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Limoges, Jeudi 9 Février 2012

Risques sur la santé


Substitutions possibles par d’autres coagulants
Retours d’expériences

Avec la collaboration de :
Sommaire
Programme de la journée .................................................................................................................................. 3
Ouverture de la journée .................................................................................................................................... 4
Introduction – Risques pour la santé ................................................................................................................ 6
Les sels de fer et d’aluminium dans le traitement des eaux : Intérêt et applications .................................. 6
L’utilisation de l’aluminium dans les traitements des eaux : Point réglementaire - Données régionales .... 8
Physiopathologie de l’Aluminium .................................................................................................................. 9
Première session de questions .................................................................................................................... 10
Réponses aux questionnaires de satisfaction ............................................................................................. 13
Utilisation de l’aluminium en eau potable ...................................................................................................... 14
Alternative coagulants for production of potable water ............................................................................ 14
Substitution des sels d’aluminium par les sels de fer en potabilisation : retours d’expérience ................. 15
Les floculants d’origine naturelle : une vraie alternative ............................................................................ 16
Deuxième session de questions .................................................................................................................. 17
Réponses aux questionnaires de satisfaction ............................................................................................. 20
Utilisation de l’aluminium en traitement des eaux usées ............................................................................... 21
Utilisation des sels d’aluminium dans l’élimination du phosphore dans les STEP : retours d’expériences 21
Substitution du chlorure ferrique par des sels d’aluminium ....................................................................... 22
Terres de décantation ..................................................................................................................................... 23
Problématique relative à la valorisation agricole des boues issues des stations de potabilisation dans la
région Ouest ................................................................................................................................................ 23
Valorisation agricole et compostage des boues issues des usines de potabilisation ................................. 26
Utilisation de l’aluminium en traitement des eaux usées et terres de décantation ....................................... 27
Troisième session de questions ................................................................................................................... 27
Réponses aux questionnaires de satisfaction ............................................................................................. 31
Analyses des questionnaires ........................................................................................................................... 33
Liste des intervenants...................................................................................................................................... 35
Liste des participants ....................................................................................................................................... 36

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Programme de la journée

8h30 - 9h00 : Accueil

9h00 - 9h15 : Ouverture de la Journée

9h15 -10h30 : Introduction – Risques pour la santé

 Les sels de fer et d’aluminium dans le traitement des eaux : intérêt et applications
(Geneviève FEUILLADE, Virginie PALLIER, GRESE)
 Point réglementaire sur l’usage des sels de fer et d’aluminium en potabilisation et traitement
des eaux usées en France (Dominique FRANÇOIS, ARS Limousin)
 Physiopathologie de l’aluminium (Docteur Olivier GUILLARD, Université de Poitiers)
 Questions
10h45 - 11h15 : Pause café

11h 15- 12h45 : Utilisation de l’aluminium en eau potable

 Alternative coagulants for production of potable water (Anders ENKEL, Kemira)


 Substitution des sels d’aluminium par les sels de fer en potabilisation : retours d’expérience
(Cédric HELMER, SUEZ Environnement)
 Les floculants d’origine naturelle : une vraie alternative (Philippe SAUVIGNET, Veolia)
 Questions
12h45 - 14h15 : Repas

14h45 - 16h30 : Utilisation de l’aluminium en traitement des eaux usées et terres de décantation

 Utilisation des sels d’aluminium dans l’élimination du phosphore : retours d’expériences


(André LARIGAUDERIE, SAUR)
 Substitution des sels de fer par les sels d’aluminium : Retours d’expériences. Usine
Ginestous-Garonne sur la Communauté Urbaine du Grand Toulouse (Amador ESPARZA,
Veolia)
 Problématique relative à la valorisation agricole des boues issues des stations de
potabilisation dans la région Ouest (Nadine LALANDE, SAUR)
 Valorisation agricole et compostage des boues issues des usines de potabilisation (Patrick
FOUSSATS, SEDE)
 Questions

16h30 - 17h : Pause

17h - 18h : Assemblée générale Aquatech

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Ouverture de la journée

Le 9 février 2012, le Groupement de Recherche Eau Sol Environnement (GRESE) et l’association des
anciens élèves de la Filière Eau et Environnement de l’Université de Limoges (Aquatech- Limoges)
ont organisé un colloque sur la problématique liée à l’utilisation de l’aluminium en traitement des
eaux. Ce colloque, organisé en partie par un groupe d’étudiants du Master Professionnel Gestion
de l’Environnement et Traitement des Eaux (GETE), s’est déroulé sur le site de la Faculté des
Sciences et Techniques de Limoges. Plusieurs partenaires ont apporté leur concours à
l’organisation de cette journée : l’Université de Limoges et la composante Sciences et Techniques,
la région Limousin, le Pôle Environnement Limousin, l’ASTEE section Limousin Poitou-Charentes, la
ville de Limoges et Faure Équipements.

L’aluminium est suspecté d’avoir des effets néfastes sur la santé humaine, notamment l’apparition
de problèmes neurologiques, comme la maladie d’Alzheimer.

Cependant, malgré cette suspicion, les sels d’aluminium sont actuellement préférés aux sels de fer
en traitement des eaux, car ils n’entraînent pas de coloration de l’eau qui est une des causes
majeures de plaintes des consommateurs. De plus, ils sont aussi moins corrosifs, ce qui diminue les
problèmes de vieillissement prématuré des ouvrages de traitement et de stockage.

En raison des effets supposés sur la santé humaine, une substitution de l’aluminium par les sels de
fer commence à être mise en place en potabilisation, contrairement à ce qui est observé en
traitement des eaux usées.

Il était donc nécessaire de faire un point sur l’utilisation de l’aluminium, ses risques sur la santé et
les contraintes liées à sa substitution en traitement des eaux.

Après l’ouverture de cette journée par M. Gérard Vandenbroucke, 1 er vice-président de la région


Limousin, M. Serge Verdeyme, vice-président de l’Université de Limoges en charge du Conseil

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Scientifique, M. Michel Baudu, directeur du GRESE et M. Pascal Boyer, vice-président du Pôle
Environnement Limousin, les débats ont pu s’établir autour de 10 présentations divisées en 4
sessions : Introduction – Risques pour la santé, Utilisation de l’aluminium en eau potable,
Utilisation de l’aluminium en traitement des eaux usées et Terres de décantation.

Près de 150 personnes, venues de toute la France, ainsi que de Belgique, et appartenant aux corps
techniques des collectivités territoriales, aux services de l’État (ARS, DREAL), des Agences de l’Eau,
aux grands groupes de traitement de l’eau, aux bureaux d’études, aux fournisseurs de matériaux
et équipementiers, aux laboratoires de recherche publics ou privés ont participé à cette journée.

Cette journée fut un lieu d’échange entre les différents acteurs intervenant sur cette
problématique et a permis de faire un état des lieux de la situation française, de partager les
expériences déjà acquises dans ce domaine et d’harmoniser les futures recherches.

Ce congrès fut aussi l’occasion pour les étudiants du master professionnel GETE, de s’informer
dans le détail sur cette problématique et de rencontrer de nombreux professionnels du domaine
de l’eau.

Les débats qui ont suivi les différentes sessions de conférences ont été retranscrits dans ce
rapport, ainsi que les résultats des questionnaires de satisfaction distribués aux participants.

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Introduction – Risques pour la santé
Les sels de fer et d’aluminium dans le traitement des eaux : Intérêt et
applications
Virginie PALLIER et Geneviève FEUILLADE
Groupement de Recherche Eau Sol Environnement
Université de Limoges – ENSIL -16 rue Atlantis, 87 068 Limoges Cedex
Tel : +33 5 55 42 36 70, fax : + 33 5 55 42 36 95
virginie.pallier@ensil.unilim.fr ; feuillade@ensil.unilim.fr

Les traitements impliqués dans la production d’eau destinée à la consommation humaine sont
largement dépendants des caractéristiques chimiques de la ressource en eau. Alors que les eaux
souterraines n’impliquent généralement que des traitements chimiques et physiques simples et
souvent limités à de la filtration et de la désinfection, l’utilisation d’eaux de surface à des fins de
potabilisation nécessite la mise en place d’une chaîne de traitement plus complète. Cette chaîne
de traitement peut être constituée d’opérations unitaires complexes présentant par exemple des
doubles filtrations physiques (sur sable et charbon actif en grains) et des traitements chimiques
d’oxydation et de coagulation/floculation. En effet, la diversité des espèces organiques présentes
dans ce type d’eaux naturelles, et plus particulièrement la présence d’espèces colloïdales, stables
chimiquement, nécessitent d’utiliser des sels de fer ou d’aluminium présentant une efficacité
reconnue depuis de nombreuses années pour assurer une coagulation/floculation. Un tel procédé
vise à déstabiliser les espèces colloïdales responsables de la turbidité des eaux. Actuellement, en
France, seulement 10% des 15000 stations de traitement des eaux possèdent une unité de
traitement de type coagulation/floculation et à elles seules, ces installations représentent 50% des
volumes produits.

Le réactif coagulant, utilisé sous forme de sels ou de polymères, a longtemps été majoritairement
à base d’aluminium, réduisant ainsi les risques de dégradation des qualités organoleptiques de
l’eau (coloration orange liée à l’utilisation du fer comme réactif coagulant dans des conditions de
traitement non optimales). Cependant, aujourd’hui, l’efficacité reconnue du fer vis-à-vis de
l’élimination de la matière organique au cours du procédé de coagulation/floculation favorise le
développement et l’optimisation de ce procédé dans de telles conditions de traitement. Une
solution d’ions Fe3+ est ajoutée à l’eau à traiter et nécessite par conséquent un stockage tout en
respectant des conditions de sécurité particulières.

Des premières études ont été entreprises il y a plus de 15 ans au Groupement de Recherche Eau
Sol Environnement (GRESE) de l’Université de Limoges sur l’utilisation du procédé
d’électrocoagulation pour la production d’eau potable à la fois avec des électrodes de fer et
d’aluminium. L’électrocoagulation à l’aide de plaques d’aluminium génère en solution des ions
Al3+. Les recherches ont mis en évidence des difficultés à électro-dissoudre correctement
l’aluminium sans que des réactions secondaires de sur-dissolution n’apparaissent.

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L’électrocoagulation à l’aide de plaques de fer génère en solution des ions Fe 2+ qui doivent ensuite
s’oxyder en Fe3+ pour aboutir à un traitement optimal de la pollution. Ce procédé n’a actuellement
pas d’agrément pour son application en production d’eau potable car les réactions générées au
sein du réacteur en présence de matière organique ne sont pas suffisamment identifiées. Ce
procédé présente cependant le considérable avantage de ne pas nécessiter le stockage de réactifs,
celui-ci étant généré in situ.

Les nombreux travaux de recherche ont tenté de comprendre, évaluer, optimiser et comparer les
performances d’un traitement par électrocoagulation appliqué à des matrices diverses aux
performances du traitement conventionnel par coagulation/floculation. Les premières études se
sont plus particulièrement intéressées aux phénomènes chimiques et électrochimiques mis en jeu
dans un réacteur d’électrocoagulation avec des électrodes en aluminium et des électrodes en fer
afin de mieux appréhender et maîtriser le procédé lors d’une application industrielle. L’étude du
procédé a permis de définir des paramètres optimaux de fonctionnement (nombre de plaques,
espace interpolaire, mode de connexion des plaques, conductivité de l’échantillon…) à adapter aux
matrices étudiés.

L’utilisation du procédé d’électrocoagulation à l’aide d’électrodes en fer pour le traitement des


eaux destinées à la consommation humaine montre de nombreux avantages par comparaison
avec le procédé de coagulation/floculation classique, comme par exemple l’autorégulation du pH,
évitant l’ajout et le stockage de réactifs chimiques supplémentaires. Son application sur des eaux
chargées en arsenic et en matière organique a permis d’évaluer la réactivité de ces contaminants
au cours de ce procédé de traitement alternatif. L’électrocoagulation favorise l’élimination de
l’As(III) grâce à son oxydation en As(V) faisant suite à l’oxydation du Fe(II) généré par
électrodissolution en Fe(III) au cœur même du réacteur d’électrocoagulation. Des turbidités et
concentrations en fer total résiduelles plus élevées sont toutefois obtenues car le pH atteint des
valeurs non optimales pour l’élimination de ces paramètres mais facilement réduites par simple
filtration sur sable. Un tel procédé pourrait maintenant être utilisé sur des chaînes de traitement
d’eau potable en amont des bassins de coagulation/floculation et pourrait ainsi permettre la
génération d’un coagulant in situ, en remplacement du coagulant classique, afin d’éviter tout
stockage et toute manipulation de réactifs chimiques dangereux.

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Introduction – Risques pour la santé
L’utilisation de l’aluminium dans les traitements des eaux : Point
réglementaire - Données régionales
Dominique FRANÇOIS, Ingénieur du Génie Sanitaire

Agence Régionale de Santé du Limousin


24, rue Donzelot – CS 13108-
87031 LIMOGES CEDEX
 05 55 45 83 00 – Fax 05 55 45 80 31

L’arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux
destinées à la consommation humaine mentionnées aux articles R.1321-2, R.1321-3, R.1321-7 et
R.1321-38 du Code de la Santé Publique, a fixé à 200 μg/L la valeur de la référence de qualité de
l’élément aluminium. L’aluminium présent dans les eaux distribuées en Limousin a deux origines
bien distinctes.

L’aluminium issu des usines de traitement des eaux


Les usines de traitement des eaux utilisent, pour la grande majorité d’entre elles, du sulfate
d’alumine pour la floculation des eaux (93 % des usines de traitement utilisent des sels
d’aluminium).
79 % des usines de traitement des eaux ont délivré une eau conforme à la référence de qualité
concernant l’aluminium, au cours des trois dernières années.

La population concernée par des eaux non-conformes après traitement aux sels d’aluminium
représente 1,9 % de la population du Limousin.

L’aluminium d’origine naturelle


Selon la situation géographique des eaux captées et les conditions météorologiques, les services
de l’ARS sont amenés à constater la présence d’aluminium d’origine naturelle dans l’eau
distribuée.
Les chiffres recueillis durant les trois dernières années montrent que 0,4 % de la population du
Limousin est exposée à une concentration moyenne d’aluminium de 263 μg/L.

La population totale du Limousin exposée à l’élément aluminium d’origine naturelle ou pas


représente 2,27 % de la population du Limousin.

Conclusion
La principale source d’aluminium dans les eaux distribuées en Limousin est constituée par les
usines de traitement des eaux dont le fonctionnement n’est pas optimum. Les services de l’ARS
souhaitent développer des programmes d’inspection et de contrôle pour limiter les risques
sanitaires liés à cet élément.

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Introduction – Risques pour la santé
Physiopathologie de l’Aluminium
(Dr. Olivier GUILLARD, CHU Poitiers)

L’aluminium (Al) est le métal le plus largement répandu dans la nature. C’est le troisième
constituant de l’écorce terrestre, soit 8% de sa composition, après l’oxygène et le silicium. Ce
métal est très utilisé dans l’industrie sous forme d’alliages trois fois plus légers que l’acier. Ses
composés minéraux sont des catalyseurs en pétrochimie. L’hydroxyde et le phosphate d’Al sont
des principes actifs de médicaments anti-acides d’usage très courant. L’hydroxyde d’Al est
également un adjuvant dans de nombreux vaccins en augmentant l’immunogénicité. Le
chlorhydrate d’Al est utilisé dans les antitranspirants en créant d’une part une vasoconstriction et
d’autre part un bouchon dans la glande sudoripare sous forme d’hydroxyde d’Al. L’absorption
digestive d’Al est faible (0.1% à 1% de la dose ingérée) mais est augmentée avec différents acides
carboxyliques. L’Al est pour 80% lié principalement à la transferrine et sa distribution tissulaire
prédomine au niveau de l’os ; l’élimination est urinaire. En milieu professionnel sa pénétration
dans l’organisme est respiratoire (1 à 3% de la dose inhalée). Dans une exposition chronique
professionnelle, si l’aluminose pulmonaire est exceptionnelle, les résultats des études sur sa
toxicité dans les fonderies doivent néanmoins attirer toute notre attention. Dans les expositions
iatrogènes, depuis la découverte d’encéphalopathies chez les dialysés (1980) dues à l’Al, ce dernier
provenant du liquide de dialyse et de différents sels d’Al pour combattre l’hyperphosphatémie, sa
neurotoxicité a fait l’objet de nombreuses études. Même si l’Al n’est pas directement lié à la
maladie d’Alzheimer, des encéphalopathies ont bien été rapportées après utilisation de ciments
osseux en neurochirurgie à base d’Al ou après administration intraveineuse prolongée à des
prématurés de solutions nutritives contenant de l’Al. Depuis 2001, le chlorhydrate d’Al est
fortement soupçonné d’interférer avec les récepteurs à œstrogène (MCF7) sur les cellules
cancéreuses du sein. Une étude américaine n’a montré aucune association entre l’usage d’Al dans
les antitranspirants et le cancer du sein. Depuis 2004, un cas clinique montre que le chlorhydrate
d’Al (dans les antitranspirants) passe la barrière cutanée rasée avec un passage dans le sang
significatif. Une étude « in vitro » recommandée par l’AFSSAPS confirme cette étude en
demandant aux fabricants de diminuer la concentration d’Al (0.6% contre 2,5%) dans les
antitranspirants et d’éviter de les appliquer sur peau rasée (2011). L’aluminium n’a pas de rôle
biologique connu chez l’homme et étant donné la tendance de l’Al à s’accumuler dans l’organisme
après exposition alimentaire, une dose hebdomadaire tolérable de 1 mg/kg/semaine a été
proposée.

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Introduction – Risques pour la santé
Première session de questions

Conférenciers : Geneviève FEUILLADE, Virginie PALLIER, Dominique FRANÇOIS et Olivier GUILLARD.

Audrey GIBEAUX (AREVA) pour Olivier GUILLARD

Vous nous avez présenté les impacts sanitaires de l’aluminium. Avez-vous réalisé des recherches
ou est-il possible d’avoir accès à des éléments de recherches sur les impacts écotoxicologiques de
l’aluminium sur la faune et la flore, notamment aquatique ?

Olivier GUILLARD
Non, je n’ai pas fait de recherches sur ce sujet. En France, je ne travaille qu’à partir des données
sur les souris, les rats, et quelques cas humains.

Audrey GIBEAUX
Est-ce que vous savez si d’autres l’ont fait ?

Olivier GUILLARD
Oui, en Belgique, ils travaillent beaucoup sur l’aluminium en écotoxicité.

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Jean LEDION (ASEES)


Quand on dose l’aluminium dans les eaux, est ce que l’on dose l’aluminium qui est contenu sur les
particules en suspension qui subsistent dans l’eau ? Car dans l’eau potable, il y a des particules
d’argile qui restent, qui sont des aluminosilicates.

L’électrocoagulation existe d’une certaine manière dans le traitement de l’eau chaude sanitaire, il
y a des procédés qui sont agréés pour ça. L’eau chaude sanitaire doit être conforme au décret 120
de 2001, et il y a une tolérance pour l’aluminium, alors que doit-on doit en penser ?

Anne BRUNEAU (Directrice du Laboratoire de Contrôle des Eaux de la Ville de Limoges)


Pour les contrôles sanitaires, on nous demande de mesurer l’aluminium total après acidification et
minéralisation, pour pouvoir doser toutes les formes de l’aluminium et l’aluminium contenu dans
les particules.

Geneviève FEUILLADE
L’aluminium total est mesuré sur l’eau brute et il y a une recherche de la spéciation retrouvée à
chaque étape de traitement. Par contre sur eau traitée, c’est l’aluminium dissous qui est mesuré
car les autres formes sont éliminées par le traitement, s’il est efficace.

Pour l’électrocoagulation avec l’aluminium, je ne le préconise pas en production d’eau potable car
toutes les réactions ne sont pas connues notamment avec la matière organique, il y a beaucoup

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trop d’inconnues sur la production de sous-produits issus de la réaction avec l’aluminium. La
génération d’Al+ est suspectée parfois, mais n’a jamais été démontrée.

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Gilles GUIBAUD (GRESE) pour Olivier GUILLARD


Vous avez montré que les sources d’expositions étaient multiples : c’est le cas notamment des
eaux, qui nous intéressent aujourd’hui. Si on regarde les quantités ingérées, l’eau n’est pas le
vecteur principal ? Y a-t-il un vrai danger avec l’eau, par rapport à l’exposition alimentaire, et aux
autres expositions ?

Olivier GUILLARD
Avec une limite 200 μg/L ? J’ai retrouvé des taux de 1000 à 1500 μg/L il y a quelques années en
sortie de traitement! La limite de 200 μg/L est encore trop élevée pour les biologistes, et donc
pour la santé, il faudrait diminuer la concentration admissible.

Si la paroi de l’estomac est fragile, les jus de fruits et des anti-acides peuvent créer de graves
conséquences.

Une publication sur les anti-transpirants va être publiée (la méthode a été validée). Maintenant je
veux savoir si dans certaines capsules utilisées en agro-alimentaire, il y a un relargage possible
d’aluminium, à différents pH et avec différents types d’eau.

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Michel BAUDU (GRESE) pour Olivier GUILLARD


Vous dites que dans les pansements gastriques (anti-acides), la quantité d’aluminium est très
importante. Par ailleurs dans l’estomac, surtout aux pH acides, l’aluminium passe dans le sang.
Dans ce cas, pourquoi ces pansements gastriques sont-ils encore sur le marché ?

Olivier GUILLARD
Parce que l’on n’a pas trouvé mieux. Mais cela n’a pas le même impact sur toutes les personnes,
l’absorption ou non de l’aluminium est une variation interindividuelle.

Les pompes à protons ne sont pas une réelle solution, les pansements sont utiles, ça sert.

Mais nous, les biologistes nous disons que l’aluminium n’est pas indispensable à la vie. Certains
scientifiques disent que le plomb est toxique mais moi je dis que l’aluminium est un neurotoxique
aussi.

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Gilles SOUET (ARS Centre) pour Olivier GUILLARD


Quelle est la position des laboratoires pharmaceutiques quant à l’utilisation de l’aluminium dans
les adjuvants, dans les vaccins ?

Olivier GUILLARD

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Je me réfère au reportage diffusé sur France 5. Pendant un moment l’aluminium a été remplacé
par le calcium (pas dangereux pour la santé) puis les laboratoires sont revenus sur l’aluminium car
le calcium coûtait trop cher et était très douloureux au point d’injection.

Peu de personnes sont atteintes en France donc les laboratoires n’en tiennent pas compte. Il est
dur de se faire entendre, la seule façon, c’est de publier.

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Sophie AVY (ARS Auvergne)


Vous avez présenté des cas extrêmes dans votre diaporama, notamment sur la quantité
d’aluminium utilisée. Dans quelle mesure y a-t-il des études épidémiologiques (groupe de
personnes homogènes) réalisées en France ? Dans ces cas, quel est l’impact sur la santé dans un
groupe assez important?

Olivier GUILLARD
Ces études sont difficiles à mettre en place car plusieurs facteurs entrent en jeu, pour pouvoir
avoir la certitude que l’aluminium est responsable d’une pathologie. Seuls des cas isolés sont
recensés mais de fortes suspicions portent à croire que l’aluminium est responsable des
problèmes observés.

Dans les industries, comme par hasard, chez des ouvriers, on s’aperçoit à leur retraite de
problèmes neurodégénératifs mais ce n’est que 6 ou 7 cas, donc l’OMS ne le reconnait pas.

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Intervention d’Olivier GUILLARD après la pause café


On m’a posé de nombreuses questions sur l’action du chlorhydrate d'aluminium dans les anti-
transpirants. L’aluminium précipite sous forme d’hydroxyde d’aluminium, ce qui bouche les pores.

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Introduction – Risques pour la santé
Réponses aux questionnaires de satisfaction

Parfaitement Oui Moyennement Non Pas du tout

Réponses aux attentes 24 % 48 % 22 % 8% 0%

Informations utiles 27 % 47 % 19 % 5% 2%

Réponse aux attentes Informations utiles


Parfaitement 2%
Oui
8% 5%
Moyennement
23% 27%
Non 19%
22%
Pas du tout

47% 47%

Parmi les retours obtenus, les présentations de la matinée ont été jugées un peu trop rapides
même si elles ont répondu aux attentes pour 70% des personnes interrogées sur 64 questionnaires
qui ont été retournés. 74% des participants questionnés ont jugé les informations apportées utiles.

Pour certains, il a manqué des informations sur les conséquences de l’aluminium sur les sols, les
eaux naturelles et leurs écosystèmes, ainsi que des retours sur la consommation en eau.

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Utilisation de l’aluminium en eau potable
Alternative coagulants for production of potable water
(Anders ENKEL, Kemira)

In production of potable water, aluminium and iron based inorganic coagulants are used in order
to improve the water quality in accordance to international and local regulations. Aluminium
based products has a minor contribution to the daily dietary intake of aluminium. Use of
aluminium based coagulants varying very much from country to country.

In order to optimize the potable water production in respect to the residual level of aluminium in
produced drinking water, a case study is presented, where it can be seen that the level of residual
aluminium decrease even during cold seasons while choosen an alternative coagulant to
aluminium sulphate.

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Utilisation de l’aluminium en eau potable
Substitution des sels d’aluminium par les sels de fer en potabilisation :
retours d’expérience
Cédric HELMER, SUEZ ENVIRONNEMENT

CIRSEE Pôle Eau Potable, Le Pecq (78)

Le lien entre l’ingestion d’aluminium et le risque accru chez l’homme de développer la maladie
d’Alzheimer fait débat depuis de nombreuses années. Il faut rappeler que l’eau de boisson
contribue de manière marginale aux apports quotidiens d’aluminium. Sa présence dans l’eau de
boisson est essentiellement liée à l’utilisation de sels d’aluminium largement utilisés pour la
clarification de l’eau. Si en France, la référence de qualité est aujourd’hui maintenue à 200 μg/l,
d’autres pays européens comme la Suisse, l’Autriche, ont déjà décidé d’abaisser la valeur limite à
100 μg/l. La question de l’abandon des sels d’aluminium est actuellement clairement posée dans
certaines villes, en France comme à l’étranger.

En pratique, il existe peu de réactifs de substitution aujourd’hui sur le marché et seuls les sels de
fer (chlorure ferrique) peuvent être aujourd’hui envisagés à condition qu’ils soient suffisamment
purs. A performances égales, les sels d’aluminium ont été par le passé privilégiés car leur mise en
œuvre est plus facile, le chlorure ferrique étant un produit corrosif.

Des essais de substitution des sels d’aluminium par des sels de fer sont en cours sur certaines
installations en France gérées par Lyonnaise des Eaux afin de quantifier l’impact sur la qualité de
l’eau traitée ainsi que l’incidence sur les coûts d’investissement et d’exploitation. Cette
présentation fait le point sur quelques retours d’expériences.

Les premiers résultats obtenus montrent que même si le chlorure ferrique présente certains
avantages (meilleure élimination de la matière organique, plage de pH de coagulation plus large),
il présente des impacts opérationnels majeurs (coloration des ouvrages, mise en œuvre
d’équipements électromécaniques spécifiques pour les postes de stockage et dosage,
augmentation de la production en boues,…).

Dans tous les cas, le changement de réactif sur une installation nécessite une étude préalable de
traitabilité sur site à l’échelle laboratoire pour vérifier les performances du réactif sur l’eau à
traiter, ainsi que son impact sur les traitements complémentaires à mettre en œuvre (mise à
l’équilibre de l’eau finale par exemple). Puis si les résultats sont concluants, il est nécessaire de
mener ensuite un test à l’échelle industrielle.

En raison des spécificités liées à la qualité des eaux brutes à traiter et en cas d’arrêt d’utilisation
des coagulants à base d’aluminium, nous pouvons anticiper le fait que les sels de fer ne seront pas
la solution adaptée pour tous les sites de production d’eau potable. Des solutions alternatives sont
donc à rechercher.

15
Utilisation de l’aluminium en eau potable
Les floculants d’origine naturelle : une vraie alternative
(Philippe SAUVIGNET, Veolia)

Cet article résume les essais pilotes effectués sur un site industriel et impliquant l’utilisation d’un
réacteur CAP ave une filtration membranaire disposée à son aval. La particularité de ces essais
était de vérifier la pertinence de substituer un polymère organique de synthèse de type
polyacrylamide par des polymères d’origine naturelle biodégradables comme les produits Hydrex
3801 et 3843.

Ces derniers ont démontré des performances équivalentes sans toutefois observer une
quelconque dégradation tant au niveau de la qualité de l’eau produite que sur les équipements
installés en aval. Ils sont aujourd’hui une vraie alternative aux polymères classiquement utilisés.

Ces résultats montrent que les dosages en polymères naturels restent plus élevés que les
polymères de synthèse tels que l’AN 913. Le ratio est de l’ordre de 3 et s’explique par leur plus
faible poids moléculaire et leur degré d’anionicité plus élevé.

Extrait de L’EAU, L’INDUSTRIE, LES NUISANCES, N°345, Kader GAID et Philippe SAUVIGNET, Veolia
Eau, octobre 2011, pages 83 à 88.

http://www.revue-ein.com

16
Utilisation de l’aluminium en eau potable
Deuxième session de questions

Conférenciers : Anders ENKEL, Cédric HELMER, Philippe SAUVIGNET.

Anne LANG (SEDIF)


Concernant les coûts d’exploitation liés au changement de réactif, en global sur la file eau, pour
une eau relativement minérale, sans problèmes d’équilibres calco-carboniques assortis, y a-t-il un
véritable surcoût pour passer de l’aluminium au chlorure de fer ?

De plus, vous avez introduit la notion des émissions de gaz à effet de serre, avec l’utilisation de
chlorure ferrique. Il me semble que le CIRCEE ou SUEZ ont lancé un calcul global sur la production ;
serait-il plus intéressant de déminéraliser au niveau des stations d’eau potable plutôt que chez le
consommateur pour diminuer la consommation énergétique ?

Cédric HELMER
Vous pensez au cas de la région parisienne ? Chaque cas de figure est différent.

On a intégré les impacts à la fois en tête sur la tarification par rapport à la mise en œuvre de
charbon actif en poudre etc., et puis aussi par rapport à la reminéralisation finale donc c’est vrai
qu’il y a des postes qui augmentent. Là, je ne parle que de la filière eau qui baisse, au final on
arrive à un équilibre, mais c’est vrai que l’impact a été mesuré poste par poste.

Anne LANG
Donc vous considérez qu’il n’y a pas d’impacts sur la file eau ?

Cédric HELMER
Il existe des groupes de travail qui réfléchissent aux gaz à effet de serre, votre question est de
savoir si la décarbonatation est prise en compte ou non ?

Anne LANG
Si on veut travailler sur le cycle de l’eau, pour le facteur d’émission global, sur l’usine, le facteur
peut être plus bas, mais en terme de consommation énergétique globale ?

Cédric HELMER
On regarde la consommation sur l’usine, uniquement sur l’eau produite. On n’est pas encore
capable de prendre en compte le cycle de l’eau jusqu’au consommateur. Et on n’a pas intégré
effectivement les aspects de réactifs, etc.… On n’a que des chiffres assez généraux.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

17
Sylvie THIBERT (SEDIF)
Vous avez présenté les retours d’expérience du passage d’un traitement aux sels d’aluminium aux
sels de fer comme étant des projets, est ce qu’il y a des choses en réalisation? Si ce n’est pas le
cas, quelles en sont les raisons? Les maîtres d’ouvrage assument le traitement à l’aluminium ou
est-ce une question de coût pas toujours négligeable ?

Cédric HELMER
Effectivement, ce sont des projets au stade de l’étude de faisabilité, la phase suivante sera prévue,
la mise à l’échelle industrielle est à venir sur certains. Ces projets sont majoritairement à
l’initiative de la collectivité et Suez les accompagne dans cette démarche.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Emmanuel CHEDEVERGNE (Ville de Limoges)


Nous sommes intéressés par le passage aux sels de fer. Vous avez abordé les avantages, j’aurai
aimé parler de la couleur, du goût de l’eau, et surtout la réponse du chlorure ferrique par rapport
aux variations de charges hydrauliques, de pH et de température.

Cédric HELMER
Ce réactif est plus sensible, il faudra être beaucoup plus rigoureux, en terme de monitoring, plus
de capteurs en continu, etc.… Effectivement, il n’y a pas la même latitude qu’avec les sels
d’aluminium.

Chaque eau est très différente, donc attention aux conclusions hâtives ou généralistes. Nous
tenons compte de la couleur dans nos essais par jar tests, mais elle sera éliminée lors de l’étape de
filtration. Il n’y a pas de raison d‘avoir plus de couleurs si toutes les conditions sont respectées, en
terme de pH, et si on respecte un résiduel en fer très faible.

Philippe SAUVIGNET
Le chlorure ferrique fonctionne moins bien en eau froide, en particulier quand la température est
inférieure à 4°C. Cela est en rapport avec le temps de contact en coagulation, surtout par rapport
au PAX par exemple. Quand vous changez une production, ça va forcément se ressentir, d’où
l’importance d’une exploitation beaucoup plus rigoureuse.

Dans les filières membranaires, en ultrafiltration par exemple, les résidus de fer provoquent plus
de colmatage que les sels d’aluminium, ils sont donc moins faciles à gérer, et la demande de
réactifs chimique est plus importante pour le lavage. On consomme plus de réactifs sur les filières
membranaires.

Emmanuel CHEDEVERGNE
Les essais industriels qu’on a pu faire vont dans le sens inverse par rapport à vos propos, et en
terme de charge hydraulique. Dans notre cas, l’eau à traiter est agressive et demande une
reminéralisation. On a au contraire un pouvoir de coupure bien inférieur sur du décanteur avec les
sels d’aluminium qu’avec le chlorure ferrique.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

18
Éric DESSON (SAUR)
Est-ce qu’il y a eu des essais qui ont été menés sur un mélange de sel de fer et d’aluminium pour
l’application type eau potable ? Est-ce que vous avez eu des retours, ou Kemira a éventuellement
travaillé dessus ?

Anders ENKEL
Oui, par exemple à Rio de Janeiro, ils utilisent une combinaison de sels d’aluminium et de fer (ratio
80-20 respectivement), c’est un succès. Des essais ont été menés en Scandinavie mais se sont
révélés peu concluants, avec beaucoup de paramètres à gérer. Un des problèmes vient de la plage
de pH optimale qui est différente pour l’aluminium et le fer. L’aluminium est adapté aux forts pH
et le fer plutôt aux faibles pH. Pour un mélange, on risque d’obtenir une diminution de l’efficacité
et la génération de matière organique. Il y a aussi un problème de coût.

19
Utilisation de l’aluminium en eau potable
Réponses aux questionnaires de satisfaction

Parfaitement Oui Moyennement Non Pas du tout

Réponses aux attentes 34 % 56 % 8% 2% 0%

Informations utiles 38 % 52 % 9% 2% 0%

Réponse aux attentes Informations utiles


2% 2%

Parfaitement 9%
8%
Oui

34% Moyennement 38%


Non
Pas du tout

56% 52%

90% des personnes interrogées ont trouvé que cette session sur l’utilisation de l’aluminium en eau
potable avait répondu à leurs attentes et leur avait apporté des informations utiles.

Parmi les commentaires relevés, il a été trouvé que la problématique n’avait pas été suffisamment
abordée du point de vue des consommateurs et des élus.

20
Utilisation de l’aluminium en traitement des eaux usées
Utilisation des sels d’aluminium dans l’élimination du phosphore dans les
STEP : retours d’expériences
(André LARIGAUDERIE, SAUR)

L’élimination du phosphore lors du traitement des eaux usées est réalisée le plus souvent en
utilisant la formation d’un précipité formé entre le phosphore et un sel métallique. L’utilisation de
sels d’aluminium n’est pas nouvelle dans ce contexte. L’arrivée des sels d’aluminium pré-
polymérisés est plus récente et tend à concurrencer l’usage du chlorure ferrique.

La mise en place d’une injection de PAC ne pose pas de problèmes particuliers pour l’exploitant.
Néanmoins il convient de veiller à protéger les conduites d’injection d’un gel prolongé, et de bien
nettoyer les cuves de stockage surtout si elles ont contenu du chlorure ferrique auparavant.

Les résultats obtenus montrent une efficacité en termes d’élimination aussi bonne que celle
procurée par le chlorure ferrique, avec une production de boues un peu inférieure.

La pratique actuelle conjugue souvent une déphosphatation biologique couplée à un complément


physico-chimique. Ceci conduit à de réelles économies de réactifs et de production de boues. Par
contre ces situations mixtes rendent moins lisible la part liée à l’élimination biologique et celle liée
au sel métallique. Dans ce contexte l’utilisation de l’aluminium n’a pas entrainé de difficultés
quant à la gestion de la déphosphatation biologique.

La présentation porte essentiellement sur les résultats obtenus sur la STEP de Saumur.

21
Utilisation de l’aluminium en traitement des eaux usées
Substitution du chlorure ferrique par des sels d’aluminium

Retour d'expériences sur l'Usine Ginestous-Garonne.


Communauté urbaine du Grand Toulouse.

(Amador ESPARZA, VEOLIA EAU)

La substitution du chlorure ferrique par des sels d'aluminium a été réalisée sur l'usine Ginestous
Garonne (950 000 EqHab), pour répondre à des exigences issues essentiellement des filières de
traitement des boues en place sur cette unité :

 Sur la filière d'incinération, la valorisation des sous-produits, notamment celle constituée


par la valorisation les cendres volantes dans les bétons, exige des produits dont la
neutralité de couleur permette un écoulement le plus large.
 Le séchage thermique, réalisé pour permettre une valorisation agricole des boues avec des
produits dans la siccité est supérieure à 90 % est une technique particulièrement sensible
aux variations de teneurs en fer des boues, avec un risque avéré d'auto-échauffement des
produits.

De nombreux tests ont été réalisés en préalable à cette substitution qui devait être menée sur une
usine en service sans incidence négative sur ses performances.

Ces tests ont concerné aussi bien la filière eau avec une évaluation prévisionnelle des
performances sur les paramètres de suivi (MES, DCO, DBO5, NTK, P) que la filière boue avec des
tests de déshydratation par le laboratoire IFTS afin d'anticiper le suivi des unités de centrifugation.
Plusieurs coagulants à base d'aluminium ont été testés pour en évaluer les performances et
déterminer ainsi le meilleur compromis technico-économique, de même la conjugaison avec
différents polymères a été prise en compte dans les évaluations techniques.

Enfin, la procédure même de substitution, dont la durée s'est échelonnée sur plusieurs mois, a fait
l'objet d'une attention particulière avec l'élaboration d'un protocole précis à destination des
opérateurs.

22
Terres de décantation
Problématique relative à la valorisation agricole des boues issues des
stations de potabilisation dans la région Ouest

(Nadine LALANDE, SAUR)

Problématique Nationale
 Boues extraites représentent entre 2 et 8 % du volume d’eau produit :
> Qualité de la ressource
> Saison
 Quantité estimée entre 150 et 200 000 tonnes de MS (10 % de la production de boues
d’épuration)
 Règle des 80/20 s’applique pour les unités produisant moins de 1000 m3/h

Filières d’évacuation existantes


 Retour au milieu naturel :
> Réglementé par l’arrêté d’autorisation d’exploiter de l’usine (taux de MES).
> LEMA interdit ce rejet direct pour toute nouvelle installation
 Rejet au réseau d’eaux usées :
> Autorisation de rejet
> Présence d’un réseau d’asst
> Risques d’altération du réseau (sels de fer et d’aluminium)
 Enfouissement
> ISDND de classe 2
> Siccité minimale de 30 % de MS
 Cimenteries :
> Traitement au Chlorure Ferrique /présence de Chlore prohibée par cimentiers
> Proximité d’un site
 Incinération :
> Proximité d’un site
 Épandage agricole
> Direct
> Indirect (compostage)

Réglementation relative aux Épandages agricoles


 Décret du 93-743 du 29/03/93, modifié par le décret 2006-881, (épandage de boues autres
que des boues de station d’épuration) : rubrique 2.1.4.0 : 2 régimes :
> Déclaration lorsque la quantité de boues est comprise entre 50 et 500 000 m3 ou entre 1 et
10 T d’azote total ou entre 500 kg et 5 T de DBO5
> Autorisation lorsque la quantité de boues est supérieure à 500 000 m3 ou supérieure à10 T
d’azote total ou supérieure à 5 T de DBO5
 Art R211-26 à R211-47 = transcription du décret du 8/12/97
 Arrêté du 8/01/98
Prouver la valeur agronomique du déchet à valoriser

23
SAUR : Région Grand Ouest
 20 départements
> Bretagne (22, 29, 35, 56)
> Pays de Loire (44, 85, 72, 53, 49)
> Poitou Charente (16, 79, 86)
> Centre (37, 45, 41, 28, 18, 36)
> Limousin (23, 87)
 1 320 000 clients eau potable
 12 Millions de m3 d’eau distribués

Production de boues d’eau potable : Centre Ouest


 2 grandes zones :
> pompage dans ressource souterraine, peu de traitement
> pompage eaux de surface, traitement plus poussé  + de boues
 400 installations de « production d’eau potable »
> Environ 80 installations produisant des boues (dont une soixantaine produisant très peu de
boues < 10 TMS)
> 20 installations évacuant des boues de manière récurrente

Production de boues d’eau potable


 5500 TMS / an ; 25 000 TMB
> Majoritairement sous forme pâteux > 15 % MS
> Centrifugation,
> lagune de séchage,
> filtre presse,
> lits de séchage

La qualité des boues d’eau potable


 Valeur agronomique : intérêt agronomique = chaux
N
Ca rbone P hosphore P ota ssium Ma gné sium ca lcium
MO (g/ kg N t (g/ kg a mmonia c
orga nique C/ N pH (g/ kg sur (g/ kg sur (g/ kg sur (g/ kg sur
sur se c) sur se c) a l (g/ kg
(g/ kg sur se c) se c) se c) se c) se c)
sur se c)
moyenne 199,4 361,1 14,4 15,4 1,1 7,4 6,1 2,0 4,1 46,0
min 7,6 15,2 0,2 2,5 0,0 5,2 0,1 0,0 0,5 0,4
max 360,6 649,0 116,7 42,9 40,8 12,54 93,51 15,2 21,8 567,0
Boue chaulée 250,0 450,0 40,0 5,5 0,7 12,0 35,0 4,0 5,0 240,0
Boue non chaulée 350,0 690,0 57,0 6,0 2,6 7,0 83,0 12,0 10,0 60,0

(1) 10 % des valeurs > 20 g/kg MS


(2) 10 % des analyses avec pH > 8
(3) 7 % des analyses > 10 g/kg MS
(4) yc boues non chaulées. Sur filières chaulées, moyenne CaO = 180 g/kg MS

 Conformité (ETM)

24
Teneurs moyennes en ETM par rapport
aux teneurs limites

Zinc
Plomb
Nickel
Mercure
Cuivre
Chrome
cadmium

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Épandage des boues d’eau potable


 Conformité OK pour les paramètres de l’arrêté du 08/01/98
 Des éléments non exigés par la réglementation et présents dans les boues AEP :

Arse nic
Fe r (mg/ kg
(mg/ kg sur
sur se c)
se c)

moyenne 65,2 165696,7


min 8,1 26,0
max 273,0 671334,8
 Aluminium
> Traitement aux sels d’Al : 150 à 200 000 ppm sur sec
> Sans traitement aux sels d’Al : 2 à 13 000 ppm sur sec

Destination des boues AEP sur Grand Ouest


 Épandage sous couvert de plans d’épandage avec préconisations quant aux indésirables
(Al, As)
 Compostage des boues (30 % de compostage sur périmètre Ouest)
 Enfouissement en ISDND

25
Terres de décantation
Valorisation agricole et compostage des boues issues des usines de
potabilisation

(Patrick FOUSSATS, SEDE)

Le process de potabilisation de l’eau potable engendre la production de terres de décantation


issues des opérations de clarification de l’eau par floculation des matières en suspension.
Les terres de décantation induites concentrent les matières minérales et organiques en suspension
ainsi que les réactifs de traitement utilisés.
Plusieurs filières de valorisation ou d’élimination existent et sont possibles, la voie de valorisation
agricole peut être retenue soit par épandage agricole direct soit après traitement en centre de
compostage.

Cette filière de valorisation agricole suit la ligne réglementaire de la filière boues d’épuration
urbaines soit la réglementation liée à la « Loi sur l’eau » regroupée dans le Code de
l’Environnement (art R211-1 à R218-15).

Un plan d’épandage doit être constitué, selon les tonnages en jeu, celui-ci sera soumis à une
procédure sous régime de la déclaration ou sous régime de l’autorisation avec passage en enquête
publique.

Il convient ainsi de caractériser le gisement – mettre en avant son intérêt agronomique et son
innocuité pour les sols ou les cultures, identifier les parcelles réceptrices et réaliser une analyse
technique et environnementale de la filière.
Le dossier de plan d’épandage présente les modalités de mise en œuvre de la filière (stockage,
transport et épandage) ainsi que les moyens de surveillance réglementaires et agronomiques
prévus.

L’exploitant de la filière peut parfois présenter des contrôles complémentaires sur le produit ou
mettre en œuvre un protocole de suivi au champ sur plusieurs années.

SEDE Environnement gère ainsi au niveau national plusieurs filières agricoles de recyclage direct.

Quelques unités de traitement d’eau potable « confient » également les boues produites à des
centres de compostage ; la procédure d’acceptation sur ces sites est liée à la validité de contrôle
analytique et à l’établissement d’un certificat d’acceptation.

Les boues réceptionnées sont intégrées au compost en mélange à un support carboné.


Le compost final obtenu sera valorisé sur le plan d’épandage de la plate-forme (selon la
réglementation type « déchets ») ou selon la voie de la normalisation (logique « produit » par la
NFU 44-0995).

26
Utilisation de l’aluminium en traitement des eaux usées et
terres de décantation
Troisième session de questions

Conférenciers : André LARIGAUDERIE, Amador ESPARZA, Nadine LALANDE, Patrick FOUSSATS.

Isabelle NYBELEN (Laboratoire des eaux de Haute-Garonne)


On commence à intensifier les plans d’épandage de boues d’eaux potables, on se pose la question
de l’aluminium. La présence d’aluminium dans les boues a-t-elle un impact sur la pousse des
plantes, vue la grande quantité apportée ? Avec les essais plein champ d’épandage des boues y a-
t-il un risque de passage de l’aluminium dans les plantes et les grains, notamment pour les
cultures céréalières ? Quels sont les retours sur ces essais ? Combien d’années de recul a-t-on sur
ces pratiques ?

Patrick FOUSSATS
Les essais montrent une toxicité qui se limite au niveau des racines, induisant une croissance plus
faible car la plante est mal alimentée. Mais il n’y a pas d’effets néfastes constatés, seulement une
perte de rendement des cultures. Les faibles rendements observés sont liés au fait que les boues
d’eau potable sont pauvres en nutriments.
Pour les retours d’expérience, les plans d’épandage sont des pratiques qui ont 10-15 ans. Il n’y a
pas de mise en évidence d’effets néfastes sur les plantes et les cultures grâce notamment à de
nombreux contrôles et un suivi du pH.

Isabelle NYBELEN
C’est une perte de rendement pour les agriculteurs ; la croissance de la plante est touchée. Cette
perte de rendement est-elle chiffrée ? Cet apport de chaux bénéfique pour le maintien du pH
compense-t-il le rendement ? Est-ce qu’il y a une accumulation de l’aluminium ?

Patrick FOUSSATS
La perte de rendement est uniquement observée au niveau des essais. En réalité, avec des
parcelles adaptées (pH pas trop acides) et un chaulage qui compense, il n’y a pas d’effets
constatés. Le choix des parcelles est important au départ.

Isabelle NYBELEN
Les boues issues d’usines d’eau potable sont moins intéressantes car elles apportent moins de
nutriments, comparées à celles des STEP.

Patrick FOUSSATS
Oui, mais le produit est analysé, caractérisé, les boues d’eaux usées et d’eau potable ont des
caractéristiques différentes donc des utilisations différentes. Il ne s’agit pas du même produit.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

27
Éric DESSON (SAUR)
Naturellement le sol présente de l’aluminium. Y a-t-il toxicité de cet aluminium là ou est-ce une
autre forme que celui que l’on apporte qui peut limiter le rendement ? Quelle est la quantité
d’aluminium apporté, par rapport au naturel ?

Patrick FOUSSATS
Une éventuelle accumulation d’aluminium peut faire baisser les rendements. Mais l’aluminium est
un composant naturel de l’argile, (à 20%) ; ainsi on retrouve 80 tonnes/ha d’aluminium. Les boues
d’eau potable en apportent 300 kg/ha et la fréquence d’épandage est de 3 à 5 ans donc il y a
assimilation par le sol.

Nadine LALANDE
Le suivi agronomique des boues de potabilisation impose un suivi sur les sols. Il y a un suivi de
l’évolution des teneurs en aluminium tout au long des périodes d’épandage et éventuellement s’il
y a accumulation, à ce moment-là, l’épandage est arrêté.

Amador ESPARZA
On projette sur l’usine de Toulouse de valoriser les terres issues d’eau potable.
C’est la forme d’aluminium qui est plus importante que la quantité, la forme assimilable par la
plante étant l’ion aluminium. D’où la nécessité de respecter un certain pH pour qu’il arrive sous
forme de précipité. Il est important de ne pas apporter d’aluminium sous cette forme ion. Il faut
jouer sur le pH du sol.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Véronique DELUCHAT (GRESE)


Est-ce qu’au niveau règlementaire, la valorisation agricole des boues d’eau potable est prise en
compte ? Est-ce que cela rentre dans le cadre d’arrêtés préfectoraux ou de textes règlementaires
généraux ? Dans les paramètres à contrôler, on ne trouve pas l’aluminium ?

Nadine LALANDE
Non, c’est dans les prescriptions règlementaires qui accompagnent le dossier de déclaration.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Anne LANG (SEDIF)


En eau potable, pour raisons sanitaires, on se débarrasse des traitements à l’aluminium et on
commence à les implanter sur les eaux usées. Où est la réflexion du cycle de l’eau, vu que les
acteurs concernés sont les mêmes ?

André LARIGAUDERIE
L’objectif est d’avoir le moins possible de fer comme d’aluminium. Donc si on retrouve moins
d’aluminium dans la boue, on atteint l’objectif. Mais à un moment, il faut être réaliste : soit on
accepte l’eutrophisation, soit on met du fer et de l’aluminium. Il faut faire un compromis. La
solution parfaite n’existe pas. Ce sont des produits à la mode, ça tourne tous les 10 - 15 ans. La
philosophie, c’est de chercher des solutions pour utiliser le moins possible de traitements.

28
Amador ESPARZA
Je ne suis pas partisan de mélanger des boues de station d’épuration et des terres de décantation
d’usines de potabilisation. Ce sont des produits complètements différents, qui suivent des filières
et des règlementations complètement différentes et qui correspondent à des besoins des
agriculteurs différents. Mélanger les deux c’est faire un mauvais compromis, car on appauvrit les
boues de station d’épuration en fertilisants et on apporte des éléments qui n’apportent rien. Les
boues se suffisent à elles-mêmes, notamment sur les filières de compostage. C’est une mauvaise
idée de mélanger les deux, il faut qu’elles suivent des destinations différentes.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Dans le cadre réglementaire, tout dossier de déclaration ou autorisation peut-il être non recevable
par la préfecture ?

Nadine LALANDE
On a des cas où l’administration ne veut pas se prononcer mais n’interdit pas de faire les
épandages. Dans d’autres départements, ce n’est même pas la peine de déposer de dossier de
plan d’épandage, c’est le cas du Limousin, du fait des sols acides, il n’y aura pas d’épandage de
boues d’eau potable. Mais certains départements limitrophes, avec à peu près les mêmes
conditions agro-pédologiques, utilisent ce type d’amendements. Il y a donc tous les cas.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Éric DESSON (SAUR)


Normalement les plans d’épandages sont soumis à déclaration. Le problème vient des petites
usines de traitement d’eau potable. On ne connait pas la destination des boues car elles ne sont
pas soumises à la réglementation. Quel est le devenir des boues non soumises à déclaration ou
autorisation ?

Nadine LALANDE
Des prescriptions techniques ont été faites, mais le dossier a tout de même été transféré à
l’administration pour la transparence, même si les seuils ne sont pas atteints.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Véronique DELUCHAT
Quel est l’intérêt des sels d’aluminium en traitement des eaux usées ?

André LARIGAUDERIE
Dans différentes étapes, il y a utilisation de l’aluminium en eaux usées. L’amélioration des
décanteurs primaires vise à des méthodes pour mieux coaguler (d’où l’apparition de procédés
comme le Claral® ou l’Aqualenc® par exemple), mais l’efficacité n’est pas prouvée.
Sur la partie déphosphatation, c’est efficace mais cela pose des problèmes d’acidification et de
consommation des bicarbonates. Pourtant dans l’esprit des entrepreneurs, c’est vu comme un
procédé permettant de lester du floc.

29
Souvent l’utilisation des boues est plus remise en cause que l’utilisation du fer ou de l’aluminium.
L’aluminium est utilisé à plus faible tonnage et a la même efficacité mais est plus cher. Les
producteurs ne peuvent pas s’aligner au prix du chlorure ferrique au niveau du prix car la
demande est moindre.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Véronique DELUCHAT
Les coûts d’exploitation ont-ils augmenté ou diminué suite au passage à l’aluminium ? Et dans le
cas de Saumur, y a-t-il eu des économies ?

André LARIGAUDERIE
Le prix de l’aluminium n’est pas très attractif par rapport à celui du chlorure ferrique. L’aluminium
reste compétitif compte tenu des doses plus faibles, par rapport au prix élevé. Mais les coûts ont
été réduits à Saumur.

Véronique DELUCHAT
Actuellement il y a des problèmes de disponibilité du chlorure ferrique, est-ce que cela est pris en
compte dans le choix des réactifs ?

André LARIGAUDERIE
Oui, car on ne peut pas mettre d’eau dans le réseau d’eau potable sans la coaguler. C’est moins
grave en eau usée, si on ne déphosphate pas ce n’est pas dramatique.
On a tous eu une alerte rouge car les producteurs de chlorure ferrique annoncent quelques
semaines à l’avance qu’il va y avoir des ruptures de stocks. C’est une menace face à laquelle on n’a
pas de solution. Une sécurisation de la filière eau potable serait d’avoir 2 cuves, une fonctionnant
avec de l’aluminium et l’autre avec du chlorure ferrique. Ce n’est qu’une question de maîtrise. Par
ailleurs, une attention particulière doit être apportée dans la gestion des réactifs, des problèmes
de précipitation ont été rencontrés lorsque certains sels de fer et d’aluminium sont mélangés. Cela
a occasionné une prise en masse des réactifs dans les cuves et tuyauteries, conduisant à une
interruption des traitements et de lourdes opérations de maintenance.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Éric DESSON
Concernant un retour d’expérience sur une usine d’eau potable où on est passé au chlorure de fer,
on n’a pas pris en compte le fait qu’il y avait une pièce métallique en laiton derrière une cuve. Du
coup, lors du passage au chlorure ferrique, la pièce a été rongée en l’espace d’une journée.
Donc il faudrait bien faire attention à vérifier qu’il n’y ait pas de pièces métalliques sur
l’installation lors du passage au chlorure ferrique.

30
Utilisation de l’aluminium en traitement des eaux usées
Réponses aux questionnaires de satisfaction

Parfaitement Oui Moyennement Non Pas du tout

Réponses aux attentes 20 % 54 % 23 % 3% 0%

Informations utiles 18 % 54 % 25 % 3% 0%

Réponse aux attentes Informations utiles


3% 3%

18%
20%
25% Parfaitement
23%
Oui
Moyennement
Non
Pas du tout
54% 54%

74% des personnes interrogées ont trouvé que cette session sur l’utilisation de l’aluminium en
traitement des eaux usées avait répondu à leurs attentes et 72% ont jugé les informations
apportées utiles.

31
Terres de décantation
Réponses aux questionnaires de satisfaction

Parfaitement Oui Moyennement Non Pas du tout

Réponses aux attentes 21% 40% 28% 9% 2%

Informations utiles 23% 37% 33% 5% 2%

Réponse aux attentes Informations utiles


2% 2%

9% 5%
21% 23% Parfaitement
Oui
28% 33%
Moyennement
Non
Pas du tout
40% 37%

60% des participants interrogés ont trouvé que la session « Terres de décantation » avait répondu
à leurs attentes et leur avait fourni des informations utiles.

Cependant, certains ont trouvé que la problématique avait été effleurée et il a été reproché un
manque de valeurs chiffrées sur les épandages agricoles pour les boues d’AEP.

32
Analyses des questionnaires

Parfaitement Oui Moyennement Non Pas du tout


Accueil 69 % 28 % 1% 0% 2%
Organisation 64 % 30 % 5% 0% 2%
Repas 60 % 32 % 6% 2% 0%
Présentation 52 % 38 % 8% 2% 2%

Accueil Organisation
1% 2% 1%

5%

28%
30%

69%
Parfaitement
64%
Oui
Moyennement
Non
Pas du tout

Présentations Repas
1% 2%
2%

8% 6%

32%
52%
37% 60%

Parmi les 64 questionnaires retournés, les retours sont particulièrement positifs puisque 97% ont
apprécié l’accueil et 94% ont remarqué les efforts pour l’organisation. Les présentations ont été
jugées de bonne qualité pour 90% des participants interrogés. La seule remarque reçue quant à
l’organisation était d’organiser ce colloque sur 2 jours.

Le repas a été apprécié par 92% des participants et aucune remarque n’a été notée parmi les
questionnaires rendus.

33
Plusieurs suggestions de sujets ont été faites pour un prochain colloque, le nombre entre
parenthèses indique le nombre de propositions pour chaque sujet.

 AEP :
 Traitements : radioactivité : uranium, radon (4), charbon actif : efficacité des différents
matériaux (2), matière organique (1), cyanobactéries (1), membranes (1), désinfection (1),
filières d’oxydation (1), reminéralisation : abandon de la neutralite® (1),
 Qualité des eaux et réseaux de distribution : outils de maitrise (2), biofouling (1), impact
des matériaux de canalisation (1)
 Ressources en eau potable : protection, réglementation (2), production en zone eutrophe
(1)
 Optimisation de l’énergie dans la production et la distribution d’eau potable (2)
 Améliorer le rendement des réseaux d’eau potable (1)
 Limitation de la consommation d’eau potable pour diminuer l’impact de l’humain sur les
ressources naturelles (1)
 Recyclage des eaux dans les usines EP : point règlementaire, retours d’expériences,
perspectives (1)

 ERU :
 Traitements : désinfection ERU (2), produits de coagulation « verts » (1)
 Assainissement autonome : filières, problématiques de rejets (1)
 Comparatif exploitation des systèmes de l’eau et l’assainissement entre le privé et le public
(1)
 Mise en place des démarches de l’ANC (1)
 Nouveaux procédés de traitement en eaux usées domestiques > 1000 EH (1)
 Rejet zéro (1)
 REUSE (1)
 Traitement des eaux industrielles (1)
 Traitement passif des effluents chargés radiologiquement (1)
 Zone de dissipation végétalisée (1)

 Autres sujets :
 Micropolluants (4), résidus phytosanitaires (1), perturbateurs endocriniens (2), substances
médicamenteuses (2)
 Cyanobactéries (3), bactéries filamenteuses (2)
 Autosurveillance et diagnostic permanent en assainissement et eau potable (2)
 Problématique H2S (2)
 Comment communiquer au grand public sur la préservation des milieux naturels ? (1)
 Démarches de mises en œuvre de pratiques visant à la présentation de la biodiversité sur
des sites industriels (1)
 Digestion = cogénération (1)
 Gestion des eaux pluviales (1)
 Media filtrants innovants : garofiltre de gaches chimie (1)
 Perchlorates d’ammonium (1)
 Phyto remédiation (1)
 Risques de l’aluminium pour les écosystèmes (1)
 Utilisation du baryum (1)

34
Liste des intervenants

Nom Société Mail


Geneviève FEUILLADE feuillade@ensil.unilim.fr
1 GRESE
Virginie PALLIER virginie.pallier@ensil.unilim.fr
2 Dominique FRANÇOIS ARS dominique.francois@ars.sante.fr

3 Olivier GUILLARD Université de Poitiers olivier.guillard@univ-poitiers.fr

4 Anders ENKEL Kemira anders.enkel@kemira.com

5 Cédric HELMER Suez Environnement cedric.helmer@suez-env.com

6 Philippe SAUVIGNET Veolia philippe.sauvignet@veoliaeau.fr

7 André LARIGAUDERIE SAUR alarigau@saur.fr

8 Amador ESPARZA Veolia amador.esparza@veoliaeau.fr

9 Nadine LALANDE SAUR nlalande@saur.fr

10 Patrick FOUSSATS SEDE p.foussats@sede.fr

35
Liste des participants
NOM PRENOM SOCIETE CP VILLE MAIL
1 AGUERGARY Aude MP2 GETE Université Limoges aude.aguergary@etu.unilim.fr
2 ALEXANDRE Chloé MP2 GETE Université Limoges chloe-carine.alexandre@etu.u-
bordeaux1.fr
3 AMELOT Camille YSSANDONNAIS 19310 Ayen c.amelot.yssandonnais@orange.fr
4 AUBIN Charlotte MP2 GETE Université Limoges charlotte.aubin@etu.unilim.fr
5 AVY Sophie ARS Auvergne 63000 Clermont - Ferrand sophie.avy@ars.sante.fr
6 AZAM Laurent 31084 Toulouse lazam@gaches.com
7 BANQUET Fréderic Laboratoire Départemental de l'Eau 31140 Launaguet frederic.banquet@cg31.fr
8 BAUDU Michel GRESE 87068 Limoges Cedex michel.baudu@unilim.fr
9 BELLESSORT Emmanuel ARS Limousin 87031 Limoges Cedex
10 BERGAMO Sophie Laboratoire Régional de Contrôle 87000 Limoges labo@ville-limoges.fr
des Eaux de la Ville de Limoges
11 BERTHUIT Yannick centre technique municipal 19000 Tulle yannick.berthuit@ville-tulle.fr
12 BEYNE Thierry SAUR Vienne Charente Limousin
Berry
13 BIGOT Julien AREVA 87100 Limoges julien.bigot.ext@areva.com
14 BOLLINGER Jean-Claude GRESE 87068 Limoges Cedex jean-claude.bollinger@unilim.fr
15 BORDAS François GRESE 87068 Limoges Cedex francois.bordas@unilim.fr
16 BOREL Jillian MP2 GETE Université Limoges jillian.borel@etu.unilim.fr
17 BORREL Alain VRD'EAU 23000 Guéret aborrel.vrdeau@gmail.com
18 BOUCLET Philippe VINCI ENVIRONNEMENT 92506 Rueil Malmaison pbouclet@vinci-environnement.com
19 BOUILLY Fanny MP2 GETE Université Limoges fanny.bouily@etu.unilim.fr
20 BOURVEN Isabelle GRESE 87068 Limoges Cedex isabelle.bourven@etu.unilim.fr
21 BOYER Pascal Vice président PEL
22 BRIL Hubert GRESE 87068 Limoges Cedex hubert.bril@unilim.fr
23 BRUN Maxime SAFEGE 92022 Nanterre Cedex maxime.brun@safege.fr
24 BRUNEAU Anne Laboratoire Régional de Contrôle 87000 Limoges labo@ville-limoges.fr
des Eaux de la Ville de Limoges
25 BRUNETEAU Fréderic SAUR 49700 Cisay La Madelaine fbrunete@saur.fr
26 BRUYERE Laura 94410 St Maurice laura.bruyere@veoliaeau.fr
27 BRY Laura MP2 GETE Université Limoges laura.bry@etu.unilim.fr
28 BUZIER Rémy GRESE 87068 Limoges Cedex remy.buzier@unilim.fr
29 CANDELA Aurélie Laboratoire Régional de Contrôle 87000 Limoges labo@ville-limoges.fr
des Eaux de la Ville de Limoges
30 CAREME Christel SAUR 31670 Labege ccareme@saur.fr
31 CARPENTIER Stéphane FAURE EQUIPEMENT
32 CHAISEMARTIN David GRESE 87068 Limoges Cedex
33 CHAMBON Serge GRESE 87068 Limoges Cedex
34 CHAPUT Jean Julien Centre technique municipal 19000 Tulle jean-julien.chaput@ville-tulle.fr
35 CHARBONNEL Pierre Bureau d'Études DEJANTE 19360 Malemort Sur pcharbonnel@be-dejante.com
Corrèze
36 CHARBONNIER Sylvain MP2 GETE Université Limoges sylvain.charbonnier@etu.unilim.fr
37 CHARRIAU Adeline GRESE 87068 Limoges Cedex
38 CHARRON Franck Président AQUATECH
39 CHEBANCE Julien ARS Limousin 87031 Limoges Cedex
40 CHEDEVERGNE Emmanuel Ville de Limoges - Direction de l'Eau 87031 Limoges Cedex 1
41 CHERMEUX Olivier HYDRAULIQUE ENVIRONNEMENT - 16000 Angoulême o.chermeux@heca.fr
CENTRE ATLANTIQUE
42 CHEVREL Agnès Agence de l'eau Adour-Garonne 31078 Toulouse Cedex agnes.chevrel@eau-adour-
garonne.fr

36
Liste des participants
NOM PRENOM SOCIETE CP VILLE MAIL
43 CHOPIN Jacques ARS AQUITAINE 40000 Mont De Marsan jacques.chopin@ars.sante.fr
44 COADIC Pierre KEMIRA France 29170 Evarzec pierre.coadic@kemira.com
45 COMTE Nicolas GACHES CHIMIE 31750 Escalquens ncomte@gaches.com
46 CONCHARD Philippe ARS Limousin 87031 Limoges Cedex
47 COUDERT Gilles ARS Limousin 87031 Limoges Cedex
48 COURANDIERE Damien SAFEGE 37071 Tours Cedex 02 damien.courandiere@safege.fr
49 CROUZOULON Marie Ville de Limoges - Direction de l'Eau 87031 Limoges Cedex 1
50 DARTIGEAS Clément Bureau d'Études DEJANTE 19360 Malemort Sur cdartigeas@be-dejante.com
Corrèze
51 DELUCHAT Véronique GRESE 87068 Limoges Cedex veronique.deluchat@unilim.fr
52 DENOOZ Sabine 4800 Ververs(Belgique) sabine.denooz@swde.be
53 DESSON Éric SAUR edesson@saur.fr
54 DUBOIS Marie- Laboratoire Régional de Contrôle 87000 Limoges labo@ville-limoges.fr
Chantal des Eaux de la Ville de Limoges
55 DUCHEZ Yves ARS Limousin 87031 Limoges Cedex
56 DUTHEIL Jean SIAEP 16450 St Claud
57 EME Jean-Marie DREAL Limousin 87032 Limoges Cedex jean-marie.eme@developpement-
durable.gouv.fr
58 ENKEL Anders Kemira
59 ESPARZA Amador Veolia amador.esparza@veoliaeau.fr
60 ESTEVE Marie Malataverne Service 31242 L'union Cedex marie.esteve@veoliawater.com
Environnement - VeoliaWater
61 FARKHANI Bagdad Lycée agricole AHUN
62 FAURIE Laetitia Bureau d'Études DEJANTE 19360 Malemort Sur lfaurie@be-dejante.com
Corrèze
63 FEDON-PETROVA Svetlana AREVA Mines 87250 Bessines Sur svetlana.fredon-petrova@areva.com
Gartempe
64 FEOLA Julien SAUR 19316 Brive jfeola@saur.fr
65 FERREIRA Lourdès GRESE 87068 Limoges Cedex
66 FEUILLADE Geneviève GRESE 87068 Limoges Cedex feuillade@ensil.unilim.fr
67 FONDANECHE Patrice GRESE 87068 Limoges Cedex
68 FOUSSATS Patrick SEDE p.foussats@sede.fr
69 FRANÇOIS Dominique ARS Limousin 87031 Limoges Cedex dominique.francois@ars.sante.fr
70 GAUGY Dominique KEMIRA France 67630 Lauterbourg dominique.gaugy@kemira.com
71 GELE Charles SAUR LES CYCLADES 78064 St Quentin Les cagele@saur.fr
André Yvelines
72 GENDRY Yves SIAEP 16450 St Claud
73 GHORBEL Sonda GRESE 87068 Limoges Cedex
74 GIBEAUX Audrey AREVA Mines 87250 Bessines Sur audrey.gibeaux@areva.com
Gartempe
75 GINISTY Pascal IFTS 47510 Foulay Ronnes
76 GOURDET Marie- ARS Ile de France 78007 Versailles marie-claude.gourdet@ars.sante.fr
Claude
77 GUERIN Philippe STEREAU 56037 Vannes Cedex phguerin@stereau.fr
78 GUIBAUD Gilles GRESE 87068 Limoges Cedex gilles.guibaud@unilim.fr
79 GUILLARD Olivier Université de Poitiers olivier.guillard@univ-poitiers.fr
80 HASSANZADEH Sepideh ARS Ile de France 78007 Versailles sepideh.hassanzadeh@ars.sante.fr
81 HELMER Cédric Suez Environnement 78 Le Pecq cedric.helmer@suez-env.com
82 HUSSON Gilles ASEES 75270 Paris gilles.husson@parisdescartes.fr
83 IMPENS Franck MP2 GETE Université Limoges franck.impens@etu.unilim.fr
84 JACQUOT Jillian MP2 GETE Université Limoges jillian.jacquot@etu.unilim.fr

37
Liste des participants
NOM PRENOM SOCIETE CP VILLE MAIL
85 JOGUET Marine MP2 GETE Université Limoges marine.joguet@etu.unilim.fr
86 JOUSSEIN Emmanuel GRESE 87068 Limoges Cedex
87 KHELIFA Nedjma GRESE 87068 Limoges Cedex
88 LABORDE LAULHE Françoise MP2 GETE Université Limoges francoise.laborde-
laulhe@etu.unilim.fr
89 LACLAU Jean-Charles GRAND TOULOUSE 31505 Toulouse jean-
charles.laclau@grandtoulouse.fr
90 LAGADEC Gaelle ARS Aquitaine 40000 Mont De Marsan gaelle.lagadec@ars.sante.fr
91 LAJARTHE Bernard ARS Limousin 87031 Limoges Cedex
92 LALANDE Nadine SAUR nlalande@saur.fr
93 LANG Anne SEDIF 75006 Paris i.duralija@sedif.com
94 LAPENDRY Nicolas MP2 GETE Université Limoges nicolas.lapendry@etu.unilim.fr
95 LARBRE Jeremy LARBRE 87100 Limoges jeremy.larbre@larbre-ingenierie.fr
96 LARIGAUDERIE André SAUR alarigau@saur.fr
97 LE BRUSQ Laurent Laboratoire Régional de Contrôle 87000 Limoges labo@ville-limoges.fr
des Eaux de la Ville de Limoges
98 LEDION Jean ASEES 75270 Paris
99 LEFEVRE Gaël OTV France Ouest - Rennes 35517 Cesson Sevigne
Cedex

100 LEMOINE Éric IFTS 47510 Foulay Ronnes


101 LESAGE Julien ST DIZIER ENVIRONNEMENT 59147 Gondecourt jlesage@sdenv.fr
102 LISSALDE Sophie GRESE 87068 Limoges Cedex
103 LOCHON Cyrielle MP2 GETE Université Limoges cyrielle.lochon@etu.unilim.fr
104 LOTFI Hayat GRESE 87068 Limoges Cedex
105 MAGNOULOUX Thierry PROFILS ETUDES 74000 Annecy thierry.magnouloux@profilsetudes.f
r
106 MAHE Jean- SIVEER 86100 Châtellerault jf-mahe@siveer.fr
François
107 MARCIREAU Bastien MP2 GETE Université Limoges bastien.marcireau@etu.unilim.fr
108 MARMISSE Carole AEP/Assainissement 19600 St Pantaléon De carole.marmisse@eau-adour-
Larche garonne.fr
109 MAROUSSIE Cyril MSE 37130 Cinq Mars La Pile cyril.maroussie@veoliawater.com
110 MARTIN Lise MP2 GETE Université Limoges lise.martin@etu.unilim.fr
111 MARTY Caroline MP2 GETE Université Limoges caroline.marty@live.fr
112 MILLOUR Yann DEGREMONT 69336 Lyon Cedex 09 yann.millour@degremont.com
113 MOLINIER Claudine AVEYRON LABO 12031 Rodez Cedex 09 preleveaux@aveyron-labo.fr
114 MOLTENI Guillaume FORTI FERTIL 44483 Carquefou Cedex gmolteni@fortifertil.com
115 MORANGE Aurélie ARS Limousin 87031 Limoges Cedex
116 MOUNIER Laetitia YSSANDONNAIS 19310 Ayen contact@yssandonnais.fr
117 NYBELEN Isabelle Laboratoire Départemental de l'Eau 31140 Launaguet isabelle.nybenen@cg31.fr
118 PALLIER Virginie GRESE 87068 Limoges Cedex virginie.pallier@ensil.unilim.fr
119 PEILLOUT Marie-Laure ARS Limousin 87031 Limoges Cedex
120 POULIQUEN Corinne GRAND TOULOUSE 31505 Toulouse corinne.pouliquen@grandtoulouse.f
r
121 PREUX Dominique Président de la section régionale
ASTEE
122 QUERCY Patrick Centre d'Exploitation Poitou
Charente
123 RABIET Marion GRESE 87068 Limoges Cedex marion.rabiet@unilim.fr
124 RENOUX Ludovic OTV SA 94417 Saint Maurice ludovic.renoux@veoliawater.com
125 RETAILLEAU Didier SAUR Vienne Charente Limousin
Berry
126 ROQUES Philippe Centre d'Exploitation Dordogne- 24121 Terrasson Cedex
Limousin-Cantal

38
Liste des participants
NOM PRENOM SOCIETE CP VILLE MAIL
127 ROUX Kévin MP2 GETE Université Limoges kevin.roux@etu.unilim.fr
128 SAINT PIERRE Anaelle MP2 GETE Université Limoges anaelle.saint-pierre@etu.unilim.fr
129 SALICIO Ludovic ARS Poitou Charente Poitiers
130 SAUVIGNET Philippe VEOLIA EAU 94410 Saint Maurice philippe.sauvignet@veoliaeau.fr
131 SENAMAUD Nadège Laboratoire Départemental 23380 Ajain nsenamaud@cg23.fr
d'Analyse (Creuse)
132 SERPAUD Bernard GRESE 87068 Limoges Cedex
133 SOUBRAND Marilyne GRESE 87068 Limoges Cedex marilyne.soubrand@unilim.fr
134 SOUET Gilles ARS 36000 Châteauroux gilles.souet@ars.sante.fr
135 STOCKY Dominique ARS Poitou Charente Poitiers
136 STOIANOVICI Gabriela BKG France S.A.S 72500 Vaas gabriela.stoianovici@bk-giulini.fr
137 TAVE-GALTIER Beatrice ARS Ile de France 78007 Versailles beatrice.tave-galtier@ars.sante.fr
138 TEXIER Céline Pole Environnement Limousin 87000 Limoges ctexier@limousin-environnement.fr
139 THIBERT Sylvie SEDIF 75006 Paris i.duralija@sedif.com
140 THOMAS Olivier MP2 GETE Université Limoges olivier.thomas@etu.unilim.fr
141 TRICARD Julie MP2 GETE Université Limoges julie.tricard@etu.unilim.fr
ER
142 VANDENBROUCKE Gérard 1 vice président région Limousin
143 VERDEYME Serge Université Limoges
144 VEYSSIERE Karine Conseil général Corrèze 19005 Tulle Cedex mchevoir@cg19.fr
145 VIALLESECHE Jean-Luc Ville de Limoges - Direction de l'Eau 87031 Limoges Cedex 1
146 VIGIER Joëlle ARS Angoulême 16023 Angoulême Cedex joelle.vigier@ars.sante.fr
147 VOINIER Marie-Alix ARS Limousin 87031 Limoges Cedex
148 WEMELLE Emmanuel Ets MIANE ET VINATIER 19100 Brive accueil@mianeetvinatier.fr

39
APPEL À COMMUNICATION
« CONTAMINANTS MINERAUX (ARSENIC, SELENIUM,
FLUOR, RADIOELEMENTS, …) DANS LES EAUX DESTINEES
A LA CONSOMMATION HUMAINE»
Colloque organisé par l’ASEES
Association Scientifique Européenne pour L'Eau et la Santé
Jeudi 7 et Vendredi 8 Juin 2O12

Amphithéâtre Duchaigne
123 Av. Albert THOMAS, 87 060 Limoges Cedex
Au contact des roches, les eaux se chargent en éléments minéraux comme le calcium, le magnésium, le sodium, le
potassium, les chlorures et les sulfates. Parallèlement à ces ions majeurs, peuvent se trouver des contaminants tels
que le fluor, l’arsenic, le sélénium ou encore des radioéléments dont la présence naturelle peut être amplifiée par
les activités humaines, soit directement par des rejets ponctuels, soit indirectement par le lessivage de déchets, tels
que les résidus d'exploitation minière par exemple. Du fait de leur toxicité, ces contaminants sont soumis à des
réglementations dans le cadre des eaux destinées à la consommation humaine. Ainsi, des procédés de traitement
des eaux doivent être mis en œuvre pour éliminer ces éléments des eaux et atteindre des concentrations inférieures
aux seuils règlementaires. Ceci implique qu'il faut être en mesure de les quantifier et/ou de déterminer leur
spéciation aussi bien dans les eaux brutes que dans les eaux traitées. En amont de tout traitement, la
compréhension de l'origine naturelle ou anthropique de ces contaminants doit permettre de définir les mesures de
gestion à appliquer ou les traitements à mettre en place pour garantir une ressource en eau de qualité.

Ce colloque permettra de communiquer et d'échanger sur l’origine de ces éléments dans les eaux, les
problématiques d’analyse, les risques pour la santé et les traitements permettant leur élimination dans les eaux dans
le cadre de divers usages (rejet au milieu naturel, potabilisation).

 Proposition de Communication, Titre :

___________________________________________________________________________________________________

______________________________________________________________________________________

 Proposition de Poster Communication, Titre :

____________________________________________________________________________________________________

________________________________________________________________________

Comité d’organisation à Limoges :


Véronique Deluchat, Stéphane Simon, Gilles Guibaud
GRESE EA 4330 - FST – 123 Av A. THOMAS – F-87 060 LIMOGES
Tél. : 05 55 45 74 28 Fax : 05 55 45 73 67
Courriel : Filiere-eau@unilim.fr - gilles.guibaud@unilim.fr

40
BULLETIN D’INSCRIPTION
« CONTAMINANTS MINERAUX (ARSENIC, SELENIUM,
FLUOR, RADIOELEMENTS, …) DANS LES EAUX DESTINEES
A LA CONSOMMATION HUMAINE »
Jeudi 7 et Vendredi 8 Juin 2O12
Amphithéâtre Duchaigne - Université de Limoges
Faculté des Sciences et Techniques, 123 Avenue Albert THOMAS, 87 060 Limoges Cedex
Nom, Prénom :

Organisme :

Adresse :

Mail :

INSCRIPTION Auprès de l’A.S.E.E.S.


Tarif (Repas jeudi midi compris) non adhérent par personne : 190 Euros
Tarif (Repas jeudi midi compris) adhérent par personne : 150 Euros

Bulletin d’inscription et Résumé si vous présentez une


communication orale ou un poster à envoyer S.V.P à :
Gilles Husson, Université Paris Descartes
4 avenue de l'Observatoire
F-75 270 PARIS cedex 06
Courriel : gilles.husson@parisdescartes.fr
A envoyer en copie au format numérique Word ou Open Office
(pas de pdf) avant le 1er Avril 2012 au comité d’organisation à
Limoges pour l’élaboration des actes :
Courriel : Filiere-eau@unilim.fr - gilles.guibaud@unilim.fr
Si inscription avec la Formation Professionnelle
Nous le demander explicitement. Tarif unique (Repas jeudi midi compris) à 190 Euros
(Inscription avant le 25 Mai 2012 et pas de possibilité d’annulation)

- Sauf avis contraire, les factures sont adressées aux participants après le colloque
- Un plan sera adressé aux inscrits

Publication des communications du colloque


L’ « European Journal of Water Quality », (Rédacteur-en-Chef: G.P.Husson), organe de l'Association Scientifique
Européenne pour l'Eau et la Santé, publiera (en ligne et en version papier) les communications originales (travaux
expérimentaux ou mises au point) retenues par son comité de lecture. Pour cela, les auteurs voudront bien donner
leur communication, rédigée en français ou en anglais, selon les recommandations aux auteurs, le jour du Colloque.
Les communications à caractère de revue générale seront orientées vers les CAHIERS de l'Association
Scientifique Européenne pour l'Eau et la Santé.

Sites avec tous les journaux publiés par l’ASEES et sur abonnement
http://www.water-quality-journal.org www.asees.fr

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