à traduire, sa racine arabe « Taghreer »


signifie : « se mettre ou mettre ses biens en danger sans le savoir ». Le mot, lui-même, a des
connotations d’« incertitude », de « risque », de « fourvoiement » et de « tremperie ». Il y a
Gharar dans une opération commerciale lorsque les conséquences sont occultées ou ne sont
pas claires. Il se manifeste généralement lorsqu’il y a un doute ou une incertitude concernant
la réalité même d’une transaction ou lorsque l’un des paramètres est inconnu ou dissimulé10.
C’est le cas notamment :

- Lorsque la vente porte sur une marchandise qui n’est pas déterminée de façon précise.
- Lorsque la transaction est conclue sans que le prix de la marchandise ne soit fixé de façon
claire.
- Lorsque la transaction porte sur une marchandise déterminée que le vendeur ne possède
pas encore.
- Lorsque le transfert de propriété est conditionné à un événement hasardeux.
De la même manière, le Charia prohibe les transactions basées sur le Maysir.
Etymologiquement, le Maysir était un jeu de hasard, dans le domaine économique, il signifie

9
« L’islam face au développement économique » collection économie et humanisme, les éditions ouvrières.
Paris 2006, page.52.
10
« La finance islamique à la française » Jean-Paul Lara ramée, édition Bruno Leprince Novembre 2008,
Page.43.

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toute forme de contrat dans lequel le droit des parties contractantes dépend d’un événement
aléatoire. Ainsi, chaque contrat doit avoir tous les termes fondamentaux (tels que l’objet, le
prix, les délais d’exécution et l’identité des parties) clairement définis au jour de sa
conclusion. Les juristes musulmans encouragent par ailleurs fortement la satisfaction de
toutes les conditions préalables avant la signature du contrat. Ceci différencie clairement les
banques islamiques des institutions de prêt à intérêt, basées sur le principe que l’on peut
acheter sans payer et vendre sans détenir, ce qui alimente constamment la spéculation et porte
préjudice à la stabilité du système bancaire.

3. La prohibition des investissements illicites "Haram"

La prohibition des investissements illicites signifie que le musulman ne peut traiter


des biens jugés illicites par la Charia. En effet, il existe des exigences quant à la nature de
l’activité danslaquelle un investissement reste conforme aux impératifs moraux et religieux
tels que dictés par l’Islam. Ainsi, les jeux de hasard, les activités en relation avec l’alcool,
avec l’élevage porcin ou encor avec l’armement, avec l’industrie cinématographique suscitant
la débauche et les activités liées à la pornographie en particulier constituent des secteurs
d’investissement prohibés dans l’Islam. On retrouve ce principe d’exclusion dans la finance
éthique en faveur du développement durable et dans l’investissement socialement
responsable.

Du point de vue financier, les sous-jacents de tout type de contrats doivent également
être conformes à la Charia. Typiquement, dans le cadre d’une prise de participation sous la
forme d’actions, un certain nombre de secteurs dont les activités sont considérées comme
illicites sont à exclure de l’univers d’investissements.

4. Les principes du Partage de Profits et de Pertes "3P"


A partir du fonctionnement des contrats de participation, elle a mis en place un système
basé sur le Partage des Pertes et des Profits « 3P » qui est considéré comme l’un des éléments
clés dans le concept de finance islamique car elle est le reflet des valeurs que l’Islam transmet
à ses fidèles, à savoir justice, égalité sociale et fraternité. Ce système permet d’associer le
capital financier au capital humain. En d’autres termes, un investisseur va confier ses fonds à
un entrepreneur avec qui il partagera les bénéfices selon un prorata prédéterminé.

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Le principe de partage des pertes et profits est utilisé dans plusieurs techniques de
financements islamiques tels que le Mudharaba où la banque va financer entièrement le projet
et l’entrepreneur va fournir son travail afin de faire fructifier le montant investit.
Les profits sont partagés tandis que les pertes sont entièrement assumées par la banque. Ou
encor le Musharaka, transaction qui permet à la banque et l’entrepreneur de s’associer pour un
projet et partager les pertes et profits. Ces méthodes de financement se rapprochent du capital
risque où l’investisseur va fiancer la phase poste-amorçage de l’entreprise. Elles favorisent le
développement des entreprises et donc de la croissance économique.
Ce système suppose des risques supérieurs car, contrairement aux banques
conventionnelles, la rémunération d’un type de financement dépend directement du
rendement de l’opération et donc de la gestion du projet par l’entrepreneur.

5. L’ Asset Backing
L’« Asset Backing » ou adossement à un actif tangible, apparaît comme l’un des
principes qui font de la finance islamique une finance reconnue pour son potentiel en termes
de stabilité et de maîtrise des risques. En effet, exiger que tout contrat soit
rattachéàuneactivité « palpable » rassure notamment quant aux problématiques de
déconnexion de la sphère financière à la sphère réelle.
Le respect de l’ensemble des conditions induites par ces piliers fondateurs de la finance
islamique permet d’affirmer qu’un produit financier est « Charia Compliant ». Néanmoins, il
semble évident que la bonne foi de l’offreur ne suffit pas à garantir la conformité du produit a
la Charia. Pour pallier à ce problème d’agence, cette responsabilité est confiée à Charia board
qui certifie la licéité des produits offerts.

II. Le rôle du Charia Board11

Chaque institution financière islamique est dotée d’une structure de gouvernement bicéphale.
D’un côté, il y a les structures de direction qui contrôlent la gestion ordinaire de la société. De
l’autre, il y a une entité spécifique aux institutions financière islamique, le Sharia Board
(appelé en français Comité de Conformité Sharia – CCS), cette institution est composée de
membres compétents qui interprètent la jurisprudence islamique à base des connaissances

11
JBIRA Mohamed, « la finance islamique », université Abdelmalek Essaadi, Tétouan,
https://fr.scribd.com/doc/192891453/memoire-finance-islamique (consulté lé 15/04/2018)

Page 20 sur 139


suffisantes en matière de finance et d’ingénierie financière, et qui veillent la surveillance de la
conformité des produits proposés aux clients aux normes de la Sharia.

Le processus de certification d’un produit passe par un certain nombre de questions


qui guident le Charia board dans cet exercice :

 Est-ce que les termes du contrat financier sont compatibles avec les principes de la
Charia ?
 Est-ce que cet investissement est optimal pour le client ?
 Est-ce que cet investissement crée de la valeur pour le client mais aussi pour la
communauté ?

Le Charia Board a une forte influence sur le développement des institutions financières
islamiques qu’ils conseillent.

Les textes sacrés musulmans fournissent uniquement les principes généraux de


l’organisation de la vie économique et financière de la société musulmane, il faut donc
transposer ces normes éthiques dans des situations concrètes. La jurisprudence joue donc un
rôle prépondérant dans la finance islamique car elle explique l’hétérogénéité de l’univers des
produits islamiques.

L’ensemble des spécialistes en droit musulman s’accordent sur les grands principes
fondamentaux, mais de nombreuses divergences existent sur certains points de détail. En
effet, les opinions et les interprétations avancées par les différents Charia scholars (désigne
tout savant musulman qui a une connaissance approfondie des sources de la charia) peuvent
différer fortement, empêchant de ce fait l’harmonisation des produits ou des procédures
financières islamiques.

Les deux grands centres actuels de la finance islamique "le Golfe Persique et la Malaisie"
ont abordé de manière différente cette situation qui pourrait à terme soulever d’importantes
difficultés mais qui est porteuse également de grandes opportunités :

- En Malaisie : élaboration d’un Sharia central qui est rattaché à la banque Centrale et
qui veille la conformité des produits financières. Toute institution peut avoir son propre
Charia Board, mais en premier lieu elle doit se conformer aux normes édictées par ce
Charia Board central.

Page 21 sur 139


- Pays du Golfe : tout établissement a son propre Sharia Board qui contrôle la
conformité des produits qu’il propose. Une certaine homogénéité est toutefois assurée par
le fait que la plupart des Charia scholars siègent dans plusieurs Charia Boards à la fois.

Conclusion

La finance islamique comme une finance alternative à la conventionnelle cherche à se


conformer aux différents aspects de la loi islamique ayant trait aux transactions commerciales
et financières d'après la pratique de ses principes qui ont basé sur les deux principales sources
religieuses, le Coran qui est la source principale du droit islamique et la sunna du prophète
Mohammed.

Qui dit financement islamique dit banque islamique, ce sont deux concepts
interdépendants. Alors qu’elle est son fonctionnement ? Et qu'est-ce que différencier l’une à
l'autre ?

Page 22 sur 139


Chapitre 2 : Comment les banques
islamiques s’organisent elles?

L’islam régit tous les aspects de la vie du musulman, allant de la vie humaine, et de la
morale, jusqu’aux sujets critiques comme le mariage et l’héritage, tout en passant par
l’économie et le commerce

Le musulman trouve dans la charia toutes les règles de bases qui régissent des thèmes aussi
variés que la fiscalité, les dépenses publiques, l’intérêt, les ressources naturelles, les salaires.

L’islam proscrit les intérêts et l’usure dénommes riba pour la simple cause que l’argent ne
doit pas générer de l’argent, mais doit être le fruit d’une opération productive. De ce fait, on
déduit que la finance islamique valorise le travail et l’investissement, et récuse la rente, la
spéculation et la consommation excessive12.

La finance islamique a prouvé son existence par la création de nouveaux outils financiers,
fondé sur des concepts de participation, de prise de risque, d’implication dans les opérations
de production et de réponse aux exigences globales du métier bancaire.

Les banques islamiques ont ainsi prouvé leur capacité à offrir à leurs clientèle toute une
gamme des produits financiers à la hauteur des produits offerts par les banques occidentales,
avec un savoir – faire et un rendement d’investissement comparables.

Pour plus connaitre sur la finance islamique, ce chapitre sera réparti dans trois sections, la
première sera relative à l’étude de son fonctionnement général, ses relations avec les autres
banques (banques classiques et la banque centrale), ainsi qu’une brève description sur les
agents qui soumis le contrôle des banques islamique. Dans la deuxième section, il serait
l’occasion de connaitre les spécificités des banques islamiques par rapport aux banques

12 Des chiffres arabes à la finance islamique :https://ribh.wordpress.com/2009/02/20/chiffres-arabes-finance-


islamique/ (consulté le 23/04/2018)

Page 23 sur 139


conventionnelles à savoir les différences au niveau du bilan. La dernière section sera
consacrée au cadre réglementaire qui régit les activités des banques islamiques.

Section 1 : Comment fonctionne une banque islamique


quels sont les modes de contrôle auxquels elle est
assujettie ?

I. Fonctionnement général des banques islamiques


1. Les services bancaires ordinaires offerts par les banques islamiques

Les banques islamiques offrent à leur clientèle tous les services bancaires classiques ne
donnant pas lieu à une perception ou paiement d’intérêt. Dans leurs activités de collecte de
dépôts les banques islamiques proposent des produits tel que :

A. Les comptes de dépôt 13

Le compte courant dans les banques islamiques est le même que celui des autres banques
mais quelques différences sont à souligner.

En effets, les dépôts sur ce compte sont mobilisables à vue par chèque, virement bancaire ou
par transfert. Les titulaires de ce compte par contre ne paient ou ne reçoivent quelque aucune
somme d’argent comme rémunération en rapport avec leurs dépôts quel que soit le solde du
compte. Les banques islamiques en principe ne pratiquent pas non plus le découvert bancaire
car elles se soucient de l’usage des fonds prêtés et aussi parce que cette opération est liée à
l’intérêt.

B. Les comptes d’épargne

Ce sont des dépôts à terme qui fonctionnent comme celles des banques classiques, seulement
comme les comptes courants ils ne bénéficient d’aucune rémunération basée sur un taux
d’intérêt. Ce pendant ce compte peut avoir un objet spécifique (épargne, logement,

13
Mode de fonctionnement des banques islamiques
https://www.institut-numerique.org/chapitre-iii-mode-de-fonctionnement-des-banques-islamiques-
51bb438cb80ac(consulté le 24/04/2018)

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équipement, pèlerinage …) et a un certain moment permettre au titulaire du compte d’obtenir
un financement complémentaire (prêts sans intérêts).

En dehors de ces comptes, les banques islamiques offrent aux clients d’autres types de
services ne comportant pas de taux d’intérêt, ce sont :

 Les opérations d’encaissement (coupon, dividende)


 Les certifications de chèque
 Les opérations de crédit documentaire
 Les opérations d’achat et de vente de titres Les consultations de chèque
 Les locations de caisse privées dans la banque

2. Les services bancaires typiquement islamiques 14


En raison de l’interdiction du Riba dans les opérations financières, les banques islamiques ont
inventé d’autres produits financiers pour compléter ceux déjà cités afin d’améliorer leur
rentabilité et répondre de manière satisfaisante à la demande.

A. Le compte d’investissement islamique

C’est un compte à terme comme le compte d’épargne cité plus haut. Le titulaire du
compte grâce à un contrat met les fonds à la disposition de la banque qui va les investir dans
des opérations de financement de projet. La banque est responsable du choix des projets. La
rémunération du titulaire se fait à partir d’un taux fixé au préalable lors des négociations entre
la banque et le déposant. Au cas où les investissements produisent des bénéfices, le déposant
est rémunéré selon les termes du contrat et en cas de perte sont compte est débité selon le
même taux. C’est la raison pour laquelle certain considérant le compte d’investissement
comme des actions sans le droit de vote. Ce compte joue aussi un rôle dans les opérations de
crédit-bail comme l’ijara ou l’ijara wa iktina ou il sert à recueillir les loyers payés par le
détenteur du bien considéré. Les dépôts en compte d’investissement islamique sont en fait des
placements que la banque est chargée de faire fructifier pour le compte du client.

B. Les différents types du contrat islamiques

Les banques islamiques complètent leur gamme de produits avec des contrats

Financiers conçus de manière à respecter les règles de la Charia islamique.

14
Jalal Zineb, « le rôle de la banque islamique dans le financement islamique des PME », mémoire de fin
d’étude, ISCAE Casablanca

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Voila les plus couramment utilisés :

Tableau 1: les différents types des contrats islamiques et leurs correspondances classiques

Appellations islamique Caractéristiques Appellations classiques


Moudharaba Capital entièrement fourni par la Capital –investissement
banque pour le financement du
projet. Partage des profits du
projet entre la banque et
l’entrepreneur selon un ratio
prédéterminé. Pertes du projet
supportées par la banque, sauf s.il
15
y a négligence de l’entrepreneur
Mousharaka Capital procuré par la banque et Capital –investissement, toutes les
deux ou plusieurs partenaires parties ont un droit de regard sur
auxquels elle s'est associée. Profits la gestion du projet
et pertes distribués au prorata des
contributions respectives en
capital.
Mourabaha Le vendeur informe l'acheteur du Le vendeur informe l'acheteur du
coût d'acquisition du bien et coût d'acquisition du bien et
négocie avec lui une marge de négocie avec lui une marge de
profit. Prix, marge incluse, profit. Prix, marge incluse,
habituellement payé en habituellement payé en
versements échelonnés. versements échelonnés
Kard hassan Prêt sans intérêt, avec couverture Prêt mutualiste
des frais bancaires réels de
l’emprunteur.
Ijara Achat d’un actif du client par Crédit –bail
labanque puis revente à terme à ce
dernier
Ijara wa iktina Location avec acquisition. Un bien Cession-bail,S’applique
est loué pour une période principalement à des biens
déterminée. Le coût de location est d’équipement et du matériel de
échelonné sur la période. À terme, transport
celui qui a loué peut acquérir le
bien.
Bay’mu’ajjal Achat d’un actif par la banque puis Vente à terme ou forward
revente à son client avec paiement
différé
Bay ias – salàm Vente à livraison différée. S’applique surtout à des biens
Où L'acheteur paie comptant au agricoles et manufacturés dont la
Bay ias – salaf vendeur le prix négocié avec qualité et la quantité peuvent être
promesse du vendeur de livrer le spécifiées sans ambigüité
bien à terme.
Sukuk Emprunt obligataire adossé à un Emprunt obligataire
contrat de crédit-bail

Source : Réalisé par nous soin le 20/04/2018

Les plus importants des contrats seront traités en détail dans la troisième partie de notre étude.

15
ALHASSANE Konaté, « Etude et analyse stratégique de crédits bancaires à la banque islamique de Guinée »,
université d’Angers-Master 2 IESC-finance 2011
Htpps://www.memoireonline.com/01/13/6690/-m_Etude-et –analyse-stratégique-de-credits-bancaires-la-
banque-islamique-de-Guinee12.html

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C. Les relations entre les banques islamiques et les autres banques

Etant donné que les banques islamiques reposent sur des concepts très différents de ceux
des banques conventionnelles, surtout concernant la question de l’usage de l’intérêt, il est
donc nécessaire de voir quelles sont les relations qui existent entre ces deux banques :

a. Les relations banques islamique – banques classiques

La cohabitation des banques islamiques et des banques classiques est inévitable, pour la
simple raison que l’une a existé bien avant l’autre et est l’un des principaux piliers du système
financier.

Ces deux types de banques qui cohabitent dans la plupart des pays musulmans montrent
leurs distinctions et leur opposition à travers la structure de leur portefeuille. Aujourd’hui les
banques commerciales pour la grande majorité canalisent leurs ressources vers l’acquisition
des obligations et autres titres gouvernementaux qui ont des taux de rendement élevés (le cas
des banques de l’UEMOA actuellement). Ou elles sont pour la plupart tournées vers les
grandes entreprises, qui par rapport aux PME présentent moins de risques. Par contre les
banques islamiques s’investissent dans le domaine des activités productives (agriculture,
industrie…), ainsi en Turquie en 2001, les banques islamiques allouaient environ 85 % de
leurs actifs à ces activités tandis que les allocations des banques classiques étaient de 40 %16.
Les banques islamiques mettent ainsi l’accent sur les opérations telles que le Moudaraba, le
Mousharaka, l’Ijara et le Mourabaha par opposition aux lignes de crédit des banques
classiques alourdies par les intérêts. Il faut surtout souligner que ces opérations reposent sur le
système des 3P et sur des actifs réels et productifs. D’où leur importance sur le plan
économique car n’ayant aucun effet inflationniste contrairement au système basé sur le taux
d’intérêt.

 Du coté de rentabilité

Entre ces deux types de systèmes financiers, l’opposition la plus radicale est que dans le
système classique contrairement à celui islamique, la notion de rentabilité dans une opération
financière est indissociable de celle de l’intérêt. Malgré ces différences, les deux types de
banques ne fonctionnent pas totalement le dos tourné l’une à l’autre. En effet, on note un
nombre important des banques islamiques dans les pays sous-développés où le système

16
Lachemi Siagh, Le fonctionnement des organisations dans les milieux de culture intense, le cas des banques
islamiques ; thèse de Doctorat, page 39

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classique est dominant, pour cela, elles doivent forcement correspondre avec les banques
classiques. Ainsi les banques islamiques détiennent des comptes dans des banques classiques
et vice versa. Ici le problème se trouve au niveau de la rémunération des dépôtsetdes intérêts
sur les soldes débiteurs. Sur ce point les banques islamiques sont parvenues à trouver des
arrangements avec quelques banques classiques, en proposant un système d’équilibre des
soldes. C’est-à-dire quand le solde du compte d’une banque islamique chez un correspondant
est débiteur, elle doit immédiatement régulariser la situation en versant le reliquat et les autres
banques doivent se comporter de la même façon et cette convention concerne évidemment les
intérêts qui doivent être supprimés. Cependant ce système n’est pas accepté par toutes les
banques surtout au niveau international. Par conséquent les banques islamiques opèrent
souvent en ayant recours aux taux d’intérêt.

Dans leurs activités, pour résoudre leurs problèmes de liquidité les banques classiques
peuvent emprunter ne serait-ce que pour une journée des millions de Dollars grâce aux prêts
syndiqués ou au marché monétaire. Les banques islamiques ne peuvent accéder à ces prêts
parce qu’ils comportent des intérêts basés sur le capital prêté. Pour pouvoir participer à ces
opérations de prêts interbancaires, les banques islamiques ont proposé aux autres banques les
prêts basés sur le système des 3P à travers les opérations de Moudharaba, Mousharaka,
Ijara… cette proposition fut rejetée pour la simple raison que ce sont des opérations de moyen
et long terme alors que les prêts interbancaires ont en général une échéance de 24 heures ou
au maximum de 6 mois17. Et aussi à cause des risques que font courir ces opérations. Pour
faire face à ce problème, des idées de création de pools bancaires "islamiques" pour des prêts
interbancaires et d’un marché financier islamique international ont été proposé. Quant au
marché financier islamique international, il est aujourd’hui à ses balbutiements et s’il
fonctionne il se peut que des difficultés liées à l’éparpillement des banques islamiques sur le
globe interviennent. Seuls les pays du golf s’en sortent réellement à cause de leur expérience
et de la concentration de leur système bancaire.

17
Mode de fonctionnement des banques islamiques
http://www.institut-numerique.org/chapitre-iii-mode-de-fonctionnement-des-banques-islamiques-
51bb438cb80ac (consulté le 27/04/2018)

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 Du côté de la concurrence

Concernant la concurrence entre les deux types de banque, on peut dire qu’elle n’est pas
gagnée d’avance pour les banques islamiques parce que les banques classiques ont plusieurs
avantages sur ces dernières. Comme avantages des banques classiques on peut citer leur
maturité car certaines existent depuis plus d’un siècle alors que la finance islamique moderne
a atteint ses 30 ans d’existence en 2006. A cela il faut ajouter les autres avantages d’ordre
juridique et réglementaire et le fait que ces banques n’ont aucun problème avec l’usage de
l’intérêt même dans les pays musulmans à l’exception de quelques-uns. Pour aussi conquérir
la part de marché des banques islamiques, des grandes banques classiques à l’image du
Citigroup (Barhaim), du Hongkong and Shangaï Bank Corporation (HSBC), du BNP Paribas
disposent de succursales et de guichets islamiques dans les pays musulmans du Moyen-Orient
et même en Europe.

 En même Europe :les avantages des banques islamique par rapport aux banques
classique

Cependant les banques islamiques disposent aussi de quelques avantages parmi


lesquelles on peut citer la garantie d’une certaine clientèle fidélisée par la conviction
religieuse et qui se méfie des banques classiques et de leurs fenêtres islamiques, mais aussi la
collecte de dépôts presque gratuits et le taux de rendement de leurs produits stars. Concernant
la clientèle des banques islamiques, les populations musulmanes ne sont pas les seules
concernées, des cas où des personnes non musulmanes titulaires de comptes islamiques ont
été enregistrées en Angleterre. Cela s’explique par le fait que les banques islamiques offrent
souvent des taux de rendement supérieur à ceux des autres banques qui sont en général
fortement influencés par le taux d’inflation (les comptes d’investissement par exemple). Les
banques islamiques en concentrant leurs activités sur le "marché retail" (détaille), abandonné
en quelque sorte par les banques classiques, renforcent leur position sur cette niche en
collectant les fonds auprès des petits déposants et bénéficient ainsi d’une économie d’échelle.
La preuve, c’est l’avènement de la micro-finance islamique dans les pays comme le Burkina
Faso et le Mali. Et aussi les instruments de financement islamique font aujourd’hui l’objet
d’un regain d’intérêt de la part des promoteurs et des grandes entreprises dans le monde, cela
à cause de leurs coûts souvent moins élevés que celui du refinancement auprès des banques
conventionnelles. Il faut aussi noter que ces produits offrent souvent des rendements très
élevés aux banques islamiques lorsque les projets financés sont rentables (les 3P). Il ne faut

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pas oublier aussi que les banques islamiques ont la possibilité de se livrer à des activités
commerciales, agricoles et même industrielles, Malgré quelques désavantages par rapport aux
banques classiques, il faut cependant reconnaître que les banques islamiques pour le moment
tirent bien leur épingle du jeu face à cette concurrence farouche que connaît le milieu
bancaire. La preuve est qu’elles enregistrent presque toutes des résultats positifs.

b. Relation banques islamiques – banques centrale


Les banques islamiques comme les autres banques sont soumises au respect de la
réglementation et au contrôle de la banque centrale des pays dans lesquels elles se trouvent.
De cette relation entre banques centrales et banques islamiques ressortent des problèmes qu’il
serait intéressant d’étudier. Selon la réglementation bancaire les banques sont tenues de
fournir régulièrement à la banque centrale des informations sur leurs activités et de respecter
les ratios techniques définis par cette dernière. Au niveau des banques islamiques on
rencontre des difficultés dans le calcul de certains ratios et cela est dû à la nature des
opérations effectuées par ces banques18.
En effet, au niveau de l’actif du bilan des banques islamiques on trouve des opérations
comme le Mousharaka, le Moudharaba et le Mourabaha, ces dernières ne peuvent être
totalement considérées comme des opérations de prêt à cause de l’application du système des
3P. Certains auteurs les considèrent comme des investissements directs ou des quasi-fonds
propres. Donc des problèmes de classement de ces opérations au niveau du bilan se posent et
il en résulte des difficultés dans le calcul du ratio de Cook. Ce ratio est égal au rapport des
fonds propres par les actifs auxquels on ajoute les éléments hors bilan pondérés en fonction
du niveau de risque qu’ils présentent. Selon la réglementation bancaire de l’UEMOA ce ratio
doit être supérieur ou égal à (8 %). Les comptes d’investissement et épargne islamiques
présentent les mêmes problèmes de classement parce que ces derniers sont soumis également
aux règles du système des 3P.

18
Mode de fonctionnement des banques islamiques
http://www.institut-numerique.org/chapitre-iii-mode-de-fonctionnement-des-banques-islamiques-
51bb438cb80ac (consulté le 27/04/2018)

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 Aux règles du système de 3P: Les instruments du réserves obligatoire

Concernant les réserves obligatoires, les banques islamiques sont plus ou moins pénalisées
par rapport aux autres banques. Ces réserves obligatoires qui sont constituées auprès de la
banque centrale en fonction d’un pourcentage des dépôts détenus par les banques, font l’objet
d’une rémunération de la part des banques centrales sur la base d’un taux d’intérêt. Les
banques islamiques ne peuvent donc pas bénéficier de cette rémunération à cause du taux
d’intérêt or elles sont contraintes de constituer des réserves obligatoires auprès des banques
centrales. Certaines banques centrales pour résoudre ce problème ont tout simplement modifié
la proportion des réserves obligatoires uniquement pour les banques islamiques. Par exemple
en Jordanie dans les années 70, ce ratio était de 25 %) pour les banques islamiques et de (30
%) des dépôts pour les autres banques. La Jordan Islamique Bank a même été autorisé à
inclure dans ses liquidités ses participations dans les entreprises publiques et parapubliques.
Quant au ratio de crédit il a été fixé à (75 %) pour les banques islamiques alors qu’il était de
(67,54 %) des dépôts pour les autres banques. Aussi la politique des réserves obligatoires
pourrait avoir d’autres conséquences liées aux pénalités prévues dans le cas où les banques ne
respectent pas la réglementation. Ces pénalités qui sont des paiements d’intérêt sur la base des
sommes dues sont contraires à la philosophie des banques islamiques. Dans le système
conventionnel, les banques centrales agissent comme prêteurs de derniers recours pour les
banques commerciales en accordant des prêts à des moments de crise de liquidité. Les
banques islamiques pour résoudre leurs problèmes de liquidité immédiate ne peuvent pas
solliciter ces facilités car ces fonds sont habituellement accordés avec des intérêts. Pour
rendre les refinancements de la banque centrale accessibles aux banques islamiques, le conseil
Pakistanais de l’idéologie islamique a proposé un mécanisme de partage des profits entre la
banque centrale et les banques islamiques comme dans les opérations de Moudharaba.
Certains ont proposé un "pool commun" des banques islamiques sous la supervision de la
banque centrale pour accorder de manière coopérative une aide à celles d’entre elles qui
auraient besoin de liquidité. Dans les pays où la banque centrale mène des opérations d’open
market, les banques islamiques ne peuvent pas participer à ces opérations car l’achat et la
vente de ces titres se fait sur la base de taux d’intérêt.

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II. Les organes du contrôle des banques islamiques

La question de supervision et de contrôle de la banque islamiques est très importante


pour maintenir la stabilité et la solidarité dès l’institution financières. A côte des organes de
contrôle existants habituellement dans les banques classiques c’est -à dire les commissaires
aux comptes, il faut ajouter le comité de charia dont la mission est spécifique.

1. L’importance d’audit dans la finance islamique

Le contrôle des banques islamiques est assuré, comme celui des banques
conventionnelles par des commissaires aux comptes qui sont nommés par l’assemblée
générale des actionnaires, cette dernière fixe leur rémunération et leur mandat.

Les commissaires aux comptes ont mandat d’assurer loyalement et efficacement le contrôle
de gestion de la banque et doivent établir leur rapport annuel à l’intention de l’assemblée
générale des actionnaires.

Ils doivent divulguer à ces derniers la situation véritable de l’institution et préconiser les
mesures à prendre en cas de nécessité.

Les commissaires aux comptes ont le droit de procéder à des actes matériels de vérification et
de contrôle ; ils peuvent ainsi examiner les livres de la banque, ses registres et documents,
s’assurer de son actif, de ses obligations et demander tous les renseignements.19

La régularité et la transparence sont indispensables pour garantir la protection des intérêts des
clients en amont (déposant) et en aval (investisseurs). Donc il y a une nécessité de renfoncer
la transparence et la comparabilité entre banques et cela par la diffusion d’informations
relatives :

o À la qualité du capital (structure, capacité d’absorption des pertes)


o Au respect des normes de comptabilité (détails relatifs au calcul et à la
répartition des Profits)
o À l’exposition aux risques (politique de gestion)
o Aux mesures de suffisance du capital (ratios de capital, politique de suffisance)
o À la préparation des rapports de révision des informations relatifs à l’allocation
des fonds (Types d’allocation, montants, échéances)20.

19
Kamal Chehrite , le banking islamique ; p26

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2. Le conseil religieux

Les préceptes islamiques ont une profonde influence sur la pratique quotidienne de la Finance
islamique. Pour assurer une concordance continue avec ces préceptes, toute institution
Financière islamique doit se doter d’une entité spécifique ; le conseil religieux (comité charia)
ou Autrement dit la charia Board.

L’existence du conseil religieux est basée sur une fatwa d’Abou Hannifa, théologien arabe,
Fondateur de l’école hanafite, aux termes de laquelle « tout marchand doit se faire
accompagner Par un faqih lui permettant par ses conseils d’éviter le riba dans ses activités
économiques. »21

A. Définition du conseil religieux

En l’an 2000, l’organisation de comptabilité et d’audit des institutions islamiques


(AAOIFI) a défini comme suit le conseil religieux :

C’est un ensemble indépendant de juristes spécialisés en fiqh almouamalah


(jurisprudence Commerciale islamique) cependant, le conseil peut comprendre une personne
autre que des Spécialistes en fikh elmouamalat mais qui devrait être un expert en matière
d’institutions Islamiques et possédant des connaissances de fikh elmouamalat. Ce comité a
pour mission d’orienter et de surveiller les activés des institutions financières islamiques afin
de s’assurer de Leur conformité aux règles et aux principes de la loi islamique.

Les avis et décisions du conseil s’imposeront aux institutions financières islamiques.22

B. L’organisation du conseil religieux

De contrôle de conformité à la charia est cruciale car elle est afférente aux Préceptes
islamiques dont les textes puisés du Coran, Sunna, l’analogie et la jurisprudence.

Donc il faut qu’il y ait des membres spécialisés dans le domaine de charia notamment la
Spécialité de fatwa.

20
Geneviève Causse –Broquet, la finance islamique, p132
21
Mohamed El Bachir Ould Sass, islam et banques : vers l’institutionnalisation de charia board ,17juillet
2008 www.halalbank .com
22
Jaque Charbonnier, islam : droit, finance et assurance, édition larcier, Belgique 2011, p102

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Le nombre des membres d’un conseil religieux n’est fixé par aucune règlementation. Il
dépend de la taille de la banque, de la diversité et du volume de ses activités et comprend
Généralement entre trois et six personnes mais peut aller jusqu’à dix.

On prend par exemple la loi bancaire islamique de Koweït qui mentionne dans l’article 93
que L’organe collégial devait être composé d’au moins trois membres.23 Ces membres sont
choisis par l’assemblée générale parmi les oulémas et les spécialistes.

Dans la loi comparée, croyant en l’idée de la banque islamique pour une durée
déterminée. L’un des membres sont généralement désigner comme président.

Il peut être secondé par un vice- président ou un secrétaire général. Le conseil peut
déléguer Une partie de ses pouvoirs à un comité exécutif qui assure une présence plus
régulière. 24 Le comité de charia procède à des réunions pour l’écoulement normal et
d’urgence de la Banque selon les exigences de l’activité bancaire.

Ses décisions sont contenues dans des procès et sont considérées comme une référence pour
les Autres affaires similaires.

La plupart du temps le comité émet ses fatwas et décisions dans des livres publiés avec la
Collaboration d’administration des banques islamiques.

C. Le rôle du conseil religieux

Le rôle du conseil religieux consiste essentiellement à apprécier la conformité à la charia


des produits et des services proposés par la banque qui l’investit.

Certains auteurs émettent l’opinion que le rôle du conseil religieux dépasse le strict cadre
religieux, et que ses membres doivent à titre supplémentaire faire jouer d’autres
préoccupations.

Ainsi, le rôle de ce comité » dépasse la simple vérification de conformité et de validité


des produits car se présente également comme un acteur sur le développement de la banque et
peut être amené à lui donner des conseils. De plus, comme le soulignent ces trois questions,
on observe que ce comité porte son intérêt tant sur la banque en question mais également sur
le client. Cet aspect est souligné par l’auteur chucri J.S(2006) où la banque islamique « à son

23
Mahmoud El Gamal, finance islamique, Revue international de droit de comparé,2011, p28
24
Geneviève Causse –Broquet , la finance islamique , p135

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niveau, un rôle de double gouvernance : cette relative à la conformité des transactions
commerciales aux principes de la sharia ; et celle relative au respect par la banque des règles
de l’éthique islamiques »

D. Les missions du conseil religieux

Le conseil religieux a pour mission d’établir de façon indépendante les conditions de


validité des transactions au regard des règles et principes de charia. il émet des fatwas et au
même temps, il procède à la vérification de la mise en œuvre de ces fatwas.

Leurs indépendances par rapport aux dirigeants de la banque leur permettent de rejeter toute
Transaction jugée contraire à la loi islamique.

Le comité de charia examine en détail la structure et la documentation juridique des


Transactions, ainsi que les caractéristiques des produits qui lui sont soumis.

Ce comité procède également à l’examen global de l’activité de l’établissement.25

Chaque fin d’année, le conseil doit rédiger un rapport d’audit religieux en fonction des
Standards élaborés par l’AAOIFI. Ce rapport doit comporter les éléments suivants :

 L’objet du rapport
 La nature du travail effectué
 Le rappel des obligations des administrateurs vis-à-vis de la règlementation islamique
 La description du processus d’audit
 La période de couverture
 La date de rapport
 La signature de tous les membres

Le rapport du conseil de la charia doit être publié dans le rapport annuel de l’institution
Financière islamique Il y a lieu de noter que pour les produits financiers islamiques
globalement reconnus, les Critères d’islamisation sont désormais standardisés, grâce aux
efforts entrepris par des Institutions financières islamiques défendant les intérêts de l’industrie
telles que l’organisation de Comptabilité et d’audit des institutions financières AAOIFI.

25
1. Herbert Smith, Guide de la finance islamique, P4

Page 35 sur 139


AAOIFI est un organisme d’autorégulation indépendant et à but non lucratif, fondé en 1991
Par plusieurs banques centrales, en charge de développer les règles et standards en matière
Comptable, d’audit et de gouvernance pour les institutions de finance islamique.

Il est donc évident, que lorsque les produits atteignent ce stade de standardisation et font
l’objet de nombreuses études, le rôle de comité de charia diminue peu à peu.26

Section 2 :Spécificités des banques islamiques par rapport


aux banques conventionnelles

I. Les différences au niveau du bilan


Entre la banque classique et ce conventionnelle, elle existe vraisemblablement des grandes
différences entre ces deux banques. La différence entre ces deux banques est la suivantes :

Tableau 2 : Tableau comparatif schématisé du bilan d’une banque conventionnelle et


islamique

Banque conventionnelle Banque islamique


Actif immobilisé : Actif immobilisé :
-Participation -participaticipation dans les investissements
-Immeuble (=moudharaba, moucharaka ou filiales)
-immeuble
-autre actifs
Actif circulant : Actif circulant :
-Titre négociables -Cash
-Prêts standard -Investissements :
-Découverts -Financement moucharaka
-Autre avances -Financement moudharaba Mourabaha interbancaire
de CT
Vente à crédit :
-Ijara
-Salam
-Investissements actions immobiliers

26
Mahmoud El –Gamal, finance islamique, op. cit , p31

Page 36 sur 139


Dettes à CT : Dettes à CT :
-Dépôts -compte courant
-Emprunts et dettes financières diverses -compte d’investissements
-compte d’épargne
-fonds « Zakat « et impôts anticipés
mourabaha interbancaire de CT
provision
Dettes à LT : Dettes à LT :
-Capital action -fonds islamiques
-Bénéfice
- Réserves

Source: sunil kumar (2008), « Financial Risk Management for Islamic Banking and Finance »

En opposition à la banque conventionnelle qui tend à financer l’économie en collectant les


Dépôts d’argent puis à les utiliser sous forme de crédits ou d’investissements, la banque
Islamique se doit de répondre à une double exigence : celle de respecter la conformité des
Principes de la Sharia, et celle de satisfaire les critères de rentabilité financière. De plus, pour
répondre au mieux à l’exigence de rentabilité de la part de ses clients la Banque islamique
offre une large gamme de produits et de services qui sont aussi Compétitifs que ceux proposés
par la banque conventionnelle.27

Une autre spécificité se fait au niveau du rôle de la banque islamique qui intervient en tant
Qu’investisseur direct avec les clients qui déposent leurs fonds et les entreprises qui ont Un
besoin d’investir. La banque a donc un double rôle : un rôle conventionnel et Financier par
rapport aux déposants et un rôle de bailleur de fonds par rapport à l’entreprise.

Ainsi, la banque est comme un associé avec ses clients dans des opérations rentables
plutôt Que de leur prêter ses fonds comme dans une activité conventionnelle.

Une autre différence se fait via l’existence d’un comité de Charia qui a pour rôle de
valider Les produits et les transactions financières des banques. Ici, s’inscrit le rôle
fondamental du Sharia Board (ou comité de la Sharia) dans l’exécution des transactions
financières et aussi Dans le gain de confiance des différentes parties que constitue le projet :
client, fournisseurs, Entreprises et actionnaires.

27
sunil kumar (2008), « Financial Risk Management for Islamic Banking and Finance »,p66

Page 37 sur 139


II. Les différences au niveau des principes

L’analyse des principes met en évidence les différences au niveau de l’intérêt et du


partage du Risque :

L’intérêt : L’islam interdit d’usure et d’intérêt (considéré comme Riba). Par conséquent, Les
banques islamiques ne peuvent accorder des prêts qui engendrent des intérêts. Donc, le
Système bancaire islamique est totalement opposé au système bancaire conventionnel,
Puisque ce dernier repose essentiellement sur le paiement d’intérêts débiteurs et créditeurs.

Le partage du risque : Le partage du risque est considéré comme l’une des particularités Les
plus importantes du système bancaire islamique. C’est ce qui différencie principalement Le
système bancaire islamique du système bancaire conventionnel

En effet, Les banques islamiques assument autant de risques et de pertes que leurs clients
Dans les projets sauf si les pertes sont dues à des fautes de gestion de l’entrepreneur
(Négligence, mauvaise foi ou non-respect des clauses du contrat.)

Contrairement au système bancaire islamique, le système bancaire conventionnel quant à Lui


reporte les risques sur le client, étant donné qu’elle ne supporte pas les pertes.

Le risque moral : Par opposition aux banques conventionnelles, les banques islamiques
Accordent une très grande importance aux critères moraux des activités qu’elles financent.

En effet, Les banques islamiques ne financent pas les activités qui ne sont pas prohibées Par
la Charia. Donc, elles ne pourront par exemple pas financer les projets relatifs à L’alcool, au
gain d’argent, au tabac.

La solvabilité : Le système bancaire islamique diffère par le fait que l’accent est porté sur La
productivité et non sur la solvabilité de l’emprunteur. La banque islamique étant donnée le
Partage des profits et des dettes s’intéresse d’avantage à la rentabilité du projet projets et Aux
capacités de l’entrepreneur.

Le système financier islamique met également l’accent sur le côté « social », puisqu’il
Attache beaucoup d’importance aux promoteurs et s’intéresse d’avantage à leurs projets.

Page 38 sur 139


III. LES DIFFÉRENCES AU NIVEAU DE GESTION DES OPÉRATIONS
BANCAIRES
1. Gestion du compte courant
 La banque conventionnelle

Quand la banque conventionnelle octroie un prêt, elle le transfert sur le compte courant
du Client, ce qui génère des intérêts.

 La banque islamique

Lorsque qu’un client s’adresse à la banque islamique pour acquérir un bien, le compte
courant de ce dernier ne perçoit pas l’argent, en effet, la banque paye le fournisseur pour
acquérir le bien et le revend à terme au client. Et la marge sur la vente du bien constitue donc
la rémunération de la banque.

2. Gestion du compte d’investissement ou « Profit Sharing Investment


Account (PSIA) »
 Dans la banque islamique

Les fonds déposés dans le compte d’investissement sont gérés par la banque en contrepartie
De frais de gestion qui peuvent être des profits ou des pertes. La durée des dépôts varie entre
1 mois et 5 ans. Si le détenteur du compte se retire avant la fin de l’échéance il partage les
Pertes, mais pas les profits que les fonds ont pu générer28.

Le capital et le taux de rendement ne sont pas garantis.

 Dans la banque classique

Dans la banque classique, il n’existe pas d’équivalent aux comptes « PSIA ». Cependant,
il Est à noter que dans tout compte traditionnel le capital est supposé être garanti. La banque
Doit donc pouvoir rembourser une partie du capital de tous ses déposants à tout moment. Ce
Qui n’est pas le cas des comptes « PSIA ».

3. Gestion du compte d’épargne

28
Le compte courant d’associé-comprendre son fonctionnement et l’utiliser
https://www.l-expert-comptable.com/a/52255-utiliser-un-compte-courant-d-associes.html

Page 39 sur 139


 Dans la banque islamique

Dans la banque islamique, le compte d’épargne ne génère pas d’intérêt. Le titulaire du


Compte peut percevoir des profits. Le capital est garanti mais il est versé après prélèvement
De la « zakat ».

 Dans la banque conventionnelle

Dans la banque conventionnelle, le compte d’épargne génère un intérêt dont le taux


D’intérêt fixe est connu d’avance.

Section 3 :Le cadre réglementaire des banques islamiques au


Maroc

Le Gouvernement a adopté, jeudi 16 janvier 2014, le projet de loi relatif aux établissements
de crédits. Ce texte était très attendu parce qu’il accorde une place importante aux banques
Islamiques nommées banques participatives, selon la terminologie officielle qui a été
Adoptée.

Ce projet de loi définit le statut des banques participatives, les produits, les organes de
contrôle et instaure un fonds de garanti pour les clients. Et parmi les nouveautés, les autorités
marocaines soulignent que «la conformité des produits participatives à la Charia est du ressort
du Conseil Supérieur des Oulémas, un organisme présidé par le Roi Mohammed VI, C’est cet
organisme qui donnera son avis sur la Conformité des produits financiers qui devront être
lancés par les banques participatives, C’est-à-dire sur leur «halalité».

Suite à l’adoption de ce projet de loi et donc à l’amendement de la loi bancaire marocaine, les
premières banques participatives ont vu le jour au second semestre de l’année 2014. Et dans
ce cadre, plusieurs banques des pays du Golfe sont sur les starting-blocks et n’attendent que
leurs agréments pour s’implanter sur le marché marocain dont : Al Baraka Bank (Bahreïn),
Qatar National Bank (Qatar), Kuwait Investment Bank (Koweït), etc.

« Et si l’ouverture enclenchée en 2007 des produits dits «alternatifs» (Musharaka, Ijara et


Mourabaha) a été plus qu’un échec avec un encours d’environ 1 milliard de dirhams, soit
moins de 0,12 % de l’encours des crédits du secteurs bancaire, il n’en demeure pas moins que

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le potentiel de développement de ce marché est important. Une étude réalisée par l’Islamic
Finance Advisory & Assurance Services en 2012 avait relevé que 94 % de l’échantillon de
Marocains interrogés avaient fait part de leur intérêt pour des produits financiers conformes à
la Charia. Toutefois, les Marocains se posent des questions sur la conformité réelle à la Charia
des produits distribués par les banques conventionnelles. Ce qui expliquerait en grande partie
le faible engouement de la population pour les produits alternatifs. »

Conclusion

le principal défi qui se pose aujourd’hui aux banques islamiques réside dans la tentation
d’imiter les banques traditionnelles en évitant de prendre des risques et en recherchant
systématiquement la sécurité dans le placement de leurs fonds , perdant ainsi leur raison
d’être et vidant leur action de sa dimension éthique et solidaire orientée vers le
développement.

Les banques islamiques doivent remettre en cause leur positionnement d’intermédiaire


financier calqué sur le modèle occidental et qui a génère des modes de financement hybrides
entre le prêt et l’investissement, qui cherchent à garantir simultanément le capital et son
rendement.

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Chapitre 3 : APPROCHE COMPARATIVE entre
la finance islamique et la finance
conventionnelle

Le mercatique est l'activité consistant à faire parvenir les biens et les services appropriés aux
personnes appropriées, à l'endroit approprié, au moment approprié et au prix approprié, au
moyen de la communication et de la promotion appropriées.
Le mercatique bancaire correspond au marketing des services et des produits appliqués à la
banque participative ou bien la banque conventionnelle. C'est à dire pour que la banque attire
des clients, elle doit proposer des produits (financiers) et services différents des autres
banques 29 . Les techniques marketings utilisés par les banques ont fortement évolué ses
dernières années pour plusieurs raisons, tout d'abord l'évolution technologique, avec la
création de la carte de crédit, la création de la banque en ligne et des services associés au web.
D'autre part, le marketing bancaire utilise de plus en plus les techniques de la grande
distribution avec par exemple, des programmes de fidélisation, des promotions, des réductions
pour les étudiants à travers toutes ces démarches, l'objectif des banques est de recruter de
nouveaux clients dès le plus jeune âge et fidéliser les clients actuels.
Plusieurs questions se posent dans ce sens :

1-Quelle est la politique marketing et les produits proposés commercialisent entre les
banques classique et les banques islamique ?

29
HAJJI Abdellah EL jazza, « Marketing des produits et services bancaires islamiques : cas du Maroc
https://www.slideshare.net/mobile/CVboy/marketing-des-produits-et-services-bancaires-islamiques-cas-du-
maroc (consulté le 04/2018)

Page 42 sur 139


Section 1 : Produits offerts par les banques participatives et
conventionnelles

I. Présentation des produits offerts par les banques


participatives
Après l’échec de l’expérience du Maroc en 2007 la BAM a donné une autre fois le feu
vert aux banques marocaines pour commercialiser les produits islamiques dits participatifs.
Pour répondre à une forte demande de la population marocaine qui considérer les produits
offerts par les banques classiques comme « Haram ».
Par ailleurs, notre religion n’encourage pas l’endettement ou le remboursement des
dettes par contre le financement accordé par les banques islamiques qui sont basés sur les
contrats commerciaux ou sur une participation au résultat. Autrement dit, lorsqu’on parle des
produits participatifs on ne dira pas crédit ou accord de crédit, comme pour les banques
classiques mais financement participatif.
Dans le même sens, la BAM aussi interdit toute opération financière donnant lieu à un
acte prohibé par la Charia.
Les banques marocaines ont donc officiellement la possibilité de commercialiser leurs
produits ou contrats alternatifs, selon les deux catégories suivantes :
1. Les produits participatifs

Ils sont appelés de manière extensive Moucharaka, littéralement les associations. Dans
cette catégorie de produits, la banque se constitue acquéreur de parts ou porteur de parts à
créer dans le cadre d’un projet à caractère commercial ou industriel, sujet à une exploitation
économique profitable et dont les bénéfices et les pertes sont partageables entre la banque et
son client. Appelé aussi profit & loss sharing (PLS) ou partage des profits et des pertes, le
système est fondé sur la règle islamique statuant : « Qu’il y a nul bénéfice sans sacrifice »30

30
Abderrahmane Lahlou, http : //www.cfcim.org/magazine/21572, (consulté le 4/18)

Page 43 sur 139


A. MOUCHARAKA 31

La Moucharaka (également appelé Musharakah ou Moucharaka) est un contrat entre


la banque Islamique et le client en vertu duquel la banque et le client apporten t chacun
des capitaux en vue d'un projet spécifique. Tous les pourvoyeurs de fonds propres sont
éligibles à la gestion de l'activité financée, mais n'y sont pas nécessairement tenus.
Les conditions de partage des profits sont prédéfinies par consent ement mutuel dans
le contrat. Les modalités de répartition des bénéfices réalisés est au prorata. Le
remboursement obéit à un tableau d’amortissement qui comprend, outre le capital
principal, les bénéfices tirés par la banque pour cette opération. Les éven tuelles pertes
sont partagées en fonction de la proportion de sa contribution respective de chaque
coactionnaire dans l'apport en capital investi.

Source : Association pour le développement de la finance islamique 32

Figure1 : Les fondements de fonctionnement de la Moucharaka

Toutefois, les banques peuvent avoir recours à deux formes de mousharaka : une
mousharaka permanente ou une mousharaka dégressive. Dans un contrat de mousharaka

31
Anonyme, http://fr.financialislam.com/Moucharaka.html,(consulté le 4/18)
32
Association pour le développement de la finance islamique
http://www.adefi.be/index.php/fr/finance-islamique-types-de-contrats/Moucharaka

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permanente, la banque participe partiellement au capital d’une société ou au financement
d’un projet, et en devient partenaire à part entière : avec notamment les droits de gestion
et de supervision. De l’autre côté, dans un contrat de mousharaka dégressive spécifie
qu’une partie des revenus nets du projet financé par la banque sera allouée au payement
du capital principal avancé. Ainsi, les droits de propriétés de la banque vont
progressivement diminuer et le client deviendra à la fin du contrat le propriétaire final du
projet ou pourra le vendre à une tierce personne.

B. MOUDHARABA 33
La Moudaraba (également appelé Mudaraba ou Moudarabah) est une technique de
financement utilisée par les banques islamiques. Il s’agit d’un partenariat
d’investissement où la banque joue le rôle de l’investisseur (Rab el Mal), en s’engageant
à financer intégralement le projet. En contrepartie, l’entrepreneur (Moudarib) doit
assurer la gestion des projets.

La rémunération est fondée sur une clé de répartition fixée au préalable sous forme
de pourcentage de bénéfices de l'entrepreneur. Les pertes éventuelles doivent être
supportées par le seul bailleur de capitaux. Le chef d'entreprise renonce à une
rémunération variable de son travail.

Source : Association pour le développement de la finance islamique34

Figure2 : les fondements de fonctionnement de la mudaraba

33
http://fr.financialislam.com/Moudharaba.html,(consulté le 4/18)
34
http://www.adefi.be/index.php/fr/finance-islamique-types-de-contrats/Moudharaba

Page 45 sur 139


Un contrat de Moudaraba peut inclure des restrictions de la part du partenaire
apportant le capital. Ces restrictions peuvent porter sur le lieu de la transaction en
l’astreignant à exercer ses transactions dans un lieu déterminé. Elles peuvent aussi porter
sur le temps avec une exigence de n’utiliser les fonds que durant une période déterminée.
Elles peuvent également porter également sur la nature du commerce en lui imposant le
secteur ou l’activité où les fonds seront investis.
Aujourd'hui, le Moudaraba peut s'appliquer à diverses activités économiques, et avec la
Mousharaka, elles représentent les techniques les plus fidèles à l’esprit du commerce tel
que prôné par l’Islam.
2. Les produits d’échange transactionnels
Cette catégorie de contrats, plus diversifiée est connu sous l’appellation de Boyou’e
(ventes). Le principe est différent de contrats de participation, car il s’agit pour la banque de
financer des opérations d’achat –vente au profit de son client, moyennent une marge
commerciale en contrepartie d’un délai de paiement, tous deux fixes et irrévocables. Cela
comprend la MOURABAHA, le SALAM, L’IJARA, ISTISNAA.35

A. MOURABAHA36

La Mourabaha (ou Murabaha) est une transaction entre un vendeur (le client) et un
acheteur (la banque islamique), par lequel ce dernier achète les biens requis par un
acheteur et les lui revend à un prix majoré d’une marge clairement et explicitement
déterminée. Les bénéfices (marge bénéficiaire) et la période de remboursement
(versements échelonnés en général) sont précisés dans un contrat initial. Ainsi, cette
transaction comporte un ordre accompagné d’une promesse d’achat et deux contrats de
vente. Le premier contrat est conclu entre la banque islamique et le fournisseur du bien.
Le second contrat est conclu entre la banque et le client qui émet l’ordre d’achat et qui
accepte le paiement différé d’un prix, majoré d’une marge, qui constitue le bénéfice de la
banque dans cette opération. Cela permet au client d’acquérir un bien sans contracter un
emprunt avec intérêt. Et à la différence du système du système conventionnel, le
Mourabaha prévoitune double cession, avec un financier propriétaire du bien financé. Les
conditions de vente telles que la marge bénéficiaire pour le vendeur ou les détails de
remboursement des échéances sont prédéfinies entre les différentes parties .

35
Abderrahmane Lahlou, http : //www.cfcim.org/magazine/21572, (consulté le 4/18)
36
Anonyme, http://fr.financialislam.com/Mourabaha.html,(consulté le 4/18)

Page 46 sur 139


Source : Association pour le développement de la finance islamique37

Figure3 : les fondements de fonctionnement de la Murabaha

La mourabaha demeure parmi les produits islamiques les plus largement utilisés.
Toutefois, de nombreux économistes contestent ce mode de financement et assimilent la
marge bénéficiaire qui découle de la revente à du riba (intérêt). Ce point est renforcé par
le fait qu’une banque islamique semble ne supporter aucun risque dans une opération de
mourabaha dans la mesure où c’est le client qui demande à la banqued’acquérir un
bienpour qu’il puisse l’acheter ensuite. Ainsi, le client signe une promesse d’achat avant
même que la banque ait acheté ledit bien objet de leur futur contrat. Cependant, le risque
est bel et bien présent dans ce contrat : Le fait que le client signe une promesse d’achat,
ne garantit pas la revente pour la banque islamique. De même, le contrat de vente entre la
banque islamique et le fournisseur et celui signé entre la même banque et le client ne sont
pas simultanés. De ce fait, il s’écoule un temps pendant lequel la banque est propriétaire
dudit bien et donc supporte tous les risques liés à sa propriété. Il est possible, par
exemple, que le bien acheté par la banque islamique se détériore avant la signature du
second contrat de vente. Dans ce cas, le client est libéré de son engagement qui découl e
de la promesse d’achat compte tenu de l’absence de l’objet de sa promesse d’achat. D’un
autre côté, si le client venait à décéder avant la signature du second contrat de vente et
bien la banque serait contrainte de chercher un nouvel acquéreur. En effet, une promesse
d’achat ne suffit pas à elle seule à transférer les engagements du client sur ses ayants
droits. Là encore, la banque islamique devra chercher un nouvel acquéreur. De plus, le
fait de mentionner dans le premier contrat entre la banque islamique et le fournisseur, la

37
http://www.adefi.be/index.php/fr/finance-islamique-types-de-contrats/Mourabaha

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personne émettrice de l’ordre d’achat (l’acheteur final) comme son agent recevant la
marchandise achetée par elle ne suffit pas à faire disparaître le risque qu’elle supporte.

Dans ce dernier cas il n’y a pas transfert de propriété tant que le second contrat ne
sera pas signé. Et le second contrat ne peut être signé que si la banque est devenue
propriétaire du bien qu’elle compte par la suite vendre au client. En outre, un client qui
serait placé par décision judiciaire sous tutelle avant d’avoir signé le second contrat de
vente, ne sera plus engagé par sa promesse d’achat. Là encore, la banque islamique devra
se débrouiller pour trouver un nouvel acquéreur. En définitive, le risque est toujours
présent dans le contrat de mourabaha ce qui est une preuve de sa licéité au plan de la
charia.

B. IJARA 38

L’Ijara (ou Ijarah) est un mode de financement à moyen terme par lequel la banque
achète des machines et des équipements puis en transfère l’usufruit au bénéficiaire pour
une période durant laquelle elle conserve le titre de propriété de ces biens.
L’Ijara est l’équivalent du contrat crédit-bail. Toutefois, ce qui le diffère au crédit-
bail, c’est l’absence de pénalité en cas de non-paiement mensuel en cas de retard car les
pénalités qui surviendraient pour ces motifs seraient considérés comme des intérêts, or la
Finance Islamique réfute ce procédé. La Sharia réprouve également toute provision dans
un contrat financier qui pénalise un débiteur de bonne foi déjà en difficulté.
De plus, dans un contrat d’ijara, les paiements ne peuvent pas commencer avant que le
preneur ait pris possession du bien en question. A l’opposé, dans un contrat de crédit -
bail, les paiements peuvent commencer à partir du moment où le bailleur achète l’a ctif
sous-jacent. De cette manière, le risque de destruction ou de perte de l’actif est porté par
le bailleur qui continue à avoir la responsabilité du bien, sauf cas de malveillance ou
négligence du preneur.

D’autre part, dans un contrat d’Ijara, il est possible de déterminer le montant de


chaque paiement non pas préalablement mais à la date où la livraison de l’actif sous -
jacent est prévue. Cette flexibilité rend cet instrument particulièrement utile dans le cas
de financement de projets, une activité où l’incertitude sur la rentabilité future d’un
projet d’investissement peut être importante.

38
Anonyme, http://fr.financialislam.com/ijara.html,(consulté le 4/18)

Page 48 sur 139


De ce fait, le contrat Ijara offre des assurances, mais aussi des contraintes sur le plan
juridique et peut se traduire par une double mutation en cas d’exercice, par l’acheteur
final, de son option d’achat. Ainsi, les conditions de contrat sont prédéfinies, en cas de
modification d’une des conditions, même avec l’accord des deux parties, un nouveau
contrat doit être réalisé avec les nouvelles conditions.

Source : Association pour le développement de la finance islamique39

Figure4: Les fondements de fonctionnement de l’Ijara

C. SALAM 40
Le Salam est un contrat généralement de court terme par lequel une institution financière
verse, d’avance, les montants correspondant à la livraison future d’une quantité définie de
marchandise. Un Salam est principalement utilisé pour le financement des marchandises.
Il est semblable à un contrat à terme où la livraison est à une date future en échange de
paiement au comptant.

39
http://www.adefi.be/index.php/fr/finance-islamique-types-de-contrats/Ijara
40
Anonyme, http://www.adefi.be/index.php/fr/finance-islaique/types-de-contrats/salam(consulté le 4/18)

Page 49 sur 139


Source : Association pour le développement de la finance islamique41

Figure5 : Les fondements de fonctionnement de Salam


D. ISTISNA’A 42

L’Istisna’a est un moyen de financement progressif. C’est un contrat de fabrication


(ou de construction) aux termes duquel le participant (vendeur) accepte de fournir à
l’acheteur, dans un certain délai et à un prix convenu, des biens spécifiés après leur
fabrication (construction) conformément au cahier des charges.

Cette Technique de financement est très adaptée au financement d’infrastructures,


de construction de bâtiments industriels ou résidentiels, de construction et équipement
d’usine ou d’ensembles industriels. En effet le vendeur s’engage à fournir dans un délai
précis et à un prix convenu préalablement le bien immobilier selon les conditions émises
lors de l’élaboration des cahiers de charges. En contrepartie, l’acheteur s’engage à payer
le vendeur en fonction de l’avancée des travaux.

Les parties concernées par un contrat d’Istisna’a sont : le donneur d’ordre


(Moustasni’i) et l’entreprise qui va réaliser l’opération (Sani’i) et l’institution financière.
Cette dernière assume la responsabilité de la bonne exécution de l’opération. La
rémunération de la banque est liée à sa prestation et aux responsabilités qui lui incombent
à ce titre. Le paiement du prix de l’ouvrage réalisé peut être effectué d’avance ou à la fin
de l’opération lors de la remise du bien, ou bien encore par fraction au fur et à mesure de
l’avancement de l’opération.

41
http://www.adefi.be/index.php/fr/finance-islamique-types-de-contrats/Salam
42
Anonyme, http://fr.financialislam.com/istisna’a.html, (consulté le 4/18)

Page 50 sur 139


Source : Associationpour le développement de la finance islamique43

Figure6 : Les fondements de fonctionnement de l’Istisna’a


II. Présentation des produits offerts par les banques
conventionnelles
Au Maroc, la plupart des produits conventionnels concrétisés par les comptes bancaires visant
à répondre aux besoins et aux demandes de la clientèle. Le compte est défini selon (Art-487-
505) dans un cadre juridique de réception des avoirs de clients et la domiciliation de ses flux.

L'approche juridique permet de considérer le compte comme un instrument de règlement


des dettes qui pourraient naître entre la banque et son client et de garantie par l'effet de la
compensation qui se produit entre les articles de crédit et articles de débit ; seul le solde étant
exigible.44

L'approche comptable conduit à définir le compte comme un instrument de constatation


chiffrée des opérations intervenues entre la Banque et son client qui retrace lesdites opérations
et leur résultat (solde). C’est est un état synoptique des créances et des dettes réciproques de
la banque et de son client.

43
http://www.adefi.be/index.php/fr/finance-islamique-types-de-contrats/Istisna’a
44
Loi n°15-95format code de commerce, droit-td.blogspot.com/p/les-différents-types-de-comptes-html,
(consulté le 4/18)

Page 51 sur 139


Il existe différents types de comptes à savoir :45

1. LE COMPTE À TERME

Le compte à terme est un compte dont le terme est fixé d’avance par la banque et le client. Il
n'est renouvelé à l’échéance qu'à la demande expresse du client, et sous réserve de l’accord de
la banque. Les intérêts stipulés en faveur du client ne sont verses qu’à l’échéance, pour ce qui
est du taux d’intérêt est fixé suivant un barème réglementé et qui est réduit en cas de retraite
avant l’échéance.

2. LE COMPTE COURANT

Le compte courantest un contrat par lequel les parties décident de faire entrer en compte
toutes les créances et dettes réciproques de manière à ce que celles-ci soient réglées
immédiatement par leur fusion dans un solde disponible soumis à un régime unitaire.
On distingue la partie qui inscrit une créance au crédit du compte (le remettant) et celle au
débit du compte (le récepteur).
Intérêt dans les relations Client/Fournisseur : au lieu de régler les opérations séparément,
toutes les opérations sont inscritessur un compte pour un règlement global et unique à la
clôture.
3. LE COMPTE DE CHÈQUES
Les comptes de chèques peuvent être ouvert par des particuliers, qu’ils exercent un commerce
ou pas, le solde est principalement créditeur la banque peut accepter des dépassements
occasionnels à condition de régler la somme au débit dans les délais.

4. LE COMPTE INDIVIDUEL

Le compte individuelest ouvert par une personne physique qui va le faire fonctionner seule
sauf à donner procuration à une autre personne d’agir en son nom et pour son compte.

5. LES COMPTES JOINTS

Il est ouvert au nom de plusieurs titulaires qui sont appelés les indivisaires. La signature
de l’ensemble des indivisaires est indispensable pour le fonctionnement du compte (sauf
mandataire commun). Ce type de compte se rencontre essentiellement à l’ouverture d’une

45
Loi n°15-95format code de commerce, droit-td.blogspot.com/p/les-différents-types-de-comptes-html,
(consulté le 4/18)

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succession. Les cotitulaires du compte seront tenus solidairement de tous les engagements
contractés dans le cadre du fonctionnement du compte.

6. LES COMPTES INDIVIS46

Il est ouvert au nom de plusieurs personnes et permet à chacun des cotitulaires de faire
fonctionner seul le compte, comme s’il était le seul titulaire. Il est souvent ouvert par des
couples mariés (Monsieur ou Madame) et le décès d’un des cotitulaires du compte joint
n’entraîne pas le blocage du compte. Ce type de compte implique la solidarité active de
chacun des Co-titulaires qui peut faire fonctionner seul le compte mais aussi la solidarité
passive des Co-titulaires qui sont solidaires des dettes.

Section 2 : Le marketing bancaire appliqué par les banques


conventionnelles et les banques participatives
Le marketing bancaire est défini comme l’ensemble des actions visant à adapter l’offre
d’une entreprise aux besoins des consommateurs.
Le marketing bancaire concerne les actions de l’entreprise part les banques pour satisfaire les
besoins de leurs clientèles.
Ainsi, on définit le marketing bancaire comme étant « l’application de la démarche et des
techniques marketing à l’activité bancaire ».

I. Quelles sont Les stratégies du marketing appliquées par les


banques conventionnelles ?
1. Comportement, satisfaction et fidélisation
A. Comportement du consommateur bancaire

La cause de l’action des individus réside dans les besoins qui sont des manques physiques
et psychiques.

46
Les différents types de comptes bancaires en droit marocain
https://droit-td-blogspot.com/p/les-differents-types-de-comptes.html?m=1 (consulté le 12 /04/018)

Page 53 sur 139


L’intensité dépend de l’intensité du manque. Ces principaux besoins sont présentés dans la
célèbre pyramide d’Abraham Maslow qui cite la liste des besoins selon un sens d’évolution
progressive :

 Se réaliser
 Estime de soi
 Appartenance et amour
 Sécurité

Enfin le consommateur ou l’entreprise comporte face à l’offre qui lui est destinée de façon
attentive, il cherche à avoir le plus d’informations sur les différents produits mais son choix se
fera en fonction de ses besoins.

B. Satisfaction du consommateur bancaire

La satisfaction des clients est dans toute activité, assurée grâce à une offre bien adaptée,
mais dans le domaine de la banque et de service en général.

Les attentes des consommateurs sont des croyances relatives à un produit, avant l’achat
qui servent de standards on de points de référence auxquels les performances du produit sont
comparées, le jugement de la qualité du produit résulte d’une comparaison des attentes de
service à la performance actuelle. Le modèle de satisfaction est illustré dans la figure
suivante :

 Attentes
 Confirmation
 Satisfaction
 Performance

C. La fidélisation du consommateur

Les clients de banque se déclarent, en général, fidèle à leur établissement pour autant,
les particuliers omettent de préciser qu’ils contractent des crédits dans un grand magasin,
achètent leur automobile à crédit auprès d’une société de financement et contractent des
assurances auprès de société d’assurance.

Les stratégies mise en œuvre par les établissements pour répondre à ces enjeux sont de trois
ordres :

Page 54 sur 139


 Perfectionnement de ciblage des particuliers (micro-segments) et développement du
marketing relationnel : datamining et le << one to one>> rôle de conseil accru pour les
conseillers en agence, compagnes de communication orientées clientèle.
 Développement et enrichissement d’une gamme de produits et de services fidélisant :
multi détention de contrats d’assurances, crédit revolving et crédit immobilier,
packages à valeur ajoutée, programme et fidélisation et produits extra-bancaire.
 Elargissement d’interconnexion en temps réel des canaux de distribution : agences,
centre d’appels, serveurs vocaux, internet

Les cartes jaunes permettent aux banques d’attirer un nombre de futurs consommateurs
bancaires et de les fidéliser en les accompagnants pendant leur adolescence et leur jeunesse.47

2. La segmentation en marketing bancaire

La segmentation est l’art et la science de diviser les populations en groupes distincts. L’idéal
est que chaque groupe se différencie des autres et que tous soient représentés. Les groupes
doivent être homogènes. Les individus sont plus ou moins similaires dans chaque groupe et à
l’inverse ils se démarquent clairement de ceux des autres sous-ensembles.

En marketing bancaire on peut percevoir plusieurs types de segmentations, mais la


segmentation la plus apparente est celles d’un classement par tranches de revenus ou types
d’activité. Cette segmentation nous conduit à différencier entre particuliers, petites et
moyennes entreprises, grandes entreprises.

Cette segmentation conduit à détermine trois types de client :

 Le client-consommateur : c’est le client qui consomme et développe des besoins de


trésorerie, d’épargne, de retrait, de constitution de patrimoine. Son comportement est
analysé selon ses besoins. Pour répondre à ses attentes la banque structure son offre de
manière à constituer des familles différenciées de produits et de services.
 Le client-prospecteur : c’est le client qui veut savoir ou acheter ou non ce qu’il faut
acheter t donc arbitrera entre plusieurs points de vente. Son comportement est étudié
selon ses processus de choix d’un point de vente.

47
Marketing des banques et assurances
https://www.marketing-etudiant.fr/cours/b/marketing-banques-assurances.php (consulté le 16/04/2018)

Page 55 sur 139


 Le client-acheteur : c’est le client qui achète et dont il faut connaitre les processus
d’achat et le comportement face aux divers espaces de vente et face aux divers
produits. Son comportement est analysé pour détecter parmi les différents types de
produits, ceux qui font l’objet d’achats spontanés et ceux qui déclenchent un processus
de décision plus complet.
3. La stratégie de positionnement

Le positionnement d’une organisation, d’une marque, d’un produit, d’un service… se


définit comme la place occupée par l’organisation peut agir en modifiant les croyances
déterminantes et élargissant l’ensemble des considérations alternatives que le consommateur
prend en compte lors de son acte d’achat.

La construction du positionnement est une stratégie marketing qui a pour but de modeler
les croyances du consommateur pour que celui-ci différencie une marque de celle de ses
concurrents.

Pour une banque qui consent des prêts aux entreprises ou individus, la commercialisation
et le vente sont essentielles dans l’acquisition d’un avantage concurrentiel qui dépend de
l’efficacité des intermédiaires du mode de présentation du prêt et son prix.

II. Quelle est La politique marketing pratiquée dans le secteur


bancaire au Maroc ?

Il s’agit de produit, de prix, de distribution et de communication.

1. La politique du produit mise en place

Cette politique réalise une rencontre entre les aspirations, les attentes de la clientèle et les
caractéristiques du produit. Ainsi, en matière de la satisfaction de la clientèle, toutes les
banques disposant d’une gamme de produit visant un segment spécifique, par exemple :
compte courant : c’est un compte commercial qui touche tous les commerçants, les
entrepreneurs et les entreprises.

Compte chèque : c’est un compte courant ordinaire touchant les fonctionnaires, les artisans,
les résidents marocains à l’étranger et les étudiants.

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Compte sur carnet : c’est un compte d’épargne à vue pourras enregistrer additionnellement
les opérations de dépôts, il touche toutes les personnes physiques.

Compte de dépôt à terme (DAT) : compte de dépôt bloqué rémunéré touchant toutes les
personnes physiques et morales.48

Les bons de caisse : sont des produits qui rémunèrent les dépôts de clientèle, des prospects,
ils sont soit nominatifs soit anonymes, ils rémunèrent des dépôts à un taux des dépôts à terme
: ces produits sont adressés à des personnes physiques ou morales.

Le chèque auto : produits servant à faciliter le règlement de consommation des carburants


ou des services rendus pour les stations-services. Il est bénéficiant à tout client.

Les produits monétique (les cartes) : ils facilitent les opérations de retraits même en cas de
déplacement et de jours fériés ; ils facilitent également certains achats auprès des
commerçants agréés (magasins, restaurant, hôtel…).

Les prés produits : Comprennent tous les produits d’assurance offerts par la banque à sa
clientèle.

Les instruments financiers islamiques sont des produits sans intérêts mais ils sont
difficilement applicables. Selon M. KORCHI, « si les principaux types d'instruments
financiers islamiques sont théoriquement simples, ils peuvent devenir complexes dans la
pratique puisque certaines banques combinent des éléments de plusieurs instruments pour
répondre aux demandeurs de leur clientèle ». Cette marge de mainœuvre est à l'origine du
pessimisme de certains spécialistes sur la conformité des produits islamiques à la Charia.
D'après Cherif Karim, l'étude de ces produits décèlent « le manque de cohérence qu'il existe
ente la théorie et la pratique ». Si en théorie ces produits sont basés sur le principe des 3P
(Moudaraba et Mousharaka), en pratique ils ne représentent qu'une part minoritaire de l'offre
des banques islamiques.

2. La politique de prix

En ce qui concerne la politique de prix, il y a des banques qui fixent leurs prix des produits et
services en fonction de la loi de l’offre et la demande. Et d’autre qui procèdent à la

http://blog.wikimemoires.com/2011/03/marketing-bancaire-produit-prix-distribution-communication/
(consulté le 18/04/2018)

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fixation d’un optimal de leurs produits, en prenant en considération le prix des produits
concurrents et le prix psychologique d’acceptation pour le client.

Un consommateur ne choisit pas uniquement un produit à cause de son design, de ses


qualités, de sa marque commerciale ; le consommateur a également une attitude vis-à-vis du
prix du produit et la politique des prix, dans le cadre d’une stratégie de développement
commercial, est un aspect de l’action de marketing d’une firme. La politique des prix joue un
rôle limité en matière de marketing bancaire. Le prix ne doit être préjudiciable ni au vendeur
ni à l’acheteur.

L’ajustement des prix par autorégulation : l’interdiction des monopoles et des ententes
sur les prix qui affectent l’individu et la société et entravent la libre concurrence.

L’interdiction des pratiques de la discrimination par les prix bas visant à l’élimination de la
concurrence et du dumping (le dumping est une pratique commerciale interdite et considérée
comme déloyale. En commerce international, le dumping est le fait de vendre dans un autre
pays à un prix inférieur à celui pratiqué dans le pays d’origine de l’entreprise.). Le prix payé
dans le cadre du financement islamique est un taux de profit qui varie selon les produits et les
charges supportées par la banque.49

3. La politique de distribution

Cette politique regroupe l’ensemble des moyens destinés à mettre en disposition des
clients pour leurs banques, autrement dit c’est une politique qui permet de rapprocher les
produits aux clients, parmi ces moyens on trouve par exemple : création ou extension d'un
réseau de guichets, restructuration ou modernisation du réseau, utilisation de nouveaux
canaux de distributions (centres d'appel et internet).

Au niveau international, on trouve des agences à l’extérieur pour développer les échanges
internationaux, et également pour répondre aux besoins des ressortissants à l’étranger.

La politique de distribution est marquée par l’exclusivité traditionnelle du circuit que


constitue le réseau d’agence de chaque établissement.

49
https://www.pimido.com/marketing/marketing-bancaire/etude-de-cas/marketing-banques-islamiques-
317678.html(consulté le 24/04/2018)

Page 58 sur 139


L’implantation des agences bancaires se fait selon une logique de distribution géographique,
dans plusieurs pays occidentaux et musulman, pour faciliter le contact avec le client et en
adoptant une politique de proximité. Les nouveaux canaux de distribution :

 Les centres d’appel : ils permettent déjà une relation directe avec le client ils lui
permettent d’obtenir une information mise à jour, mais présente l’inconvénient d’un
cout de fonctionnement très élevé.
 L’internet : le PC relié à internet propose une large gamme de services et présente de
nombreux avantages tels l’interactivité et relation d’un type de client. Cette réside
dans le taux très faible d’équipement des foyers et entreprises en ordinateurs et
connexion internet.
4. La politique de communication

Communication interne : Vise en premier lieu à assurer une bonne circulation de


l'information au sein de la banque. Elle doit faire savoir à tous les membres de la banque les
objectifs retenus par la direction générale, les moyens mis en œuvre pour atteindre ces
objectifs, les points forts et les points faibles de la firme. Mais il ne suffit pas d'informer, il
faut aussi faire adhérer le personnel aux objectifs fixés.

Communication externe : Elle traite des relations de la banque avec son environnement qui
est composé de tout un ensemble de groupes ayant chacun des comportements, des besoins,
des attentes très différentes. L'objectif principal de la communication externe est d'abolir la
distance qui sépare la banque de ces différents agents.

Les banques marocaines soit conventionnelle ou participative utilisent comme instrument :

 Le marketing direct.
 La publicité.
 Le sponsoring.
 Les actions promotionnelles.
 La stimulation se réseaux de ventes.

L’élaboration du marketing mix a pour but d’harmoniser l’ensemble des décisions et efforts
sur le plan marketing et commercial que doit mettre en œuvre la banque pour réaliser les
objectifs et atteindre les cibles visées.

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Conclusion

Adopter une politique ne signifie pas seulement l’objectif de développer la clientèle, mais de
bien pratiquer des politiques bien étudiées et planifiées, en prenant en considération la
situation concurrentielle qui se caractérise par la recherche de nouveaux moyens et techniques
permettant d’attirer le plus grand nombre de clients. Donc la banque en menant un politique
marketing réussie, oblige sa clientèle à lui rester fidèle, cela demande une coordination des
activités du marketing, c’est-à-dire une liaison constante d’une combinaison avec les autres
départements de la banque, afin que ces activités soient compatibles avec les possibilités et
plans des autres départements.

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CHAPITRE 4 : l’IMPACT DE LA FINANCE ISLAMIQUE SUR LE
CONSOMMATEUR ET L’ECONOMIE MAROCAINE

De nos jours, la crise économique et financière mondiale a imposé aux pays de trouver
des solutions profondes et urgentes pour répondre à la dégradation de leurs grands équilibres
macro-économiques. Plusieurs secteurs sont touchés par cette crise en particulier le secteur
financier dans plusieurs pays occidentaux. Ce qui a généré l’effondrement et la défaillance de
plusieurs groupes bancaires internationaux. Ces derniers perçoivent dans le niveau de
résilience dont ont fait preuve certaines banques islamiques suite à la crise des subprimes
l’assurance d’un système plus résistant aux turbulences et plus performant que le système
bancaire classique.
Malgré le retard remarquable du Maroc par rapport à d’autres pays voisins. La finance
islamique est présente dans le jargon de ses autorités monétaires depuis plus de vingt ans
maintenant. Les activités dites islamiques ont fait leur apparition en octobre 2007, date où le
gouverneur de la Banque Centrale du Maroc (Bank Al Maghrib) a autorisé la
commercialisation des produits nommés officiellement « Alternatifs ». Mais, le
consommateur marocain a attendu plus ce que 10 ans pour voire l’entrée officielle des
produits alternatives qui ont commencé à être commercialisés au niveau des nouvelles
banques islamiques, ce qui dénote une évolution très progressive. Pourtant, le potentiel et le
gisement de la clientèle existent.50

Lors de ce chapitre nous allons aborder en premier lieu l’impact de la finance islamique
sur le consommateur avant de pencher sur la présentation des avantages et les limites de la
finance islamique sur l’économie nationale.

50
La finance islamique au Maroc entre réticence de la demande et perspectives de développement
https://docplayer.fr/5085338-La-finance-islamique-au-maroc-entre-reticence-de-la-demande-et-perspectives-
de-developpement.html

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Section 1 : Le degré d’influence de la finance islamique sur le
consommateur marocain

Parmi les sujets dans l’ère du temps au Maroc figure la finance participative. Pour
cause, la Banque centrale a délivré le précieux sésame habilitant ainsi 5 banques et 3 fenêtres
participatives à commercialiser les produits halal. Au-delà du démarrage imminent de
l’activité de celles-ci, une question taraude les esprits de plus d’un. Quelles seront les
retombées économiques et financières de la finance alternative pour le consommateur ?

I. Inclusion financière du consommateur

Avec l’arrivée de cette nouvelle technique de financement au Maroc, cette partie de la


société, qui n’a pas d’accès actuellement aux services des banques traditionnelles, aura la
possibilité d’intégrer le système économique national à travers des produits et services
bancaires participatifs adaptés à leurs besoins. L’inclusion des consommateurs qui, jusque-là,
s’excluaient volontairement du système financier conventionnel pour des raisons religieuses.

II. Profiter d’une meilleure protection


Il y a des clauses de protection du consommateur liées aux opérations commerciales des
banques islamiques qui sont absentes dans les banques commercialesconventionnelles,
notamment en ce qui concerne les pénalités de retard de paiement à la banque par l’acheteur
d’un bien à crédit. Le client de la banque islamique bénéficie toujours d’un délai de retard
gratuit, contrairement à la banque commerciale ; mais si le délai se prolonge, il peut y avoir
pénalités de retard, mais elles ne sont pas versées à la banque mais à une œuvre caritative. Il
y a, dans les activités commerciales de la banque islamique, lepartage des risques, ce qui n’est
pas le cas des banques commerciales, qui se protègent presque intégralement et
unilatéralement contre le risque.51

51
Les banques islamiques partagent le risque avec leur client
https://www.maroc-hebdo.press.ma/les-banques-islamiques-partagent-le-risque-avec-leur-client/consulté le
14/05/2018

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III. Coût de financement non prohibitif
La mise en place de produits simples. Au regard de ces enquêtes, la plupart des banques
participatives ont adapté leurs offres afin d’amplifier leur avantage comparatif. Cela dit, les
intervenants ont insisté sur la nécessité de donner du temps à ces banques pour trouver leur
marque et se faire une place dans le paysage bancaire national.

Les banques islamiques marocaines ont commencé à proposer des produits islamiques,
qui permettent aux clients de mener des opérations dans le secteur de l’immobilier et des
équipements par Ijara (assimiler au leasing), la Mourabha pour financer les commerçants et la
Moucharaka pour le capital investissement. En addition, les projections font émerger le
secteur immobilier qui sera certainement le plus dynamique, et ce en mettant en place des
crédits immobiliers par le biais de l’Ijara qui permet à la banque d’acheter le bien et le louera
son client avec option d’achat a terme de contrat. La rémunération est incluse dans le prix et
étalée sur toute la durée.

En effet, un partage des responsabilités entre les propriétaires du capital et le chef de


l’entreprise favorise un meilleur équilibre entre la valeur du capital et celle de l’humain. Cette
formule bancaire est de nature à promouvoir un développement économique plus sain car les
crédits accordent se traduisent par des actifs physiques réels.

IV. Profiter de l’équilibre social


La finance islamique vise à établir un équilibre social, les banques commerciales
peuvent refuser de prêter à des entrepreneurs réalisant des projets de faible ou moyenne
envergure. Les banques islamiques elles, sont plus a même de mettre des capitaux à
disposition de ces entrepreneurs, cette disposition encourage l’égalité des chances des agents
économiques, elle stimule aussi l’élargissement du tissu des petites et moyenne entreprise.

De plus, la mobilisation de l’épargne dort auprès des agents sensibles au raisonnement


religieux incitera la mobilisation des capitaux et par conséquence l’accroissement du
processus économique. La redistribution de la richesse via le ZAKAT, permet aux ménages
les moins favoriser de détenir les moyens de dépenser, ce qui augmentera leurs pouvoirs
d’achat.

D'autre part la finance islamique en interdisant l'intérêt, il va empêcher le favoritisme du


capital par rapport au travail, le capital doit par conséquent profiter à son détenteur et à celui

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qui le profite par son travail. Et d’un autre côté elle vise à empêcher la formation au sein de la
société d'une classe détentrice des capitaux et d'une autre misérable qui travaillerait pour le
bien-être de la première, et c'est le but de la mucharaka qui va créer une complémentarité
entre ces deux classes pour le bien de la société toute entier52.

V. Obtenir un habitat social


De nos jours, le Maroc souffre d’une grande crise d'habitat, que les crédits
conventionnels, n'ont pas pu absorber, la forte demande en la matière. En fait, une grande
partie des clients contestent -conformément à leurs convictions religieuses- les crédits
proposés par ces banques puisqu’ils ne répondent pas à leurs demandes. En effet, ces crédits
bases sur le principe du taux d’intérêt, de ceux qui refusent les crédits bancaires au Maroc
c'est pour des motifs religieux. Ce constat impose d’autre effet socio-économique au sein de
la société marocaine, pour une grande partie des jeunes, la difficulté d’obtenir un habitat est la
principale raison retardant leurs désire de constituer une famille. En outre la cherté des crédits
immobiliers conventionnels encourage la propagation des bidonvilles.

L’introduction des produits alternatifs va certainement inciter cette catégorie de citoyen,


pour acquérir leurs propres logements, répondent à leurs attentes, ce qui en résulte la
diminution des bidonvilles menacent l’avenir et le bienêtre de la population marocaine.

Donc l'introduction de ces produits va certainement encourager cette catégorie de


citoyen, pour acquérir leurs propres logements, par des produits bancaires, qui répondent à
leurs attentes, et de cette façon on va remédier au moins partiellement à ce fléau qui peut
engendrer des problèmes sociaux, qui menace la stabilité sociale du pays, notamment les
bidonvilles que le Maroc combatte avec voracité.

52
Nabil LAKHAL, « Les nouveaux produits bancaires islamiques aux Maroc », université hassan2 DE
CASABLANCA-Licence 2008
https://www.memoireonline.com/08/09/2594/Les-nouveaux-produits-bancaires-islamiques-au-Maroc.html

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Section 2 : Avantages et Limites de la finance islamique sur
l’économie nationale
I. Les avantages de la finance islamique sur l’économie
marocaine
53
L’économie marocaine soufre depuis l’indépendance de plusieurs déséquilibres socio-
économiques. En plus, le pays vive encoure les résultats désastreux du PAS (instaurer entre
1983 et 1991), ce dernier a bloqué les plans expansionnistes d’aménagement publique ainsi
qu’il a impacté plusieurs indicateurs sociaux du pays. Or les actions publiques tendent à
réduire les écarts économiques entre les régions mais aussi entre les classes sociales. En fait,
le Maroc a lancé de grands projets d’infrastructures et industriels qui demandent beaucoup de
capitaux, dans un contexte international de crise des liquidités.

Par conséquence le Maroc doit chercher d’autres alternatives financières pour soutenir une
croissance économique assurant la prospérité économique sans toucher l’équilibre des
grandeurs économiques. Les perspectives d’évolution des marchés bancaires et financiers en
intégrant les préceptes de la finance islamique, en tant qu’une variable d’ajustement, pour
assoir une fiance durable ancrée dans le cœur de l’économie réelle, source de croissance et
d’équité, faisant de la finance islamique un véritable chalenge pour profiter le maximum de
l’essor de cette nouvelle finance éthique.

Une économie émergente comme celle du Maroc, a besoin d’épargne suffisant à long et à
moyen terme et des financements directs étrangers dans le cadre des Investissement Directes
Etrangers. L’objectif premier est d’alimenter, et en permanence, le niveau d’investissement
qui serai nécessaire au maintien d’une croissance économique fort et stable, et ce en l’absence
d’important ressources naturelles. Nul ne doute que l’investissement et l’épargne sont deux
variables fortement corrélées.

Ceci étant, l’épargne dans notre pays en émergence est en outre constituée, d’importance
avoirs liquides et a vue souvent volatiles. Ainsi, la structure de l’épargne par une maturité trop
courte pour financer des investissements a long terme. Si les mesures prises permettent
53
www.aujourdhuilemaroc.ma/Aujourd’hui le Maroc

Page 65 sur 139


d’améliorer la gestion et la canalisation de l’épargne. Cela à certainement un impact sur son
niveau, mais sans majeur changements dans les comportements des ménage marocains, parmi
ces déposant figurent des personnes, même fortunées, et par conviction religieuse, n’accepte
pas de recevoir des intérêts et rejettent tout rémunération, elles refusent tout mobilisation a
échéances, autrement dit, s’interdisent tout placement à terme générateur d’avoir
additionnelles non justifies.

54
Quantl’indice de développement économique (IDE), ils progressent et se profilent sur tous
les secteurs à travers tous les pays, avec une particularité de l’afflux massif des capitaux en
provenance des pays de Golf, en fait leurs mannes pétrolières annuelle s’élève àcent cinquante
milliard de dollars durant les 10 derniers années. Il devrait se développer davantage. Ces
investisseurs sont de plus en plus favorables au développement à long terme, base sur un
circuit économique soutenu par la croissance, l’ouverture commerciale, le capital humain et
l’investissement locale d’infrastructure.
Le comportement des financiers conjugués à des facteurs objectifs, le facteur culturel, domine
par autres aspects religieux. Où l’usure et la spéculation sont bannies, explique la raison pour
laquelle le financement islamique peut constituer un levier puissant de mobilisation et
d’affectation d’une épargne additionnelle, avec le renforcement du secteur financier pour but
de développer l’économie réelle.

La finance islamique intervient à deux niveaux : l’apport participatif en capitaux propres,


investis directement dans les circuits de production, et des facilités bancaires pour consolider
ses outils. Ainsi ces techniques de financements, réputées plus solidaires, conjugué aux
compétences, aux capacités et au savoir-faire des établissements de crédit, permet aux
entreprises de se financer par des ressources complémentaires stables, mobilises directement
et exclusivement pour soutenir la croissance de l’économie réelle.

Les entreprises peuvent profiter de cet élan de partenariat dynamique et des liquidités drainées
par les supports mis en place. La mobilisation de ses fonds est primordiale pour tirer des
rentabilités et profits récurrents. Ceci peut aider à développer davantage un ensemble de
secteurs, y compris par exemple les économies des savoirs et des technologies nécessairesà la
valorisation d’un capital humain qualifier et disponible.

54
Rapport annuel de Bank AL Maghrib, 2009-2010-

Page 66 sur 139


Une réelle constations , c’est que cette dynamique ne fait consolider et accélérer le rythme de
la croissance de l’économie productive .Pour ce faire , des produits islamiques , en plus des
comptes de dépôts , existent et peuvent s’adapter aux besoins d’investisseurs compte tenu des
évolutions de l’ingénierie financière des produits comme : Ijara(crédit-bail), Wakala (agence),
Salam(Forward), Istisna’a(contrat de traitance), les comptes d’investissement , les Sukuk
(obligations) ou le sous-jacent est représenter par les premiers produits tels que : Murabaha
(intermédiation) ou financement commercial avec marge bénéficiaire, Moudaraba
(commandite) ou partenaires passif , Musharaka (association) ou partenaire actif, les fonds
actions et immobiliers et l’équité prive.

Coté développement, et si l’on focalise par exemple sur les fonds d’investissement, la finance
islamique trouvera un terrain favorable pour adapter sa technique du fait que le principe de
partage des pertes et des profits est clairement identifié. Les actifs sont tangibles et logiques
du marché est clairement appréhendée pour ajuster directement l’économie réelle, où il est
interdit d’exiger des garanties supplémentaires en dehors du projet et des apports du
promoteur. Dans ces conditions, les pourvoyeurs de fonds deviennent des véritables
partenaires de l’entrepreneur emprunteur, afin de le soutenir dans son entreprise et assurer
ainsi une activité économique saine et profitable aux deux protagonistes, sans oublier les
encouragements et les avantages fiscaux non négligeables.

Parallèlement, la finance islamique représente un marché important pour la gestion privée et


collective, ce qui serait d’un bénéfice formidable pour l’économie marocaine qui pourrait
profiter d’une source alternative de financement à moyen et long terme, compte tenu des
principes analyses plus loin. La création des fond souverains peut s’envisager avec l’objectif
de drainer des capitaux plus importants.

Analyse faite, la finance islamique présente un atout important pour le développement du


Maroc, via le développement du secteur bancaire par la collecte de l’épargne additionnelle à
moyen et long terme auprès d’une grande partie d’épargnant, ainsi que la création de
nouveaux produits et services 55 . Elle a la disposition de l’économie réelle pour la servir,
l’éthique des affaires devient de plus en plus prononcée, où fondamentalement l’argent ne doit
pas produire que de l’argent, mais en priorité la création d’une réelle richesse : moteur du
développement intégrer dans la sphère internationale et à moindre risque.

55
http:/www.medias24.com/MaROC/ECONOMIE/17266-finance-participative

Page 67 sur 139


En plus, après l’introduction des banques islamiques l’économie nationale peut bénéficier de
l’augmentation du taux de bancarisation et la progression de l’inclusion financière. A cela, il
faut ajouter l’augmentation du taux d’équipement des ménages, avec les implications
positives sur la consommation, force motrice de la croissance au Maroc.

En conclusion, la finance islamique va conserver l'élan nécessaire pour continuer à progresser


et maintenir une certaine croissance. Les gouvernements du monde entier dont le
gouvernement marocain, voient dans cette finance un outil pour maintenir leurs dépenses
budgétaires et contrer l'impact négatif des prix du pétrole sur leurs budgets. Les changements
réglementaires pourraient aider l'industrie à résoudre les problèmes liés à l'absence
d'instruments de gestion des liquidités et lui permettre d'appliquer plus rigoureusement le
principe du partage des pertes et des profits. Quant à la normalisation des pratiques, elle
pourra permettre d’améliorer l'intégration de l'industrie et sa capacité d'innovation. Ainsi, les
analystes marocains estiment que l’industrie devrait atteindre une valeur de 2000 milliards de
dollars dans le courant de la prochaine décennie. Cette croissance sera probablement le
résultat de la combinaison des efforts déployés par les acteurs de la finance islamique ainsi
que sa contribution au développement de l'économie réelle, qui alimente l'intérêt de l’Etat des
institutions en charge du développement.

II. Les limites de la finance islamique sur l’économie nationale


56
Malgré l’engouement par rapport à l’essor de la finance islamique et ses potentiels pour
promouvoir la croissance économique, il faut relativiser ce succès en le plaçant dans son
contexte d’une industrie relativement jeune, car les banques Islamiques à travers le monde
n’ont toujours pas réussi à s’imposer, puisque ces institutions sont demandées à déployer un
plus grand effort pour baisser les coûts élevés de leurs produits islamiques pour convaincre les
clients de ces pays à se convertir au modèle financier Islamique. De même, les experts admis
une possibilité de réticence de la part de clients ou d’investisseurs qui ne seraient pas prêts à
suivre un modèle se basant sur des règles morales et non juridiques.

56
L’économiste, www.leconomiste.com (consulté le 15 /04/1018)

Page 68 sur 139


A. Les limites socioculturelles
Le premier obstacle qui peut freiner l’expansion de la finance islamique à l’échèle
national vient de sa propre appellation. En effet, si pour une partie des musulmans le mot
« Islamique » pourrait être un facteur qui les attire dans le choix de l’orientation des décisions
financières, une autre partie de musulmans refuse de lier la religion à des transactions
commerciales que la perversité de l’argent pourrait salir, et n’acceptent pas l’utilisation de
l’Islam comme un « argument publicitaire » permettant de promouvoir un produit. Ainsi
plusieurs clients potentiels des banques Islamiques se posent la question si la finance
islamique est vraiment islamique ou bien est-ce justement une composante de façade grâce à
« un mécanisme revu et corrigé d’un marketing occidental islamisé pour l’occasion ».

Aussi sur le plan fiscal, ressortent de ces opérations des problèmes qui ont tendance à minorer
les gains des banques islamiques. La marge sur les actifs vendus dans les opérations de
Mourabaha et les bénéfices des opérations de participation ne sont souvent pas considérés par
les administrations fiscales comme des produits financiers au même titre que l’intérêt
classique, donc ces profits subissent l’impôt sur les revenus, d’où le gain manqué par l’Etat.

B. Les barrières financières

Selon les principes de la finance islamique, les banques islamiques doivent prendre, dans les
opérations de financement au moins autant de risques que leurs clients. Elles ne peuvent donc
transférer la majeure partie des risques sur les clients comme peuvent le faire les banques
classiques. Et aussi en cas de retard de paiement de la part de leurs clients, les banques
islamiques par principe peuvent difficilement appliquer des pénalités de retard par crainte de
se voir pratiquer le Riba. Par peur de pratiquer également le « Gharar » (la spéculation
financière), les banques islamiques n’ont pas recours aux instruments de couverture comme le
swap, les options, etc. Ce qui a pour conséquence une exposition aux risques de taux et de
change dans les opérations au niveau international, ce qui peut engendrer une faillite de ces
banques et par conséquence la diminution de la masse monétaire détenue par banque centrale
marocaine.

Page 69 sur 139


Conclusion

La crise financière mondiale a remis en cause les modèles de développement de la


finance conventionnelle. Le Maroc aura profit en saisissant les opportunités que représentent,
aujourd’hui, l’essor de la finance islamique dans le monde.
En effet, l’économie marocaine a plus que jamais besoin de se doter d’un mode de
financement soutenable, si elle veut maintenir un certain niveau de croissance, d’emplois et
d’équipement ou d’infrastructure. La finance islamique est une nécessité pour encourager
l’investissement réel, permettant la mise en œuvre des projets économiques affectant
positivement le PIB national, toute en procurant une prospérité sociale dans le cadre d’une
coopération entre le secteur privé et le secteur publique. Elle peut corriger certaine défaillance
du système capitaliste en instaurant des liens entre l’investissement et l’économie productif.

Ensuite, la finance islamique présente des particularités qui sont très adaptées aux
besoins des pays en développement. Elle repose notamment sur le principe du partage des
risques, ce qui rend ses activités plus étroitement liées à l’économie réelle que celles de la
finance conventionnelle ; il est aussi plus flexible face aux chocs et favorise davantage un
meilleur partage de la croissance

En plus, la finance islamique à plusieurs retombées économiques et financières sur le


consommateur marocain qui peut profiter de l’implantation de ces fenêtres bancaires pour
profiter d’un coût de financement non prohibitif et pour avoir plus de protection lors de
l’acquisition d’un des produits offerts par ces établissements bancaires sans oublier l’équilibre
social dont il peut bénéficier.

Néanmoins, la finance islamique fait face à plusieurs défis pour rattraper le retard
cumulé durant toutes ces dernières années, donc les autorités financières doivent mobiliser
plusieurs actions pour subventionner aux besoins de ces institutions et développer un
environnement propice pour leur développement, ainsi, de moderniser la réglementation
bancaire afin de prendre en mesure les particularités de ces dernières, et de les protéger contre
la concurrence déloyale.

Page 70 sur 139


Chapitre 5 : Gestion des risques financiers
islamiques

Le risque peut être défini comme une exposition à un danger potentiel, inhérent à une
situation ou une activité, en finance-t-il se défini comme étant l’incertitude sur la valeur future
d’une donnée actuelle. Le risque correspond à une possibilité de perte monétaire due à une
incertitude que l’on peut quantifier. Bien que toutes les entreprises s’exposent à des situations
d’incertitude, les institutions financières font face à certains types de risques un peu spéciaux
en raison de la nature spécifique de leurs activités. L’objectif des institutions financières
bancaires est de maximiser le profit ainsi que la valeur ajoutée des actionnaires en offrant des
services financiers variés en sachant principalement gérer les risques.

La gestion des risques dans les banques islamiques a la même importance que pour sa
consœur conventionnelle. En effet, dans les deux cas, le management de risque se trouve au
cœur de l’activité bancaire. On distingue deux catégories de risques, la première catégorie
est spécifique aux banques islamiques (risque de non-conformité avec la Sharia, commercial
déplacé, d’investissement, de taux de référence), et la deuxième catégorie concerne les risques
partagés avec les banques conventionnelles (risque de crédit, de marché, opérationnel, de
liquidité).

La gestion des contraintes qui s’imposent aux institutions financières islamiques en


matière de risque est très complexe et méritent plus d’ingéniosité de leur part. De nos jours les
banques islamiques utilisent un ensemble de techniques pour mieux gérer les risques sur leurs
produits.57

57
https://www.atlas-mag-net/article/l-assurance-a-l-heure-du-big-data (consulté le 16/05/2018)

Page 71 sur 139


Section 1 :Les principaux risques encourus parles institutions
financières islamiques

Les risques encourus par les banques sont multiples et divers. Les institutions
financières islamiques ne font pas exception. Mieux encore, elles ne sont pas seulement
sujettes aux mêmes catégories de risques que leurs consœurs conventionnelles, mais de
surcroit, elles font face à une série de risques spécifiques à leur nature.

Source : Réalisé par nous soin le 30/04/2018

Figure 7 : Profit de risque d'une banque islamique

I. Risques partagés par les banques islamiques et les banques


conventionnelles

A. Le risque de crédit ou risque de contrepartie58

Le risque de crédit dans les banques participatives est identique à celui des banques
conventionnelles, de fait que dans les deux cas, celui-ci découle de la nature de l’activité

58
Kaouther Toumi, « Structure de capital, profitabilité et risques des banques islamiques », institut des sciences
de l’entreprise et de management, p54, Montpellier
https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01346916/document (consulté le 01/05/2018)

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bancaire. Ce risque se manifeste lorsque le client se trouve incompétent d’honorer ses
engagements vers l'institution financière. Généralement, le risque de contrepartie est le risque
de perte lié à la défaillance d’un débiteur sur lequel l’établissement de crédit détient un
engagement, quelles que soient la nature de débiteur et la forme de cet engagement.
Les banques islamiques sont exposées au risque de crédit. Elles font affaire avec des
contreparties qui se sont engagées à respecter les termes convenus du contrat mais il est
probable qu’elles se révéleraient dans l’incapacité de faire face à leurs engagements. Les
contreparties impliquées dans les différents contrats utilisés pour le financement de l’actif
sont de différentes catégories :
 Le vendeur/l’acheteur du bien pour les contrats Murabaha et Salam.
 Le vendeur/preneur du crédit-bail pour les contrats d’Ijara.
 Le constructeur/l’acheteur du bien pour les contrats Istisna’a.
 Les partenaires investisseurs dans les projets cofinancés pour les contrats
Musharaka et Mudaraba.
Le risque de contrepartie dans les principaux contrats islamiques :
 Murabaha : Défaut/retard de paiement du l’acheteur du bien financé par la banque
participative. Les pénalités de retard ne peuvent être appliquées. Annulation du contrat
par le client donneur d’ordre : l’une des conditions de validité de Murabaha est basée
sur le fait que la banque doit acheter le bien et transférer ensuite le droit de propriété
au client. L’ordre émanant du client ne constitue pas un contrat de vente mais une
simple promesse d’achat. Le client peut renoncer à la promesse de vente. C’est le
risque de contrepartie le plus important émanant du contrat Murabaha. Non livraison
du bien par le fournisseur d’où aucune obligation de paiement du client donneur
d’ordre
 Salam : Retard/défaut de livraison du bien à la date convenue selon la qualité et la
quantité spécifiées dans le contrat. Quand le Salam est adossé à un Salam parallèle, le
défaut ou le retard de livraison par le vendeur est susceptible d’engager la
responsabilité de la banque envers le deuxième acheteur. Donc la banque doit
rembourser le prix et dédommage le 2ème acheteur ou achète un bien similaire pour
honorer le deuxième contrat. La livraison du bien sans respecter les modalités
spécifiées dans le contrat (qualité, quantité) Défaut de paiement du client. Dans le cas
d’un contrat agricole, le risque de contrepartie peut être dû à des facteurs climatiques
par exemple dépassant la volonté de la contrepartie.

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 Istisna’a : Retard de livraison de l’actif fabriqué par l’entreprise chargée des travaux.
La banque participative s’expose au risque de non achèvement de la construction de
l’actif dans le contrat d’Istisna’a parallèle surtout que la banque paie en avance et
l’entreprise (le Sanii) n’achève pas la construction dans les délais convenus. Le retard
de livraison peut générer un surcoût. La réalisation de l’ouvrage sans respecter les
prescriptions techniques et les modalités spécifiées dans le contrat. Défaut/ retard de
paiement du client acheteur qui ne peut pas honorer ses engagements bien que la
construction du bien progresse.

 Ijara : Défaut ou retard de paiement des loyers par le locataire. La banque islamique,
entant que propriétaire du bien, peut saisir le bien loué si le locataire n’honore pas ses
engagements.
 Mudaraba et Musharaka : La perte du capital investi. Non-paiement de la part des
bénéfices.

B. Le risque de marché59
Le risque de marché est le risque de pertes potentielles dans les positions du bilan et du
hors bilan liés aux mouvements défavorables des facteurs du marché. De façon globale, les
risques de marché font référence aux risques résultant d’une volatilité des rendements, des
taux d’intérêt, des cours de change et de la valeur des titres ou des matières premières. Le
risque de marché comprend donc plusieurs natures de risques.

Les banques islamiques sont sensibles au risque de variation du prix des titres qu’elles
détiennent mais elles subissent également le risque de prix des biens qu’elles détiennent.
L’exigence de matérialité dans les opérations bancaires implique la négociation des contrats
adossés à des actifs physiques par la banque islamique. Ainsi, la variabilité des prix des actifs
sous-jacents expose la banque au risque de prix. Ce risque de prix se manifeste généralement
par la variation des prix des marchandises entre la date d’achat de ces biens et la date de
revente aux clients.

Les risque de prix dans les principaux contrats islamiques : Murabaha, Salam, Ijara,
Istisna’a.

59
https://www.scribd.com/document/373493921/les-rsques-propres-aux-banques-islamiques-resume-
final(consulté le 03/05/2018)

Page 74 sur 139


 Murabaha : Le client demandeur d’ordre d’achat dispose d’une option d’annuler sa
demande d’achat. Si c’est le cas, la banque islamique se trouve avec l’actif qu’elle a
acheté dans l’intention de le revendre au client et se trouve donc obligé de le vendre
sur le marché au prix du marché qui pourrait être inférieur au prix d’achat initial. La
banque enregistre dans ce cas une perte. La détention de cet actif fait subir la banque
des coûts additionnels (assurances, dommages pour des produits périssables, coût de
stockage).
 Salam : C’est le risque de perte à la suite d’un prix spot à la date de livraison
inférieur au prix payé à la date initiale. Dans le contrat Salam avec un Salam parallèle,
si le vendeur ne livre pas l’actif dans les délais convenus, la banque islamique est
obligé de l’acheter sur le marché au prix spot pour honorer ses engagements avec le
client acheteur. A part le risque de crédit (perte résultant du défaut du vendeur), la
banque islamique est exposée au risque de marché résultant d’un prix du marché (que
la banque islamique doit payer) supérieur au prix payé initialement dans le contrat
Salam.
 Istisna’a : Si l’acheteur fait défaut de paiement dans un contrat Istisna’a, la banque
islamique doit trouver un autre acheteur pour l’actif construit/fabriqué. La banque est
ainsi exposée au risque de marché du fait que le nouveau prix proposé pourrait être
inférieur au prix initial dans le contrat. En principe, cette perte doit être couverte par le
client en défaut de paiement mais ce n’est pas toujours le cas.
 Ijara : Le client de la banque islamique peut ne pas respecter le contrat et décide de ne
plus louer l’actif et donc payer ses loyers, la banque islamique (qui a déjà acquis
l’actif où a fait un ordre d’achat de cet actif non annulable), se trouve obligé de le
louer à un autre client (ou de le vendre) en contrepartie des loyers (à un prix de vente)
inférieur aux loyers convenus initialement (ou prix initial d’achat) dans le contrat
original.

La banque islamique est soumise également au risque de taux, équivalent au risque du


taux d’intérêt pour les banques conventionnelles. L’adoption des techniques de financement
d’opérations commerciales est l’un des facteurs déterminants de ce risque. En effet, la marge
bénéficiaire convenue à l’avance entre la banque islamique et son client, est invariante durant
le délai de paiement accordé et ne peut pas être réajustée en fonction des fluctuations des taux

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de référence de marché 60 . Les banques islamiques, par manque de taux de référence
islamiques, utilisent des benchmark conventionnels pour fixer la marge de Murabaha par
exemple. De ce fait, toute variation de ce dernier implique le réajustement des taux d’intérêts
sur les dépôts conventionnels, ceci n’est pas envisageable pour la banque islamique.

Ce risque est d’autant plus important pour les contrats à long terme comme l’Ijara et
Iststina’a par exemple. Dans les contrats Ijara, les banques se couvrent généralement en
prévoyant un réajustement régulier des loyers. Outre ces techniques de re-pricing utilisées par
les contrats de long terme, certaines banques, en accord avec le comité de la Sharia,
introduisent des clauses d’indexation à un élément de marché. Par contre, à défaut de pouvoir
utiliser les instruments classiques de couvertures de risques, le taux de profits sur les actifs
(contrats Murabaha et Salam) ne peut être augmenté car la marge a été fixée au moment du
contrat et ne peut être réajustée. L’adoption des instruments participatifs augmente
l’exposition de la banque au risque du taux de rendement, le taux est inconnu à l’avance et est
susceptible de varier d’une période à une autre.

C. Le risque Opérationnel
Dans les banques islamiques, les risques opérationnels sont encore plus amplifiés que
dans les banques conventionnelles. Le risque opérationnel peut être définit comme « le risque
de perte résultant de carences ou de défaut attribuables à des procédures, personnel et
systèmes internes ou à des événements extérieurs » 61 . Cette définition met l'accent sur le
risque juridique:

 Le risque juridique : il s’agit d’un risque de perte résultant de l’application


imprévisible d’une loi ou d’une réglementation. Il réside dans la possibilité que des
procès, des jugements défavorable ou l’impossibilité d’un droit perturbe où
compromettre les opérations ou la situation d’un établissement. Le risque juridique
inclut l’exposition à des amendes, pénalités et dommages pour faute résultant de
l’exercice de surveillance prudentielle ainsi que des transactions privées. Ce risque
semble être particulièrement sensible dans les banques islamiques en raison,
notamment, de la complexité économique et juridique de certaines opérations et
l’environnement légal en général, du nombre élevé de transactions réalisées.

60
https://www.scribd.com/presentation/24551117/le-marche-des-taux-d-iteret (consulté le 04/05/2018)
61
Selon le CBCB (Comité de Bale sur le Contrôle Bancaire)

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Le risque opérationnel est lié à une mauvaise conception ou application du système de
contrôle interne. Les banques islamiques sont relativement récentes par rapport aux autres
institutions financières traditionnelles. Ceci peut créer un risque de mal compréhension du
personnel de la spécificité de l’activité financière islamique. La banque doit veiller à avoir un
personnel qualifié qui maîtrise cette discipline. La majorité des étudiants ont eu des cours de
finance classique au cours de leurs parcours universitaire. C’est une bonne formation qui doit
être complétée par une formation en finance islamique pour s’adapter au travail dans de telles
institutions. Outre cela l’outil informatique est indispensable à l’activité bancaire. Se pose
alors le risque de ne pas avoir un logiciel performant adapté à l’activité bancaire islamique.

D. Le risque de liquidité

Une banque se trouve dans une situation de risque de liquidité lorsqu’elle ne dispose de
fonds nécessaire pour faire face aux retraits ou qu’elle n’arrive pas à obtenir des fonds à un
cout raisonnable.

La banque islamique dans de telle situation coure un risque plus grave que celui chez une
banque classique. En fait il est prohibé pour l’institution financière islamique d’emprunter des
fonds puisqu’ils vont être remboursés majorés des intérêts. Les institutions financières
classiques se trouvent avantagées puisqu’elles ont la possibilité d’avoir plus d’instruments
interbancaires. Ce risque peut être atténué par la présence d’un marché interbancaire
islamique. Ceci favorise l’échange d’instruments bancaires conformes à la Sharia entre les
institutions financières islamiques.

La banque central joue le rôle du prêteur en dernier ressort, elle permet ainsi à la banque
de sortir de cette situation de risque. Le problème qui se pose est que la banque centrale prête
moyennant un taux d’intérêt. Il n’est pas permis alors à la banque islamique d’emprunter des
fonds auprès de la banque centrale.

Les institutions financières islamiques sont ainsi concernées par certains risques encourus
par les autres institutions classiques. Toutefois. Le degré d’importance du risque diffère selon
la nature d’activité de la banque. Ainsi on ne peut pas parler du même degré d’importance du
risque du taux d’intérêt pour les deux types d’institutions. Ces risques seront mieux gérés à

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travers une meilleure coopération entre les banques islamiques elles-mêmes et avec la banque
centrale du pays où elles sont implantées (Chapra&Khan.2001)62.

II. Risques spécifiques aux banques islamiques


A. Le risque de non-conformité avec la Charia

Comparées aux banques traditionnelles, le respect de la Charia est la raison pour les
institutions financières islamiques existent.

Le risque opérationnel se manifeste par le risque de non-conformité des opérations


bancaires avec la loi islamique "charia" résultant principalement du manque de professionnels
qualifiés. Certaines infractions peuvent être régularisées sans incidence financière pour la
banque mais d'autre peuvent être invalidées définitivement sans possibilité de correction par
la comité consultatif de Charia. Ce comité est composé de quatre (4) à sept (7) membres, tous
juristes spécialisés dans la fikh Al-Mouhamalat63 (jurisprudences commerciales, financières,
politiques et économiques)

Très brièvement, voici quelques exemples de risques les plus couramment fréquents dans les
contrats :

62
« Réglementation et contrôle des banques islamiques », Chapra M. Khan T., IIRF, BID, étude spécial n°3,
(2001)
63
Siagh, 2001; p.270

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Tableau 3 : Ensemble des risques de non-conformité avec la Charia les plus fréquents dans
les contrats

 Les contrats  Lecontrat  Le contrat  Le contrat  Le contrat


participatifs Ijara Salam istisna’a Murabaha

Une clause Non indication Le contrat est Versement du Le contrat


garantissant le des termes du porté sur des financement de commercial est
capital au bailleur contrat, clause biens non projets au client, conclu entre le
de fonds ou transférant au quantifiés ou contrat ayant client et le
prévoyant le preneur les non pour objet la fournisseur, prix
partage des pertes obligations quantifiables, fourniture d’un versé directement
sans rapport avec incombant règlement bien sans au client, etc.
les apports normalement au différé du prix, transformation,
respectifs, prise de propriétaire etc. etc.
participation dans (maintenance,
des sociétés illicites, assurance, etc.
etc.
Source : rédigé par nous même le 06/05/2018

B. Le risque commercial déplacé

La banque islamique est exposée également à un autre risque spécifique appelé le risque
commercial déplacé. Ce risque résulte de la mobilisation des fonds par la banque islamique
sous forme de comptes d’investissement participatifs.

L'organisation de comptabilité et audit des instituions islamique (AAOIFI) 1999


l’identifie comme étant la probabilité que la banque ne soit pas capable de faire face à la
concurrence des autres banques (conventionnelles et/ou islamiques) à cause d’un taux de
rendement faible sur les comptes d’investissement participatifs.

Il découle plus spécifiquement du comportement de leurs titulaires qui, insatisfaits de la


rémunération aléatoire offerte par leur banque, peuvent retirer leurs fonds, faisant courir un
grave risque d’illiquidité à l’établissement.

Face à ce risque, les banques islamiques ont développé des techniques originales de
lissage des revenus sur les comptes d’investissement participatifs.

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Source : réalisé par nous soin le 08/05/2018

Figure 8 : Le risque commercial déplacé

C. Le risque d'investissement en actions dans la finance islamique

Les Sociétés financières islamiques offrent des instruments basés sur les placements en
actions. Les deux contrats généralement utilisés pour ces instruments sont mudaraba
(partenariat) et musharaka (partenariat de joint-venture). Le risque d'investissement aux
actions découle raison d'une baisse éventuelle de la juste valeur de la position de capital
détenu par la société islamique.
La participation au capital d'une entreprise peut aller d'investissements directs dans des
projets ou des entreprises de la coentreprise à l'investissement de la charia-compatible
indirecte, comme dans les stocks. Si l'entreprise fait face à une baisse de la valeur de ses
capitaux propres, il peut perdre tout le potentiel de rendement sur ses investissements et peut
même perdre son capital investi. Cette situation peut déclencher des problèmes
supplémentaires, comme le risque de crédit et risque de liquidité.
La société islamique peut essayer de réduire le risque de capitaux propres en analysant
certains facteurs clés, dont les suivants, avant d'entrer dans un contrat :
- Le plan de l'équipe de gestion gérant partenaire ou arrière-plan et des affaires.

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- L'environnement juridique et économique projetée dans lequel le projet aura lieu.
En outre, l'entreprise doit continuer à surveiller l'investissement après la signature du
contrat pour éviter l'asymétrie d'information avec son partenaire (s).

D. Risque de taux de référence64


L’utilisation de ce taux de référence a été autorisée par les juristes musulmans, comme
utilisation ponctuelle servant à définir la marge avant la signature du contrat. Ceci dit, Les
banques islamiques doivent donc faire face au risque émanant de la variation du taux de
référence.
Le modèle de fonctionnement des banques islamiques repose sur un modèle commercial
d’achat vente, notamment pour les opérations telles que la Murabaha et l’Ijara. Et si les profits
doivent être déterminés à l’avance, et ne peuvent être modifiés après contractualisation avec
le client, les institutions financières participatives utilisent un taux de référence pour
déterminer ce niveau de profit.

Section 2 : La gestion des risques : Processus et système

Selon Cumming et Hirtle la gestion des risques représente le processus global poursuivi par
une institution financière pour définir sa stratégie, identifier les risques auxquels elle
s’expose, quantifier et qualifier ces risques, comprendre et contrôler la nature des risques
qu’elle est appelée à faire face65.

64
Les risques propres aux banques islamiques,https://www.scribd.com/document/373493921/Les-risques-
propres-aux-banques-islamiques-resume-final (consulté le 17/05/2018)
65
Cumming et Hirtle 2001, p3

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Source : réalisé par nous soin le 09/05/2018

Figure 9: Le processus global poursuivi par les institutions financieres pour


gerer ces risques

I. Processus et système de gestion des risques financiers


islamiques

La question qui se pose est de savoir si la gestion des risques chez les banques islamiques
est la même que celle chez les banques conventionnelles ou non. On a déjà traité les risques
en commun entre les deux catégories d’institutions financières et les risques spécifiques à
l’activité bancaire islamique. On peut conclure que les banques islamiques sont aussi
concernées par les techniques de gestion de risque utilisées par les banques conventionnelles
tant qu’elles sont en conformité avec la Charia.

De manière générale les institutions financières doivent mettre en place un ensemble de


processus et un système performant afin de gérer leurs risques. Le processus global de gestion
des risques doit être élargi à tous les départements de l’institution pour promouvoir la culture
de la gestion du risque. Il y a lieu de signaler que le processus de gestion des risques adapté
spécifiquement à chaque institution dépend de la nature des activités, de la taille et du degré
de sophistication de celle-ci. Le système de risque peut être standard pour les banques. Un
système performant de gestion des risques doit comprendre les trois éléments suivants66.

66
Ces trois éléments sont dérivés de recommandations du CBCB (comité de bale sur le contrôle bancaire)
relatives à la gestion de risques spécifiques. Cf.CBCB (1999 et 2001 b).

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1. L’instauration d’un environnement approprié de gestion des risques, de
politiques et de procédures viables
Cette étape concerne la stratégie globale et les objectifs généraux de la banque vis-à-vis
du risque et les choix de politique de sa gestion. Le conseil d’administration qui a la
responsabilité de choisir les politiques, les objectifs globaux et les stratégies de gestion de
risque pour chaque institution financière. Les objectifs globaux relatifs à chaque risque
doivent être communiqués à travers l’ensemble de l’institution. Ne se limitant pas à
l’approbation des politiques globales de la banque concernant les risques, le conseil
d’administration doit s’assurer que les gestionnaires prennent les mesures nécessaires pour
identifier, mesurer, surveiller et contrôler ces risques. Le conseil doit être informé de
manière régulière des différents risques encourus par la banque à travers les rapports
périodiques.
La direction générale a la responsabilité d’appliquer les recommandations adoptées par
le conseil d’administration. Pour que l’institution financière gère ses risques efficacement,
les gestionnaires doivent améliorer les politiques et les procédures de l’institution. Cela
entraîne la mise en place d’un processus de révision de la gestion des risques, de limite de
prise de risque, d’un système approprié de mesure de risque, d’un système performant de
suivi et de rédaction de rapports, et d’un système de contrôle interne efficace. Pour éliminer
les lacunes au niveau du contrôle interne, les banques doivent clairement identifier les
personnes et/ou comités responsables de la gestion des risques et définir d’une manière
lucide et perspicace les relations hiérarchiques et les responsabilités de chacun. Il faut
s’assurer de la séparation des responsabilités concernant les différentes fonctions relatives à
la mesure du risque, à son suivi et à son contrôle.

2. Le maintien d’une mesure approprié de risque, l’atténuation et le


processus de surveillance des risques

Les institutions financières doivent avoir des systèmes de gestion d’information pour
mesurer, surveiller, contrôler et établir des comptes rendus réguliers sur les risques encourus.
A ce niveau les étapes à franchir sont l’établissement des normes pour accueillir et classer par
catégorie les risques, une évaluation et une cotation consistantes de ces risques. La définition
de risque standardisé et la rédaction de rapport d’audit au sein de l'institution sont aussi
importantes. Les actions a prendre à cet égard sont :

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 La création de la norme standard
 La classification des éléments d’actif par catégorie de risques
 La production de rapports concernant la gestion des risques
 L’audit

La banque peut aussi recourir aux sources externes pour évaluer les risques, par exemple
en utilisant la notation de crédits (crédit rating), les critères d’évaluation et de contrôle des
risques comme le CAMELS (CAMELS est un indicateur de santé financière des banques
utilisé depuis le début des années quatre-vingt par les autorités de supervision américaines
(FDIC, OCC et la FED), cette méthode consiste à évaluer chaque banque à partir de six
critères et à leur attribuer une note. Ces six critères sont la solvabilité, la qualité des actifs
détenus, la qualité de gestion, l’aptitude à réaliser des profits, la trésorerie ou la liquidité, et
finalement la sensibilité au risque de marché)67.

Les risques encourus par les institutions financières islamiques et conventionnels


doivent être gères et surveillés d’une manière efficiente. Les banques doivent faire des tests de
résistance bancaire, ou « stress test », ces exercices consistent à simuler des conditions
économiques et financières extrêmes mais plausibles afin d’en étudier les conséquences sur
les banques et de mesurer leur capacité de résistance à de telles situations. Ces tests sont
menés par les banques centrales, ainsi cette opération consiste à définir plusieurs scénarios à
un horizon d’un ou deux ans qui seront appliqués aux portefeuilles des banques (crédits,
placements, dette) afin de mesurer leur évolution.i68

Les banques doivent avoir aussi des plans de contingence pour répondre aux divers cas
d’urgence. Un plan de contingence est un type de plan préventif, prédictif et réactif.

Il présente une structure stratégique et opérative qui aide à contrôler une situation d’urgence
et à minimiser ses conséquences négatives, son objectif majeur est assuré la continuité du
fonctionnement de l’institution face à toute éventualité.

67
https://www.cairn.info/revue-economie-internationale-2008-2-page-69.htm
68
https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/crise-financiere/mecanique-des-crises/stress-test-test-de-
resistance-bancaire/Consulté le 11/05/2018

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L'évaluation

La planidication

Les preuves de viabilité

L'exécution

Source : réalisé par nous soin le 11/05/2018

Figure 10 : Les 4 étapes basiques du plan de contingence

3. Des contrôles internes adéquats69

Les institutions financières doivent mettre en place un contrôle interne pour s’assurer de
l’adhésion aux diverses politiques arrêtées par le conseil d’administration. Un système
efficace de contrôle interne comporte un processus adéquat d’évaluation et d’identification
des différents types de risques doté de systèmes d’information performants. Ce système devra
combiner des procédures et politiques qu’il faut réviser en permanence. Celles-là peuvent
comprendre la rédaction périodique de rapports d’audit internes sur les différents processus
pour identifier et évaluer les zones de faiblesse. L’importante part du contrôle interne est de
s’assurer que les tâches affectées aux personnes qui mesurent, surveillent et contrôlent les
risques sont clairement séparées.

Finalement, une structure de responsabilisation et d’incitation des personnes chargées de


diminuer les risques reste un élément important et essentiel pour l’atténuation du risque
global. La condition obligatoire et préalable à ces contrats d’incitation est la rédaction de
rapports précis sur les risques encourus par la banque et l’élaboration d’un contrôle interne
performant. Une structure d’incitation efficace permettra à positionner chaque personne à un
niveau qui lui convient et encourage les décideurs à gérer les risques d’une manière
concordante avec la mission et les objectifs de chaque banque.

69
Banque islamique de développement, « la gestion des risques analyse de certains aspects liés à l’industrie de
la finance islamique », p34
https://ribh.files.wordpress.com/2007/09/la-gestion-des-risques-en-finance-islamique-bid-pdf (consulté le
10/05/2018)

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II. Quelques méthodes de gestion des risques au Maroc

Comme expliqué ci-dessus, le risque lié à chaque élément d'actif peut avoir des sources
diverses une fois présentées les lignes directrices générales du processus de gestion des
risques, nous allons aborder en ce qui suit avec détail les techniques et méthodes de la gestion
des risques encourus par les institutions financières islamiques.

A. Gestion du risque de crédit70

Le risque de crédit est le plus marquant des risques encourus par les banques, car le défaut de
paiement peut causer d'autre risque tel que les risques d'illiquidité, de taux d'intérêt, de
ralentissement d'activité etc. Alors, La gestion du risque de crédit a une importance centrale
au sein des institutions financières islamique en général et plus précisément les IFI, car la
banque islamique n’est pas seulement un simple créancier dans les opérations de crédits et ne
l’est pas du tout dans les opérations de financement participatif.

De plus, un certain nombre de méthodes d’atténuation du risque de crédit empruntées à la


finance conventionnelle sont applicables à la finance islamique :

 Les réserves et provisions :


Islamic Financial Services Board (IFSB) et l'organisation de comptabilité et audit des
instituions islamique (AAOIFI) ont reconnu l’exposition des banques islamiques aux
risques de crédit et recommande d’établir des réserves prudentielles. Deux types de
réserves sont retenus : le premier est le Profit Equalization Reserve (PER), une réserve
de péréquation des rendements retenue à partir du revenu brut de la banque avant
l’allocation des profits entre les actionnaires et les titulaires des comptes
d’investissement. Ce mécanisme permet de garder un certain niveau de profit pour les
comptes d’investissement. Le deuxième est l’Investissement Risk Reserve (IRR), une
réserve pour risque d’investissement qui permet de protéger la banque lors des pertes
sur les comptes d’investissement calculée à partir des profits attribués seulement aux
titulaires des comptes d’investissement.
 Le nantissement :
Le nantissement représente un rempart contre les pertes de crédit. Les banques
70
DIOP Moussa, « l’analyse des produits financiers islamiques et la gestion des risques. Cas de la Moucharaka
et la mourabaha », université cheikh Anta DIOP de DAKAR, Master 2 monnaie finance et banque 2013
https://memoireenline.com/01/14/8512/L-analyse-des-produits-financiers-islamiques-et-la-gestion-des-
risques-cas-de-la-moucharaka-et-de-l.html

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Islamiques utilisent ce mécanisme pour mettre en sécurité l’argent en leur possession
Car al-Ranh (le gage) est permis dans la Charia. Conformément aux principes de la
finance islamique, les créances, les produits périssables et les instruments financiers à
base d’intérêt ne peuvent pas être acceptés comme garanties. Par contre les autres
biens sont acceptés, telles les espèces, les biens tangibles, l’argent, l’or, les actions et
les autres objets précieux.
 Clauses contractuelles atténuant le risque :
Certaines clauses contractuelles pourraient être utilisées pour diminuer les incertitudes
et le risque de défaut. Les accords contractuels entre les parties jouent un rôle similaire
à celui des techniques de contrôle des risques. A titre d’exemple, les fluctuations des
prix postérieurs à une vente Salam pourraient inciter à des manquements aux
obligations contractuelles. Le risque pourrait être minimisé en ajoutant une barrière ou
une limite dans le contrat au-dessus de laquelle la partie gagnante doit compenser
l’autre partie. Selon band Al Ihsan (BID), cette pratique est largement utilisée au
Soudan et est connue sous le nom de Band Al Ihsan.
 Le rating interne :
Toutes les banques procèdent à une évaluation ou un rating de leurs actifs et de leurs
clients pour déterminer les provisions pour pertes sur les prêts consentis. Ces systèmes
de rating diffèrent selon le degré de sophistication des banques. Certaines banques ont
récemment développé des systèmes internes formels de rating des clients ou des
instruments utilisés. Comme nous l’avons vu précédemment, un système de rating
interne peut être défini comme un inventaire des risques associés aux différents
emplois individuels de la banque.
Ces systèmes identifient les risques de crédit encourus par les banques pour chaque
poste d’actif d’une manière systématique et planifiée au lieu de calculer le risque
global lié à l’ensemble du portefeuille de la banque. Cette méthode du cas par cas fait
que ce système s’applique beaucoup mieux aux banques dont la structure de l’actif
n’est pas homogène. Les modes de financement islamiques sont variés et ont des
caractéristiques de risque différentes. Ainsi, un crédit offert à un client, noté BBB sur
la base de Mourabaha, istisnaâ, leasing ou salam, expose la banque à des risques
différents et non uniformes. Ce degré d’exposition aux risques est supposé être
différent non seulement d’un mode de financement à un autre, mais aussi d’un client à
un autre. Ainsi, si nous avons deux clients qui ont le même rating, le risque encouru
par la banque n’est pas forcément le même pour le même mode de financement ; la

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nature de l’activité de chaque client n’étant pas la même. En outre, la diversité des
échéances peut avoir des implications différentes en matière de risques liés aux clients
de la banque et aux modes de financement utilisés. C’est pour cela qu’il est beaucoup
plus approprié aux banques islamiques de procéder à des mesures de risque pour
chaque poste d’actif séparément. La mise en place d’un système de rating interne peut
beaucoup aider à cet égard.
Les banques utilisent des systèmes différents. Pour établir un système de rating
interne dans une banque, deux informations de base sont nécessaires :
L’échéance des crédits accordés et la solvabilité du client. L’échéance est
généralement connue pour chaque mode de financement. La solvabilité du client peut
être appréciée de différentes manières. La banque pourrait avoir une expérience avec
le client qui pourrait faire l’objet de rating par des agences spécialisées ou de révision
des comptes par des auditeurs. En outre, la réputation du client et la qualité des
garanties produites peuvent beaucoup aider. Toutes ces informations aident les
gestionnaires de la banque à jauger la solvabilité des clients.

B. Gestion du risque d’illiquidité71

Les institutions financières islamiques (IFI) sont exposées à un risque de maturité important,
ils utilisent plusieurs méthodes afin de se prémunir de ce genre de risque. Premièrement, elles
peuvent faire appel au marché interbancaire où elles empruntent les fonds nécessaires au
remboursement des dépôts. Deuxièmement, elles peuvent utiliser leurs liquidités au bilan et
troisièmement, vendre des actifs dont elles disposent. L’ensemble de ses méthodes est défini
sous l’acronyme GAP (Gestion Actif-Passif).

Pour les institutions financières islamiques (IFI), c’est très délicat de gérer ce risque par
manque de préteur de dernier recourt ou bien un marché interbancaire permettant de se
refinancer.

En effet les institutions financières islamiques (IFI) ont beaucoup d’actifs qui sont de
courts et moyens termes car les comptes de dépôts sont majoritaires. Ainsi pour réduire le
risque de maturité des actifs, elles ont développé des capacités pour le financement et
l’investissement, ce qui augmente la maturité moyenne des actifs, mais le refinancement

71
http://www.institut-numerique.org/iii3-le-risque-de-liquidite-5266b92603624

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demeure essentiellement à court terme. Il est nécessaire d’apporter des solutions efficaces
pour la gestion ALM72 (gestion actif-passif).

C’est ainsi qu’en 2008, La Banque Centrale de Bahreïn (BCB) a lancé un nouvel
instrument financier islamique nommé Islamic Sukuk Liquidity Instrument (ISLI) permettant
l’amélioration de la liquidité à court-terme. En effet, ce produit est conçu pour permettre aux
IFI et aux banques conventionnelles d’avoir accès à une liquidité à court terme contre des
Soukouk Ijara souverains.

Le but de la stratégie de la BCB est de créer un marché Soukouk plus profond et plus
liquide, ce qui devrait stimuler et promouvoir un marché financier islamique plus actif.

C. Gestion du risque de marché


Les banques islamiques ne sont pas à l’abri du risque marché lors des fluctuations du Libro
car elles doivent payer plus de profits aux futurs déposants tout en recevant moins de gains
provenant des utilisateurs de fonds à long terme. Il est indéniable que les restrictions en
termes d’utilisation de produits dérivés, plus particulièrement les swaps de taux et de change
rendent la gestion de ces risques une tâche compliquée. Néanmoins, il est possible à la date
d’aujourd’hui de concevoir des swaps de taux compatible avec la loi islamique.

D. Gestion du Risque Opérationnel

Le risque opérationnel étant de nature complexe et varié, il n'est pas toujours facile de le
quantifier. Aussi, compte tenu de la variété des sources du risque opérationnel, les méthodes
de sa gestion doivent également être différentes et bien adaptées. Ceci nécessite la mise en
place d'un processus approprié à chaque catégorie de risque avec une séparation claire et nette
des responsabilités des différents intervenants ; voici Trois méthodes sont proposées pour
mesurer ce risque :

- L’approche d’indicateur de base

- L’approche standard

- L’approche de mesure avancée

72
Asset Liability Management

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E. La gestion du risque du taux d’intérêt73

Les banques doivent avoir un système de gestion d’information pour mesurer,


surveiller, contrôler et rédiger des comptes rendus sur les risques de taux d’intérêt. Elles
doivent être en mesure d’évaluer les effets de changement des taux sur les revenus et la valeur
économique des actifs. Ces systèmes de mesure doivent être aptes à utiliser les concepts
financiers globalement admis ainsi que les techniques de gestion de risque pour évaluer tous
les risques d’intérêt associés aux éléments d’actifs, de passif et même des éléments hors-bilan.
Quelques techniques de mesure de risque bancaire lié au taux d’intérêt sont l’analyse
différentielle et temporelle et la simulation. Des tests de stress peuvent être entrepris pour
examiner l’impact de changement du taux d’intérêt, de changement de la pente de la courbe
des gains, de changement dans la volatilité des taux de marché, etc. Les banques doivent
considérer des scénarios « catastrophes » et s’assurer que les plans de contingence appropriés
sont disponibles pour faire face à de telles situations.

Les banques doivent établir un système de limites aux risques de taux et des lignes de
conduite à la prise de risque qui leur permettent d’atteindre leurs objectifs dans le cadre de
paramètres acceptables de variations possibles des taux d’intérêt. Un système de limites
approprié rend possible le contrôle et le suivi du risque du taux d’intérêt dans le cadre de
facteurs de toléranceprédéterminés. Toute violation de ces limites doit être communiquée à la
direction générale pour prendre les mesures nécessaires.

Les comptes rendus sur taux d’intérêt destinés au Conseil d'administration doivent
comprendre des résumés du risque global encouru par la banque, de la conformité des
opérations par rapport aux limites et aux politiques arrêtées, des résultats des stress tests, des
révisions des politiques et procédures poursuivies pour contenir le risque du taux d’intérêt et
des résultats des rapports d’audit interne et externe. Ces rapports doivent être détaillés pour
permettre à la direction générale d’évaluer la sensibilité de la banque aux changements des
conditions de marché et des autres facteurs de risque.

Les banques doivent se doter d’un système approprié de contrôle interne pour
assurer l’intégrité du processus de gestion du risque du taux d’intérêt et promouvoir ainsi une
conduite des opérations efficiente et efficace, une rédaction de rapports financiers fiables, le
respect des lois, de la réglementation et des politiques institutionnelles. Un système efficace
73
Cette section est basée sur le processus de gestion du risque du taux d’intérêt (2001).

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de contrôle interne du risque de taux d’intérêt comprend la mise en place d’un processus
adéquat pour identifier et évaluer le risque et rassembler le maximum d’information
nécessaire à la bonne performance du dit système. Celui-ci doit établir des politiques et des
procédures dont l’adhésion doit faire l’objet de révision continue. Cette révision doit couvrir
non seulement le volume de risque de taux d’intérêt, mais aussi la qualité du management de
ce risque. Il y a lieu de prêter une attention particulière sur la nécessaire séparation des tâches
de mesure de risque, de surveillance et de contrôle.

Conclusion

L’avenir de la finance islamique dépend dans une large mesure de la manière dont ses
institutions financières vont gérer les différents risques liés aux diverses opérations qu’elles
vont mener.

Les institutions financières islamiques encourent deux types de risques. Le premier type
de risque, partagé avec les banques conventionnelles, concerne les risques de crédit, les
risques de marché, les risques de liquidité et les risques opérationnels. Le second type
concerne les risques uniques et nouveaux auxquels les banques participatives auront à faire
face à cause de leurs structures d’actif et passif atypiques. En conséquence, les institutions
financières islamiques sont appelées à développer et améliorer leurs processus et systèmes en
matière d’identification et de gestion de risques. Elles doivent aussi instaurer un système de
contrôle interne adéquat qui devrait conduire à l’absorption des risques, et évidemment
l’amélioration de la performance de l’activité bancaire islamique.

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Chapitre 6 : ETUDE DE CAS : réaction de la
population de Beni mellal aux produits
alternatifs et aux produits classiques
(cas de la ville béni Mellal)

Secrion1 : les préparatoires de l’enquête


Nous avons opté pour le questionnaire comme outil de diagnostic de notre étude, pour
cela nous avons préparé deux questionnaires, le premier a été adressé au public et a été
administré sous le titre : « étude des produits financiers alternatifs au Maroc ». Quant au
deuxième les cibles sont les dirigeants de Dar Assafa et Umnia bank sous le titre : « degré de
satisfaction, et les attentes des clients à l’égard de ces banque »

I. Objectif de l’enquête
L’objectif de notre enquête, est basé sur l’analyse de la réaction du large public face aux
nouveaux produits financiers alternatifs lancé au Maroc, et de mesurer le degré de satisfaction
des clients qui ont fait appel à ces produits.

II. Caractéristique de l’échantillon


1. Définition de la population
Vu notre objectif de recherche ainsi que nos besoins en terme informations, notre
population d'étude sera composée des particuliers et ces responsables des banques
participatives qui opérant au niveau de la ville de béni Mellal.

2. Choix de l’échantillon
Le choix d’une méthode de collecte de données implique de recourir à un échantillon
construit, aléatoirement sans prise en compte aucune représentation statistique de la

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population étudiée qui est dans notre cas les responsables des banques participatives et des
personnes marocaines située au niveau du béni Mellal, Il aurait été intéressant de savoir ce
que chaque citoyen de la ville pense de la finance participative, mais il s’agit d’une action qui
reste irréalisable au regard de nos possibilités financières et matérielles c’est ce qui nous a
contraint à retenir un échantillon réduit composé de 135 personnes représentant presque les
différents catégories socioprofessionnelles, et réparties sur l’ensemble du la ville.

3. Mode d’administration du questionnaire et implication


Nous avons utilisé le mode d’administration du questionnaire face à face et par Internet.
Le questionnaire est développé en langue française. Le français utilisé comprend un
Vocabulaire commun et très simple à comprendre.

4. Le recueil des données


Dans le cadre du recueil des données nous avons commencé d'abord par un pré-test à L’aide
d'une enquête qui repose sur un questionnaire auprès d'un échantillon de sept personnes Afin
d'y corriger les erreurs qui pouvait empêcher la compréhension des questions par Les
interviewés.

Ce pré-test nous a permis de révéler que la majorité des questions telles que formulées Étaient
compréhensibles par les interviewés. Et nous a conduits à modifier le type de Certaines
questions. Pour la collecte des données auprès des Responsables, nous nous sommes rendus
aux sièges des banques. Au total, la collectedes données a pris environ trois semaines, et s'est
déroulé Du 08 au 29 Mai 2018.

5. La construction du questionnaire
Notre questionnaire comporte 17 questions réparties sur trois parties :

 Première partie : Le taux de bancarisation :

Ce questionnaire avait pour principale objectif de savoir le pourcentage de la population


utilisant les services bancaires, et la cause de non bancarisation des autres.

 Deuxième partie : La Connaissance de la Finance Islamique :

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Dans cette partie nous allons essayer d’avoir le niveau culturel de client qui joue un rôle
primordial dans la manière de perception de ce dernier face aux produits et services offerts par
le Marché.

 Troisième partie : le Mix marketing :

Cette partie contient quatre volets – la politique produit, la politique prix, la politique
communication et la politique distribution, qui va nous servir à ressortir le niveau de blocage
de la commercialisation des produits financiers alternatifs, afin de définir les priorités sur
lesquelles les dirigeants des banques participatives doivent focalisent ses actions correctives.

6. La construction du Guide d’entretien


Notre Guide d’entretien comporte 9 questions réparties sur deux parties ;

 Première partie : Opinion des Responsables vis-à-vis leur installation :

On doit collecter le point de vue des responsables pour mesurer le degré de leur installation,
analyser leurs travails ainsi de définir leurs enjeux.

 Deuxième partie : la relation entre les jeunes entrepreneurs et les produits lancés par
les banques participatives :

Cette partie est très intéressante, elle va nous servir d’analyser la relation des dirigeants avec
les jeunes entrepreneurs, s’agit-il d’une relation durable ou bien courte.

7. Les outils de Traitement


En vue de faciliter le traitement des résultats des deux enquêtes, nous avons fait
Recourir à trois outils informatiques, d’abord le logiciel Sphinx qui nous a permis D’établir
les questionnaires, ainsi qu’il nous a facilité la collecte des informations Recueilles. Ensuite,
nous avons servi du logiciel SPSS pour analyser les résultats des Deux enquêtes. Enfin,
l’application Google formes nous permis d’extrapoler les résultats sous Forme des graphiques
résument ces résultats.

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Section 2 : Analyse et Interprétation des résultats
I. L’analyse du Questionnaire adressé au Public

Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 1 : La répartition de l’échantillon selon le critère du sexe

L’échantillon interrogé est composé de (44,7%) d’hommes et (55,3%) des Femmes.

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Source : réalisé par nous soin le 28/06/2018

Figure 2 : la répartition de l’échantillon selon le critère socioprofessionnel

Environ (79%) des personnes interrogées sont des étudiants. Le reste est réparti entre
salariées, commerçants et fonctionnaires qui représentent (12,9%). En dernier lieu on trouve
les entrepreneurs, les retraites avec (8,3%)

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Source : réalisé par nous soin le 28/06/2018

Figure 3 : La répartition de l’échantillon selon l’âge

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D’après le graphique, on voit que la majorité de personnes interrogées sont des jeunes de 18 à
30 ans. Arrivent ensuite les personnes ayant plus de 50 ans avec (7,6%), puis les personnes
qui ont un âge compris entre 31 et 50 ans (30).

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Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 4 : la répartition de l’échantillon selon leur désir à utiliser un compte


bancaire ordinaire

Pour cette question, (62,9%) ont déclaré ayant un compte bancaire dans une banque ordinaire
contre (37,1%) qui déclarent le contraire.

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Source : réalisé par nous soin le 28/06/2018

Figure 5 : Les raisons qui poussent les individus à utiliser un compte bancaire
ordinaire

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Plus que la moitié des personnes interrogées (55,1%) ont déclaré avoir besoin de mieux gérer
l’argent, (37%) ont un besoin de sécurité, et seulement (8%) repartie entre les besoins des
charges social et les transactions.

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Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure6 : Les raisons qui empêchent les individus à utiliser un compte bancaire
ordinaire

On remarque que la majorité des personnes interrogées (73,2%) affirment que le manque de
liquidité constitue la véritable cause, 17,9% déclarent la cherté des services.

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Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 7 : Les avis des individus vis-à-vis les coûts des services bancaires
classiques

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D’après les présentations ci-dessus concernant l’opinion des clients à l’égard des services
bancaires, on a eu des résultats suivant :( 57,6%) des personnes déclarent que les services
bancaires sont assez chers, (26,5%) affirment que les services bancaires sont très chers.

Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 8 : l’invention de l’échantillon à acceder à un crédit bancaire classique

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D’après les graphiques ci-dessus fait ressortir que la majorité des personnes interrogées
présentée par (83,3%) déclarent leurs recours à crédit bancaire classique contre (16,7%)
jugent le contraire pour des raisons aux autres.

Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 9 : Les types des crédits utilisés par l’échantillon interrogés

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D’après les résultats obtenus dans cet échantillon on constate que (41,9%) des personnes
contractent des crédits pour des raisons de consommation, (25,8%) pour le financement d’un
projet, (22,6%) pour des raisons d’habitation.

Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 10 : Le degré de connaissance des banques participatives

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D’après les résultats de cette question, la majorité des personnes enquêtées connaissent les
banques participatives, et c’est totalement logique car la tendance financière actuelle
revêtd’une orientation vers la finance islamique surtout après la dernière crise financière qui a
montré la fragilité du système financier international.

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Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 11 : Les moyens qui contribue aux individus à connaitre les banques
participatives

(38,1%) des personnes interrogées connaissent les banques participatives lors d’un internet,
30% par bouche à oreille, (25,7%) via les médias, et le reste reparti entre les manifestations et
la publicité.

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Source : réalisé par nous soin le 28/06/2018

Figure 12 : l’appréciation notée par l’échantillon à l’égard des services


bancaires islamiques

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L’intérêt de cette question est de tester le pré requis des personnes vis-à-vis les produits de la
finance participative, ainsi leurs intentions par rapport aux couts de financement proposées à
ces produits Les réponses sont comme suit : (31%) affirment que ces produits sont généraux
et normaux, (29,5%) estiment qu’ils sont basiques, et (17,1%) voient que ces produits sont
faibles, presque (11%) jugent la cherté de ses produits.

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Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 13 : Le pourcentage des individus qui utilisent un financement


islamique

D’après l’enquête ;( 93,9%) qui présentent presque la totalité n’ont aucune intention pour
utiliser ce type de financement, contre (6,1%) montrent leurs intérêts pour l’utilisation des
produits de la finance participative.

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Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 14 : Les avis des individus à l’égard d’ouverture d’une fenêtre chez une
banque islamique

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(43,6%) des personnes interrogées ont répondu que les produits participatifs sont normaux,
(27,7%) affirment la cherté des services, (15,8%) jugent que les services bancaires islamiques
sont trop chers, et seulement (12,9%) estiment que ces financements sont normaux.

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Source : réalise par nous soin le 28/05/2018

Figure 15 : Le choix des entrepreneurs entre un financement islamique et


conventionnel

Pour le choix entre la banque ordinaire et la banque classique, (38,8%) des entrepreneurs ont
préféré la banque islamique, contre (22,5%) ont choisi la banque classique, les restant
(38,7%) ne préfèrent rien dire jusqu'à la connaissance des détails des produits offerts.

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Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 16 : Les motifs qui encouragent les entrepreneurs à choisir un


financement islamique

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Plus que la moitié des personnes interrogées qui ont choisi la banque classique considèrent
que la conviction religieuse constitue la principale raison du choix d’une banque islamique,
(42,3%) des personnes ont choisi le critère du coût.

Source : réalisé par nous soin le 28/05/2018

Figure 17 : Le lancement des banques participatives au Maroc

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Selon notre étude, (80,5%) des personnes sont d’accord avec l’introduction des banques
islamiques marocaines, contre (19,5%) qui ne sont pas d’accord.

II. Analyse des résultats du Guide d’entretien adressé aux


responsables des banques dans la ville de béni Mellal
Afin de créer les conditions favorables au décollage des produits financiers alternatifs au
Maroc, nous avons réalisé des entretiens avec deux responsables des banques participatives et
qui sont en même temps des grands défenseurs de la finance islamique.

1. L’analyse de l’Entretien réalisé avec le responsable de Umnia bank «


Anouar Gherib »

A. Présentation de la banque participative Umnia bank

Est une banque participative marocaine créée en 2017. Elle est une filiale de la banque
marocaine CIH Bank. En 2017, et suite à la signature d'un partenariat entre la Caisse de dépôt
et de gestion (CDG), le CIH Bank et le Qatar International Islamic Bank (QIIB), On lance la
première banque participative marocaine, « Umnia Bank ». Le 23 novembre 2017, elle
inaugure son nouveau siège social à Casablanca et annonce qu'elle ouvrir au 9 nouvelles
agences à travers le royaume. En mars 2018, la direction d'Umnia Bank annonce qu'elle
adhère au Conseil général des banques et institutions financières islamiques.

B. Présentation de son entretien

1. Comment jugez –vous votre installation sur le marché financier


« L’installation sur le marché financier a pris beaucoup de temps et Umnia bank était la
première au Maroc qui a reçu l’agrément d’exercer ses activités. »

2. Comment se déroule votre travail


« Pour le moment, notre mission consiste à développer la culture de la finance participative au
Maroc. »

3. Est-ce que vous constatez un afflux aux niveaux des clients


« Oui, il ya une forte affluence des clients pour notre banque notamment les particuliers qui
souhaitent un financement conforme aux règles chariatiques. »

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4. Quels sont les produits les plus demandées
« Mourabaha auto / Mourabaha immobilier. Par contre les autres produits ne sont pas encore
disponibles au Maroc. »

5. Est-ce que vous avis un programme d’encouragement pour les jeunes


entrepreneurs
« Pour le moment non, puisque la banque vient de lancer son activité mais elle prévoit bien
sur des solutions et des programmes visant à encourager les jeunes entrepreneurs. »

6. Quels types des projets vous préféreriez à financer


« Les projets Immobiliers. »

7. Quels types de secteurs (télécommunications / commerce / service)


« Logistique, industrie, commerce et service. »

8. Comment pourriez- vous encourager les créateurs d’entreprise pour


venir se financer auprès de votre banque
« A travers le produit Moucharka, mais il n’est pas encore disponible au Maroc. »

9. Depuis votre installation combien de projets avez-vous financé


« Pas de statistiques pour le moment, mais comme a été précédemment dit, il ya une forte
affluence pour les produits participatifs notamment la Mourabaha. »

C. Analyse
D’après l’entretien que nous avons réalisé avec le responsable d’Umnia bank
Monsieur (Anouar gherib), on peut constater qu’il a jugé la maturité de l’expérience pilote de
Umnia bank en matière de commercialisation des produits financiers alternatifs, et que
l‘ouverture de cette fenêtre au sein d’une banque classique est une décision de la Banque
centrale qui a pour rôle de canaliser, d’encadrer ces produits. Ainsi, il a affirmé que les
produits les plus demandées sont Mourabaha auto et mourabaha immobilier.

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2. L’analyse de L’Entretien avec le responsable de dar assafa « Mr
Mimih»

A. Présentation de la Banque participative Dar assafa

Bank assafaa est une banque participative marocaine créée en 2017. Elle appartient à la
banque Attijariwafa Bank, le mercredi 26 juillet, la direction de la banque Assafa annonce
avoir reçu les conventions d’ouverture de comptes de Bank Al Maghrib. Ces dernières ayant
été validées par le Conseil supérieur des oulémas, la banque participative d'Attijariwafa Bank
peut donc informer du "démarrage effectif" de son activité ce même jour Son directeur, en
2017, est Youssef Baghdadi.

B. Présentation de son entretien

1. Comment jugez –vous votre installation sur le marché financier


« Installation très confortable autant que nouvel entrant dans le marché. »

2. Comment se déroule votre travail


« Sous contrôle la banque des banques (BAM) et le conseil supérieur des oulamas (CSO). »

3. Est-ce que vous constatez un afflux aux niveaux des clients


« Un afflux important. »
4. Quels sont les produits les plus demandées
« Mourabaha, Ijara, moudharaba, isatina, Moucharaka. »

5.Est-ce que vous avis un programme d’encouragement pour les jeunes


entrepreneurs.
« Financement flexible et des frais exonères. »

6. Quels types des projets vous préféreriez à financer


« Tous les types des projets conformes à la charia. »

7. quels types de secteurs (télécommunications / commerce / service /)


« Logistique, industrie, commerce et service. »

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8. Comment pourriez- vous encourager les créateurs d’entreprise pour venir
se financer auprès de votre banque
« L’exonération des pénalités de retard »

9. Depuis votre installation combien de projets avez-vous financé


« Plus que 100 projets »

C. Analyse
Lors de notre entretien direct, le Dr de Dar assafaa, nous a expliqué son point de vue sur
les produits financiers islamiques lancés au Maroc. Mr mimih justifie l’installation de dar
assafa sur le marché financier par l’installation confortable. Mais globalement l’initiative
d’ouvrir une fenêtre islamique au sein d’une banque classique est un bon départ pour le
lancement des produits financiers islamiques.

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Conclusion

Le but ultime de cette étude est de quantifier le marché marocain pour favoriser le
lancement des banques islamiques au Maroc sur la base d’une enquête de sensibilisation des
particuliers. Le marché présente des perspectives de croissance en raison de l’existence d’une
demande potentielle

Lors de notre enquête auprès des personnes qui appartient de la région béni Mellal-
-khenifra, la communauté interrogée juge nécessaire la mise en place des banques
participatives, car dans une première analyse, le sondage donne l’impression à une gamme
d’optimisme. Il montre à la fois un désir national explicite et implicite pour vivre
l’événement.

D’ailleurs, il faut que tout le monde se mobilise pour rattraper ce retard et faire
réussir cette expérience notamment après l’échec qui l’a subi depuis 2007. C’est l’importance
de l’engagement collectif de tous les acteurs.

Les auteurs vont plus loin, ils soulignent la nécessité d’une coopération de la banque
centrale avec le conseil des oulémas, voire avec les organismes financiers internationales
ayant une expérience dans le domaine comme la banque mondiale, le fonds monétaire
international et la banque islamique de développement. Ceux-ci pourraient offrir une
assistance technique et une expertise en la matière ; il faut juste que l’action soit vraiment
initiée de nous-mêmes.

A la fin nous rappelons que nous avons testé nos hypothèses, où nous avons confirmé
qu’il existe une relation entre le type de besoin de financement et le recours aux financements
bancaires, affirmer que les entrepreneurs marocains sont intéressés par les produits offerts par
les banques islamiques, et enfin, affirmer que le coût des financements passe avant la
conviction religieuse chez les entrepreneurs de la région.

Page 121 sur 139


Conclusion générale

Ce rapport nous a permis d’exposer les différents problèmes liés au système bancaire
islamique au Maroc et d’ailleurs.

A l’échelle de la politique économique, nous savons que les pays en voie de


Développement cherchent de plus en plus à enrayer les pressions inflationnistes. Pour se
Faire, la limitation de la politique de crédit semble être la meilleure solution. Ce secteur peut
apporter une réponse concrète à ce problème d’inflation. Ce système qui a montré ses preuves
en Suisse et en Grande-Bretagne, "aura un succès plus grand dans un pays musulman, en
l’occurrence le Maroc", comme cela a été le cas dans plusieurs pays européens, en Algérie, au
Liban, au Yémen et en Egypte. Pour que ces produits réussissent, il faut instaurer la confiance
dans cette nouvelle activité.

Il faut noter que les nouveaux produits ne risquent pas de piétiner sur la part de marché
de l’offre actuelle. Les pays qui nous ont devancés dans ce domaine n’ont pas connu ce
phénomène. Les conditions de voir un système bancaire islamique fonctionner sans être en
marge de la mondialisation, sont assez restrictives. En effet, il faudrait commencer par
renoncer à la connotation religieuse. Ceci revient à donner des noms aux différents produits
bancaires.

En outre, la solution aux difficultés rencontrées est l’adoption de pratiques optimales en


matière de contrôle et de comptabilité pour le développement du secteur. Il s’agit relever deux
défit : comprendre le secteur et trouver un équilibre entre d’une part un contrôle efficace et
d’autre part les aspirations légitimes du marché. Ce dilemme ne peut être résolu que si la
banque centrale et les institutions concernées intensifient leur coopération et créent un
contexte favorable. Il s’agit de mettre en place des conditions égales et de fournir
l’infrastructure nécessaire pour le développement. Aussi un certain soutien et suivi est
nécessaire afin de susciter la demande et l’offre de ce type de financement et développer un
environnement propice à l’activité entrepreneuriale.

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Annexes
Formulaires sur les banques participatives au Maroc
Questionnaire :adressé au consommateur marocain
1. Etes-vous ?
FemmeHomme

2. Vous-êtes ?Une seule réponse possible.


Etudiant
Salarié
Entrepreneur
Retraité
Autre

3.Quelle est votre tranche d'âge ?

18/30 31/50
plus de 50 ans

La perception des services bancaires

4. Avez-vous un compte bancaire dans une banque ordinaire?

OuiNon

5. Si oui pour quelle raison ? Une seule réponse possible.

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Mieux gérer mon argent
Pour des raisons de sécurité
Autre

6. Si non pourquoi ?
Uneseuleréponse possible.

Raisonsreligieuses Cherté
des services
La non disponibilité d'argent à déposer
Autre :

7. Qu'est-ce que vous pensez des coûts des services bancaires


classiques ? Très chers Assez chers Pas chers

8. Avez-vous déjà contracté un crédit


bancaire classique ?

Oui Non

9. Si oui de quel type ? Une seule réponse possible.


Crédit immobilier
Crédit de consommation
Financement d'un projet Autre :

10. Si
nonpourquoi ? Une seule réponse possible.
Des raisons
religieusesIntérêts appliqués

Page 124 sur 139


très élevés Pas intéressé Autre :

11. Avez-vous déjà entendu parler des


banques participatives?

Oui Non

12. Comment avez-vous appris connaissance des banques


participatives ? Une seule réponse possible.

Les médias
internet bouche
à oreille Autre :

13. Comment appréciez-vous connaissance en finance


islamique ?

Fortes
Générales
Basiques
Faibles
Néant

14. Avez-vous déjà utilisé un financement islamique ?

Oui

Non

15. Comment le considérez-vous ?

Trop cher

Cher Pas

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cherNormale

16. Si vous êtes un jeune entrepreneur et vous aurez le choix


entre un financement islamique et un financement
classique lequel vous allez choisissez ?

Financement islamique Financement classique


Aucun d'eux Je ne sais pas

17. Si vous avez choisi le financement islamique quels sont vos


motifs ? Une seule réponse possible.

La conviction religieuse
le coût

Autre :

18. Etes-vous avec le lancement des banques participatives au


Maroc ?

OuiNon

Guide d’entretien : adressé aux professionnels

1. Comment jugez-vous votre installation sur le marché financier ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

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………………………….………………………………………………………………………
……………..

2. Comment se déroule votre travail ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………
3. Est-ce que vous constatez un afflux aux niveaux des clients ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………
4. Quels sont les produits les plus demandés ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………

5. Est-ce que vous avis mis un programme d'encouragement pour les jeunes
entrepreneurs ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………
6. Quels types des projets vous préféreriez à financer ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

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………………
7. Quels types de secteurs (télécommunications/commerce / service) ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………
8. Comment pourriez-vous encourager les créateurs d'entreprise pour venir se
financer auprès devotre banque ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………
9. Depuis votre installation combien de projets avez-vous financer ?

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………

Page 128 sur 139


Références bibliographiques

Ouvrages

 Broquet-Geneviève Causse, la finance islamique, Mai 2012, Éditions Revue Banque / Marchés -
Finance, France,p 204
 Charbonnier Jaque, Janvier 2011, Islam : Droit, finance et assurance, Edition larcier, Belgique, p278
 Chehrite Kamal,2007, le banking islamique, Éditions Grand Alger Livres,p126
 Jean-Paul Laramée, Novembre 2008, La finance islamique à la français, Edition Bruno Le prince,
France, p309sunil
 Sunil kumar, 2008, Financial Risk Management for Islamic Banking and Finance, p215

Mémoires et Thèses

 ABDEDAIME Mohamed, La finance islamique au Maroc : Quelles perspectives, mémoire de fin


D’étude pour l’obtention du master management des organisations, Réalisé à Tanger ;
Année Universitaire : 2010– 2011, faculté Abdelmalek ASSAADI
 ALHASSANE Konaté, Etude et analyse stratégique de crédits bancaires à la banque islamique
De Guinée, mémoire pour l’obtention du de Master 2 IESC-finance ; 2011
 DIOP Moussa, l’analyse des produits financiers islamiques et la gestion des risques. Cas de
La Moucharaka et la mourabaha, mémoire de fin d’étude pour l’obtention du master 2
Monnaie finance et banque, Réalisé à Dakar, 2013, université cheikh Anta DIOP de DAKAR
 Jalal Zineb, le rôle de la banque islamique dans le financement islamique des PME, mémoire de
Fin d’étude pour l’obtention de la thèse de doctorat, Réalisé à Casablanca ; février 2017, ISCAE
 Lachemi Siagh, Le fonctionnement des organisations dans les milieux de culture intense, le cas
Des banques islamiques ; thèse de Doctorat, Réalisé à Montréal, Septembre 2001, Ecole des
Hautes Etudes Commerciales Affiliée à l’Université de Montréal
 LAKHAL Nabil, Les nouveaux produits bancaires islamiques aux Maroc, projet de fin d'étude
Pour l’obtention d'une licence, Réalisé à Casablanca ; 2008, université hassan2
 TOUMI Kaouther, Structure de capital, profitabilité et risques des banques islamiques, mémoire de
Fin d’étude pour l’obtention du titre de Docteur ès Sciences de Gestion, Réalisé à MONTPELLIER ;
Le 8 décembre 2011, institut des sciences de l’entreprise et de management

Page 129 sur 139


Article et publication

 Financeislamique, El Gamal Mahmoud, Revue internationale de droit comparré, 2011


 Guide de la finance islamique,Herbert Smith, Edition 2009

 Islam et banques : vers l’institutionnalisation de charia board, El Bachir Ould


Sass Mohammed, 17juillet 2008

 La finance islamique : fondement théorie et réalité, Martens A, Revue d'analyse


Économique, vol. 77, n° 4, décembre 2001, p25

 L’islam face au développement économique, Revue économie et humanisme, Paris


2006, p52

 Rapport annuel de Bank AL Maghreb, 2010-2009


 Réglementation et contrôle des banques islamiques, Chapra M. Khan T, 2001

Webographie

 http://www.banque.org/enligne/Histoire-de-la-finance-islamique/
 https://www.scribd.com/doc/101445820/Historique-de-La-Finance-Islamique
 https://www.doctrine-malikite.fr/Definition-et-historique-de-la-finance-
islamique_a116.html
 https://financeislamiquemaroc.wordpress.com/2013/02/17/la-finance-islamique-et-le-
maroc-une-longue-histoire-qui-finit-par-commencer/
 https://fr.scribd.com/doc/192891453/memoire-finance-islamique
 https://ribh.wordpress.com/2009/02/20/chiffres-arabes-finance-islamique

 https://www.institut-numerique.org/chapitre-iii-mode-de-fonctionnement-des-banques-
islamiques-51bb438cb80ac
 htpps://www.memoireonline.com/01/13/6690/-m_Etude-et –analyse-stratégique-de-
credits-bancaires-la-banque-islamique-de-Guinee12.html
 https://www.l-expert-comptable.com/a/52255-utiliser-un-compte-courant-d-
associes.html
 https://bonds-and-shares.com/banque-islamique-banque-conventionnelle-une-meme-
finalite-mais-des-regles-de-fonctionnement-differentes
 https://www.slideshare.net/mobile/CVboy/marketing-des-produits-et-services-bancaires-
islamiques-cas-du-maroc

Page 130 sur 139


 http : //www.cfcim.org/magazine/21572
 Anonyme, http://fr.financialislam.com/Mourabaha.html
 -http://www.adefi.be/index.php/fr/finance-islamique-types-de-contrats

 Loi n°15-95format code de commerce, droit-td.blogspot.com/p/les-differents-types-de-


comptes-html
 https://droit-td-blogspot.com/p/les-differents-types-de-comptes.html?m=1
 https://www.marketing-etudiant.fr/cours/b/marketing-banques-assurances.php
 http://blog.wikimemoires.com/2011/03/marketing-bancaire-produit-prix-distribution--
communication/
 https://www.pimido.com/marketing/marketing-bancaire/etude-de-cas/marketing-
banques-islamiques-317678.html
 https://docplayer.fr/5085338-La-finance-islamique-au-maroc-entre-reticence-de-la-
demande-et-perspectives-de-developpement.html
 https://www.maroc-hebdo.press.ma/les-banques-islamiques-partagent-le-risque-avec-
leur-client/
 https://www.memoireonline.com/08/09/2594/Les-nouveaux-produits-bancaires-
islamiques-au-Maroc.html
 www.aujourdhuilemaroc.ma
 www.leconomiste.com
 https://www.atlas-mag-net/article/l-assurance-a-l-heure-du-big-data
 https://www.scribd.com/document/373493921/les-rsques-propres-aux-banques-
islamiques-resume-final
 https://www.scribd.com/presentation/24551117/le-marche-des-taux-d-iteret
 - https://www.scribd.com/document/373493921/Les-risques-propres-aux-banques-
islamiques- resume-final
 https://www.cairn.info/revue-economie-internationale-2008-2-page-69.htm
 https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/crise-financiere/mecanique-des-
crises/stress-test-test-de-resistance-bancaire/
 https://ribh.files.wordpress.com/2007/09/la-gestion-des-risques-en-finance-islamique-
bid-pdf
 https://memoireenline.com/01/14/8512/L-analyse-des-produits-financiers-islamiques-et-
la-gestion-des-risques-cas-de-la-moucharaka-et-de-l.html
 http://www.institut-numerique.org/iii3-le-risque-de-liquidite-5266b92603624

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Table des matières
Remerciement ………………………………………………………………………………………………………………..… 01

Sommaire ……………………………………………………………………………………….……………………………….…02

Liste des abréviations…………………………………………………………………………….…………………………..04

Liste des figures…………………………….……………………………………………………………………………………05

Liste des tableaux…………….…………………………………………………………………………………………………07

Introduction générale .............................................................................................................08

Chapitre 1 : Contexte générale de la finance islamique ……………………………………………….……11

Introduction ……………………………………………………………………………………………………….……………...11

Section 1 : Finance islamique : Historique et fondements ………………………….……………………….11

I.L’historique de la finance islamique ………………………………………………………………………….………11

1.Les origines de la finance islamique…………………………………………………………………………..……..11

2.La finance islamique moderne ………………………………………………….……………………………….…….12

3.Les principales dates marquants l’évolution de la finance islamique……………………….………..13

4.Au Maroc ………………………………………………………………………………………………………………………...13

II.Les fondements de la finance islamique ………………………………………………………………………....14

1.Les sources de la Sharia ………………………………………………………………………………………….……….14

2.Les principes d’économie islamique ……………………………………………………………………….……….15

A-Le principe de double propriété ……………………………………………………………………………………...16

B-Le principe de la liberté économique dans un cadre limité ……………………………………….…… 16

C-Le principe de la justice social ……………………………………………………………………………….………. 16

Section 2 : Les principes de la finance islamique ……………………………..………………………………. 17

I.Les « Cinq Piliers » de la finance islamique ……………………………………………………….……………..17

1.La prohibition du Riba …………………………………………………………………………………..…………………17

2.La prohibition de l’ambiguïté ‘’Gharar’’ et la spéculation ‘’Maysir ‘’ ……………..…………………18

3.La prohibition des investissements illicites ‘’ Haram ‘’ ………………………………………………………19

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4.Les principes du partage de profits et de pertes ‘’3P’’……………………………………………………….19

5.L’ « Asset Backing » ……………………………………………………………..……………………..………………….20

II.Le rôle du Sharia Board ………………………………………………………………………………..………………….20

Conclusion …………………………………………………………………………………………………….……………………22

Chapitre 2 : Comment les banques islamiques s’organisent elles ?……………………………….….23

Introduction ……………………………………………………………………………………………………………………….22

Section 1 : Comment fonctionne une banque islamique et quels sont les modes de contrôle
auxquels elle est assujettie ? ……………………………………………………………………………………………...24

I.Fonctionnement générale des banques islamiques ………………………………………………….…..…..24

1.Les services bancaires ordinaires offerts par les banques islamiques ………………….…….……..24

A- Les comptes de dépôt …………………………………………………………………………………………….……...24

B-Les comptes d’épargne ……………………………………………………………………………………………………24

2.Les services bancaires typiquement islamiques ……………….………………………………………….……25

A-Le compte d’investissement islamique …………………………………………………………………….………25

B-Les différents types des contrats islamiques ……………………………………………………………………26

C-Les relations entre les banques islamiques et les autres banques …………………………….….....30

II.Les organes du contrôle des banques islamiques …………………………………………………………....32

1.L’importance d’audit dans la finance islamique ………………………………………………………..……..30

2.Le conseil religieux ……………………………………………………………………………………………………..…..31

A-Définition du conseil religieux………………………………………………………………………………………….32

B-L’organisation du conseil religieux ……………………………………………………………………..…………..32

C-Le rôle du conseil religieux ………..…………………………….………………………………………………………33

D-Les missions du conseil religieux ……………………….……………………………………………………….……33

Section 2 : Spécificités des banques islamiques par rapport aux banques conventionnelles..36

I.Les différences au niveau du bilan …………………………………………………………………………..….……36

II.Les différences au niveau des principes …………………………………………………….……….…………….36

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III.Les différences au niveau de gestion des opérations bancaires ………………..………………….…38

1.Gestion du compte courant …………………………………………………………………………………………….38

2.Gestion du compte d’investissement ou « Profit Sharing Investment Account


(PSIA) »……………………………………………………………………………………………………………………………….39

3.Gestion du compte d’épargne …………………………………………………………………………………………39

Section 3 : Le cadre réglementaire des banques islamiques au Maroc ……………………………….40

Conclusion ………………………………………………………………………………………………..………………………..41

Chapitre 3 : Approche comparative entre la finance islamique et la finance conventionnelle


………………………………………………………………………………………………………………………………..………...42

Introduction………………………………………………………………………………………………………………………..42

Section 1 : Produits offerts par les banques participatives et conventionnelles…………………..43

I.Présentation des produits offerts par les banques participatives………………………….…………..43

1.Les produits participatifs……………………………………………………………………………………..…………..43

A-Moucharaka………………………………………………………………………………………………………….…………43

B-Moudharaba …………………………………………………………………………………………………………………..44

2.Les produits d’échange transactionnels………………………………………….…………………………………46

A-Mourabaha……………………………………………………………………………..…………………………..………….47

B- Ijara………………………………………………………………………………………………………………..………..…….48

C- Salam………………………………….…………………………………………………………………………….……………49

D-Istisna’a……………………………….………………………..…………………………………………………….…………50

II.Présentation des produits offerts par les banques conventionnelles………………………….…….51

1.Le compte à vue ………………………………………………………………………………………………………...……51

2.Le compte à terme…………………………………………………………………………………………………………..51

3.Le compte courant…………………………………………………………………………………………..………….……51

4.Le compte de chèques……………………………………………………………………………………………..………51

5.Le compte individuel ………………………………………………………………………………………………..……..52

6.Les comptes joints………………………………………………………………………………………………….……..…52

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7.Les comptes indivis…………………………………………………….…………………………………………………….52

Section 2 : Le marketing bancaire appliqué par les banques conventionnelles et les banques
participatives ………………………………………………………………………………………………………………………53

I.Quelles sont les stratégies du marketing appliquées par les banques conventionnelles…....53

1.Comportement, satisfaction et fidélisation ………………………………………………………….…………..53

A-Comportement du consommateur bancaire ……………………………………………………….…………..53

B-Satisfaction du consommateur bancaire …………………………………………………………………………54

C-La fidélisation du consommateur ………………………………………….…………………………………………54

2.La segmentation en marketing bancaire ………….…………………………………………………………..….55

3.La stratégie de positionnement…………………………….………………………………………………….………56

II.Quelle est la politique marketing pratiquée dans le secteur bancaire au Maroc……………….56

1.La politique du produit mise en place….………………….…………………………………………………...….57

2.La politique de prix……………………………………………………………………………………………………….....57

3.La politique de distribution………………………………………………………………………………………….……58

4.La politique de communication………………………………………………………………………..………….…..59

Conclusion ………………………………………………………………………………………………………………………….60

Chapitre 4 : L’impact de la finance islamique sur le consommateur et l’économie


marocaine................................................................................................................................61

Introduction……………………………………………………………………………………………………………..…………60

Section 1 : Le degré d’influence de la finance islamique sur le consommateur marocain..…..62

I.Inclusion financière du consommateur………………………………..……………………………………….……62

II.Profiter d’une meilleure protection …………………………………….……………………………………….…..62

III.Coût de financement non prohibitif………………….………………………………………………………….….62

IV.Profiter de l’équilibre social…………………………………………………………….…………………………….…64

V.Obtenir un habitat social……………………………………..…………………………………………………...…….64

Section 2 : Les avantages et les limites de la finance islamique sur l’économie nationale……65

I.Les avantages de la finance islamique sur l’économie marocaine…………………………………..…65

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II.Les limites de la finance islamique sur l’économie nationale………..……………………………..……68

A-Barrières socioculturelles………………………………………………………………………………………………...68

B-Barrières financières……………………………………………………………………………………………………..…69

Conclusion……………………………………………………………………………………………………..……………………70

Chapitre 5 : Gestion des risques financiers islamiques .........................................................71

Introduction………………………………………………………………………………………………………………………..71

Section 1 : Les principaux risques encourus par les institutions financières islamiques…….….72

I.Risques partagés par les banques islamiques et lesbanques conventionnelles………………....72

A-Le risque de crédit ou risque de contrepartie………………………………………………………………..….72

B-Le risque de marché……………..……………………………………………………………………………………….…73

C-Le risque opérationnel……………………………………………………………………………………………………..76

D-Le risque de liquidité………………………………………………………………………………………………..……..77

II.Risques spécifiques aux banques islamiques ……………………………………………………………….…..77

A-Le risque de non-conformité avec la Charia ……………………………………………………………….……78

B-Le risque commercial déplacé…………………………………………………………………………………….……78

C-Le risque d’investissement en actions dans la finance islamique………………………………….….79

D-Le risque de taux de référence………………………………………………………………………………….….….79

Section 2 : La gestion des risques : Processus et système ……………………………………………………81

I.Processus et système de gestion des risques financiers islamiques…….……………………..……..82

1.L’instauration d’un environnement approprié de gestion des risques, de politiques et de


procédures viables ……………………………………………………………………………………….…………………….83

2.Le maintien d’une mesure approprié de risque, l’atténuation et le processus de surveillance


des risques……………………………………………………………………………………………….………………………..84

3.Des contrôles internes adéquats………………………………………………………………………….……………85

II.Quelques méthodes de gestion des risques au Maroc……………………………………………………….86

A-Gestion du risque de crédit……………………………………………………………………………………………….87

B-Gestion du risque d’illiquidité……………………………….…………………………………………………….……88

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C-Gestion du risque de marché………………………………………………………………….………………….…….88

D-Gestion du risque opérationnel………………………………………………………………………………………..89

E-La gestion du risque du taux d’intérêt……………………………………………………….……………………..90

Conclusion………………………………………………………………………………………………………………..…………91

Chapitre 6 : Etude de cas sous le thème : La réaction du large public face aux produits
alternatifs et classiques lancé par les banques participatives ( Cas de la ville Béni Mellal).92
Section 1 : Les préparatoires de l’enquête ………………………………………………………………………….92

I.Objectif de l’enquête…………………………………………………………………………………………………………92

II.Caractéristique de l’échantillon……………….……………………………………………………………………….92

1.Définition de la population…………………………………………………………………….…………………………92

2.Choix de l’échantillon ……………………………………………………………………………………..……………….92

3.Mode d’administration du questionnaire et implication…………………………………..………………93

4.Le recueil des donneés……………………………………………………………………………………….…………….93

5.La construction du questionnaire………………………………………………………………………….………….93

6.La construction du guide d’entretien………………………………………………………………………..………94

7.Les outils de traitement………………………………………………………………………………………….………..94

Section 2 : L’analyse et l’interprétation des résultats…………………………………………………………..95

I.L’analyse du questionnaire adressé au Public…………………………………………………..……………….95

II.L’analyse des résultats du guide d’entretien adressé aux responsables des banques dans la
ville de Béni Mellal……………………………………………………………………………………………………….……117

1.L’analyse de l’entretien réalisé avec le responsable de Umnia bank « Anouar Gherib »..117

A-Présentation de la banque participative Umnia bank…………………………………….………………117

B-Présentation de son entretien…………………………………………………………………………….………….117

C-Résultat…………………………………………………………………………………………………….…………………...118

2.L’analyse de l’entretien avec le responsable de Dar assafa « Mr Mimih »………………………119

A-Présentation de la banque participative Dar assafa……………………………………………………….119

B-Présentation de son entretien………………………………………………………………………….….………...119

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C-Analyse…………………….……………………………………………………………………………….……………………120

Conclusion..............................................................................................................................121

Conclusion générale………………………………………………………………………………………………………….122

Annexe……………..………………………………………………………………………………………………………………123

Questionnaire : adressé au consommateur marocain ………………………………………………..…….123

Guide d’entretien : adressé aux professionnels…………………………………………………………………126

Références bibliographiques...............................................................................................129

Ouvrage…………………………………………………………………………………………………………………………..129

Mémoires et Thèses…………………………………………………………………………………………………………129

Article et publication……………………………………………………………………………………………………….130

Webographie…………………………………………………………………………………………………………………130

Table des matières………………………………………………………………………………………………………..132

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