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ENSIM 1A

Eléments de remise à niveau : Physique.

Année 2009-2010

Dominique Debarnot, Jean-Michel Génevaux, Samuel Gougeon, Nicolas Joly


jmgenev@univ-lemans.fr
http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95

4 septembre 2010
Table des matières

1 Méthode 2

2 Eléments de remise à niveau : Physique 4


2.1 Unités et dimensions (2 séances) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.2 Homogénéité, adimensionalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.3 Adimensionalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.4 Unités logarithmiques relatives ou absolues . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.5 Ordres de grandeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.6 Brevets d’acquisition de connaissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.7 Brevets d’acquisition de compétence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.8 Questionnaire d’auto-test . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Instrumentation (1 séance) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.2 Pied à coulisse, vernier angulaire, butée micrométrique. . . . . . . . . . . . 7
2.2.3 Usage d’un générateur de fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.4 Usage d’un multimètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.5 Usage d’un oscilloscope. Modes AC/DC. Zéro et masse. Réglages pour un
usage à pleine échelle/plein cadran. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.6 Brevet d’acquisition de connaissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.7 Brevet d’acquisition de compétence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.8 Questionnaire d’auto-test . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3 Mesures (2 séances) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.2 Echantillonner intelligemment une série de mesures . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.3 Présenter des mesures : Chiffres significatifs ; tableaux ; graphes . . . . . . . 9
2.3.4 Réduire les données : régression linéaire b(a) . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.3.5 Dispersion statistique : Estimer la répétabilité expérimentale d’une mesure 11
2.3.6 Analyse des sources d’incertitudes ; facteurs de sensibilité . . . . . . . . . . 11
2.3.7 Brevet d’acquisition de connaissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3.8 Brevet d’acquisition de compétence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3.9 Questionnaire d’auto-test . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.4 Système, flux et bilan ( séances n° 6 et 7 ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.4.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.5 Forces ( séance n° 8 ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.5.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.6 Matière ( séances n° 9 et 10 ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.6.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.7 Information ( séance n° 11 ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.7.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.8 Signaux, ondes ( séances n° 12, 13 et 14 ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.8.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.9 Phénomènes ( séances n° 15 et 16 ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.9.1 Objectifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

1
Chapitre 1

Méthode

2
Tous les documents (cours, td, tp , examens, corrigés, qcm) relatifs à ce cours sont disponibles
sous http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95
Cet enseignement se base sur deux polycopiés : des fiches de cours et une banque de brevets ou
exercices :
– Pour vérifier de façon individuelle que vous avez acquis les compétences nécessaires, des petits
exercices ciblés, appelés brevets, sont disponibles dans le document intitulé Banque de brevets.
Ils ont été écrit suites aux erreurs rencontrées les plus fréquemment dans les copies d’examen.
La banque de brevet qui vous a été distribuée ne comporte pas les réponses. Vous trouverez
dans la salle un exemplaire avec les réponses, ainsi que sur le UMTICE. Les brevets ne sont
pas à faire dans l’ordre de leur numérotation, mais en fonction des informations données dans
le cours.
– Chaque séance commence par 10 minutes de lecture silencieuse du polycopié, puis réponse
de l’enseignant à des éclaircissements que vous demandez, puis obtention de brevets.
– Lors d’une même séance, les étudiants ne travaillent pas nécessairement sur le même thème.
– Un examen conclue ce module.
– Après l’examen, il vous sera demandé d’évaluer le module (fond, forme, pédagogie employées,
améliorations souhaitées, commentaires diverses et variés anonymes...).
Nous vous souhaitons une bonne découverte, et bien sûr... une bonne collaboration entre vous.

Jean-Michel Génevaux,
jmgenev@univ-lemans.fr

3
Chapitre 2

Eléments de remise à niveau :


Physique

4
2.1 Unités et dimensions (2 séances)
2.1.1 Objectifs
– Homogénéité d’une relation
– Equation aux dimensions
– Unités adimensionnelles.
Unités angulaires : radian = unité physique. minutes et secondes d’arc.
– Unités logarithmiques relatives ou absolues, dimensionnées ou adimensionnées : dB, dBm,
dBm - dBm = dB, dB/km, pH, octave, magnitude et niveau (visuelle, sismique), etc ...
– Ordres de grandeurs, échelles : de taille ; de masse ; de temps ; de puissance acoustique ; de
puissance lumineuse ; débit d’information...
– Conversions des principales unités entre système métrique et système impérial

2.1.2 Homogénéité, adimensionalisation


Les grandeurs de part et d’autre d’une équation sont généralement de natures différentes. Par
exemple, le principe fondamental de la dynamique en terme de résultante

F~ = m~ΓG,S/R0 , (2.1)

exprime une relation entre un effort F , une masse m et l’accélération du centre de gravité d’un
solide Γ (voir cours de ”Mécanique Générale”). Cette écriture est intrinsèque : elle ne dépend
pas du repère dans lequel les grandeurs sont exprimées (repère cartésien, cylindrique, sphérique,
curviligne...). Vous vous devez de vérifier pour chaque loi, que l’équation est homogène : que
les dimensions sont les mêmes de part et d’autre d’un signe égalité. Dans l’exemple précédent,
l’équation est homogène à une masse fois une longueur divisée par un temps au carré :

M LT −2. (2.2)

Les équations sont donc indépendantes de l’unité prise pour chaque grandeur (pour la longueur
L : le mètre, le centimètre, le pouce...). Il suffit de choisir les mêmes unités de part et d’autre de
l’équation. Lorsque vous sommez deux termes, ils doivent aussi être homogènes. Ajouter 1 carotte et
un choux de fera pas 2 quelques choses, mais juste un début de pot-au-feu. Essayez d’additionner
des km/h et des kg pour vous en convaincre. La norme internationale ISO 1000 (ICS 01 060)
décrit les unités du Système international et les recommandations pour l’emploi de leurs multiples
et de certaines autres unités. Le Système international compte sept unités de base : le mètre, le
kilogramme, la seconde, l’ampère, le kelvin, la mole et la candela, censées quantifier des grandeurs
physiques indépendantes.

2.1.3 Adimensionalisation
Des grandeurs sont sans dimension. Vous n’ignorez pas que le périmètre d’un cercle de rayon r
est p = 2πr. Si on ne décrit qu’une partie du cercle une relation similaire lie la longueur de l’arc
de cercle c au rayon : c = αr. L’angle est donc α = c/r un rapport de deux longueurs : l’angle,
exprimé en radian est sans dimension. De même, l’écoulement d’un fluide visqueux dépend du
rapport entre les effets dynamiques et les effets visqueux. Lorsque l’on souhaite faire une maquette
à échelle réduite, il faut conserver ce rapport entre les différentes forces : on conservera le nombre de
Reynolds Re = ρvd ν , avec ρ la masse volumique, d une dimension caractéristique de l’écoulement, ?v
une vitesse caractéristique de l’écoulement et ν la viscosité cinématique. L’adimensionalisation des
équations est très utilisée en mécanique des fluides, beaucoup moins hélas en mécanique des solides.
Ceci n’est en fait dû qu’à des habitudes différentes au sein des deux communautés. Adimensionaliser
les équations à l’avantage de faire apparaı̂tre les groupements adimensionels de paramètres qui
régissent le comportement, mais présente l’inconvénient, en cas d’erreur de calcul par une omission
d’un terme adimensionnel, de ne pas rendre l’équation non homogène, et donc enlève un moyen de
vérifier le résultat final.

5
2.1.4 Unités logarithmiques relatives ou absolues
Des capteurs comme nos oreilles ne sont pas sensibles de façon linéaire au bruit. Il est donc
intéressant de ne pas mesurer le niveau acoustique sur une échelle linéaire, mais logarithmique. De
plus, prendre en compte le seuil d’audibilité pour définir l’échelle logarithmique amène à considérer
p2
 
un niveau de référence de pression de Pref = 10−12 Pa. On construit alors Lp = 10 log pef 2
f
=
  ref
p f
20 log pefref
dont l’unité est alors le décibel noté dB, avec pef f la pression efficace en Pa. Le choix
d’une échelle logarithmique dans la représentation graphique d’une relation entre deux grandeurs
a et b peut être justifiée par :
– des répartitions des valeurs de a ou b de façon géométrique
– pour déterminer des coefficients lorsque la fonction liant a et b est non linéaire.
Prenons par exemple une relation théorique du type b = a0.34 . Si l’on cherche à vérifier expérimentalement
l’exposant de cette relation, il est plus judicieux de tracer log b en fonction de log a : la fonction
théorique (log b = 0.34 log a) est une droite passant par l’origine, les points expérimentaux perme-
ttent de leur coté de déterminer la pente expérimentale (avec son incertitude) qui donne la valeur
expérimentale du coefficient (avec son incertitude).

2.1.5 Ordres de grandeurs


Il ne suffit pas que votre mesure soit donnée dans des unités cohérentes, par exemple si votre
capteur mesure la vitesse du cycliste en descente par le rupture de deux faisceaux lasers distants de
1 cm dans un intervalle de temps de 12.3 10−2 s, encore faut-il que la valeur soit cohérente. Dans
le cas de votre cycliste, il roule à 0,29 km/h ! On compte sur votre expérience.

2.1.6 Brevets d’acquisition de connaissance


Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le brevet 155, 212,
60. Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95.

2.1.7 Brevets d’acquisition de compétence


Pour vérifier que vous savez réinvestir cette connaissance sur un autre cas, je vous invite à
obtenir les brevets 211, 213, 224 et 60 bis. Si vous avez des difficultés, je vous invite à con-
tacter le référent du brevet correspondant, dont le mél est disponible sur http ://umtice.univ-
lemans.fr/course/view.php ?id=95.

2.1.8 Questionnaire d’auto-test


Pour vous auto-évaluer sur ce paragraphe, je vous invite à faire le qcm1a001 disponible sur
http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95.

6
Figure 2.1 – Curseurs d’un pied à coulisse

2.2 Instrumentation (1 séance)


2.2.1 Objectifs
– Pied à coulisse, vernier angulaire, butée micrométrique.
– Usage d’un générateur de fonctions
– Usage d’un multimètre
– Usage d’un oscilloscope. Modes AC/DC. Zéro et masse. Réglages pour un usage à pleine
échelle/plein cadran.

2.2.2 Pied à coulisse, vernier angulaire, butée micrométrique.


Les mesures de longueur, de distance peuvent être précise par l’utilisation d’une double échelle.
A titre d’exemple, la figure 2.1 montre deux échelles : l’échelle A est l’échelle de référence graduée
en cm, et l’échelle B est est graduée aussi mais sur une distance réduite de 10% comme le montre
la figure a). La mesure d’une longueur de pièce consiste à déplacer l’échelle B comme montré sur
la figure b). On lit alors en face de la première graduation à gauche de l’échelle B que la distance
est comprise entre 1,6 cm et 1,7 cm. On recherche ensuite la coı̈ncidence entre les graduations de
l’échelle B et A. Dans l’exemple cette coı̈ncidence apparaı̂t pour la 3ième graduation (la première
graduation à gauche est repérée par 0). La valeur de la longueur est donc 1,6+0,03=1,63 cm. Le
même principe avec une double échelle est utilisée pour des mesures d’angle, ou de profondeur.

2.2.3 Usage d’un générateur de fonctions


Un générateur de fonction, permet de créer des signaux temporels électriques de différentes
formes (sinus, carré, triangle...) et amplitude, pour certains variable dans le temps : sinus glissant
(chirp). Le signal, précis, est de faible tension et de faible intensité. Il est en général associé à
un amplificateur qui permet d’avoir de la puissance pour alimenter l’actionneur (haut-parleur,
pot vibrant...). Bien que certains appareils soient d’utilisation intuitive, il est parfois utile d’avoir
au moins lu une fois la notice. Des générateurs de fonction sont souvent intégrés à des appareils
d’analyse de signal (analyseur de spectre).

2.2.4 Usage d’un multimètre


Un multimètre permet de mesurer une tension alternative ou continue, une intensité, une
résistance. Pour être le plus précis possible dans cette mesure, il est nécessaire de choisir cor-
rectement la gamme de mesure. Bien que certains appareils soient d’utilisation intuitive, il est
parfois utile d’avoir au moins lu une fois la notice.

7
2.2.5 Usage d’un oscilloscope. Modes AC/DC. Zéro et masse. Réglages
pour un usage à pleine échelle/plein cadran.
Un oscilloscope permet de mesurer une tension l’évolution dans le temps d’une tension. Pour
être le plus précis possible dans cette mesure, il est nécessaire de choisir correctement la gamme de
mesure et l’échelle de temps. On veillera à identifier l’existence ou non d’une composante continue
dans le signal. Bien que certains appareils soient d’utilisation intuitive, il est parfois utile d’avoir
au moins lu une fois la notice.

2.2.6 Brevet d’acquisition de connaissance


Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir les brevets 061, 402,
403, 404. Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant,
dont le mél est disponible sur http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95.

2.2.7 Brevet d’acquisition de compétence


Pour vérifier que vous savez réinvestir cette connaissance sur un autre cas, je vous invite à
obtenir les brevets 061 bis, et à refaire les brevets 402 403 et 404 avec un autre détenteur de ces
brevets. Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant,
dont le mél est disponible sur http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95.

2.2.8 Questionnaire d’auto-test


Pour vous auto-évaluer sur ce paragraphe, je vous invite à faire le qcm xxx disponible sur
http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95.

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2.3 Mesures (2 séances)
2.3.1 Objectifs
– Echantillonner intelligemment une série de mesures
– Présenter des mesures : Chiffres significatifs ; tableaux ; graphes
– Réduire les données : régression linéaire b(a)
– Dispersion statistique : Estimer la répétabilité expérimentale d’une mesure
– Analyse des sources d’incertitudes ; facteurs de sensibilité : Approche

2.3.2 Echantillonner intelligemment une série de mesures


Nous nous plaçons dans le cas où vous souhaitez mesurer la relation entre une grandeur a et une
grandeur b d’un système, et que vous mesurez ces deux grandeurs directement avec deux appareils.
Vous choisissez l’un des deux paramètres comme paramètre de contrôle, par exemple a. C’est donc
celui-ci dont vous ajustez les valeurs et observez la réponse du paramètre b.
1. Si vous connaissez a priori la gamme de variation possible de a (par exemple la force minimale
et la force maximale admissible par le système), alors la démarche la plus logique est :
– mesure pour a mini, pour a maxi et pour a milieu de ces valeurs, des valeurs correspondantes
de b,
– tracé du graphique b en fonction de a,
– si l’évolution semble linéaire, rajouter des points en divisant par deux chaque interval
– si l’évolution n’est pas linéaire, rajouter des points dans la zone où b évolue le plus vite.
– itérer cette démarche, jusqu’à avoir une description ”suffisante” de la relation entre a et b.
2. Si vous n’avez aucune information sur les gammes de variations de a et b, alors à partir de a
mini, incrémentez a jusqu’à obtenir une variation mesurable de b, puis refaire des incréments
de a de même amplitude et mesurez l’évolution de b. Si la loi est à priori non linéaire (plasticité
pour une structure...) à partir d’un certain seuil, arrêter dès la détection d’une non linéarité.
3. Si vous ne connaissez pas la gamme de variation possible de a, mais connaissez la gamme de
variation possible de b, faites la mesure pour a mini, puis ajustez a afin d’atteindre b maxi,
puis reprendre la démarche 1.

2.3.3 Présenter des mesures : Chiffres significatifs ; tableaux ; graphes


Si vous souhaitez présenter une mesure expérimentale, l’appareil utilisé à une précision dont vous
devez avoir une idée. Pour cela il vous faut consulter la notice, ou, pour une première approximation,
l’estimer par le produit de la classe de l’appareil par la pleine échelle : un voltmètre de classe 2,
2
de pleine échelle 40 mV, à une précision de l’ordre de 100 40 = 0.8 mV. N’affichez pas dans ce
cas une mesure de 34,567 mV, des enseignants plein d’humour ne manqueront pas de noter votre
compte-rendu avec 12 chiffres significatifs. Vous souhaitez présenter un résultat dans un tableau ?
Mettez-le en annexe ! Puis posez-vous la question : quel est le graphique basé sur ce tableau qui
présente la même idée de façon bien plus visuelle. Dans l’annexe, si votre tableau présente chaque
essai sur une ligne, la première ligne doit indiquer la grandeur de la colonne, la seconde ligne les
unités utilisées. Si une colonne présente des résultats issus d’une formule mathématique à base de
données expérimentales, que vos données expérimentales ont 3 chiffres significatifs, les résultats
issus de calcul n’ont pas nécessairement 12 chiffres significatifs ! Une tableau est accompagné d’une
légende.
a b c = ab
m mV Vm
Tab. 23 : Joli tableau bien présenté et non absurde scientifiquement parlant.
12 2.34 0.028
23 2.78 0.064
Un graphe est l’expression visuelle d’une relation entre plusieurs grandeurs. Si la tendance est
visible ”du premier coup d’oeil”, il doit néanmoins comporter suffisemment d’information pour
que le lecteur puisse retrouver les valeurs... qui sont dans le tableau en annexe. Sauf clause de
confidentialité, doivent être présents sur chaque axe, les échelles, les unités, la grandeur représentée,

9
Figure 2.2 – Représentations graphiques d’un même jeu de données expérimentales : le graphique
a) est le plus explicite, le graphique c) empêche la reconnaissance de la fonction tangente.

ainsi qu’une légende. Si vous souhaitez que l’amplitude de la variation de b en fonction de a soit
estimable ”du premier coup d’oeil”, l’échelle de b doit comporter la valeur 0. Si la répartition
des valeurs de a et de b ne sont fortement non linéaires, un graphe semi-logarithmique ou bi-
logarithmique est à envisager. Dans un graphe sont représentés des couples (ai ,bi ). Entre deux
points, aucune mesure n’est faite, aussi il est scientifiquement logique de ne pas relier ces points.
Si plusieurs jeux de données sont présentes dans un même graphe, (ai ,bi ) et (ai ,ci ), utilisez des
formes de points différentes, et si la lisibilité entre les deux courbes n’est pas suffisante, il est
possible de relier les points par des segments de droite. Evitez absolument de relier ces points
par des courbes dérivables : vous pourriez faire croire que des points intermédiaires existent entre
vos points de mesures et vous faites croire au lecteur qu’un modèle sous-jacent à cette courbe a été
utilisé. A titre d’illustration sur la figure 2.2, des points expérimentaux sont tracés. Le graphique
a) est à préférer. Le graphique b) n’apporte pas une lisibilité plus grande qui justifie de relier les
points. Le graphique c) est à proscrire absolument, car il vous empêche de détecter la fonction qui
a servi à construire ces points expérimentaux... b = tan(a).

2.3.4 Réduire les données : régression linéaire b(a)


Si l’on soupçonne l’existence d’un modèle linéaire qui permette de simuler les points expérimentaux
(et uniquement dans ce cas), il est intéressant de mesurer la pente moyenne donnée par ces points
expérimentaux. Même si la loi théorique est linéaire b = pa, il est nécessaire de rechercher un
modèle affine b = pa + c pour ne pas forcer la droite à passer par le point de coordonnées (0,0), car
les réglages de zéro sont souvent difficiles (frottements...). La droite dite des moindres carrés
est donnée par la démarche suivante :
1. obtenir par essai N couples (ai ,bi )
2. tracer la courbe et vérifier, à l’oeil, l’alignement des points (cela vous évitera d’essayer de
faire passer une droite par des points voisins d’une parabole !).
3. calculer les estimateurs des coefficients de la droite des moindres carrés,
PN PN PN
N i=1 ai b i − i=1 ai i=1 bi
p= PN hP i2 (2.3)
2 N
N i=1 ai − i=1 ai

PN PN PN PN
i=1 bi i=1 a2i − i=1 ai b i i=1 ai
c= PN hP i2 (2.4)
2 N
N i=1 ai − i=1 ai

Les calculatrices et les programmes de traçage de courbes donnent souvent ces coefficients grâce à
une courbe de tendance. La précision sur p et sur c ne sont pas reliées directement au coefficient
de régression r souvent donné par les programmes. Ceci sera étudié en deuxième année de l’Ensim.

10
2.3.5 Dispersion statistique : Estimer la répétabilité expérimentale d’une
mesure
Lorsque l’on ne connaı̂t pas l’incertitude sur une grandeur Y , on peut néanmoins estimer par
répétabilité, l’incertitude sur la moyenne des valeurs des Y obtenus. Ces incertitudes de répétabilité
sont dites de type A. Son évaluation est plus chère qu’une évaluation a priori, dite de type B. Vous
le constaterez en séance de tp. On souhaite obtenir la mesure Y , dont le meilleur estimateur est la
moyenne Ȳ des mesures Yi que l’on réalisera. Il nous faut évaluer l’incertitude de Ȳ . La démarche
à suivre est la suivante :
1. faire les mesures Yi pour i de 1 à N .
PN
Yi
2. calculer la moyenne des réalisations Ȳ = N
i=1

PN 2
i=1 (Yi −Ȳ )
3. calculer la variance estimée σ 2 (Y ) = N −1
4. vérifier que la distribution des mesures tend vers une répartition Gaussienne.
5. choisir un niveau de confiance P %, par négociation avec le client, car le coût sera différent.
Par exemple, on acceptera un résultat avec 5% de chances de se tromper (soit P = 95%).
6. connaissant le nombre de degrés de liberté (N − 1), prendre le facteur d’élargissement tp dans
la table de Student (figure 2.3).
tp σ(Y )
7. obtenir la valeur de l’incertitude sur Ȳ : ∆Ȳ = √
N
.
Comment choisit-on le nombre de mesures N ? Il vous suffit d’observer lors des essais l’évolution
de ∆Ȳ , et de vous arrêter lorsque le client est satisfait de la précision obtenue, ou qu’il ne veut
pas payer plus, ou qu’il exige de respecter une norme. Un programme en language scilab, qui fait
cette analyse et trace la courbe d’évolution de Ȳ + ∆Ȳ et Ȳ − ∆Ȳ , vous est fourni sur le site
http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95. Il produit la figure 2.4.

2.3.6 Analyse des sources d’incertitudes ; facteurs de sensibilité


La démarche de détermination de l’incertitude globale sur une mesure doit être la suivante :
– définition du mesurande
– description de la procédure de mesure
– liste des appareils utilisé lors de cette mesure
– analyse des causes d’incertitude : sur une ligne on reporte les différents composants de la
mesure, et pour chacun, on définit les causes possibles d’incertitude (exemple pour le cas
d’un étalonnage d’ampèremetre, figures 2.6, 2.7)
– modélisation du processus de mesure : on doit obtenir la formule liant la grandeur que l’on
souhaite évaluer aux grandeurs mesurée ainsi que leurs éventuelles corrections
– évaluation des corrections
– calcul des incertitudes type : par la méthode de type A pour le traitement des lectures
lorsqu’elles ne sont pas uniques, par la méthode de type B pour chaque appareil (étalonage,
dérive, résolution, effet de température...)
– calcul de l’incertitude type composée (voir ci-dessous)
L’écart-type σY sur la grandeur composée Y = f (x1 , x2 , ...) qui est fonction des q paramètres
xi ,...,xq , est donné par,
q  2 q−1 X q
X ∂f X ∂f ∂f cov(xi , xj )
σY2 = σi2 + 2 σi σj q (2.5)
i=1
∂x i i=1 j=i+1
∂xi ∂xj σi2 σj2
∂f
avec ∂x i
le facteur de sensibilité de Y par rapport à la variable xi et cov(xi , xj ) la covariance entre
les deux paramètres xi et xj donnée par,
cov(xi , xj ) = E [(xi − x̄i )(xj − x¯j )] , (2.6)
que l’on peut estimer dans le cas de N paires d’observations simultanées, par,
N
1 X
cov(xi , xj ) = (xil − x̄i )(xjl − x¯j ) (2.7)
N −1
l=1

11
Figure 2.3 – Table de Student

12
Figure 2.4 – carré : les mesures yi ; losanges : les bornes de la valeur moyenne Ȳ + ∆Ȳ et Ȳ − ∆Ȳ
avec 5% de chances de se tromper.

Figure 2.5 – Méthode des 5 M pour la détermination des incertitudes (extrait de recueil d’exemples
d’évaluation d’incertitudes)

Figure 2.6 – Montage d’étalonnage d’un ampèremètre (extrait de recueil d’exemples d’évaluation
d’incertitudes)

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Figure 2.7 – Analyse des causes d’incertitudes lors de l’étalonnage d’un ampèremètre (extrait de
recueil d’exemples d’évaluation d’incertitudes)

Cette méthode sera détaillée au cours de la formation de seconde année de l’Ensim. Les personnes
intéressées peuvent néanmoins se référer au cours de deuxième année et aux brevets correspondants,
disponible sur http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95.

2.3.7 Brevet d’acquisition de connaissance


Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir les brevets 062, 063,
064, 065, 66, 26, 27 et 43. Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet
correspondant, dont le mél est disponible sur http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95.

2.3.8 Brevet d’acquisition de compétence


Pour vérifier que vous savez réinvestir cette connaissance sur un autre cas, je vous invite à
obtenir les brevets 062bis, 26bis, 27bis et 43bis. Si vous avez des difficultés, je vous invite à con-
tacter le référent du brevet correspondant, dont le mél est disponible sur http ://umtice.univ-
lemans.fr/course/view.php ?id=95.

2.3.9 Questionnaire d’auto-test


Pour vous auto-évaluer sur ce paragraphe, je vous invite à faire le qcm xxx disponible sur
http ://umtice.univ-lemans.fr/course/view.php ?id=95.

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2.4 Système, flux et bilan ( séances n° 6 et 7 )
2.4.1 Objectifs
– Système : Identification et conformations : Système élémentaire ou macroscopique. Système
intègre (connexe) ou fragmenté. ? Notion d’intérieur et extérieur. Exemples
– Echanges, flux, régime (transitoire / établi), et bilan Modalités d’échange : Incidence, réflexion,
transmission, absorption, ré-émission
– Point de fonctionnement (stationnaire)
– Equations de conservation : Exemples
– Conservation de la matière (ou de la masse)
– Conservation de la charge électrique. Loi des noeuds
– .Conservation de la chaleur
– Conservation du rayonnement
– Conservation de la quantité de mouvement

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2.5 Forces ( séance n° 8 )
2.5.1 Objectifs
– Bref inventaire : Force électrostatique ; force magnétique ; électromagnétisme ; force radiative ;
forces de contact ; force gravitationnelle ; forces d’inertie ; force nucléaire. Pour chacune :
– Situation illustrée
– Expression de l’intensité, portée
– Rapports de force. Effets d’échelle, écrantage.

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2.6 Matière ( séances n° 9 et 10 )
2.6.1 Objectifs
– Table des éléments. Organisation de la table : Lien entre la couche électronique externe, la
position dans la table (colonne, ligne), et les propriétés chimiques. Exemples de composants
pour chaque famille (halogènes, gaz rares, métaux de transition, etc)
– Etats et propriétés : Pureté et dopage. Cristaux et verres.
– Industrie des matériaux : Carbone ; semi-conducteurs ; minéraux rares stratégiques
– Réponse à une action externe : Exemples de lois de comportement

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2.7 Information ( séance n° 11 )
2.7.1 Objectifs
– Signal = modification transitoire de la propriété d’un objet. Différence entre célérité et vitesse.
Vitesses et célérités associées à différents phénomènes : électrons et signal électrique ; lumière ;
son ...
– Information : Définition. Quantité d’information. Débits. Unités associées.

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2.8 Signaux, ondes ( séances n° 12, 13 et 14 )
2.8.1 Objectifs
– Description harmonique d’un signal : Notion d’onde.
– Propagation d’un signal ”pur” : Aléas localisés (interfaces) : Réflexion, transmission, , déphasage,
stationnarité (1D). Réfraction (2D ou +)
– Propagation d’un signal ”pur” : Aléas répartis (milieu) : Transmission, absorption, déphasage
linéiques.
– Signaux polychromatiques (multifréquentiels) : Dispersion
– Acoustique, optique, ligne électrique... : Impédances, indices. Parties réelle et imaginaire.
Coefficients de réflexion, d’absorption, de transmission.

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2.9 Phénomènes ( séances n° 15 et 16 )
2.9.1 Objectifs
– Portée, cohérence : Phénomènes locaux ; phénomènes collectifs
– Caractéristiques intensives / extensives
– Dynamique des phénomènes : Linéarité / rétroaction
– Phénomènes de diffusion. Dissipation

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