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Etude de projet Caprins

- Introduction , Races et effectifs,  La production laitière,  Traite et


commercialisation du lait, Gestion de la reproduction, chevrottage, Elevage
des chevreaux, Conduite alimentaire, Bâtiments et équipement, Structure
des coûts de production

Introduction

 en plus de nous habituer aux pratiques de l’élevage caprin. L’exercice proposé par
nos professeurs consistait à dresser un diagnostic des pratiques et de la gestion de
cette coopérative à la lumière de nos connaissances théoriques. Ce diagnostic
général nous permettra ensuite de formuler des recommandations en vue
d’améliorer le travail et les performances de cet élevage. Nous nous sommes donc
prêtés au jeu de la confrontation entre le savoir théorique et les aspects pratique de
l’élevage.

races et effectif, production laitière, commercialisation, mise bas, gestion de la


reproduction, alimentation, bâtiments et coûts de production. .  

2.     Races et effectifs

Dans cette coopérative, les adhérentes exploitent la race caprine française


« Alpine ». La race la plus répandue en France (60% des femelles inscrites au
contrôle laitier), est un animal de taille moyenne ; les femelles sont de bonnes
productrices. C’est une chèvre à poil ras, couleur souvent chamoisée. Rustique, la
race Alpine s’adapte aussi bien en stabulation qu’en pâturage.

Cette race a été exportée avec succès dans différentes régions en Afrique
(notamment au Maroc, dans les régions du Haouz, Souss-Massa,) au Moyen Orient
et en Asie.

Les principales caractéristiques :

Originaire du massif alpin

  
           Pour les qualités du lait, le TP (Taux Protéique) : 29g et le TB (Taux
Butyreux): 33,4g en comparaison avec la Saannen où le TP est de 31,2g et le TB
est de 28,1g.
                 

4.     La production laitière


La quantité de lait produite par chèvre varie au cours de la lactation. Après la mise
basse, si elle est bien maîtrisée, la production augmente. Le maximum est
généralement atteint entre 30 et 60 jours après la mise bas. Elle diminue ensuite
progressivement, d’abord assez lentement puis de façon plus importante, à partir de
l’époque des chaleurs. Il existe de grandes variations des courbes de lactation, en
raison de l’alimentation et des conditions d’entretien et du milieu.

Le tableau suivant montre la chronologie suivie dans cette coopérative

Tableau 1 : Chronologie suivie dans la coopérative.

Actuellement 80 chèvres sont traites (voir conduite de traite)

Pour déterminer la production laitière moyenne par chèvre on s’est servi du tableau
suivant. Il s’agit d’un enregistrement mensuel de la production laitière totale par
quinzaine du mois.

: Production laitière
Après l’établissement de ce graphe, on a pu estimer la production moyenne par
chèvre traite qui est de l’ordre de 2,32 litres par jour et avoir une idée sur la durée
de lactation qui est d’environ 8 à 10 à mois.

En effet pour la campagne *********, ils ont reçu *** têtes de caprins  ** femelles
dont 30 pleines avec ** boucs. (Voir effectif et races)

Durant la campagne (**********), ils ont augmenté l’effectif du troupeau et ont


ajouté ** têtes dont ** boucs et *** femelles

Actuellement comme déjà cité, ils élèvent environ ** chèvres laitières dont 30
chèvres au 2eme numéro de lactation et 49 autres au 1er ; ils nous ont signalé que
les chèvres en deuxième lactation donnent une production laitière meilleure que les
primipares.

La production actuelle pour le mois de juin **** est d’environ ** tonnes de lait.
Nous n’avons pas pu estimer la production totale par campagne car celle-ci n’est
pas achevée.

5. Traite et commercialisation du lait.


Au départ la coopérative a reçu *** têtes de caprins dont ** mâles. Au début, la
traite des chèvres était manuelle. Cette opération réalisée par ** femmes par jour
est organisée de telle sorte que toutes les femmes fassent la traite. Toutes les
femmes sont ainsi impliquées.

 Dans le but de faciliter l’opération de traite, la coopérative a acheté une unité


mobile de traite avec ** trayons.

Machine mobile de traite

Le lait était vendu à * DH le litre mais l’opération n’a pas duré suite à l’interruption
de l’accord entre la coopérative et le collecteur du lait (Fromital).

Face à cette situation la coopérative s’est trouvée handicapée, surtout que les
habitudes alimentaires dans la région n’encouragent pas la commercialisation du
lait de la chèvre

Actuellement le lait est vendu à la COPAG à un prix de ** dh le litre.

Citerne de lait

5.     Gestion de la reproduction.

Organisation de saillies :

Après la réception des caprins, on a procédé à une lutte libre avec un sex ratio de **
mâle pour *** femelles. Le mâle reste avec les femelles pendant 1 mois et 20 jours,
celles qui ne sont pas saillies passent au lot suivant pour une nouvelle lutte libre en
respectant le même ratio. Signalons que la prolificité réalisée est de ***%.

La sélection des boucs de saillie est basée sur le critère de la conformation.

Boucs de saillie

Remarque :

La coopérative a reçu des chèvres pleines, cela implique une conduite imposée de
la reproduction et on peut aussi parler d’un planning de reproduction subi.

On note aussi que le chevretage a lieu une fois par an et que le principal objectif est
d’avoir une production laitière étalée sur toute l’année.
Parmi les remarques tirées de cette visite, il y’a lieu de citer l’absence de données
concernant les dates de saillie, ce qui explique les difficultés rencontrées lors du
chevrotage puisqu’il n’y a pas de prévision des dates de chevrotage. En outre, la
non identification des parents pose un problème dans le cas des naissances
anormales ce qui rend difficile l’élimination des parents responsables.

Local réservé aux boucs.

Recommandations :
Puisque le planning de reproduction durant cette année était subi, plusieurs
problèmes ont été rencontrés, citons par exemple l’identification des parents, la
détermination des dates de saillie et par conséquent celles des chevrotages. Tous
ces problèmes ont influencé le mode de conduite des animaux au sein de la
coopérative.
On recommande alors de procéder à partir de cette année à une identification des
animaux puisque les parents sont tous présents à la coopérative. Il faut, en outre,
déterminer la date de saillie pour pouvoir prévoir celle des chevrotages et réussir
cette opération.
En ce qui concerne les boucs de réserve, on recommande de les vendre et de garder
le nécessaire pour réduire les coûts liés à leur alimentation et leur entretien.
Pour remédier aux anomalies observées chez les chevreaux, on recommande de
pratiquer l’accouplement raisonné d’où l’importance de disposer d’une série de
données des parents   pour détecter toute anomalie pouvant survenir

7.     La mise bas

 L’une des chèvres est pleine, la mise bas approche. Cette dernière doit être
maîtrisée en suivant le déroulement des opérations. 

Dans cette coopérative, au début de la saison sexuelle (août- décembre), on lâche


un bouc pour chaque lot de ** chèvres durant * mois et ** jours ; une semaine
avant la saillie, la quantité d’orge et de mais est doublée.

A partir du 3ème mois après la saillie, l’ouvrier effectue un diagnostic par palpation
abdominale. Il met la main sur le flanc droit, avec l’autre main il repousse le flanc
gauche, les chevreaux que porte la chèvre sont déplacés sur la droite et la main
perçoit le mouvement.

Une fois que le diagnostic est positif, les chèvres pleines sont séparées des autres.

Les signes précurseurs :

A l’approche de la mise bas, l’ouvrier observe les chèvres, ce qui lui permet de
déceler les signes de chevretage :
-           nervosité ;

-           gonflement de la mamelle ;

-           augmentation de la consommation en eau ;

-           affaissement de l’abdomen ;

-           écoulement vaginal ;

-           recherche d’un endroit pour s’isoler.

Le déroulement
            L’ouvrier ne réserve pas de locaux précis pour le chevrotage, mais il
prépare une litière propre et épaisse. Le rôle de l’ouvrier pendant cet événement se
précise comme suit :
-           si la position du chevreau est normale, c'est-à-dire les pattes de devant
apparaissent en premier suivies de la tête, l’expulsion s’accélère et l’ouvrier
n’intervient pas. Sauf dans le cas de première mise bas pour la chèvre.
-           si la position est anormale, l'ouvrier met des gants et glisse sa main à
l'intérieur de la chèvre pour corriger la position du chevreau.

Après la mise bas

L'ouvrier ne garde pas la chèvre au calme, car un local de chevretage ne lui est pas
réservé, la chèvre reste dans le même endroit avec les autres.

Les soins au chevreau :


Le poids à la naissance varie de 900 g à 5 kg
L’ouvrier secoue le chevreau pour faciliter la respiration.
Normalement la chèvre sèche son chevreau en le léchant. Si elle ne le fait pas,
l'ouvrier sous poudre du son sur le chevreau pour inciter la mère à le lécher ou bien
il le bouchonne avec de la paille.
Ensuite l’ouvrier désinfecte le cordon ombilical avec de la teinture d'iode ou bien il
fait un nœud pour empêcher l'entrée des microbes.
Il laisse le chevreau téter le colostrum après avoir éliminé les premiers jets. Le
chevreau est gardé 5 à 7 jours avec sa mère. A partir du 7ème jour un écornage est
effectué à l'aide d’un produit chimique. 

D'après ce qui précède, plusieurs lacunes dans la conduite de la mise bas ont été
constatées, telles que :
            - absence de box de mise bas ;
            - cordon ombilical non coupé ;
            - non réchauffement du chevreau ;
- absence de colostrum de réserve ; pour assurer l'apport du colostrum au chevreau
si la mère est morte ou bien si elle n'arrive pas à subvenir au besoin du petit.
            - manque d’appel du vétérinaire même dans les cas de mise bas difficile ;
            - pas de vaccination des chèvres et des chevreaux ;
            - pas de séparation des chèvres de leurs petits ;
            - manque de parage des chevreaux.

Nos recommandations.

- Soins à donner aux chèvres : Bonne alimentation, vaccination et déparasitage qui


doivent être fait en douceur et sans bousculade surtout pendant les trois dernières
semaines.
- Observation de la chèvre pour détecter les signes pour une meilleure maîtrise de la
mise bas.

 -Préparation des box de mise bas en assurant une bonne hygiène du lieu (la
litière…) car le chevreau est sensible à toutes sortes d'infections dans les heures qui
suivent sa naissance.
- Eviter toute intervention très tôt à la mise bas.
- Intervention de l'éleveur ou appel au vétérinaire, s’il y a des problèmes lors de la
mise bas.
- Désinfection et lubrification des mains avant toute intervention manuelle.
- Couper le cordon ombilical à peu près 5 cm du nombril et le désinfecter.
- Il est préférable de donner le colostrum par l'éleveur lui-même pour maîtriser la
quantité de colostrum consommée.
- Séparation des petits de leurs mères dès le premier jour.

Pour la mortalité néonatale il s’agit tout d’abord de vérifier la prolificité qui est de
l’ordre de 121 % en 2005 et de l’ordre de 145 % en 2006. Les femelles qui portent
un seul fœtus par gestation sont nombreuses.
Le taux de mortalité néonatale est déterminé comme suit :  

-  pour la première période de mise bas (février- avril 2006), on a trouvé 20 morts
pour 34 nouveaux nés vivants, donc un taux de mortalité égal à 58 %
-           pour la deuxième période de mise bas (mars mai 2006) : on a compté 79
morts pour 113 nouveaux nés vivants, soit un taux de mortalité de 70 %.

On a pu conclure à un cas de pneumonie qui peut être la première cause de cette


mortalité vertigineuse en plus du manque de soins et de vaccination et le non
contrôle de la quantité de colostrum prise par les chevreaux

8.     Elevage des chevreaux :


La chèvre pleine est isolée du troupeau juste avant chevrotage pour éviter tout
problème d’avortement lié aux accidents au sein du troupeau. Les premiers
chevrotages ont lieu à l’âge de 17 mois

La conduite des chevreaux s’effectue selon l’Age :


Après chevrotage : le chevreau tête sa mère pendant 5 à 6 jours, après quoi, le
chevreau est séparé de sa mère. Durant ces premiers jours, il y’a apparition de
diarrhée ; l’ouvrier réduit alors la quantité de colostrum donné au chevreau.
Pour une durée de deux mois, le lait est donné au chevreau en utilisant des
biberons, il s’agit d’un lait maternel dont la quantité quotidienne est de 200 g par
chevreau
A partir du 7ème jour, l’aliment de démarrage ‘’Mash’’ vendu par COPAG est donné
à volonté et c’est à cet âge que l’écornage des chevrettes a lieu
Le sevrage a lieu entre la 7ème et la 8ème semaine, la quantité de lait donné au
chevreau est réduite d’une manière progressive, en parallèle, la quantité d’aliment
de démarrage augmente progressivement jusqu’à suppression définitive du lait à 8
semaines, suivi d’une distribution du foin de luzerne à volonté.
La séparation des mâles et des femelles a lieu à l’Age de deux mois et demi.
Le local réservé aux jeunes chevreaux ne respecte pas les conditions d’hygiène,
puisque la litière est mouillée à cause de non évacuation des liquides.

Problème d’évacuation des liquides.


L’élevage des chevreaux dans cette coopérative présente un taux de mortalité élevé
de l’ordre de 66 %, deux chevreaux sur trois qui naissent sont morts les premiers
jours qui suivent la mise basse. Il y’a lieu de citer que la plupart des naissances sont
gémellaires.
Selon l’ouvrier, la présence d’un grand nombre de mouches lors de l’alimentation
influence le comportement des chevreaux qui ont tendance à consommer moins. Il
ajoute également que la diarrhée fréquente sur la coopérative est liée à l’utilisation
du lait de remplacement.

Recommandations :
Dès ses premiers jours, le chevreau est exposé à plusieurs problèmes sanitaires qui
expliquent en grande partie les mortalités rencontrées. Nous recommandons alors
de réserver un local pour le chevrotage pour éviter tout contact des jeunes avec le
reste du troupeau et pour faciliter une conduite particulière des jeunes, dans leur
alimentation (en contrôlant les quantités consommées) et dans les traitements
sanitaires.
Il est recommandé aussi d’enregistrer les poids des animaux à la naissance pour
faciliter la prise de décision du moment de sevrage puisque le poids au sevrage est
directement lié au poids à la naissance.
Puisque la production laitière au sein de la coopérative n’est pas destinée à couvrir
les besoins des chevreaux, nous recommandons d’utiliser le lait reconstitué pour
pallier au manque enregistré et arriver ainsi à fournir un litre journalier dont les
chevreaux ont besoin.
Cette addition lactée permet aussi de remédier au problème du faible gain moyen
quotidien de l’ordre de 15 g par jour.
Dans le cas de cet allaitement artificiel, il est conseillé, après la naissance, de
séparer le chevreau de sa mère le plus rapidement possible avec une transition de
trois jours entre le lait maternel et le lait de remplacement.
En cas d’apparition de diarrhée, il ne faut pas réduire la quantité de colostrum
donné au chevreau, il faut en plus vérifier que les doses recommandées pour la
préparation du lait de remplacement sont respectées. 
Il faut remédier au problème des mouches en appliquant des traitements efficaces et
par conséquent améliorer les conditions de conduite des chevreaux.      

9.     Conduite alimentaire :

Le système de production caprine qui domine largement à l'échelle nationale est de


type extensif, basé essentiellement sur la production de viande. Cependant, on peut
noter actuellement une ébauche d'un système intensif utilisant des chèvres
améliorées pour la production laitière, plus particulièrement autour de quelques
centres urbains.

L'élevage caprin qu'on a visité est un élevage hors-sol car on n'a pas de surfaces
fourragères. Les associés sont en train de négocier l’acquisition d’une superficie de
deux hectares irrigués, ce qui va leurs permettre de réduire les charges alimentaires.
Les aliments utilisés sont donc tous achetés (paille, foin de luzerne, pois fourrager,
orge, maïs grain, pulpe sèche de betterave, son de blé, aliment composé) ce qui
pose quelques problèmes :
-Qualité médiocre des aliments grossiers.
-Changement continuel de la ration alimentaire à cause des fluctuations du prix du
lait vendu et des disponibilités alimentaires sur le marché.
-Faible marge brute par litre de lait vendu.
Photos qui montrent la mauvaise qualité de l’aliment grossier
Voici une description des rations distribuées au troupeau de la coopérative. Nous
avons tenté de les analyser et d’émettre quelques recommandations en utilisant les
aspects théoriques du rationnement des caprins.

Les chèvres en lactation :


Les programmes alimentaires et les plans de rationnement destinés aux chèvres
laitières se raisonnent d'une manière assez analogue à ceux des vaches laitières.
L’exploitation qu'on a visitée possède 99 chèvres laitières dont 79 sont en lactation,
elles ont un poids moyen de 70 kg.

En ce qui concerne les apports énergétiques, on recommande pour l'entretien d'une


chèvre de 70 kg un apport de 0.89 UFL et varie de 0.10 UFL pour une différence
entre animaux de 10 kg de poids vif.
Pour la production de 1 kg de lait à 35 ‰ de taux butyreux, l'apport recommandé
est de 0.385 UFL.
Pour ce qui est des apports azotés, l'apport de PDI recommandé pour l'entretien
d'une chèvre de 70 kg est de 56.2 g/jour et varie de 6.2 g/j par 10 kg de poids vif.
L'apport recommandé pour la production de 1 kg de lait à 35 ‰ de taux butyreux et
29 ‰ de taux protéique est égal à 45 g de PDI.

A partir du 4ème mois de lactation, 4 g de PDI/j doivent être ajoutés aux apports
correspondant au gain de poids de 1.2 kg par mois pour les chèvres multipares,
et 13 g de PDI/j pour les chèvres primipares afin de tenir compte de leur besoin de
croissance.

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