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Stratégies Industrielles

S6
2019/2020
A.ZAHID
 La différenciation permet à l’entreprise, quelle que soit
la forme de la différenciation, de passer d’une
demande individuelle à élasticité infinie, à une
demande à élasticité finie.
 De plus, la différenciation va permettre de fidéliser une
clientèle : l’élasticité finie de la demande sera le
plus souvent faible en valeur absolue. À court terme,
l’entreprise pourra donc privilégier un rapport prix-
quantité tenant compte de cette demande fidélisée, ce
qui aura pour conséquence de générer un super profit
à court terme, et ce, malgré une augmentation des
coûts de production induite par les coûts engendrés
par la différenciation (coûts des dépenses publicitaires,
par exemple)
 En conséquence, plus l’entreprise différencie son produit, moins
la demande qui s’adresse à elle est sensible au prix. L’élasticité
prix est plus forte qu’en monopole, mais moins forte qu’en
concurrence pure, et le degré de différenciation devient un
déterminant important de la demande. Le marché n’est plus un
lieu d’échange de biens strictement homogènes, mais devient un
lieu d’échange de l’ensemble des biens différenciés. Il n’existe
donc plus un prix unique sur le marché, mais un prix différent
pour chaque bien différencié. À court terme, comme en CPP, le
nombre d’entreprises est donné. Chacune d’entre elles maximise
son profit sans prendre en compte les décisions des concurrents.
Du fait de la fidélisation au produit, elle se comporte comme un
monopole, avec un prix d’équilibre supérieur au coût marginal.
Comme en monopole, les quantités produites sont plus faibles que
celles obtenues en CPP. Pour autant, l’entreprise dispose alors
d’un véritable pouvoir de marché. La concurrence prend une
autre dimension, et ne se résume plus à la seule concurrence par
les prix, mettant en évidence le rôle de la publicité
 Si situation de concurrence imparfaite, ou de
concurrence pure, le nombre d’entreprises est
suffisamment important pour que l’on ne
s’inquiète pas des conséquences des décisions
prises sur les entreprises rivales ou
concurrentes. Tel n’est pas le cas d’un marché
oligopolistique, regroupant quelques
entreprises.
 Structure de marché réduite à deux
entreprises, le duopole est une structure
théorique où l’analyse simplifiée permet de
proposer des conclusions qui pourront être
généralisées à un marché, toujours
oligopolistique, mais plus large. L’analyse
théorique revient à distinguer celles qui
aboutissent à une :
 - Situation d’équilibre
 - Situation du déséquilibre
 Deux types de duopoles peuvent représenter le
situation d’équilibre:
 Le duopole de A.-A. Cournot
 Le duopole de J. Bertrand.
 Pour étudier le comportement des entreprises
sur un marché, A.-A. Cournot avance deux
hypothèses simplificatrices, à savoir :
 - Le marché est celui d’un bien homogène à
coût nul de production ;
 - La variable stratégique est le volume de
production, et non le prix
 Dans le cas d’un marché dominé par deux
entreprise (I) et (II) Le profit de (I) dépend des
quantités Q 1 et Q 2 produites par (I) et (II),
et réciproquement, pour le profit de
(II).L’interdépendance entre (I) et (II) est ainsi
mise en évidence. Les quantités de (I) et de (II)
qui maximisent leur profit sont égales.
 À l’équilibre, la demande n’est pas totalement
satisfaite, ce qui ne peut que contribuer à faire
monter les prix.
 À l’inverse de l’analyse de Cournot, Bertrand retient le prix
comme la variable privilégiée, même si la demande est la
même. En effet, dans le duopole de Bertrand, chacune des
deux entreprises fixe son prix en considérant le prix de
l’autre comme une donnée. On retrouve alors des fonctions
de réactions à partir des prix.
 Que se passe-t-il alors si les entreprises choisissent de faire
jouer la concurrence par les prix, sachant qu’elles sont
capables de satisfaire la demande qui répond au prix fixé ?
le consommateur retient toujours le producteur qui pratique
le prix le plus bas.
 Pour Bertrand, les entreprises choisissent le prix et les
consommateurs réagissent par rapport au prix proposé. De
même, les entreprises sont supposées agir de façon
symétrique et la décision sur les prix est prise, par elles, de
façon simultanée
 Contrairement au duopole de Cournot, le duopole de
Bertrand aboutit à une solution concurrentielle. Le prix
d’équilibre auquel on parvient est celui de la CPP, bien
qu’il n’y ait pas atomicité du marché. Cette tarification
au coût marginal entraîne donc la disparition du profit.
Un des paradoxes de la démarche est qu’il suffirait que
deux entreprises se livrent à une concurrence par les
prix pour que l’on retrouve le schéma de concurrence
pure. La résolution de ce paradoxe passe par la
modification de la qualité des produits et la prise en
compte de la capacité de production. La modification
de la qualité des produits proposés va se traduire par
la présence de produits différenciés, se substituant
aux produits homogènes

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