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Implantation d’un système de gestion de

maintenance assistée par ordinateur


(GMAO)

K.Meghelli*, A.Ghernaout**

*Manufacturing Engineering Laboratory of Tlemcen (MELT)


Abou-Bekr Belkaid University B. P. N°119 Tlemcen, Algéria
** EOLE, Abou-Bekr Belkaid University B. P. N°119 Tlemcen, Algéria

kmeghelli@gmail.com , mea_ghernaout@mail.univ-tlemcen.dz

RÉSUMÉ. La gestion de la maintenance assistée par ordinateur (GMAO) permet une meilleure
organisation du service maintenance d’une entreprise, ainsi la gestion devient plus simple et
facile, cela permet d’assurer la pérennité des équipements tout en garantissant une certaine
qualité de travail.
Le principe de ce projet est l’implantation du logiciel Coswin 7i dans une filiale de transport
de marchandise d’une importante entreprise algérienne afin d’accroitre la productivité du
service maintenance et garantir la fiabilité et la disponibilité du parc roulant de l’entreprise
ce qui implique des gains cumulés de temps et d’argents assez important.
Pour aboutir à la réussite du projet, l’implantation d’une GMAO nécessite au préalable une
analyse fouillée des besoins, une définition précise des objectifs, une préparation soigneuse
des acteurs et l’adhésion de tous. Une telle démarche doit se faire sous l’impulsion de la
direction avec la participation du personnel de l’entreprise.
ABSTRACT. The computerized Maintenance Management System (CMMS) allows a better
maintenance organization of an enterprise service. Management becomes easier and more
simple. This ensures the sustainability of equipment and provides a good quality of work.
This project consists of the implementation of Coswin 7i software in an important Algerian
company’s subsidiary of transportation of goods to increase efficiency of maintenance service
and to guarantee reliability and availability of truck’s; this will imply accumulated gains of
money and time.
To reach the success of the project, implementation of a CMMS requires a thorough analysis
of needs, definition of objectives, a careful preparation of the actors and the accession of all
the staff.
MOTS-CLÉS : GMAO, Maintenance, Coswin 7i, Arena.
KEYWORDS: CMMS, Maintenance, Coswin 7i, Arena.

CPI 2011, pages 1 à 12


2 CPI’2011

1. Introduction

Depuis que l’homme conçoit et fabrique des objets, il s’attache à leur aspect de
durabilité. Plus l’objet est fiable, meilleur il est. Il a donc toujours fallu faire durer le
matériel et pour cela, l’entretenir.
Aujourd’hui, faire de la maintenance semble incontournable et nous avons
assisté ces dernières années à une véritable promotion des valeurs de maintenance.
C’est la valorisation de l’esprit de maintenance qui domine de nos jours.
(Chamar et al, 2008)
La GMAO ou Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur est un outil
d'aide à la maintenance très utilisé dans le monde industriel. La GMAO est utilisée
pour planifier des tâches de maintenance, gérer les fiches de suivi machines, les
modes opératoires, les fiches d'intervention, indiquer aux opérateurs les actions à
effectuer, gérer le stock de pièces de rechange, suivre l'historique des opérations...
C'est un outil puissant mais qui demande à l'entreprise une politique de
maintenance réelle. (Afim, 2009)
La difficulté pour l'entreprise qui souhaite s'équiper d'une GMAO est d'en faire
un choix qui couvrira exactement ses besoins. Ce choix sera suivi d'un projet
d'implantation de la GMAO qui devra prendre en compte divers aspects afin que
cette implantation se déroule correctement.
Afin d’assurer le succès de la mise en place de la GMAO. Une démarche
d’implantation doit être rigoureusement suivie pour faciliter l’intégration de ce
nouvel outil informatique à l’organisation interne de l’entreprise.

2. Maintenance

La maintenance, c’est : « Ensemble de toutes les actions techniques,


administratives et de management, durant le cycle de vie d'un bien, destinées à le
maintenir ou à le rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir la fonction
requise. » (NF EN 13306)
Les services de maintenance doivent définir leurs objectifs qui doivent
correspondre à la politique de leur entreprise. Les objectifs peuvent toucher tous les
aspects du management avec les précisions d’échéance : (Ingexpert, 2008)
- Financier
- Technique
- Humain
Il existe plusieurs façons d’organiser les actions de maintenance pour obtenir la
disponibilité maximale du matériel au coût minimum. Il en ressort les types de
maintenance représentés dans la (figure. 1). (Ingexpert, 2008)
Implantation d’une GMAO 3

Figure 1. Les types de maintenance

3. Procédure de maintenance

Dans le but de garder une certaine traçabilité des interventions réalisées,


l’entreprise a mis en œuvre une procédure (figure 2) qui permettra une meilleure
gestion administrative des réparations afin d’enrichir l’historique pour le bon
déroulement des interventions future.

DEBUT

Un besoin de
maintenance

Création d’une
demande de
service

Création D’un
ordre de
reparation

Besoin de
pièces?
NON

OUI

Etablir un bon
de sortie de la Pièces
OUI
Pièce Du disponble?
magasin

NON

Reparer Faire une demande


d’approvisionnement

Réceptionner
FIN Pièces +
Facture

Figure 2. Procédure de maintenance


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La maintenance se fait sur l’ensemble du parc roulant de l’entreprise qui


comporte plusieurs types de véhicules et d’engins (voir Tableau 1). (Meghelli, 2010)
Type Nombre
Tracteur 113
plateau 73
benne 74
Camion 10

Tableau 1. Parc roulant

4. Gestion de la maintenance assistée par ordinateur (GMAO)

La GMAO fait partie du système d’information, de gestion et de pilotage de la


fonction maintenance, qui a pour mission de garder les installations et les bâtiments
dans un état tel qu’ils puissent constamment répondre aux spécifications pour
lesquelles ils ont été conçus et ceci d’une manière efficace et économique. L’outil
informatique de gestion est alors une aide pour tracer, archiver, analyser et prendre
des décisions.
La Gestion de la Maintenance Assisté par Ordinateur est constituée d’une base
de données (historique) qui est alimentée par le personnel de maintenance via un
formulaire. Des interventions sont mises en mémoire pour certains équipements
(date, temps passé, intervenant, matériel remplacé, etc...). (Mjidila, 2006)

4.1. Objectif de la GMAO


Pour rester dans un cadre général, la GMAO peut donc être un outil d’aide à la
décision, Les bénéfices attendus sont potentiellement importants, on peut citer :
(Afim, 2009)
- Maitriser les coûts des installations à maintenir.
- Assurer la pérennité du patrimoine.
- Optimiser les moyens techniques et humains de la maintenance.
- Maitriser la préparation des interventions, leur planification et leurs coûts.
- Optimiser la gestion du stock de pièces de rechange afin de diminuer la
valeur de ce stock tout en maintenant une disponibilité satisfaisante des
installations.
- Inventorier les installations techniques et les documenter.
- Fiabiliser les installations par l’analyse du retour d’expérience formalisé et
capitalisé, par la décision et l’argumentation de plans d’actions.
Implantation d’une GMAO 5

4.2. Démarche pour la mise en place de la GMAO


La première étape d’une démarche de mise en place d’une GMAO consiste à
identifier et quantifier les enjeux dans le contexte de l’entreprise concernée. Cette
phase incontournable doit souvent être précédée d’un audit de la fonction
maintenance de l’entreprise, réalisé en interne ou par un consultant extérieur.
La Figure 3 retrace les différentes étapes d’implantation d’une GMAO au sein
d’une organisation.

Figure 3. Démarches de mise en place de la GMAO

5. Cahier des charges

L’objectif du projet repose sur l’implantation du logiciel mais aussi la


comparaison avec l’ancienne procédure de maintenance, dans le but de voir les
points positifs de la GMAO ainsi que les bénéfices apportés au sein de l’entreprise.
Après avoir étudié en détail l’offre du marché des logiciels, l’entreprise à la
recherche d’une GMAO doit ensuite transcrire dans un cahier des charges ses
besoins et ses exigences vis-à-vis desquels devrons se positionner les différents
éditeurs qui recevront l’appel d’offre.
Donc le projet consiste à faire l’étude de l’existant, puis à mettre en place le
logiciel sélectionné suivant la même procédure existante.

5.1. Besoins et exigences

La démarche d’analyse des besoins et la définition précise des exigences repose


sur une série d’entretiens et de réunions conduites dans l’entreprise avec les
différents acteurs concernés : Directeurs, Informaticiens, utilisateurs, consultant
extérieur.
Nous avons définis les besoins qui ont suscité cette démarche de maintenance
comme suit :
- Une mauvaise gestion de stock des pièces de rechange.
- Une gestion anarchique de la maintenance.
- Une longue durée d’attente des engins avant réparation.
- Une mauvaise organisation de la maintenance préventive.
- Des dépenses inutiles dues à la gestion actuelle de la maintenance.
- Un coût de stock exorbitant.
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5.2. Evaluation des Besoins

L’évaluation des besoins est effectuée par des entretiens et des réunions avec la
direction pour définir d’abord les objectifs. Un séminaire réunissant les différents
directeurs permet d’expliquer ce que sous-entendent les différents indicateurs et la
nécessité de collaboration entre les différents services pour définir par exemple :
(Vernier, 2003)
- Les commandes de sous-traitance et les exigences réglementaires en termes
de sécurité.
- Le TSR (taux de rendement synthétique) pour mesurer la productivité des
équipements.
- La mise a disposition des équipements pour la maintenance préventive.
- La répartition des responsabilités entre logistique et maintenance.
- La politique de gestion des stocks comptables

A la suite de ce séminaire seront définit :


- le planning général du projet
- le périmètre géographique
- le périmètre organisationnel
- les tableaux de bord attendus.

5.3. Objectifs attendus


Après avoir défini les besoins, les objectifs doivent être fixés afin de faire le bon
choix du logiciel qui satisfait les attentes de l’entreprise, les objectifs attendus sont :

- Gain de temps sur la réparation des équipements et sur toute la procédure de


maintenance.
- Une meilleure organisation de la maintenance.
- Garder l’historique des interventions réalisées.
- Diminution du stock.
- Une meilleure maitrise des coûts.
- Responsabilisation du personnel.
- Pérennité des équipements.

5.4. Choix du logiciel

Après avoir fait la comparaison des logiciels disponible sur le marché, le logiciel
que nous avons choisi est « Coswin 7i » parce qu’il satisfait toutes les conditions et
les exigences de l’entreprise. Sa facilité d’utilisation et sa réputation auprès des
autres entreprises utilisatrices de « Coswin 7i » l’a placé parmi les leaders du
marché de la GMAO.
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6. Mise en place

La mise en place d’un système de gestion de maintenance passe nécessairement


par une organisation rationnelle du service maintenance, soit au niveau de la
structure soit au niveau des politiques adoptées. Cette partie consiste à élaborer la
démarche d’une meilleure gestion de la maintenance à savoir : création des dossiers
machines et fiches de l’historique, gestion des interventions correctives et
préventives, étude des causes de défaillances et établissement des plans préventifs.
Le système GMAO est généralement construit de manière modulaire afin de
séparer les traitements visés, ces modules sont organisés comme le montre la
figure 4.

Figure 4. Les modules de la GMAO

7. Analyse et comparaison

Pour pouvoir évaluer les effets de l’implantation de la GMAO, la procédure de


maintenance a été implémentée dans un programme de simulation en utilisant le
logiciel « ARENA » de Rockwell Software.
Le principe de la simulation est de reproduire la procédure de maintenance
(Figure 2), en insérant les temps de traitement et de transfert entre les postes
concernés.
Pour ce qui est du nombre d’intervention par mois, la figure 5 retrace l’historique
des sept premiers mois de l’année 2009 et on pourra déduire une moyenne pour
pouvoir la représenter avec une loi de probabilité.
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Figure 5. Nombre d’intervention Janvier-Juillet 2009

Pour la procédure classique de maintenance, les données sont tirées de


l’historique des interventions enregistrées au sein de la filiale. Quant à la GMAO,
les données sont déduites approximativement suivant les objectifs attendus et fixés
par l’entreprise.
La figure 6 représente le modèle implémenté, que ce soit pour la procédure de
maintenance classique ou bien pour la GMAO, ainsi on pourra évaluer les effets a
partir des résultats obtenus de la simulation des deux systèmes, les données vont être
analysées et interprétées successivement afin de définir et déterminer les
performances que peut apporter la GMAO a notre système.

Figure 6. Modèle de simulation


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Le modèle réalisé est simulé sur une période d’un mois avec 10 réplications. Et
les données correspondant aux deux systèmes simulés sont représentées dans le
tableau 2.

Classique GMAO
Arrivées - Loi normale - Loi normale
(demande d’intervention) - Moyenne = 30 min - Moyenne = 60 min
- Ecart type = 15 min - Ecart type = 60 min
- Norm (30,15) - Norm (60,60)
Temps de traitement
(Réceptionnaire technique) 30 min 5 min
Temps de transfert
(Réceptionnaire technique 5 min 5 sec
 chef atelier)
Temps de traitement
(chef d’atelier) 60 min 5 min
Temps de transfert
(chef d’atelier  5 min 5 sec
réparation)
Temps de transfert
(chef d’atelier  magasin) 3 min 5 sec
Réponse magasinier 30 min 5 min

Taux de non disponibilité de 30% 10%


la pièce
Approvisionnement - 10 à 30 jours - Loi normale
- Loi discrète - Moyenne = 7 jours
- Disc (0.4,10,0.6,15, - Ecart type = 3 jours
0.8,20,1.0,30) - Norm (7,3)

Tableau 2. Données simulation

Dans un premier temps, la comparaison se fera sur le nombre d’ordre de


réparation crées par rapport au nombre d’intervention réalisées et finalisées. La
figure 7 représente les résultats obtenus.
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Figure 7. Comparaison des entrées-sorties

On peut voir qu’un nombre important de demandes ne sont pas traitées pour la
procédure classique, contrairement à la GMAO ou presque toutes les interventions
ont été satisfaites. Ainsi on peut calculer le taux de qualité de chaque procédure
comme suit :

- Production réelle = Quantité de produits en entrées (produits rejetés inclus).


- Production rejetée = Quantité de produits n’ayant pas fini la réparation.

Pour le calcul du taux de Qualité, on va prendre la valeur moyenne des 10


réplications :

Classique GMAO

= 0,8437 = 84,37% = 0,9735


= 97,35%

« ARENA » nous permet de calculer la moyenne cumulée des temps de séjours


de chaque entité dans le système. Le but de la GMAO est de diminuer au maximum
cette durée afin de remettre les engins en circulation le plus vite possible. Les
résultats de la simulation sont représentés dans la figure 8.
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Figure 8. Durée de séjour dans le système


D’après le graphe, on peut voir que la durée d’immobilisation des engins avec la
maintenance classique est beaucoup plus importante que celle de la GMAO, et cela
implique une perte de temps et d’argents pour l’entreprise.

8. Conclusion

La fonction maintenance a été l’une des dernières fonctions de l’entreprise, sinon


la dernière, à bénéficier de l’apport de l’outil informatique, C’est dire combien le
chemin parcouru depuis la mise en œuvre des premiers systèmes informatiques en
maintenance dans les années 1980 a été semé d’embûches et combien, encore
aujourd’hui, la cause de l’informatique de maintenance n’est pas gagnée d’avance.
Certes, ce que l’on appelle couramment la gestion de la maintenance assistée par
ordinateur (GMAO), mais que l’on devrait plutôt appeler gestion de maintenance
améliorée par l’ordinateur, n’est plus une nouveauté mais le nombre d’échecs est
presque aussi important que le nombre de succès.
Il convient donc de tirer les enseignements d’une pratique déjà ancienne afin de
mener à bien, avec toutes les chances de succès, un projet de GMAO. Dans la
conception et la mise en œuvre d’un tel projet, il faut bien se garder de succomber à
quelques idées reçues qui tendent à faire croire par exemple que l’informatique peut
résoudre tous les problèmes. Rappelons simplement que si l’informatique peut
contribuer à solutionner, entre autres, des problèmes techniques ou des problèmes de
gestion, elle n’a jamais été en mesure de lever des difficultés organisationnelles ou
managériales.
L’implantation de la GMAO a donné de bons résultats suite a la simulation
réalisée, cela dit cette étude reste théorique, et c’est à l’entreprise d’intégrer au
mieux ce nouvel outil en impliquant le personnel mais aussi en exploitant au
maximum l’historique des interventions qui va s’enrichir au fur et à mesure, et c’est
avec le temps que les avantages de la GMAO commencent à apparaitre, et
l’entreprise peut se lancer dans une démarche de TPM.
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L’expression TPM (en anglais Total Productive Maintenance), en français


Maintenance Totale (ou encore Topo Maintenance) désigne une stratégie qui vise à
améliorer la disponibilité réelle des équipements. Malgré la présence du mot
maintenance dans l’expression TPM, cette stratégie est beaucoup plus large qu’une
simple action de maintenance. (Le caz)
Il s'agit d'un changement de culture qui ne peut se décider unilatéralement, mais
qui se construit dans le temps. C'est pour cela qu'une démarche TPM est longue et
même jamais terminé puisqu'elle est basée sur l'amélioration permanente. Seules les
Entreprises qui en auront la volonté et qui feront preuve de persévérance pourront
créer cette valeur opérationnelle, celle qui les différenciera de leurs concurrents.

Remerciements
Ce travail a été réalisé en collaboration avec la filiale MTM (Metidji Transport
de Marchandise) du groupe METIDJI, je tiens a leurs adresser mes sincère
remerciements.

Bibliographie

Chamar. A, Ouadi. A, « La réingénierie du service maintenance, et la mise en place d’une


application GMAO », Ecole national des sciences, Agadir, 2008.
Afim Association Française des Ingénieurs et responsable de Maintenance, « Guide
National de la maintenance » , 2009.
Norme Française, « Maintenance Industrielle », Fonction Maintenance, AFNOR.
Ingexpert, « Conseils, accompagnement du management de la maintenance
industrielle, tertiaire, BTP, transport et biomédicale », Ingexpert International,
Octobre 2008.
Meghelli. A, « Mise en place d’un système de gestion de maintenance assistée par
ordinateur pour la filiale MTM du groupe Metidji », Université de Tlemcen, 2010.
mjidila, « gestion de la maintenance », ofppt, maroc, 2006.
vernier. jp, « pratique de la maintenance industrielle », les référentiels dunod,
juin 2003.
Le caz. Y, « GMAO », Directeur de Triskel Consulting.

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