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UNIVERSITÉ D’ILORIN

DÉPARTEMENT DE FRANÇAIS

LE TRAGIQUE DESTIN D’ANTIGONE DANS


ANTIGONE DE JEAN ANOUILH

PAR

ABIDOLU, ABIMBOLA TOSIN


(07/15CE002)

MÉMOIRE PRÉSENTÉ AU DÉPARTEMENT DE


FRANÇAIS FACULTÉ DES LETTRES, UNIVERSITÉ
D’ILORIN POUR L’OBTENTION DE LA LICENCE-ÈS-
LETTRES. B.A. (HONS) FRENCH

ANNÉE 2011
1
APPROBATION

Ce mémoire a été lu et approuvé comme ayant satisfait les conditions

partielles pour l’obtention d’une licence-ès-lettres (B.A. Hons French) du

Département de français, faculté des lettres, Université d’Ilorin.

DIRECTEUR DE MÉMOIRE

Dr. Baa Mensa ____________ __________


Nom Signature Date

CHEF DU DÉPARTEMENT

Prof. Tunde Ajiboye ____________ __________


Nom Signature Date

EXAMINATEUR EXTERNE

____________________ ____________ __________


Nom Signature Date
2
DÉDICACE

Je dédie ce mémoire à Dieu, ma créature, à mon cher père, Monsieur

Abidolu Moses Olateju et à ma chère mère Madame Grâce Funke.

3
REMERCIEMENTS

Je rends toute gloire et honneur avec adoration à Dieu le Tout-

puissant pour son guide, sa protection et son soutien et pour m’avoir donné

la connaissance et la grâce d’accomplir mon aspiration académique dans

cette grande université.

Je voudrais exprimer ma sincère gratitude à mon directeur Docteur

Baa Mensa, pour avoir mis beaucoup de lumière sur les sujets et pris son

temps de corriger ce mémoire malgré ses autres activités personnelles et

académiques. Que Dieu vous bénisse et vous récompense abondamment.

Je remercie également tous les autres professeurs de la section de

français à savoir professeur Tunde Ajiboye, chef du département,

professeur M. Nnoruka, Dr. Bukoye Arowolo, Dr. Isaiah Bariki, Dr. Yunus

Tijani, Dr. Y. Oluwafisan, Madame Sanni-Suleiman et Monsieur Segun

Oyelabi pour leurs contributions à mes années d’études universitaires.

Je n’oublierai jamais le soutien de mes parents Monsieur Abidolu

Moses Olateju et Madame Funke Grâce, qui ont contribué d’une

4
manière ou d’une autre à ma réussite académique. Je remercie aussi mon

oncle Monsieur Abidolu Olaitan Bolaji et aussi Madame Adekeye Foluke

Bolanle et Madame Ajiboye Comfort Funmilayo pour leur soutien moral et

financier.

Je n’oublierai pas aussi de mentionner les noms de mon frères

Abidolu Joshua Ayanfe-oluwa, mes sœurs Abidolu Grâce Ojuoluwa et

Abidolu Blessing Bukola.

Je remercie également mes amis comme Daniel Oluwakemi, Afolabi

J. Olabisi, David Christopher Omoniyi (l’homme fidèle) Tijani Lukman,

Ezike Nneka Gloria pour leurs conseils aux temps difficultés, je dis merci

beaucoup.

Finalement j’adresse ma profonde gratitude à tous les camarades de

classe.

5
TABLE DES MATIÈRES

TITRE i

APPROBATION ii

DÉDICACE iii

REMERCIEMENTS iv-v

TABLE DES MATIÈRES vi-vii

INTRODUCTION 1-2

CHAPITRE I : PRÉSENTATION DE L’HOMME 3

1.1 L’Homme 3-6

1.2 L’œuvre 6-7

1.2.1 Le style de Jean Anouilh 7-11

1.3 L’œuvre choisie : Le résumé d’Antigone 11-14

CHAPITRE II : LA DÉTERMINATION D’ANTIGONE 15

2.1 La cause 15-21

6
2.2 Vis-à-Vis de l’autorité 21-22

CHAPITRE III : LE TRAGIQUE DESTIN D’ANTIGONE 23

3.1 Sa témérité face à son destin 23-28

3.2 Sa mort tragique 29-33

CONCLUSION 34-35

BIBLIOGRAPHIE 36

RÉFÉRENCES 37-39

7
INTRODUCTION

Parler de la littérature, c’est tout simplement parler de la vie

politique, sociale, économique ou culturelle d’une communauté donnée.

Autrement dit, la littérature est la représentation du vécu social, c’est-à-

dire, tous les événements positifs ou négatifs qui arrivent à l’homme dans

la société. Nombreux auteurs et écrivains se sont inspirés du vécu quotidien

de l’homme comme muse pour nous exprimer leur sentiment et leur état

d’âmé. En effet, ces différents écrivains ont contribué positivement au

développement de la société en particulier et du monde en général à travers

leurs idées, leurs pensées. Parmi ces écrivains, nous pouvons citer Jean

Anouilh qui s’est inspiré de la légende d’Oedipe pour écrire Antigone. En

effet, dans cette légende, il a été prédit que Laïos et Jocaste auront un fils et

que ce dernier tuera son père et épousera sa mère. Ainsi après la prédiction

de l’orale Apollon, l’enfant est né. Il va se disputer avec un homme qu’il va

tuer, c’était son père Laïos. Il va débarrasser la ville de Thèbes du sphinx,

le monstre. En récompense, il va épouser la reine avec qu’il aura trois

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enfants qui sont Antigone, Polynice, et Etéocle, c’était sa mère, Iocaste. Il

va alors se crever les yeux et s’enfuir avec Antigone.

Ainsi pour mener à bien notre étude, nous diviserons notre travail en

trois chapitre. Le chapitre un fera la présentation de l’homme. Au chapitre

deux, nous verrons la détermination d’Antigone. Enfin au chapitre trois,

nous verrons, le tragique destin d’Antigone tout en terminant notre étude

par une conclusion qui fera le bilan de toute ce que nous avons eu à

discuter.

9
CHAPITRE I

PRÉSENTATION DE L’HOMME

1.1 L’homme

Jean Anouilh est né en 1910 à Bordeaux en France. Son père est

tailleur et sa mère est musicienne et professeur de piano, elle joue dans un

orchestre se produisant sur des scènes de casino en province. Jean Anouilh

vit à paris et rentre au collège Chaptal. C’est très tôt qu’il se prend de

passion pour le théâtre. En 1928, il assiste émerveille, au printemps à la

représentation de Siegfried de Jean Giraudoux, l’adolescent de dix-huit ans

fut ébloui et subjugué.

Après des études de droit à paris puis deux ans de travail dans une

agence de publicité, il devient le secrétaire de Louis Jouvet l’aurait

surnomme « le miteux ». Qu’importe, son choix est fait, il vivra pour et par

le théâtre. Sa première pièce, l’Hermine (1932), lui offre un succès

d’estime, et il faut attendre 1937 pour qu’il connaisse son premier grand

succès avec le Voyageur sans bagages. L’année suivante le succès

10
de sa pièce La sauvage confirme sa notoriété et met fin a ses difficultés

matérielles. A cette époque, il se marie avec la comédienne, Monelle

Velentin, et ils ont ensemble une fille. Il monte le bal des voleurs en 1935.

Jean Anouilh écrit Eurydice en 1942.

En 1944 est crée Antigone. Cette pièce connaît un immense succès

public mais engendre une polémique, certains reprochent a Anouilh de

défendre l’ordre établi en faisant la part belle a Créon.

En 1945, il s’engage pour essayer de Sauver l’écrivain collaborateur

Robert Brasillach de la peine de mort, envain. Cette exécution le marque

profondément. Après la guerre, Jean Anouilh poursuit sa création à un

rythme soutenu.

En 1947, il écrit L’invitation au château, une des premières pièces

brillantes. L’année suivante, Ardele ou la Marguerite révèle une nouvelle

facette du style de Jean Anouilh :

Les « pièces grinçantes ».

En 1953, le succès de l’Alouette une pièce costumée

11
rivalise avec celui d’Antigone. Après une période de répit, trois nouvelle

pièces sont publiées en 1959 qui sont L’Hurluberlu ou le réactionnaire

amoureux, le petit Molière et Becket ou l’honneur de Dieu, cette dernière

obtenant immédiatement un succès. Cette pièce est mise en scène

conjointement avec Robert Prétri et il en sera ainsi pour toutes les

nouvelles pièces.

Après l’échec de la grotte en 1961, Jean Anouilh se tourne vers la

mise en scène. Il monte successivement Tartuffe (Molière), Victor ou les

enfants au pouvoir (Roger Vitral) l’Acheteuse (Steve Pasteur), et Richard

III (William Shakespeare). Le rythme de ses publications personnelles

diminue. Donc seules trois pièces verront le jour d’ici à 1968. Mais en

1969, un de ses chefs d’œuvres réaffirme s’il était encore besoin son

talent ; cher Antoine ou l’amour raté.

Il écrira encore plusieurs pièces dans les années soixante-dix, dont

certains lui vaudront le qualificatif d’auteur de théâtre de distraction. Il

n’en reste pas moins qu’il a bâti une œuvre qui révèle un pessimisme

12
profond. Anouilh est mort en 1987, sur les bords du lac Léman.

1.2 L’œuvre

Antigone est une pièce théâtrale qui a été écrite par Jean Anouilh en

1944. Représentée dans un paris décore occupé, Antigone, a sa création, a

suscite des réactions passionnées et contrastées. Le journal

collaborationniste Je suis partout porte la pièce aux nues. Créon est le

représentant d’une politique qui ne se soucie guère de morale, Antigone est

une anarchiste, une terroriste que ses valeurs erronées conduisent à un

sacrifice inutile, semant le désordre autour d’elle.

Anouilh a repris le cadre général de la pièce de Sophocle. Le rideau

s’ouvre au petit matin sur la ville de Thèbes, juste après la proclamation du

décret du Créon, au sujet duquel Antigone s’oppose a sa sœur Ismène.

Créon apprend d’un garde que le corps de Polynice a reçu les hommages

funèbres, puis voit Antigone amenée devant lui et la condamne a mort.

Hémon vient supplier son père, sans succès et s’enfuit Antigone fait une

dernière apparition, puis marche vers la mort. Un messager apporte

13
sur scène la nouvelle du suicide d’Hemon, puis de la reine le rideau tombe

sur Créon, qui reste seul sur une scène dévastée.

Le texte d’Anouilh se présente comme une suite ininterrompue de

répliques, sans aucune des divisions formelles qui font la tradition du

théâtre français sans acte, sans scène, Antigone se veut dans sa présentation

le récit continu d’une journée où se joue le destin de l’héroïne.

Anouilh ne se propose toutefois pas de révolutionner l’écriture

théâtre, et l’absence de division n’est qu’une affaire de forme. La pièce se

déroule de façon classique, rythmée par les entrées et les sorties des

personnages qui permettent de restituer l’architecture traditionnelle des

scènes.

1.2.1 Le style de Jean Anouilh

Avant de passer à notre étude, il faut que nous essayions d’avoir un

aperçu du mot stylistique. Le mot stylistique vient du mot style qui veut

dire la manière particulière d’exprimer sa pensée, ses émotions, ses

sentiments par le langage, autrement dit, c’est l’écriture de l’auteur.

14
Quant à la stylistique, c’est l’étude scientifique des procédés de style qui

permet une langue selon Larousse Dictionnaire Encyclopédique Illustré.

Jean Anouilh étant dramaturge et dramatique, il est clair que nous aurons

beaucoup de drame dans son œuvre Antigone. Dans cette œuvre, nous

avons des actions qui sont minutieusement montées et qui se déroulent

avec une parfaite logique. Tout a débuté avec la mort des deux frères

Etéocle et Polynice, suivi du décret du roi Créon interdisant l’enterrement

de Polynice. Ensuite le projet d’Antigone d’enterrer son frère en dépit du

décret signé et des tentatives de dissuasions de la part d’Ismène et Hémon.

Enfin, la condamnation a mort d’Antigone par le roi et sa mort. La mort

d’Hémon et de sa mère est à notifier. Toute cette tragédie nous montre que

nous avons en face une pièce théâtre dramatique. Pour une parfaite

compréhension du style de l’auteur nous allons faire une présentation

structurale de la pièce.

Le rideau s’ouvre au petit matin sur la ville de Thèbes, juste après la

proclamation du décret de Créon, au sujet duquel Antigone s’oppose à sa

15
sœur Ismène. Créon apprend d’un garde que le corps de Polynice a reçu les

hommages funèbres puis voit Antigone amenée devant lui et la condamne à

mort. Hémon vient supplier son père, sans succès et s’enfait Antigone fait

une dernière apparition, puis marche vers la mort. Un message apporte sur

scène la nouvelle du suicide d’Hémon puis de la reine. Le rideau tombe sur

Créon, qui reste seul sur une scène dévastée.

À travers cette structure de la pièce, on constate que, le texte

d’Anouilh se présente comme une suite m’ininterrompue de répliques, sans

aucune des divisons formelles qui font la tradition du théâtre français. On

relève que le style de l’auteur est différent des auteurs dramaturges, c’est

un style qui lui est particulier. Comme nous pouvons le voir, c’est une

pièce théâtrale sans acte, sans scène, Antigone se veut donc dans sa

présentation le récit continu d’une journée au se joue le destin de l’héroïne.

Jean Anouilh utilise des champs lexicaux de la mort et de la douleur

comme « mourir », « mal », « guerre », « touches », « blesse », « nui »,

« sang », « murer dans un trou », « tombeau », « lit nuptial »,

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« démure souterraine ». Tous ces mots sont employés par l’auteur pour

dévoiler le caractère tragique et fatal d’Antigone.

Il utilise aussi le champ lexical du silence et de la solitude pour

exprimer la solitude dans la pièce. Nous avons « ne répond pas »,

« silence », « au bout d’un moment », « seule ». La ponctuation est

spéciale. Il fait parler Antigone qui utilise de courtes phrases entrecoupées

par des points de suspension ou d’interrogations.

Antigone « Ecoute… »
« Tu crois qu’on a mal pour mourir ? »
« Vivante ? »
« Comment vont-ils me faire mourir ? »

Le seul endroit ou elle utilise des points d’exclamation sert peut-être à

marquer son désarroi.

Antigone : « O tombeau ! O lit nuptial !


O ma demeure souterraine !... »

Il utilise des figures de style comme la comparaison. En effet Antigone

compare la mort avec son mariage avec l’expression

17
« O tombeau ! O lit nuptial !
O ma demeure souterraine !
Aussi l’hyperbole « Tu as ma mort maintenant ».

Il n’oublie pas d’employer les temps et modes verbaux. Il utilise le présent

de l’indicatif beaucoup car la majorité des verbes sont au présent.

« écoute », « c’est », « tu dois », « je ne peux », « je ne sais », « je crois »

Le passé composé « ça m’a nui »

Le passé composé au passif « je n’ai jamais été blessé »

L’imparfait « étaient », « avaient », « ils allaient »

1.3 L’œuvre choisie : Le résumé d’Antigone

Antigone est une histoire qui est tirée de la légende d’Oedipe. En

effet dans cette légende, il a été prédit par l’oracle d’Apollon que le roi

Laïos et sa femme mettront au monde un enfant qui tuera son père et

épousera sa mère. Cette prédiction de l’oracle est devenue une réalité car

cet enfant va naître. C’est ainsi qu’au cours d’un voyage qu’il rencontre

son père Laïos et le tue dans une dispute. Plus tard il va débarrasser la ville

de Thèbes d’un monstre appelé sphinx. En récompense il devient le

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roi de Thèbes et le mari de Jocaste. Lorsqu’il va découvrir la vérité il va se

crever les yeux. Il sera donc chasse par ses deux fils, Etéocle et Polynice et

par Créon, frère de Jacoste.

C’est alors qu’Œdipe va, accompagné de sa fille Antigone. Après, le

départ de leur père Etéocle et Polynice vont se battre pour le pouvoir. Dans

cette lutte les deux frères meurent dans le combat. Après leur mort, Créon

prend le pourvoir. Il accorde à Etéocle des funérailles solennelles, mais

défend sous peine de mort que Polynice ait une sépulture. C’est-à-dire des

funérailles. Antigone ne va pas respecter cette interdiction et va essayer

d’enterrer Polynice. Ainsi elle sera condamnée à mourir dans un trou.

Antigone rentre chez elle, à l’aube, après une promenade nocturne,

elle est surprise par sa Nourrice qui lui adresse quelques reproches. La

Nourrice sort et Ismène dissuade Antigone d’enterrer le corps de son frère

Polynice et de ne pas respecter l’ordre de Créon. Antigone ne veut pas

devenir raisonnable.

Antigone se retrouve a nouveau seule avec sa nourrice, elle

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pense à la mort, la nourrice, la recomforte. Ensuite arrive Hémon a qui elle

prie de lui pardonner pour la dispute de la veille. Hémon la recomforte en

lui déclarant son amour. Antigone lui annonce ensuite qu’elle ne pourra pas

l’épouser en lui disant qu’il saura pourquoi plus tard.

Ismène essaie encore un pois de convaincre Antigone de renoncer à

son projet, mais elle apprend qu’il a déjà débute. Un des gardes du roi

arrive alors pour annoncer à Créon que quelqu’un a recouvert de terre le

corps de Polynice. Créon ne veut pas que la nouvelle se répande. C’est

ainsi qu’Antigone se fait arrêter par un garde pendant qu’elle recouvre pour

la seconde Pois le cadavre, elle est emmenée chez Créon qui est prêt à la

sauver et oublier l’affaire. Antigone refuse et se révolte, elle veut sa mort.

Ismène arrive, elle veut sa mourir avec sa sœur, elle est prête aussi à

aller recouvrir le corps de Polynice mais Antigone refuse. Créon appelle la

garde qui emmène Antigone. Hémon supplie son père de l’épargner mais il

refuse car c’est elle qui voulait mourir Hémon s’enfuit.

Antigone reste seule avec un garde, elle lui dicte une lettre qu’elle

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veut adresser à Hémon. Le message annonce la mort d’Antigone ainsi que

celle d’Hémon. Le chœur apprend ensuite a Créon que sa femme Eurydice,

s’est donné la mort en apprenant la mort de son fils. Il ne reste plus que

Créon et ses gardes.

21
CHAPITRE II

LA DÉTERMINATION D’ANTIGONE

La détermination est un mot qui est dérivé du verbe déterminer.

Selon le dictionnaire, le mot déterminer veut dire indiquer, fixer avec

précision. Ainsi, détermination est l’action de faire quelque chose avec

précision. Autrement dit, c’est aussi faire pendre une résolution à

quelqu’un. Selon le contexte dans lequel le mot détermination a été

employé est la résolution. C’est-à-dire la décision prise avec la volonté de

s’y tenir.

2.1 La cause

La détermination dans cette œuvre se situe de la côté d’Antigone. En

effet, la détermination d’Antigone se manifeste lorsque le roi Créon a

promulgué une loi interdissant d’enterrer Polynice l’un des frères

d’Antigone sous peine de mort. Malgré la peine de mort réserve a

quiconque enterrerait Polynice, Antigone est quand même allée jusqu’au

bout de son action. A travers ce comportement d’Antigone on voit

22
sa détermination à vouloir enterrer son frère. Sa sœur Ismène a dans un

premier temps essayé de la dissuader à enterrer son frère Polynice, mais

elle était obstinée et déterminée au faire qu’elle que soit la conséquence.

Cette citation nous donne raison Ismène :

Ecoute, j’ai bien réfléchi tout la nuit. Je suis


l’aînée. Je réfléchis plus que toi. Toi, c’est ce qui
te passe par la tête tout de suite, et tant pis si c’est
une bêtise. Moi, je suis plus pondérée. Je réfléchis.
P.25 (37)

À travers cette citation, on constate que la sœur aînée, Ismène ne

veut pas que sa sœur Antigone s’engage dans le projet qu’elle nourrice.

L’ambition d’achever. Malgré toutes les tentatives de dissuasion de la part

d’Ismène, Antigone est restée catégorique et ne veut rien comprendre ces

propos d’Antigone en témoignent :

Antigone : « Moi je ne veux pas comprendre un peu »


« Je ne veux pas avoir raison » p. 29

« Je ne t’écoute pas » p. 29 (38)

Ici on voit que Antigone est résolue à assumer son rôle qui lui est assigné

23
puisqu’elle le dit « A chacun son rôle » et son rôle c’est d’enterrer son frère

Polynice a qui on refuse les derniers honneurs funèbres. De plus à traves

ces réponses données pas Antigone à la suite des interventions d’Ismène

qui veut la faire comprendre l’état de gravité de ce qu’elle veut faire, on

constate que Antigone a refusé à cause de sa détermination à enterrer son

frère. Malgré, toutes les sanctions qui sont réservées à la personne qui

tentera d’enterrer Polynice, Antigone est déterminée à le faire en dépit du

fait que la mort était la récompense pour celui ou celle qui désobéirait au

décret du roi.

Ces passages du texte mettent cela en exergue :

Il nous ferait mourir p.28 (39)


… lui, il doit nous faire mourir p. 29 (40)
Je ne veux pas mourir p. 29(41)

À cause de sa détermination, Antigone refuse d’avoir raison, elle

veut être une déraisonnée, une fille qui ne suit pas l’autorité l’ordre dans la

société.

Antigone : Je ne veux pas avoir raison p.30 (30)


Je ne t’écoute pas p.30 (43)
24
Antigone est prête à tout, donc rien ne peut l’empêcher d’enterrer

son frère, même pas la mort que tout le monde craint le plus profondément

dans ce monde. Elle est comme obsédée par l’enterrement de son frère.

Cela l’a aveugle au point qu’elle puisse conclure que c’est a elle son rôle

d’enterrer Polynice et au roi de la faire mourir. Cette citation corrobore

cela :

Bien sur, à chacun son rôle. Lui, il doit nous


faire mourir, et nous, nous devons aller enterrer
notre frère. C’est comme cela que ça été
distribué. Qu’est-ce que tu veux que nous y
fassions ? p. 29 (44)

De plus, toujours dans sa détermination Antigone, continue d’être

étêtée et déterminée dans son projet même devant les gardes. Cela est bien

montre dans le texte comme d’habitudes elle la manifeste à travers ses

attitudes dans les lignes suivantes :

Dis-leur de me lâcher, avec leur sales maines. Ils


me font mal… je veux bien mourir, pas qu’ils me
touchent p.p 49-50 (45)

Dans ce passage, Antigone refuse de se faire toucher pas les

25
gardes. Cela suggère qu’elle ne veut pas être dérangée par quelqu’un dans

l’accomplissement de son projet.

Par exemple :

On te l’avait prise, ta pelle ? Il a fallu que tu


refasses ça avec tes ongles, la deuxième fois ?
Ah ! cette oudace ! je tourne le dos une seconde
fois, je te demande une chique… était là, à gratter
comme une petite hyène et en plein jour ! Et c’est
qu’elle se débattait voulait me sauter aux yeux !
Elle criait qu’il fallait qu’elle finisse … c’est une
folle, oui P. 50(46)

Ces phrases mettent en relief la décision et la résolution voire la

détermination d’Antigone dans l’exécution de son projet sans être effrayée

par les défis et oppositions à surmonter pour atteindre son objectif. Nous

constatons qu’elle repart la seconde fois pour enterrer son frère en utilisant

ses mains étant privée d’utiliser la pelle pour recouvrir de sables le corps de

Polynice.

Quelle détermination !
Quel sens de bravoure !

Elle est si têtue qu’elle ne se lève pas pour s’enfuir quand le garde

26
courait vers elle. Mais plutôt elle continuait à gratter la terre de plus en plus

forte car elle voulait finir sa mobile mission. À cause de sa détermination et

de son entêtement, elle est vue comme une folle par le garde même plus

pire par les membres de sa famille et son entourage.

Egalement, ces propos relèves dans le texte attestent et soutiennent la

thèse du l’auteur selon laquelle. Antigone est une fille déterminée

Elle était là à gratter avec ses mains. En plein


jour ! Elle devait bien penser qu’on ne pouvait pas
ne pas la voir. Et quand elle a vu que je lui courais
dessus, vous croyez qu’elle s’est arrêté, qu’elle a
essayé de se sauver peut-être ? Non. Elle a
continué de toutes ses forces aussi vite qu’elle
pouvait. Et quand je l’ai empoigné, elle se débattait
comme une diablesse, elle voulait continuer
encore, elle me criait de la laisser, que le corps
n’était pas encore tout a fait recouvert p. 53 (47)

Une fois de plus à travers cette citation, nous voyons la description

que le grande fait du comportement d’Antigone. Elle est déterminée à

arriver jusqu’au bout de son action. Si cette détermination d’Antigone est

une maladie alors elle est incurable, si c’est une qualité alors elle est rare et

27
peu bonne quelque fois, si c’est sa nature, elle doit être changée. Mais si

c’est un destin, on y peut rien car c’est une fatalité, un mal évitable dirigé

et infligé par des forces surnaturelles.

2.2 Vis-à-vis de l’autorité

Par ailleurs, il faut voir aussi la détermination d’Antigone face au

Roi Créon. On pensait qu’Antigone allait changer de comportement vis-à-

vis de Créon. Mais bien au contraire elle a continué, malgré le fait que le

roi voulait la sauver. Ce passage du texte en témoigne.

Créon alors, écoute, tu vas rentrer chez toi, te


coucher, dire que tu es malade, que tu n’es pas
encore sortie depuis hier. Ta nourrice, dira comme
toi. Je ferai disparaître ces trois hommes p. 54 (48)

Dans ce passage on constate que Créon essaie de convaincre

Antigone de rentrer à la maison et mentir et faire comme si rien n’était.

Néanmoins Antigone va refuser cette offre à cause de son entêtement. On

peut voir cela à travers ces propos d’Antigone après la proposition de

Créon.

28
Pourquoi ? Puisque vous savez bien que je
recommencerai p. 54 (49)

Le roi Créon essaye d’ouvrir les yeux d’Antigone a son futur brillant

et prometteur afin qu’elle dise non a son projet, mais tout cela est vain

puisqu’elle est grandement déterminée. Antigone continue en disant :

Je ne joue pas… Il faut que j’aille enterrer mon


frère que ces hommes ont découvert p. 58 (50)

Cet extrait de texte dévoile le degré de détermination d’Antigone

parce que pour la troisième fois, elle est plus que jamais déterminée à

enterrer son frère qu’ils ont découvert. Quel esprit de fraternité et de

solidarité de la part d’Antigone ! Quelle fidélité et sens de l’héroïne de

cette petite créature Antigone !

Antigone est prête à mourir malgré son jeune âge, malgré les

supplications des parents, elle veut coûte que coûte faire face avec la mort.

29
CHAPITRE III

LE TRAGIQUE DESTIN D’ANTIGONE

La tragédie, selon le dictionnaire Larousse, est une pièce de théâtre,

dont le sujet est généralement emprunte à la légende ou à l’histoire, qui met

en scène des personnages illustrés et représente une action destinée à

susciter la terreur ou la pitié par le spectacle des passions et catastrophes

qu’elles provoquent. Autrement dit la tragédie est en rapport avec tout ce

qui attrait à la mort.

3.1 Sa témérité face à son destin

La témérité, selon le dictionnaire Larousse, veut dire hardiesse

imprudente et présomptueuse. En d’autres termes une personne téméraire

est une personne qui est hardi au point d’accomplir des actions

dangereuses. Ici on constate que sans même réfléchir ce caractère dur est

attribuable à notre héroïne Antigone. En effet son caractère téméraire, se

retrouve dans son projet qui consiste à enterrer son frère. Malgré, toutes les

tentatives de dissuasion. Antigone était entêtée à faire ce qu’elle avait

30
dans le cœur qu’elle considérait comme son droit de le faire. Voyons cela à

travers ces passages.

Je le devais tout de même. Ceux qu’on n’enterre


pas errent éternellement sans jamais trouver de
repos. Si mon frère vivant était rentré harassé
d’une longue chasse, je lui aurais enlève ses
chaussures, je lui aurais fait à manger, je lui aurais
préparé son lit… Polynice aujourd’hui a achevé sa
chasse. Il rentre à la maison où mon père et ma
mère, et Etéocle aussi, l’attendent. Il a droit au
repos p. 55 (8)
Si j’avais été une servante en train de faire sa
vaisselle, quand j’ai entendu lire l’édit, j’aurais
essuyé l’eau grasse de mes bras et je serais sortie
avec mon tablier pour aller enterrer mon frère. P.
55 (9)

Tous ces propos d’Antigone nous montrent que rien ne peut l’arrêter

à enterrer Polynice ni le décret ni même la mort ne peuvent la dévier de son

objectif. Elle n’a même pas laissé l’amour prévaloir pour la faire changer

d’avis car elle était téméraire et déterminée. Cela se voit lorsque Hémon

son fiancé est venu essayer de la dissuader, elle a refusé catégoriquement.

Normalement, l’amour devait prendre le dessus dans le cœur d’Antigone,

31
elle devait penser au bonheur qu’elle aurait pu avoir aux côtés d’Hémon.

Elle était même prête a rejeté cet amour qu’elle avait pour Hémon si ce

dernier était un obstacle pour elle. Ce passage du texte met cela en

exergue :

Oui, j’aime Hémon. J’aime un Hémon dur et


jeune, un Hémon exigeant…, s’il doit devenir prés
de moi le monsieur Hémon, s’il doit apprendre à
dire « oui » lui aussi, alors je n’aime plus Hémon !
p. 72 (10)

On voit à travers ce passage, Antigone est déterminée à arriver

jusqu’au bout, quel que soit le danger qui s’y trouve sur son chemin. C’est

pourquoi elle a sacrifié son amour pour Hémon pour enterrer son frère.

En outre, Antigone a eu un destin tragique à cause de sa mort

prématurée. En effet elle a préféré mourir des son bas âge c’est-à-dire

pendant qu’elle était très jeune. Antigone, sachant bien qu’elle était mourir,

informait indirectement sa nourrice de cet événement sans que sa nourrice

ne soupçonne. Ceci est un témoignage étrange de son destin tragique. Ce

passage du texte nous donne raison :

32
Tu va me promettre que tu ne la gronderons plus
jamais. Et puis promets-moi aussi que tu lui
parleras, (…). Si moi, pour une raison ou pour une
autre, je ne pouvais plus lui parler p.p 37-38 (51)

Dans ce passage, on constate que Antigone est consciente de sa mort

proclame, pour cela elle demande à la nounou c’est-à-dire la nourrice de lui

promettre de prendre soin de sa chienne, Douce.

De plus à travers les propos d’Antigone on voit que le destin

d’Antigone est déjà scelle. C’est-à-dire que Antigone est destinée à mourir

malgré toutes les tentatives pour la ramener à la raison. Ce passage extrait

du texte met cela en exergue.

A chacun son rôle. Lui, il doit nous faire mourir et


nous, nous devons aller enterrer notre frère c’est
comme cela que ça été distribué p. 29 (52)

En outre, il faut voir le destin tragique d’Antigone à travers la vie

qu’amène son père Œdipe, car lui aussi était destine à mourir. C’est ce que

Créon, le roi essaye de nous faire comprendre en ces termes :

33
L’orgueil d’Œdipe. Tu es l’orgueil d’Œdipe. Quel
breuvage, hein, les mots qui vous condamnent ? Et
comme on les voit goulement quand on s’appelle
Œdipe ou Antigone (…), orgueilleuse ! Petite
Œdipe ! (…) Allez, commence, commence,
commence ton père ! p 56 (8)

Dans ces phrases, il est fort de constater, que Créon voit en

Antigone, une autre Œdipe, le prototype, l’image, la photocopie de son

père car elle était aussi Orgueilleuse, curieuse et entêtée que lui. D’ailleurs

Antigone elle même confirme cela en ces termes :

Comme mon père, oui ! Nous sommes de ceux qui


posent les questions jusqu’au bout. Jusqu'à ce qu’il
ne reste vraiment plus la petite chance d’espoir
vivante (…) Nous sommes de ceux qui lui sautent
dessus quand, ils le rencontrent votre espoir, votre
sale espoir ! p.p 74-75 (54)

Antigone, affirme qu’elle est comme son père qui est curieux au

point d’aller demander à l’oracle d’Appolon à propos, de la véracité, de ces

dires, parmi les malheurs qui devaient suivre la prophétie, la destinée était

la mort de Laïos. Il n’y avait pas seulement que la mort de Laïos que son

père Œdipe a tué, mais aussi la mort de ses deux frères Polynice et

34
Etéocle tous deux morts au combat à cause de pouvoir. Ce n’était donc pas

la faute d’Antigone, et sa détermination mais plutôt son destin qui l’a

poussa vers la mort. La mort était une chose que sa famille était toujours

familier avec, car depuis la genèse de leur famille, ils ne faisaient

qu’affronter la mort. Ceci nous a été bien illustré par le roi Créon à travers

ces propos :

C’est elle qui voulait mourir (…) Je la comprends


maintenant, Antigone était fait pour être morte.
Elle-même ne le savait peut-être pas, mais
Polynice n’était qu’un prétexte. Quand elle a du y
renoncer, elle a trouvé autre chose tout de suit. Ce
qui importait pour elle, de refuser la vie et de
mourir. P. 78 (55)

Ce passage illumine le sort d’Antigone même avant sa naissance qui

était faite pour mourir prématurément, dans sa jeunesse parce qu’elle est

issue d’une maudite famille. Tout ceci est une attestation du fait que

Antigone était prédestinée à un destin tragique qu’elle même est incapable

d’expliquer au même de l’arrêter.

35
3.2 Sa mort tragique

La mort est très visible depuis le début de cette histoire c’est-à-dire

depuis que l’oracle Appolon a annoncé à Laïos la naissance d’un fils de

malheur. En effet, ce fils qui est Œdipe a tué son père, et couché avec sa

mère. C’est à partir dès la que la mort n’a pas cesse de se manifester dans

la famille d’Antigone.

On peut voir la mort avec les deux frères d’Antigone. C’est-à-dire

Polynice et Etéocle qui se sont tués à cause du pouvoir. En effet, après le

départ d’Œdipe du palais Royou, ses deux fils se sont livres a un combat

sans merci dans le quel les deux vont trouver la mort. Comme ci, cela ne

suffisait pas, car a tout ceci, il faut ajouter aussi la mort d’Antigone. En

effet Antigone a trouvé la mort à cause du fait d’avoir désobéi au décret

promulgué par le roi, Créon, que quiconque enterrera Polynice sera mis a

mort, c’est ce qui est arrivé à Antigone. Antigone a été jetée dans un trou

qui avait été creusé pour sa mort.

On venait de jeter Antigone dans son trou p. 90 (11)

36
À travers ce passage on constate qu’Antigone est morte d’une façon

inhumaine car elle a été jetée dans le trou vivant et recouverte par des

pierres. Ici on voit la cruauté de l’homme face à son prochain, qui le

considéré comme un animal au point qu’il puisse subir toutes ces atrocités.

Antigone a reçu une peine de mort car elle a osé désobéir à la

décision du roi. En outre, à côté de la mort d’Antigone, nous avons aussi

celle d’Hémon. Une autre répercussion de la mort d’Antigone est le suicide

d’Hémon. Cet événement malheureux c’est produit parce que Hémon

aimait vraiment Antigone d’un amour sincère, réel et louable. C’est la

raison pour la quelle il n’a pas pu supporter la mort de sa chère fiancée car

pour lui sans elle la vie était sans sens et il n’avait aucune raison de vivre

car il vivait pour elle. Cela peut se justifier à travers ce passage :

Tu es fou, père, lâche-moi (…) Mais, père, tu vois


bien qu’ils l’emmènent ! père, ne laisse pas ces
hommes l’emmener ! (…) Père, la foule n’est rien.
Tu es te maître, c’est déjà fini p.80 (12)

Dans ce passage, il est clair que Hémon ne pouvait regarder sa future

37
épouse se fait tuer par les gardes de son père. Il faisait tout pour convaincre

son père d’éviter cette erreur.

Son amour pour Antigone était si fort qu’il s’est donne la mort. Ce

passage du texte nous donne raison.

Tout à coup, il lui crache au visage, et tire son


épée… sans rien dire, il se plonge l’épée dans le
ventre et il s’étend contre Antigone, l’embrassant
dans une immense plaque rouge. P. 90 (13)

Pour couronner cette série de mort, il faut ajouter la mort d’Eurydice,

la reine qui n’a pas pu supporter la mort de son fils. En effet, la reine est

morte, parce que son fils unique, Hémon s’est donne la mort car sa fiancée

Antigone a été tuée. Etant une mère affectionnée aimable, Eurydice n’a pas

pu supporter la mort de son fils Hémon. C’est pourquoi, elle a préfère

s’ôter la vie puisque la présence de son fils sur terre était son ultime

bonheur et son épanouissement total. Sa mort est narrée par le chœur :

Et puis, elle passe, dans sa chambre, sa chambre à


l’odeur de lavande, aux petits napperons brodées et
aux caudres de peluche pour s’y couper la gorge
p.91 (14)

38
Cette femme un peu plus généreuse qu’a connu Thèbes s’évaporait

dans l’espace et dans l’obscurité, elle avait un penchant pour les pauvres,

une philantropiste, qui offrait chaque hiver des habits aux pauvres comme

protection contre les intempéries dimatiques. Cette reine généreuse a fait

une transition de la terre des êtres humains vers l’au-delà, le royaume des

morts. Sa mort resterait une grande perte et douloureuse pour Thèbes

durant des décennies.

En somme, nous avons pu voir comment la fatalité nous a conduit à

la tragédie c’est-à-dire à la mort. Le fatalisme se retrouve partout ou il y a

un drame pour susciter la pitié et la douleur chez les spectateurs ou les

lecteurs.

Antigone avait un destin tragique à cause de l’histoire de sa famille.

Chaque membre de cette famille faisait un tête-à-tête ave le destin et la

mort. Cela a d’abord commence avec son père Œdipe, qui a tué son père, et

couche avec sa mère. Ensuite ce sont ses deux frères Polynice et Etéocle

qui se sont battus a mort à cause du trône de leur père, qui a quitté le

39
palais à cause de la honte. Enfin s’est le tour d’Antigone de gouter à la

mort. En effet, elle aussi va trouver la mort à cause de son entêtement

incessant à vouloir enterrer son frère.

Une analyse brève de cette histoire nous fait penser qu’Antigone

n’avait pas le choix que de mourir. Son sort était depuis longtemps prédit

c’est-à-dire, qu’elle devait coûte que coûte mourir. Sinon, si ce n’est pas le

destin pourquoi aurait elle pu refuser l’offre du roi qui était dans la meilleur

position pour sauver sa vie. Ces propos du roi en témoignent :

Dieu sait pourtant si j’ai autre chose à faire


aujourd’hui, mais je vais tout de même perdre le
temps qu’il foudra cette sauver, petit peste p. 62
(56)

Alors, écoute tu-vas rentrer chez toi, te coucher,


dire que tu es maladie, que tu n’es pas sortie
depuis hier. Ta nourrice dira comme toi. Je ferai
disparaître ces trois hommes p.54

Malgré, toutes les tentatives de Créon à vouloir sauver Antigone, elle

a catégoriquement refuse de soumettre aux ordres du roi. Cela est

seulement dû à son destin tragique.

40
CONCLUSION

Au terme de notre analyse, nous avons pu étudier la détermination

d’Antigone qui s’est terminée par un destin tragique. En effet, notre

héroïne, grâce à son courage, sa bravoure et surtout sa détermination a pu

atteindre son objectif, qui est l’enterrement de son frère Polynice. Etant

consciente du fait que le roi a interdit qu’on enterre Polynice sous peine de

mort elle ne s’est pas laissée emporter par la peur de la mort pour

accomplir sa mission.

À travers ce comportement d’Antigone, il est clair et évident

qu’Antigone est une fille têtue parce qu’elle a démontré son entêtement

envers les gens de son entourage tels que la Nourrice, Ismène, Créon,

Hémon, certes les conséquences de cette attitude d’entêtée sont

désastreuses, grandioses et meurtrières car elles ont entrainé sa mort, celle

de son financé Hémon et celle de sa belle-mère, la reine Eurydice. De plus,

sa mort ainsi fait de Créon le sujet de haine de son alentour.

Ici, l’appel est lancé pour tous ceux qui sont épris ou passionnés de

41
courage, de bravoure et de détermination, à se servir de l’exemple du

personnage d’Antigone afin de pouvoir atteindre leur objectif.

42
BIBLIOGRAPHIE

Anouilh, J. (1944) : Antigone. Paris ; Armand Colin

Bhêly – Quenum, O. (1960) : Un piege sans fin, Saint-Armand Montrand,

les presses.

Boto, Eza (1971) : Ville Cruelle Yaoundé : Editions Présence Africaine

Césaire, Aimé (1963) : La tragédie du roi Christophe, Paris, Présence

Africaine

Fall, Aminata Sow (1979) : La grève des Battu, Dakar : Nouvelles Editions

Hugo, Victor (1838) : Ruy Blas. Paris, Brodard et Taupin

Keita, Fatou (1998) : Rebelle, Abidjan Nouvelles Editions Ivoiriennes

Vieyra Myrian (1982) : Juletane Paris : Présence Africaine

43
RÉFÉRENCES

Jean Anouilh (1944) Antigone : Paris, Armand Colin

1. Id. p.55

2. Ibid. p.55

3. Id. p. 72

4. Id. p.90

5. Id. p.80

6. Id. p.90

7. Id. p.91

8. Victor Hugo (1838) Ruy Blas, France, Brodard et Taupin p. 176

9. Jean Anouilh (1944) Antigone : Paris Armand Colin p. 26

10. Id. p.36

11. Id. p.38

12. Id. p.37

13. Id. p.29

14. Id. p.36

44
15. Id. p.31

16. Id. p.23

17. Id. p.33

18. Id. p.26

19. Id. p.36

20. Eza Boto (1971) Ville Cruelle Yaoundé Édition Présence Africaine

p. 14

21. Jean Anouilh (1944) Antigone Paris ; Armand Colin p. 29

22. Id. p.29

23. Id. p.28

24. Id. p.29

25. Ibid p.29

26. Id. p.30

27. Ibid p.30

28. Id. p.29

29. Id. p.p. 49-50

45
30. Id. p.9

31. Id. p.53

32. Id. p.54

33. Ibid p.54

34. Id. p.58

35. Id. p.p. 37-38

36. Id. p.29

37. Id. p.56

38. Id. p.p 74-75

39. Id. p.55

40. Id. p.62

46

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