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République Algérienne Démocratique et Populaire

Chambre de commerce et d’industrie Seybouse – ANNABA

Le 10/04/2021.

Formation déclarant en douane.


Coordinateur du cycle Mr. RIHANI Mohamed.
Module logistique portuaire. Sous la direction de Mohamed RIHANI.

Exposé sur :

 Différents types de navires.

 L’opération embarquement débarquement des marchandises.

 Différents types de marchandises.

 Différents intervenants dans une opération de manutention portuaire.

Présenté par Mouadh KOLLI. Numéro de stagiaire : 30 E-mail : kollimouaad12@yahoo.com.

Sommaire
 Introduction
1. Définition d’un navire
2. Les types des navires
a. Navires de commerce.
b. Navires de guerre.
c. Navires de pêche.
3. Opération embarquement débarquement des marchandises
4. Différents types de marchandises
5. Différents intervenants dans une opération de manutention portuaire 
 Conclusion

Introduction
Le transport maritime consiste à déplacer des marchandises ou des personnes pour l'essentiel par
voie maritime, le long de route maritime et occasionnellement des canaux (Canal de Panama, Canal de
Suez et les estuaires portuaires notamment)
1- Définition d’un navire : Un navire est un bateau destiné à la navigation maritime, c'est-à-dire
prévu pour naviguer au-delà de la limite où cessent de s'appliquer les règlements techniques de
sécurité de navigation intérieure et où commencent à s'appliquer les règlements de navigation
maritime.
Du point de vue du règlement international pour prévenir les abordages en mer : « Le terme navire  désigne
tout engin ou tout appareil de quelque nature que ce soit, y compris les engins sans tirants d'eau,
les navions et les hydravions, utilisé ou susceptible d'être utilisé comme moyen de transport sur l'eau. »
2- Les types de navires : Il existe toutes sortes de navires, que l'on peut classer selon leurs
usages, leur taille, leur mode de propulsion principal.

a- Navires de commerce

Navires cargo
Nom Description Illustration

Cargos Les plus basiques des navires cargos, ils peuvent transporter de tout, et en
polyvalent particulier des marchandises emballées conventionnellement (sacs, ballots,
s caisses...) ; ils sont souvent utilisés au cabotage.

Pouvant transporter une grande variété de produits, ils disposent de


Chimiquie nombreuses citernes et de tuyautages séparés, ainsi que de systèmes
rs de chauffage. Ils sont soumis à des normes de sécurité drastiques.
Voir aussi Asphaltier, Phosphoriquier, Soufrier.

Répartis entre méthaniers et butaniers, ils transportent du gaz naturel ou


Gaziers du gaz de pétrole liquéfié, à très basse température ; ils représentent le
summum de la haute technologie sur mer.

Navires Navires transportant des produits liquides dans des citernes ; on trouve
citernes les huiliers, pinardiers, bitumiers... selon le type de produit transporté.

Navires Petits, esthétiques et rapides, souvent peints en blanc, ils transportent des
frigorifiqu denrées périssables : bananes, jus de fruits, viande, poisson... à
es basse température.

Navires citernes transportant du pétrole ; les transporteurs de pétrole


brut sont les plus grands, dépassant 100 000 tonnes et atteignant de grandes
Pétroliers
proportions ; les transporteurs de produits raffinés sont plus petits.
Voir aussi : Bitumier, FPSO, FSO.

Navires transportant exclusivement des conteneurs ; apparus récemment, ils


Porte-
prennent maintenant une place importante dans les ports de commerce, et
conteneurs
font partie intégrante du commerce mondial. Puissants et rapides.

Ils embarquent des marchandises roulantes : camions, remorques, voiture...


grâce à une rampe et de grands espaces de garage. Selon les lignes, ils
Rouliers
peuvent aussi transporter des passagers.
Voir aussi : Transporteur de véhicules.
" Chevaux de trait " des mers, ils transportent de marchandises solides
en vrac comme des granulats, des céréales, du charbon, etc. Ils forment 33%
Vraquiers du tonnage de commerce mondial.Voir
aussi : BIBO, Charbonnier, Cimentier, Céréalier, Grumier, Minéralier, 
Phosphatier.

Navires à passagers

Bateaux à fond plat utilisés pour traverser les cours


d'eau, un estuaire ou un bras de mer, là où un pont n'est
Bacs
pas possible ou économique ; certains sont
amphidromes, ou transportent des véhicules.

Les bateaux-omnibus (appelés à Paris bateaux-


mouches) sont utilisés dans les grandes villes fluviales
Bateaux-omnibus
comme attraction touristique et moyen de découvrir
la ville.

Servant à traverser des mers ou estuaires, ils


Ferrys transportent souvent des voitures et camions en plus des
passagers.

Les liners ou paquebots assuraient le transport de


voyageurs pour de longs voyages, et notamment pour la
traversée de l'Atlantique. Maintenant remplacés par les
Liners
avions pour les voyages et les navires de croisière, seuls
deux transatlantiques sont encore en service, le Queen
Mary 2 et le Queen Elizabeth 2.

Ces ferrys à haute vitesse peuvent être des monocoques


Navires à à coque fine ou des catamarans. En service sur les
grande vitesse lignes très fréquentées ou rentables, ils utilisent des
hydrojets pour la propulsion.

Ces hôtels flottants proposent des croisières d’une ou


plusieurs semaine(s), souvent vers les Caraïbes ou
Navires de croisière
autres destinations réputées " exotiques ". Les plus
grands transportent plus de 4000 passagers.

Navires spécialisés

Ils ouvrent des passages dans la glace, pour


dégager des ports ou laisser passer d'autres
navires derrière eux. Ils possèdent une coque
Brise-glaces renforcée, une étrave spécialement conçue et
de puissants moteurs. Certains peuvent aussi
embarquer des marchandises ou remorquer
des navires.
Ils sont spécialisés dans la pose, le relevage et
la maintenance des câbles
Câbliers de communication sous-marins. Ils disposent
de puissants treuils et de tambours de
stockage.

Elles extraient les matériaux du fond afin de


maintenir une profondeur minimum dans les
chenaux d'accès, ports et estuaires, ou pour
créer des remblais artificiels. Selon les
méthodes et la nature du fond, les dragues
Dragues peuvent découper, aspirer ou ramasser les
matériaux. On trouve des
dragues à disque dés agrégateur, à godets ou à
élinde traînante.

Ils servent à transporter des charges lourdes


ou encombrantes comme des plateformes
pétrolières, d'autres navires, des grues, des
Heavy-lifts
éoliennes, etc. Les semi-submersibles ont de
plus la possibilité de s'immerger afin de se
placer sous leur cargaison.

Utilisés pour servir les plateformes pétrolières


au large, ils servent d'une part à ravitailler ces
Navires de
plateformes (nourriture, équipement), d'autre
ravitaillement offshore
part à les remorquer et à déplacer leurs ancres
(cas des AHTS).

Ils sont utilisés pour la recherche


scientifique en mer, et sont donc dotés de
nombreux équipements de mesure pour les
Navires
chercheurs embarqués. Spécialisés dans
océanographiques
l'océanographie mais aussi dans
la recherche sismique, ils sont fréquemment
employés par l'industrie pétrolière.

Navires de services

Chargés de la pose et l'entretien des balises (et autres


signaux de navigation), ils peuvent aussi être chargés
Baliseurs d'autres rôles comme la lutte anti-pollution. Ils se
reconnaissent à leur grue unique et à leur pont dégagé
facilitant la mise à l'eau.
Ces petites embarcations sont utilisées pour porter les
Bateaux de
amarres d'un navire à terre pendant un amarrage à quai. Ils
lamanage
disposent parfois d'une cabine.

Ils sont utilisés pour porter secours aux naufragés ou


Bateaux de personnes en difficulté près des côtes, même par mauvais
sauvetage temps : de construction robuste et rapides, beaucoup sont
même auto-redressables.

Ces bateaux servaient de marques de balisage là où


l'édification d'un phare était dangereuse et difficile, comme
Bateaux- près de bancs de sable. Généralement non propulsés, ils
phares disposent d'ancres solides et sont surmontés d'un feu.
Leur usage est devenu plus restreint avec
la navigation moderne.

Ils servent à lutter contre les incendies grâce à de


Bateaux- puissantes pompes ; en opération dans les ports et parfois
pompes près de terminaux pétroliers, il s'agit souvent de
remorqueurs.

Aussi appelés pilotines, ils transportent les pilotes


Bateaux
jusqu'aux navires arrivant dans un port afin de les guider.
pilotes
Ils sont petits et rapides, souvent propulsés par hydrojets.

Il s'agit des bateaux permettant l'abandon de grands navires


et en particuliers des navires à passagers, en cas
Embarcations
de catastrophe. Les plus simples sont simplement
de sauvetage
des radeaux de survie tandis que l'on trouve des
embarcations à chute libre sur les cargos.

Bateaux relativement petits mais très puissants, ils peuvent


tirer et pousser d'autres navires, en général pour les
opérations portuaires, mais aussi pour le remorquage en
Remorqueurs haute mer, le sauvetage ou l'escorte de pétroliers. Leur
forme ronde, leurs protections et leur espace de pont
arrière dégagé pour passer la remorque les distinguent
facilement.

b- Navires de guerre
Ces bâtiments servent à débarquer sur un rivage ne
possédant pas de port accessible. Ils peuvent contenir des
Bâtiments deunités terrestres, mises à terre par des chalands de
débarquement débarquement. Plusieurs types de bâtiments de
débarquements peuvent se voir réunis dans un groupe
amphibie.
Ils servent à détruire les mines dans un champ de mines, en
les détectant au sonar et en les faisant exploser (ou en les
Chasseurs dedésactivant) avec un robot sous-marin. Comme les
mines dragueurs de mines qu'ils remplacent progressivement,
leur coque est conçue pour résister aux chocs et être
difficilement détectable.

D'un tonnage intermédiaire (entre les patrouilleurs et les


frégates), les corvettes sont conçues pour la protection de
quelques navires ou la défense côtière. Elles sont utilisées
Corvettes
principalement par de petites nations, pour des espaces
restreints. Elles peuvent parfois embarquer un hélicoptère,
et certaines sont furtives.

Il s'agit des plus grands navires de combat, après les porte-


aéronefs. Puissants et multifonctions, ils sont maintenant
Croiseurs
spécialisés dans la lutte anti-aérienne (croiseurs AEGIS)
ou remplacés par les destroyers.

Navires principaux des groupes de combat entre les deux


guerres mondiales, leur utilisation a décliné avec la
Cuirassés
croissance la menace sous-marine et aérienne. Ils
constituaient la succession des navires de ligne.

Les destroyers ont pour rôle la protection d'une flotte et la


destruction de menaces navales ennemies, et peuvent aussi
passer à l'attaque contre des bâtiments ennemis. Avec le
Destroyers
déclin des croiseurs, leur tonnage et leur autonomie
s'est vue accrue.
Voir aussi : Escorteur

Ils interviennent sur les champs de mines avec


une drague qui cisaille les orins des mines et les fait
Dragueurs deexploser. Ils sont construits avec des matériaux non
mines ferreux pour éviter la détection magnétique et sont
particulièrement résistants aux chocs. Les chasseurs de
mines sont maintenant privilégiés.

Éléments de base des marines modernes, les frégates


protègent les autres navires de guerre et marchands des
Frégates menaces sous-marines. Certaines frégates récentes sont
furtives.
Voir aussi : Aviso, Aviso colonial

Ces bâtiments collectent des signaux afin d'aider les


Navires services de renseignement et d'intercepter les
collecteurs decommunications ennemies. Ils peuvent intercepter
renseignements les ondes radio (COMINT), radar (ELINT) ou les deux
(SIGINT)

Patrouilleurs Bâtiments de faible tonnage aussi appelés " vedettes ", ils


assurent la protection des côtes contre les navires ainsi que
des missions de police, quand ils sont utilisés par les
garde-côtes.

Véritables bases aériennes flottantes, ils sont les navires


principaux des groupes de combats des grandes marines,
Porte-avions alliant une grande puissance à une longue portée. Ils ont
aussi besoin de nombreux navires de soutien et de
protection.

De dimensions plus réduites que les porte-avions, ils ne


transportent que des hélicoptères. Ils ont été utilisés par les
Porte-
marines de moyenne importance, mais sont souvent
hélicoptères
remplacés par des bâtiments de débarquement.
Voir aussi : Porte-aéronefs

Leur rôle est de détruire les forces sous-marines ou


Sous-marins de surface ennemies grâce à des torpilles ou des missiles.
d'attaque Ils peuvent également poser des mines ou infiltrer des
forces spéciales.

Il peut s'agir des lanceurs de missiles de croisière, qui


peuvent lancer des missiles antinavires ou anti-cibles
Sous-marins
terrestres, ou bien des lanceurs d'engins balistiques, dont
lance-missiles
les missiles sont à charge nucléaire, dans un rôle de
dissuasion.

c- Navires de pêche
Utilisés pour l'élevage des huitres, des moules, ils
Bateau possèdent un faible tirant d'eau pour pouvoir se déplacer
ostréicole dans de faibles profondeurs, un pont bas et des grues
afin de faciliter le chargement de sacs.

Utilisant un chalut, ils capturent près de la moitié du


tonnage mondial de poissons. On les distingue grâce aux
apparaux de manœuvre du chalut, souvent à l'arrière. S'il
Chalutiers
existe de petits chalutiers artisanaux, on trouve aussi
d'énormes navire-usine pouvant pêcher plusieurs
dizaines de tonnes de poisson par jour.

Ils pêchent des thons, historiquement avec des


madragues, ou des lignes, mais actuellement plutôt avec
Thoniers
une senne, les coups de senne peuvent emprisonner
jusqu'à 250 tonnes de poisson en une seule fois.

3- Opération embarquement débarquement des marchandises


LA MANUTENTION : La manutention portuaire comprend
les opérations d’embarquement, d’arrimage, de
désarrimage et de débarquement des marchandises et les
opérations de mise et de reprise des marchandises sur terres
pleins ou magasins en vertu d’un contrat qui donne lieu à
une rémunération.
L’ACCONAGE : L’acconage comprend les opérations tendant à assurer la réception, le
pointage et la reconnaissance à terre des marchandises embarquées ou débarquées ainsi
que leur gardiennage, jusqu’à leur embarquement ou leur délivrance au destinataire.
4- Différents types de marchandises

Le terme « marchandise » désigne ce qui a une valeur marchande ou ce qui se vend, se débite, soit en gros,
soit en détail. 

En transport l’acception est beaucoup plus large puisque le transport de marchandises couvre tout ce qui
n’est pas considéré comme du transport de voyageurs.
 Solide : Une marchandise solide doit répondre aux conditions ci-après : 
Substance qui :
 N’est pas liquide ou gazeuse
 A une longueur, une largeur et une épaisseur
 A peu ou pas tendance à couler
 Lorsqu’elle reçoit une pression modérée, conserve sa forme et son volume.
Compte tenu des conditions qui précèdent, une marchandise solide n’aura pas tendance à couler lorsque le
matériel d’emballage sera retiré et elle conservera des dimensions de hauteur, longueur et largeur. Pour être
un solide, la marchandise ne doit pas nécessairement être formée d’une seule pièce. Par exemple, des
marchandises solides telles que le bois de chauffage, les palettes filmées sont mesurées en unités de volume
et sont composées de plusieurs pièces solides distinctes.
En transport routier est considérée comme solide toute marchandise qui peut être transportée sur un camion
ou dans une remorque sans aménagements particuliers liés à sa consistance.
 Liquide : En transport routier est considérée comme liquide toute marchandise qui doit être
transportée dans un contenant : citerne, cuve, fût, ou un réservoir souple.
Réservoir souple chauffant pour transport de marchandises liquides dans une semi-remorque classique.

Le transport de liquides en citernes comprend principalement deux familles :


 Le transport de liquides alimentaires (lait, huile…)
 Le transport de liquides industriels (carburants, produits chimiques…).
Qui répondent à des règles distinctes d’hygiène et de sécurité, par exemple : il est interdit de transporter
simultanément ou successivement des liquides alimentaires et des liquides industriels dans une même
citerne.
 Pulvérulents : Les pulvérulents sont des poudres ou des produits se réduisant facilement en poudre.
Ils concernent trois secteurs principaux : l’agro-alimentaire (farine, cacao…), la chimie (engrais…) et
le BTP (ciment…).
Ils peuvent se présenter sous forme de sacs ou colis étanches et sont transportés dans des véhicules
classiques ou en vrac auquel cas ils sont transportés dans des citernes spécifiques.
Les citernes qui transportent du pulvérulents alimentaires sont soumises aux règles strictes de la sécurité
sanitaire des aliments quelles que soient les filières : alimentation animale, alimentation humaine. Ces
règles imposent des obligations de nettoyage - désinfection, d’une part, et d’autre part d’incompatibilité
dans la succession des produits transportés, qui rendent très complexe la gestion des flottes et cloisonnent
les marchés.
Les transports de pulvérulents industriels, type ciments pour le BTP, rentrent dans les schémas plus
classiques du TRM, la spécialité ne couvrant pas les pulvérulents « matières dangereuses ».

 Marchandises conditionnées : Conditionnement et emballage sont deux termes proches utilisés


en logistique. Il est utile cependant de les distinguer :

 Le conditionnement : Le conditionnement est un emballage primaire (première enveloppe ou


premier contenant). C'est-à-dire celui qui est au contact direct avec le produit. Moins orienté vers la
protection contre d’éventuels agents extérieurs, le rôle du conditionnement est de :
o Protéger le contenu afin qu’il conserve toute sa qualité
o Faciliter l’étalage et la reconnaissance du produit dans les points de vente
o Captiver le choix du client parmi plusieurs produits concurrentiels
o Faciliter l’utilisation du produit après achat (grâce à sa forme, ses options, son marquage…
o Protéger le consommateur contre d’éventuels risques chimiques. Le conditionnement porte,
outre la marque, une multitude de renseignements sur les conditions d’utilisation et de
conservation du produit, ainsi que différentes mentions légales obligatoires.
 L’emballage : L’emballage a pour fonction principale de protéger temporairement le produit contre
toute dégradation due à des agents extérieurs. Il permet d’assurer dans les conditions optimales les
diverses opérations logistiques sur le produit (manutention, transport et stockage). Il permet :
o D’améliorer et sécuriser les chargements / déchargements
o De réduire les ruptures de charge lors des acheminements
o De réduire les risques d’avaries transport
o D’accélérer le flux en transport multimodal.
 Marchandises en vrac : Le vrac désigne des marchandises qui ne sont pas emballées ou
arrimées et ne comportent pas d’éléments individualisables. Le terme est particulièrement employé
dans le domaine du transport, pour distinguer le transport des marchandises unitaires (sur palettes,
en conteneurs, en boîtes...) des marchandises en vrac, comme le sable ou les graviers dans un
camion-benne.
Les marchandises solides transportées en vrac sont : des charbons, des minerais, des engrais et
autres produits chimiques, des céréales… 
Le stockage est généralement fait en plein air pour les charbons et minerais, la mise sur le stock utilisant
des engins mobiles " jeteurs " à bandes transporteuses qui permettent de répartir la marchandise sur le
parc. 
Les produits qui ne peuvent être exposés à l’air ou à l’eau sont stockés dans des hangars ou des silos
verticaux où des moyens mécaniques (bandes transporteuses) permettent d’effectuer les manutentions
depuis, ou sur, les véhicules de pré et post acheminement terrestre.
 Marchandises longues : Outre le stockage spécifique, les marchandises longues demandent
des précautions particulières lors de leurs manipulations et déplacements dans l’entrepôt du fait de
leurs dimensions. Le chargement des pièces de grande longueur sur un véhicule de transport se fait
latéralement (sauf les matériaux légers qui peuvent être déplacés à la main). 
Si les pièces sont plus longues que l’espace de chargement du véhicule elles peuvent dépasser l’extrémité
arrière du véhicule de 3 mètres au maximum et être munies d’une signalisation spécifique mise en place
par le transporteur. 
L’arrimage des marchandises longues doit être particulièrement soigné pour éviter tout déplacement en
cours de route.
 Marchandises volumineuses : Les marchandises volumineuses demandent des précautions
particulières lors des opérations de déchargement, de stockage ou de chargement :

 Espaces de travail et de stockage dégagés préalablement au déplacement des marchandises


 Véhicule de transport parfaitement adapté (dimensions, capacités) et équipé
 Engins de manutention spécialement équipés
 Assistance pour guider et surveiller 
 Arrimage renforcé à bord du véhicule de transport.

 Marchandises lourdes ou pondéreuses : Une marchandise pondéreuse a une masse


volumique élevée qui impose, là aussi, des précautions particulières lors de la manutention et du
stockage :

 Stabilité et résistance des sols (parcours et stockage)


 Capacité du véhicule de transport
 Positionnement de la marchandise sur le véhicule
 Capacité des engins de manutention
 Observation renforcée des règles de prudence et de sécurité par l’opérateur en charge des opérations
de manipulation.

5- Différents intervenants dans une opération de manutention portuaire 

 L’armateur : L’armateur est celui qui arme le navire et qui fait donc en sorte que celui-ci soit en ordre
de marche pour embarquer la marchandise à son bord au port d’embarquement (POL – Port of Lading)
et qu’elle soit déchargée saine et sans réserve au port de déchargement (POD – Port of Dis charge). Il a
donc la responsabilité de l’entretien du navire, de l’embarquement d’un équipage compétent qui est
partiellement ou totalement sous sa responsabilité managériale et des fluides et matériels à fournir au
bord pour que le navire puisse travailler et naviguer normalement.
 L'agent maritime et le consignataire de navire : L’agent et le consignataire sont tous deux les
représentants légaux de l’armateur dans un port. La réglementation oblige d’ailleurs ce dernier à avoir
un agent désigné sur place. Chacun des deux métiers s’occupe d’un aspect de cette représentation : l’un
du volet commercial et l’autre des domaines technique, pratique et administratif lors de l’escale d’un
navire. Celui qui assure les deux aspects porte le titre d’« agent et consignataire ». 
Ils appartiennent à la même fédération – le Snam (Syndicat national des agents maritimes), première
organisation représentant les agents maritimes exerçant en France, associée à la Facam (Fédération des
associations de consignataires de navires et agents maritimes de France) – mais leurs métiers ne sont pas
régis par les mêmes articles du Code de commerce. 

Le consignataire est chargé de l’organisation physique de l’escale. Il s’agit alors de gérer toutes les
formalités administratives liées au navire avant l’arrivée et lors de son séjour en port, de s’acquitter de
toutes les démarches relatives à la cargaison (récupération des titres de transport de la marchandise, des
documents pour l’exportation, la déclaration auprès des douanes et la répartition des frais d’escale) et de
pourvoir aux besoins normaux du navire et de l’équipage.
 
 L'organisateur de transport : le commissionnaire ou transitaire : Le commissionnaire de
transport est un intermédiaire de commerce. C’est la personne qui organise le transport de l’usine au
magasin. Il est chargé de faire exécuter sous sa responsabilité et en son propre nom un transport de
marchandises selon les modes de son choix pour le compte d’un commettant. Les activités de groupage,
d’affrètement, de bureau de ville ou d’organisation de transport relèvent de la même réglementation
(Décret 90-200 du 5 mars 1990). 
Le Code de commerce définit le commissionnaire en général comme « celui qui agit en son propre nom ou
sous un nom social pour le compte d’un commettant. » Quant à la définition d’un « commissionnaire de
transport », c’est la jurisprudence qui l’a définie. La Cour de cassation donne la définition suivante, reprise
par de nombreux arrêts d’appel : « La commission de transport, convention par laquelle le commissionnaire
s’engage envers le commettant à accomplir pour le compte de celui-ci les actes juridiques nécessaires au
déplacement de la marchandise d’un lieu à un autre, se caractérise par la latitude laissée au
commissionnaire d’organiser librement le transport par les voies et moyens de son choix, sous son nom et
sous sa responsabilité, ainsi que par le fait que cette convention porte sur le transport de bout en bout ».
 Le courtier maritime (Shipbroker) : Le Shipbroker est un professionnel qui s’entremet entre deux
entreprises, soit pour acheter ou vendre un navire neuf (par exemple entre un armateur et un chantier) ou un
navire d’occasion (entre deux armateurs), soit pour la location (l’affrètement) d’un navire entre celui qui a
une marchandise à transporter et celui qui possède un navire correspondant à ses besoins. Il « rapproche »
les parties, mais les aide aussi dans la négociation, dans la conclusion du contrat, et même dans la suite de
l’exécution de ce dernier. En France, il existe une seconde sorte de courtier maritime. Créé par Colbert,
supprimé en 2003 pour des raisons de libre concurrence, le courtier maritime « conduit » les navires en
douane, donc il effectue les différentes formalités douanières et fiscales relatives à l’escale d’un navire
étranger dans un port français. Il s’appelait « courtier interprète », il s’appelle à présent « conducteur en
douanes de navires ». 
 Le conducteur en douane : Il est l’intervenant de la chaîne portuaire, qui a remplacé le courtier
maritime quand celui-ci a vu son privilège disparaître en Europe. 
 Le conducteur en douane est un prestataire de services, mandataire de l’agent maritime. Il remplace
le capitaine étranger auprès des administrations, notamment des douanes. 
La mission d’un conducteur en douane recoupe deux fonctions principales : 
- administrative, qui consiste dans le calcul et l’acquittement des droits de port des navires, collectés auprès
des agents maritimes et versés à la douane ainsi que dans la traduction du manifeste ; 
-   commerciale, cet opérateur servant d’intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs de navires et autre
matériel naval. Ce professionnel est en relation avec l’armateur, qui est le « client de ses clients » ; 
- avec l’agent maritime, qui est son client direct ; avec l’autorité gestionnaire du port où il exerce sa
fonction et avec les douanes, puisque le conducteur en douane perçoit les droits de port et est responsable
de leur recouvrement après mise en place d’une caution. 
 L'expert maritime : Sous le Code napoléonien, a été mis en place, dans les arsenaux militaires, le
corps de commissaires d’avaries. Ils sont les premiers experts maritimes connus et étaient en fait des
administrateurs publics chargés de coordonner et de planifier les réparations des voiliers suite à des
sinistres, événements de mer ou à une campagne militaire. Avant la Seconde Guerre mondiale, la
profession d’expert maritime n’existait pas véritablement. Les experts maritimes étaient alors des
ingénieurs du génie maritime dans le domaine du commerce et les architectes navals dans le domaine de la
plaisance ou des officiers de pont ou mécanicien en retraite.
Les professions portuaires
 Le manutentionnaire : La manutention désigne l’ensemble des opérations de chargement et de
déchargement des navires marchands dans les ports de commerce. Les métiers concernés sont ceux des
dockers et grutiers. 
 Le lamaneur : Lamaneur est un terme issu du vieux français « laman », lui-même issu du
néerlandais « losman », signifiant « l’homme de la sonde » parce qu’à l’origine, il s’agissait d’un marin
local qui montait à bord des navires pour les guider, au moyen d’une sonde, lors de leur entrée dans le port.
Par la suite, son métier a évolué vers l’assistance à l’amarrage et au désamarrage des navires lors de leurs
mouvements. L’équipage des navires étant limité et occupé, il a fallu créer un service à terre. L’opération
de lamanage peut être dangereuse si les conditions climatiques sont défavorables. Les lamaneurs,
travaillant soit sur une petite embarcation, soit au bord des quais, sont fréquemment en position d’équilibre
et dans un environnement mal éclairé de nuit. La possible rupture d’une aussière ajoute à cette insécurité.
Une grande expérience est requise pour exécuter ce genre d’opération. Les lamaneurs sont donc des marins
spécialisés, titulaires des diplômes et brevets de la marine marchande. Ils ont une excellente connaissance
de la topographie de l’endroit, des courants, des contraintes, et doivent pouvoir s’adapter aux différents
types de navires. 
 Le pilote maritime : Le pilotage maritime est une assistance donnée au commandant d’un navire
pour le conseiller sur les manœuvres à réaliser dans des passages difficiles comme les eaux resserrées, les
chenaux et bassins portuaires, ou encore pour naviguer sur une voie maritime difficile. (Par exemple le
fleuve Saint-Laurent). 
 Le remorqueur portuaire : Par opposition au remorquage hauturier (de haute mer), le remorquage
portuaire (service non obligatoire) consiste à tracter un navire à l’entrée ou à la sortie d’un port maritime à
l’aide d’un ou plusieurs remorqueurs, lorsque le navire ne peut pas réaliser seul ses opérations d’accostage
ou quitter le poste à quai. Le capitaine du navire commande la prestation de remorquage à la capitainerie
du port qui la transmet à la station de pilotage. Ce sont les agents maritimes qui s’acquittent, pour le
compte du navire, du paiement des prestations de remorquage. La responsabilité de l’entreprise de
remorquage est régie par la loi du 3 janvier 1969 et par les conditions générales de l’Association
professionnelle des entreprises de remorquage maritime (Apema) créée en 1968. Les remorqueurs se
doivent d’être prêts en permanence. Ils peuvent aussi être amenés à intervenir sur des opérations
d’assistance d’urgence ou en cas d’incident. 
 L'avitailleur : L’avitailleur (shipchandler) est la société qui approvisionne les navires en
marchandises nécessaires à la vie quotidienne à bord. Il fournit le fuel, les provisions de bouche pour
l’équipage, la droguerie, la quincaillerie, les matériels divers (produits électriques et pharmaceutiques…). 

La commande des marchandises peut être faite par l’armateur, son consignataire ou le capitaine du navire.
Dans ce dernier cas, le budget alloué par l’armateur est géré par l’équipage qui en confie l’exécution au
capitaine. Il arrive également que les provisions de bouche soient commandées par une société de
management à qui l’armateur confie ces opérations. L’avitailleur est en contact avec la douane pour la
déclaration des marchandises qu’il réceptionne où qu’il livre. 
 
 Les officiers de ports :  Ils représentent l’autorité portuaire. Ils forment un corps spécifique à
l’intérieur du port avec leurs règles de gestion propres. Ils assurent la sécurité du navire lors de son séjour
au port, supervisant les différentes activités de placement des navires, d’accueil, de manœuvre et de
chargement
Conclusion
Le transport maritime est le mode de transport le plus important pour
le transport de marchandises (marine marchande).
Le transport de personnes par voie maritime a perdu beaucoup d'importance du fait de l'essor de
l'aviation commerciale ; il subsiste de manière significative dans seulement deux créneaux importants :
les traversées courtes et les croisières.
On peut y ajouter pour être complet les voyages d'exploration scientifiques et les courses sportives, qui ne
relèvent cependant pas à proprement parler du transport.
Le transport maritime est par nature international, sauf parfois dans ses fonctions de cabotage le long des
côtes d'un pays ou au travers d'archipels.