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CHAPITRE 26

ANALYSE VECTORIELLE

L’analyse vectorielle fait intervenir à la fois des outils analytiques (dérivées


partielles) et du calcul vectoriel. Les notions de base de l’analyse vectorielle
sont indispensables en électrostatique, en électromagnétisme, en mécanique
des ‡uides. Après avoir étudié ce chapitre, vous devez :
A. Connaître les opérateurs de l’analyse vectorielle (nabla, gradient, diver-
gence et rotationnel) et savoir démontrer leurs propriétés.
B. Savoir calculer des intégrales de surface simples.
C. Connaître la dé…nition du ‡ux d’un champ de vecteurs à travers une
surface orientée, et savoir calculer des ‡ux simples.
D. Savoir ce qu’est un champ à ‡ux conservatif.
E. Connaître les formules de Stokes et d’Ostrogradski.
F. Savoir ce qu’est un angle solide.

26.1 Opérateurs de l’analyse vectorielle


! ! !
L’espace est rapporté à la base orthonormée directe ( i ; j ; k ): On dé…nit
l’opérateur aux dérivées partielles nabla par

! @ ! @ ! @ !
r= i + j + k: (26.1)
@x @y @z

On notera que nabla est un opérateur aux dérivées partielles, et pas un vec-
teur. Il opère à gauche en utilisant les trois types de multiplication vectorielle.
Par exemple, soit d’abord U = U (M ) une fonction de trois variables (fonc-
304 Chapitre 26 : Analyse vectorielle

tion scalaire). On dé…nit le gradient de U par

! ! @ ! @ ! @ ! @U ! @U ! @U !
gradU = rU = i + j + k U= i + j + k:
@x @y @z @x @y @z
! ! ! ! !
On retrouve (23.13). Si E = E (M ) = Ex i + Ey j + Ez k un champ de
!
vecteurs, on dé…nit la divergence de E par
0 1
@ 0 1
@x C Ex
! !! B B @ C @ @Ex @Ey @Ez
div E = r: E = B @y C : Ey A = + + ; (26.2)
@ A @x @y @z
@ Ez
@z

!
et le rotationnel de E par
0 1
@ 0 1
@x Ex
!! ! ! B B
C
C @
rot E = r ^ E = B @
@y C^ Ey A (26.3)
@ A
@ Ez
@z
@Ez @Ey ! @Ez @Ex ! @Ey @Ex !
= i j + k:
@y @z @x @z @x @y

Remarque 26.1 L’opérateur nabla est essentiellement une notation, très


commode pour retenir les dé…nitions du gradient, de la divergence et du
! !!
rotationnel. On notera que gradU et rot E sont des vecteurs de R3 ; alors que
!
div E est un nombre réel, c’est-à-dire un scalaire.

Exemple 26.1 Soit k un paramètre. Considérons le champ newtonien dé…ni


! !
en coordonnées sphériques [voir (23:17)] par E = E (M ) = rk2 !
er :
! !
Puisque r = OM et ! e = OM ; on a
r !
OM

! ! k ! ! !
OM
E =k ! 3 = 3 x i +y j +zk : (26.4)
OM (x2 + y 2 + z 2 ) 2

Il en résulte que

! @ 3 @ 3
div E = k x x2 + y 2 + z 2 2
+ y x2 + y 2 + z 2 2
@x @y
@ 3
+ z x2 + y 2 + z 2 2
:
@z
Chapitre 26 : Analyse vectorielle 305

En utilisant la formule qui donne la dérivée d’un produit, il vient


3 3 5
@
@x x x2 + y 2 + z 2 2
= x2 + y 2 + z 2 2
3x2 x2 + y 2 + z 2 2

5
= x2 + y 2 + z 2 2
x2 + y 2 + z 2 3x2
5
= x2 + y 2 + z 2 2
2x2 + y 2 + z 2 :

Les dérivées partielles par rapport à y et z s’obtiennent sans calcul en per-


mutant les rôles de x et y et ceux de x et z respectivement. Ainsi

! 2x2 + y 2 + z 2 + x2 2y 2 + z 2 + x2 + y 2 2z 2
div E = k 5 = 0:
(x2 + y 2 + z 2 ) 2

Un champ newtonien est à divergence nulle. Un calcul analogue montre qu’on


!! !
a aussi rot E = 0 (exercice 26.1).

Remarque 26.2. Composons la divergence et le gradient :


! @U ! @U ! @U !
div gradU = div @x i + @y j + @z k
@ @U @ @U @ @U @2U @2U @2U
= @x @x + @y @y + @z @z = @x2
+ @y 2
+ @z 2
:

On introduit ainsi un nouvel opérateur, le laplacien :

! ! @2U @2U @2U


U = div(gradU ) = r 2 U = 2
+ 2
+ : (26.5)
@x @y @z 2

A partir des dé…nitions, on peut démontrer des formules d’analyse vectorielle.


Les deux plus importantes, qui doivent être connues, sont
! ! ! !!
rot(gradU ) = 0 ; div(rot E ) = 0: (26.6)

Voir l’exercice 26.2 pour leur démonstration. Les exercices 26.3 et 26.4 donnent
d’autres exemples de formules utiles.

26.2 Surfaces de l’espace


26.2.1 Représentation d’une surface
! ! !
Dans l’espace rapporté au repère orthonormé direct (O; i ; j ; k ); une sur-
face ( ) est dé…nie par une équation de la forme F (x; y; z) = 0: Par exemple,
l’équation ax + by + cz + d = 0 est celle d’un plan, tandis que l’équation
306 Chapitre 26 : Analyse vectorielle

(x x )2 + (y y )2 + (z z )2 = R2 est celle de la sphère de centre de


rayon R: Un troisième exemple important est le suivant.

Exemple 26.2 Soient a; b; c 2 R+ : L’équation cartésienne

x2 y 2 z 2
+ 2 + 2 =1 (26.7)
a2 b c
est celle d’un ellipsoïde de centre O; d’axes principaux Ox; Oy; Oz: Pour
visualiser cette surface, coupons-la par un plan horizontal d’équation z = z0 ;
avec c < z0 < c: La section correspondante a pour équation

x2 y 2 z02 x2 y2
+ 2 =1 , q 2 + q 2 = 1:
a2 b c2 z02 z02
a 1 c2
b 1 c2

Il s’agit donc d’une ellipse. Ainsi la section d’un ellipsoïde par un plan hori-
zontal est une ellipse. Il en est de même lorsqu’on coupe l’ellipsoïde par un
plan x = x0 ou y = y0 : Ainsi un ellipsoïde a la forme d’un ballon de rugby
aplati, comme représenté …gure 26.1. Si a = b = c = R; l’ellipsoïde est la
sphère de centre O de rayon R:

z M

θ

ϕ
x
Figure 26.1 Figure 26.2

Il est souvent commode d’utiliser une représentation paramétrique d’une sur-


face. Puisqu’une surface est un objet à deux dimensions, il est nécessaire
d’utiliser deux paramètres. Ainsi une représentation paramétrique d’une sur-
face est de la forme x = f (u; v), y = g (u; v), z = h (u; v) : On parle alors de
nappe paramétrée.

Exemple 26.3 La surface de la sphère de centre O de rayon R peut être


paramétrée par

x = R sin cos ' ; y = R sin sin ' ; z = R cos ; (26.8)


où varie entre 0 et ; tandis que ' varie entre 0 et 2 (…gure 26.2). En e¤et,
le paramétrage (26:8) n’est pas autre chose que les formules de passage des
Chapitre 26 : Analyse vectorielle 307

coordonnées sphériques aux coordonnées cartésiennes, avec r = R (formules


(5.21)), puisque le point M se déplace à la surface de la sphère.

26.2.2 Vecteur normal à une surface


Théorème 26.1 Un vecteur normal à la surface ( ) d’équation cartésienne
! !
F (x; y; z) = 0 au point M (x; y; z) est le vecteur N = gradF (M ) :
!
Démonstration Déplaçons le point M d’un déplacement in…nitésimal dM
en restant sur la surface ( ) (…gure 26.3). Alors F reste égal à 0 dans ce dé-
! !
placement, de telle sorte que dF = 0: Or dF = grad F (M ) :dM : Il en résulte
! ! !
que grad F (M ) :dM = 0 pour tout déplacement dM sur ( ) ; c’est-à-dire que
! !
grad F (M ) et dM sont orthogonaux pour tout déplacement in…nitésimal sur
!
la surface de ( ) à partir de M: Ainsi gradF (M ) est bien normal à ( ) au
point M:

grad f (M) n1

M M
dM
Σ Σ

Figure 26.3 n2 Figure 26.4

Exemple 26.4 Si (P ) est le plan d’équation ax + by + cz + d = 0; un vecteur


normal à (P ) est
! ! @F ! @F ! @F ! ! ! !
N = gradF = dx i + @y j + @z k =a i +bj +ck:

Le vecteur normal est indépendant de M et on retrouve le théorème 9.2.

Exemple 26.5 Soit M (x; y; z) un point de l’ellipsoïde d’équation carté-


2 2 2
sienne xa2 + yb2 + zc2 = 1. Un vecteur normal en M est
! ! @F ! @F ! @F ! x! y! z !
N = gradF = dx i + @y j + @z k =2 a2
i + b2
j + c2
k :

Dans le cas particulier de la sphère de centre O de rayon R; on voit que


! 2 ! ! ! 2 !
N = 2 x i + y j + z k = 2 OM :
R R
!
On retrouve ainsi que le rayon OM est orthogonal à la surface de la sphère,
ce qui est évident géométriquement.
308 Chapitre 26 : Analyse vectorielle

!
Remarque 26.3 Soit N un vecteur normal en un point M d’une surface
( ) : On peut dé…nir deux vecteurs normaux unitaires en M (…gure 26.4) :
! !
!=
n N !=
et n N
= !:
n
1 ! 2 ! 1
N N

Lorsqu’on a choisi un des deux vecteurs normaux unitaires, on dit qu’on a


orienté la surface ( ) : Ceci revient à dé…nir un sens positif de traversée de
( ) (dans le sens du vecteur normal unitaire ! n choisi).

Remarque 26.4 On dit qu’une surface de l’espace est fermée lorsqu’elle


délimite un intérieur et un extérieur. Par exemple une sphère ou un ellipsoïde
sont des surfaces fermées. Par contre un plan n’en est pas une. Par convention,
une surface fermée est toujours orientée vers l’extérieur, c’est-à-dire que son
vecteur normal unitaire est dirigé vers l’extérieur. Ainsi la sphère de centre
O de rayon R est orientée par le vecteur normal unitaire
! 1 ! ! !
!
n = OM
= x i +y j +zk :
!
OM R

26.2.3 Lignes de champs et surfaces équipotentielles


!
Soit E un champ de vecteurs. On appelle ligne de champ toute courbe (L)
!
telle que, en tout point M de (L) ; le champ E en M est tangent à (L).
! !
Par exemple, si E = g k est le champ de pesanteur au voisinage du sol,
!
les lignes de champ sont les droites verticales (…gure 26.5). Si E = rk2 !
er est
un champ newtonien d’origine O; les lignes de champ sont les droites passant
par O (…gure 26.6).

g g
E E
g
E

E
g E

g Figure 26.5 Figure 26.6

!
Supposons maintenant que le champ E dérive d’un potentiel scalaire V ;
! !
alors E = grad V: On appelle surface équipotentielle toute surface où les
points sont au même potentiel, c’est-à-dire d’équation V = C; où C est une
constante donnée.
Chapitre 26 : Analyse vectorielle 317

! k !
Ainsi, le ‡ux du champ newtonien E = e
r2 r
à travers ( ) vaut =k :

Montrons que la formule (26.17) généralise la dé…nition géométrique lorsque


la droite OM coupe ( ) en un seul point M pour tout point M de ( ) (…gure
26.18). La surface fermée ABCDA0 B 0 C 0 D0 est alors un tube de champ pour
!
le champ newtonien E1 = r12 ! er ; puisque le champ est tangent à chacune
des surfaces latérales ABB A ; BCC 0 B 0 ; CDD0 C 0 et DAA0 D0 : Le champ
0 0

newtonien étant à ‡ux conservatif (exemple 26.15), le ‡ux entrant est égal
au ‡ux sortant, qui est, par (26.17), l’angle solide : En notant S la surface
A0 B 0 C 0 D0 sur la sphère de centre O de rayon 1; nous avons donc
ZZ ZZ
1!!
= e : n :d =
2 r
d = S;
S r S

puisque au point N situé à la surface de la sphère, on a r = 1 et ! er =


!n : L’angle solide dé…ni par Gauss comme le ‡ux d’un champ newtonien
généralise bien la dé…nition géométrique.

Théorème 26.4 L’angle solide sous lequel on voit une surface fermée ( )
depuis un point O de l’espace vaut 4 si le point M est intérieur à ( ) ; et
0 si le point O est extérieur à ( ) :

Démonstration Si on regarde ( ) depuis un point intérieur, on est com-


plètement entouré par elle. L’angle solide correspond donc à tout l’espace,
c’est-à-dire 4 sr. Si on regarde la surface depuis un point extérieur, le ‡ux
! !
de E1 à travers ( ) est nul, car E1 est à ‡ux conservatif dans ( ) :

Exercices du chapitre 26

Les basiques
!! ! k !
Exercice 26.1 (A) Calculer rot E ; où E = e
r2 r
est un champ newtonien.

! ! ! !!
Exercice 26.2 (A) Démontrer que rot(gradU ) = 0 et div(rot E ) = 0:
! !
Exercice 26.3 (A) Soit = (M ) une fonction scalaire, E = E (M ) et
! !
F = F (M ) des champs de vecteurs. Démontrer les formules suivantes :
! ! ! !
1) div( E ) = E :grad + div E :
! ! ! !! ! !!
2) div( E ^ F ) = F :rot E E :rot F :
! ! ! !!
Exercice 26.4 (A) Transformer !
u = rot( E ) et !
v = rot(rot E ):
318 Chapitre 26 : Analyse vectorielle

! !
Exercice 26.5 (A) Soit ! ! un vecteur constant, et soit V = !! ^ OM :
!!
Démontrer que ! ! = 12 rot V :
RR
Exercice 26.6 (B) Calculer l’intégrale de surface I = S f (M ) d ; où
p
f (M ) = f (x; y; z) = z: Ici R > 0 est …xé, et S est la demi-sphère d’équation
x2 + y 2 + z 2 = R2 ; z 0;

Exercice 26.7 (B) Soit R > 0 et a > 0 et soit S est le cylindre


RR d’équation
2 2 2
x + y = R ; 0 z a: Calculer l’intégrale de surface I = S f (M ) d ; où
z
f (M ) = f (x; y; z) = x2 +y 2:

Exercice 26.8 (C) Soit R > 0 et h > 0: Soit la portion de cylindre


d’équation x2 + y 2 = R2 ; 0 z h; x 0; y 0: Déterminer le ‡ux
! ! ! !
du champ de vecteurs E = z i + x j 3y 2 z k à travers (on précisera
l’orientation choisie).

Exercice 26.9 (A,C,E) Soit R > 0; et soit S la demi-sphère d’équation


! ! ! !
z 0; x2 + y 2 + z 2 = R2 : Soit E = y i + x (1 2z) j xy k :
! ! ! !
1) Calculer rot E : En déduire le ‡ux de rot E à travers S (on précisera
l’orientation choisie).
2) Retrouver ce résultat en utilisant la formule de Stokes.
3) Retrouver ce résultat en fermant la surface S par le disque de centre O de
rayon R situé dans le plan Oxy; et en utilisant la formule d’Ostrogradski.

Exercice 26.10 (C,D,E) Soit R > 0 donné, et soit S la demi-sphère d’équa-


tion x2 + y 2 + z 2 = R2 ; z 0:En utilisant la formule d’Ostrogradski, trouver
! !
le ‡ux du champ constant E = E k à travers S (on précisera l’orientation
de S choisie).

Exercice 26.11 (C,D,F) Soit R > 0 et a > 0: Soit D le disque de la …gure


26.19, centré sur Oy et perpendiculaire à Oy:
1) Calculer l’angle solide sous lequel on voit ce disque depuis le point O:
!
2) Calculer le ‡ux du champ newtonien E = rk2 ! er à travers D; orienté dans
le sens des y croissants.

z H

R h
O b
a y M
x D a Σ
Figure 26.19 Figure 26.20
Chapitre 26 : Analyse vectorielle 319

Les techniques

Exercice 26.12 On se propose de calculer le ‡ux du champ de vecteurs


! !
E = xy 2 i à travers la surface de la sphère (S) de centre O de rayon R
orientée vers l’extérieur, de deux manières di¤érentes.
1) Calcul direct. R2 R
a) Calculer les intégrales I = 0 sin2 ' cos2 'd' et J = 0 sin5 d :
! !
b) Calculer E :! n , puis le ‡ux du champ E à travers (S) :
2) Calcul par la formule d’Ostrogradski.
!
Calculer div E ; en déduire :

Exercice 26.13 Déterminer le moment d’inertie d’une sphère creuse homo-


gène, de rayon R; de masse totale M; de masse surfacique ; par rapport à
un axe ( ) passant par son centre.

Les exotiques et les olympiques

Exercice 26.14 Soit le rectangle 0 x a; 0 y b (…gure 26.20). Soit


H (0; 0; h) ; avec
h h > 0: 1i
@
1) Calculer @y y h2 + x2 + y 2 2 :
2) Montrer que l’angle solide suivant lequel on voit du point H vaut
Z x=a
dx
= hb p :
2 2 2 2 2
x=0 (h + x ) h + b + x
p
3) Calculer grâce au changement de variable x = h2 + b2 tan t:
Solutions des exercices du module 3 817

(donc par un hyperplan de R4 ): Soit x la section correspondante. Il est clair que x


a pour équation y 2 +z 2 +t2 = R2p x2 : Il s’agit donc d’une sphère dans l’espace à trois
dimensions Oyzt; de rayon = R2 x2 : L’intégrale quadruple qui donne l’hyper-
R x=R RRR
volume s’écrit donc V = x= R x
dydzdt dx: Or l’intégrale triple correspond
au volume (ordinaire) intérieur à la sphère x : Donc
R x=R R x=R p 3 R x=R p 3
V = x= R 43 3 dx = 43 x= R R2 x2 dx = 38 x=0 R2 x2 dx:
On peut calculer cette intégrale grâce au changement de variable x = R sin : Il vient
R
V = 38 R4 02 cos4 d : Cette dernière intégrale se calcule par linéarisation :
1 4
1
cos4 = 16 ei + e i = 16 e4i + 4e2i + 6 + 4e 2i
+e 4i
1
= 8 (cos 4 + 4 cos 2 + 3) :
Il vient …nalement V = 12 2 R4 :

Solutions des exercices du chapitre 26

! !
OM
3 ! ! !
Exercice 26.1 On a E = k ! 3 = k x2 + y 2 + z 2 2
(x i + y j + z k ); d’où
OM
0 1
@ 0 3 1
B @x C x x2 + y 2 + z 2 2
!! ! ! B C B 3 C
rot E = r ^ E = B
B
@ C
@y C
^ @ y x2 + y 2 + z 2 2 A
@ A 3
@ z x2 + y 2 + z 2 2
@z
0 h 3i h 3i
1
@ @
z @y x2 + y 2 + z 2 2 y @z x2 + y 2 + z 2 2
B C
B @ h 3i h 3i C
=BB x @z
2
x +y +z2 2 2 @ 2
z @x x + y + z2 2 2 C
C
@ h 3 i h 3 i A
@ 2 2 2 2 @ 2 2 2 2
y @x x +y +z x @y x + y + z
0 5 5 1 0 1
3zy x2 + y 2 + z 2 2 + 3yz x2 + y 2 + z 2 2 0
B 5 5 C
= @ 3xz x2 + y 2 + z 2 2 + 3zx x2 + y 2 + z 2 2 A = @ 0 A :
5 5
0
3yx x2 + y 2 + z 2 2 + 3xy x2 + y 2 + z 2 2

0 1 0 1
@ @U
B @x C B @x C
! ! ! ! B C B C
Exercice 26.2 1) rot gradU = r ^ gradU = B
B
@
@y
C^B
C B
@U
@y
C
C
@ A @ A
@ @U
@z @z
0 1
@2U @2U 0 1
B @y@z @z@y C 0
B C 2 2
=B
2
@ U 2
@ U C = @ 0 A car @ U = @ U ::: (th. de Schwarz).:
B @z@x @x@z C @y@z @z@y
@ A 0
@2U @2U
@x@y @y@x
!! ! !! ! ! !
2) div(rot E ) = r:rot E = r:( r ^ E )
818 Solutions des exercices du module 3

0 1 20 1 3 0 1 0 1
@ @ @ @Ez @Ey
0
1
B @x C 6B @x C Ex 7 B @x C B @y @z C
B C 6B C 7 B C B C
=B
B
@
@y
C : 6B
C 6B
@
@y
C ^ @ Ey A7 = B
C 7 B
@
@y
C:B
C B
@Ex
@z
@Ez
@x
C
C
@ A 4@ A Ez 5 @ A @ A
@ @ @ @Ey @Ex
@z @z @z @x @y
@ @Ez @Ey @ @Ex @Ez @ @Ey @Ex
= @x @y @z + @y @z @x + @z @x @y
@ 2 Ez @ 2 Ey @ 2 Ex @ 2 Ez @ 2 Ey @ 2 Ex
= @x@y @x@z + @y@z @y@x + @z@x @z@y = 0 (formule (11:21)):

0 1
@ 0 1
B @x C Ex
! ! ! B C
Exercice 26.3 1) div( E ) = r: E =B
B
@
@y
C:@
C Ey A
@ A Ez
@
@z
@ @ @
= @x( Ex ) + @y ( Ey ) + @z ( Ez ) : Par la règle de dérivation d’un produit :
! @E
div( E ) = @x Ex + @x + @y Ey + @yy + @@z Ez + @E
@ @Ex @
@z
z

@Ex @Ey @Ez ! ! !


= @x + @y + @z + @@x Ex + @@y Ey + @@z Ez = (div E ) + (grad ): E :
! ! ! ! !
2) 0
div( E 1
^ F ) = r:( E ^ F ) 0 1
@ 20 1 0 1 3 @ 0 1
B @x C Ex Fx B @x C Ey Fz Ez Fy
B @ C B @ C
=B C 4@ Ey A ^ @ Fy A5 = B
B @y C : B @y C :
C @ Ez Fx Ex Fz A
@ A E z F z
@ A Ex Fy Ey Fx
@ @
@z @z
@ @ @
= @x(Ey Fz Ez Fy ) + (Ez Fx Ex Fz ) + @z
@y (Ex Fy Ey Fx )
En utilisant de nouveau la règle de dérivation d’un produit, il vient :
! ! @E @F
div( E ^ F ) = @xy Fz + Ey @F @x
z @Ez
@x Fy Ez @xy + @E
@y Fx + Ez @y
z @Fx

@Ex @Fy @Ey


@y Fz Ex @F @Ex
@y + @z Fy + Ex @z
z
@z Fx Ey @F
@z
x

@Fz @Fy @Fx @Fz @Fy @Fx


= Ex @y @z Ey @z @x Ez @x @y
@Ez @Ey @Ex @Ez @Ey @Ex
+ Fx @y @z + Fy @z @x + Fz @x @y :
On reconnaît alors des produits
0 scalaires1: 0 1
@Ez @Ey @Fz @Fy
0 1 0 1
Fx B @y @z C
Ex B @y @z C
! ! B @E C B C
div( E ^ F ) = @ Fy A : BB @z
x @E z C
@x C
@ Ey A : B
B
@Fx
@z
@Fz
@x
C
C
Fz @ A Ez @ A
@Ey @Ex @Fy @Fx
@x @y @x @y
! !! ! !!
= F :rot E E :rot F :

Exercice 26.40 1 0 1
@ @ @ @Ez @ @Ey
( Ez ) ( Ey ) @y Ez + @z Ey
B @y @z C B @y @z C
! ! B C B C
1) rot( E ) = B
B
@
@z ( Ex ) @ C=B
@x ( Ez ) C B
@
@z Ex + @Ex
@z
@
@x Ez
@Ez
@x
C
C
@ A @ A
@ @ @ @Ey @ @Ex
@x ( Ey ) @y ( Ex ) @x Ey + @x @y Ex @y
Solutions des exercices du module 3 819

0 1 0 1 0 1
@ @ @Ez @Ey @
@y Ez @z Ey
0 1
B C B @y @z C B @x C Ex
B C B C B C !!
=B
B
@
E
@z x
@
E
@x z C
C+ B
B
@Ex
@z
@Ez
@x
C=B
C B
@
@y
C ^ @ Ey A + :rot
C E:
@ A @ A @ A Ez
@ @ @Ey @Ex @
@x Ey @y Ex @x @y @z
! ! ! !!
On a donc …nalement rot( E ) = grad ^ E + :rot E :
! !!
2) 0
rot(rot E ) 1 0 1
@ @Ey @Ex @ @Ex @Ez @ 2 Ey @ 2 Ex @ 2 Ex @ 2 Ez
+
B @y @x @y @z @z @x C B @y@x @y 2 @z 2 @z@x C
B C B @ 2 Ez @ 2 Ey @ 2 Ey @ 2 Ex
C
=B
B
@
@z
@Ez
@y
@Ey
@z
@
@x
@Ey
@x
@Ex
@y
C=B
C B @z@y @z 2 @x2 + @x@y
C
C
@ A @ A
@ @Ex @Ez @ @Ez @Ey 2
@ Ex 2
@ Ez 2
@ Ez @ 2 Ey
@x @z @x @y @y @z @x@z @x2 @y 2 + @y@z
Faisons apparaître
0 2 des laplaciens : 1
@ Ey @ 2 Ez @ 2 Ex @ 2 Ex @ 2 Ex @ 2 Ex
+ +
B @y@x @z@x @x2 @x2 @y 2 @z 2 C
! !! B @2E 2 2 2 2 2 C
rot(rot E ) = B z @ E
B @z@y + @x@y + @y2
x @ E y @
@x2
E y @ E
@y 2
y @ Ey C
@z 2 C
@ 2 A
@ Ex @ 2 Ey @ 2 Ez @ 2 Ez @ 2 Ez @ 2 Ez
@x@z + @y@z + @z 2 @x2 @y 2 @z 2
0 1
@ @Ex @Ey @Ez 0 @ 2 Ex @ 2 Ex @ 2 Ex
1
+ +
B @x @x @y @z C @x2 + @y 2 + @z 2
B @ @Ex @Ey C B @ 2 Ey 2 2 C
= B @y @x + @y + @z
@Ez
C @ @x2 + @@yE2y + @@zE2y A
@ A @ 2 Ez @ 2 Ez @ 2 Ez
@Ey
@x2 + @y 2 + @z 2
@ @Ex @Ez
@z @x + @y + @z
0 ! 1 0 1
@
@x (div E) Ex
B @ ! C ! ! !
= @ @y (div E ) A @ Ey A = grad(div E ) E:
@ ! E z
@z (div E )

! ! !
Exercice 26.5 Posons !
! = ! x i + ! y j +0
! z k ; où
1 ! x ; ! y , ! z sont des constantes.
20
1 0 13 @ 0 1
!x x B @x C !y z !z y
!! ! B C
Alors rot V = rot 4@ ! y A ^ @ y A5 = B
B
@
@y
C ^ @ !z x
C !x z A
!z z @ A !x y !y x
@
@z
0 1
@ @ 0 1 0 1
(! x y ! y x) (! z x ! x z)
B @y @z C !x ( !x ) !x
B C
=B
B
@
@z (! y z
@
! z y) @x (! x y ! y x) C C = @ !y ( !y ) A = 2 @ !y A :
@ A !z ( !z ) !z
@ @
@x (! z x ! x z) @y (! y z ! z y)
!! !!
On a donc rot V = 2! ! ; d’où !! = 21 rot V :

Exercice 26.6 L’élément de surface vaut d = R2 sin d d'; et varie de 0 à 2;


' varie de 0 à 2 ; indépendamment l’un de l’autre (…gure 26.21).
Puisque z = R cos ; il vient
RR p 5 R '=2 R =2 p
I = S zd = R 2 '=0 =0
cos sin d d'
5 R = 1 R '=2 5
h 3
i2 5
= R 2 =02 (cos ) 2 sin d '=0
d' = 43 R 2 (cos ) 2 = 43 R 2 :
0

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