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Coefficients d’équivalence

engrais azoté (effets directs)


des principaux engrais de ferme

Mai 2002
Guide pratique du technicien
Document édité par les Chambres d’Agriculture de Bretagne
ZAC Atalante - CS74223 - 35043 Rennes cedex

Rédacteurs :
Marie Madeleine CABARET, Chambre d’Agriculture des Côtes d’Armor
Daniel HANOCQ, Chambre d’Agriculture du Finistère
Jean GRALL, Chambre d’Agriculture d’Ille et Vilaine
Sylvie TICO, Chambre d’Agriculture du Morbihan
Robert BLONDEL, Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne

Les références sont issues d’études et travaux expérimentaux réalisés par


les Chambres d’Agriculture de Bretagne avec l’appui technique et scienti-
fique de l’INRA, du CETIOM, de l’AGPM, de l’ITCF, de l’Institut de l’Elevage.

Nous remercions pour leur appui financier :


Le Conseil Régional de Bretagne,
Les Conseils généraux des Côtes d’Armor, du Finistère, d’Ille et Vilaine, du Morbihan,
L’Agence de l’Eau Loire Bretagne,
L’Etat, L’Anda, L’Europe

Chambres d’Agriculture de Bretagne


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L’élaboration d’un plan de fumure inclut toujours la connaissance des besoins de la culture et celle de « l’offre du sol ».

En région d’élevage et notamment en Bretagne, il inclut de façon tout aussi prioritaire la prise en compte de la valeur
fertilisante des engrais de ferme.

Celle-ci suppose de connaître :


1) Les arrière effets de ces produits, qui sont inclus dans ce que l’on appelle « offre du sol » ou « fourniture par le sol ».
2) La composition en azote total, qui est très variable même pour un type de produit donné (fumier de bovins, par
exemple) et mérite une approche spécifique au niveau de chaque exploitation.
3) La proportion de cet azote total qui pourra être utilisée par la culture concernée, de la même
façon qu’un engrais du commerce. Cette proportion, c’est le « coefficient d’équivalence
engrais », ou « coefficient d’effet direct ».

Ce 3e point est le seul à être présenté en détail dans cette brochure, en incluant les variations qu’il subit en fonction
des cultures, des dates d’apport, des conditions climatiques moyennes.

Elaborées en intégrant les références répertoriées en Bretagne, les valeurs proposées ici sont celles intégrées dans le
logiciel de fertilisation ORFEE®

Pour chaque produit et chaque culture, l'objectif est de conseiller


les conditions d'utilisation (date, matériel) où ce coefficient
d'équivalence engrais est le plus élevé possible

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La fertilisation azotée à base d’engrais de ferme

L
e conseil en fertilisation azotée suppose entre autres de prévoir Seuls les engrais de ferme les plus fréquents ont été retenus dans ce
avec une bonne fiabilité la proportion de l’azote contenu dans document car ils sont bien caractérisés et ont fait l’objet d’un nombre
les engrais de ferme qui va participer à la couverture des important de travaux.
besoins de la plante l’année de l’apport de la même façon qu’un
engrais du commerce. Liés ou non aux contraintes réglementaires, des modes d’emploi agro-
nomiques sont précisés dans cette brochure.
Par rapport à l’azote total contenu dans un engrais de ferme, cette
fraction dite « efficace » est obtenue en passant par un « coefficient Les zones jaune vif sont en principe les seules où
d’équivalence engrais ». l’utilisation du produit est conseillée

Les zones jaune pâle sont « à la limite du conseil »


Les compositions des engrais de ferme sont très différentes selon l’espè- (situations à éviter)
ce qui les produit, les bâtiments où ils sont produits, les conditions et
la durée du stockage. Les zones bistres sont déconseillées, mais s’il existe
des applications on est en mesure de fournir une
Leurs coefficients d’équivalence engrais varient fortement, pour un évaluation du coefficient
même produit, selon plusieurs facteurs :
✔ la culture pour laquelle on l’apporte, et sa capacité à absorber l’a- Les zones blanches correspondent soit à des impos-
sibilités matérielles, soit à des interdictions de bon
zote sur une durée plus ou moins longue
sens
✔ le moment d’apport sur cette culture,
✔ les modalités d’apport (matériels, conditions climatiques). Les zones ocres sont déconseillées (ou interdites). Si
dans certains cas un apport inopportun a déjà été
Ces facteurs déterminent la durée pendant laquelle la fraction orga- réalisé avant le conseil, on peut être amené à pren-
nique de l’azote peut être minéralisée (forme ammoniacale puis dre en compte un « effet forfaitaire », mais non un coefficient
nitrique) et absorbée, les pertes prévisibles par volatilisation de la frac- d’effet direct.
tion ammoniacale, la faisabilité de l’épandage.

Le document de travail présenté ici concerne des coefficients d’équi-


valence engrais applicables aux produits tels qu’ils se présentent au
moment de l’épandage.

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Le coefficient d’équivalence engrais
(cas de l’Azote)

E
ncore appelé coefficient d’effet direct, c’est la fraction, ou le Si la dose d’engrais de ferme Nef permet, pour la culture testée, d’ob-
pourcentage, de l’azote total contenu dans un engrais de ferme tenir le même rendement que la dose d’engrais du commerce Nmin, le
qui pourra être utilisé par la culture pour laquelle il est apporté. coefficient d’équivalence engrais « rendement » est :
On l’exprime par le rapport entre la quantité d’azote de l’engrais de Nmin
ferme à celle de l’engrais du commerce (ammonitrate), permettant Coefficient d’équivalence engrais = __________
d’obtenir un même résultat (rendement ou exportation d’azote) pour la (en fraction ou en %) Nef
culture.
Pour définir un coefficient d’équivalence engrais, il faut comme condi-
Définition par rapport à une courbe de répon- tions :
✔ Que le test ait lieu dans des conditions où il y a une réponse à l’a-
se à l’engrais minéral zote minéral. Le C.A.U. de l’ammonitrate doit être égal au moins à
L’établissement d’une courbe de réponse à l’engrais « minéral » (cou- 50%
ramment l’ammonitrate) nécessite plusieurs doses permettant de définir ✔ Que l’effet azote obtenu par l’engrais de ferme soit bien compris
la partie ascendante de la courbe, le plateau et éventuellement la par- entre le résultat du témoin sans azote et le plateau de la courbe de
tie descendante. réponse à l’azote minéral

Pour comparer valablement plusieurs produits, il faut si possible les tes-


Rendement ter à un même niveau de la courbe de réponse à l’azote.
courbe de réponse à l'azote
NB : ne pas confondre le coefficient d’équivalence engrais, défini ci
même
rendement dessus, et le Coefficient Apparent d’Utilisation de l’Azote (CAU).
expérimental
Pour tout type d’engrais, le CAU est calculé en divisant par la quanti-
té d’azote apportée le supplément de récolte obtenu par un traitement
avec fumure (si possible proche de la dose optimale) comparé à un
témoin sans fumure azotée

Dose d'azote (total)

N min (Ammo ) Nef (engrais de ferme )

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Lisiers de porcs

I
l existe de fortes variations dans la composition des lisiers de COLZA
porcs, mais elles ne sont liées qu’à des teneurs en éléments ferti-
Les apports de fin d’hiver sont nécessairement positionnés dans un cré-
lisants : les concentrations varient selon les animaux (engraisse-
neau assez étroit.
ment, maternité, post sevrage…), les techniques d’alimentation, les
Les apports à l’implantation doivent être limités (un maximum de 80 u
bâtiments et stockages.
N efficace/ha)a été retenu car le sol est alors en phase de forte miné-
Mais le comportement du lisier comme élément fertilisant, en ce qui
ralisation de l’azote organique.
concerne son coefficient d’équivalence engrais, est indépendant de
Une disponibilité trop élevée en azote entraîne un développement
ces aspects de dilution.
végétatif excessif et défavorable à l’état sanitaire.
Pour les apports sur sol nu, les coefficients retenus supposent une incor-
poration au sol (façons superficielles) aussi proches que possible de
l’épandage pour limiter les pertes par volatilisation.
PRAIRIES DE GRAMINEES
On distingue une zone sèche (croissance faible en juillet-août) et une
BLE et autres céréales d’hiver zone humide (croissance active en juillet-août du fait d’un milieu fré-
quemment pluvieux et plus frais).
La période optimale d’utilisation aura lieu 10 à 15 jours avant le stade
Epandage en surface :
épi à 1 cm, stade de l’apport classiquement recommandé.
Le coefficient d’équivalence engrais diminue quand on avance dans la
Des apports trop précoces (tallage) seraient positionnés à une période
saison car le facteur « température » qui joue sur la volatilisation de la
de faible absorption par la culture et de fort risque de lessivage. De ce
fraction ammoniacale devient de plus en plus important (statistique-
fait c’est une période déconseillée où en cas d’apport on ne peut pren-
ment parlant). Par ailleurs, les apports tardifs ne sont pas conseillés car
dre en compte qu’un forfait.
mal valorisés par la prairie ( cf. colza).
Pour des apports en période interdite, il n’est pas question de les
Epandage par injection (disques ou coutres) :
conseiller ! Mais si le conseil arrive alors que cet apport a déjà été
Cette technique permet de s’affranchir d’une part importante de la
réalisé, il faut en principe le prendre en compte sous forme d’un for-
volatilisation de la fraction ammoniacale. Le coefficient d’équivalence
fait.
engrais sera plus élevé et constant
MAÏS et autres cultures de printemps
EPINARDS DE PRINTEMPS
(betterave, chanvre…)
La période optimale est aussi proche que possible du pic de besoin en
azote : donc aussi près que possible du semis.
HARICOTS
Des apports plus précoces présentent des risques de pertes, donc une Cf. Colza, avec un plafond.
baisse du coefficient d’équivalence engrais.
Pour des apports en période interdite le conseil est prohibé! POMMES DE TERRE DE CONSOMMATION
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Lisiers de porcs

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
apport déconseillé, si déjà
BLE , d'après essais (90 à si déjà réalisé, compter forfait = 15 N
93) + Champs et lisier
réalisé, maxi = 50 N 60 % (90 % N NH4 )
efficace

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
75 % enfouissement direct (injection) penser à la baisse
MAÏS, d'après synthèse de prévisible de
différents essais 50% 60% 70 % enfoui sous moins de 12 h l'objectif de si déjà réalisé, compter forfait = ZERO
65 % enfoui après plus de 12 h rendement

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
65%
COLZA , d'après essais 90 -
91 - 92 (janvier-février) + 60%
extrapolation CIPAN * coeff (90 % N NH4 )
temps pour automne
si dose < 80 N / ha

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
zone sèche 65% 60% 50% 50% (mais hors zone de conseil)
en surface
PRAIRIE de zone humide 65% 60% 50%
graminées
(cf. synthèse
25 / 02 / 99) zone sèche 75% 50% (mais hors zone de conseil)
injecté
zone humide 75%

coefficients d'effet direct valables pour des doses plafonds par apports:
< ou = 60 N en paturage
< ou = 80 N avant fauche

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
EPINARDS, par extrapolation =
60% 65%
produit*date*durée de la culture

dose plafond = 100 N efficace car apport minéral fréquent dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
HARICOTS selon essais CA -
60%
UNILET 98 / 99

plafond = 80 N efficace

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
POMME de TERRE, par extrapolation =
65%
produit*date*durée de la culture

plafond plants = 80 N efficace


plafond consommation = 120 N efficace

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Lisier de bovins
«mmélangé»

P
ar lisier de bovins « mélangé » on entend un produit du type COLZA
raclage sur béton des aires d’exercice de stabulation libre
L’apport d’hiver n’est pas conseillé (cf. blé).
pour vaches laitières, éventuellement dilué par des eaux plu-
viales et une partie des eaux brunes et eaux vertes.
Pour l’apport à l’implantation, veiller à ne pas dépasser un seuil
de 80 u N efficaces / ha (cf. lisier de porcs).
L’effet de ce produit sur la culture pour laquelle on l’apporte est lié
majoritairement à l’azote ammoniacal et pour partie plus faible à la
minéralisation d’une fraction organique.

Pour les apports sur sol nu, les coefficients retenus supposent une incor-
PRAIRIES DE GRAMINEES, EPINARDS,
poration au sol (façons superficielles) aussi proches que possible de HARICOTS, POMMES DE TERRE
l’épandage pour limiter les pertes par volatilisation.
La présentation est analogue au cas du lisier de porcs, les causes de
variation du coefficient d’équivalence engrais étant les mêmes, mais
les valeurs absolues sont différentes.
BLE et autres céréales d’hiver
Aucun résultat acquis à ce jour ne nous permet de le conseiller pour
cet usage.
La minéralisation des formes organiques contenant de l’azote est trop
irrégulière pour correspondre aux besoins du blé.

MAÏS et autres cultures de printemps


(betterave, chanvre…)
La période d’apport optimale va de mi-février à mi-mai.
Avant, on risque des pertes (cf. lisier de porcs).
Après, il s’agit d’une date tardive pour les semis de maïs.

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Lisier de bovins mélangé

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
BLE NE PAS FAIRE

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
penser à la baisse apport interdit,
MAÏS, d'après synthèse
45% 55% prévisible de l'objectif mais si déjà réalisé, compter forfait = ZERO
de différents essais de rendement

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
50%
COLZA, extrapolation
si dose < 80 N / ha

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
zone sèche 55% 50% 40% 40% ( mais hors zone de conseil)
en surface
PRAIRIE de zone humide 55% 50% 40%
graminées
(cf. synthèse
25 / 02 / 99) zone sèche 60% 40% (mais hors zone de conseil)
injecté
zone humide 60%

coefficients d'effet direct valables pour des doses plafonds par apports:
< ou = 60 N en paturage
< ou = 80 N avant fauche

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
EPINARDS, par extrapolation =
produit*date*durée de la culture
40% 45%

dose plafond = 100 N efficace car apport minéral fréquent dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
HARICOTS selon
essais CA -UNILET 98 / 99 40%

plafond = 80 N eff.

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
POMME de TERRE, par extrapolation =
45%
produit*date*durée de la culture

plafond plants = 80 N efficace


plafond consommation = 120 N efficace

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Lisier de bovins
«éépais»

C
e produit correspond à la collecte sans dilution du mélange ✔ A même teneur en N total, le lisier épais contient une plus faible
fécès + urines, sous un bâtiment à caillebotis intégral ou par- proportion d’azote ammoniacal. Il est moins « performant » en
tiel. terme de coefficient, pour maïs et prairie, que le lisier dilué.

De ce fait, la composition du produit (parts relatives des formes ammo- ✔ Les risques de bouchage du matériel conduisent à le déconseiller
niacale et organique) change par rapport au lisier de bovins dilué , pour l’enfouissement immédiat (injection) en prairies.
ainsi que ses propriétés physiques (consistance épaisse, risque de bou-
chage de certains types de matériels) conduisant à proposer un mode Pour les apports sur sol nu, les coefficients retenus supposent une incor-
d’emploi légèrement différent : poration au sol (façons superficielles) aussi proche que possible de l’é-
pandage pour limiter les pertes par volatilisation.

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Lisier de bovins épais

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

BLE NE PAS FAIRE

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
35% 45% penser à la baisse
MAÏS, d'après synthèse de
prévisible de l'objectif
différents essais de rendement

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
40%
COLZA, extrapolation
si dose < 80 N / ha

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

en
zone sèche 50% 45% 35% 35% (mais hors zone de conseil)
PRAIRIE de surface
graminées (cf.
zone humide 50% 45% 35%
synthèse
25/02/99 )
injecté NON REALISABLE

coefficients d'effet direct valables pour des doses plafonds par apports:
< ou = 60 N en paturage
< ou = 80 N avant fauche

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
EPINARDS, par extrapolation =
produit*date*durée de la culture
40% 45%

dose plafond = 100 N efficace car apport minéral fréquent dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
HARICOTS selon essais
CA -UNILET 98 / 99 40%
plafond = 80 N eff.

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
POMME de TERRE, par extrapolation =
produit*date*durée de la culture 45%

plafond plants = 80 N efficace


plafond consommation = 120 N efficace

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Fumier de volailles «jjeunes»
(moins de 4 mois) et fientes

L
e coefficient d’équivalence engrais des fumiers de volailles est MAÏS et autres cultures de printemps
étroitement lié à leur âge (durée entre la sortie du poulailler et l’é-
pandage). La limite a été fixée à 4 mois, durée au-delà de laquel- (betterave, chanvre…)
le le fumier a évolué vers une forme déjà plus proche du compost. La période optimale est aussi proche que possible du pic de besoin en
azote : donc aussi près que possible du semis.
Pour les fumiers « jeunes » (environ 2-3 mois), comme pour les fientes, Des apports plus précoces présentent des risques de pertes, donc une
les coefficients d’équivalence engrais sont élevés. baisse du coefficient d’équivalence engrais.
Pour des apports en période interdite le conseil est prohibé!
Pour les apports sur sol nu, les coefficients retenus supposent une incor-
poration au sol (façons superficielles) aussi proches que possible de COLZA
l’épandage pour limiter les pertes par volatilisation.
Les apports sont en principe possibles en hiver, mais peu de référen-
ces sont disponibles pour valider le chiffre proposé.
BLE et autres céréales d’hiver
Le respect des périodes d’apport est important. Un savoir-faire doit être PRAIRIES
respecté : régularité d’épandage, conditions atmosphériques, utilisa-
Les risques liés à des contaminations par des pathogènes conduisent à
tion d’un matériel spécifique (table d’épandage).
déconseiller l’épandage de ces produits sur prairies.
Une analyse préalable du produit est indispensable, les erreurs d’ap-
préciation pouvant conduire à des fertilisations fortement déséquili-
brées.

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Fumier de volailles jeunes (moins de 4 mois) et fientes

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
BLE, d'après synthèse
d'essais (Bretagne, 45% si déjà réalisé, compter forfait = 15 N
Kerguéhennec )

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
40% 50% 65% penser à la baisse
MAÏS, d'après synthèse
prévisible de l'objectif
de différents essais
de rendement

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
55%
COLZA, par extrapolation 45%
si dose < 80 N / ha

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
EPINARDS, par extrapolation =
produit*date*durée de la culture 50% 55%

dose plafond = 100 N efficace car apport minéral fréquent dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
HARICOTS
selon essais CA -UNILET 98 / 99
50%

plafond = 80 N eff.

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
POMME de TERRE,
par extrapolation = 55%
produit*date*durée de la culture

plafond plants = 80 N efficace


plafond consommation = 120 N efficace

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«V
Vieux» fumier de volailles
(plus de 4 mois)

L
’évolution subie par le produit suite au stockage entraîne une L’utilisation est déconseillée pour une action rapide sur culture en place
« organisation » de l’azote, et par conséquent une baisse du l’hiver (blé, colza) ou sur culture de début de printemps à croissance
coefficient d’équivalence engrais (moins d’effet direct, action rapide (épinards).
plus lente). Elle reste déconseillée, pour raisons sanitaires, sur prairies.

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14
Vieux fumier de volailles (plus de 4 mois)

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
BLE, par avis
si déjà réalisé, compter forfait = 20 N
d'expert

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
MAÏS, d'après essais
29
45% si déjà réalisé, compter forfait = 20 N

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
COLZA, par 35%
extrapolation si dose < 80 N / ha

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
EPINARDS, par extrapolation =
produit*date*durée de la culture
NE PAS FAIRE 35%

dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

HARICOTS NE PAS FAIRE 30%

plafond = 80 N eff.

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
POMME de TERRE, par extrapolation
55%
= produit*date*durée de la culture

plafond plants = 80 N efficace


plafond consommation = 120 N efficace

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Fumier de porcs
(avec paille)

L
e nombre de données expérimentales permettant de caractériser Pour les apports sur sol nu, les coefficients retenus supposent une
ce produit est faible. Sur la base des résultats d’expérimenta- incorporation au sol (façons superficielles) aussi proche que possible
tions agronomiques (surtout sur maïs), d’une part, et des déter- de l’épandage pour limiter les pertes par volatilisation.
minations au laboratoire (analyses, incubations), d’autre part, on peut
le classer comme un produit à action assez rapide mais les contraintes
liées à sa présentation physique ne permettent pas la même polyva- NB : Les essais réalisés l’ont été majoritairement avec des fumiers issus
lence que les produits à action rapide et facilement dispersables (lisiers de porcheries d’engraissement. Concernant les autres types, on dispo-
notamment). se de peu de données.

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16
Fumiers de bovins
tas, puis reprise pour épandage le 15 avril avant labour, préparation
I l s’agit en fait d’un ensemble de produits, ensemble hétérogène à
deux points de vue : de sol, et semis du maïs le 20 avril.
- une vidange de stabulation libre paillée le 20 janvier, avec épanda-
Variabilité liée à la composition ge immédiat suivi d’une incorporation superficielle (cover crop, culti-
vateur), en attendant les labours, préparations de sol et semis qui
Le type d’animaux est un des facteurs de variabilité :
auront lieu le 20 avril.
- vaches laitières, suivant le type d’alimentation,
Pour le type « fumier de raclage pâteux », ce facteur n’est pas pris en
- génisses,
compte. Le produit est très proche d’un « lisier très épais », et l’effet du
- vaches allaitantes,
carbone apporté par la paille est négligeable.
-…
Une autre source de variabilité est liée à la « fabrication » du produit :
- aires de stabulations paillées. La quantité de paille apportée par
A partir de cette logique, le tableau ci-contre
UGB/jour est supérieure ou égale à 7 kg. définit 4 types de fumier
- raclage de stabulations à logettes paillées. La quantité de paille est
Type 1 : Fumier jeune (épandage avec phase de maturation inférieu-
inférieure à 5 kg/UGB/jour, souvent autour de 2 à 3 kg. Le produit est
re à 1 mois en tas ou dans le sol) ou fumier très pailleux avec phase
pâteux et ne tient pas en tas.
de maturation inférieure à 2 mois.
Dans ces deux cas, le produit va comporter une phase initiale d’orga-
Ce facteur « bâtiment » apparaît comme décisif pour le mode d’emploi
nisation : la maturation doit avoir lieu et le carbone des pailles va fixer
du fumier, et il a été retenu ici.
l’azote disponible. L’effet direct de ces produits est faible.
Type 2 : Comme dans l’exemple § 2, ce sont des fumiers pour les-
Variabilité liée à la durée de maturation du quels la phase de maturation (avec organisation) est terminée. Ils
produit auront un coefficient d’équivalence engrais d’autant plus élevé qu’ils
seront apportés tôt.
Après avoir été vidangé de la stabulation, un fumier mûrit au cours du
Type 3 : Les fumiers âgés où l’évolution interne du produit est avan-
temps : soit en tas, soit incorporé au sol.
cée. L’azote s’y trouve sous forme organique complexe, et va être
Pour les « fumiers de paillage » qui sont les plus nombreux, ce facteur
« libéré » (minéralisé) de façon très progressive au fil des années. Le
de variabilité est décisif. Il est défini comme étant la durée entre
coefficient d’équivalence engrais est faible la 1ère année.
moment où le fumier est collecté (date de vidange) et
C’est le cas des composts jeunes (2 retournements, puis stockage de
moment où est mise en place la culture pour laquelle ce
moins de 3 mois) et des fumiers en tas pendant plus de 6 mois.
fumier est destiné.
Type 4 : Les « fumiers de raclage », pauvres en paille et donc pro-
Ainsi, un fumier de paillage de 3 mois correspond à plusieurs cas de
ches d’un lisier épais. Les coefficients d’équivalence engrais sont régu-
figure. Exemples :
lièrement élevés, ces produits étant pratiquement affranchis des phases
- une vidange de stabulation libre paillée au 15 janvier, avec mise en
d’organisation carbone - azote.

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18
Typologie des Fumiers de bovins

FUMIERS D’AIRE PAILLEE (standard = 7 kg de paille/ UGB/ jour )

durée de maturation estimée


selon le temps écoulé entre le moment où le fumier
est vidangé de la stabulation et la mise en place de la culture pour laquelle il est destiné :

"1 " = moins de 1 mois (ou très pailleux jusqu'à 2 mois )

"2 " = 2 à 4 mois

"3" = plus de 6 mois + compost "jeune" ( moins de 3 mois après la fin du compostage)

FUMIERS DE RACLAGE : un seul type ( < 5 kg de paille / UGB / jour )

"4 " = fumier de raclage peu pailleux, ne tenant pas en tas

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19
Fumier de bovins
type 1

Il s’agit d’un fumier « jeune ».

L’ application n’est possible que pour des cultures de printemps (maïs).

Par définition, la date d’apport est tardive : avril-mai. Si elle était plus précoce, le produit serait à classer en type 2.

Le coefficient d’équivalence engrais est faible.

Pour des cultures à cycle court, ce produit est déconseillé.

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20
Fumier de bovins type 1

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

BLE NE PAS UTILISER

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
MAÏS,
10%
d'après essais
Bzh au champ

COLZA
RECOMMANDE

PRAIRIE de
graminées

EPINARDS

HARICOTS
NON

POIS
(conserve )

POMME de TERRE

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21
Fumier de bovins
type 2

C
’est un produit à longue durée d’action (arrière-effets sur le COLZA
long terme), mais aussi avec un effet direct important et varia-
Les apports d’été devront être faits avant fin août.
ble. Le coefficient d’équivalence engrais, qui concerne cet
effet direct, est très lié au moment où le fumier est apporté.

PRAIRIES
BLE et céréales d’automne Des apports en hiver-printemps sont possibles, mais de faibles coeffi-
cients d’équivalence engrais sont à prévoir du fait du maintien en sur-
Avant la mise en place de la culture, les apports ne sont pas recom-
face.
mandés. S’ils ont lieu, ce sera à partir du 15 septembre, en prévoyant
un faible coefficient d’équivalence engrais.

CULTURES A CYCLE COURT (légumes)


MAÏS et plantes sarclées de printemps
Du fait du faible « coefficient temps » de ces cultures (% de l’année
Les apports doivent avoir lieu avant le semis, et le coefficient d’équi-
pendant lequel la culture peut absorber de l’azote), les coefficients d’é-
valence engrais est optimum pour des apports précoces (avant mi-
quivalence engrais sont plus faibles.
mars) correspondant au maximum de maturation du type 2.

Rappel : des vidanges de stabulation directement avant semis, en fin


avril ou mai, caractérisent des fumiers de type 1.

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22
Fumier de bovins type 2

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

BLE, par extrapolation si déjà réalisé, compter forfait = 10 N 15%

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

MAÏS, d'après essais Bzh 30% si déjà réalisé, compter forfait = 10 N


25% 20%
au champ et au labo

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

20%
COLZA , par extrapolation

si dose < 80 N / ha

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
PRAIRIE de zone
10%
graminées (cf. sèche 10%
synthèse 25 / 02 en
/ 99) surface
zone 10%
humide
10%

coefficients d'effet direct valables pour des doses plafonds par apports:
< ou = 60 N en paturage
< ou = 80 N avant fauche

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
EPINARDS, par extrapolation d'après
15% 15%
HARICOT
dose plafond = 100 N efficace car apport minéral fréquent dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
HARICOTS selon
essais CA - 15%
UNILET 98 / 99
plafond = 80 N efficace

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

POMME de TERRE, par extrapolation


20%
= produit*date*durée de la culture

plafond plants = 80 N eff.


plafond consommation = 120 N eff.

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23
Fumier de bovins
type 3

Il s’agit des fumiers vieillis en tas et des composts jeunes.

Les coefficients d’équivalence engrais sont faibles et peu variables selon les cultures.

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24
Fumier de bovins type 3

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

BLE, par extrapolation 5%

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

MAÏS, d'après essais Bzh au


champ et au labo 5% si déjà réalisé, compter forfait = 10 N

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
5%
COLZA , par extrapolation
si dose < 80 N / ha

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
PRAIRIE de zone
graminées (cf. syn- 5% 10%
en sèche
thèse 25/02/99)
surface zone 5% 10%
humide

coefficients d'effet direct valables pour des doses plafonds par apports:
< ou = 60 N en paturage
< ou = 80 N avant fauche

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
EPINARDS, par extrapolation d'après
5% 5%
HARICOT
dose plafond = 100 N efficace car apport minéral fréquent dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
HARICOTS selon
essais CA -UNILET 5%
98 / 99
plafond = 80 N efficace

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

POMME de TERRE, par extrapolation =


5%
produit*date*durée de la culture

plafond plants = 80 N eff.


plafond consommation = 120 N eff.

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25
Fumier de bovins
type 4

C
’est un produit intermédiaire entre le lisier de bovins épais Pour les apports sur sol nu, les coefficients retenus supposent une incor-
(mélange strict de fécès et d’urines) et un fumier qui contien- poration au sol (façons superficielles) aussi proches que possible de
drait peu de paille. l’épandage pour limiter les pertes par volatilisation.

Ses caractéristiques physiques (produit pâteux) conduisent à le décon-


seiller sur des cultures en végétation (colza, prairies, blé).

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26
Fumier de bovins type 4

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
NE PAS
BLE UTILISER

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

MAÏS, par si déjà réalisé, compter forfait = 10 N


35%
extrapolation

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
COLZA, par 30%
extrapolation
si dose < 80 N / ha

PRAIRIE de
graminées (cf.
NE PAS UTILISER
synthèse
25/02/99)

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
EPINARDS , 25% 30%
par extrapolation
dose plafond = 100 N efficace car apport minéral fréquent dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
HARICOTS, 25%
par extrapolation
plafond = 80 N eff.

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
POMME de TERRE ,
30%
par extrapolation
plafond plants = 80 N efficace
plafond consommation = 120 N efficace

Chambres d’Agriculture de Bretagne


27
Compost de lisier de porcs
(plus de 6 mois)

A
vec ce produit, nous sortons du cadre strict fixé à ce réfé- Il s’agit ici du produit « stabilisé après stockage », soit une durée tota-
rentiel, qui correspond à l’usage des engrais de ferme. Le le de compostage + stockage proche de 12 mois.
compost de lisier de porcs (méthode « GUERNEVEZ », ou
process « ISATER ») constitue une voie de résorption. Il est donc à clas- C’est globalement un produit pour lequel la phase d’organisation est
ser dans les co-produits de traitement des déjections de monogas- importante et de longue durée. Les formes azotées du produit définitif
triques, que nous n’abordons pas ici. Il est aussi, de par sa composi- sont majoritairement stables, et l’effet total doit être jugé sur le long
tion paille + lisier de porcs, proche des issues directes des élevages, terme.
ce qui justifie sa présence dans ce document.
Pour cette raison, les coefficients d’équivalence engrais sont faibles.

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28
Compost de lisier de porcs (plus de 6 mois)

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
BLE, par
5%
extrapolation

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

MAÏS, d'après essais 10%


Bzh au champ et au labo si déjà réalisé, compter forfait = 10 N

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
COLZA, par 10%
extrapolation
si dose < 80 N / ha

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
zone
PRAIRIE de 10% 10%
sèche
grami- nées (cf. en surface
synthèse zone
25/02/99) 10% 10%
humide

coefficients d'effet direct valables pour des doses plafonds par apports:
< ou = 60 N en paturage
< ou = 80 N avant fauche

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
EPINARDS , par 10% 10%
extrapolation
dose plafond = 100 N efficace car apport minéral fréquent dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
HARICOTS 10%
plafond = 80 N efficace

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

POMME de TERRE , par


extrapolation = produit*date*durée de 10%
la culture

plafond plants = 80 N eff.


plafond consommation = 120 N eff.

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29
Compost de lisier de porcs
(moins de 6 mois)

Par rapport à la fiche précédente, c’est le même produit avant la phase de stockage – stabilisation.

Son comportement, et donc ses valeurs de coefficients d’équivalence engrais, inférieures à celles du lisier d’origine, et en défi-
nitive proches de celles d’un fumier de porcs.

Chambres d’Agriculture de Bretagne


30
Compost de lisier de porcs (moins de 6 mois)

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

30% (apport tallage


BLE, par extrapolation indispensable)
si déjà réalisé, compter forfait = 15 N

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

MAÏS, d'après essais Bzh au 30% 45%


champ et au labo si déjà réalisé, compter forfait = 10 N

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
35%
COLZA, par extrapolation
si dose < 80 N / ha

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
zone
PRAIRIE de 40% 10%
sèche
graminées (cf.
en surface
synthèse zone
25/02/99) 40% 10%
humide

coefficients d'effet direct valables pour des doses plafonds par apports:
< ou = 60 N en paturage
< ou = 80 N avant fauche

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

EPINARDS , par extrapolation d'après 30% 35%


HARICOT
dose plafond = 100 N efficace car apport minéral fréquent dose plafond = 100 N eff., car pas de besoin au delà

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

HARICOTS 30%
selon essais CA -UNILET 98 / 99
plafond = 80 N eff.

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE

POMME de TERRE , par extrapolation


40%
= produit*date*durée de la culture

plafond plants = 80 N efficace


plafond consommation = 120 N efficace

Chambres d’Agriculture de Bretagne


31
Prix de vente : 15 € TTC

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