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Table des matières

Introduction.....................................................................................................................2
1. LE BETON...............................................................................................................2
1.1. Qualités requises pour le béton précontraint......................................................2
1.2 Résistance à la compression..................................................................................3
1.3 Résistance à la traction..........................................................................................4
1.4 Déformations instantanée......................................................................................6
1.4.1 Module de déformation longitudinal instantané............................................6
1.4.2 Diagramme contrainte-déformation...............................................................6
1.5 Déformations différées..........................................................................................7
1.5.1 Bref historique...............................................................................................7
1.5.2 Retrait.............................................................................................................8
1.5.3 Fluage...........................................................................................................10
1.6 Coefficient de Poisson........................................................................................11
1.7 Coefficient de dilatation thermique....................................................................12
2. Armatures..............................................................................................................12
2.1 Aciers actifs........................................................................................................12
2.2.1. Qualités requises.........................................................................................13
2.2.2 Caractéristiques géométriques.....................................................................13
2.2.3. Caractéristiques mécaniques.......................................................................15
2.2.4 Autres caractéristiques.................................................................................17
2.2.5 Caractéristiques des aciers usuels pour les câbles.......................................18
2.1 Aciers passif........................................................................................................19
2.1.1 Description des différents types d'aciers......................................................19
2.1.2 Caractéristiques géométriques des aciers passifs.........................................19
2.1.3 Caractéristiques technologiques des aciers passifs......................................20
2.1.3 Caractéristiques mécanique des aciers des passifs.......................................20
Introduction
Le béton précontraint est un type de béton dans lequel, on introduit, avant sa mise en
service, des tensions opposées à celle qu’il devra subir. Il exige une connaissance du
matériau béton plus approfondie que celle requise en béton armé. En effet, étant donné
que la précontrainte est une sollicitation permanente de grande intensité, il est essentiel
de considérer non seulement les propriétés fondamentales du béton, comme la
résistance caractéristique à la compression, mais aussi certaines propriétés dont les
effets ne sont pas instantanés mais apparaissent avec le temps. Le présent document a
donc pour objet la caractérisation des matériaux du béton précontraint.

1. LE BETON
Le béton est un matériau hétérogène composé d’un mélange de liant (ciment),
granulats, eau et éventuellement d’adjuvants. A l’état durci, le béton est caractérisé par
sa forte résistance à la compression et sa faible résistance à la traction. Dans les
structures en béton précontraint, on utilise en plus de ces deux matériaux (béton et
armatures) des aciers (câbles) de précontrainte.

1.1. Qualités requises pour le béton précontraint


Le béton précontraint est très souvent utilisé pour les ouvrages à haute performance et
de grande portée. Il faut donc le respect de certaines qualités indispensables pour son
bon fonctionnement. Au nombre de ces qualités, nous avons :

 Une résistance élevée en compression : Elle conditionne la grandeur de la force


de précontrainte et le comportement du béton sous l’action des charges qu’il
supporte.
 Un module d’élasticité élevé : Le transfert des efforts des armatures tendues au
béton provoque une déformation élastique de celui-ci et implicitement une
réduction de la force de précontrainte due au raccourcissement des câbles. Pour
réduire cette perte de tension dans l’armature tendue, le béton doit avoir des
déformations très petites.
 Une faible sensibilité aux effets des déformations différées : La force de
précontrainte est réduite dans le temps grâce aux déformations différées du
béton. Une bonne formulation s’impose, surtout pour le rapport E/C.
 Une bonne maniabilité : Dans le but de permettre le remplissage correct de
toutes les parties des moules et surtout les zones à ferraillage très dense.
 Une grande compacité : Ce qui permet de réduire sa porosité et sa perméabilité.
En effet, le béton constitue, surtout dans le cas de pré-tension, le principal
matériau de protection des câbles contre la corrosion.
 Etanche.
 Ne présentant pas d’agressivité chimique vis-à-vis les câbles de précontraint

Pour obtenir ces résultats, il faut jouer sur :

qualité du liant et des granulats


dosage du liant
composition granulométrique
quantité d’eau de gâchage et qualité
soins apportés lors de la fabrication et de la mise en œuvre
température et degré hygrométrique de l’air
personnel d’exécution

1.2 Résistance à la compression


Le béton est défini par la valeur de sa résistance à la compression à j jours
(habituellement à 28 jours) que l’on appelle résistance caractéristique à la
compression, notée fc28.

La résistance en compression du béton est mesurée par écrasement


d’éprouvettes cylindrique circulaires dont la hauteur est le double du diamètre
(Exemple D=16cm et H=32cm).

Notons qu’en utilisant les essais, on trouve la résistance caractéristique par emploi de
la formule suivante : fcj=fcm-k.s
Avec s, l’écart type et k un coefficient dépendant de P%

P% 50 20 10 5 2.5
k 0 0.8 1.28 1.64 1.96≈ 2
Tableau1 : Valeurs de k

P est le pourcentage des admis de valeurs industrielles inférieures à fcj.

La résistance caractéristique varie en fonction de l’âge du béton. Pour les


sollicitations qui s'exercent sur un béton âgé de moins de 28 jours, on se réfère à la
résistance caractéristique fcj.

 Les règles BAEL et BPEL donnent, pour un âge j≤28 jours:


j
fcj = 4,76+0,83 j f c 28
pour f c ≤ 40 MPa
28

j
fcj = 1,40+0,95 j f c 28
pour f c ¿ 40 MPa
28

 Pour 28 ≤ j<¿60
j
fcj = 4,76+0,83 j f c 28

 Pour j≥ 60
fcj = 1,1 f c 28

avec : fcj = Résistance caractéristique à j jours,


f c =¿Résistance caractéristique à 28 jours
28

1.3 Résistance à la traction


La résistance caractéristique à la traction, à l'âge de « j » jours, notée f tj, est obtenue de
deux manières : par application de formule mathématique en connaissant la résistance
en compression et par les essais. Les formules utilisées pour la calculer sont les
suivantes :

ftj = 0,6 + 0,06 fcj avec f cj ≤ 60 MPa ;


ftj=fcj2/3 pour fcj˃80MPa

ftj et fcj sont exprimées en MPa (ou N/mm²)

Les essais de laboratoire permettant de trouver cette résistance sont les suivants :
Traction directe
4 Fr
La résistance à la traction est égale à : σ bt=
π D2

Traction par flexion 3 points


M.v
La résistance à la traction est égale à : σ bt = I

En appliquant cette formule à une poutre de section bxh et de portée l, on a :


3 Fl
σ bt=
2 b h2

Traction par flexion 4 points


M.v
La résistance à la traction est égale à : σ bt = I

En appliquant cette formule à une poutre de section a*a, et de portée l divisée en 3


parties tel que l=3a, on a :
1,8 F
σ bt =
a2

Traction par fendage


0,55. F
La résistance à la traction est égale à : σ bt= d . l

Remarque
La résistance du béton est influencée par plusieurs facteurs à savoir :

qualité du ciment,
dosage en ciment,
teneur en eau,
l’âge du béton,
la température,
l’humidité,
la durée de chargement.

1.4 Déformations instantanée


1.4.1 Module de déformation longitudinal instantané
A défaut de résultats expérimentaux probants, on adopte pour le module de
déformation longitudinale instantanée du béton noté Eij, une valeur conventionnelle
égale à :
Eij=11000 fcj1/3
Notons que ce module serait utilisé pour déterminer les déformations (durée
d’application de charge inférieure à 24h).
Lorsqu'il est nécessaire d'évaluer les déformations avec une plus grande précision, le
modèle parabole-rectangle n'est généralement pas suffisant. On utilise donc le
diagramme réel, défini par la formule de SARGIN :

En prenant en compte :
- la valeur du module tangent à l'origine pour lequel on conserve la formule : 3
Eij11000 fcj
- la valeur de la déformation au maximum de contrainte, appelé pic de contrainte, que
l'on peut évaluer par la formule : 3 cj 3 b0 0,62 .10 f  
- la valeur de la résistance à la compression du béton fcj .
1.4.2 Diagramme contrainte-déformation
On adopte le diagramme parabole-rectangle pour le béton en compression à l’état
limite ultime (ELU).
Ce diagramme est composé de deux parties à savoir :
1 : zone élastique (0˂ɛbc˂2%0)
Formule
2 : zone plastique (2%0˂ɛbc˂3,5%0)
Dans cette zone, la contrainte est égale à la contrainte de calcul fbc
0.85 fc j
σbc : est la résistance de calcul du béton, qui vaut : fbc = θ γb

Avec :
γb,: le coefficient de sécurité égale à 1,5 (cas courant) et 1,15 (cas accidentel) ;

θ : le coefficient dépendant de la durée d’application de la charge (θ =1 si t > 24h ;


θ=0.9 si 1h˂t˂24h et θ =0.85 si t ˂1h.

1.5 Déformations différées


1.5.1 Bref historique

Les tentatives de CONSIDERE et BACH, de retarder les apparitions de fissuration par


compression du béton et pré-tension de l’acier.

Le brevet de P. JACKSON en Californie en 1886 qui est la première application du


béton précontraint.
Le brevet de DOEHRING en 1888 comportant quelques principes de précontrainte
mais sans lendemain et qui déposa un brevet de dalles précontrainte par fils.

Les essais des allemands KOENER et LUNDT en 1907 qui furent voués à l’échec
pour essayer de limiter la fissuration de traction du béton. Le béton insuffisamment
comprimé était encore tendu et l’effort de compression du aux aciers était
pratiquement annulé par le retrait et le fluage.

C’est FREYSSINET (1879-1962) qui en se plaçant dans des conditions voisines des
voutes, introduisit un effort de compression pour compenser les tractions à venir. En
1962, il découvrit le phénomène de fluage (déformation lente sous charge) et les lois
du retrait a la suite d’expériences sur l’arc du pont Plougastel. Cette découverte a
permis à FREYSSINET d’élucider les principales causes de l’échec de la mise en
œuvre du béton précontraint.
1.5.2 Retrait

Le retrait est le raccourcissement du béton non chargé, au cours de son durcissement.


Son importance dépend d’un certain nombre de paramètres :

 l’humidité de l’air ambiant;

 les dimensions de la pièce ;

 la quantité d’armatures ;

 la quantité d’eau ;

 le dosage en ciment;

 le temps.

La déformation relative de retrait qui se développe dans un intervalle de temps (t1, t)


peut être évaluée au moyen de la formule :

r (t1, t) = r [r(t) - r(t1)]


avec :
r : la déformation finale de retrait
r(t) : la loi d'évolution du retrait, qui varie de 0 à 1 lorsque le temps t, compté à partir
de la fabrication du béton, varie de zéro à l'infini.
La loi d'évolution du retrait est donnée par :
t
r(t)= t+9 r
m

Avec t : l'âge du béton, en jours, compté à partir du jour de fabrication, et r m le rayon
moyen de la pièce, exprimé en centimètres :
rm= B/u

B : L’aire de section

u : Le périmètre de la section

Dans le cas des bétons de structures précontraintes, réalisés avec du ciment


Portland, la déformation finale de retrait peut être évaluée par la formule :

ε r = k s .ε 0

Le coefficient ks dépend du pourcentage des armatures adhérentes s = As /B,


rapport de la section des armatures passives longitudinales (et, dans le cas de la pré-
tension, des armatures de précontrainte adhérentes) à la section transversale de la
pièce.
1
Il s'exprime par la formule : k s= 1+ 20 ρ
s

Le coefficient o dépend des conditions ambiantes et des dimensions de la

pièce. On prendra dans l'eau :

o = - 60.10-6

Et dans l'air :
 80  -6
ε 0 =  100-ρ h   6+ 10
 10+rm 

Avec h, le coefficient hygrométrique

En l'absence de données plus précises, on peut prendre pour des ouvrages à l'air libre :
h = 55 dans le quart Sud-Est de la France

h = 70 dans le reste de la France.

A défaut de résultats expérimentaux le retrait final r est donné par les


valeurs forfaitaires suivantes :

En France:

 1,5 × 10-4 dans les climats humides,

 2 × 10-4 en climat humide, ce qui est le cas en France, sauf en son quart Sud-Est,

 3 × 10-4 en climat tempéré sec, comme dans le quart Sud-Est de la France,

 4 × 10-4 en climat chaud et sec,

 5 × 10-4 en climat très sec ou désertique.

1.5.3 Fluage

Le fluage correspond à une déformation croissante dans le temps sous contrainte


constante. Il dépend d’un certains nombres de paramètres :

 L’épaisseur moyenne de la pièce ;

 La contrainte appliquée ;

 Le dosage en ciment ;

 La teneur en eau ;
 l’humidité ;

 La température ;

 L’âge de mise en tension.

La déformation de fluage à l'instant t d'un béton soumis à l'âge j=t1-t0 à une

contrainte constante 1 est exprimée sous la forme :

fl = ic Kfl (t1 - t0).f (t - t1)

t0 : date du bétonnage,
t1 : date de mise en charge ;

ic: déformation conventionnelle instantanée sous l'effet de la contrainte 1

ic = 1 / Ei28

Kfl : coefficient de fluage, qui dépend notamment de l'âge (t 1 - t0) du béton au

moment où il subit la contrainte 1 ;

f (t - t1) : une fonction de la durée du chargement (t - t 1), exprimée en jours, qui


varie de 0 à 1 quand cette durée varie de 0 à l'infini.

On peut également mettre fl sous la forme :

fl = i  (t1 - t0) f (t - t1)

i: la déformation réelle instantanée: i = 1 /Eij ;

 = Kfl Eij / Ei28 le rapport entre la déformation finale du fluage et la


déformation réelle instantanée.

Dans les cas courants, on peut prendre  = 2. La loi d'évolution de fluage f (t -


t1) est donnée par la formule :

t-t1
f  t-t1  =
t-t1 +5 rm
1.6 Coefficient de Poisson

Le coefficient de poisson du béton est pris égal à :

 0,20 en zones non fissurées


 0 en zones fissurées
1.7 Coefficient de dilatation thermique

A défaut de résultats expérimentaux, le coefficient de dilatation thermique est pris

égal à 10-5 par degré C.

NB : pour améliorer la mise en place du béton, ses caractéristiques ou sa durabilité,


on peut être amené à ajouter des adjuvants en faible quantité lors de la confection du
béton. On utilise plus spécialement:
❖ les accélérateurs de prise

❖ les retardateurs de prise

❖ les accélérateurs de durcissement

❖ les entraîneurs d’air

❖ les plastifiants

❖ les hydrofuges de masse

❖ les antigels.

2. Armatures
Les aciers utilisés en précontrainte sont de deux natures différentes :

 Les aciers actifs qui créent et maintiennent la précontrainte sur le béton (sont
sous tension même sans aucune sollicitation extérieure) ;
 Les aciers passifs nécessaires pour reprendre les efforts tranchants (en l’absence
d’étriers précontraints), pour limiter la fissuration. Ils sont aussi utilisés comme
acier de montage pour constituer une cage d’armatures maintenant les autres
aciers.

2.1 Aciers actifs


Les aciers actifs sont les aciers de la précontrainte, leur rôle est de créer et
de maintenir la précontrainte. A l'inverse des armatures de béton armé qui se
contentent d'un acier de qualité courante, les aciers de précontrainte exigent
un certain nombre de conditions. Elles sont classées par :
 catégorie : fils, barres, torons.
 classe de résistance.

2.2.1. Qualités requises


 Une résistance mécanique élevée
 Une ductilité suffisante
 Une bonne résistance à la corrosion
 Une faible relaxation
 Un coût aussi bas que possible

2.2.2 Caractéristiques géométriques


Les fils
Les fils sont des armatures dont la plus grande dimension transversale est
inférieure à 12.5mm. Leur diamètre varie de 4 à 12.2mm. Ils sont livrés en
couronne d’un diamètre minimum de 250mm.
On distingue :
 Les fils d’acier ronds et lisse de symbole L,
 Les fils autres que ronds et lisses de symbole L.

Les fils sont définis par leur diamètre nominal auquel correspond une
section nominale conventionnelle, suivant le tableau II.2

Diamètr 4 5 6 7 8 10 12.2
e
Section 12.6 19.6 28.3 38.5 50.3 78.5 117
Tableau II.2

NB : Les fils non lisses sont surtout utilisés en précontrainte par pré-tension où de
bonnes conditions d’adhérence sont particulièrement recherchées. Il est en particulier
interdit d’utiliser des fils ronds et lisses pour la pré-tension.

Les barres

Les barres sont définies comme étant de section supérieure aux fils
(diamètre supérieur à 12,2mm) et livrable en élément rectiligne, ce qui
réduit leur usage à de faible longueur, sauf à utiliser des coupleurs. Elles ont
une longeur maximale de 18m.

Les caractères géométriques sont le diamètre et la section


conventionnellement définis suivant le tableau II.3.

Diamètre
20 22 26 32 36
Ø(mm)
Section
314 380 531 804 1018
A(mm²)
Tableau II.3

Les torons

Un toron est un assemblage de 3 ou 7 fils enroulés en hélice en usine et répartis en


une couche, éventuellement autour d’un fil central (voir figure). Ce façonnage, appelé
toronnage, conduit à un câble relativement souple, mais dont les fils restent solidaires
dans toutes les opérations de manutention et de mise en tension.
Les torons sont caractérisés par le nombre de leur fils, par leur diamètre, et
par leur section. Le tableau II.5 fournit les valeurs correspondantes.

Les torons à 3 fils, de faible section (13,6 mm²) ne sont utilisés qu’en précontrainte
par pré-tension. Les autres torons (à 7 fils) sont les plus utilisés en post tension.

Les torons les plus utilisés en post tension sont de 7 fils, 6 fils en hélice
autour d’un fil central de diamètre nominal :

- 12,4 mm de 93 mm² de section constituée de fils de 4,2mm enroulés


sur un fil de 4,3mm souvent dénommé T13
- 15,2 mm de 139mm² de section constituée de 6 fils de 5mm enroulé
sur un fil de 5,2 mm souvent dénommé T15.

7 fils
7 fils 7 fils 7 fils
Type 3 fils 7 fils 7 fils standar
standard super super
d
Diamètre
5.2 6.85 9.3 12.5 15.2 12.9 15.7
Ø(mm)
Section
13.6 28.2 52 93 139 100 150
A(mm²)
Tableau II.4

2.2.3. Caractéristiques mécaniques


La résistance
La résistance à prendre en compte dans les calculs est la charge maximale garantie que
supporte l’éprouvette d’armature dans l’essai de traction jusqu’à rupture et que l’on
désigne de Fprg, la contrainte correspondante s’appelle fprg.

Ces essais de traction sont définis dans la norme NFA-03-151.

Les valeurs des résistances oscillent entre 1570 et 1770 MPa pour les fils, 1030 à 1230
MPa pour les barres, 1770 à 1960 MPa pour les torons.

La limite élastique

Comme les aciers de précontrainte n’ont pas de palier de plasticité, on définira la


limite élastique comme étant la contrainte qui, après retour à une contrainte nulle,
laisse un allongement de 1%o.

La limite élastique conventionnelle des aciers représente 80 à 90% de la résistance


garantie.

Module de déformation longitudinal (ou de YOUNG)

Le module d’élasticité longitudinal Ep des aciers de précontrainte est pris égal :

- 200 000 MPa pour les fils et les barres,


- 190 000 MPa pour les torons
Diagramme contrainte-déformation

Le calcul en état limite ultime sortant du domaine élastique, il est nécessaire de


connaitre la relation entre contrainte et déformation aux différents stades de calcul.
Une mise en équation des courbes réelles a dû être faite pour en assurer un emploi
simple. Le BPEL donne :

o Pour les fils tréfilés et les torons


Diagramme contrainte-déformation des torons et fils tréfilés

5
   
 p  p  100  p p  0,9 
 p 0,9 f peg Ep  f 
Pour , on a  peg 

p
p 
0   p  0,9 f peg Ep
Pour , on a

o Pour les fils trempés et revenus et pour les barres

Diagramme contrainte-déformation pour barres et lis trempés

Le diagramme contrainte-déformation est idéalisé sous la forme de 2 droites ; les


valeurs de la contrainte sont les suivantes :
fpeg
εp 
Ep
 σ p =E p ε p pour
fpeg
εp 
Ep
 σ p =fpeg pour

2.2.4 Autres caractéristiques


 Coefficient de dilatation thermique

On prendra un coefficient de dilatation thermique de 10-5 par degré.

 Coefficient d’adhérence des torons

Cette valeur est η = φs =1,3

 Résistance à la fatigue 

La fatigue d’un matériau se définit comme l’endommagement de sa structure et de sa


texture provoquée par les variations de déformation que lui impose les actions
variables.

Ce problème se pose rarement pour le béton tant que la contrainte ne


dépasse pas 0,5fc28, ce qui est toujours le cas du béton précontraint.

 Relaxation

La relaxation est une propriété de matériau de l’acier de précontrainte et agit de


manière inverse au fluage du béton. Le terme relaxation décrit la réduction de la
contrainte existante appliquée à une déformation de matériau. Pour tenir compte de la
relaxation il faut se référer à l’EN 1992-1-1.

Dans les calculs de pertes de contrainte, on utilise la relaxation à 1000


heures. Le coefficient de relaxation ρ1000 est de

o 2,5 % pour la classe TBR (Très Basse Relaxation)


o 8 % pour la classe RN (Relaxation Normale)
 Corrosion sous tension

L’armature tendue est plus sensible à la corrosion qu’au repos. C’est la


raison pour laquelle une attention toute particulière est apportée à la
protection des armatures de précontrainte.

2.2.5 Caractéristiques des aciers usuels pour les câbles

Nature de Diamètre Section Poids


Caractère
l'armatur nominal nominal nomina classe
garantis
e (mm) (mm²) l (kg/m)
tréfilé à trempé et
tréfilé à froid
froid revenu
classe 1570
FILS 7 38,5 0,302 classe 1670 classe 1570
1403
fpeg(Mpa)= 1481 1377
1570
fprg(Mpa)= 1670 1570
tréfilé à froid tréfilé à trempé et
classe 1570 froid classe revenu
8 50,3 0,395
fpeg(Mpa)= 1412 1670 1491 classe 1570
fprg(Mpa)= 1570 1670 1392 1570
TORON
12,5 classe 1770 classe 1860
S
(0,5 pouce) 93 0,73 1570 1656
7 fils fpeg(Mpa)=
T 13 1770 1860
Standard fprg(Mpa)=
15,2 classe 1670 classe 1770
(0,6 pouce) 139 1,091 fpeg(Mpa)= 1489 1583
T15 fprg(Mpa)= 1670 1770
TORON
classe 1860
S
12,9 100 0,785 1660
7 fils fpeg(Mpa)=
1860
Super fprg(Mpa)=
classe 1770
15,7 150 1,178 fpeg(Mpa)= 1573
fprg(Mpa)= 1770

2.1 Aciers passif


Ce sont des armatures identiques à celles utilisées dans le béton armé, ils ne sont mis
en tension que par la déformation de l'élément.
2.1.1 Description des différents types d'aciers
Les aciers généralement utilisés sont classés en plusieurs catégories :

Barres rondes lisses ;


Barres à haute adhérence ;
Treillis soudés.

2.1.2 Caractéristiques géométriques des aciers passifs


Les aciers sont vendus dans le commerce généralement en longueur 12m.
Leurs diamètres normalisés sont les suivants (en mm) :
6 – 8 – 10 – 12 – 14 – 16 – 20 – 25 – 32 – 40
Leurs sections et poids /ml sont représentés dans le tableau ci-après :
∅ en
6 8 10 12 14 16 20 25 32 40
mm
Poids
0,22 0,61 1,20 2,46 6,31
en 0,394 0,887 1,578 3,853 9,764
2 6 8 6 3
kg/ml
1 28,3 50,3 78,5 113 154 201 314 491 804 1257
2 56,5 100,6 157 226 308 402 628 982 1608 2513
3 84,8 150,8 235 339 462 603 942 1473 2413 3770
4 113 201 314 452 616 804 1257 1963 3217 5027
141,
5 251,3 392 565 770 1005 1571 2454 4021 6283
4

2.1.3 Caractéristiques technologiques des aciers passifs


Les caractères technologiques des aciers passifs sont :
 L'aptitude au façonnage, définie par référence à des essais de pliage et de pliage
suivi de dépliage,
 L'aptitude d'une barre à assurer les liaisons mécaniques entre elle et le béton qui
l'entoure (caractères d'adhérence),
 L'aptitude au soudage.

2.1.3 Caractéristiques mécanique des aciers des passifs


Pour ces aciers, les caractères mécaniques auxquels les normes font références sont :
 La limite d’élasticité garantie en traction fe
L'acier est défini par la valeur garantie de sa limite d'élasticité, notée Fe. Le tableau
suivant donne les valeurs des nuances.

Treillis soudés Treillis


Acier
Acier Fils lisses soudés
Nuance Haute
Doux lisse barre haute
adhérence Ø>6 Ø≤6
adhérence
Désignatio FeE215 FeE400
TSL 500 TSL 520 TSHA 500
n FeE235 FeE500

 La contrainte de rupture par traction


 L’allongement sous charge maximale
 Module de déformation longitudinale

Le module de déformation longitudinale de l'acier Es est pris égal à 200 000 MPa.
 Diagramme contrainte-déformation
Le diagramme contraintes-déformations (σ s -ε s ) des aciers doux prend
conventionnellement l’allure présentée ci-dessous :
On appelle module d’élasticité (ou module de Young) le rapport déduit du diagramme
de contraintes-déformations des aciers passifs et donné par la formule :

f e /γs
Es =
ε se
 Autres caractéristiques :
- Adhérence
L’aptitude de l'armature à rester solidaire au béton

Cette aptitude est caractérisée par les coefficients d'adhérence dits de fissuration et de
scellement désignés respectivement par et .

Coefficients de fissuration :

=1 ronds lisses

=1.6 barres HA ou fils HA de diamètre supérieur ou égal à 6mm

=1.3 fils HA de diamètre inférieur à 6mm

Coefficients de scellement :

=1 ronds lisses

=1.5 barres HA ou de fils HA