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Etude statistique de la transmission

des caractères héréditaires chez les diploïdes


A- Transmission d’un couple d’allèles :
I- Exercice 1 :
On croise des pieds de maïs à grains noirs (race sauvage) avec des pieds à grains
jaunes (race mutante).
1- Comment appelle-on ce type de croisement ?
2- Définissez le phénotype.
3- Ecrivez le phénotype des deux races en utilisant les symboles adéquats.
Cette hybridation donne des pieds à grains noirs (génération F1).
4- Que peut-on conclure de ces résultats ?
Le croisement des pieds de la génération F1 entre eux (autofécondation), donne
une génération F2 formée de pieds à grains noirs et des pieds à grains jaune.
5- Déterminez les proportions des différents phénotypes de la génération F2.
Justifiez votre réponse.
II- Réponse :
1- On croise deux races différentes d'une même espèce (maïs), il s’agit donc d’une
hybridation. Puisque les deux races diffèrent par un seul caractère (la couleur des
grains) ; on parle de monohybridisme.
2- Le phénotype est l'ensemble des traits observables chez un individu et qui
résultent de l’expression du génome.
3- On peut écrire les phénotypes de différentes manières :
Race sauvage à grain noirs [N] [n+] [j+]
Race mutante à grain jaunes [j] [n] [j-]
Quelques exemples d’écriture des génotypes
4- Puisqu’il s’agit d’un monohybridisme et les individus formant la génération F 1
ont le même phénotype (génération homogène), on conclut que les deux races parentales
sont pures (Première loi de Mendel), c’est à dire homozygote pour le caractère étudier.
Donc la race sauvage porte le même allèle « graines noirs » N/ sur les deux
chromosomes homologues (où se trouve le locus du gène responsable du caractère
étudié), alors que la race mutante porte le même allèle « graines jaune » j/ sur les deux
chromosomes homologues.
Le génotype de la race sauvage à graines noirs est N//N et le génotype de la
race mutante à graines jaunes est j//j.
Puisque les parents sont de races pures, ils vont donner un seul type de
gamètes :

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Race parentale à grains noirs Race parentale à grains jaunes
Phénotype [N] [j]
Génotype N//N j//j
Génotype des gamètes 100% N/ 100% j/
Après la fécondation, on obtient des zygotes qui portent en même temps l’allèle
N/ et j/. Donc le génotype de la génération F1 (qui résulte du développement de ces
zygotes) est N//j ; on dit qu’elle est hétérozygote (hybride).
Malgré la présence de l’allèle j/ chez la génération F1, elle a le phénotype [N].
On conclut que l’allèle N/ est dominant alors que l’allèle j/ est récessif.
5- Puisque le génotype de la génération F1 est N//j, elle va donner deux types de
gamètes : 50% dont le génotype est N/ est 50% dont le génotype est j/. Donc l’échiquier
de ce croisement sera comme suit :
F1 1/2 1/2
F1 N/ j/
1/2 N//N N//j
N/ 1/4 [N] 1/4 [N]
1/2 N//j j//j
j/ 1/4 [N] 1/4 [j]
La génération F2 se compose donc de 75% de pieds à grains noirs [N] et 25%
de pieds à grains jaunes [j].
Remarques :
- Le caractère récessif n’apparait que chez les individus homozygotes.
- Deux allèles du même caractère ne peuvent pas se réunir dans un même
gamète (car il y a séparation des allèles au cours de la méiose) : c’est la deuxième loi de
Mendel ou loi de disjonction des allèles.
III- Exercice 2 :
On croise des drosophiles à ailes longues (race sauvage) avec des drosophiles
à ailes vestigiales. On obtient la génération F1 formée de mouches à ailes longues.
1- Que peut-on conclure ? Justifiez votre réponse.
Le croisement des individus de la F1 entre eux donne la génération F2 formée
de 154 mouches à ailes longues et 46 à ailes vestigiales.
2- Expliquez ces résultats.
3- Que va donner le croisement entre deux drosophiles à ailes vestigiales de la F2 ?
4- Que va donner le croisement entre deux drosophiles à ailes longues de la F2 ?
IV- Réponse :
1- Puisqu’il s’agit d’un monohybridisme et la génération F1 homogène, on conclut
que les races parentales sont de races pures (Première loi de Mendel). Donc le génotype
de la race sauvage à ailes longues est vg+//g+ et le génotype de la race à ailes vestigiales
est vg//vg.

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Puisque les parents sont de races pures, ils vont donner un seul type de
gamètes :
Drosophiles à ailes longues Drosophiles à ailes vestigiales
Phénotype [vg+] [vg]
Génotype vg+//vg+ vg//vg
+
Génotype des gamètes 100% vg / 100% vg/
Après la fécondation, on obtient la génération F1 dont le génotype est vg+//vg.
Malgré la présence de l’allèle vg/ chez la génération F1, elle a le phénotype
[vg+], donc l’allèle vg+/ domine l’allèle vg/.
2- Puisque le génotype de la génération F1 est vg+// vg, elle va donner deux types
de gamètes : 50% dont le génotype est vg+/ est 50% dont le génotype est vg/. Donc
l’échiquier de ce croisement sera comme suit :
F1 1/2 1/2
F1 vg+/ vg/
1/2 vg+// vg+ vg+// vg
vg+/ 1/4 [vg+] 1/4 [vg+]
1/2 vg+// vg vg// vg
vg/ 1/4 [vg+] 1/4 [vg]
La génération F2 se compose théoriquement de 75% de mouches à ailes longues
+
[vg ] et 25% de mouches à ailes vestigiales [vg].
Ces résultats théoriques concordent avec le résultats expérimentaux (77% de
[vg+] et 23% de [vg]).
3- Puisque le caractère « aile vestigiales » est récessif, les drosophiles qui portent
ce phénotype sont obligatoirement homozygotes. Leur génotype est donc vg//vg et donc
leur croisement ne peut donnez que des drosophiles dont le génotype est vg//vg et de
phénotype [vg].

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4- Selon l’échiquier de la réponse 2, le phénotype « ailes longues » apparait chez
les drosophiles dont le génotype est vg+//vg+ ou chez celles dont le génotype est vg+//vg.
Donc, dans le cas du croisement entre deux drosophiles à ailes longues de la F 2 on peut
avoir trois possibilités :
- Premier cas : croisement entre des drosophiles à ailes longues de la F2 dont le
génotype est vg+//vg+ :

On obtient donc des drosophiles à ailes longues.


- Deuxième cas : croisement entre des drosophiles de la F2 à ailes longues dont
le génotype est vg+//vg+ et des drosophiles de la F2 à ailes longues dont le génotype est
vg+//vg.
Les individus homozygotes donnent un seul type de gamètes dont le génotype
+
est vg / alors que les individus hétérozygotes donnent deux types de gamètes, 50% dont
le génotype est vg+/ et 50% dont le génotype est vg/.
Donc l’échiquier de ce croissement sera comme suit :
F2 1/2 1/2
+
F2 vg / vg/
+ +
vg //vg vg+//vg
vg+/
1/2 [vg+] 1/2 [vg+]
On obtient donc des drosophiles à ailes longues.
- Troisième cas : croisement entre des drosophiles de la F2 à ailes longues dont
le génotype est vg+//vg : on obtient les mêmes résultats que ceux obtenus lors du
croisement entre les individus de la F1 (75% de [vg+] et 25% de [vg]).
V- Exercice 3 :
On croise deux races de belle de nuit, une à fleurs rouges [R] et l’autre à fleurs
blanches [B]. On obtient la génération F1 à fleurs roses [r].
1- Que peut-on conclure ? Justifiez votre réponse.
2- Que vas donner le croisement entre les individus de la F1 ? Justifiez votre réponse.
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VI- Réponse :
1- Il s’agit d’un monohybridisme. La génération F1 est homogènes, donc les parents
sont de races pures (Première loi de Mendel). Les génotypes des parents et de leurs
gamètes sont :
Belle de nuit à fleurs rouges Belle de nuit à fleurs blanches
Phénotype [R] [B]
Génotype R//R B//B
Génotype des gamètes 100% R/ 100% B/
Après la fécondation, on obtient la génération F1 dont le génotype est R//B et
le phénotype [r]. Ce phénotype diffère des phénotypes parentaux, mais il est
intermédiaire entre eux. Donc les fleur roses résulte de l’expression simultanée des deux
allèles R/ et B/ : on dit que ces allèles sont codominants.

2- Puisque les F1 sont hétérozygotes, ils produisent deux types de gamètes, chacun
contenant un seul allèle (soit R/ soit B/ selon la deuxième loi de Mendel).
F1 : belle de nuit à fleurs rose
Phénotype [r]
Génotype R//B
Génotype des gamètes 50% R/et 50% B/
Donc l’échiquier de ce croissement sera comme suit :
F1 1/2 1/2
F1 R/ B/
1/2 R//R R//B
R/ 1/4 [R] 1/4 [r]
1/2 R//B B//B
B/ 1/4 [r] 1/4 [B]

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Donc les résultats théoriques de ce croisement sont : 25% de [R], 25% de [B]
et 50% de [r].
VII- Exercice 4 :
Le croisement entre des souris noires donne toujours des souris noires.
1- Que peut-on conclure de cette observation ?
Le croisement entre des souris noires et des souris jaunes donne toujours 50%
de souris noires et 50% de souris jaunes.
2- Expliquez ces résultats.
On croise des souris jaunes entre elles. On obtient la génération F 1 qui se
compose de souris noires et de souris jaunes.
3- Déterminez les pourcentages théoriques de chaque phénotype de la F1.
Le croisement précèdent a donné 32 souris noires et 59 souris jaunes.
4- Comment peut-on expliquer ces résultats ?
VIII- Réponse :
1- Puisque le croisement entre des souris noires donne toujours des souris noires,
on peut conclure que ces souris noires sont toujours de race pure (homozygotes).
2- Puisque le croisement entre des souris noires (toujours homozygotes) et des
souris jaunes donne toujours une génération hétérogène (50% de souris noires et 50%
de souris jaunes), on conclut que les souris jaunes sont toujours hétérozygotes et leur
génotype est J//n. Donc les souris jaunes donnent deux types de gamètes : 50% dont le
génotype est J/ et 50% dont le génotype est n/.
On conclut aussi que l’allèle J/ domine l’allèle n/ et que le génotype des souris
noires est toujours n//n et donnent donc un seul type de gamète dont le génotype est n/.
Donc, l’échiquier de ce croisement est le suivant :
[J] 1/2 1/2
[n] J/ n/
J//n n//n
n/
1/2 [J] 1/2 [n]
Les résultats théoriques coïncident avec les résultats expérimentaux.
3- Puisque les souris jaunes donnent deux types de gamètes (50% dont le génotype
est J/ et 50% dont le génotype est n/), le croisement des souris jaunes entre elles donnera
les résultats théoriques suivants :
[J] 1/2 1/2
[J] J/ n/
J//J J//n
J/
1/4 [J] 1/4 [J]
J//n n//n
n/
1/4 [J] 1/4 [n]
75% de souris jaunes et 25% de souris noires.

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4- Les résultats théoriques (75% de souris jaunes et 25% de souris noires) diffèrent
des résultats expérimentaux (64.84% de souris jaunes et 35.16% de souris noires).
On ne peut expliquer ces différences que si on admet que l’allèle J/ est létal
(mortel) chez les individus homozygotes J//J. La non viabilité de ces individus
transforme les proportion 3/4 [J], 1/4 [n] en 2/3 [J], 1/3 [n]
[J] 1/2 1/2
[J] J/ n/
J//J J//n
J/
1/4 [J] 1/3 [J]
J//n n//n
n/
1/3 [J] 1/3 [n]
IX- Exercice 5 :
On croise deux races pures de drosophiles : des femelles à yeux blancs [w] et
des mâles à yeux rouges [w+]. On obtient la génération F1 formée de femelles à yeux
rouges [w+] et des mâles à yeux blancs [w].
1- Expliquez ces résultats.
2- Que va donner le croisement entre les individus de la F1 ?
X- Réponse :
1- Puisque les phénotypes de la F1 diffèrent selon le sexe (femelles à yeux rouges
et mâles à yeux blancs), on conclut que le gène responsable de la couleur des yeux chez
la drosophile est porté par un chromosome sexuelle (caractère lié au sexe).
Les yeux rouges et les yeux blancs apparaissent aussi bien chez les femelles
que chez les mâles, donc le gène qui code pour ce caractère est porté par le chromosome
sexuel X commun aux mâles et aux femelles.
Femelles à yeux blancs Mâles à yeux rouges
Phénotype ♀ [w] ♂ [w+]
Génotype XwXw Xw+Y
Génotype des gamètes 100% Xw 50% Xw+ et 50% Y
L’échiquier du croisement étudié sera comme suit :
♂ [w+] 1/2 1/2
♀ [w] Xw +
Y
+
Xw Xw XwY
Xw
1/2 ♀ [w ] 1/2 ♂ [w]
+

Les résultats théoriques sont conformes aux résultats expérimentaux.


2- Les femelles de la F1 donnent deux types de gamètes : 50% dont le génotype est
+
Xw et 50% dont le génotype est Xw.
Les mâles de la F1 donnent aussi deux types de gamètes : 50% dont le génotype
est Xw et 50% dont le génotype est Y.
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L’échiquier de ce croisement sera comme suit :
♂ F1 [w] 1/2 1/2
♀ F1 [w ]
+
Xw Y
Xw+Xw Xw+Y
1/2 Xw+
1/4 ♀ [w+] 1/4 ♂ [w+]
XwXw XwY
1/2 Xw
1/4 ♀ [w] 1/4 ♂ [w]
Donc les résultats théoriques de ce croisement sont : 25% de femelles à yeux
rouges, 25% de femelles à yeux blancs, 25% de mâles à yeux rouges et 25% de mâles à
yeux blancs.
Remarques :
- Le chromosome Y est considéré vide (ne porte aucun gène) chez la
drosophile.
- Les chromosomes sexuels comportent trois parties : une partie spécifique
au chromosome X, une partie spécifique au chromosome Y et une parie commune aux
chromosomes X et Y.

XI- Exercice 6 :
On croise des drosophiles à corps gris (caractère sauvage) avec des drosophiles
à corps ébène (caractère mutant). On obtient une génération formée de drosophile à
corps gris.
1- Que peut-on conclure ?
On dispose d’une mouche drosophile à corps gris.
2- Quels sont les génotypes possibles de cette mouche ?
3- Proposez un croisement pour déterminer le génotype de cette mouche.
4- Comment appelle-t-on ce type de croisement ?
XII- Réponse :
1- Il s’agit d’un monohybridisme (croisement entre deux races qui diffèrent par un
seul caractère). Puisque la génération obtenue (F1) est homogène, on conclut que les
deux races parentales sont de race pures (première loi de Mendel). Donc le génotype de
la race parentale à corps gris est e+//e+ alors que le génotype de la race parentale à corps
ébène est e//e.
Drosophiles Drosophiles F1
à corps gris à corps ébène
Phénotype [e+] [e] [e+]
Génotype e+//e+ e//e e+//e+
+
Génotype des gamètes 100% e / 100% e/ 50% e+/ et 50% e/
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Le génotype de la génération F1 est donc e+//e et puisque son phénotype est
[e+], on conclut que l’allèle e+/ est dominant alors que l’allèle e/ est récessif.
2- Puisque le phénotype de cette mouche est [e+], et puisque l’allèle e+/ domine
l’allèle e/, son génotype pourrait être soit e+//e+, soit e+//e.
3- Pour déterminer le génotype de cette mouche, il faut la croiser avec une mouche
ayant le phénotype récessif [e]. Dans ce cas, la génération obtenue dépendra du génotype
de la mouche étudiée.
- Si on obtient une génération homogène [e+], cela voudrait dire que la
mouche étudiée est homozygote (première loi de Mendel) et don son génotype est e+//e+.
- Si on obtient une génération hétérogène composée de 50% [e +] et 50% de
[e], on conclut que la mouche étudiée est hétérozygote et que son génotype est e+//e.
4- On appelle ce type de croisement un test-cross car il permet de déterminer le
génotype d'individus qui ont le phénotype dominant.
Remarque : Un croisement en retour (ou backcross) est un test-cross entre un individu
et un de ses parents ayant le phénotype récessif.

B- Transmission de deux couples d’allèles :


I- Exercice 1 :
On croise deux races de maïs : une à grains noirs et lisses et l’autre à grains
jaunes et ridés. On obtient la génération F1 à grain noirs et lisse.
1- Comment appelle-t-on ce type de croisement ?
2- Que peut-on conclure ?
3- Déterminez les génotypes possibles des races parentales et de leurs gamètes, ainsi
que celui des F1 et de leurs gamètes.
Le croisement entre les individus de la F1 donne une génération F2 formée de :
- 564 grains noirs et lisses.
- 184 grains noirs et ridés.
- 191 grains jaunes et lisses.
- 61 grains jaunes et ridés.
4- Expliquez ces résultats ?
II- Réponse :
1- Puisque les parents ont des phénotypes différents, on parle d’hybridation.
Puisque les parents diffèrent par deux caractères, on appelle ce type de
croisement dihybridisme.
2- Puisque la génération F1 est composée uniquement de grains noirs et lisse
(génération homogène), on conclut que les parents sont de races pures (première loi de
Mendel). On peut dire aussi que l’allèle N/ (grains noirs) domine l’allèle j/ (grains
jaunes) et que l’allèle L/ (grains lisses) domine l’allèle r/ (grains ridés)
3- Dans le cas d’un dihybridisme on distingue deux cas :
- premier cas : les deux caractères étudier sont codés par deux gènes portés
par le même chromosome (gènes liés).

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Race parentale à Race parentale à
Génération F1
grains noirs et lisses grains jaunes et ridés
Phénotype [N,L] [j,r] [N,L]
N L J r N L
Génotype
N L j r j r
50% N L
Génotype des gamètes 100% N L 100% j r
50% j r
- deuxième cas : les deux caractères étudier sont codés par deux gènes portés
sur deux chromosomes différents (gènes indépendants).
Race parentale à Race parentale à
Génération F1
grains noirs et lisses grains jaunes et ridés
Phénotype [N,L] [j,r] [N,L]
Génotype N//N , L//L j//j , r//r N//j , L//r
25% N/ , L/
25% N/ , r/
Génotype des gamètes 100% N/ , L/ 100% j/ , r/
25% j/ , L/
25% j/ , r/
4- On ne peut expliquer les résultats du croisement entre les individus de la F1 que
si on considère que les deux gènes étudiés sont indépendants. Dans ce cas on aura
l’échiquier suivant :
F1 1/4 1/4 1/4 1/4
F1 N L N r j L N j
1/4 N L N L N L N L
N L j r j L N r N L
1/16 [N,L] 1/16 [N,L] 1/16 [N,L] 1/16 [N,L]
1/4 N r N L N r N L
N r N r j r N r N r
1/16 [N,r] 1/16 [N,L] 1/16 [N,r] 1/16 [N,L]
1/4 j L j L N L N L
j L j r j L J r j L
1/16 [j,L] 1/16 [j,L] 1/16 [N,L] 1/16 [N,L]
1/4 j r j L N r N L
N j j r j r j r j r
1/16 [j,r] 1/16 [j,L] 1/16 [N,r] 1/16 [N,L]
Phénotype [N,L] [N,r] [j,L] [j,r]
9/16 soit 3/16 soit 3/16 soit 1/16 soit
Résultats théorique
56.25% 18.25% 18.25% 6.25%
Résultats
56.4% 18.4% 19.1% 61%
expérimentaux
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Les résultats théoriques sont conformes aux résultats expérimentaux.
Remarque : lors de la transmission de deux caractères indépendants, on observe que les
allèles se séparent de façon indépendante, c’est la troisième loi de Mendel ou loi de
ségrégation des allèles.
III- Exercice 2 :
On croise deux races de drosophile, une à ailes normales et corps gris [vg+ , e+]
et l’autre à ailes vestigiales et corps ébène [vg , e]. On obtient une génération F1
composée d’individus à ailes normales et corps gris.
1- Que peut-on conclure ?
On réalise un premier test-cross entre des mâles de la F1 et des femelles doubles
récessives. On obtient la génération F2 qui se compose de 234 mouches à ailes vestigiales
et corps ébène et 229 mouches à ailes normales et corps gris.
2- Calculez le pourcentage des phénotypes de la F2 ? Est-ce que ces résultats
correspondent à un cas de deux caractères indépendants ? Justifier votre réponse.
3- Que peut-on conclure ?
4- Expliquez ces résultats.
On réalise le deuxième test-cross entre des femelles de la F1 et des mâles
doubles récessifs. On obtient la génération F’2 qui se compose de :
- 41.6% de mouches à ailes normales et corps gris.
- 41.5% de mouches à ailes vestigiales et corps ébène.
- 8.5% de mouches à ailes vestigiales et corps gris.
- 8.4% de mouches à ailes normales et corps ébène.
5- Comparez les phénotypes des individus de la F’2 et de leurs parents.
6- Calculez le pourcentage des phénotypes parentaux et des phénotypes recombinés.
7- Comment peut-on expliquer les différences des résultats obtenus dans le premier
et le deuxième test-cross ?
IV- Réponse :
1- Il s’agit d’un monohybridisme (croisement entre deux races qui diffèrent par un
seul caractère). Puisque la génération F1 est composée uniquement d’individus à ailes
normales et corps gris (génération homogène), on conclut que les parents sont de races
pures pour les deux caractères (première loi de Mendel). On peut dire aussi que l’allèle
vg+/ (ailes normales) domine l’allèle vg/ (ailes vestigiales) et que l’allèle e+/ (corps gris)
domine l’allèle e/ (corps ébène).
2- On a obtenu les résultats suivants : 49% de [vg+,e+] et 51% de [vg,e].
Dans le cas de deux caractères indépendants, et selon la troisième loi de
Mendel, les mâles le la F1 devraient donner quatre types de spermatozoïdes dans les
mêmes proportions :
- 25% vg+/ e+/ - 25% vg+/ e/
- 25% vg/ e+/ - 25% vg/ e/
Les femelles ont les caractères récessifs, donc elles sont homozygotes pour les
deux caractères et donne donc un seul type d’ovules dont le génotype est vg/ e/.
Donc l’échiquier du premier test-cross sera le suivant :
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♂ F1 ¼ vg/ e/
¼ vg+/ e+ / ¼ vg+/ e/ ¼ vg/ e+/
♀ [vg,e]
vg+//vg e+//e vg+//vg e//e vg//vg e+//e vg//vg e//e
vg/ e/ [vg+,e+] [vg+,e] [vg,e+] [vg,e]
1/4 1/4 1/4 1/4
Donc les résultats théoriques sont : 25% [vg+,e+], 25% [vg+,e], 25% [vg,e+],
25% [vg,e]. Don elles diffèrent des résultats expérimentaux.
3- Les gènes qui codent les caractères étudier sont liées.
4- Puisque les caractères sont liés et que les parents sont de races pures, les
génotypes des parents et de leurs gamètes seront :
Race parentale à ailes Race parentale à ailes ‫أفراد الجيل‬F1.
normales et corps gris vestigiales et corps ébène
Phénotype [vg+,e+] [vg,e] [vg+,e+]
+ +
vg e vg e vg+ e+
Génotype + +
vg e vg e vg e
vg+ e+ 50%
Génotype de
vg+ e+ vg e
gamètes
vg e 50%
Donc l’échiquier du premier test-cross sera comme suit :

♂ F1 1/2 1/2
♀ [vg,e]
+ +
vg e vg e
vg+ e+ vg e
vg e vg e vg e
+ +
1/2 [vg ,e ] 1/2 [vg,e]
Les résultats théoriques et expérimentaux coïncident.
5- La génération F’2 est formée de quatre phénotypes :
- Deux phénotypes parentaux : [vg+,e+] et [vg,e].
- Deux phénotypes recombinés : [vg+,e] et [vg,e+].
6- Le pourcentage des phénotypes parentaux est de 83.1% et le pourcentage des
phénotypes recombinés est de 16.9%.
7- Le pourcentage des phénotypes parentaux est très supérieur à celui des
phénotypes recombinés, ce qui confirme que les caractères sont liés.
Les femelles de la génération F1 produisent donc quatre types d’ovules dont
deux recombinés (vg+ e et vg e+) en faible quantité (16.9%). Ces gamètes recombinés
résultent des crossing-over qui se produisent quelques fois lors la prophase I.

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vg+ vg+ vg vg vg+ vg vg+ vg+ vg vg vg+ vg+ vg vg

e+ e+ e e e+ e e+ e e+ e e+ e e+ e

Dans le premier test-cross on avait pas d’individus recombinés, cela est dû à


l’absence de crossing-over chez les mâles de la drosophile.

C- Evaluation de la distance séparant deux gènes liés :


Les individus recombinés résultent (dans le cas de deux caractères liés) des
échanges de fragments d’ADN (crossing-over) qui se produisent quelques fois entre les
chromosomes homologues lors la prophase I. La probabilité des crossing-over augmente
avec la distance qui sépare les gènes liés. Donc le taux des individus recombinés nous
permet d’évaluer la distance séparant les gènes liés.
Pour mesurer la distance entre deux gènes liés, on utilise le centimorgan (cMg)
comme unité. 1 cMg correspond à 1% d’individus recombinés.
La détermination des distances entre les gènes liés nous permet de réaliser les
cartes factorielles.
Exemple : pour les gènes codants pour la forme des ailes et la couleur du corps (exercice
précèdent), le taux des recombinés (deuxième test-cross) est de 16.9%, donc la distance
entre les deux gènes est de 16.9 cMg.
I- Exercice :
On croise deux races de drosophile qui diffèrent par trois caractères :
- La première race a un corps gris, des ailes normales et des yeux rouges
[e+,vg+,b+].
- La deuxième race a un corps ébène, des ailes vestigiales et des yeux bruns
[e,vg,b].
On obtient une génération F1 composée d’individus [e+,vg+,b+].
1- Que peut-on conclure ?
On croise des femelles de la génération F1 avec des mâles [e,vg,b]. On obtient
les résultats suivants :
1172 [e+,vg+,b+] 1100 [e,vg,b]
+ +
306 [e,vg ,b ] 280 [e+,vg,b]
535 [e+,vg+,b] 503 [e,vg,b+]
55 [e,vg+,b] 49 [e+,vg,b+]
2- Est-ce que les gènes étudiés sont liés ou indépendant ? justifiez votre réponse.
3- Réalisez la carte factorielle des gènes étudiés.
On croise des mâles de la génération F1 avec des femelles [e,vg,b]. On obtient
la génération F’2.
4- Quels sont les résultats attendus dans la F’2 ? Justifiez votre réponse.
II- Réponse :
1- Il s’agit d’un trihybridisme (croisement entre deux races qui diffèrent par trois
caractères). Puisque la génération F1 est homogène, on conclut que les races parentales
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sont homozygotes (première loi de Mendel). On conclut aussi que l’allèle e+/ domine
l’allèle e/, que l’allèle vg+/ domine l’allèle vg/ et que l’allèle b+/ domine l’allèle b/.
2- Pour savoir si les gènes sont liés ou non, on va considérer ce trihybridisme
comme trois dihybridisme :
Etude du premier dihybridisme :
♂ [e,vg] x ♀ [e+,vg+]
On obtient les résultats suivants :

Puisque le pourcentage des types parentaux est plus grand que celui des types
recombinés, on conclut que les gènes codant pour la couleur du corps et la forme des
ailes sont liés.
Etude du deuxième dihybridisme :
♂ [e,b] x ♀ [e+,b+]
On obtient les résultats suivants :

Puisque le pourcentage des types parentaux est plus grand que celui des types
recombinés, on conclut que les gènes codant pour la couleur du corps et la couleur des
yeux sont liés.
Etude du troisième dihybridisme :
Puisque le gène codant la couleur du corps est lié au deux autres gènes étudiés
(gène codant la forme des ailes et au gène codant la couleur des yeux) , on conclut que
les trois gènes sont liés.
3- Pour réaliser la carte factorielle, on doit déterminer les distances entre les trois
gènes grâce aux pourcentages des recombinés :
- Pour les gènes codant pour la couleur du corps et de la forme des ailes, le
pourcentage des recombinés est égale à 17.25%. Donc la distance entre ces deux gènes
est de 17.25 cMg.
- Pour les gènes codant pour la couleur du corps et la couleur des yeux, le
pourcentage des recombinés est égale à 40.60%. Donc la distance entre ces deux gènes
est de 40.60 cMg.

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- Pour les gènes codant pour la couleur des yeux et de la forme des ailes, le
pourcentage des recombinés est égale à 28.55%. Donc la distance entre ces deux gènes
est de 28.55 cMg.
e vg b

17.25 28.55

4- Puisque les femelles ont les caractères récessifs, donc elle sont homozygote et
donnent un seul type d’ovule dont le génotype est : e vg b.

Le génotype des mâles de la F1 est et puisqu’on n’a pas de


crossing-over chez les mâles de la drosophile, ces derniers donnent donc deux types de
gamètes : 50% e+ vg+ b+ et 50% e vg b.
Donc l’échiquier sera comme suit :

♂ F1 1/2 1/2
♀ [e,vg,b] e+ +
vg +
b e vg b

e+ +
vg +
b e vg b
e vg b e vg b e vg b

1/2 [e+,vg+,b+] 1/2 [e,vg,b]


Donc les résultats théoriques sont : 50% de [e+,vg+,b+] et 50% de [e,vg,b].

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