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Carana - Scenario d’entraînement

1962

DOSSIER SCÉNARIO
DE BASE
Version 1.1, 6 mai 2009
© EURORECAMP 2009. Utilisation avec Autorisation.

Le présent dossier a été élaboré avec l’assistance du Centre


Pearson pour le maintien de la paix.
Carana – Scénario d’entraînement

Dossier du Scénario de base

Dossier du Scénario de base de Carana

TABLE DES MATIÈRES

Résumé analytique ........................................................................................................................... 1 - 14

Annexe A au résumé analytique : Chronologie des principaux évènements ............................. A - 1-03

Annexe B au résumé analytique : Glossaire des acronymes et des abréviations...................... B - 1-06

Aperçu régional de Kisiwa................................................................................................................. 1 - 34

Journal de pays de Carana ............................................................................................................ 0 - 1-04

Chapitre 1 : Introduction ............................................................................................................ 1 - 1-01

Chapitre 2 : Géographie ............................................................................................................ 2 - 1-11

Chapitre 3 : Histoire ................................................................................................................... 3 - 1-04

Chapitre 4 : Société ................................................................................................................... 4 - 1-44

Chapitre 5 : Religion .................................................................................................................. 5 - 1-08

Chapitre 6 : Gouvernance.......................................................................................................... 6 - 1-11

Chapitre 7 : Droit ....................................................................................................................... 7 - 1-09

Chapitre 8 : Économie ............................................................................................................... 8 - 1-19

Chapitre 9 : Sécurité .................................................................................................................. 9 - 1-15

Chapitre 10 : Géopolitique ....................................................................................................... 10 - 1-03

Annexe A au journal de pays de Carana :


Constitution de la République démocratique de Carana…………………………….……………..A - 1-27

Annexe B au journal de pays de Carana :


Aperçu économique et résumé des statistiques économiques…..….……….………………..…B - 1-47

Île de Kisiwa: études et profils de pays .......................................................................................... 0 - 1-01

Étude de pays : République populaire de Katasi ....................................................................... 1 - 1-13

Étude de pays : République de Rimosa .................................................................................... 2 - 1-12

Étude de pays : République islamique de Sumora .................................................................... 3 - 1-12

Profil de pays : République de Mosana .................................................................................... 4 - 1-11

Profil de pays : Royaume de Namuna ...................................................................................... 5 - 1-11

-0-1-

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© 2009 EURORECAMP. Used with permission.

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CARANA - SCENARIO D'ENTRAINEMENT

Résumé

Carana - Scénario d'entraînement


RÉSUMÉ ANALYTIQUE
INTRODUCTION

Le dossier "scénario de base" Carana a pour but de fournir un matériau de base pour
l'entraînement mené par les organisations participant à la Force africaine en attente (FAA).

Le présent résumé analytique a pour but de présenter le dossier « Scénario de base » à ses
usagers. Il offre un condensé des principales informations contenues dans le dossier, ainsi que des
directives pour le bon usage du dossier lors des activités d'entraînement fondées sur le scénario. Il
n’inclut aucune partie du scénario Carana lui-même, mais est destiné essentiellement à une
utilisation sur le terrain, notamment par le personnel de planification de l'exercice, les autorités et
les visiteurs. Pour avoir une compréhension complète du Scénario Carana, le Résumé
analytique devra être lu en corrélation avec les autres pièces du dossier, en particulier
l'Aperçu régional de Kisiwa et la Monographie de Carana.

A titre de référence, le présent résumé analytique contient également une chronologie des
événements majeurs (Annexe A) ainsi qu’un glossaire des sigles et acronymes (Annexe B).

CONTEXTE

Origines du Scénario d’entraînement Carana

Le Scénario d'entraînement Carana a été, au départ, élaboré en 2002-2003 par le Département des
opérations de maintien de la paix des Nations Unies (ONU / DOMP). Il a par la suite été utilisé
par d'autres institutions de maintien de la paix en Afrique et ailleurs, et des amendements ainsi
que des ajouts y ont été apportés pour faire face à des besoins spécifiques. Le document principal,
à savoir la Monographie de l'État de Carana, a été appuyé par un ensemble de documents portant
plus particulièrement sur cet exercice (ex. traités, études techniques, résolutions du Conseil de
sécurité, etc.).

Une version plus détaillée de la Monographie de l'État de Carana a, par la suite, été effectuée par
le Centre international de soutien à la paix du Kenya (IPSTC. Cette monographie est
essentiellement axée sur le plan national, et a pour objectif d’appuyer l’entraînement aux niveaux
politico-stratégique et opérationnel.

En 2008, le Centre Pearson pour le maintien de la paix (CPMP) a été engagé par EUROCAMP
pour la mise au point d’un dossier « Scénario de base » plus complet basé sur le Scénario
d'entraînement Carana. Il a été jugé nécessaire de disposer d’une version à plus grande échelle de
la Monographie de l'État de Carana, qui s’est traduite par l'adjonction de profils pour les pays
voisins, plus d’informations sur la dynamique et les problèmes internationaux, ainsi qu'un
ensemble exhaustif de cartographie dont notamment un relevé topographique que de la région.

Principes de développement du scénario

Sur la base de l'étude des besoins d'entraînement de la FAA et du projet AMANI AFRICA, les
parties prenantes ont reconnu que le scénario Carana existant ne satisfaisait qu’une partie des
besoins des africains auxquels l’entraînement est destiné. Un certain nombre de principes ont
notamment été adoptés pour servir de directives pour la mise au point de la version actuelle du
dossier « Scénario de base » :

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CARANA - SCENARIO D'ENTRAINEMENT

Résumé

♦ L'île de Kisiwa et ses six États nations, forme tout ou partie d'une sous-région de
l'UA. Elle a des centres d'intérêt et des problèmes de sécurité caractéristiques des
autres sous-régions africaines, mais qui découlent de son histoire et de circonstances
qui lui sont propres.

♦ Carana a été étudié de façon détaillée, les États limitrophes de manière suffisamment
détaillée pour appuyer l’élaboration d’un scénario précis, et les autres États, juste
assez pour fournir un contexte régional.

♦ Même si Kisiwa a un héritage colonial de style africain, les puissances européennes


occidentales concernées par cet héritage sont hypothétiques.

♦ Il faudrait, sur le plan géographique, positionnée Kisiwa afin qu’il n'empiète pas sur
la souveraineté d'autres États nations; ainsi la « réalité » d'autres membres de l'UA
n'en sera pas directement affectée.

♦ Le développement de l'île correspond à celui de la partie continentale de l’Afrique, et


a pour but de déboucher sur des sujets régionaux qui conviennent aux africains
auxquels l’entraînement est destiné. On pourrait supposer que les autres événements
historiques africains et mondiaux se sont déroulés comme prévu, sauf dans les cas où
un changement est tout particulièrement identifié pour appuyer le concept de Kisiwa.

♦ L'influence des États et régions qui l’entourent devrait être soigneusement contrôlée,
afin de préserver le caractère « générique africain » du scénario.

♦ La situation de l'île (à savoir dans l'Océan Indien) n'a eu que peu ou pas d'effet sur le
développement des autres États africains en ce qui concerne leurs relations avec
d’autres états voisins ; on pourrait normalement supposer que le maintien du statu
quo.

Le dossier « Scénario de base » fournit des informations sur Carana et les autres États de Kisiwa,
notamment une série de problèmes potentiels qui pourraient donner lieu à des crises aux niveaux
national ou régional. Il ne porte ni ne traite d’aucun début de crise particulier, pour lequel il
faudrait une autre étape pour l’élaboration du scénario.

Bien qu’une grande partie du contenu du scénario original Carana ait été maintenue, les
documents figurant dans la version la plus récente du dossier « Scénario de base » devraient être
considérés comme la source d'information qui fait autorité en ce qui concerne la République
démocratique de Carana et ses voisins.

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Résumé

CARANA ET L'ILE DE KISIWA

Le premier scénario Carana plaçait le pays et ses voisins (Rimosa, Sumora et Katasi) sur le
versant oriental d’une masse de terre fictive appelée le « Sixième continent ». Comme celui-ci ne
faisait pas partie de l’Afrique, elle n’a pris en compte les besoins de déploiement de la FAA.
Carana et ses voisins ont, par conséquent, été situés sur la moitié orientale d’une grande île
appelée Kisiwa, qui, à des fins de manœuvres est considérée comme partie intégrante de
l’Afrique. Kisiwa mesure environ 1600 km d’est en ouest et 1300 km du nord au sud. Elle a une
superficie d’environ 1.404.941 km2. Elle présente une grande diversité de paysages, allant de
déserts à la forêt pluviale, et de montagnes escarpées à des plaines côtières étagées. Son point le
plus culminant est le Mont Katasi (1.917 m).

Red SAUDI ARABIA A d In e


OMAN
SUDAN mi
L

Sea n.
INDIA
ERITREA
Asmera Sanaa
YEMEN
Arabian Sea
Gulf of Aden
Socotra (YEMEN)
DJIBOUTI Lakshadweep (India)
‘Abd al Kuri
Djibouti

SOMALIA
Addis Ababa
ETHIOPIA
e
in

SUMORA
.L
in
m
Ad

MALDIVES
Babani Galasi Male
NAMUNA
Mogadishu Nanom CARANA
K I S I W A
Doba KATASI
KENYA Yudifa
RIMOSA 0°
Gan
Nairobi MOSANA

Kuku
Mahé Island

Pemba Island Victoria


Zanzibar Island Chagos Archipelago
TANZANIA Amirante Isles Coetivy Island
Dar es Salaam
Mafia Island SEYCHELLES
Aldabra Islands
Farquhar Group Diego Garcia
Agalega Islands (Maurs.)

Moroni
Cosmoledo Is. (Seychelles)
Indian
MOZAMBIQUE Mayotte

Tromelin Island (Fr.)


Ocean
MALAWI Juan de Nova (Fr.) Cargados Carajos Shoals (Maurs.)

Antananarivo MAURITIUS
Rodrigues (Maurs.)
Port Louis
MADAGASCAR 20°
RÉUNION

45° 65°

Dans la version actuelle du dossier « Scénario de base », Kisiwa est située dans l’Océan Indien à
environ 100 km au nord-ouest de la Corne de l’Afrique de l’autre côté du Golfe de Kisiwa et à
près de 100 km de l’archipel des Seychelles au sud-est. Elle chevauche l’Equateur (latitude 0°), et

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Résumé

est localisée à une latitude d’environ 55˚E. Les longitudes, latitudes, et le réseau coordonné UTM
utilisés pour la cartographie indiquent la position actuelle de Kisiwa. Les données climatologiques
et autres ont également pour but de montrer cette position.

Les États qui composent Kisiwa ont été décrits de manière à laisser apparaître toute une série de
problèmes, comparables à ceux qui se posent de nos jours à de nombreux États africains. Dans le
même temps, aucun État africain particulier n’a servi de modèle à un seul État de Kisiwa, et le but
consiste à décrire ces problèmes d’une manière générale plutôt que spécifique.

La stabilité de l’île est relativement fragile en raison des nombreux problèmes complexes qui
recouvrent sa réalité politique. Les relations multidimensionnelles complexes, les questions
historiques et les politiques nationales concurrentes au sein et entre les États de Kisiwa sont
censés influencer à la fois l’apparition de crises internes et internationales, de même que les
interventions et le règlement des crises qui s’ensuivent.

Les relations entre les six États de Kisiwa à la suite des indépendances peuvent être généralement
considérées comme fraîches mais stables, avec d’occasionnelles flambées de violence. Tous les
six pays partagent la même histoire coloniale et ont affronté des défis similaires au cours de l’ère
postcoloniale. Cette série de problèmes communs a donné lieu à des efforts de coopération tels
que la création de l’Organisation de coopération économique de Kisiwa (ECOK) en 1991. Malgré
les injustices et les outrages de la colonisation, Carana et Rimosa ont, par exemple, maintenu des
relations très cordiales et de coopération avec leurs anciens dirigeants (respectivement Azur et
Carmin), alors que Katasi et, dans une moindre mesure, Sumora ont évité d’entretenir des
relations étroites respectivement avec Azur et Carmin. Par ailleurs, les divisions linguistiques et
culturelles, l’hébergement d’opposants politiques et les litiges frontaliers ont peut-être également
mis à mal la coopération entre les États de Kisiwa et les ont empêchés d’entretenir de bonnes
relations économiques et diplomatiques.

L’histoire du peuplement humain de Kisiwa remonte à au moins 35 000 ans. Des vagues
successives d’immigrants en provenance du continent africain ont amené plusieurs grands
groupes tribaux à s’installer sur l’île. (Ces groupes ethniques ne peuvent être comparés à aucun
groupe africain particulier). Des populations arabes et indiennes en plus petit nombre viendront
également, par la suite, s’installer sur l’île. Pendant plusieurs siècles au début de son histoire, les
populations de l’île ont été dominées par les Kori, l’un des principaux groupes ethniques qui
contrôlaient l’intérieur de l’île. La lutte pour les richesses naturelles a amené les empires étrangers
à Kisiwa qui ont exploité les ressources, et réduit en esclavage certaines tribus avec le concours
d’autres. Ces empires azuréen, carmin et sabellien sont devenus les puissances colonisatrices
qui ont divisé l’île en créant ce qui représente actuellement les frontières internationales. Dans
certains cas, ces frontières sont matérialisées par des fleuves et d’autres obstacles naturels ; dans
d’autres cas il s’agit tout simplement de parallèles terrestres ou de méridiens. En conséquence, des
tribus qui ont toujours été en conflit se trouvent regroupées au sein des États de Kisiwa, alors que
d’autres tribus sont divisées ; leurs populations ne sont pas ethniquement homogènes.

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Résumé

SOMALIA
•1,135m

a
w
ETHIOPIA

i
s
i
S U M O R A •1,268m
K
f

•875m Galasi
o

Babani •820m Gulf of


f

Carana
l

N A M U N A C A R A N A
Mogadishu
u

Nanom •1,606m
G

•586m

K I S I •1,917m
W A •367m

Doba K ATA S I
•1,629m
•540m •1,339m Yudifa

•1,277m R I M O S A

M O S A N A

•1,482m

Kuku I n d i a n
Victoria
O c e a n

SEYCHELLES
1,500m and higher
1,250 - 1,500m
1,000 - 1,250m
750 - 1,000m
500 - 750m
250 - 500m
0 - 250m

LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DE CARANA

Carana (108.417 Km2 – 8.553.999 hab.) est le pays le plus développé et devrait être le premier
lieu d’intervention au sein de l’ensemble de Kisiwa. Il a des frontières communes avec Rimosa,
Sumora et Katasi, qui sont moins développés.

La population de Carana est composée de trois principaux groupes ethniques (les Falin, les Kori et
les Tatsi). Les Falin sont le groupe majoritaire et dominant. Chaque groupe ethnique comprend
des sous-groupes dans des territoires et avec une culture et des religions différents. Il existe
également d’autres ethnies, dont notamment les Pleioni (réfugiés de Rimosa arrivés à la fin du
20e siècle), les Mahidi (un peuple de nomades dont certains sont sédentarisés et d’autres sont
restés nomades) ainsi que quelques peuplades azuréo-caranaise, arabes et indiennes.

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Résumé

Falin Tribal Group Kori Tribal Group


Tatsi Tribal Group Miscellaneous Groups

4%
1%
15%

2,685,486
9%
1%

24%
567,503 80%
66%

5% 3%
0%

18%
464,904

92%
3%
5% 13% 1,906,37758%
30%
657,794 11%
62%

10% 1%

8%

1%
836,079
1%6%

192,202 81% 7%
17%
92%
16%

1,243,654
60%

Répartition des populations et


Ethnicity
ethniesand
parRelative Population
provinces.
by Province

Falin Kori Tatsi Divers


Province Total
% Pop % Pop % Pop % Pop
Barin 62,08% 408 352 29,70% 195 377 3,00% 19 742 5,22% 34 323 657 794
2 169 2 685
Fellari 80,80% 14,68% 394 277 1,00% 26 829 3,52% 94 604
776 486
1 101 346 1 906
Guthar 57,81% 11,00% 209 641 13,00% 247 885 18,19%
999 852 377
Hanno 66,01% 374 586 24,00% 136 223 1,00% 5 669 8,99% 51 025 567 503
Koloni 3,00% 13 934 91,88% 427 151 0,03% 143 5,09% 23 676 464 904
211 1 243
Leppko 6,80% 84 527 15,70% 195 229 60,49% 752 260 17,02%
639 654
Mahbek 0,62% 5 142 81,51% 681 451 7,51% 62 755 10,37% 86 731 836 079
Tereni 0,60% 1 157 92,48% 177 751 0,60% 1 152 6,32% 12 142 192 202
4 159 2 417 1 116 860 8 553
TOTAL
473 099 436 991 999

La population caranaise a des croyances diverses, la plupart se réclament de la chrétienté, de


l'islam et/ou des religions traditionnelles. Des tensions religieuses ont été enregistrées par le passé
et pourraient être une source de conflit au Carana, ou y contribuer. Le gouvernement a essayé de
décourager l’arrivée ces derniers temps des églises charismatiques protestantes et évangéliques,
de même que les appels répétés pour l'instauration de la Charia par les communautés musulmanes.
De nombreuses congrégations missionnaires et institutions religieuses caritatives œuvrent dans le
pays.

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Résumé

Carana était une colonie de l'ancien empire azuréen (devenu République d’Azur au 19e siècle) qui
a accédé à l'indépendance en avril 1962. La politique après l’indépendance a été caractérisée par
le pouvoir fort devenu autoritaire de Joseph Uroma, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’état
militaire en 1971 suivi d'un autre en 1975. Depuis le milieu des années 80, Carana est redevenue
une démocratie, qui a élu les membres de son Assemblée nationale et son Président. Le Parti
démocratique de Carana (PDC), dirigé par les Falin, continue de dominer l'Assemblée nationale
et a fourni les deux derniers Présidents élus (le Président Roselyn Okatsi, et l'actuel Président,
Jacques Ogavo).

Bien que prétendument démocratique, le gouvernement actuel de Carana a tenté de pérenniser son
pouvoir par des réformes constitutionnelles et en décourageant toute opposition démocratique. La
corruption est généralisée à tous les niveaux du secteur public. Le gouvernement souffre
également du manque de ressources financières. Dans la majeure partie du pays, les
infrastructures se dégradent et les installations médicales et scolaires manquent cruellement de
crédits. C'est notamment le cas dans les zones à majorité Kori et Tatsi, ce qui rend ces populations
amères vis-à-vis du gouvernement et de la majorité Falin. Les conflits ethniques sont en outre
exacerbés par les efforts constamment déployés par les Falin pour maintenir leur supériorité. Le
système judiciaire est affaibli par le manque de fonds et de cadres, la corruption et l'ingérence des
hommes politiques dans le processus judiciaire. Les systèmes juridiques traditionnels et religieux
continuent de jouer un rôle important dans le pays et les populations leur donnent souvent la
priorité sur l’ensemble du droit civil.
République Démocratique de CARANA

Après des avancées vers le milieu des années 2000, l'économie de Carana accuse une tendance à
la baisse. La majorité de la population vit dans une extrême pauvreté, en particulier dans les
provinces méridionales et occidentales du pays et dans les vastes bidonvilles de la capitale Galasi.
Alors qu’une grande partie de la population est en mesure de se suffire, un désastre

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Résumé

environnemental, l’arrêt des activités gouvernementales ou l'interdiction des organisations


caritatives et de secours pourraient créer une situation d'urgence humanitaire.

Les dynamiques intertribales ou religieuses pourraient aussi favoriser l'apparition de conflits dans
les pays voisins qui pourraient s’étendre au Carana. Les intérêts étrangers dans les ressources
naturelles sous-exploitées du Carana peuvent engendrer une lutte pour l’accès à ces ressources.

Les principales communautés du Carana sont reliées par la Route nationale, une route pavée à
deux voies qui a été construite pendant la période coloniale. Des routes secondaires et tertiaires
ainsi que des pistes relient les autres villes, villages et établissements. Un système ferroviaire
rudimentaire pour le fret et les passagers relie la capitale Galasi à Corma via Amsan, avec des
ramifications sur Eres et Folsa. Carana ne dispose pas de port côtier en eaux profondes. Une série
de ports petits et moyens s'égrènent le long de la côte ainsi que des villes principales qui sont
parfois accessibles par le réseau de navigation des principaux fleuves. Les infrastructures
aéroportuaires pour le fret et les passagers sont limitées; le plus grand aéroport civil est situé à 65
kilomètres à l'Ouest de Galasi.

Le Gouvernement contrôle les forces de défense caranaises, à savoir, l'armée de terre, la marine et
l'armée de l'air, ainsi que d'une garde présidentielle autonome. Les services de sécurité
comprennent la gendarmerie nationale et les forces de police. Selon le scénario spécifique, celles-
ci peuvent être considérées comme plus ou moins efficaces, plus ou moins politiquement fiables,
et plus ou moins favorables à une intervention internationale.

Selon le concept Caranais, un certain nombre de régions au sein de Carana pourraient servir de
zones d'opérations convenant pour un déploiement de la FAA, dans le cadre de scénarios
spécifiques possibles. La géographie de Carana offre une diversité très large de terrains appropriés
tels que : marais côtiers, montagnes dénudées, déserts arides, forêts pluviales denses, terres
agricoles fertiles et villes surpeuplées. Les opérations de la FAA à Carana se feront dans le cadre
des contraintes imposées par l'insuffisance des infrastructures (pistes, ports, etc.), les conditions
climatiques variables (une saison froide et sèche de novembre à avril et une saison chaude et
pluvieuse de mai à octobre) ainsi que par le relief accidenté, notamment la faible navigabilité du
réseau fluvial.

En outre, l'histoire et la situation des différentes communautés offrent une grande diversité de
réactions possibles face à un déploiement de la FAA. Les populations pourraient se tourner vers
les leaders religieux ou traditionnels pour chercher des conseils et pour savoir quelle attitude
adopter en cas d’intervention de la FAA dans le pays. Des groupes antigouvernementaux
potentiellement violents ont été infiltrés (par exemple, le Mouvement patriotique de Carana,
essentiellement composé de Kori, les Combattants indépendants du sud Carana à dominante
Tatsi, ou le True Islamist Movement, composé de Sumorais) ; ces groupes ont été créés afin
d’offrir un choix de mobiles, de moyens et d'activités qui pourraient poser des problèmes aussi
bien au gouvernement caranais qu'à la FAA.

LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE KATASI

Katasi (81.205 km2 – 2.426.981 hab.) est située à l’ouest de Carana ; c’est le plus petit et le seul
pays enclavé de Kisiwa. Il faisait précédemment partie de l’empire azuréen, mais il a acquis son
indépendance à la suite d’une révolution violente. Il a connu une succession de dirigeants
despotiques, et est l’État le moins développé de Kisiwa et où les droits de l’homme sont peu
respectés. Le gouvernement militaire actuel a succédé au régime marxiste qui avait remplacé les
autorités coloniales. La majorité de la population est composée de membres du groupe ethnique
des Kori, qui sont également une ethnie minoritaire du Carana.

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Résumé

Pour des raisons à la fois idéologiques et d’intérêt national, Katasi a entretenu de mauvaises
relations avec la plupart de ses voisins et avec le monde extérieur. Il ne dispose que de peu de
ressources minérales, qui ont été mal exploitées à cause des faibles niveaux des investissements,
et pour des raisons de sécurité, Katasi entretient des forces armées beaucoup trop importantes
pour sa taille, et pourrait réagir de façon agressive en cas de différend international. Au sein de
l’ensemble de Kisiwa, Katasi est une source potentielle d’instabilité et de conflit transfrontalièr
avec Carana.

LA RÉPUBLIQUE DE RIMOSA

Rimosa (195.304 km2 – 12.281.148 hab.) est située au sud de Carana et a des frontières
communes avec cette dernière ainsi que Katasi. Ancien membre de l’empire Carmin. Rimosa a
enregistré une croissance économique modeste mais durable, et est un pays relativement stable et
prospère. Au cours de son histoire, elle a été le théâtre de troubles interethniques. La majorité de
sa population est Tatsi, un groupe ethnique minoritaire au sein du Carana. Le groupe minoritaire
le plus important à Rimosa est celui des Pleoni qui ont été périodiquement en conflit avec les
Tatsi dans le nord du pays. Les Pleoni sont eux aussi un groupe minoritaire au sud du Carana.

Au sein de l’ensemble de Kisiwa, Rimosa pourrait éventuellement être, soit un acteur dans un
conflit, soit une tierce partie utile. Elle dispose d’infrastructures plutôt bonnes et de points d’accès
au sud du Carana.

LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE DE SUMORA

Sumora (298.935 km2 – 4.472.903 hab.) est située au nord de Carana et a des frontières
communes avec Carana et Namuna. Anciennement membre de l’empire carmin, c’est le seul pays
de Kisiwa dont la population est majoritairement musulmane. La population dans le reste du pays
étant essentiellement chrétienne. Sa culture politique est une combinaison d’influences islamique,
africaine traditionnelle et coloniale carmine. Le pouvoir politique est dominé par la minorité
Falin, qui constitue également la population majoritaire du Carana. Même si la part de
l’agriculture dans le PIB est déjà la plus importante, le gouvernement s’attache à développer ce
secteur.

Il existe à Sumora des problèmes potentiels transfrontaliers avec ses voisins, y compris Carana.
Bien qu’en bons termes avec le Gouvernement caranais, il tolère des islamiques radicaux qui sont
perçus comme une menace au statu quo caranais.

LA RÉPUBLIQUE DE MOSANA

Mosana (394.994km2 - 10.278.325 hab.) se trouve au sud-ouest de Kisiwa, et a des frontières


communes avec Namuna, Katasi et Rimosa. Elle a été une colonie de l’empire Carmin. Elle est
essentiellement peuplée de Mosanjas ;

Mosana est le plus grand état de Kisiwa et le plus prospère sur le plan économique. Au sein de
l’ensemble Kisiwa, c’est un acteur relativement stable de la politique régionale. Toutefois, ses
capacités à soutenir des opérations au Carana sont plutôt limitées.

LE ROYAUME DE NAMUNA

Namuna (290.963 km2 – 8.228.416 hab.) est situé au nord-ouest de Kisiwa, et a des frontières
communes avec Sumora, Katasi et Mosana. C’était une ancienne colonie de l’empire azuréen. La
majorité de sa population est du groupe Mosanja et son roi est héréditairement le chef de l’État.

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CARANA - SCENARIO D'ENTRAINEMENT

Résumé

On trouve une minorité musulmane importante dans le nord du pays. Bien que le pays soit doté de
ressources minérales, l’économie du pays n’est pas très performante.

Namuna a, pendant longtemps, essayé de concilier sa monarchie traditionnelle avec les aspirations
démocratiques de son peuple. Bien qu’il n’ait pas de frontière commune avec Carana, ses intérêts
au sein de la région pourraient l’amener à jouer un rôle important compte tenu de la complexité
politique des crises pouvant survenir entre Carana et ses voisins immédiats.

L’ORGANISATION DE LA COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE DE KISIWA (OCEK)

Tous les États de Kisiwa sont membres de l’Organisation de la Communauté économique


de Kisiwa (OCEK). Cette organisation est devenue l’un des piliers des Communautés
économiques régionales de la Communauté économique africaine (AEC), étant donné
qu’elle rempli les conditions préalables du Traité de l’AEC. L’OCEK ne fait cependant
pas partie de l’architecture pour la paix et la sécurité de l’Union africaine ; son rôle est
purement économique, mais même sur ce plan elle a connu un succès relativement
modeste.

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CARANA - SCENARIO D'ENTRAINEMENT

Résumé

COMPOSITION DU DOSSIER
DOCUMENTS

Le dossier « Scénario de base » comprend un certain nombre de documents qui donnent des
détails de base sur Kisiwa et les États qui la composent, avec un accent particulier sur Carana :

♦ Aperçu de la région de Kisiwa. Etude générale de l’ensemble de l’île, avec un examen


des relations et des dynamiques régionales et internationales ;

♦ Études et profils du pays Kisiwa. Information générale sur chacun des autres États qui
composent Kisiwa, à l’aide de la même structure interne par chapitre que pour la
Monographie de Carana (voir ci-dessous). On trouve davantage de détails dans les
études des pays limitrophes (Katasi, Rimosa et Sumora) que dans les profils des
autres pays (Mosana and Namuna);

♦ Monographie de Carana. Etude plus poussée de Carana comprenant des sections


détaillées sur la géographie, l’histoire, la société, la religion, la gouvernance, le droit,
l’économie, la sécurité et la géopolitique ;

♦ Aperçu économique de Carana et condensé des statistiques économiques. Ensemble


de données de référence sur l’économie caranaise, notamment des données
économiques provinciales ;

♦ Constitution de la République de Carana. Document légal fondamental établissant


Carana et son appareil gouvernemental.

La Chronologie des principaux événements et la Liste des sigles et acronymes jointe à la fin du
présent document peuvent également être publiés séparément, le cas échéant.

CARTOGRAPHIE

Le dossier "scénario de base" comporte les types de cartes régionales et topographiques


suivants:

♦ Carte régionale au 1/2.000.000e : 1 feuille montrant Kisiwa et ses frontières


politiques, les îles voisines et le continent africain, notamment les principaux
ports maritimes et les aéroports, les routes et les voies ferrées ainsi que les
agglomérations ;

♦ Carte régionale au 1/1.000.000e : 1 feuille montrant Carana et les territoires


limitrophes des États voisins, notamment les principaux ports maritimes et les
aéroports, les routes et les voies ferrées ainsi que les agglomérations ;

♦ Carte du pays au 1/500.000e : 1 feuille montrant toute la région de Carana, y


compris le relief par ombres portées, les frontières des provinces, les ports
maritimes et les aéroports, les routes et les voies ferrées ainsi que les
agglomérations ;

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CARANA - SCENARIO D'ENTRAINEMENT

Résumé

♦ Cartes topographiques au 1/250.000e : 12 feuilles donnant une couverture


complète de Carana ;

♦ Cartes topographiques au 1/100.000e : 29 feuilles donnant une couverture


complète de Carana.

D’autres produits cartographiques comme des cartes thématiques, des plans de villes et des cartes
topographiques à plus grande échelle (par exemple au 1/50.000e peuvent être créés à partir des
bases existantes en fonction des besoins des utilisateurs ou de formation.

FORMAT DES DOCUMENTS

Les documents papier destinés à être utilisés dans le cadre du scénario sont présentés dans un
format « d’une page à l’intérieur d’une page ». Le document contenu dans le cadre en forme de
page est « réel », dans le contexte de l'exercice et reflète le style et le format de son équivalent
dans le monde réel. Les classifications sécuritaires, etc. figurant à l'intérieur du cadre sont
uniquement pour les besoins de l'exercice. Dans les données à l’extérieur du cadre peuvent
figurer l’intitulé de l'exercice, la position du document dans le dossier d'exercice selon sa priorité,
les mentions de droits d'auteur, les classifications sécuritaires du monde réel ou d’autres
informations qui ne relèvent pas du scénario.

DOCUMENTS ELECTRONIQUES ET SITE INTERNET

Dans le dossier "scénario de base" figurent tous les documents en un ou plusieurs formats
électroniques. Il comprend une organisation de fichiers HTML accessibles sur l’Internet, ou sur
un Intranet en circuit fermé ou installée sur un terminal autonome. Ce qui implique des liens avec
les documents justificatifs comme les cartes, en format PDF imprimable. L'arborescence peut être
élargie pour y inclure d'autres documents ayant trait à l'exercice.

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CARANA - SCENARIO D'ENTRAINEMENT

Résumé

GESTION DU SCÉNARIO

ÉLABORATION DU SCENARIO SPECIFIQUE

Le dossier « Scénario de base » a pour objet de décrire le Carana actuel et ses voisins, et de
présenter un certain nombre de lignes de faille éventuelles qui peuvent soit :

♦ Initier un conflit, provoquer une crise, entraîner une intervention,

♦ Donner corps aux évènements et aux dénouements résultant d'une telle crise.

Les officiers dirigeant l'exercice (OCE) et le personnel chargé des exercices devraient envisager
de prévoir un Scénario spécifique qui crée les conditions de la crise, les événements de la crise
elle-même et les conditions de l'intervention. Les besoins exacts et les niveaux de détail seront
déterminés par les spécifications de l'exercice.

Un Scénario spécifique devrait au minimum inclure :

♦ Un plus grand niveau de détails sur toutes les questions qui n'auraient pas été
suffisamment abordées dans le dossier « Scénario de base » (Monographie, etc.) ;

♦ Toutes les modifications au niveau des données dans les documents du dossier
« Scénario de base », ou les limites imposées (qui tiennent compte des besoins ou des
réalités du scénario – par exemple une infrastructure inexistante) ;

♦ Un exposé de faits historiques portant sur les événements marquants depuis la « fin de
l'histoire » contenue dans les documents du dossier « Scénario de base » jusqu'au
début du processus de planification du personnel à entraîner ;

♦ Des « Documents de l'exercice », basés sur des documents du monde réel qui
décrivent la situation sur le théâtre des opérations, les réactions internationales, les
mandats, les contraintes légales, les directives de planification et autres détails en vue
de forger la perception du personnel à entraîner.

Même si des modifications peuvent être apportées au Scénario de base, le cas échéant, on suggère
fermement que celles-ci soient strictement contrôlées afin de limiter les « faux » documents qui
pourraient circuler avec des informations caduques ou inexactes.

ADAPTATION GEOGRAPHIQUE DU SCENARIO

Comme mentionné précédemment, les longitudes, latitudes et le système de grille UTM utilisés
dans le dossier se réfèrent à l’emplacement actuel de Kisiwa. Les utilisateurs du dossier
« Scénario de base » disposent de plusieurs options :

♦ À supposer « pour les besoins de l'exercice », que Kisiwa (dans sa position actuelle)
fait partie d’une sous région considérée comme la plus appropriée pour atteindre les
objectifs fixés pour le personnel à entraîner ;

♦ Repositionner Kisiwa dans une autre partie du littoral africain en supposant « pour les
besoins de l'exercice », que les latitudes, longitudes, etc. restent inchangées. (Ce qui
pourrait nécessiter l’apport de modifications à la cartographie de la région
susmentionnée) ;

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CARANA - SCENARIO D'ENTRAINEMENT

Résumé

♦ Repositionner Kisiwa dans une autre partie du littoral africain, et apporter des
modifications à la cartographie en vue d’obtenir les nouvelles latitudes et longitudes
souhaitées ;

Dans tous les cas les usagers devront trouver le juste équilibre entre la quête de réalisme et les
ressources nécessaires.

DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

EURORECAMP détient les droits d’utilisation du dossier « Scénario de base » et se propose de


les transférer à l’Union africaine à l’achèvement du cycle Amani Afrique. L’UA élaborera et
promulguera sa politique concernant la mise à disposition du dossier au profit des centres
régionaux d’entraînement, des gouvernements nationaux et autres organismes.

Il convient de noter que les droits d’utilisation du scénario original de Carana restent la propriété
de DPKO de l’ONU, qui a d’une manière générale autorisé son utilisation sans licence.

ANNEXES :

Annexe A Chronologies des principaux événements : Ile de Kisiwa


Annexe B Glossaire des sigles et acronymes

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Scenario d’entraînement Carana

Annexe A
au Résumé analytique
Chronologie des principaux évènements : Ile de Kisiwa

Scénario d’entraînement Carana


CHRONOLOGIE DES PRINCIPAUX
ÉVÈNEMENTS : ÎLE DE KISIWA
Remarque : on ne dispose pas de dates fixes sur un grand nombre des
évènements qui se sont déroulés dans les premiers temps de l’histoire
de la région, soit parce que la date exacte n’est pas connue, ou pour
permettre l’insertion de la commémoration des anniversaires dans la
chronologie qui précède le début de l’exercice ou dans le déroulement
effectif de celui-ci.

Date Évènement

DÉBUTS
Date probable de l’apparition, pour la toute première fois, de la vie humaine sur
35000 - 10000 av. J.C.
Kisiwa; les peuples Pleioni, Mahidi et Nakunda.
Le groupe ethnolinguistique Nzeddaarrive de l’Afrique continentale à Kisiwa ; dont en
350 av. J.C.
premier, les groupes Falin et Tatsi.
300 av. J.C. Le peuple Mosanja arrive àKisiwa

100 av. J.C. Le peuple Damangi arrive à Kisiwa


Les Mosanja entament des relations commerciales lucrative avec les marchands
0 av. J.C. d’épices en route pour l’Inde en provenance de l’Empire Axoumite ; ces relations se
poursuivront jusqu’au deuxième siècle apr. J.C.
Le peuple Kori du groupe ethnolinguistique Tondoi émigre de l’Afrique continentale à
300 apr. J.C.
Kisiwa.
Les populations de Kisiwa pratiquent l’agriculture et cultivent des arachides, des
500
haricots, du maïs et du coton.
650 Le peuple Kori conquiert les Damangi.

740 Le peuple Kori conquiert les Damangi.

800 Le royaume Kori est fermement établi et deviant la force militaire dominante sur l’île.

980 Décès du roi Kori Yamongo Aso; son neveu Yamongo Asabo devient le nouveau roi.

EXPLORATION ET COLONISATION
La dynastie berbère almoravide de l’Afrique du Nord s’établit dans la partie nord de
Dans les années 1070
l’île de Kisiwa.
Milieu des années1100 Début du déclin de la dynastie berbère almoravide dans l’île.

Dans les années 1300 Les populations Kori découvrent de l’or, ce qui renforce le royaume Kori.
Les explorateurs européens découvrent l’île de Kisiwa et commencent à en explorer
Dans les années 1430
les ressources.

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Scenario d’entraînement Carana

Annexe A
au Résumé analytique
Chronologie des principaux évènements : Ile de Kisiwa

Date Évènement

Les Azuréens commencent à réduire les populations africaines en esclavage sur l’île
Dans les années 1440
et à les déporter.
Les Kori n’arrivent pas à expulser les populations Mosanja de l’embouchure du
Dans les années 1450
fleuve Hudi, à la grande consternation du Roi Akusa.
Le Roi Akusa offre au people Mosanja une partie des terres des Kori en échange de
1457
l’accès aux ports contrôlés par les Mosanja.
Dans une tentative visant à retrouver leur puissance militaire, les Kori attaquent les
Dans les années 1520 Damangi; les Kori sont vaincus. Les Damangi expulsent les Kori qui vivaient parmi
eux.
Les Azuréens établissent et entretiennent les comptoirs commerciaux sur la côte de
Dans les années 1600
Carana.
Un conflit ethnique entre les Damangi et les Falin obligent des dizaines de milliers de
Dans les années 1860
Falin musulmans à fuir vers Carana.
Kisiwa est divisée lors de la Conférence de Salin; l’Empire azuréen revendique
1882
Carana.
1886 Les Kori infligent une défaite aux armées azuréennes à Katasi.

1887 Les Kori infligent unenouvelle défaite aux armées azuréennes à Katasi.
Les puissances de l’Entente attaquent les ports maritimes au trafic très intense situés
1914 le long de la côte de Sumora, parce que l’Empire Sabélien entretient de bons
rapports avec les puissances centrales.
Azuria et Carmina (de leurs anciens empires respectifs) se joignent à la première
1915
guerre mondiale du côté des puissances de l’Entente.
Sumora tombe sous le mandat des Nations de la Ligue de la catégorie B, sous le
1919
joug de l’administration Carmine à la suite de la désintégration de l’Empire sabélien.
Dans les années 1920 À Rimosa, l’administration est de plus en plus décentralisée.
Établissement d’une frontière provincial entre Barin et Hanno (Barin relevait
1932
auparavant de la province de Guthar).
Des dizaines de milliers de soldats de l’île de Kisiwa combattent pendant la
1939-1945 Deuxième Guerre mondiale pour soutenir les Empires azuréen et carmine, ainsi que
leurs alliés occidentaux.
1945 Sumora devient un territoire sous tutelle des Nations Unies.
Joseph Uroma participe au Cinquième Congrès panafricain à Manchester,
1945
Angleterre.
Uroma organise une grève générale de neuf jours connue sous l’appellation Les neuf
7 July 1946
grands matins en signe de protestation contre la politique azuréenne à Carana.
Joseph Uroma (Carana) et Mambose Asana III (Namuna) représentent leurs
1953
territoires respectifs à l’Assemblée nationale azuréenne.
Des tensions entre les Kori et les Azuréens montent au point que les Azuréens
1955
déplacent leur centre administratif de Nanom à Galasi (Carana).
4 septembre 1957 Jour de l’indépendance de Rimosa.
Les populations votent lors d’un référendum organisé par l’administration
azuréenne ; Carana devra rester au sein de la Communauté des états azuréens et
1958
les populations de Carana éliront leur représentant au sein de l’Assemblée nationale
azuréenne.
26 juillet 1958 Jour de l’indépendance de Katasi.

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Scenario d’entraînement Carana

Annexe A
au Résumé analytique
Chronologie des principaux évènements : Ile de Kisiwa

Date Évènement

Fin de1958 La famille du Roi Dagbi IV est obligée de fuir pour se réfugier à Namuna.

1960 Décès du roi Dagbi IV.

4 décembre 1958 Jour de l’indépendance à Mosana.

CARANA APRÈS L’INDÉPENDANCE


Azuria accorde l’indépendance totale à la République démocratique de Carana ;
10 avril 1962
Joseph Uroma devient le premier Président du pays.
1 octobre 1963 Première Constitution de Carana.

1966 Le Président Uroma est réélu.

1970 Le Président Uroma refuse d’organiser les élections nationales prévues.

1970s La crise pétrolière internationale ruine l’économie de Carana.


Le Général Christian Hakutu prend le pouvoir à la suite d’un coup d’État militaire
1971
sans effusion de sang.
30 novembre 1972 La Constitution de Carana est suspendue par le Général Hakutu.

1975 Un coup d’État amène le Colonel Idrissa Tarakoni au pouvoir.


Le Président Tarakoni demande un prêt au FMI et à la Banque mondiale afin de faire
1982 face aux difficultés économiques incessantes. Les conditionnalités du prêt exigent
une bonne gouvernance et le retour à un pouvoir démocratique.
Carana est frappée par le cyclone Geralda, le pire des cyclones à avoir atteint les
2-4 février 1994 côtes du pays depuis 1927, dévastant une grande partie du pays (infrastructures,
champs agricoles, etc.).
17 décembre 1985 Référendum pour approuver la nouvelle Constitution.
Le Parti démocratique de Carana (PDC) gagne les élections nationales ; Roselyn
1986
Okatsi devient Président.
1991 Le President Okatsi est réélu lors des élections nationales.

1996 Sous la houlette de Jacques Ogavo, le PDC gagne les élections nationales.

2001 Le Président Ogavo est réélu.


La Constitution est amendée, et supprime le nombre maximum de mandats qu’un
2004
Président peut exercer.
2006 Le Président Ogavo est élu pour un troisième mandat.

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Carana Training Scenario

Annex B to
Executive Summary
Glossary of Acronyms and Abbreviations

Carana – Scénario d’entraînement


GLOSSAIRE DES ACRONYMES
ET DES ABBRÉVIATIONS

Terme Signification Remarque


A ac Aéronef
AD Anno Domini Désignation utilisée dans le calendrier grégorien
AEC Communauté économique africaine De l’Union Africaine
AACC Association des anciennes colonies carmines
Bande de fréquence dans laquelle la MA est
MA Modulation d’amplitude
utilisée pour une émission de radiodiffusion
Véhicule blindé léger (littéralement “véhicule
AML Automitrailleuse légère
automitrailleuse)
Atelier de construction de véhicule blindé
AMX Atelier de Construction d'Issy-les-Moulineaux
(France)
ANSFC Association nationale des sages-femmes caranaises National Association of Caranese Midwives
APC Armoured Personnel Carrier Véhicule de transport blindé
AAPS Architecture Africaine de Paix et de Sécurité
Armd Blindé
Arty Artillérie
ASL Au-dessus du niveau de la mer
ATC Armée de la terre de Carana Armée Caranaise
MGAT Missile guidé antitank
UA Union Africaine
Avg. Moyenne
B B1 Barin sud Département
B2 Barin est Département
B3 Barin nord Département
B4 Barin ouest Département
S’agissant du pétrole (production, raffinerie,
Bl/jr Barrils/jour
etc.).
Av. J.-C. Avant Jésus-Christ Désignation utilisée dans le calendrier grégorien
BCC Banque centrale de Carana
BGp Groupement tactique (Group battaillon)
Bn Battaillon
Btie Batterie
C CBC Carana Broadcasting Corporation Société de Radiodiffusion de Carana (SRC)
cbt Combat
CDF Caranese Defence Forces Force de défense de Carana
cf. Conférer Comparer

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Carana Training Scenario

Annex B to
Executive Summary
Glossary of Acronyms and Abbreviations

Terme Signification Remarque


Cfr Franc Caranais
Groupe armé majoritairement composé de Tatsi
CISC Combattants indépendants du sud Carana
à Carana
Cie Compagnie
D Institution qui se trouve au sein des forces de
DDS Direction de la documentation et de la sécurité
sécurité de Sumora
CLD Combattants de la liberté Damangi Groupe radical à Sumora
DFSV Véhicule direct d’appui feu
E E East (En), Est (Fr)
EC Commission électorale
Organisation de la Communauté économique de Pays de la Communauté économique régionale
ECOK
Kisiwa de Kisiwa
e.g. Exempli gratia “Par exemple”
Elev Élevation
Ingr Ingénieur
Mat. Matériel
est. Estimations
UE Union européenne
F F1 Fellari nord Département
F2 Fellari nord-est Département
F3 Fellari sud-est Département
F4 Fellari sud Département
F5 Fellari ouest Département
FAC Force aérienne de Carana Caranese Air Force
FAO Organisation pour l’alimentation et l’agriculture
FDC Forces de défense de Carana Forces de défense de Carana
IED Investissement étranger direct
FGA Chasseur d’attaque au sol
Bande de fréquence dans laquelle FM est
FM Modulation de fréquence
utilisée pour les émissions de radiodiffusion
FNC Front national caranais Parti d’opposition Tatsi
FPN Force policière nationale Force de la police nationale de Carana
PLP Parti libéral populaire Parti politique de Mosana
Dans les ouvrages du pays pour indiquer un
Fr. Français
terme de langue française
f.o.b. Free On Board S’utilise pour le commerce des marchandises
G G1 Guthar nord-est Département
G2 Guthar est Département
G3 Guthar sud-est Département
G4 Gutharsud-ouest Département

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Carana Training Scenario

Annex B to
Executive Summary
Glossary of Acronyms and Abbreviations

Terme Signification Remarque


G5 Guthar nord-ouest Département
GC Gendarmerie caranaise Gendarmerie de Carana
GDP Produit intérieur brut
GMT Greenwich Mean Time
Govt Gouvernement
GP Garde présidentielle Garde présidentielle
GRN Gendarmerie royale de Namuna Gendarmerie royale de Namuna
H H1 Hanno nord-est Département
H2 Hanno est Département
H3 Hanno sud-est Département
H4 Hanno sud Département
H5 Hanno oust Département
H6 Hanno nord-ouest Département
Hel Hélicoptère
ML Mitrailleuse lourde
HQ Siège
DH Droits de l’homme
Comité de mise en œuvre des chefs d’État et de
HSIC Du NEPAD, de l’Union africaine
gouvernement
I Organisation international de l’aviation civile
OACI ID
Identification
CPI Cour pénale internationale
IDP Personnes déplacées à l’intérieur de leur pays
IFI Institution financière internationale
FMI Fonds monétaire international
incl Y compris
Inf Infanterie
OI Organisation internationale
OMI Organisation des migrations internationales
ORIN Organisation international de la normalisation
ISP Fournisseur d’accès à l’Internet
J JLCE Junior Level Comprehensive Exam Examen d’évaluation dans le système éducatif
K K1 Koloni sud Département
K2 Koloni oust Département
K3 Koloni nord Département
K4 Koloni est Département
Kbp/s Kilobit par seconde

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Carana Training Scenario

Annex B to
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Glossary of Acronyms and Abbreviations

Terme Signification Remarque


Prédécesseur de courte durée de l’OCEK à
KCU Union pour la coopération à Kisiwa
Kisiwa
kHz Kilohertz Concerne les fréquences radio
Km Kilomètres
Km2 Kilomètres carrés
Km/h Kilomètres/heure
Banque pour le commerce et le développement de
BCDK
Kisiwa
Concerne l’électricité (production,
kWh Kilowatt heure
consommation)
L L1 Leppko est Département
L2 Leppko sud-est Département
L3 Leppko sud Département
L4 Leppko sud-ouest Département
L5 Leppko nord-ouest Département
L6 Leppko nord Département
L Longueur
Li Léger
M M1 Mahbek sud Département
M2 Mahbek oust Département
M3 Mahbek nord Département
M4 Mahbek est Département
m Mètre
M Million
max. Maximum
Mb/s Mégabit par seconde
MC Marine caranaise Caranese Navy
Mécanisme de prévention, de gestion et de Concerne l’Architecture africaine de paix et de
MPGRC
règlement des conflits sécurité
Mech Mécanisé
MHz Megahertz Concerne les fréquences radio
ML Embarcation à moteur
mm Millimètres utilisés pour l’écartement des rails
Mor Mortier Armement
MPC Mouvement patriotique de Carana Groupe armé à majorité Kori à Carana
N N North (En), Nord (Fr)
MAN Membre de l’Assemblée Nationale
Nouveau partenariat pour le développement de
NEPAD De l’Union africaine
l’Afrique
GNM Gendarmerie National de Mosana

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Carana Training Scenario

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Terme Signification Remarque


ONG Organisation non gouvernementale
MN Miles nautiques S’utilise pour les créances maritimes
CNP Convention des nouveaux patriotes
PNK Police nationale de Katasi
O O Ouest (Fr)
OUA Organisation de l’unité africaine
Offrs Officiers
OCI Organisation de la Conférence islamique
P PCC Parti de la convention caranaise Parti d’opposition Kori
PC Patrouilleur côtier
PDC Parti démocratique de Carana Parti au pouvoir à Carana, majoritairement Falin
PDC Police douanière de Carana
PNN Police nationale du Namuna
pop Population
PPA Parité du pouvoir d’achat
CPS Conseil de paix et de sécurité De l’Union africaine
R RCL Lanceur sans recul
RDF Forces de défense de Rimosa
CER Communauté économique régionale De la Communauté économique africaine
Recce Reconnaissance
RHIB Canot pneumatique à coque rigide
RN Route nationale National Highway (Carana)
RNP Force nationale de police de Rimosa
RORO Roll on-roll off Concerne les installations infrastructurelles
RS Ralliement pour la solidarité Parti d’opposition
Rwy Piste
S S South (En), Sud (Fr)
SAM Missile sol-air
PAS Programmes/Politiques d’ajustement structurel
FS Forces spéciales
GS Gendarmerie de Sumora
SOB Branche des opérations spéciales à Mosana
SRC Société de Radiodiffusion de Carana Caranese Broadcasting Services
SRN Service de renseignement national Caranese National Intelligence Service
Bande de fréquences où les OC sont utilisées
OC Ondes courtes
pour les émissions radiophoniques
T T1 Tereni ouest Département

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Carana Training Scenario

Annex B to
Executive Summary
Glossary of Acronyms and Abbreviations

Terme Signification Remarque


T2 Tereni nord Département
T3 Tereni est Département
t Tonne(s)
TB Tuberculose
TEU Conteneur équivalent-vingt pieds Concerne les capacités infrastructurelles
TIM True Islamist Movement Groupe radical islamiste basé à Sumora
Tk Tank
TMM Inconnue Système de pontage mobile militaire (Russie)
Tpt Transport
TV Télévision
U Parti au pouvoir à Sumora (parti unique de
ULP Union pour le leadership et le progrès
facto)
NU Nations Unies
UNCT Équipe de pays des Nations Unies
Programme des Nations Unies pour le
PNUD
développement
Haut commissariat des Nations Unies pour les
HCR
réfugiés
Fonds international des Nations Unies pour le
UNICEF
secours à l’enfance
Bureau des Nations Unies pour les services d’appui
UNOPS
aux projets
UPPR Parti d’unité du people de Rimosa
USD Dollars EU
V VAB Véhicule de l'avant blindé Armoured vanguard vehicle
VBL Véhicule blindé léger Light armoured car
VIP Haute personnalité
OMS Organisation mondiale de la santé
W Lg Largeur
O Ouest
BM Banque mondiale

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1962
Carana – Scénario d’entraînement

Aperçu régional de Kisiwa

Carana - Scénario d’entraînement


APERÇU RÉGIONAL DE KISIWA

TABLE DES MATIÈRES

Aperçu régional ......................................................................................................... 3

Survol historique .................................................................................................... 3


Aperçu géographique .......................................................................................... 11
Aperçu des infrastructures ................................................................................... 13
Considérations d'ordre géopolitque sur l'île de Kisiwa ......................................... 17
Organisation de la Communauté économique de Kisiwa (OCEK) ........................ 21

Dynamique géopolitque internationale .................................................................... 23

Dynamique géopolitique interrégionale africaine .................................................. 23


Dynamique géoploitique pertinente au niveau mondial .......... Error! Bookmark not
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Les pays de Kisiwa et les organisations internationales ....................................... 34

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Carana – Scénario d’entraînement

Aperçu régional de Kisiwa

APERÇU RÉGIONAL
Survol historique

Les premiers établissements

On pense que l’homme est apparu à Kisiwa il y a de cela plus de 35.000 ans. À l’époque, les anciens
descendants des peuples Pleioni se sont installés dans ce qui allait devenir la partie sud-est de l’île. Les
Mahidi, une tribu traditionnellement nomade, ainsi que les peuples Nakunda auraient également
navigué depuis le continent africain et se seraient installés à Kisiwa depuis des dizaines de milliers
d’années. Ces peuplades anciennes vivaient de la chasse avant le développement de l’agriculture et de
l’élevage.

Premières
migrations à Kisiwa,
35000 – 10000 avant
J.-C.
Principales découvertes
archéologiques à
Nakunda

Principales découvertes
archéologiques à Mahidi

Principales découvertes
archéologiques à Pleoni

Aux environs de 350 avant J.-C., les peuples Nzedda (qui avaient des racines ethnolinguistiques
communes) ont commencé à arriver par bateau de l’Afrique continentale. Les Nzedda qui ont immigré
étaient essentiellement composés de peuples des tribus Falin et Tatsi. Ces populations sont pour la
plupart installées dans la partie sud de l’île, sur ce qui est devenu Mosana et Rimosa. D’autres groupes
sont arrivés au cours des décennies et des siècles qui ont suivi ; les populations Damangi ont fait le
voyage jusqu’à l’île et se sont, en fin de compte, installées au nord, et celles de la tribu Mosanja ont
immigré et se sont installées dans la partie ouest de l’île. Les migrations de l’Afrique continentale vers
l’île ont ralenti après cette vague, et seuls des groupes plus petits de migrants sont arrivés par la suite
dans la région.

On ne sait pas si des peuples plus anciens qui ont précédé l’arrivée des populations d’immigrés ont
existé sur l’île de Kisiwa. Les archéologues pensent que, même si les premiers contacts ont
probablement eu lieu entre cette population et les Nakunda, ce n’est que des siècles plus tard que le
contact a été établi entre les Tatsi et les Pleioni qui, pour la plupart, vivaient dans le sud-est de l’île. La
découverte des tribus nomades Mahidi, qui sillonnaient le nord de l’île, est intervenue bien plus tard.

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Les Mahidi vivaient surtout de l’autre côté des montagnes et n’auraient pas été découverts si les
Damangi n’avaient pas réussi à franchir ces terrains ingrats.

Aux alentours de l’an 300 av. J.-C., la tribu Kori, descendant des peuples Tondoi, est arrivée sur l’île en
provenance du continent. Les chercheurs pensent que les Kori seraient arrivés à Kisiwa en grand
nombre, avec plus de biens, notamment du bétail, que les autres peuples. On estime qu’avec l’arrivée
des Kori, les populations indigènes (Pleioni, Nakunda et Mahidi) ont probablement diminué en nombre
et sont donc devenues plus vulnérables que les populations immigrées. La juste répartition de l’espace
entre les différents groupes qui avait prévalu pendant des siècles a été interrompue, en particulier
depuis l’arrivée des Kori qui disposaient de plus de ressources que les autres groupes ethniques. Les
maladies jusque-là inconnues des populations indigènes, importées par les Falin, les Tatsi, les Kori et
autres, ont également eu de graves répercussions sur les communautés indigènes.

Les premières
Later Migration to
Dam
ang
i Tr
Kisiwa, à Kisiwa
migrations
iba
lG
100 roup 350 BC – 300 AD
BC ,
(?) Première zone d’établissement
des Nzedda
Early Nzedda Settlement
Mosanja Tribal Group, Area
300 BC (?)
Établissement ultérieur des
FalinSubsequent Falin
up, Settlement
bal Gro D
Falin

Kori Tri 300 A

Ta
t si Établisement ultérieur
Subsequent Tatsi des Tatsi
Settlement

Première zone d’établissement


Early Mosanja
des Settlement
Mosanja Area

Early Damangi
roup
istic G Première zone Area
Settlement d’établissement
-Lingu 50 BC (?)
d a Ethno i) , 3
Nz e d
(Falin
and T a ts
des Damanji
Early Kori Settlement
Area

Première zone d’établissement


des Kori

La domination du royaume Kori

Les différents groupes qui se sont installés dans toute l’île se sont lancés dans l’agriculture, et vers l’an
500 av. J.-C., ils vivaient de la culture de l’arachide, des haricots, du maïs et du coton. Les
communautés ont également apprivoisé des animaux comme les bovins et les chèvres. Les populations
vivant sur la côte ont entrepris des activités vitales liées à la pêche. La culture du coton est notamment
devenue florissante sous les Kori qui s’étaient installés dans une partie de l’île qui disposait de bonnes
terres et d’une abondante pluviosité. Ils ont pu tirer profit de cette culture, et l’augmentation de la
production a permis aux tribus Kori de devenir très riches. Pendant des siècles, la culture du coton s’est
développée et la richesse relative de cette tribu a sensiblement augmenté, tout comme leur pouvoir et
leur influence sur les autres ethnies à l’intérieur de l’île. Les guerres pour le pouvoir et les ressources
ont amené les Kori à conquérir les Damangi qui étaient installés dans le nord à l’intérieur des terres en
650 et 740 apr. J.-C.

De la conquête de certaines tribus Damangi est né le grand royaume Kori qui a dirigé l’île pendant des
siècles. Étant venus à bout de leurs adversaires les plus proches, les Kori n’ont eu aucun mal à
débarrasser le centre de Kisiwa des autres populations, en particulier des populations indigènes qui

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étaient installées là. Les populations Mahidi qui vivaient parmi eux ont presque toutes été éliminées,
tandis que les Nakunda et les Pleioni (qui étaient plus nombreux que les Mahidi) ont été chassés de
l’intérieur de l’île. Vers les années 800, les Kori s’étaient établis comme la force militaire dominante de
l’île.

Vers 980 Apr. J.-C., à la suite du décès du Roi Yamongo Aso, son neveu Yamongo Asabo est devenu
le nouveau roi du peuple Kori de Kisiwa. La succession à ce poste, considéré comme le plus
prestigieux de la société Kori, était transmise par voie d’héritage par les oncles maternels. A son
accession, Yamongo Asabo s’est révélé un combattant acharné et un dirigeant avisé. Pendant son
règne, il a instauré un système de taxation qui a généré d’immenses revenus pour la cour royale de
Kori, et il a continué à affirmer la force militaire de son peuple. En peu de temps, le roi a inspiré le
respect et la crainte chez les autres chefs des autres parties de l’île. Sous son règne qui a duré vingt-
cinq ans, le royaume Kori est devenu prospère et a établi un contrôle ferme sur le centre de Kisiwa.

Le royaume n’a cessé de tout mettre en œuvre pour conquérir les terres des autres groupes, dont les
Falin. Depuis leur arrivée, les Falin avaient toujours été le groupe ethnique le plus nombreux à Kisiwa,
et ils s’étaient essentiellement établis sur la côte orientale, en particulier dans la région qui est devenue
Carana. Après leur arrivée, plusieurs tribus ont également créé des villages et des communautés à
proximité de l’intérieur de l’île dans les chaînes montagneuses situées entre Carana et Katasi. Pendant
des siècles, ces habitants des montagnes ont permis la défense des tribus Falin contre la menace des
Kori, qui cherchaient constamment à étendre leur royaume. Malgré les nombreuses tentatives des Kori
au début du 12e siècle, la supériorité militaire de ces derniers ne leur a pas permis de vaincre les Falin
qui avaient une meilleure connaissance de leur terrain.

Growth of the Kori


Influence of Almoravid
Dynasty, 1070 AD - Kingdom,
500 - 1100 AD

Kori Kingdom (peak around


800 AD)

Mosanja area

Damangi area

Falin area

Growth and Tatsi area


stabilization of
Mosanja region,
400 AD -
Pleioni Area

Significant Conflict

Directions of Kori expansion

Settlement by Berber
Almoravid Dynasty

Toutefois, la découverte de l’or au début du 14e siècle par les Kori les a aidés à renforcer davantage le
royaume sur l’île. Cette ressource a permis à la royauté Kori d’obliger les armées des chefferies
voisines à prêter allégeance à son royaume. Les Kori ont ainsi pu instaurer leur domination plus à l’est
ainsi que sur les terres montagneuses qu’ils n’avaient pu arracher aux Falin quelques siècles plus tôt.
Ces tribus ont fui plus à l’est, laissant aux tribus Kori d’avoir accès à des systèmes fluviaux vitaux où ils
ont commencé à pratiquer la pêche.

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Avec l’exode des Falin vers la côte est de l’île, les visées expansionnistes du royaume Kori se sont
axées sur les tribus Tatsi dans la partie australe de Kisiwa. Deux incursions effectuées par les Kori ont
conduit les tribus Tatsi à tomber sous la domination des Kori. Des dizaines de Tatsi ont été obligés de
travailler à la cour du Roi, et des centaines d’autres ont reçu l’ordre de travailler dans les maisons
d’autres familles Kori riches. A la suite de cette victoire, une partie importante des populations Kori a
immigré vers le sud et s’est installée sur les terres appartenant autrefois aux Tatsi, qui sont par la suite
devenues une partie de l’État de Rimosa.

L’immigration arabe à Kisiwa

Dans les années 1070, la dynastie berbère almoravide de l’Afrique du Nord a commencé à s’établir
dans la partie nord de l’île, et a commencé à entretenir des relations avec les Damangi et les
communautés ethnolinguistiques plus petites, amenant éventuellement la grande majorité de ces
populations à se convertir à l’islam. Alors que l’islam s’est répandu dans la partie nord de l’île, cette
religion s’est limitée à cette région en raison de la grande chaîne montagneuse qui sépare le nord du
centre de Kisiwa. Tandis que les Damangi sont vite devenus partie intégrante de la dynastie, les
tentatives menées pour gagner la confiance et la loyauté des Kori et des Mosanja ont été vaines et la
grande majorité de ces populations a continué à suivre leurs religions ancestrales.
Vers le milieu du 12e siècle, la dynastie a enregistré un net déclin. Les Damangi qui s’étaient convertis
ont gardé la religion musulmane et ont par conséquent réussi à faire échouer les tentatives menées par
les missionnaires chrétiens pour les convertir au cours des siècles qui ont suivi.

A. L’opposition Mosanja

L’ouest de Kisiwa, où les Mosanja se sont installés était propice à une culture rentable du coton. Celle-
ci ainsi que les profits tirés des articles de l’artisanat mosanja dont les objets en cuivre, la poterie et
l’ivoire ont permis à ce groupe d’accumuler une richesse importante. Non seulement ils commerçaient
avec leurs voisins, mais ils ont également établi des relations commerciales fructueuses avec les
marchands d’épices en route vers l’Inde, en provenance de l’Empire Axoumite du nord-est de l’Afrique,
du 3e siècle av. J.C. jusqu’à une époque avancée du premier siècle apr. J.-C. Parce qu’ils devenaient
de plus en plus riches, les Mosanja ont été le seul peuple qui ait pu combattre les Kori.

La plupart du temps, cette tribu n’a pas eu à affronter la menace des Kori qui se contentaient de
dominer les groupes qui avaient des dirigeants plus faibles. En réalité, la puissante chefferie des
Mosanja faisait l’objet d’un profond respect de la part du royaume Kori, qui avait besoin d’accéder aux
ports animés Mosanja. Ce n’est que vers 1450 que le roi Akusa a envoyé des guerriers pour déloger
ces deniers de la bouche du fleuve Hudi. Les Kori ont échoué dans leur attaque et les Mosanja ont
bloqué l’accès à leurs ports. Alors que le royaume avait accès aux ports maritimes parce qu’ils
dominaient les Tatsi, ces ports étaient moins fréquentés par les commerçants et les marchands. En
1457, le Roi Akusa a donc offert tune partie des terres Kori aux Mosanja en échange de l’accès aux
ports.

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Le démantèlement du royaume Kori

Decline of the Kori


Kingdom and
Early Colonization,
1100 – 1600 AD

Kori Kingdom

Mosanja area

Damangi area

Falin area

Tatsi area

Pleioni Area

Significant conflict

Azurian Empire outpost

Ottoman Empire outpost

La tentative manquée du royaume Kori visant à conquérir les territoires Mosanja, et la cession d’une
partie de ses terres à ceux-ci sous le roi Akusa a marqué le début du déclin du royaume Kori. Sous son
règne, il est devenu évident que le roi et sa cour ne disposaient pas de la ruse militaire et du pouvoir de
décision de ses prédécesseurs. En peu de temps, les revenus de la cour ont commencé à baisser, car
les commerçants fraudaient le fisc, et le manque de discipline a décimé les rangs de l’armée Kori. Le
royaume s’est retrouvé dans la tourmente, vu que les dirigeants successifs se battaient pour rétablir
l’ordre. En fin de compte, les groupes qui avaient été opprimés par le royaume se sont révoltés et ont
cherché à retrouver leur autonomie.
Toutefois, le royaume a continué à se battre pour maintenir sa domination. Vers 1520, lors d’une
tentative visant à rétablir sa domination militaire, les Kori ont attaqué les Damangi dans le but de
s’emparer d’une partie du territoire qui est finalement devenu le pays Sumora. Les Damangi qui étaient
alors sous la domination de l’Empire ottoman ont combattu l’armée Kori. Également, pendant ces
mêmes années, les Damangi ont expulsé les Kori qui vivaient parmi eux, mais qui ne s’étaient jamais
intégrés à leur société. Avec le retrait des Kori, les populations ont émigré vers le sud, se sont
emparées des terres du royaume et se sont installées sur les terres qui entourent l’intérieur du pays sur
ce qui est devenu Katasi. Malgré l’affaiblissement de la société Kori dans l’île, ses dirigeants sont
demeurés l’autorité la plus influente de l’île.

Exploration et colonisation de l’île Kisiwa

Vers 1430, les explorateurs azuréens ont commencé à arriver sur l’île, en quête de ressources vitales et
des richesses. À leur arrivée, ils sont tout d’abord entrés en contact avec les populations Falin et Tatsi
qui vivaient le long de la côte centre-est du pays, qui est devenue Carana. Sur ces côtes, les azuréens
ont établi des comptoirs commerciaux qui leur permettraient de vendre et d’expédier les ressources
trouvées sur l’île. En même temps que les commerçants azuréens, il y avait sur l’île des missionnaires
chrétiens qui ont converti les populations locales au christianisme.

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Vers les années 1440, les azuréens ont commencé à asservir les populations africaines de l’île qui ont
été transportées par les ports au Golfe de Carana. Les esclavagistes azuréens ont été aidés par les
Falin qui, en échange de fusils, de poudre à canons et autres approvisionnements, désignaient les
communautés Tatsi qui étaient capturées et exploitées, y compris certaines qui avaient déjà été
capturées par les Falin dans le sud de Carana et au nord de Rimosa. Cette trahison des Tatsi par les
Falin a créé une profonde hostilité entre les deux peuples. Elle a également conduit, pendant les
siècles qui ont suivi, à des attaques sporadiques et à des purges contre les Falin qui vivaient parmi les
Tatsi.

Les azuréens ont également créé des comptoirs commerciaux sur la côte ouest de l’île, où ils se sont
établis au milieu des populations Mosanja. Ils ont commercé avec ces derniers qui possédaient les
ressources recherchées par les azuréens. Les missionnaires chrétiens ont également suivi les
commerçants azuréens sur cette côte et la population Mosanja a très vite embrassé les enseignements
des missionnaires.

Des batailles ont également eu lieu entre les populations indigènes de l’île, notamment entre les
Damangi et les sous-groupes Barini et Hanari des Falin au nord de l’île. Alors que toutes ces
populations étaient musulmanes, les conflits ethniques entre les Damangi et les Falin ont obligé des
dizaines de milliers de Falin à fuir vers Carana dans les années 1860. Tandis que les peuples des
tribus Falin étaient déjà majoritaires à Carana, ces Falin étaient des chrétiens. Cet afflux de Falin
musulman à Carana a été la première importante introduction de l’Islam à Carana, même si des
musulmans arabes étaient installés dans le pays.

La Partition de l’île de Kisiwa

Vers les années 1600, les intérêts étrangers ont proliféré à Kisiwa. Des personnages influents venus
non seulement de l’Empire azuréen, mais aussi de l’Empire Carmin et de l’Empire Sabélien étaient
fermement établis dans l’île et contrôlaient différentes parties de Kisiwa. Des conflits et des attaques
ont surgi entre différentes nationalités pour le contrôle des richesses de l’île et des guerres entre rivaux
ailleurs dans le monde ont eu des répercussions dans l’île. Ceux-ci ont duré pendant plusieurs siècles.
Partition and
Colonization,
1600 – 1882 AD
Kori area

Mosanja area

Damangi area

Falin area

Tatsi area

Pleioni area

Significant conflict

Azurian Empire

Carmine Empire

Sabelian Empire

Ottoman Empire

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En 1882, les puissances coloniales ont décidé de délimiter les zones qu’elles allaient contrôler et de
mettre officiellement fin à l’autonomie de Kisiwa, avec la signature du Traité de Salin, où les frontières
actuelles des territoires de Kisiwa ont été tracées. Carana, Katasi et le nord de Namuna sont allés à
l’Empire azuréen, Rimosa et le sud de Namuna à l’Empire Carmin, et Sumora est allé à l’Empire
Sabélien.

The Treaty of
Salin and After,
Sabelian
Colony of
1882 - 1957 AD
Sumora
Later Carmine,
Under League of Nations Kori area
Mandate, 1919 –
UN Trust Territory,
1945
Mosanja area

Azurian
Colony of
Damangi area
Azurian
Azurian Carana
Colony of
Colony of
Northern
Katasi Falin area
Namuna

Carmine
Tatsi area
Colony of
Rimosa
Pleioni area
Carmine
Colony of
Southern Significant conflict
Namuna

Azurian Empire

Carmine Empire

Sabelian Empire

Suite au Traité de Salin de 1882, les autres puissances coloniales ont commencé à appliquer les
frontières convenues, même s’ils ont rencontré de fortes résistances de la part des populations dans
certains pays, où celles-ci avaient bénéficié auparavant d’une relative liberté de circulation de part et
d’autre des frontières délimitées. Ce fut tout particulièrement le cas à Katasi, où les Kori avaient mené
des combats féroces pour éviter l’asservissement. Ils ont obtenu leurs victoires les plus marquantes en
1886 et 1887, lorsqu’ils ont défait deux contingents azuréens à Katasi. Les Kori ont finalement été
vaincus en partie du fait de la trahison des Tatsi qui nourrissaient un fort ressentiment pour avoir été
utilisés comme esclaves au cours des siècles passés. Aussi, lorsque les Azuréens se battaient pour
consolider leur domination à Katasi, lesTatsi jouaient le rôle d’espions, alertant les Azuréens dans les
zones où des poches de résistance étaient prévues par les Kori.

L’administration des colonies par les Azuréens visait à établir des institutions azuréennes fortes, avec
l’utilisation obligatoire de la langue et de la monnaie azuréenne. Ces mesures ont été une véritable
surprise pour les populations indigènes de leurs colonies. Les effets du régime azuréen ont été difficiles
pour les Kori dans la colonie de Carana. Ces derniers étaient les descendants de ceux qui ont dans un
premier temps été isolés du royaume Kori lorsque la frontière a été tracée entre Katasi et Carana.
Depuis la mise en place de la frontière, les Kori n’avaient jamais accepté le pouvoir colonial et avaient
organisé de nombreuses révoltes et émeutes contre les autorités azuréennes qui ne voulaient pas les
laisser traverser la frontière. Les Kori avaient des liens et des coutumes traditionnelles très fortes sur
lesquelles la création arbitraire des frontières a eu des conséquences négatives.

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Les guerres mondiales

Dans les premières décennies du 20è siècle, le monde a sombré dans la Première Guerre mondiale et
les évènements qui l’ont précédée. Kisiwa n’a pas échappé à la règle. En 1914, les Puissances de
l’Entente ont attaqué le littoral de Sumora, l’Empire Sabélien étant bien disposé vis-à-vis du pouvoir
central. Les Azuréens qui administraient Carana, ont apporté leur soutien en permettant aux forces de
l’Entente d’utiliser leurs tours de contrôle de signal radio et leurs ports maritimes à volonté. En 1915,
Azur et Carmin (anciennement de l’Empire carmin) se sont joint à la première guerre mondiale aux
côtés des Puissances de l’Entente. Celles-ci n’ont jamais pu s’implanter véritablement à Sumora, mais
les combats dans le reste du monde ont entraîné la défaite des puissances centrales et à leurs allies, y
compris à l’Empire Sabélien. Après cette défaite de 1918, Sumora a été placée sous mandat de la
Société des Nations dans la Catégorie B, sous l’administration des autorités carmines, et est par la suite
devenu un territoire sous tutelle de l’Organisation des Nations Unies en 1945.

A leur arrivée à Sumora, les Carmins ont instauré de bonnes relations avec certaines populations
indigènes, notamment les Falin qui occupaient depuis l’époque de l’administration sabélienne la
majorité des postes dans l’administration et la fonction publique. Les relations des carmins avec les
populations Damangi étaient beaucoup plus froides. Alors que les tribus de la famille des Damangi
composaient la majorité de la population, les Falin habitaient davantage dans les zones où les
puissances étrangères s’étaient installées, essentiellement le long de la côte est. Ce qui a conduit les
puissances coloniales à donner plus de responsabilités et de pouvoir aux Falin plutôt qu’aux Damangi à
Sumora.

Pendant la Deuxième guerre mondiale, les forces carmines et azuréennes ont pu compter sur le
soutien de dizaines de milliers de soldats venus de leurs colonies de Kisiwa qui se sont battus au
Moyen-Orient, en Extrême-Orient et en Afrique de l’Est. Les familles de ces combattants recevaient des
allocations familiales qui leur ont permis de survivre pendant que les membres de leurs familles étaient
au loin. Ces allocations ont permis de revigorer l’économie de l’île, en particulier à Rimosa, dont étaient
originaires la plupart des soldats. Entre temps, une forte demande de produits de l’agriculture et de
l’élevage a également avantagé l’économie de Rimosa. Après la Deuxième guerre mondiale, les
économies des colonies qui avaient grandement profité de l’économie de guerre ont poursuivi leur
transformation. Il était devenu évident à Rimosa, que le retour de l’étranger des troupes signifiait une
présence d’anciens soldats de métier qui a été bénéfique pour la fonction publique.

Le processus de décolonisation

Dans la deuxième moitié du vingtième siècle, les territoires de Kisiwa, ainsi que la plupart des autres en
Afrique ont amorcé une période de décolonisation. La pression pour la décolonisation est née de
l’opposition de plus en plus grande au pouvoir colonial à Kisiwa, ainsi qu’au déclin de la puissance des
derniers empires dans le monde. L’indépendance a été obtenue par différents moyens, de la
négociation à la révolte.

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Independence and
Decolonization,
1957 - present
Kori area
Islamic Republic
of Sumora
(1963)
Mosanja area
Democratic
Republic of
Carana Damangi area
Kingdom of People’s Republic (1962)
Namuna of Katasi
(1960) (1958) Falin area

Tatsi area
Republic of
Rimosa
(1957)
Pleioni area
Republic of
Mosana
(1961) Significant conflict

A Rimosa, la décolonisation s’est faite graduellement et assez facilement. Depuis que les autorités
è
carmines ont colonisé Rimosa au 17 siècle, seules quelques révoltes localisées contre les autorités
avaient été enregistrées. Le pouvoir carmin n’avait jamais été véritablement menacé et les relations
entre les Carmins et les populations locales ont pratiquement été dénuées de friction. Le pouvoir
carmin n’avait que peu empiété sur les structures sociales traditionnelles (par rapport à d’autres régions
à Kisiwa et sur le continent africain). En réalité, les autorités dépendaient largement des formes
traditionnelles de leadership et de structure pour la mise en œuvre de leur pouvoir. Dès les années
1920, les responsabilités ont été de plus en plus décentralisées, et petit à petit, grâce aux constitutions
et à des traités, le pouvoir a été transféré aux populations locales. Au début des années 1950, les
autorités carmines et les populations de Rimosa ont commencé à se préparer pour l’autonomie. Le jour
de l’indépendance, le 4 septembre 1957, a été marqué par une grande parade dans les rues de Yudifa,
où les dirigeants africains et carmin ont marché côte à côte. Ce qui a attiré une couverture par les
médias et autres venus des environs de Kisiwa qui espérait obtenir son indépendance.

Katasi a acquis son indépendance au prix de grandes luttes. La situation sur le terrain s’était dégradée
à un point tel qu’en 1955, la principale capitale coloniale azuréenne a été transférée de Nanom à Katasi
puis à Galasi à Carana. Après des années de lutte, l’administration coloniale a, en 1958, organise un
référendum sur l’autonomie gouvernementale au sein de la communauté azuréenne. Reconnaissant la
nécessité d’une autonomie plus large, Azurie avait créé la Communauté des États de l’Azurie en janvier
1958. Les chefs révolutionnaires ont dénoncé cet état de choses et ont demandé à la population de
voter contre ce projet de loi ; la République populaire de Katasi a vu le jour cette même année le 26
juillet 1958. Pendant la lutte pour l’indépendance, les chefs révolutionnaires avaient réussi à convaincre
les populations que la famille royale de Kori était obsolète et que si on lui permettait de continuer à
gouverner, elle allait empêcher la nation d’aller de l’avant. Ces éléments ont tourné en ridicule le Roi
Muta Dagbi IV qui a été décrit comme un dirigeant faible et inefficace qui allait freiner la croissance et le
développement de Katasi, et après l’indépendance, ils se sont dépêchés de dissoudre la monarchie. La
famille royale de Kori s’est enfuie à Namuna où elle a été accueillie par le Roi Mambose Asana III. Le
roi déchu Dagbi IV mourut en exil deux ans plus tard en 1960. Mais sa famille est restée à Namuna.

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Aperçu régional de Kisiwa

Tout au long des années 1950, les manifestations pour l’indépendance avaient dominé le programme
de l’élite du Namura Nord. Toutefois, contrairement à Katasi, ces manifestations n’étaient pas violentes.
Au contraire, les indigènes qui avaient été éduqués en Azurie et avaient une bonne connaissance du
système de gouvernement azuréen ont dirigé l’appel à l’indépendance. Leur chef, Mambose Asana III a
rejoint Joseph Uroma (de Carana) au sein de l’Assemblée nationale azuréenne en 1958. Cette même
année, lorsque l’occasion d’un référendum pour devenir une république autonome au sein du cadre de
la communauté azuréenne s’est présentée, le nord a voté en faveur de cette proposition, a changé son
nom et est devenu le royaume de Namuna, avec Mambose Asana III qui est devenu le premier roi
entièrement indépendant. L’indépendance totale a été obtenue deux ans plus tard le 28 mai 1960.

Au Namuna du Sud, même si les Mosanja n’ont pas entraîné Carmin dans de longues batailles, en
1958, il y avait pas mal de révoltes contre ces derniers, et Carmin était prêt à transférer l’administration
aux autochtones. L’obtention de l’indépendance par Rimosa et d’autres ont donné lieu à des
manifestations au nord et au sud de Namuna. Sankwaduro Mosindiga, un brillant avocat d’origine
modeste a fait l’objet d’un soutien massif auprès des masses et de l’élite du sud de Namuna. En tant
que président du parti libéral du peuple, il s’est battu pour deux constitutions successives en 1954 et
1958 qui ont accordé plus de pouvoir aux Mosanja. La Constitution de 1954 a ouvert la voie à une
autonomie complète et conduit à la proclamation de l’indépendance le 20 juillet 1961 en tant que
République de Mosana.

Inspirés par les évènements qui se déroulent ailleurs sur l’île, les populations africaines et arabes à
Sumora ont renforcé leur appel à l’indépendance. Ayant obtenu l’appui des Sumorais, Baliru Amadi a
dirigé un mouvement populaire pour l’indépendance dans le pays, qui, espérait-il pourrait demeurer non
violent. Mais en septembre 1956, après que des protestataires à Babani aient été agressés par les
autorités Carmines lors d’une manifestation contre le pouvoir colonial, Amadi a demandé à ces
partisans de prendre les armes et de réclamer la justice et l’indépendance pour Sumora. Des émeutes
et des attaques contre le pouvoir Carmin sont rapidement intervenues, et après sept années de
combats, l’indépendance a été acquise le 25 juin 1963, et la colonie est devenue la République
islamique de Sumora.

Carana est devenu un membre de l’éphémère Communauté des États azuréens. Malgré cette situation,
la pression politique interne et l’opposition politique nationale ont continué à gagner en ampleur dans le
pays. L’agitation et le mécontentement du public suscités par différents groups et associations dans les
zones urbaines ont renforcé les appels à l’indépendance auprès de l’Empire azuréen. Ces protestations
ont été conduites par le charismatique Joseph Uroma, leur représentant auprès de l’Assemblée
nationale azuréenne. Enfin, le 10 avril 1962, après que les appels pour l’autonomie n’aient cessé de
gagner en ampleur, l’Empire azuréen a cédé et a accordé la pleine indépendance à la République
démocratique de Carana, Uroma devenant le premier chef d’État autochtone du pays.

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Aperçu géographique

L’île de Kisiwa se situe dans l’Océan indien, à environ 100km de la Corne de l’Afrique, de l’autre côté du
Golfe de Kisiwa vers le nord ouest, et à environ 100km de l’archipel des Seychelles au sud est. Elle
chevauche l’Équateur (latitude 0°), et est située à près de 55˚E de longitude. Elle mesure environ
2
1.600km d’est en ouest, et 1.300km du nord au sud. Elle a une superficie d’environ 1.404.941 km . On
y trouve une variété de sols, du désert à la forêt pluviale, et des montagnes escarpées aux plaines
côtières. Le relief le plus élevé de l’île est le Mont Katasi (1.917m).

Red OMAN

A d In e
SAUDI ARABIA

mi
SUDAN
L
Sea
n.
INDIA
ERITREA
Asmera Sanaa
YEMEN
Arabian Sea
Gulf of Aden
Socotra (YEMEN)
DJIBOUTI Lakshadweep (India)
‘Abd al Kuri
Djibouti

SOMALIA
Addis Ababa
ETHIOPIA
e
in

SUMORA
.L
in
m
Ad

MALDIVES
Babani Galasi Male
NAMUNA
Mogadishu Nanom CARANA
K I S I W A
Doba KATASI
KENYA Yudifa
RIMOSA 0°
Gan
Nairobi MOSANA

Kuku
Mahé Island

Pemba Island Victoria


Zanzibar Island Chagos Archipelago
TANZANIA Amirante Isles Coetivy Island
Dar es Salaam
Mafia Island SEYCHELLES
Aldabra Islands
Farquhar Group Diego Garcia
Agalega Islands (Maurs.)

Moroni
Cosmoledo Is. (Seychelles)
Indian
MOZAMBIQUE Mayotte

Tromelin Island (Fr.)


Ocean
MALAWI Juan de Nova (Fr.) Cargados Carajos Shoals (Maurs.)

Antananarivo MAURITIUS
Rodrigues (Maurs.)
Port Louis
MADAGASCAR 20°
RÉUNION

45° 65°

Sur le plan géologique, Kisiwa se situe à la pointe nord est du sous plateau de la Corne de l’Afrique, au
sud ouest de la dorsale de Carlsberg dans l’Océan indien. Elle constitue l’une des douze provinces

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physiographiques distinctes de la division physiographique de la plateforme de l’Afrique australe.


Kisiwa est née en tant que partie du supercontinent du Gondwana. Sa côte ouest a été formée lorsque
l’Afrique s’est séparée du Gondwana il y a environ 165 millions d’années.

SOMALIA
•1,135m
a
w

ETHIOPIA
i
s
i

S U M O R A •1,268m
K
f

•875m Galasi
o

Babani •820m Gulf of


f

Carana
l

N A M U N A C A R A N A
Mogadishu
u

Nanom •1,606m
G

•586m

K I S I •1,917m
W A •367m

Doba K ATA S I
•1,629m
•540m •1,339m Yudifa

•1,277m R I M O S A

M O S A N A

•1,482m

Kuku I n d i a n
Victoria
O c e a n

SEYCHELLES
1,500m and higher
1,250 - 1,500m
1,000 - 1,250m
750 - 1,000m
500 - 750m
250 - 500m
0 - 250m

Kisiwa est escarpée et montagneuse, et est composée de trois chaînes principales séparées par de
grands fleuves. Les moitiés nord et sud de l’île sont séparées par le fleuve Namu qui coule du sud vers
l’ouest en passant par le Lac Namuna pour se jeter dans le Golfe de Kisiwa, et le fleuve Lonari qui coule
du nord vers l’est pour se déverser dans l’Océan Indien. Vers le nord, les hautes terres de Sumora
s’élèvent graduellement du sud-est vers la côte nord est, pour atteindre une hauteur d’environ 1.100m.

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Au sud, le fleuve Hudi qui coule du nord vers le sud sépare la chaîne montagneuse. A l’ouest, une
longue crête montagneuse recouvre le centre de Mosana, et atteint des hauteurs de 1.500m; à l’est,
une autre crête montagneuse s’étend depuis le nord du fleuve Torongo, pour atteindre des hauteurs de
près de 2.000m au centre de Katasi. Au sud du fleuve Torongo, une rangée de petites collines recouvre
la majeure partie de Rimosa.

En raison de la configuration des pluies et de l’altitude, presque tous les grands fleuves se déversent
dans l’océan le long des côtes australes et orientales. La plupart de ces fleuves serpentent à travers de
vastes plaines d’inondation pour terminer leur course dans des deltas estuariens. La navigation est
possible sur ces grands fleuves, en partie à l’intérieur de l’île à l’aide de petites embarcations fluviales et
2
côtières. Le Lac Namuna est un grand lac d’eau douce de 19.529 km .

Kisiwa est composé de six États indépendants, qui sur le plan géographique peuvent être décrits
comme suit :
2
Carana (108.417 km ) est situé le long de la côte est, entre le fleuve Torongo et le fleuve
Kalesi, et comprend les réseaux fluviaux Mogave et Kodari ; parmi les différents terrains
figurent la savane côtière, la forêt montagnarde, et les hautes terres désertiques rocheuses.
2
Katasi (81.205 km ): enclavé à l’intérieur des terres, comporte des zones humides basses de
part et d’autre d’une crête montagneuse relativement aride qui crée une ligne de séparation.
2
Mosana (403.322 km ): situé le long de la côte sud ouest ; avec à l’intérieur une jungle
montagneuse escarpée, il est doté de terres fertiles le long des berges du Lac Namuna ; bordé
au nord par le Lac Namuna et le fleuve Namu, et à l’est par le fleuve Hudi ; les réseaux fluviaux
Dila et Kasapi créent au sud de vastes zones humides le long de la côte.
2
Namuna (267.770 km ): situé le long de la côte nord ouest, il est doté d’une côte escarpée et
montagneuse ; de terres fertiles le long des berges nord du lac Namuna ; et est bordé au sud
par le lac Namuna et le fleuve Namu.
2
Rimosa (225.288 km ): situé le long de la côte sud est, il est composé essentiellement de
petites collines et d’un mélange de savanes herbeuses et de forêts pluviales ; il est bordé à
l’ouest par le fleuve Hudi et au nord par le fleuve Torongo.
2
Sumora (315.939 km ): situé le long de la côte nord est, avec une côte aride, escarpée et
montagneuse au nord ; les hautes terres côtières se dressent à partir du littoral nord, et
retombent graduellement vers la vallée du fleuve Lonari au sud ; les collines de la péninsule de
Gasi s’élèvent brutalement entre le fleuve Lonari et le fleuve Kalesi qui forme la frontière sud.

Tour d’horizon des infrastructures

Bien que relativement riches en ressources naturelles, les États de Kisiwa ont un niveau de
développement économique pas très différent de celui de la plupart des autres pays d’Afrique. Tous les
six États de Kisiwa ne disposent pas du capital nécessaire pour développer des infrastructures
modernes pour le transport et les prestations de services. La répartition de base des ports, les lignes
de chemin de fer et les routes n’ont pratiquement pas changé depuis l’époque coloniale, et dans
certains cas, reflètent les divisions politiques qui existaient auparavant.

Étant donné que la géographie consiste essentielle aux eaux côtières peu profondes, en battures, en
sédiment et en deltas fluviaux marécageux, Kisiwa dispose de peu ports naturels généralement situés le
long de la côte sud-est. Les autres régions, bien que géographiquement mieux loties, se trouvent loin
des centres peuplés, où sont trop proches des frontières nationales historiquement instables.

Le port de Kuku à Mosana est le port maritime le plus grand et le plus fréquenté de l’île, suivi du port de
Yudifa. Kuku a la capacité de traiter environ 4,5 millions de tonnes de marchandises. En 2008, le

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volume total traité dans ce port s’est élevé à près de 2,45 millions de tonnes. Le total des marchandises
débarquées a été de 1,3 million de tonnes, alors que celui acheminé a été de 0,7 million de tonnes,
avec 450.000 tonnes transbordées. Yudifa dispose d’une capacité de traitement d’environ 3,45 millions
de tonnes. En 2008, 1,65 million de tonnes de marchandises ont été traitées. Sur ce total, près de 0,9
million de tonnes ont été débarquées, tandis que 0,5 million de tonnes ont été acheminées. Le volume
total des marchandises transbordées a été de 250.000 tonnes.

Il existe un grand nombre de petits ports le long de la côte de Kisiwa, qui sont visités par des navires
côtiers qui se livrent au commerce aussi bien national qu’international. Le commerce côtier est une
alternative aux systèmes routiers souvent mal entretenus et aux réseaux ferroviaires insuffisants. La
majeure partie du trafic côtier consiste en marchandises diverses chargées et déchargées par des
grues, ou occasionnellement par l’homme.

L’approvisionnement en eau à l’intérieur des terres se fait par un certain nombre de systèmes fluviaux,
notamment les fleuves de Torongo et du Nord Torongo, qui se déversent dans le Golfe de Carana, le
fleuve Namu qui se déverse dans la Baie de Mosana par le lac Namura, et le fleuve Lonari qui s’écoule
du nord est dans l’Océan indien. Des suspensions aériennes et des élévations telles des rapides et des
chutes d’eau gênent l’ensemble des voies d’eau intérieures, ce qui se répercute sur la taille et le tirant
d’eau des navires qu’elles peuvent porter.

Le transport routier à Kisiwa consiste en une série de réseaux routiers nationaux de normes diverses
et de différents niveaux de connectivité. La meilleure route de l’île est connue sous l’appellation
« autoroute côtière » qui relie Kuku à Mosana à Yudifa à Rimosa; dans l’ensemble, il s’agit d’une
autoroute à deux voies paves, bien entretenue et conçue pour des vitesses de 100 km/h les deux pays
ont d’autres voies pavées qui relient la plupart de leurs grandes agglomérations. Sumora, Carana et
Namuna ont moins de routes paves et Katasi en a encore moins. La côte escarpée au nord n’a pas
encore une seule voie pavée pour relier les petites communautés le long de cette côte.

Le transport ferroviaire sur l’île relie Mosana à Namuna et à Rimosa, Namuna à Sumora, et Rimosa
au sud de Carana. Toutefois, il n’existe aucun réseau ferroviaire pour relier tous les États ou leurs
principales agglomérations et ports. En outre, la différence entre l’écartement des voies à Carmin (1.067
mm) et celui utilisé à Rimosa et Mosana, et celui d’Azurie (1.000 mm) utilisé par Carana, Namuna,
Katasi et Sumora crée d’autres problèmes. (Le système ferroviaire de Katasi est effectivement obsolète
et n’est plus relié au réseau de 1000mm utilisé à Sumora et à Namuna.)

À l’instar de nombreuses îles, Kisiwa dépend en fin de compte du trafic aérien pour le transport rapide
de ses populations et de ses produits. Chaque capitale nationale dispose d’un aéroport international.
Parmi ceux-ci, Nanom ne peut être atteint que via Kuku, Yudifa ou Galasi. Les compagnies aériennes
nationales effectuent des liaisons régulières entre les différentes capitales et le continent africain, Kuku,
la capitale de Mosana étant la principale plaque tournante de l’île. Des vols partent régulièrement de
Kuku vers l’Europe, l’Amérique du nord, l’Asie et différentes destinations en Afrique.

L’aéroport international de Kuku (Mosana) est également le plus grand aéroport de l’île, et est avec
Yudifa, en mesure de recevoir la plupart des grands aéronefs commerciaux. Les autres aéroports
nationaux et internationaux ne peuvent recevoir que des avions de dimensions moyennes (par ex.
Boeing 737). Plusieurs grands aéroports ont un double usage, et partagent leurs pistes et autres
services avec leurs forces aériennes nationales. Tous les pays disposent d’un certain nombre de pistes
d’atterrissage plus ou moins austères ainsi que d’autres petites installations qui conviennent pour des
aéronefs légers et pour certains transports aériens militaires tactiques (par ex. C-130).

Chaque état de Kisiwa a au moins une compagnie aérienne, souvent entièrement ou partiellement à
capitaux publics, avec une flotte de taille, d’âge et de fiabilité variés. (Certains figurent sur la liste des
transporteurs aériens interdits au sein de l’Union européenne). On trouve également des services de
vols affrétés (aéronefs à voilure fixe ou tournante), servant essentiellement pour les industries
d’exploitation des ressources naturelles.

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Situation géopolitique de l’île de Kisiwa

Les relations entre les six États de Kisiwa après l’indépendance peuvent être qualifiées dans l’ensemble
de généralement stables, même si elles ne sont pas cordiales et se caractérisent par quelques accès de
conflits. Tous les six pays partagent la même histoire de colonialisme et ont fait face à des défis
similaires dans la période qui a suivi la colonisation, et cet ensemble de problèmes communs ont abouti
à des efforts de coopération tels que la création de l'Organisation de coopération économique de Kisiwa
(OCEK) en 1991. Les succès reconnus de l'île semblent souvent fragiles, en raison des nombreux
problèmes politiques latents de l’île.

Les tensions potentielles au sein de Kisiwa se manifestent sur fond de facteurs historiques qui ont
façonné la politique et les relations entre les États de l'île après l’indépendance. Ces réalités sous-
jacentes peuvent surgir et créer une instabilité et une insécurité sur l'île. Si cela devait arriver, le lieu le
plus probable où ces évènements pourraient éclater serait Carana, où la tension est à fleur de peau.

Enjeux politiques

Les risques de tensions sur Kisiwa subissent fortement l’influence des similitudes et des différences en
ce qui concerne les expériences politiques des six Etats de l'île. Pendant la période coloniale, la
structure relative du pouvoir sur l'île a été modifiée pour toujours, étant donné que les Kori ont perdu
leur position dominante dans les parties centrales et orientales de Kisiwa et que d'autres tribus sont
arrivées au pouvoir dans le cadre des nouvelles frontières politiques, comme les Falin à Sumora et
Carana. De même, les relations intertribales ont été considérablement modifiées, à l’instar de l'histoire
des Falin qui ont asservi et vendu des Tatsi aux forces coloniales d’Azurie et ailleurs. Cette relation
d'exploitation a laissé des empreintes sur les relations entre Falin et Tatsi et se fait encore sentir
aujourd'hui sous forme d’animosités profondes entre les deux groupes. Dans le passé, cette amertume
a rejailli sur les relations entre Carana et Katasi qui ont été empoisonnées et qui ont entraîné des
conflits ethniques localisés découlant presque automatiquement des rapports tribaux de part et d’autre
des frontières. Les risques d’un nouveau conflit restent présents.

Deuxièmement, ces différentes expériences coloniales ont conduit à des approches divergentes en ce
qui concerne le maintien et la gestion des relations avec les anciennes puissances coloniales. Malgré
les injustices et les humiliations du pouvoir colonial, aussi bien Carana que Rimosa, par exemple, ont
maintenu les relations plus que cordiales et de coopération avec leurs anciens maîtres (Azurie et
Carmin, respectivement), tandis que Katasi et, dans une moindre mesure, Sumora, n’ont pas voulu
entretenir de relations étroites avec Azurie (Katasi) et Carmin (Sumora). Ces histoires ont eu des
conséquences profondes sur chaque pays. Dans le cas de Carana et Rimosa, les relations relativement
étroites avec Azurie et Carmin ont entraîné des mesures de protection du Conseil de sécurité des
Nations Unies, où les anciennes puissances coloniales siègent comme membres permanents. Elles ont
également impliqué l’accès à des équipements militaires et un entraînement de meilleure qualité, même
si Azurie et Carmin ont été très sélectifs dans le choix du type et du montant de l'aide militaire accordée
à leurs anciennes colonies respectives.

Par contre, Katasi et Sumora, par exemple, ont considérablement limité les anciens liens avec anciens
leurs dirigeants respectifs. Dans le cas de Katasi, il s’est pratiquement agi d’une politique isolationniste
basée sur un rejet ferme d’Azurie jouant un rôle important quelconque dans la vie politique de Katasi.
Cette attitude provient de la période particulièrement douloureuse de la domination azuréenne et de la
violente de la lutte pour l'indépendance. Katasi n’a pas fait beaucoup d'efforts pour établir des relations
de soutien avec d'autres gouvernements, y compris avec ses voisins. Ce qui l’a souvent privé de la
chance d’obtenir des programmes d'aide généreux de la part d’Azurie ou des alliés de ce dernier,
lorsqu’il a souffert de la volatilité des marchés internationaux des matières premières. Pendant la guerre
froide, la situation de Katasi était plutôt difficile, ce qui l’a amené à dépendre brièvement pour l’aide
financière et militaire sous la dépendance du bloc des pays de l'Est. Sumora a également adopté une
attitude aussi distante vis-à-vis de Carmin, mais davantage pour des raisons liées à son modèle de
gouvernance théocratique que pour la violence de son combat pour l'indépendance. Sumora a, au fil

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des ans, largement ignoré Carmin comme source de conseils et de soutien, notamment parce que ses
chefs religieux ont pris la décision d'élargir et d'approfondir les relations de Sumora avec d'autres États
musulmans et d'autres pays en développement peu après l'indépendance, en signe de solidarité et en
tant que symbole du rejet des modèles et des priorités de développement de Carmin. Azurie et Carmin
ont établi des relations diplomatiques avec Katasi et Sumora, mais, dans les deux cas, elles sont très
limitées et superficielles, les relations dans la plupart des cas étant plutôt fraîches et dénuées de toute
substance.

Troisièmement, les relations entre les six pays de l'île sont également influencées par un autre héritage
de la différence des expériences coloniales: la langue. Comme dans le cas dans d’autres situations
postcoloniales, les États de Kisiwa peuvent être répartis en blocs de langue anglaise et de langue
française. Alors que les tensions sur l’île ne sont pas directement imputables à cette division, elle
constitue un subtil facteur dans les relations interétatiques et davantage en ce qui concerne son
influence sur les relations avec les autres acteurs qui ne sont pas sur l'île. Dans le cas des relations
interétatiques à Kisiwa, le fossé entre anglophones et francophones joue un rôle aussi important que les
sources de la fracture: Azurie et Carmin. Des différences occasionnelles apparaissent au sujet de la
langue de correspondance, le statut de la langue officielle lors des conférences et les blocs qui se
constituent apparemment autour de certaines questions et qui seraient fondés sur l’appartenance
linguistique (en général de nature mineure). Hors de l'île, comme indiqué ci-dessus, le clivage
linguistique se manifeste en établissant une différence entre les membres selon les organisations
postcoloniales forcément fondées sur la langue. Ce qui donne lieu à différents réseaux et relations
commerciales ainsi qu’à des points de vue différents sur les questions. En outre, cela rejaillit sur la
façon dont les gouvernements à Kisiwa s’engagent auprès des grandes organisations internationales
qui comprennent des groupes fondés sur l’appartenance linguistique.

La quatrième question à arrière-plan politique porte sur la pratique à long terme de certains pays, qui
consiste à accorder l’asile à des opposants politiques à des gouvernements en place. L'idée que des
voisins puissent offrir des lieux d’asile ou des refuges sécurisés à des opposants politiques ou des
groupes rebelles n'est pas particulière à Kisiwa, mais elle a certainement empoisonné, dans le passé,
les relations et demeure un sujet de frictions quotidien dans les relations interétatiques.

Autrement dit, on constate qu’il existe deux affaires très importantes au sein des pays de Kisiwa. Dans
le premier cas, Katasi et Rimosa sont en désaccord sur un certain nombre de petites îles dans le cours
supérieur du fleuve Torongo. La confusion au sujet de la possession des îles remonte à l'époque
coloniale et les accords vagues et contradictoires conclus séparément par les régimes azuréen et
carmin avec des groupes locaux, ont été davantage aggravés par les changements intervenus au
niveau des lits des fleuves et qui ont été causés par l’érosion naturelle ou causée par l’homme.
Aujourd'hui, cet héritage colonial crée des difficultés pour les populations locales dans la lutte qu’ils
mènent pour l’exploitation des ressources du fleuve et la circulation des embarcations alors qu’il n’y a
pas de délimitation claire des frontières et que l'autorité gouvernementale n’est pas clairement définie.
Le deuxième cas concerne les revendications concurrentes de Katasi, Namuna et Mosana pour l'accès
au fleuve Namu. Ce fleuve constitue une partie de la frontière entre ces trois États et est l'un des plus
grands de l'île, mais il n'est pas entièrement navigable et ne peut accueillir que de petites et moyennes
embarcations fluviales. Ce qui a conduit à de fortes pressions de tous les utilisateurs pour le maximum
d’accès aux convenances de carénage limitées, aux droits de pêche et aux ressources ainsi qu’à la libre
circulation à certains des principaux goulets d'étranglement du fleuve. Compte tenu de sa situation
enclavée, Katasi est particulièrement sensible aux problèmes liés à l’accès au fleuve au fil des années.

Facteurs religieux et ethniques

Kisiwa est une île avec différentes ethnies et religions qui a été arbitrairement divisée en six pays par
les anciennes puissances coloniales, ce qui a eu des répercussions aux niveaux national et régional.
Elle a connu récemment un afflux important de migrants économiques, de personnes déplacées à
l’intérieur de leur pays et de réfugiés, d’où une modification de la composition ethnique de certaines
régions. Même si aucune de ces tensions ethnico-religieuses n’a entraîné l’éclatement d’un véritable

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conflit ces derniers temps, ou le renversement d'un gouvernement en place, les possibilités d’un
bouleversement demeurent importantes.

Questions d’ordre militaire

Cinq des six nations de Kisiwa ont une puissance militaire de même grandeur, ce qui laisse supposer
un relatif équilibre entre celles-ci. Le Royaume de Namuna constitue la seule exception avec près de
25.000 personnels en uniforme, soit environ 11.000 de plus que son plus proche rival, Mosana. Mais, la
plupart des analystes concluent que les forces armées de Namuna, comme celles de la plupart des
autres sur l'île, sont mal formées, équipées et peu motivées, annulant par la même occasion une
grande partie de son avantage numérique. Son armée, comme celle de Katasi, de Sumora et de
Mosana, est une armée fondée sur la conscription. Les forces armées de Carana et de Rimosa sont de
la même taille et toutes deux composées de volontaires qui sont largement dotées d'équipements
occidentaux plus modernes, offerts par leurs anciennes puissances coloniales et autres alliés
occidentaux. L'armée de Rimosa est considérée comme la mieux formée des six (signe de ses liens
ininterrompus avec Carmin), mais celle de Mosana est considérée comme la plus efficace en raison de
ses effectifs légèrement plus importants en nombre, à de meilleures ressources et à un bon
entraînement. Cet avantage global perçu dans ces États est cependant faible et tous les
gouvernements reconnaissent qu'un conflit généralisé avec n’importe lequel des voisins serait
terriblement coûteux, quel que soit le pays qui en sortirait «gagnant ». Les conséquences de la guerre
seraient particulièrement désastreuses pour les populations civiles, étant donné la faiblesse des niveaux
d’entraînement et de discipline des armées concernées, ainsi que les facteurs ethniques et religieux qui
pourraient être au centre de tout conflit.

Toutefois, outre leurs capacités nationales, toutefois, certains des pays de Kisiwa disposent
effectivement de ressources supplémentaires qui pourraient faire pencher la balance en cas de conflit.
Tout d'abord, Carana et Rimosa envisagent d’avoir des pourparlers avec Mosana sur la possibilité de
mener des exercices militaires conjoints dans l'avenir. Ce qui est perçu comme un moyen de faire savoir
à Katasi qu’ils sont tous déterminés à faire face à l'incapacité ou la mauvaise volonté de Katasi à éviter
que son territoire ne serve comme point de départ d'une grande partie de la contrebande et du trafic
illicite sur l'île. Mais il convient de garder présent à l'esprit que le Gouvernement caranais doit
également faire face à l’opinion publique intérieure qui s’oppose à toute mesure de répression contre la
contrebande en provenance de Katasi, parce qu’un grand nombre de marchandises de contrebande
transite par les ports de Carana à destination de l'étranger. Tout effort visant à réduire ce flux de
marchandises se heurtera à une opposition d'intérêts légitimes et illégitimes à Carana.

De même, Carana et Rimosa ont signé des accords militaires permanents avec leurs anciennes
puissances coloniales. Depuis 2002, Carana a établi un accord militaire et de défense avec Azurie, ce
qui donne à Carana un accès à un meilleur équipement et entraînement, grâce à un processus conjoint
de prise de décision impliquant les deux pays. Dans le cadre de cet accord, les troupes azuréennes
peuvent être déployées à Carana à la demande de son gouvernement, mais seulement en cas
d'agression extérieure mettant en danger la souveraineté de Carana. Pour sa part, Rimosa a conclu un
accord similaire avec Carmin, mais celui-ci est régi par un accord d'assistance militaire comportant
l'association libre des anciennes colonies carmines et de Carmin aussi. On trouve un grand nombre de
militaires carmin qui servent dans des unités de Rimosa comme conseillers et entraîneurs, et des
militaires carmins effectuent régulièrement des visites dans les ports, les bases et les aérodromes de
Rimosa. Bien que n'étant pas un accord formel de défense collective, cet accord fait encore l’objet de
controverse de la part des Rimosains en raison des connotations néocoloniales. Le Katasi voisin n’a
cessé de dénoncer les accords entre Carana et Rimosa pour les mêmes motifs et les a qualifiés de
menaces potentielles pour les intérêts de Katasi.

Enjeux économiques

Tous les pays de Kisiwa sont pauvres et sous-développés et partagent une histoire d'exploitation
coloniale qui a laissé l'ensemble des six pays à la merci des marchés des produits de base continentaux

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Aperçu régional de Kisiwa

et internationaux ou dépendants de l'aide étrangère. Bien qu'il n’existe que quelques indicateurs positifs
sur l’économie, la plupart des pays de Kisiwa subissent des pressions économiques énormes qui, à leur
tour, peuvent s’aggraver, ou alors entraîner la montée ou l’éclatement de conflits politiques. La petite
élite économique de tous ces pays continue de creuser l’écart entre leurs revenus et ceux de leurs
concitoyens, et tout un chacun sait que cette poignée de riches entretient des relations étroites avec les
partis ou les familles au pouvoir dans chacun de ces pays. Le fardeau de la dette extérieure nationale
ne cesse de s’alourdir dans la plupart des pays Kisiwa, ce qui n’a fait qu’aggraver la situation des
trésors nationaux.

Des succès ont été enregistrés à Mosana, et dans une moindre mesure, à Namuna, où le PIB par
habitant est important et les taux de croissance impressionnants (5% et 3,5% respectivement). Les
deux gouvernements, celui de Mosana en particulier, continuent d’investir dans l’infrastructure, de
rembourser modestement la dette et de saisir les opportunités qui se présentent dans le domaine du
commerce international. Rimosa et Sumora ne réussissent pas aussi bien que leurs voisins de l’ouest,
mais leurs économies respectives continuent de croître à des taux modestes et les chiffres du chômage
restent stables, bien qu’élevés. Le véritable problème se pose à Carana et Katasi. Les deux pays
connaissent des problèmes économiques qui les exposent au risque d'un effondrement total de leur
économie, avec des conséquences de grande portée pour leurs autres voisins de Kisiwa.

Carana est aux prises avec les séquelles désastreuses des politiques d'ajustement structurel qui ont été
imposées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international dans les années 1980 et la
mauvaise gestion chronique du PDC, qui a dirigé Carana depuis l'indépendance en 1962. Le chômage
élevé (38%), la corruption et les politiques successives qui ont échoué ont suscité des frustrations chez
les citoyens, les niveaux d'anxiété ont atteint de nouveaux sommets au cours des dernières années et
alimentent une économie souterraine grandissante qui entretient des liens étroits avec d'autres marchés
illicites à Kisiwa et au plan international. Surtout, l'activité économique clandestine et criminelle est
devenue une réalité régionale à Katasi, à Rimosa et à Sumora. Comme indiqué ci-dessus, Katasi est
l'une des principales sources d'instabilité régionale à Kisiwa qui est essentiellement due à la situation
économique désastreuse qui prévaut dans le pays. L'économie baisse d’environ 3,5% par an et le taux
de chômage s’élève au taux ahurissant de 45%. Si cette situation persiste, Carana et Katasi peuvent
contaminer leurs voisins par l’activité criminelle régionale croissante et incontrôlée, la montée du stress
au sein de la société qui se nourrit des relations tribales transfrontalières et freinent les investisseurs
internationaux désireux de promouvoir des projets dans les autres pays de Kisiwa, sans parler de Katasi
et de Carana.

Tous les efforts déployés par Carana ou Katasi pour inverser leur situation intenable devront porter sur
une plus grande stabilité intérieure à Carana et des mesures de répression contre l'activité illégale par
le gouvernement de Katasi en tant que première étape pour rétablir les marchés officiels dans les deux
pays et à attirer les investisseurs étrangers potentiels, ce qui sera déterminant pour tout projet visant à
développer les ressources naturelles de chaque pays. Mais, Carana et Katasi devront essayer de
rattraper leurs voisins en termes de promotion et de recherche de débouchés commerciaux
internationaux, à commencer par leurs homologues de l’Organisation de la Communauté économique
de Kisiwa (OCEK). Les deux pays n'ont pas réussi à tirer parti des quelques offres de débouchés
commerciaux internationaux depuis la fin de la guerre froide par rapport à leurs voisins de Kisiwa, ce qui
explique en partie leur situation économique actuelle.

Enjeux écologiques et géographiques

Le climat tropical de Kisiwa n'est pas à l'abri des effets du changement climatique mondial. Plus
précisément, les données récentes indiquent une forte augmentation de la puissance des tempêtes qui
frappent l'île, en particulier les côtes sud et orientale. Ce qui s'est traduit par une augmentation des
pluies qui ont donné lieu à des inondations dans les régions agricoles, et des vents plus forts que
d'habitude ont gravement endommagé les maisons d'habitation et les infrastructures. Mais, on
enregistre moins de précipitations entre les orages et peu d’entre elles atteignent les plaines de
Sumora. La sécheresse dans ce pays est une source de préoccupation croissante.

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Carana – Scénario d’entraînement

Aperçu régional de Kisiwa

La géographie constitue déjà un problème dans le contexte de la situation d'enclavement de Katasi et


c’est ce qui explique que Katasi continue d’entretenir des relations agressives, compte tenu des
différends frontaliers et la question de l'accès au fleuve qui l’opposent à la plupart de ses voisins. La
géographie joue toutefois au moins deux rôles plus importants dans les relations entre les six pays de
Kisiwa. Premièrement, les montagnes de la moitié orientale de l'île qui situées de part et d’autre des
frontières de Carana, Rimosa, Katasi et Sumora offrent les terrains accidentés que privilégient les
rebelles et les groupes de criminels pour se réfugier et comme voies de contrebande. Deuxièmement, la
proximité de Kisiwa avec le continent africain, l'île rude et peu peuplée, ainsi que son littoral qui fait
rarement l’objet de patrouilles, est devenue une base secondaire d’opérations pour les pirates basés sur
le continent et pour les activités de contrebande internationale (principalement, la drogue, mais aussi
des armes et des personnes).

Organisation de la Communauté économique de Kisiwa (OCEK)

Histoire de la coopération et de la naissance de l’OCEK

Le premier à avoir introduit la notion de coopération interétatique sur l'île de Kisiwa fut l'ancien Président
Johnson Robongo de Rimosa qui, durant sa présidence, a fortement plaidé en faveur d'un renforcement
de la coopération économique entre Rimosa et ses États voisins (Mosana, Carana et Katasi). Ce
Président a estimé que la vitalité de l'économie de Rimosa dépendait de sa capacité à ouvrir ses
frontières aux pays voisins. À la fin de son mandat, Johnson Robongo a décidé de pousser à la création
d'un cadre sous-régional, qui rendrait possible l’établissement d'accords économiques entre les États
sur l'île.

Pendant plusieurs années, des réunions et des conférences ont été organisées afin d’examiner, et
éventuellement, d’envisager la création d'un cadre économique qui permettrait une coopération entre
les États de l'île.

En juillet 1984, les dirigeants et les chefs d'État de Mosana, Sumora, Namuna, Rimosa et Carana se
sont réunis à Galasi (Carana) en vue de créer l'Union pour la coopération de Kisiwa (UCK). Cette
nouvelle organisation avait pour mandat de faciliter la coopération économique entre ses États
membres, dans le but d'augmenter la croissance et le développement de l'île. En raison du système
politique du gouvernement de Katasi, ses représentants ont décliné toute invitation à participer aux
discussions sur la communauté économique.

Alors que l'Union a été formellement créée, il n'a jamais reçu de ses États membres, le financement qui
aurait permis d’en faire une institution à part entière. Seuls quelques réunions et sommets ont été
organisés sous la bannière de l’UCK, et n'ont jamais abouti à des décisions ou des accords entre les
États membres, en raison des divergences politiques.

À la suite de graves difficultés économiques dans certaines parties de Kisiwa pendant les années 1970
et 1980, et avec l'ouverture des marchés fortement recommandée par le nouvel ordre mondial, les chefs
d'Etat et de gouvernement de Kisiwa, y compris de Katasi, se sont réunis pour créer une nouvelle
communauté économique régionale pour remplacer l’UCK. Le 24 juillet 1991, le Traité portant création
de l'Organisation de la Communauté économique des Kisiwa (OCEK) a été signé par les six États de
Kisiwa, lors de ce premier Sommet.

Vue d'ensemble de l’OCEK

L’OCEK est composée des États membres suivants : Carana, Katasi, Mosana, Namuna, Rimosa et
Sumora. Elle a son siège à Kuku, la capitale de Mosana.

L’OCEK est devenue l'un des piliers des Communautés économiques régionales (CER) de la
Communauté économique africaine (AEC), étant donné qu’elle a rempli toutes les conditions requises
par le Traité de l'AEC. Elle ne fait, toutefois, pas partie de l'architecture africaine pour la paix et la

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sécurité de l'Union africaine, son rôle étant purement économique, et même là, elle n’a enregistré que
relativement peu de succès.

L'OCEK a pour objectif d’accroître le niveau de vie des populations de Kisiwa par une meilleure
coopération et intégration économiques entre les États membres. Lors du Sommet des chefs d'État et
de gouvernement en 2001, ses priorités ont été établies comme suit:

• Renforcer les liens et les partenariats économiques entre les États membres, et;
• Établir et promouvoir des stratégies communes en vue du développement socioéconomique.

Les principaux organes de l’OCEK sont la Conférence des chefs d'État et de gouvernement, le Conseil
des ministres, le Secrétariat, l'Assemblée consultative et plusieurs commissions spécialisées.

La Conférence de l’OCEK est composée des chefs d'État et de gouvernement de tous les États
membres de la Communauté. Elle se réunit une fois l’an, même si des sessions extraordinaires peuvent
être organisées. La Conférence définit les orientations stratégiques d’ensemble de la Communauté,
dans le but de voir la réalisation des objectifs de la Communauté. Un président est élu parmi les chefs
d'État pour un mandat d’une année.

L’actuel Président en exercice de la Conférence de l’OCEK est le Président Baba Sulumani de Sumora,
et le Vice-président est le roi Awuda Baga de Namuna.

Le Conseil des ministres de l’OCEK comprend les ministres des Affaires étrangères (ou le ministère
chargé des affaires de l’OCEK) de chaque État membre, ainsi que d'un autre ministre choisi par chaque
État membre. Le Conseil des ministres peut créer des groupes de travail subsidiaires qui seront chargés
d’examiner et de proposer des options pour la mise en œuvre des politiques ou d’étudier d’autres
questions d’ordre technique. Le Conseil fait des recommandations, établit des règlementations et
directives relatives à la mise en œuvre des politiques de l’organisation. Le Conseil des ministres se
réunit deux fois par an.

Le Secrétariat de l’OCEK exécute les décisions du Sommet, ainsi que les règlementations du Conseil
des ministres. Il est dirigé par un Secrétaire général qui est appuyé par trois secrétaires généraux
adjoints chargés des départements du commerce, du développement et de l'agriculture, de même que
de l'administration, des ressources humaines et des finances, ainsi que des commissions spécialisées.
Le Secrétaire général est élu pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Le Secrétariat est
responsable de la gestion quotidienne des activités courantes de la Communauté, et veille à la mise en
œuvre des décisions de politique prises par le Sommet. Il contrôle les opérations des commissions
spécialisées.

Wawa Mansa, un Rimosan est l’actuel Secrétaire général de l’OCEK.

L’Assemblée consultative de l’OCEK comprend 12 représentants de chaque État membre qui donnent
des avis à la Conférence des chefs d'État et de gouvernement, ainsi qu’au Conseil des ministres, tel
que requis ou recommandé.

Les Commissions spécialisées OCEK aident à la mise en œuvre des programmes de la Communauté,
et sont créées par le Sommet. Chaque commission est composée de trois représentants de chaque État
membre. L’OCEK comprend actuellement les commissions ci-après :

• agriculture, gestion de l'eau et de l'environnement ;


• Commerce, douanes et intégration économique ;
• Ressources humaines, développement et technologie ;
• Transports, infrastructure et communications.

En 1999, l’OCEK Kisiwa a créé la Banque pour le commerce et le développement (BCD).

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Suite à la Déclaration de Maputo (juillet 2003) sur les maladies infectieuses faite par la Conférence de
l'UA, le Conseil des ministres de l’OCEK, a mis en place, en novembre 2003, un groupe de travail
permanent chargé d'assurer une approche coordonnée pour les membres de l’organisation dans la
mise en œuvre de leurs différents programmes unilatéraux et multilatéraux. Ce qui permettrait à
l'organisation de tirer profit des sources de financement international actuellement disponibles dans le
cadre des maladies infectieuses, notamment le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Les
fonctionnaires de l'UA et des Nations Unies n’ont cessé de faire pression sur l’OCEK et les États qui la
composent afin qu’ils conçoivent et mettent en œuvre des programmes communs en vue de trouver des
solutions aux problèmes de santé publique de l'île.

Les principaux organes de l’OCEK sont les suivants :

Conférence des chefs d’État et de


gouvernement

Conseil des Ministres Assemblée consultative

Secrétariat

Secrétaire général

Dépt du commerce, du développement et de


l’agriculture

Dépt de l’administration, des ressources


humaines et des finances

Commissions spécialisées

L’OCEK est important pour les six États de Kisiwa en raison de sa valeur symbolique, à savoir qu’elle
est une création des six États pour les six États. Toutefois, dans la pratique, son importance et sa
pertinence par rapport aux types de défis auxquels sont confrontés ses six membres sont hautement
sujets à caution. Cette affirmation est fortement appuyée par un examen rapide du registre des
réalisations de l’organisation depuis sa création en 1991. L’OCEK peut se prévaloir d’un certain nombre
de succès modestes, par exemple la légère augmentation des échanges au sein de Kisiwa entre
Mosana, Namuna et Rimosa. Elle a également réussi à persuader Katasi de s'ouvrir au commerce avec
ses voisins, ou tout au moins à donner à celui-ci une plate-forme pour l’édification de nouvelles relations
commerciales, à mesure que ses partenaires traditionnels du bloc des pays de l'Est abandonnent leurs
politiques préférentielles en faveur de Katasi. Cependant, ces réalisations sont insignifiantes face à
l'ampleur de la nécessité d'échanges plus importants entre les pays de Kisiwa en tant que canal
important en vue d’un développement économique plus rapide et durable à Kisiwa. En outre, le fait que
Sumora, bien que membre de l’OCEK, continue à mettre l'accent sur le renforcement de ses relations
commerciales avec des partenaires qui ne font pas partie de l’OCEK laisse supposer qu'il subsiste des
problèmes bien enracinés dans la structure ou les procédures actuelles de l’organisation.

DYNAMIQUE DE LA GÉOPOLITIQUE INTERNATIONALE

Dynamique de la géopolitique interrégionale en Afrique

Les États de Kisiwa entretiennent avec le continent africain, des rapports divers qui couvrent le domaine
culturel, économique et politique. Pourtant, les six pays de Kisiwa n’ont eu qu’une influence limitée sur
le plan international et avec le continent, en raison de son éloignement et la taille relative de leurs
populations.

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Les pays de Kisiwa et l'Union Africaine

Tous les pays de Kisiwa étaient membres de l'Organisation de l'unité africaine, et sont actuellement
membres de l'Union africaine (UA) ; les gouvernements des six États ont signé l'Acte constitutif de
l'Union africaine (2000) au cours de l'année 2001, et ont été des membres plus ou moins actifs de l'UA
depuis sa création en 2002. Tous les chefs d'État de Kisiwa (plus souvent que les chefs de
gouvernement des pays) se réunissent avec leurs homologues pendant les Conférences, les ministres
des Affaires étrangères de Kisiwa siègent au sein du Conseil exécutif, et les ambassadeurs à Addis-
Abeba, siègent au sein du Comité des représentants permanents. Les représentants élus des six pays
de Kisiwa siègent au Parlement panafricain, en même temps que ceux des autres États membres.
Aucun ressortissant de Kisiwa n’a encore occupé un poste important au sein des principaux organes de
l'Union africaine. Les ressortissants de Kisiwa sont présents dans les différents projets de l'UA, les
groupes de travail et les réseaux aux niveaux régional, continental et sous-régional.

Les gouvernements des pays de Kisiwa sont des États parties à de nombreux traités de l’OUA/UA, et
ont parfois joué un rôle actif dans leur élaboration. Le gouvernement du Mosana a été particulièrement
actif dans la rédaction et la sensibilisation à certains accords, plus particulièrement la Convention de
l'OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et le Protocole de 2002, relatif à la
création du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. Les gouvernements des pays de Kisiwa
ont parfois la même attitude en ce qui concerne la signature de ces accords. Par exemple, aucun des
pays n’a signé le Traité de non-prolifération nucléaire en Afrique de 1995. Mais en d'autres occasions,
les sujets de ces accords constituent des points de discorde entre ces pays, d'autant que la sécurité et
la stabilité sur certaines parties de l'île semblent de plus en plus problématiques. Par exemple, la Charte
africaine du transport maritime (1994) a été un des principaux points de division entre les pays de
Kisiwa, en ce qui concerne les articles relatifs à la coopération entre les États sans littoral (Katasi) et les
pays de transit (les autres États de Kisiwa). Seul Sumora est un État partie à cette charte, sinon,
Carana est le seul pays signataire de cet instrument.

Les pays de Kisiwa ont applaudi la création du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique
(NEPAD). Même si aucun chef d'État de Kisiwa ne siège actuellement au sein du Comité de mise en
œuvre des chefs d’État et de gouvernement du NEPAD qui comprend trois États de chaque sous-région
de l'UA, Rimosa et Sumora ont indiqué qu’ils souhaitaient représenter la sous-région.

Dans le cadre de l'architecture pour la paix et la sécurité en Afrique de l'Union africaine, tous les pays
de Kisiwa participent au mécanisme de coordination de leur sous-région ainsi qu’aux organes de prise
de décision. Cette participation va des chefs d'État et de gouvernement, aux ministres compétents et
autres représentants. Les pays de Kisiwa apportent tous leur contribution au Système d'alerte rapide de
la sous-région, ainsi qu’au Système continental d'alerte rapide, conformément aux recommandations de
l'Union africaine. Depuis que le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (CPS) a été créé en
2004, il a appuyé le renforcement des capacités des pays de Kisiwa dans la coordination et
l'harmonisation de leurs efforts au niveau de ces systèmes d'alerte rapide. Ces pays ont également,
plus ou moins, participé à la conceptualisation et à la mise en place du Mécanisme sous-régional de
prévention, de gestion et de règlement des conflits, dans le cadre de la mise en place de la force en
attente de la sous-région.

Depuis que le mandat de l'organisation sous-régionale a également porté sur « la paix et la sécurité »,
les activités liées à celles-ci ont parfois été des sources de tension entre les gouvernements de Kisiwa.
Des tensions sur le plan politique, militaire, et de sécurité entre certains des pays de Kisiwa, notamment
Katasi, et les autres pays de la sous-région ont été considérées comme préjudiciables au bon
fonctionnement et à l'efficacité de la Communauté. Les relations intergouvernementales entre certains
des États membres se sont parfois détériorées, après des réunions particulièrement difficiles sur ces
questions. On a pensé que certains gouvernements refusaient de s’acquitter de paiements obligatoires
à l'organisation, en raison de l'animosité créée par les sur la sécurité et la défense. Les relations
tendues entre les gouvernements et le manque de ressources se sont invitées aux forums économiques
de la sous-région, où les décisions et les mesures politiques ont été moins fréquentes et plus difficiles à
contrôler.

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Les gouvernements des pays de l'île de Kisiwa sont des États parties aux traités de l'OUA/UA ci-après :

Mosan Namun Rimos Sumor


Date Traité Carana Katasi
a a a a
13- 30-
Acte constitutif de l’Union 29- 2-fév- 25-nov- 6-sept-
2000 mars- mars-
africaine avril-01 01 01 01
01 01
Abrogé et
remplacé Charte de l’OUA, Addis-
par l’Acte Abeba, 25 mai 1963
constitutif
Convention générale sur
les privilèges et immunités 9-sept- (s) 25- 13-nov- 18- 3-avr- 8-fév-
1965
de l’Organisation de l’Unité 71 oct-65 66 janv-70 68 69
africaine
Protocole additionnel à la
Convention générale de
1980
l’OUA sur les privilèges et
immunités

Convention phytosanitaire 13-juil- 12-


1967
pour l’Afrique 82 août-68

Convention africaine sur la


25-juin- (s) 15- (s) 15- 7-juin- 4-déc-
1968 préservation de la nature et
88 sept-68 sept-68 70 73
des ressources naturelles

Création de la Commission 11-oct- 23-juin- 14- 4-mar- 2-avr- 10-avr-


1969
africaine de l’aviation civile 84 04 août-74 74 90 02

Convention de l’UA
régissant les aspects 13-mar- 1-avr- 17-nov- 28- 28- 3-mar-
1969
spécifiques aux problèmes 70 93 71 janv-74 janv-74 81
des réfugiés en Afrique
Création de l’Association
des organisations pour la 24-oct- (s) 12-
1974
promotion du commerce en 74 déc-04
Afrique
Convention interafricaine
portant création d’un (s) 14- (s) 17-
1975
programme de coopération avr-03 oct-04
technique en Afrique
Convention pour
6-mar- 2-nov- 14-
1977 l’élimination des
81 78 sept-77
mercenaires en Afrique

Charte culturelle de 24-avr- 6-nov- 26-


1976
l’Afrique 90 81 août-78

Charte africaine des droits 4-mar- 30-oct- 17-mai- 22-juin- 13-fév- 13-déc-
1981
de l’homme et des peuples 90 92 82 85 87 84

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Mosan Namun Rimos Sumor


Date Traité Carana Katasi
a a a a
Accord portant création de
(s) 8- (s) 8- (s) 8-
1985 l’Institut de réhabilitation en 2-juil-94
avr-86 nov-05 avr-86
Afrique (IRA)
Convention pour la création
du Centre africain pour le
1985
développement des
engrais

Charte africaine des droits (s) 28- 1-nov- 15-déc- 7-août- 29-mar-
1990
et du bien-être de l’enfant fév-92 93 04 00 98

Convention de Bamako sur


l’interdiction des
importations en Afrique et
le contrôle des
(s) 30- 6-sept- 17-mai-
1991 mouvements
janv-91 98 04
transfrontières et de la
gestion des déchets
dangereux sur l’ensemble
du continent
Traité instituant la
14-mai- 14-mai- 15-mar- 14-mai- 15-mar-
1991 Communauté économique 4-juil-94
92 92 93 92 93
africaine

Charte africaine des (s) 5- 9-mai-


1994
transports maritimes janv-98 05

Le Traité sur une zone


exempte d’armes
1995
nucléaires en Afrique (traité
de Pelindaba)
Protocole à la Charte
africaine des droits de
l’homme et des peuples 15-dec- 26-avr- (s) 9-
1998
relatif à la création d’une 03 05 juin-98
Cour africaine des droits de
l’homme et des peuples
Convention de l’OUA sur la
(s) 23- 17-avr- 17-avr- 8-dec-
1999 prévention et la lutte contre
mar-99 02 02 04
le terrorisme
Protocole au Traité
instituant la Communauté
14-dec- 2-mar- 19-nov- 14-dec- 31-mar- 28-juil-
2001 économique africaine,
03 03 01 03 02 04
relatif au Parlement
panafricain
Convention de la
(s) 26-
2001 Commission africaine de
oct-05
l’énergie
Protocole relatif à la
création du Conseil de paix (s) 9- (s) 9- 16-juin- 15- 16-juin- 30-
2002
et de sécurité de l’Union juil-02 juil-02 03 août-05 03 sept-04
africaine

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Aperçu régional de Kisiwa

Mosan Namun Rimos Sumor


Date Traité Carana Katasi
a a a a
Convention africaine sur la
conservation de la nature (s) 15- (s) 1-
2003
et des ressources nov-03 avr-04
naturelles (Version révisée)
Protocole à la Charte
africaine des droits de
(s) 17- 26-mar- (s) 3-
2003 l’homme et des peuples
sept-03 04 mai-03
relatif aux droits des
femmes en Afrique

Protocole de la Cour de 17-juin- (s) 19- (s) 22- (s) 22-


2003
justice de l’Union africaine 04 août-04 juil-03 juil-03

Protocole relatif aux


amendements à l’Acte (s) 18- (s) 26- (s) 11-
2003
constitutif de l’Union dec-04 sept-05 mai-03
africaine
Convention de l’Union
africaine sur la prévention (s) 12- (s) 2- (s) 9-
2003
et la lutte contre la mar-04 fév-05 fév-05
corruption
Protocole à la Convention
de l’OUA relatif à la
2004
prévention et à la lutte
contre le terrorisme
Le Pacte de non-agression
2005 et de défense commune de
l’Union africaine

Relations économiques/commerciales régionales

Les pays de Kisiwa n'ont pas su établir de bonnes relations commerciales avec ceux du continent
africain. Seuls Mosana et Namuna comptent d'autres pays africains parmi leurs principaux partenaires à
l’exportation. Les raisons varient d’un pays à l’autre, mais les pays de Kisiwa ont notamment ignoré les
opportunités d’affaires offertes par les pays africains, pour privilégier plutôt les relations commerciales
coloniales établies de longue date, ou alors, dans le cas de Sumora, en faisant des liens religieux des
relations commerciales. Cette attitude quelque ambiguë vis-à-vis du continent l'Afrique est de plus en
plus perçue comme une attitude anachronique par Mosana, Namuna et, dans une moindre mesure,
Rimosa, qui à présent, cherchent tous à nouer de nouveaux contacts avec le continent et à établir de
nouvelles relations commerciales. Le problème, comme dans la plupart des cas, est que le commerce
intra-africain est souvent entravé par les pays qui tentent de se vendre les mêmes produits les uns aux
autres. Pour éviter cet obstacle, ces pays de l’OCEK plus dynamiques se tournent vers des industries
comme la réparation des navires, l’industrie pétrolière et les prestations de services comme points
d'entrée sur les marchés du continent.

Vus du continent, les États de Kisiwa ont, pendant des années, été peu présents sur la scène
internationale, en partie, en raison de leur éloignement et de la taille relativement réduite de leurs
populations. En outre, parce qu’ils ont été séparés du continent pendant de longues années, les liens
ethniques qui pouvaient exister à l’origine entre Kisiwa et le continent se sont estompés, faisant
disparaître l’un des principaux liens transfrontaliers de la politique africaine. Les efforts visant à attirer
les États de Kisiwa dans les affaires internes du continent africain ont des effets positifs et ont permis
l’instauration de liens plus solides entre Kisiwa et le continent, mais, comme on le verra ci-dessous,

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Carana – Scénario d’entraînement

Aperçu régional de Kisiwa

mais comme on le verra plus loin, on estime d’une manière générale que davantage d’efforts pourraient
être déployés des deux côtés.

Impact des activités criminelles dans la région

La montée des activités criminelles au niveau international est, pour les États de Kisiwa, l’objet d’une
préoccupation de plus en plus grande. Actuellement, les gouvernements régionaux se concentrent sur
trois domaines importants :

• Le caractère régional du commerce mondial de la drogue ;


• la piraterie ;
• Le caractère régional de la traite des personnes et de la contrebande des armes au niveau mondial.

En raison du changement constant des routes de transit des trafiquants de drogue et des insuffisances
du pouvoir gouvernemental et du maintien de l’ordre dans la région, en particulier dans les eaux
internationales, Kisiwa a connu une forte hausse dans ces trois domaines du crime organisé.
L’augmentation de la piraterie a atteint un point tel qu’à l’heure actuelle les pirates arraisonnent
désormais des navires bien au-delà des côtes africaines. Pour terminer, Kisiwa est devenue un véritable
lieu de transbordement pour les criminels locaux et internationaux qui se livrent à la traite des
personnes, au trafic d’argent et de marchandises comme le trafic illégal des armes et des ressources
minières. Certains de ces groupes opèrent en collaboration avec d’autres sur le continent ou
directement avec leurs contacts à l'extérieur de la région.

Toutes ces activités constituent une grave menace pour les gouvernements de la région et dans le
monde. De nombreux gouvernements sont préoccupés par l'impact de la contrebande des armes et des
drogues dans leurs rues et du fait qu’une partie du produit de toute cette activité illicite puisse aller
alimenter des groupes terroristes. Les gouvernements de Kisiwa comme ceux de Carana et de Rimosa
craignent que les gangs criminels qui se cachent derrière cette activité ne deviennent plus puissants au
détriment des gouvernements de l'île et qu’ils ne soutiennent directement ou indirectement différents
groupes rebelles et des mouvements d'opposition à l’intérieur des frontières nationales par le système
des taxes informelles que les contrebandiers paient à des groupes locaux pour transiter par le territoire
théoriquement hors du contrôle du gouvernement central. Étant donné les taux de chômage dans les
îles ainsi que la multitude des ressentiments sociaux, politiques et religieux, le rôle des associations de
malfaiteurs est maintenant perçu dans un grand nombre des capitales de Kisiwa comme une menace
croissante et sérieuse pour la sécurité. En raison des liens de plus en plus étroits entre les groupes
basés à Kisiwa et ceux du continent, cette question devrait, de toute évidence, faire l’objet d’une
coopération à l'échelle régionale.

Point sur les problèmes de santé publique dans la région

Peu après sa création, l'Union africaine a fait état, lors de sa Conférence au Sommet de Maputo, au
Mozambique, en juillet 2003, de son intention de lutter contre les maladies infectieuses, dont
notamment, le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Dans le cadre du suivi respectif de la
Conférence, les gouvernements Kisiwa, par une session extraordinaire du Conseil des ministres de
l’OCEK, a établi en novembre 2003, un groupe de travail permanent en vue de fournir aux membres de
l’organisation, une approche coordonnée pour la mise en œuvre de leurs différents programmes
unilatéraux et multilatéraux. Cette démarche a été considérée comme une étape cruciale pour les
membres de l’OCEK, compte tenu de la multiplicité des nouvelles sources internationales de
financement mises à leur disposition au cours des cinq dernières années pour lutter contre ces
maladies.

Compte tenu des différences entre les membres de l’OCEK en ce qui concerne les capacités de l'Etat,
ainsi que des relations entre l’organisation et les donateurs qui sont loin d’être idéales, les résultats de
ces efforts varient d'un pays à l'autre. À Mosana, Namuna et Sumora, les taux d'infection du VIH/sida et
de la tuberculose ont baissé au cours des cinq dernières années de 10 à 20 % et les taux d'infection du
paludisme de 5 à 10 %. À Katasi et Carana, les taux pour toutes les maladies semblent être
stationnaires ou en léger recul, tandis que Rimosa enregistre de légères augmentations pour toutes ces

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maladies, malgré son système de soins de santé qui est mieux financé. Ces chiffres sont
encourageants pour Mosana, Namuna et Sumora, mais il apparaît clairement que les trois autres pays
risquent de prendre du retard non seulement par rapport à leurs voisins de Kisiwa, mais aussi vis-à-vis
de nombreux autres pays sur le continent. Les responsables de l’UA et de l’ONU sont conscients de ce
bilan mitigé à Kisiwa, et de nouveaux efforts sont déployés tant à Addis-Abeba qu’à Genève pour
amener les gouvernements de Kisiwa par le biais de l’ECOK à mettre plus vigoureusement en œuvre
des programmes plus efficaces.

Dynamique géopolitique pertinente au niveau mondial

La diversité des intérêts et des idéologies politiques entre les États de Kisiwa, et l’absence de
coopération en matière de sécurité ont rendu la région potentiellement instable. En raison de ces
divisions internes, la région a été incapable de se protéger contre les menaces et les éventuels effets
négatifs venus de l'extérieur de la région. L'insécurité sur le continent africain et ailleurs dans le monde
continue d'être des sources de potentielles de déstabilisation pour l'économie et la politique de Kisiwa.

Les possibilités d’instabilité avaient déjà été constatées pendant la guerre froide, lorsque les blocs de
l’Est et de l'Ouest rivalisaient d’ardeur en vue d’exercer un contrôle sur les Etats nouvellement
indépendants. Parce que l'île de Kisiwa et la Corne de l'Afrique se trouvent à des carrefours maritimes
importants entre l'Occident et l'Orient, la région revêt une importance stratégique considérable.
Contrôler Kisiwa permettrait d’avoir une influence plus grande sur la péninsule arabique depuis le sud.
Une guerre de courte durée entre Namuna et Sumora en 1976, appuyés respectivement par l'Est et
l'Ouest, a démontré l’implication des superpuissances dans l'île. Les pays de l’Est ont apporté leur
soutien militaire à Katasi et Namuna, ainsi que plusieurs autres formes d'assistance, y compris dans les
domaines de l'éducation et de la formation. Les pays occidentaux ont aidé et influencé Sumora,
Rimosa, Carana et Mosana, tout en bloquant (au plus fort de la guerre froide), la majeure partie de
l'aide à destination de Katasi et Namuna.

Plus récemment, la situation sécuritaire internationale à la suite des évènements du 11 septembre 2001
a fini par avoir des répercussions sur les États de l'île. Bien que toutes les six nations ont apparemment
condamné à l’unanimité les activités terroristes, ils ont réussi à des degrés divers à trouver des
solutions à la menace du terrorisme. Sumora et Namuna ont combattu avec plus ou moins de succès,
les éléments extrémistes qui entretiennent des liens avec le terrorisme international. Certaines
pressions s’exercent sur la région afin qu’elle réagisse aux éventuelles menaces terroristes, et l’aide
économique actuelle et future a été liée à ces réactions.

Questions d’ordre politique, commercial et militaire

Il a été noté précédemment que le pays de Carana ne s'est pas fermé au monde extérieur.
Politiquement et militairement, il a cherché à renforcer ses liens avec Azurie, en particulier grâce à un
pacte de défense en cas d'agression extérieure qui mettrait en danger sa souveraineté. Cet accord est
considéré par Carana comme une protection contre les provocations de Katasi. Rimosa a conclu un
accord moins contraignant avec Carmin par le biais de l'association des anciennes colonies carmines,
mais pour Rimosa, il a pratiquement la même valeur que celui conclu par Carana, à savoir un garde-fou
contre les menaces étrangères.

Être reconnus comme des partenaires fiables et de coopération dans la lutte contre le terrorisme est
très utile pour Carana et Rimosa, vu l'importance que revêt pour Azurie et Carmin la lutte contre le
terrorisme. Mais, l'attention et les avantages découlant de la guerre contre le terrorisme ne sont pas
entièrement étrangers à Carana. La lutte que mène ce pays contre les groupes d'opposition fondés sur
des critères ethniques au niveau national s’est accentuée au cours des 10 dernières années ; certains
de ces groupes ont pris les armes et choisi la violence pour défendre leurs causes, notamment des
tactiques que les analystes occidentaux qualifieraient de terrorisme. Les trois groupes qui posent le plus
de problèmes aux autorités caranaises sont le Mouvement patriotique de Carana (MPC), les
indépendants du sud Carana (SCRC) et le véritable mouvement islamiste (TIM), basé à Sumora.

Le MPC est un groupe tribal Kori fondé essentiellement sur des revendications chauvines qui remontent

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à une date reculée et qui découlent du fait qu’ils ont été déplacés par les Falin, la tribu dominante du
pays. Les raisons séparatistes ne semblent pas actuellement être le premier motif du MPC, mais de
nombreux observateurs étudient attentivement les actes et les déclarations de ce groupe pour voir si
celui-ci renonce à retrouver son influence politique à Carana pour former un nouvel État indépendant ou
se séparer de Carana pour rejoindre Katasi.

Le CISC cause davantage de soucis aux gouvernements caranais et azuréen. Ce groupe, formé en
1991 pour protéger et promouvoir les droits et les intérêts des tatsis à Carana, devient non seulement
de plus en plus violent et enregistre un soutien croissant dans la communauté tatsi à Carana et de
l’autre côté de la frontière avec Rimosa, mais on a également l’impression qu’il se rapproche de plus en
plus de bandes qui se livrent au trafic de drogue qui opérant à Carana et de part et d’autre de ses
frontières. Cette relation s'est traduit par des recettes plus importantes pour le CISC du fait des services
de protection qu’il offre aux trafiquants de drogue et dans le même temps, par une montée de son
influence chez les Tatsi et une capacité plus grande à défier l'autorité gouvernementale dans certaines
régions du pays. Cette dynamique a entraîné une plus grande protection pour les envois de drogues, ce
qui signifie qu’une quantité plus grande arrive à leurs marchés de destination, dont Azurie et Carmin.

Le TIM est un groupe sumorais – avec des liens présumés avec le gouvernement de ce pays – qui est
soupçonné par les autorités caranaises et azuréennes d’être la « force occulte » derrière la violence
sectaire qui ressurgit périodiquement dans le nord de Carana, près de la frontière avec Sumora. Ce lien
transfrontalier est assez troublant, mais les fonctionnaires azuréens soupçonnent que le TIM est en train
d’établir et/ou d’approfondir des relations avec des groupes extrémistes internationaux à l'étranger. La
coopération caranaise dans la traque et la lutte contre le TIM est considérée comme une priorité
urgente.

Enfin, les rapports de Carana avec Azurie ne lui ont pas vraiment permis de trouver le moyen de sortir
de sa difficile situation économique. Alors que Rimosa a profité des rapports commerciaux bilatéraux
avec Carmin qui ont contribué à sa relative stabilité et prospérité économique, Carana demeure dans
une relation commerciale extrêmement unilatérale qui est avant tout favorable à Azurie et, dans une
moindre mesure, aux autres partenaires commerciaux. Il est peu probable que les initiatives
commerciales puissent avoir un impact significatif sur l'économie de Carana à court terme, étant donné
l’importance commerciale internationale très limitée du pays. Mais, cette position commerciale peu
avantageuse, courante dans les pays en développement, a fait que Carana se trouve quasiment dans
l’impossibilité de remettre son économie sur les rails à la suite de la désastreuse recentralisation de
l'économie dans le milieu des années 1990. Il y a eu par la suite, une brève période de redressement,
lorsque Carana a, une nouvelle fois, changé son fusil d’épaule pour adopter une économie plus libérale.
Mais celle-ci a, de nouveau, entamé une descente en enfer à la suite de l’annonce unilatérale faite par
le Président Ogavo de suspendre le service de la dette de son pays. Au d’empêcher tout nouveau
dérapage, le déficit commercial annuel actuel de Carana (qui s’élève actuellement à 399 millions de
dollars EU) implique que le pays continuera de manquer des capitaux nécessaires pour les
investissements ou les réformes économiques. Carana a besoin d’œuvrer au rétablissement de ses
relations avec la communauté économique internationale qui ont souffert de l’arrêt du remboursement
des prêts. Les préparatifs entrepris par le pays en vue d’organiser des réunions avec ses partenaires
internationaux sur le rééchelonnement de la dette constituent un pas dans la bonne direction. Carana
aura besoin d'une aide internationale substantielle pour enrayer la contrebande endémique de part et
d’autre de ses frontières et par ses ports qui alimente l’augmentation de l'économie souterraine. Arriver
à réduire l'économie souterraine est un énorme défi pour n'importe quel pays, et il existe d’importantes
limites à l’aide que tout gouvernement étranger ou organisation internationale peut apporter.

Présence de plus en plus grande des sociétés multinationales

Comme dans de nombreuses autres régions d'Afrique, des sociétés étrangères (publiques ou étatiques)
sont arrivées récemment à Kisiwa à la recherche de possibilités d'investissement. Les cas les plus
connus portent sur des sociétés pétrolières qui ont conclu avec Rimosa, Sumora et Mosana des
accords de partenariat dans le domaine de l'exploitation. Comme Carana (de même que Katasi et
Namuna) n'a pas de gisements de pétrole confirmés sur leur territoire ou au large de leurs côtes, ils
n’ont pu bénéficier de ce miniboom d'investissements internationaux. Toutefois, on pense de plus en

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plus, dans le secteur de l'énergie, qu’il pourrait y avoir dans les eaux côtières, à l’est de Kisiwa,
d'importants dépôts de gaz naturel. Des rumeurs persistantes laissent entendre qu’une société basée
en Asie a entrepris des pourparlers avec Rimosa, que les deux parties réfutent. Les fonctionnaires
caranais reconnaissent à la fois les potentialités en matière de découverte de gaz naturel dans leurs
eaux côtières, ainsi que le fait que la situation politique et sécuritaire actuelle de leur pays pourrait
réduire la capacité d’attraction de leur pays pour les investisseurs potentiels.

Relations avec les organisations non gouvernementales

Les six États de Kisiwa avaient tous et des raisons de recevoir du secours humanitaire et une aide au
développement de sources extérieures depuis leur indépendance respective du pouvoir colonial. Les
guerres transfrontalières, les soulèvements violents contre les puissances coloniales, les conflits
internes après l’indépendance et les catastrophes naturelles ont tous fait de Kisiwa une destination
fréquente pour les organisations d'aide internationale. De même, en temps de paix, différents acteurs
internationaux ont cherché à s'engager dans une gamme complète de programmes et de stratégies de
développement économique qui ont tout autant abouti à toute une série de résultats pour les pays
bénéficiaires.

Les résultats enregistrés par Carana dans ses interactions avec les acteurs de l'aide extérieure au cours
des vingt dernières années ont été plutôt mitigés. Le tableau en ce qui concerne l’aide humanitaire est
un peu moins sombre. L’obtention relativement pacifique de l'indépendance par Carana indique que les
organisations de secours humanitaire ne sont apparues en grand nombre dans le pays qu’à l’occasion
de la vague de cyclones qui s’est abattue sur la côte est de Kisiwa dans le milieu des années 1970.
Rimosa et Sumora ont également été durement touchés et ont eu besoin d'aide, tandis que l'intérieur
des terres de Katasi n’a pas subi de graves dommages. Au lendemain de la dernière grande tempête
de juillet 1975, quelques grandes ONG de secours internationales restées dans Carana, ont élargi leurs
opérations de secours à un développement à plus long terme, tandis que d'autres ONG sont arrivées
sur les lieux en vue de lancer de nouveaux projets de développement à vocation communautaire. Ceux-
ci ont donné de bons résultats, car, quelques mois après le passage de la tempête (et avec les
opérations de nettoyage encore en cours) une crise humanitaire de faible intensité est apparue à la
suite du coup d’État du Colonel Tarakoni vers la fin de 1975. Bien qu'il n’y ait eu que peu de morts et de
blessés, même ce petit nombre de victimes a mis la pression sur de nombreux hôpitaux, notamment
dans la capitale nationale.

Les ONG se sont peu à peu répandues dans tout le pays à la fin des années 1970 et 1980 pour
répondre aux besoins humanitaires au sein des différents groupes ruraux et des populations déplacées,
en particulier ceux vivant le long des frontières de Carana. Depuis 1996, avec la montée de la violence
intercommunautaire à Rimosa qui a envoyé une deuxième vague de réfugiés Pleioni de l’autre côté de
la frontière à Carana, un certain nombre d'ONG et d’agences de l'ONU (avec le soutien financier des
gouvernements des principaux donateurs) ont créé un groupe de camps dans la région frontalière pour
s’occuper de cette population. (Une vague précédente de réfugiés Pleioni dans les années 1940 était en
grande partie déjà installée, même si leur présence dans le sud de Carana a été une source de frictions
avec la population Tatsi.) D’autres déplacements moins importants sont intervenus par la suite depuis
1996, et la grande majorité des réfugiés ne souhaitent pas retourner à Rimosa. Les camps semblent
devenir permanents, le gouvernement caranais n'étant pas disposé à accorder aux réfugiés un statut de
résident permanent ou la citoyenneté. Le gouvernement de Rimosa s’est déclaré préoccupé par le fait
que les camps sont devenus des centres de recrutement et de formation pour les groupes rebelles. Les
ONG et les gouvernements donateurs poursuivent leur travail humanitaire, mais sont conscients du fait
que la situation actuelle ne peut continuer indéfiniment.

Facteurs juridiques internationaux

Un problème qui se pose à Carana a trait aux restrictions unilatérales que certains pays occidentaux ont
imposées en ce qui concerne les déplacements de certains hommes d'affaires et fonctionnaires
caranais, en raison de soupçons selon lesquels ces personnes seraient impliquées dans l’augmentation
de l’économie souterraine, le transbordement des drogues et des armes en particulier. Ces poursuites
cibles des individus et non le gouvernement du pays dans son ensemble, mais est une source de grand

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embarras pour le gouvernement dirigé par le PDC, parce que les personnes citées sont des proches du
Président Jacques Ogavo, aussi, le type d'action en justice qui pourrait répondre aux attentes des
gouvernements étrangers qui cautionnent ces sanctions ne pourrait pas voir le jour de si tôt.

En ce qui concerne la signature et la ratification des instruments juridiques internationaux, les pays de
Kisiwa adoptent souvent des positions similaires. À l'exception de Katasi, tous les cinq autres États ont
signé et ratifié un grand nombre des importants traités devant être signés au cours des cinquante
dernières années. Tous les pays ont signé la Déclaration des droits de l'homme des Nations unies, et
tous à l’exception de Katasi ont ratifié les conventions relatives au suivi des droits politiques, sociaux et
économiques; Katasi n’ayant signé que la Convention relative aux droits économiques, sociaux et
culturels (1966), et pas la Convention relative aux droits civils et politiques (1966). D'autres conventions
et protocoles facultatifs des instruments du droit international n’ont pas encore été signés ni ratifiés par
certains pays de Kisiwa. Le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant (2000)
concernant la participation des enfants aux conflits armés, potentiellement important en cas de
déclenchement d’une guerre sur l'île, n'a pas encore été signé par Carana et Katasi, ni ratifié par
Namuna et Sumora.

Pourtant, comme ailleurs, le problème majeur a porté sur la mise en œuvre de ces accords au sein des
frontières de chaque pays. Tout compte fait, tous les pays de Kisiwa sont loin d’avoir rempli leurs
différentes obligations dans le domaine des droits de l'homme (comme l’ont fait remarquer
l’Organisation des Nations Unies, Human Rights Watch et d'autres), mais ces indicateurs ne constituent
pas une véritable source de tension entre les pays de Kisiwa, sauf dans les cas où les victimes
présumées de mauvais traitements officiels ont recours à des alliés de l’autre côté des frontières pour
un appui.

Les tensions à Kisiwa seraient plus probablement nées des différentes approches adoptées en ce qui
concerne les récents accords tels que le Traité de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI).
Dans le cas de la CPI, Carana, Mosana, Rimosa ont signé et ratifié le traité fondateur, tandis que Katasi
n’a fait que signer le traité, et que Namuna ne l’a toujours pas fait. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un
problème en soi, ces réactions divergentes par rapport à la CPI ont entraîné des complications au
niveau de la planification des réponses collectives aux problèmes communs. Par exemple, les plans en
vue de mener des exercices militaires conjoints par certains pays de Kisiwa sont bloqués, en partie par
le fait que les fonctionnaires s’inquiètent de ce que tous exercices ou opérations militaires au niveau
international pourraient conduire à l’arrestation, la détention et le jugement par la CPI en raison
d’accusations ou d’accidents à connotation politique pendant qu’ils sont en service à l’étranger dans des
pays qui sont parties au Traité de Rome.
Les gouvernements des pays de l'île de Kisiwa sont des États parties aux traités internationaux ci-après
:

Namun
Thème Traité Carana Katasi Mosana Rimosa Sumora
a
er
13-mar- 2-mai- 1 -juil- 27-nov- 28-mar- 14-déc-
GC I-IV 1949
63 63 62 61 61 71
6-janv- 30-avr- 12-mai- 23-juin- 24-mai- 22-oct-
AP I 1977
86 93 78 83 84 94
AP I Déclaration de
Protection des 1990
victimes des
conflits armés 6-janv- 30-avr- 12-mai- 23-juin- 24-mai- 22-oct-
AP II 1977
86 93 78 83 84 94

AP III 2005

14-fév- 11-mar- 3-sept- 30-avr- 7-janv- 19-nov-


CRC 1989
92 92 90 95 90 90

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Namun
Thème Traité Carana Katasi Mosana Rimosa Sumora
a
13-janv- (s) 13- 2-sept- (s) 29-
OP-CRC-AC 2000
04 sept-01 02 avr-05
er
1 -mai- (s) 3- 5-nov- 16-avr- 18-août-
CPI Statut de la CPI 1998
04 fév-04 99 03 02
30-avr-
Conv. de La Haye 1954 8-juin-03
Protection de 66
la propriété
30-avr-
culturelle en Prot. de La Haye 1954
66
cas de conflit
armé
Prot. de La Haye 1999

Environnemen (s) 18- (s) 18-


ENMOD Conv. 1954
t mai-77 mai-77
Prot. de Geneva sur le 30-août- 24-juin- 11-déc-
gaz 1925 70 68 81
22-oct- 3-dec- 4-nov-
BWC 1972
91 78 81
(s) 10- (s) 10- 27-janv-
CCW 1980
avr-81 avr-81 96
27-janv-
CCW Prot. I 1980
96
27-janv-
CCW Prot. II 1980
96

CCW Prot. III 1980

Armes CCW Prot. IV 1995

CCW Prot. II a 1996

CCW Amdt 2001

CCW Prot. V 2003

18-sept- 22-mai- 29-mai- 12-fev- 6-mar-


CWC 1993 3-oct-98
98 97 98 00 97
3-dec- 13-dec- 17-dec-
Traité d’Ottawa 1997 1-avr-01 3-oct-98 8-oct-98
98 02 04
Munitions en grappe (s) 3- (s) 3- (s) 3- (s) 3- (s) 3- (s) 3-
2008 dec-08 dec-08 dec-08 dec-08 dec-08 dec-08
16-juin- (s) 4- 12-nov- 12-sept- 17-avr- 11-janv-
Instruments CESCR 1966
86 avr-92 82 01 92 93
des droits de
l’homme 16-juin- 12-nov- 12-sept- 17-avr- 11-janv-
CCPR 1966
86 82 01 92 93

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Namun
Thème Traité Carana Katasi Mosana Rimosa Sumora
a
16-juin- 12-sept- 17-avr-
OP1-CCPR 1966
86 01 92

OP2-CCPR 1989

16-sept- 23-oct- 3-mar- 9-août- 12-sept- 18-nov-


CERD 1966
76 74 71 79 74 78
9-août-
27-mai- 16-avr- 24-sept- 27-oct-
CEDAW 1979 83 2-fev-94
95 82 82 98

(s) 24- (s) 9- (s) 13- (s) 3-


OP-CEDAW 1999
juil-02 sept-00 nov-04 mar-01
22-août-
12-oct- (s) 11- 8-janv- 23-avr- 30-mar-
CAT 1984 99
95 dec-92 87 95 05

22-juin- 22-juin- 22-juin-


OP-CAT 2002
06 06 06
13-janv- (s) 13- 2-sept- (s) 29-
OP-CRC-SC 2000
04 sept-01 02 avr-05
(s) 15-
ICRMW 1990 1-juil-03
nov-01
(s) 30- (s) 30-
CRPD 2006
mar-07 mar-07
(s) 30- (s) 30-
OP-CRPD 2006
mar-07 mar-07
27-mar- 13-mar- 11-sept-
CPPCG 1948
63 68 74

Les pays de Kisiwa et les organisations internationales

Les États de Kisiwa participent depuis longtemps aux organisations internationales et cette participation
remonte à l’époque de leurs indépendances respectives. Même si diverses organisations internationales
(OI) ont tenté d’exercer une influence sur les gouvernements respectifs, le bilan ci-dessus montre les
résultats mitigés ou mauvais découlant de politiques mal orientées et mal informées. Ceci est d’autant
plus vrai lorsqu’on se réfère au bilan de la Banque mondiale dans de nombreux pays dans les années
1980 et au début des années 1990. L’attention que les organisations internationales ont accordée à
l’histoire de Carana est loin d’être réjouissante, mais ces cas illustrent également les dangers de
l'application incohérente des politiques convenues par les gouvernements nationaux.

Toutefois, il ne serait pas juste de qualifier ce bilan de totalement négatif. Quelques grands projets de
développement ont eu un impact positif. Il est également juste de noter que tous les gouvernements
Kisiwa (et leurs citoyens) ont grandement bénéficié de projets de développement communautaires et de
l'assistance humanitaire.

C’est à l’avenir que l’impact des organisations internationales sur Kisiwa se fera, nous l'espérons, le
plus sentir. Comme indiqué dans le présent document, un certain nombre d'organismes internationaux
accordent actuellement une grande attention à tout ce qui concerne Kisiwa. Il semble qu’il y ait un tel
chevauchement d’intérêts des «grandes puissances » sur des questions comme la lutte contre le
terrorisme et la lutte contre la piraterie que les divergences politiques qui ont empêché la mise en

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Carana – Scénario d’entraînement

Aperçu régional de Kisiwa

œuvre de mesures positives par les organisations internationales pourrait devenir moins pertinente. Non
seulement des actions de coopération par le biais des principales organisations internationales sont
possibles, mais celles-ci semblent avoir tiré des enseignements des erreurs passées et on pourrait
s’attendre à ce que les nouveaux processus et stratégies soient plus pertinents et efficaces.

Toutefois, ces espoirs ne peuvent être éprouvés que dans la pratique et par l'expérience. Il est possible,
voire probable, que les efforts politiques, humanitaires et de développement déployés à Kisiwa soient
tous mis à l’épreuve au cours de la prochaine année, vu que les tensions et les pressions s’accentuent
dans la partie orientale de l’île. Il est pratiquement certain que Carana devienne un centre d’attention
prioritaire pour un certain nombre d'organisations internationales. Tous les acteurs politiques, Caranais
et étrangers, feraient mieux de tirer partie de cette attention ainsi que des ressources et de l'expérience
qui en découlent, compte tenu des années difficiles qui se profilent à l’horizon pour Carana.

Organisation de la Conférence islamique (OCI)

L'OCI a toujours joué un rôle très mineur dans la vie politique du Kisiwa, mais depuis 2001 elle
s’intéresse davantage aux politiques mises en œuvre par les acteurs extérieurs, tels que Azurie et
Carmin, dans le contexte de la «lutte contre le terrorisme » et sur la façon dont ces politiques influent
sur la vie des musulmans à travers le monde. Compte tenu du fait que Sumora est membre de l'OCI
ainsi que des pressions extérieures et intérieures auxquelles il est confronté pour lutter contre
l'extrémisme, l'OCI accorde une attention particulière aux évènements en cours dans ce pays.

La Francophonie

En tant que membre de la Francophonie, et avec un fort soutien d’Azurie, Carana jouit d'un certain
appui de la part des membres de ce groupe dans les milieux diplomatiques. Malgré la diversité des
membres de cette organisation, Carana (avec l’aide d’Azurie ces dernières années) a été en mesure
d’utiliser cette tribune pour influencer d'autres États francophones, qui n’ont alors cessé de le soutenir
dans d'autres organismes comme l'UA, l'UE et les Nations Unies. Même si elle n’est généralement pas
directement impliquée dans les crises politiques et sécuritaires, la Francophonie a fourni à Carana un
forum pour contrer l’influence de Katasi, qui en fait également partie. Faute de soutenir les initiatives de
paix et de sécurité de Katasi, il s'est aliéné l'ensemble des membres de la Francophonie.

L’Association des anciennes colonies carmines (AACC)

Pratiquement de la même façon que Carana perçoit son appartenance à la Francophonie, Rimosa et
Sumora tentent de mobiliser un soutien pour leurs intérêts au sein de l'Association des anciennes
colonies carmines (AACC) qui est un peu plus grande. Pour Rimosa, cela va de soi, du fait de sa
participation active à la dimension sécuritaire restreinte de l'AACC. Sumora ne partage pas les liens
étroits que Rimosa entretient avec Carmin et a été accusé par les gouvernements de Kisiwa et d'ailleurs
d'être conciliant avec les groupes extrémistes sur son territoire, comme le TIM. Il a également été
accusé de ne pas faire l'effort nécessaire pour arrêter la circulation des personnes et des biens par sa
frontière avec Carana et de soutenir les groupes radicaux musulmans dans ce pays. Sumora a donc
adopté une attitude défensive pendant les conférences de l’AACC, en soutenant son bilan sur sa façon
de traiter les groupes extrémistes et les passages illégaux à la frontière. Rimosa et Sumora espèrent
également utiliser leur appartenance à l’AACC pour promouvoir leur point de vue dans d’autres
instances multilatérales comme l'UA, l'UE et l'ONU.

L’Organisation des Nations Unies

Une équipe de pays des Nations Unies est présente à Carana, avec leurs homologues basés à Rimosa,
Katasi et Sumora. Les équipes de pays comprennent l'ensemble des agences, des programmes et des

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Carana – Scénario d’entraînement

Aperçu régional de Kisiwa

départements de l'ONU opérant dans les pays avec une certaine participation de fonctionnaires issus
de la communauté des ONG qui assurent un rôle de liaison. Grâce à ces agences, le système des
Nations Unies est déjà présent dans certains des États de Kisiwa depuis de nombreuses années.
L’importance et le fonctionnement de chaque agence varient en fonction des besoins de chacun des
pays d'accueil. Dans le cas de Carana, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds
international des Nations Unies pour le secours à l'enfance (UNICEF), l’Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux
projets (UNOPS) sont modérément actifs, tandis que le Programme des Nations Unies pour le
développement (PNUD) qui administre les équipes de pays est l'organisme chef de file. Le haut
Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) gère les camps de réfugiés situés le long de la
frontière sud de Carana et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) travaille avec les
gouvernements caranais et sumorais en vue d’atténuer les tensions liées aux mouvements de
personnes de part et d’autre de cette frontière. L’OIM supervise également deux initiatives concernant
les nomades à la frontière de Namuna et de Sumora. L'OIM est une organisation non membre du
système des Nations Unies, mais qui bénéficie d’un statut spécial, et elle est habituellement invitée à se
joindre aux équipes de pays.

Les institutions financières internationales (IFI)

Tous les pays de Kisiwa s'appuient sur les institutions financières internationales (IFI) - certains plus
que d'autres. Mosana et Katasi dépendent, dans une moindre mesure de ces institutions, mais pour des
raisons très distinctes. Mosana, parce que sa propre économie s'en est relativement bien tirée, et donc
a eu moins besoin d'emprunter ; Katasi parce qu’il s’est surtout tourné vers les pays de l’Est, et plus
récemment vers les pays asiatiques pour l’aide. Rimosa, Sumora, Namuna et Carana dépendent tous
fortement des IFI. Les relations de Carana avec les institutions financières internationales ont été
particulièrement tumultueuses. Dans les années 1980, avec le pays qui s’était de nouveau engagé dans
un processus de restructuration économique et d’instauration de la démocratie, les institutions
financières internationales ont soutenu Carana à l’aide d’injections massives d'assistance financière.
Vers le milieu des années 1990, le pays ayant pris la décision de ne plus appliquer une politique de
libéralisation, ces institutions ont freiné leur soutien financier et il a fallu attendre que Carana change de
cap au début du nouveau millénaire pour que les relations se normalisent. Les récentes tentatives
menées par ce pays pour suspendre unilatéralement sa dette extérieure ont de nouveau porté un coup
à ces relations.

Interpol

Avec le problème de la contrebande qui a gagné en ampleur, Carana, Rimosa et Mosana ont fait appel
à Interpol pour les services de renseignements et le soutien technique. Alors que le programme de
coopération qui en découle ne dure que depuis deux ans, certains succès ont déjà été obtenus. La
plupart des interceptions des opérations de contrebande ont eu lieu à Mosana, dont l'aéroport est la
principale porte d'entrée par voie aérienne à Kisiwa, mais les forces maritimes de ces trois pays, de
concert avec les navires d'autres forces maritimes et sur la base des renseignements fournis par
Interpol, ont également procédé à des arrestations dans les eaux côtières et mis en échec deux
attaques de pirates distinctes. Ces premiers résultats ont été si prometteurs que les trois pays ont
entamé des discussions avec Sumora en vue d'élargir le programme. Toutefois, compte tenu du bilan
en matière de droits de l’homme dans les pays concernés, certains membres d'Interpol mettent l’accent
sur les limites de ce programme, afin d’avoir recours à une coopération de plus grande ampleur pour
inciter ces pays à entreprendre les réformes souhaitées au niveau national dans les domaines des
ressources humaines et de l’état de droit.

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Carana – Scénario d’entraînement

Journal de pays de Carana

LA
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DE
CARANA

DOSSIER DE PAYS

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Carana – Scénario d’entraînement

Journal de pays de Carana

Étude de pays – République démocratique de

DOSSIER PAYS DE CARANA


TABLE DES MATIÈRES
Chapitre 1 : Introduction ................................................................................................................... 1 - 1-1

Chapitre 2 : Géographie ................................................................................................................. 2 - 1-11

Géographie physique ...........................................................................................................................1


Climat ...................................................................................................................................................4
Provinces de Carana ............................................................................................................................6

Chapitre 3 : Histoire ....................................................................................................................... 3 - 1-04


Histoire des débuts
Décolonisation et indépendance...........................................................................................................1
Après l’indépendance ...........................................................................................................................3

Chapitre 4 : Société ....................................................................................................................... 4 - 1-44

Données démographiques....................................................................................................................1
Vue d’ensemble de la société caranaise ..............................................................................................1
Santé ..................................................................................................................................................11
Communication et environnement médiatique....................................................................................23
Système éducatif ................................................................................................................................30
Données de recensement...................................................................................................................36

Chapitre 5 : Religion ...................................................................................................................... 5 - 1-08

Aperçu des religions dans le Carana d’aujourd’hui...............................................................................1


Religions traditionnelles à Carana ........................................................................................................2
Chrétienté .............................................................................................................................................4
Islam .....................................................................................................................................................7
Célébrations et festivités.......................................................................................................................8

Chapitre 6 : Gouvernance .............................................................................................................. 6 - 1-11

Vue d’ensemble ....................................................................................................................................1


Structure administrative ........................................................................................................................4
Partis politiques et élections .................................................................................................................9
Hiérarchies et pouvoirs traditionnels ...................................................................................................11

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Journal de pays de Carana

Chapitre 7 : Le Droit ....................................................................................................................... 7 - 1-09

Vue d’ensemble ....................................................................................................................................1


Système judiciaire national ...................................................................................................................1
Règlement sur la discipline militaire et policière ...................................................................................4
Droit local traditionnel ...........................................................................................................................4
Droit religieux et autre ..........................................................................................................................4
Le Gouvernement de Carana et les Traités de l’OUA/UA.....................................................................5
Le Gouvernement de Carana et les traités du droit international..........................................................7

Chapitre 8 : Économie ................................................................................................................... 8 - 1-19

Aperçu du paysage économique ..........................................................................................................1


Vue d’ensemble ....................................................................................................................................3
History économique récente .................................................................................................................3
Situation économique actuelle ..............................................................................................................4
Transport ............................................................................................................................................13

Chapitre 9 : Securité ...................................................................................................................... 9 - 1-15

Architecture sécuritaire .........................................................................................................................1


Forces de sécurité caranaises ..............................................................................................................8
Questions de sécurité et perspectives ................................................................................................15

Chapitre 10 : Géopolitique ............................................................................................................ 10- 1-03

Enjeux nationaux ..................................................................................................................................1


Enjeux régionaux ..................................................................................................................................2
Enjeux internationaux ...........................................................................................................................3

Annexe A au journal de pays de Carana :


Constitution de la République démocratique de Carana……………………..………………………..A - 1-27

Annexe B au journal de pays de Carana:


Aperçu économique et résumé des statistiques économiques …..….……………………..…..…B - 1-47

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Carana – Scénario d’entraînement

Journal de pays de Carana

Étude de pays– République démocratique de Carana


CHAPITRE 1: INTRODUCTION

But : L’étude de pays ci-après a été réalisée par PFD Associates Limited sur la base d’un contrat
avec l’Union africaine, dans le but de fournir au personnel des services de renseignement et des
opérations des contingents des Forces africaines en attente, un document très varié qui couvre un
certain nombre de sujets clés.

Portée : La présente étude de pays fournira un aperçu de fond des principaux sujets ayant trait à la
géographie, l’histoire, la société, la religion, la gouvernance, l’économie, le droit, la sécurité et la
géopolitique.

Les informations contenues dans le présent document sont exactes au moment d’aller sous presse.
Des mises à jour seront apportées au besoin.

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Scénario De Formation De Carana

Livre du pays de Carana

Etude de pays – République Démocratique de Carana

CHAPITRE 2 : GÉOGRAPHIE
La République démocratique de Carana (République démocratique de Carana) est l'un des six États de l'île de
Kisiwa, dans l'Océan Indien, environ à 100 kilomètres de la Corne de l'Afrique et au nord de l'archipel des
Seychelles. Carana est situé au large de la côte est de Kisiwa, entre la République islamique de Sumora au nord et
la République de Rimosa au sud. Il partage également une frontière intérieure terrestre avec la République populaire
de Katasi.

GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

Situation : Carana est situé le long de la côte est, entre le fleuve Torongo et le fleuve Kalesi y compris les systèmes
des fleuves Mogave et Kodari ; sa terre comporte des secteurs de savane côtière, une forêt tropicale et des
montagnes rocheuses désertiques.

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Scénario De Formation De Carana

Livre du pays de Carana

Le principal système fluvial est le fleuve Torongo, dont la branche sud définit la frontière avec le Rimosa. Le fleuve
Torongo du nord coule depuis les hauts plateaux de Carana, les divisant en deux chaînes de montagnes ; les hauts
plateaux élevés de l’ouest comprennent la frontière terrestre avec le Katasi.

Le système du fleuve Mogave coule directement vers le Golfe de Carana, et crée une zone de plaine côtière. Cette
zone et le nord de la vallée du fleuve Torongo constituent la meilleure terre agricole du pays. Le fleuve Kalesi coule
également vers le Golfe de Carana, et sert de frontière nord avec le Sumora.

Coordonnées
Géographiques : Longitude : *56°3'E à *60°38'E
Latitude : 01°55'N à *05°0'N

Référence
Cartographique : Agence Nationale de renseignements,
1:1 000 000, KISIWA, 590EO40N-1M,
Kisiwa oriental
2
Superficie : 108.417 kilomètres

Superficie
2
(par comparaison) : Beaucoup plus grand que la SIERRA LEONE (71.740 kilomètres ),
2
légèrement plus petit que le LIBERIA (111.320 kilomètres ), le BÉNIN
2 2
(112.620 kilomètres ), ou le MALAWI (118.480 kilomètres )

Frontières terrestres : Total : 1.708 kilomètres

Frontière terrestre avec la République populaire de Katasi : 561 km


Frontière terrestre avec la République de Rimosa : 377 km
Frontière terrestre avec la République islamique de Sumora : 770 km

Longueur du littoral : 325 km

Revendications
Maritimes : Mer territoriale : 12 MN
Zone contiguë : 24 MN
Zone économique exclusive : 200 MN

Terrain : Plaine côtière située le long du Golfe de Carana, s’élevant du niveau de la mer au relief austère des
massifs à l'est du fleuve Torongo Nord ; collines recouvertes de forêts au sud, et montagnes basses à l'ouest du
fleuve Torongo Nord, avec un plateau aride au nord, qui descendent en direction du nord vers les hautes terres de la
savane aride.

Hauteur : La hauteur maximale au Carana est de 1,606m, dans les massifs montagneux de l’ouest de Carana ; le
point le plus élevé de ces massifs situé dans la zone orientale de Carana est de 820m. Des collines sensiblement
plus basses s’élèvent du fleuve Torongo des deux côtés de sa jonction avec son affluent du Torongo Nord.

Point le plus bas : Niveau de la mer (0 m)


Point le plus élevé: Mont Kalari (1.606 m)

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Ressources naturelles : Gisements de charbon, de fer, de cuivre, d’or, et de diamant ; réserves inexploitées de
zinc, d’étain, de cuivre, de coltan et d’uranium ; gisements de pétrole et de gaz naturel commercialement viables au
large des côtes; bois durs tropicaux et autres bois de construction ; énergie hydroélectrique.

Utilisations
des terres : Les terres arables représentent : 23,53 %
Les cultures permanentes occupent : 2,37 %
Autres : 74,1% (2005)

Risques naturels : Régions arides à l’intérieur des terres n’offrant que peu de possibilités de vie, notamment en
saison sèche ; zones basses près des principaux fleuves faisant l’objet d’inondations saisonnières. Activités
sismiques, allant de modérées à légères ; aucune activité volcanique enregistrée. Cyclones périodiques observés
dans les zones côtières.

Fuseau horaire : GMT + 5 (Cf. Islamabad, Ashgabat, Tachkent, Dushanbe, Chelyabinsk)

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Scénario De Formation De Carana

Livre du pays de Carana

CLIMAT
Le climat est dominé par des alizés du sud-est qui proviennent de l'anticyclone de l'Océan Indien, un centre de haute
pression atmosphérique qui, selon la saison, change d’orientation une fois au-dessus de l'océan. Carana a deux
saisons : une saison chaude et pluvieuse de novembre à avril ; et une saison plus fraîche et sèche de mai à octobre.
On observe, toutefois, de grandes variations climatiques, en raison de l'élévation et de la position de l’île par rapport
aux vents dominants. La côte est a un climat équatorial et, étant la plus directement exposée aux alizés, connaît de
fortes précipitations qui atteignent une moyenne annuelle de 3,5 m. La région côtière est connue, non seulement
pour son climat chaud et humide où sévissent à l’état endémique les fièvres tropicales, mais aussi pour les cyclones
dévastateurs qui se produisent pendant la saison des pluies. Parce que les nuages de pluie déversent l’essentiel de
leur humidité à l'est des points les plus élevés de l'île, les massifs montagneux du centre sont sensiblement plus secs
et en raison de l'altitude plus fraîche. On enregistre souvent des orages pendant la saison des pluies dans la région
montagneuse du centre, et la foudre est un risque sérieux.

Les trois provinces situées le plus à l’ouest reçoivent pratiquement toutes leurs précipitations annuelles entre
novembre et avril. La saison sèche est agréable et ensoleillée, quoiqu’un peu fraîche, particulièrement les matins.
Même si les gelées sont rares, elles se produisent aux points les plus élevés. Le plateau de Tereni est désertique et
semi-désertique ; avec à peine un tiers de mètre de pluie par an à Alur. Dans l’ensemble, l’eau de surface est plus
abondante le long de la côte est et au sud, tandis que les quantités diminuent à l'ouest et que les secteurs les moins
arrosés se situent à l'extrême ouest.

Carana subit de temps à autre l'impact des cyclones. Du 2 au 4 février 1994, l’île a été frappée par le cyclone
Geralda, le pire des cyclones ayant atteint la côte de Kisiwa depuis 1927. Il a causé la mort de cinquante personnes
et a détruit suffisamment de propriétés pour laisser 200.000 personnes sans-abri. Le cyclone a également causé des
dégâts importants au niveau des infrastructures du pays, plus particulièrement des routes côtières, des voies de
chemin de fer et des télécommunications, de même que dans l'agriculture.

DONNEES CLIMATOLOGIQUES (AEROPORT INTERNATIONAL UROMA – 36 M AU-DESSUS DU NIVEAU DE LA MER)

J janv. févr. ar Avr mai uil Aaoût sept oct nov dec
rature
26 26 26 26 25 23 22 23 25 25 25 25
ne
érature maximale moyen 30 31 31 32 30 28 27 28 30 30 30 30

érature minimale moyen 22 21 22 22 22 20 18 19 21 21 21 22


ne des
5 5 8 8 7 0 0 1 2 6 9 6
e pluie

DONNEES CLIMATOLOGIQUES (ALUR – 416 M AU-DESSUS DU NIVEAU DE LA MER)

anv. Févr. Mars Avr. Mai Juin uillet Août Sept Oct.. Nov.. DEC
rature moyenne 32 32 30 30 28 28 26 27 27 28 28 31
rature maximale
37 39 36 36 33 36 31 32 33 33 34 36
ne
rature minimale
17 21 22 25 22 20 20 21 22 22 20 18
ne

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Scénario De Formation De Carana

Livre du pays de Carana

anv. Févr. Mars Avr. Mai Juin uillet Août Sept Oct.. Nov.. DEC
ne des
2 3 1 1 0 0 0 0 0 1 2 4
e Pluie

DONNEES CLIMATOLOGIQUES (ERES – 25 M AU-DESSUS DE NIVEAU DE LA MER))

jjan fév mars avr mai Juin Juil Août ept oct nov dec
rature moyenne 26 27 28 27 25 24 23 23 24 25 26 26
rature maximale
31 32 32 30 28 28 27 27 28 28 30 31
ne
rature minimale
22 22 23 22 21 20 18 19 20 21 21 22
ne
ne des
12 11 9 7 4 3 2 4 4 5 10 14
e pluie

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Scénario De Formation De Carana

Livre du pays de Carana

PROVINCES DE CARANA
2
Carana comprend huit provinces, dont les superficies varient entre 9.000 et 20.000 kilomètres . Les frontières
provinciales datent pour la plupart de l’époque coloniale, et sont généralement orientés nord-sud ou est-ouest, avec
des routes délimitées de façon traditionnelle et dotées de caractéristiques naturelles comme les bassins
hydrographiques et les axes longitudinaux des fleuves. Les provinces sont divisées en régions administratives qui ne
sont pas considérées comme des régions géographiques.

Province de Fellari
2
La province de Fellari (11.906 kilomètres ) comprend la capitale nationale Galasi, qui se trouve à environ 60
kilomètres à l’intérieur des terres sur la côte sud du delta du fleuve Kalesi. La principale voie navigable du delta
constitue la frontière internationale entre Carana et la République islamique de Sumora. Un canal principal assure la
liaison avec le port naturel de Galasi.
2
L'immense région du delta (environ 3.000 km ) est elle aussi composée de zones marécageuses basses séparées
par les canaux du fleuve Kalesi, et recouvertes en grande partie par la mangrove et autres végétations denses. Il
n’existe qu’une seule route principale qui traverse le delta au sud de Galasi, et trois bacs. En raison des inondations
saisonnières, la population du delta est clairsemée, mais il est doté d’un riche écosystème qui abrite une faune et
une flore marine ainsi que des oiseaux d’une grande diversité.

L’est de Fellari comporte des plaines côtières, et une série de petits fleuves qui se déversent dans le golfe de
Carana. On trouve au niveau de la végétation des forêts tropicales peuplées de plantes mouillées originales,
toutefois, une grande partie des terres est cultivée. Les principales villes côtières sont Tole et Jumi, qui ne disposent
toutes deux, d’aucune installation portuaire en eau profonde. Les zones côtières sont plates et légèrement élevées,
avec des bas-fonds qui se prolongent dans la mer et qui créent un réseau de bassins et de lagunes. Le delta du
fleuve Mogave s’étend sur une certaine distance le long de la côte.

Le fleuve Mogave constitue la frontière provinciale sud entre Fellari et Guthar. La ville de Forsata est située sur la
rive nord, en amont de la zone de peuplement au point de passage le plus à l'est des villes de Guthar et d'Amsan. Le
delta de Mogave commence à l'est d'Amsan et comporte de nombreuses voies, avec un unique canal central
navigable et vaste forêt de mangrove.

À l'ouest des fleuves Nipsakit et Marmakhi, le niveau des terres s’élève brusquement en direction des hautes terres
situées à l’est de Carana, qui est la partie la plus à l’est de la longue chaîne de montagnes au sud de Kisiwa. La
frontière avec la province d’Hanno à l'ouest suit une série de petits fleuves qui serpentent à travers ces collines, pour
se jeter dans le fleuve Yakhat et rejoindre la frontière internationale où il se mêle au Kalesi. L’ouest de Fellari
comporte des zones plus arides de broussailles et de buissons bas, avec des côtes dépassant 400m. La zone se
caractérise par un grand nombre de mines importantes où se trouvent des gisements de cuivre, d'or et de diamant.

La route nationale sépare Galasi et Amsan, avec une route secondaire côtière reliant ces deux villes aux
communautés côtières. Une autre route secondaire va de Galasi à Akabar le long de l’arête nord des montagnes ;
une autre emprunte une voie plus longue le long de la rive sud de Kalesi. Une autre route nationale récemment
achevée s’étend sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres, depuis la voie qui longe le fleuve Kalesi, évitant de
ce fait les inondations saisonnières.

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Province de Guthar
2
La province de Guthar (10.474 kilomètres ) est l'une des deux provinces qui n’empiètent pas sur un État voisin. La
capitale provinciale Amsan est située sur la rive sud du fleuve Marmakhi, et est le principal passage pour traverser le
fleuve, qui s'élargit en un delta plat et marécageux (voir ci-dessus). Avec son point le plus élevé à moins de 200 m,
Guthar est la province la plus basse de Carana, et consiste essentiellement en une forêt tropicale humide et une
région agricole clairsemée, avec un peu de savanes côtières.

Le fleuve Mogave et ses affluents traversent la partie nord-ouest de Guthar, créant une vaste vallée fertile qui s’étant
jusque dans la province voisine de Barin. La plus grande partie de la frontière avec Barin et Hanno est une ligne
nord-sud datant de la division des deux provinces en 1932, à environ 58°55E. Les points les plus élevés de Guthar
se trouvent au nord-ouest, et sont les contreforts des montagnes situées à l’est de Carana.

Une succession de basses collines au sud fournit un bassin hydrographique, avec le fleuve Salman qui se déverse à
l'ouest dans baie Grande, le plus grand bassin d’eau de Carana. Le lac divisé par la frontière entre Guthar et la
province voisine de Leppko, coule ensuite dans le sens nord-nord-est vers le golfe de Carana. C’est dans la région
sud-ouest de la province que se trouvent la plupart des gisements de fer du pays.

Le fleuve Rikata s’écoule en direction de la même rangée de collines que le fleuve Salman, mais vers l'est, et
pénètre le Golfe de Carana par la petite ville côtière de Cereni. Un autre petit fleuve, le Buktasi, entre dans le Golfe à
Lora, à environ 25 kilomètres au sud-est. Ces deux réseaux fluviaux alimentent un grand nombre de petites
communautés agricoles dans la partie la plus densément peuplée de Guthar.

Tout comme la côte de Fellari, la zone côtière de Guthar comporte un grand nombre de hauts-fonds ainsi que
plusieurs bassins et lagunes.

La route nationale relie Amsan à une chaîne d’agglomérations situées le long des côtes, et mène à la ville de Corma
au sud. Des routes secondaires relient Amsan et Corma plus loin à l’intérieur des terres, et suivent le cours des
fleuves Mogave et Salman plus à l'ouest des terres. Un réseau de voies secondaires s’écarte du routier pour
desservir les communautés agricoles, d'exploitation minière et de pêche.

Province de Leppko
2
La province de Leppko (20.084 kilomètres ) est la plus grande province de Carana. Elle est délimitée au sud par le
grand fleuve Torongo, qui sépare Carana de la République de Rimosa. Torongo est un réseau fluvial important qui
est alimenté par de grands affluents à Carana, Rimosa et Katasi. Il se divise à Eres, et avec Torongo Nord fournit
une route qui mène à l'intérieur de Carana. Plus à l'ouest, le fleuve Krasi constitue une petite frontière entre Leppko
et la République populaire de Katasi.

Bien que navigable sur presque toute sa longueur, le fleuve Torongo serpente à travers une plaine d’inondation peu
peuplée sur une longueur de près de 20 kilomètres. Un grand pont routier relie Carana à Rimosa entre Maldosa et
Klema, et plus loin, cinq points internationaux de croisement sont desservis par des bacs.

Le niveau du sol s’élève brusquement de part et d’autre de la plaine d’inondation de Torongo. À Leppko, l’Arête de
Torongo atteint des points de plus de 300 m, et redescend en pentes plus douces vers les fleuves Kodari et Kanani
au nord-est et au nord-ouest. Le côté sud de l'arête est essentiellement une jungle montagneuse, avec des zones
agricoles plus peuplées au nord.

La zone côtière de Leppko est semblable à celle de Guthar. Les récentes explorations laissent penser que ce secteur
pourrait receler des réserves de pétrole et de gaz naturel en mer, commercialement viables.

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Livre du pays de Carana

Les terres situées à l’est du fleuve Kodaki sont plus basses et marécageuses à de nombreux endroits. À la différence
de la plupart des autres principaux fleuves de Carana, Torongo n’a pas de delta, mais il se déverse dans le golfe de
Carana par un estuaire de plusieurs kilomètres de large.

À l'ouest de Torongo Nord, le terrain est plus plat, mais accidenté, avec de vastes régions lacustres, des marais et de
la jungle. De nombreux petits fleuves, alimentés par des pluies généreuses, s’écoulent vers une vaste plaine plate au
confluent des fleuves Krasi et Torongo. Une autre série de collines abruptes sépare la vallée de Torongo du plateau
rocailleux au sud de Folsa. À l'ouest de Folsa se trouve le barrage de Maghitakak, le plus grand projet
hydroélectrique de Carana. Le barrage fournit l’électricité pour les activités de fonderie à grande échelle de Folsa, la
transformation du minerai de fer des gisements au sud de Guthar.

Le Torongo nord lui-même s’écoule à travers Folsa vers le sud par une vallée relativement étroite, où il est en outre
alimenté par la décharge du réseau fluvial Khanaan. Le Torongo nord rejoint le Torongo à Eres, à travers un canal
unique étroit et à débit rapide. Les rapides ont rendu ce canal impraticable pour les embarcations fluviales plus
grandes, sauf pendant la saison des pluies ; toutefois, le trafic fluvial est très important entre Eres et le barrage de
Maghitakak.

Le nord de Leppko est une campagne plus douce, comportant une forêt tropicale humide et des terres arables. Le
côté sud du lac Goran est moins marqué par l’exploitation minière que le côté nord, toutefois, la contamination
provenant des activités de l’exploitation minière constitue une menace pour le délicat écosystème du lac.

La majorité de la population de Leppko vit dans les villes d’Eres et de Corma ou dans les agglomérations situées le
long de la vallée de Kanani. La route nationale relie les deux villes puis vers le nord à Folsa. Une route secondaire
située le long de la zone d’inondation du Torongo relie Eres à la province de Mahbek et à la ville frontière de Mia.
Des routes secondaires et tertiaires traversent également la frontière avec Rimosa à plusieurs arrêts des bacs.

Province de Barin
2
La province de Barin (8.977 kilomètres ) est la plus petite province de Carana, et est complètement entourée par
d'autres provinces. Elle a été séparée de Guthar pendant la réorganisation de 1932. Ses frontières sud avec les
provinces de Leppko et de Mahbek suivent le fleuve Torongo nord. La partie située au nord de la ville de Folsa est la
capitale provinciale. La majeure partie de la population vit le long de Torongo Nord, dont les principales villes sont
Maui et Suppo. La vallée du fleuve Nasvakhi au nord de Folsa abrite de nombreuses agglomérations.

La rive australe de Barin n’est que légèrement au-dessus du niveau de la mer, et la partie sud-est de la province est
un mélange de forêt tropicale et de terres arables comme au nord de Leppko et à l’ouest de Guthar. Le niveau du sol
s’élève vers le nord-ouest, atteignant des altitudes de plus de 400 m près de la frontière nord avec la province
d’Hanno. Là se trouvent les sources du fleuve Mogave, toutefois, à mesure qu’on monte en altitude, les zones sont
de plus en plus arides et peu peuplées. La végétation consiste essentiellement en broussailles et en pâturage
grossier, avec de vastes zones arides.

La vallée en amont de Torongo est située entre les montagnes de l’est et de l’ouest de Carana. Une série de rapides
entraîne le fleuve, d’une hauteur d’environ 55 m près de Nusbet, à 9m au-dessus du barrage de Maghitakak, mais on
enregistre un trafic fluvial intense de petites embarcations entre le barrage et les chutes de Goran Volzi. Dans ce
secteur, la vallée est relativement étroite avec une petite zone d’inondation, mais la terre environnante est assez
fertile et la vallée jouit d’un climat modéré.

La province de Barin elle -même, n'est pas bien desservie par le réseau routier national. La principale route se trouve
sur les rives sud et ouest du fleuve Torongo Nord, et passe par la province de Mahbek, avec une route secondaire

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Scénario De Formation De Carana

Livre du pays de Carana

sur les rives nord et est. On trouve des ponts dans certaines agglomérations principales et non toutes les principales
communautés, avec un nombre limité de bacs. Une route secondaire relie Folsa à Amsan et à Suppo, avec une route
tertiaire le long de la rive sud des massifs montagneux à l’est de Carana.

Province de Mahbek
2
La province de Mahbek (11.859 kilomètres ) est située à l'ouest du fleuve Torongo Nord et au nord de la frontière
internationale de Carana avec la République populaire de Katasi. Sa frontière orientale avec la province de Leppko
traverse une jungle dense entre les fleuves Krasi et Torongo Nord. Mahbek a été créée, en même temps que Tereni
et Koloni, après qu’aux termes du Traité de Salin de 1882, la région de « Transtorongo » de Carana ait été reconnue
comme faisant partie de l'empire d'Azurie.

Le sud de Mahbek ressemble à l’ouest de Leppko, avec climat chaud et humide et une vaste forêt pluviale tropicale.
Un terrain onduleux s’élève progressivement de la plaine d’inondation de Torongo, vers les contreforts des massifs
montagneux de l’ouest de Carana. Le climat humide a donné naissance à un grand nombre de lacs et à des réseaux
de cours d’eaux et de fleuves dans les lignes de partage des eaux de Krasi et de Torongo. Le principal point de
passage de la frontière menant à Katasi se trouve à Mia ; il existe d’autres voies de passage plus éloignées à
proximité d’Edu, de Faron, de Risoun, de Lixpet et de Madufi.

Les parties centre et nord de Mahbek sont plus densément peuplés, avec des agglomérations le long du fleuve
Torongo Nord et un réseau de villes minières plus loin à l'ouest. La zone située à proximité de la frontière nord avec
Koloni est également peu peuplée. La plus grande partie de l’ouest de Mahbek est composée de broussailles semi-
arides, avec de vastes zones arides qui ne permettent qu’une petite activité pastorale et une agriculture de
subsistance.

La frontière ouest avec la province de Tereni suit une route traditionnelle de migration autrefois surveillée par les
autorités coloniales d’Azurie ; la partie nord est une ligne nord-sud située à environ *57°18'E. Celle-ci recoupe la
frontière avec Koloni, qui va d’est en ouest à environ 03°30 'N, et se jette dans le Torongo Nord près de Nusbet.

La route nationale s’étend le long des rives sud et ouest du fleuve Torongo Nord. Les routes secondaires relient la
frontière de Katasi en passant par Faron, Edu et Mia. D’autres routes secondaires relient Koloni à partir de Taken en
passant par Gobel et Lurchi, et Tereni à partir de Taken par Ludou et Koepi.

Province de Tereni
2
La province de Tereni (19.295 km ) est la province la plus à l’ouest de Carana, la deuxième la plus grande et la
moins peuplée. Une grande partie de la province est recouverte par le désert de Tereni, une zone stérile et
accidentée du massif montagneux situé à l’ouest de Carana. Le point le plus élevé de Tereni est à environ 1.600
mètres, soit près de 30 kilomètres au nord ouest de Lurok. Les faibles niveaux des précipitations dans ces secteurs
de montagne font que les populations animales et humaines sont clairsemées et qu’il y a peu d’installations
permanentes.

La rive sud de Tereni constitue la frontière internationale avec la République populaire de Katasi, qui longe une série
de fleuves mineurs : le Kenabak, le Pisabar et le Penagi. La végétation au sud du massif montagneux est
essentiellement composée de buissons et de prairies. Le terrain s’élève en pentes abruptes vers les montagnes à
l'est de la capitale provinciale, Alur.

Au nord-ouest des hauts sommets des massifs montagneux de Carana, le désert de Tereni est composé d’un vaste
2
plateau rocheux (environ 3.200 km ), qui descend au nord-ouest, vers les sources du fleuve Torongo Nord. La
frontière avec la province de Koloni va dans le sens est-ouest à environ 3°30 'N. La frontière extrême ouest avec la

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République populaire de Katasi et la République islamique de Sumora est une ligne nord-sud située à environ
56°03'E. Les trois frontières internationales se rejoignent dans une région relativement humide de la jungle dense
montagneuse, d’où part le fleuve Torongo Nord. Un nombre limité de voies secondaires traverse la frontière avec
Sumora dans cette zone.

Un réseau de routes secondaires traverse la partie australe de Tereni depuis la province de Mahbek, reliant les villes
de Lillek, Lurok, Melleri, Batto et la capitale Alur, puis la ville de Buboul et la frontière ouest. La route principale a été
construite pendant la période coloniale, et traverse Kitasi entre Melleri et Batto, avec seulement une voie secondaire
du côté nord du fleuve. La province de Tereni n’a aucune route empierrée au nord de la frontière internationale qui
passe près de Buboul.

La majorité de la faible population de Tereni vit dans la partie sud, où un réseau de lacs et de fleuves rend la terre
relativement arable. La région des hautes montagnes est pratiquement inhabitée ; le plateau désertique est
essentiellement habité par les nomades Mahidi.

Province de Koloni
2
La province de Koloni (11.423 kilomètres ) est limitée par le fleuve Torongo Nord qui forme la frontière
internationale avec la République islamique de Sumora et la frontière avec la province voisine d’Hanno. La frontière
avec les provinces de Tereni et de Mahbek s’étend de l’est vers l’ouest à environ 03°30'N.

À l’est de Koloni, la ligne de partage des eaux du fleuve Arastak, un affluent du Torongo Nord, compte un certain
nombre de villes, dont la capitale provinciale Suroun. La majorité de la population de Koloni vit dans la vallée du
fleuve Arastak, le long des rives occidentales du Torongo Nord, ou dans la région du lac Egali au nord. La végétation
est composée d’une savane de terres hautes, de prairies et de quelques zones cultivées. La deuxième frontière la
plus vaste de Carana qui traverse la République islamique de Sumora s’étend entre Norke et la ville de Sumora,
Edenstan.

L’ouest de Koloni est moins fertile, et consiste principalement en savane de terres hautes arides. Le fleuve Algi crée
un réseau de lacs qui rejoignent au fleuve Torongo Nord à Oladi. L’ouest de Koloni abrite, de façon saisonnière, de
nombreux nomades Mahidi qui émigrent vers le nord pendant la saison sèche.

La majeure partie de Koloni est en dessous de 400 m. Des terres élevées du sud, le terrain perd en altitude vers le
fleuve Torongo Nord. Le niveau du fleuve tombe d’une hauteur de près de 340 m à l'ouest à 55 m à l'est, sur une
distance linéaire d'environ 350 kilomètres.

La route nationale suit la rive ouest du fleuve Torongo Nord jusqu’à la frontière internationale à Norke. Une route
secondaire relie les villes de Lopkas, Caro et Nixan à la capitale provinciale Suroun. Une autre route secondaire
s’étire le long du fleuve Norke à Rusko, et s’oriente vers le sud en direction de Ballad, Molle et Pifke. La province de
Koloni ne dispose d’aucune route empierrée plus à l'ouest.

Province d’Hanno
2
La province d’Hanno (14.399 kilomètres ) est située à l'est du Torongo Nord, et comprend la plupart des massifs
montagneux de l’est de Carana. L’ouest d’Hanno englobe la partie de la vallée de Torongo Nord et de la vallée du
fleuve Tobhak qui rejoint le fleuve Torongo Nord près de Kalei. La frontière internationale avec la République
islamique de Sumora part du nord de Torongo en suivant le fleuve Kalesi depuis sa source jusqu’au Golfe de
Carana. Le fleuve Kalesi est praticable pour le trafic commercial fluvial jusqu’à Maroni, puis il devient plus rapide et
plus dangereux au fur et à mesure qu’il s’élève. Le canal navigable suit la frontière internationale, et est utilisé par les
bateaux des deux nationalités.

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Scénario De Formation De Carana

Livre du pays de Carana

Les montagnes de l’est de Carana consistent en des collines rocailleuses qui s’élèvent à plus de 600 m. Le côté
ouest de la chaîne d’Hanno est plus sec qu’à l’est de Fellari, et est essentiellement couvert par des buissons et une
prairie. Plus au nord, à mesure que le niveau des terres baisse en direction du fleuve de Kalesi, la végétation se
transforme en forêt pluviale tropicale plus dense, même si de vastes parcelles ont été déboisées récemment à des
fins d’exploitation forestière et qu’elles sont actuellement cultivées ou servent de pâturage. Le nord-est d’Hanno se
trouve sur la rive sud du delta de Kalesi, à partir de laquelle la frontière avec la province de Fellari suit le fleuve
Yakhat au sud vers les montagnes de l’est de Carana.

La route nationale est parallèle au fleuve Kalesi et relie la capitale nationale Galasi aux villes de Toto et de Kale, la
capitale provinciale ou Maroni. La route nationale passe par l’intérieur des terres à partir d'une ancienne route qui est
sujette aux inondations saisonnières. Une autre partie de la route nationale (construite pratiquement le long de la
même route en tant que première route à l’intérieur des terres pendant la période coloniale) rejoint la ville d’Akabar,
et croise le fleuve Torongo Nord à Harun Landar.

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Country Study – Democratic Republic of Carana

CHAPITRE 3: HISTOIRE
PREHISTOIRE

Les peuples qui vivent actuellement à Carana descendent des populations Nzedda qui sont arrivées sur l'île de
Kisiwa en provenance de l'Afrique continentale vers 350 av. J.-C.. Le principal groupe ethnique venu s'installer
dans cette région a été les Falin. Au fil du temps, d'autres groupes ethniques sont arrivés et se sont installés
parmi eux, dont une forte une immigration en l’an 300 (Apr J.C.) depuis l'Afrique continentale.

Vers les années 1430, les explorateurs européens ont découvert Kisiwa, et ont commencé à explorer l'île.
Finalement, des liens commerciaux ont été établis entre des groupes d'explorateurs européens et les habitants
de l'île. Ces liens sont devenus de plus en plus forts chez les explorateurs ; au début du 17e siècle, les Azuréens
étaient devenus la présence étrangère la plus importante à Kisiwa, et étaient essentiellement basés à Carana le
long de la côte est. Au 19e siècle, l'île avait acquis une importance stratégique pour de nombreux empires qui
essayaient d’assurer le flux des marchandises en provenance de l’étranger pour leurs populations chez eux. La
concurrence entre les empires qui cherchaient à obtenir le contrôle des terres sur l'île n’a cessé de croître ; les
Azuréens qui, historiquement, avaient le plus profité de l'île, ont bien vite été menacés par l'Empire Carmin qui
cherchait également à s’assurer les ressources et les marchés importants se trouvant sur le territoire qui est
aujourd'hui Carana, comme ils l’avaient fait dans d’autres parties de l'île. La concurrence et l'hostilité ont gagné
en ampleur entre ces empires, jusqu'en 1882 où ceux-ci et les autres empires se sont retrouvés au cours d’une
conférence à Salin qui a abouti à la signature du traité de Salin et qui a officiellement entériné le partage de l'île
entre les puissances concurrentes. Par suite de ce traité, l'Empire azuréen a officiellement fait état de ses
revendications sur le territoire de Carana.

DECOLONISATION ET INDEPENDANCE

La domination politique azuréenne à Carana a été incontestable depuis 1882 jusqu'au milieu du 20e siècle. Dans
les années 1940 et 1950 à Carana, comme dans la plupart des autres pays colonisés de l’Afrique continentale et
à Kisiwa, l'opposition à la domination coloniale est devenue de plus en plus forte, et la population a commencé à
menacer plus sérieusement le pouvoir colonial azuréen.

La Seconde Guerre mondiale a été un fait marquant dans la montée du nationalisme Caranais. On a estimé à
trois millions le nombre de personnes originaires de l'Afrique continentale et l'île de Kisiwa qui a été recrutée
comme soldats de l'Empire azuréen et des alliés occidentaux pendant la guerre. Lorsque ces anciens
combattants sont repartis chez eux, ils ont retrouvé des États coloniaux qui continuaient de les considérer comme
des citoyens de seconde zone. Beaucoup parmi ces soldats revenus chez eux s’attendaient à ce que leur soutien
et leur contribution à l'Empire azuréen pendant la guerre soient reconnus, et qu'ils verraient une amélioration de
leurs conditions économiques, sociales et politiques. En réalité, les soldats rentrés chez eux ont été confrontés à
des conditions pires en raison de la faiblesse de l’économie mondiale. Le fait qu'ils aient combattu pour protéger
les intérêts de l'Empire azuréen et de ses alliés, et qu’ils se retrouvent confrontés à des conditions d’exploitation
et aux outrages du pouvoir colonial a alimenté l'amertume et le mécontentement de ces anciens combattants.
Encouragés et renforcés par l'arrivée de ces soldats, les mouvements nationalistes à travers l'Afrique ont gagné
en ampleur et, dans certains cas, se sont radicalisés.

L'influence du mouvement panafricaniste mouvement a également ravivé le nationalisme Caranais. Le


mouvement visait à unir les Africains et à surmonter l'appartenance ethnique en mettant l’accent sur les
similitudes et les liens entre les Africains, notamment les populations de Kisiwa et les noirs de la diaspora
africaine. Dans les années 1940, les activités nationalistes à Carana sont devenues de plus en plus radicales, et
les protestations contre la domination coloniale ont augmenté. En 1945, le cinquième Congrès panafricain à
Manchester, en Angleterre, a marqué un tournant dans les activités nationalistes, parce qu'il essayait de trouver
des solutions aux problèmes du pouvoir colonial et de la discrimination raciale.

Joseph Uroma, un jeune homme falin qui étudiait le droit à l'étranger, a assisté au congrès panafricain de 1945,
où il a rencontré des responsables politiques comme Kwame Nkrumah du Ghana, Jomo Kenyatta du Kenya, et
George Padmore de Trinidad. En 1946, Uroma est rentré chez lui à Carana après avoir terminé ses études, et a

1
rapidement gagné du prestige et le soutien de la population en raison des idées anticoloniales du Congrès. Il a
appelé la population de Carana à renforcer leurs partis politiques et leurs syndicats, en leur promettant que cela
permettrait l’instauration de meilleures politiques en faveur des populations de Carana. Uroma a utilisé les très
mauvaises conditions sociales et économiques du peuple caranais pour réclamer l'indépendance de l'empire
azuréen. Uroma est devenu le chef de file et le point focal du nationalisme caranais. Inspiré par les grèves du
travail ailleurs en Afrique, Uroma a mené, à partir du 7 juillet 1946, une grève générale de neuf jours pour
protester contre les politiques azuréennes dans le pays. Cette grève, connue sous l’appellation des neuf grands
matins, a stoppé le transport et la livraison des produits arrivés par les voies maritimes et terrestres et gravement
interrompu les opérations quotidiennes du pays.

Toutefois, pendant les dix années qui ont suivi, les protestations et les grèves sont devenues plus fréquentes, et
ont été accompagnées de revendications pour une meilleure représentation politique des populations de Carana.
Face à une dégradation de la situation à Katasi, les autorités coloniales ont déplacé la principale capitale
coloniale azuréenne à Galasi en 1955, à la suite de la révolte des Kori. Le gouvernement a établi des relations de
coopération prudentes avec les principaux dirigeants Falin à Carana, tout en essayant de prendre des mesures
face à la révolte croissante à Katasi. Malgré cela, les pressions en vue d’un changement politique à Carana ont
pris de l’ampleur.

Pour faire face à ces bouleversements sociaux et économiques, le gouvernement azuréen a finalement accepté,
en 1955, d’amender sa constitution, ce qui a permis aux citoyens de ses colonies d'outre-mer d'être mieux
représentés sur le plan politique, tout en continuant de faire partie de la Communauté des Etats azuréens. Ce qui
permettrait aux populations de Carana d’élire un représentant à l'Assemblée nationale azuréenne. Lors d'un
référendum organisé en 1958, les populations de Carana, influencées par les fonctionnaires azuréens et avec le
soutien d’Uroma, ont voté pour accepter cette offre. Uroma lui-même est devenu le premier représentant
Caranais élu à l'Assemblée nationale azuréenne.

Malgré ce vote, les pressions politiques internes et l'opposition politique intérieure n’ont cessé de croître dans le
pays. L’agitation publique et la dissidence, déclenchée par différents groupes et associations principalement dans
les zones urbaines, ont renforcé la demande pour l'indépendance totale auprès de l'Empire azuréen. Tout en
appuyant au départ l'idée de rester au sein de la Communauté des États azuréens, Uroma s’est servi de son
siège à l'Assemblée nationale pour exiger politiques plus justes pour les populations de Carana Toutefois, ses
appels pour l'autonomie de Carana se sont heurtés à la résistance du reste de l'Assemblée. Enfin, le 10 avril
1962, à la suite des appels à l'autonomie devenus de plus en plus forts, l'Empire azuréen a cédé et accordé
l’indépendance totale à la République démocratique de Carana, Uroma devenant le premier chef d’État
autochtone du pays.

Même si le rôle des pressions internes dans l'octroi d'une indépendance totale à Carana ne peut être sous-
estimé, il ne fait aucun doute que les pressions de la communauté internationale y ont également grandement
contribué. Les changements intervenus au niveau de la dynamique politique mondiale, tels que consacrés par la
création de l'Organisation des Nations Unies en 1948 et sa reconnaissance du droit des peuples à
l'autodétermination, de même que l'indépendance d'autres États en Afrique depuis le début des années 1950, y
ont également fortement contribués.

APRES L’INDEPENDANCE
Quand Joseph Uroma a pris les rênes du pouvoir en 1962 après avoir été élu, son leadership a été
chaleureusement accueilli avec optimisme par le peuple caranais. Le Président Uroma a dans un premier temps
été salué comme un leader fort, sa forte personnalité a été accueillie comme une condition nécessaire pour faire
avancer le pays. Au départ, le gouvernement avait mené une politique économique essentiellement basée sur le
rôle central du gouvernement. De l’avis de tous, ses premières années au gouvernement ont été couronnées de
succès, car il a commencé à appliquer des réformes économiques ; il a été ré - élu en 1966. Au cours de ce
nouveau mandat, les résultats économiques de Carana ont commencé à régresser par rapport aux grands
espoirs soulevés pendant la lutte pour l'indépendance, et sa forte personnalité à commencer à être de plus en
plus perçue comme tyrannique. Uroma a refusé d’organiser de nouvelles élections en 1970, et au début des
années 1970, un certain nombre de facteurs, y compris son régime autoritaire, la mauvaise gestion économique
et l'échec des politiques nationales avaient mis l'économie en difficulté. Il s’en est suivi un mécontentement
croissant au sein de la population caranaise et les différents groupes ont commencé à s'agiter pour demander le
départ d’Uroma du pouvoir. L'armée caranaise a mis fin au régime du Président Uroma en 1971 par un coup
d'Etat sans effusion de sang, et a installé le général Christian Hakutu comme nouveau chef de l'Etat.

Malheureusement, la corruption et l'incapacité notoire du gouvernement ont caractérisé le régime du général


Hakutu. Non seulement l'inflation s’est envolée, mais le revenu par habitant, les salaires réels, de même que la
qualité et la disponibilité des services sociaux essentiels comme la santé et l'éducation ont rapidement baissé. En

2
raison de cet état de choses, le régime de Hakutu n'a pas réussi à produire la croissance socioéconomique et les
résultats attendus et souhaités qu'il avait promis à sa prise de pouvoir. Outre la dégradation des conditions
économiques, la dictature militaire de Hakutu a été dure et brutale. Il a dissous les institutions politiques civiles et
démocratiques et a remplacé les dirigeants de la région par des officiers militaires. La constitution a été
suspendue et les activités des partis d'opposition ont été interdites tandis que le gouvernement prenait ses
décisions de par décret.

Le gouvernement de Hakutu a introduit une série de lois sur la sécurité publique à Carana, afin de limiter le rôle
et l'influence de divers groupes au sein de la société. Par exemple, en vertu de la Loi sur la sécurité publique N°1,
le gouvernement pouvait maintenir en détention, sans procès et pour une durée indéterminée, tout membre de
l'opposition qui formulerait des critiques à son encontre. La Loi sur la sécurité publique Nº 2 demandait à tous les
groupes religieux de s'enregistrer auprès du gouvernement, limitant ainsi la liberté de religion et d'association.
Certains groupes religieux ont ensuite été privés de toute possibilité de fonctionner, sous le prétexte que leurs
activités constituaient une menace pour l’intérêt public et la sécurité nationale.

D'autres atteintes graves aux droits humains commises par les militaires sont restées impunies. Hakutu a promis
un éventuel retour à un régime civil ; mais il a refusé d'annoncer un quelconque calendrier. Par contre, le
gouvernement a continué à renforcer son pouvoir arbitraire par la sécurité de l'État et son appareil de coercition,
ainsi que par contrôle étroit de l'appareil judiciaire. Mais, une lutte de pouvoir au sein de l'armée a entraîné le
départ de Hakutu lui-même à la suite d’un coup d'État en 1975, qui a amené le colonel Idrissa Tarakoni au
pouvoir.

Sous le régime de Tarakoni, les mesures autoritaires de l'ancien régime ont été largement maintenues. En outre,
sous le colonel Tarakoni, la situation économique a empiré, alors que la crise énergétique internationale des
années 1970 a durement frappé Caranar. Face à un déclin économique rapide et à l’aggravation des niveaux de
pauvreté ainsi qu’à l'incapacité du gouvernement d'obtenir une aide financière et d’autres formes d'assistance
auprès d’Azurie ou d'autres sources, le Colonel Tarakoni a décidé en 1982 de recourir à des emprunts et autres
appuis auprès des institutions financières internationales. Dans le cadre des conditions d'octroi du prêt, les
institutions et agences bilatérales occidentales ont insisté sur la nécessité de procéder à des changements
politiques dont, notamment, la promotion de la bonne gouvernance économique et le retour à un régime
démocratique. Pendant la guerre froide, les pays occidentaux ont vu en Carana un allié potentiel parmi les pays
en développement, et à leur avis, l'oppression continue et l'extrême pauvreté constituaient une possibilité
d’instabilité et un terreau éventuel pour une révolution appuyée par les communistes (comme ce fut le cas à
Katasi). Ainsi, au début des années 1980, le régime de Tarakoni a été contraint de se lancer dans un programme
de réformes en vue du retour de la démocratie dans le pays. Les Lois sur la sécurité publique à Carana ont
progressivement disparu, et ont permis la relance de l'activité politique. Enfin, un référendum national a été
organisé en décembre 1985, au cours duquel une nouvelle Constitution a été adoptée, et qui a effectivement
déterminé la mode de gouvernement du Carana actuel.

À partir de ce moment - là, les partis politiques ont cherché à se reconstituer rapidement en vue des prochaines
élections, qui ont été organisées sous la direction et la supervision d'une Commission électorale nationale. Les
principaux partis présents à l'élection de 1986 étaient le Parti démocratique de Carana (PDC) dominé par les
Falins, le Front national caranais (FNC), qui avait des liens étroits avec le groupe ethnique Tatsi, et le Parti de la
Convention caranaise (PCC), qui est un parti essentiellement composé de Koris. Les élections de 1986 ont
amené le PDC au pouvoir, sous la houlette de son chef Falin, Roselyn Okatsi. Ce dernier a gouverné pendant
les cinq premières années de son pouvoir avant d'être réélu en 1991. Des élections nationales ont de nouveau eu
lieu en 1996. Avec un nouveau chef, Jacques Ogavo, choisi par Okatsi, le PDC a obtenu 53 sièges, et a
continué de gouverner. Ogavo et le PDC ont gagné une autre élection qui a organisé en 2001 ; le PDC a vu sa
majorité à l'Assemblée nationale passer de 53 à 66 sièges.

En 2003, une proposition d'amendement de la Constitution a été proposée pour permettre au Président d’avoir un
nombre illimité de mandats. Auparavant, le Président n’avait droit qu’à deux mandats au maximum ; les partisans
d’Ogavo et d'autres ont estimé que cette clause limitait injustement la liberté de choix du peuple et de
l'Assemblée. Cet amendement a donc été approuvé au départ par la majorité des trois quarts requise au sein de
l'Assemblée, et la Constitution a été officiellement modifiée 12 mois plus tard, avec la majorité des quatre
cinquièmes des voix requises à l'Assemblée.

Ayant dirigé le pays jusqu’aux élections nationales de 2006, et se croyant toujours populaire au sein de
l’électorat, Ogavo a exprimé son désir d'être réélu pour un troisième mandat en tant que Président de la
République. Bien qu’ayant remporté les élections présidentielles, la majorité du PDC a été ramené à 54 sièges.
Le déroulement et le résultat des élections ont attiré des critiques et la suspicion de certaines couches de la
population, et elles ont été ouvertement critiquées par le principal parti d'opposition, le Parti pour la Convention
caranaise (PCC), qui a maintenu que certains de ses sièges lui avaient été volés. Les résultats officiels des

3
élections ont donné 35 sièges au PCC, suivi du Front national caranais (FNC) qui a obtenu sept sièges, et du
Ralliement pour la Solidarité (RS) qui en a obtenu quatre.

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Carana – Scénario d’entraînement

Journal de pays de Carana

Étude de pays – République Démocratique de Carana

CHAPITRE 4 : SOCIÉTÉ

DONNEÉS DÉMOGRAPHIQUES

Nationalité: Nom : Caranais (singulier et pluriel) ; Franc. Caranais(e)


Adjectif : Caranais ; Franc. Caranais(e)

Population totale : 8.553.999 habitants


2
Densité de la population : 79,1 habitants au km

Dernier recensement : 2008

Répartition de la population : Ratio homme/femme : 0,97


% ruraux/urbains : 70 % ruraux, 30% urbains

Répartition par âge : 0-14 ans : 44%


15-64 ans : 52%
65 ans et plus : 4%

Taux de croissance de la population : 3,109%

Taux de migration nette : Non disponible

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Carana – Scénario d’entraînement

Journal de pays de Carana

Groupes Ethniques : Falin (49%), Kori (28%), Tatsi (13%), Pleioni (4%), Mahidi (1%), Européens (2%), Indiens
(1%), Arabes (1%), Autres (1%).

Langues : La langue officielle est le Français ; des douzaines d'autres langues et dialectes sont
fréquemment parlées. (Pour de plus amples informations, se reporter à la section des
langues parlées)

VUE D'ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ CARANAISE

La société caranaise compte un certain nombre d’ethnies, chacune ayant plusieurs groupes tribaux avec leurs propres attributs culturels et sociaux,
leur langue traditionnelle et leur culture. Les trois principaux groupes de Carana sont les Falin, les Tatsi, tous deux descendants du peuple Nzedda et
qui sont arrivés sur l'île aux environs de 350 avant Jésus-Christ, ainsi que les Kori, qui sont des descendants du peuple Tondoi qui était arrivé vers
l’an 300 avant Jésus-Christ. Ces trois familles constituent un total de 11 principaux groupes tribaux à Carana. Les autres ethnies africaines
comprennent les tribus des Pleioni et des Mahidi qui, avec la tribu Nakunda de l’ouest de Kisiwa, seraient les premiers habitants de Kisiwa. Parmi les
groupes ethniques non africains figurent les Européens (essentiellement d'origine azuréenne), les Indiens, et les Arabes.

Comme dans beaucoup d'autres pays africains, la société caranaise est modelée par des structures sociales et un système hiérarchique complexes
(politique, social, et économique), des rôles (basés sur le sexe, l'âge, etc.), des normes juridiques et traditionnelles, ainsi que des valeurs religieuses,
culturelles et civiques. Le cadre de cette dynamique nécessite la recherche des ressources vitales, l'entretien des structures sociales, la
compréhension et la résolution des dilemmes sociaux. L'organisation sociale de Carana est un phénomène difficile à comprendre, en raison des
rapports complexes qui existent entre les différents groupes ethnico-religieux-linguistiques.

Certaines manifestations des rapports sociaux actuels entre les groupes découlent des expériences historiques amères qui n’ont jamais été résolues
de manière formelle ou satisfaisante, et pour lesquelles justice n’a pas été rendue, ni aucune excuse présentée aux présumées victimes (voir les
Tatsi et les Falin, ci-dessous). Par la domination politique d’hommes politiques populaires Falin comme Joseph Uroma, et en raison des coups d'État
militaires successifs qui ont maintenu cette suprématie, les Falin constituent la majorité au sein des officiers militaires et des fonctionnaires de rangs
élevés. Toutefois, les rapports entre les autres groupes ethniques moins importants sont restés, en grande partie, courtois, avec quelques
malentendus occasionnels qui ont donné lieu à des tensions et parfois à des actes de violence. Mais la situation actuelle sur le marché économique
international qui affecte toute l'île de Kisiwa implique que le peu de ressources dont disposent les différents États de Kisiwa suscite une concurrence
plus rude. Une lutte plus âpre pour ces ressources risque de conduire à une série de conflits socio-ethniques, compte tenu des clivages actuels au
sein de la société caranaise.
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Principaux groupes ethniques

Falin Tribal Group Kori Tribal Group


Tatsi Tribal Group Miscellaneous Groups

4%
1%
15%

2,685,486
9%
1%

24%
567,503 80%
66%

5% 3%
0%

18%
464,904

92%
3%
5% 13% 1,906,37758%
30%
657,794 11%
62%

10% 1%

8%

1%
836,079
1%6%

192,202 81% 7%
17%
92%
16%

1,243,654
60%

Ethnicity and Relative Population


by Province

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Falin Kori Tatsi Divers


Province Total
% Pop % Pop % Pop % Pop
Barin 62,08% 408.352 29,70% 195.377 3% 19.742 5,22% 34.323 657.794
Fellari 80,80% 2.169.776 14,68% 394.277 1% 26.829 3,52% 94.604 2.685.486
Guthar 57,81% 1.101.999 11% 209.641 13% 247.885 18,19% 346.852 1.906.377
Hanno 66,01% 374.586 24% 136.223 1% 5.669 8,99% 51.025 567.503
Koloni 3,00% 13.934 91,88% 427.151 0,03% 143 5,09% 23.676 464.904
Leppko 6,80% 84.527 15,70% 195.229 60,49% 752.260 17,02% 211.639 1.243.654
Mahbek 0,62% 5.142 81,51% 681.451 7,51% 62.755 10,37% 86.731 836.079
Tereni 0,60% 1.157 92,48% 177.751 0,60% 1.152 6,32% 12.142 192.202
TOTAL 4.159.473 2.417.099 1.116.436 860.991 8.553.999

Les Falin

La famille des tribus Falin (qui comprend les Falari, les Gatari, les Barini et les Hanari) représente le plus fort pourcentage de la population, soit
49% de toute la population de Carana. Depuis l'indépendance, les Falin ont également été le groupe dominant au niveau de la politique
nationale, au sein des structures gouvernementales, des institutions d’enseignement supérieur et des centres de recherche, ainsi que dans
d'autres institutions importantes comme l’armée et les forces de police. Les Falin sont largement constituent majoritaires dans les provinces
d’Hanno et de Fellari, ainsi que dans l’État voisin de Sumora.

Il existe une forte tradition de solidarité entre les Falin de Sumora et ceux de Carana, en raison de l’héritage ethnolinguistique qu’ils ont toujours
eu en commun. Toutefois, ces dernières années, des tensions sont apparues entre Falin d’obédiences religieuses différentes à Carana. Ce qui
a envenimé les relations entre les communautés Falin basées de chaque côté de la frontière entre Sumora et Carana. Même si dans leur
majorité, les Falin de Carana sont des chrétiens (notamment les Falari et les Gatari), 13% de toute la population de Carana sont des Falin
musulmans (principalement les Hanari et les Barini). Cette animosité s'est étendue aux Falin musulmans de Sumora et aux Falin chrétiens de
Carana.

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Les Kori

La famille des tribus Kori (comprenant les Teri, les Kolni, les Mahabi, et les Katsi) représente 28% de la population de Carana. Ce sont les
descendants du royaume Kori autrefois très puissant, qui avait dominé la plupart de ce qui est actuellement connu sous l’appellation Katasi,
ainsi que des régions de Carana. Les peuples Kori sont considérés comme le groupe le plus traditionaliste de Carana, et ils auraient nourri les
sentiments anticolonialistes les plus forts contre les autorités coloniales d'Azurie. Certains Kori vivent également à Katasi, à Mosana et à Rimosa
où leurs tribus parlent la même langue traditionnelle que ceux de Carana. Leur langue traditionnelle est le Koloni, qui a été enseigné et
encouragé par les anciens et les parents en vue de préserver l'héritage culturel et linguistique des Kori.

Le sentiment anticolonialiste des Kori vient, en grande partie, de la désintégration du royaume Kori par suite de la colonisation. Les autorités
d'Azurie présentes dans le royaume n’ont pas voulu reconnaître la dominance militaire et économique régionale des Kori. Leur royaume,
autrefois tout puissant, a été balayé par un système colonial, qui les a amenés à perdre leur autonomie militaire et le pouvoir économique.
Depuis qu’ils sont devenus indépendants, les Kori de Carana ont, de manière générale, joué des rôles subalternes par rapport aux Falin, au sein
du gouvernement, dans le commerce, la défense, la sécurité et dans les structures et institutions juridiques.

Les leaders Kori ont critiqué le système électoral uninominal à majorité simple actuel, qui selon eux, les défavorise. Toutefois, alors qu’ils
constituent 28% de la population, les autres groupes ethniques ne sont pas très intéressés à s’allier politiquement à eux, étant donné qu’ils ont
cette réputation de longue date de dominer les autres, en raison de leur puissance passée. On soupçonne, parfois à juste titre, qu’ils ont pour
ambitions politiques de ressusciter le royaume Kori. Les leaders Falin ont parfois accusé leurs adversaires Kori de frauder pendant les élections
nationales et locales, même si ces accusations n’ont jamais été prouvées.

Les Tatsi

La famille des tribus Tatsi (qui comprend les Lipaki, les Tatsi côtiers et les Elassoni) représente 13% de la population de Carana. Depuis le
début de l'histoire de Carana, les Tatsi ont été dominés par les autres groupes de l'île, y compris dans le Carana actuel. Cet asservissement a
été d’abord le fait des Kori pendant le 13e siècle, et plus tard par les Falin pendant le 14e siècle (voir ci-dessous). On les trouve principalement
dans les provinces sud de Lepko et de Mahbek, et ils constituent également un pourcentage important des populations de Mosana et de Rimosa
voisins.

L’asservissement des populations Tatsi à Carana les a amenés à s’allier à d'autres groupes minoritaires de l'île, mais leurs rapports avec ces
groupes à Carana n'ont pas toujours été sans heurts. Les Tatsi ont toujours été au bas de l’échelle socioéconomique et politique, bien que, d’un
point de vue historique, ils aient formulé moins de revendications politiques et économiques que d'autres, notamment les Kori. Seul un petit
nombre a pu accéder à un poste gouvernemental ou à un poste politique important. Auparavant, les responsables Tatsi ont précédemment
avaient demandé la mise en œuvre de réformes politiques qui permettraient une meilleure représentation des groupes ethniques minoritaires.

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Beaucoup de membres de l’ethnie Tatsi éprouvent du ressentiment à l’endroit des Falin en raison du rôle qu’ils ont joué pendant la période
esclavagiste dans le golfe de Carana, qui a débuté au 14e siècle. Lors de pillages qu’ils ont organisés, les Falin ont capturé des Tatsi de
Carana qu’ils ont cédés aux marchands d’esclaves contre des armes, de la poudre à canon et d'autres articles. Ces faits se sont transmis de
génération en génération par une forte tradition orale faite d’histoires et de chansons, afin de maintenir vivants les souvenirs. Les lignées des
familles de ceux qui ont été réduits en esclavage sont évoquées lors de cérémonies traditionnelles, ce qui constitue un élément important de
l'identité ethnique des Tatsi. Il convient toutefois de ne pas sous-estimer le fait que cette tradition contribue à provoquer des tensions entre Tatsi
et Falin. Craignant la violence des représailles des Falin, les Tatsi ont plutôt cherché à exprimer leur colère contre les descendants des Falin
dont les ancêtres ont vendu les leurs en esclavage.

Même s’il y a des familles Tatsi riches et puissantes dans le sud de Carana, leur statut en tant que classe subalterne s’est perpétué au fil des
ans. Alors que la sylviculture, l'exploitation minière et les industries métallurgiques du sud de Carana engendrent des richesses, la majeure
partie de ces richesses n’est pas mise à la disposition des communautés Tatsi, d’où un ressentiment encore plus grand à l’égard du
gouvernement et de l’hégémonie des Falin.

À un moment donné, les Tatsi de Carana étaient presque tous des catholiques. À la suite de travaux de recherche effectués par un petit groupe
de chercheurs et de nationalistes Tatsi, beaucoup d’entre eux ont commencé à analyser et à critiquer le fait que les missionnaires et les
esclavagistes aient travaillé avec les mêmes puissances coloniales, et semblaient ainsi avoir collaboré avec ces puissances. Ces critiques les
ont encouragés à demander instamment à l'Église catholique de Carana de prendre son indépendance vis-à-vis de l'Église catholique romaine.
Ils considèrent que cette dernière a participé avec la majorité des Falin au processus d'esclavage de leurs ancêtres.

Cette revendication a créé une division au sein de la communauté religieuse Tatsi. Même si l'idée a été partagée par la majorité des membres
laïques, les prêtres, d’une manière générale, ont toujours soutenu la hiérarchie de l'église, en se basant sur les origines apostoliques de son
pouvoir. Étant donné que l'Église catholique assure la formation des évêques et se charge de les envoyer dans des diocèses, les évêques Tatsi
ont juré de rester fidèles à Rome et au Pape. Les prêtres, qui vouent obéissance à leurs évêques se sentent obligés de respecter ces vœux.
Même si elle admet que l'église a fermé les yeux face à ces événements, la hiérarchie religieuse résiste au mouvement visant à la séparation
d’avec l’église. Les Tatsi tendent donc de plus en plus à se tourner vers d'autres sectes chrétiennes venues notamment de Rimosa et d'ailleurs.

Les Pleioni

Les Pleioni constituent 4% de la population de Carana. Des preuves archéologiques suggèrent que des établissements de Pleioni ont existé au
sud-est de Kisiwa il y a de cela au moins 35.000 ans, mais ceux trouvés au nord du fleuve Torongo n’étaient pas très importants jusqu'à ce que
les actes de violence ethnique perpétrée à Rimosa ait entraîné un afflux de plus de 200.000 réfugiés au milieu du 20e siècle. La majorité s’est
installée en permanence dans toute la partie sud de Carana, et leur nombre n’a pas cessé d’augmenter. Même s’ils ne se sont pas très alignés
politiquement sur une ethnie spécifique, ils se sont joints à d'autres groupes qui leur offrent davantage d’opportunités, ne serait-ce que pour une

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courte période, ou pour des objectifs limités. Pour cette raison, ils ont été considérés comme des amis ou des ennemis des différents groupes,
selon la situation politique prévalente.

Les Pleioni sont perçus comme de grands travailleurs très entreprenants, qui apprécient l’art et l’artisanat. C’est ainsi qu’ils ont fréquemment été
en avance par rapport aux Tatsi sur le plan économique, ce qui a été la cause de frictions entre les deux groupes. La présence des Pleioni dans
le sud de Carana a encouragé les échanges commerciaux avec les Pleioni de Rimosa, d’où l’existence d’un mouvement considérable des
personnes et des biens de part et d’autre de la frontière.

Les nomades Mahidi

Les nomades Mahidi forment 1% de la population totale. Ce sont des populations anciennes, qui auraient vécu à l'intérieur de Kisiwa pendant
des dizaines de milliers d'années. Ils sont principalement des éleveurs nomades, qui se déplacent de région en région à la recherche de
pâturage pour leur bétail et leurs chèvres. Ils voyagent avec leurs familles, leur bétail et leurs biens, et s’établissent rarement assez longtemps
pour leur permettre construire des habitations permanentes. Mais par ailleurs, ils partagent de nombreuses caractéristiques avec les populations
Kori, y compris les croyances religieuses traditionnelles et d'autres pratiques.

Les Mahidi font du commerce de bétail pour se procurer de l'argent en vue de satisfaire des besoins comme la nourriture et le logement. Étant
donné que le bétail et les chèvres sont leur principale source d’alimentation et de revenus, ils les surveillent de près et n’hésitent pas à recourir à
la violence pour les protéger ainsi que leurs familles. Autrement, ils ont la réputation d’être respectueux du bien d'autrui et ils font généralement
paître leurs troupeaux sur des terrains ouverts et des prairies non utilisées pour une agriculture organisée. Quelques incidents se sont produits
avec les Mahidi pendant les mois de sècheresse, lorsque leurs troupeaux, en quête de nourriture, ont pénétré sur des terres cultivées par
d’autres personnes.

Les Mahidi n’ont que peu ou pas d'intérêt à prendre part aux processus politiques formels en dehors de leurs tribus, ou dans d'autres aspects de
la société caranaise, y compris l'économie formelle. Ils sont par conséquent souvent ignorés et marginalisés par les autres groupes ethniques.

Les Caranais - azuréens

En dehors des groupes tribaux d'origine africaine susmentionnés, du moyen-âge jusqu’aux temps coloniaux, des empires étrangers ont introduit
des populations à Carana. Les Européens représentent 2% de la population totale. Ceux de Carana sont généralement des azuréens, et sont
essentiellement les descendants des administrateurs des colonies, des colons, des missionnaires et des entrepreneurs. De nombreux azuréens
ont fui Katasi pendant la révolution des Kori, et se sont établis à Carana, en même temps que les azuréens de Namuna.

Dans l’ensemble, les azuréens sont relativement riches, et travaillent surtout dans le commerce et les professions libérales. Même s’ils suscitent
des ressentiments périodiques en raison de leur prospérité constante, aucune tentative officielle n’a été entreprise pour décourager les
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azuréens ou d'autres habitants non africains depuis la fin de la dictature de Hakutu. Les Européens ont été condamnés par certains hommes
politiques populistes pour le rôle joué par ces derniers dans le commerce des esclaves et l'oppression coloniale qui a suivi.

Les Indiens

La population indienne représente environ 1% de l’ensemble de la population de Carana. Ses racines remontent aux commerçants indiens qui
se livraient au commerce des épices, des textiles et autres produits avec les habitants de Carana et des autres parties de l’île depuis le début du
19e siècle. Les Indiens de Carana sont les descendants de ces commerçants, dont plusieurs se sont mariés avec des Caranais et sont restés
dans le pays.

La population indienne vit principalement dans les zones urbaines de l’est de Carana. Ils pratiquent exclusivement l’hindouisme. Même si
certains sont des artisans, la majorité poursuit les activités traditionnelles comme marchands et commerçants.

Les Arabes

La présence des Arabes, qui représentent 2% de la population, remonte à la première arrivée des Arabes musulmans sur l'île pendant la
période de la dynastie Almoravides, au début du 11e siècle. La population arabe a augmenté pendant le Moyen-âge avec le développement du
commerce des esclaves et des exportations de la région. Ils ont été accusés d’avoir été complices de l'esclavage, et le commerce des esclaves
a fait que les Arabes sont la cible d’animosités occasionnelles, en particulier de la part des dirigeants Tatsi.

La population arabe vit principalement dans le nord de Carana, et entretient des liens étroits avec les populations arabes de Sumora. Beaucoup
parmi eux se sont installés au sein des communautés à l’est du fleuve Torongo North dans la province d’Hanno.

Autres populations

Les populations européennes, indiennes et arabes comptent également des migrants plus récents et des contingents d’expatriés venus de
diverses régions du monde, qui travaillent dans une grande diversité de secteurs commerciaux et non gouvernementaux. La plupart de ces
travaux sont effectués dans la capitale nationale Galasi ou dans d'autres centres urbains.

Hiérarchies et structure de la société caranaise

La société caranaise est profondément hiérarchisée et les relations sociales dans ces structures hiérarchiques sont souvent liées aux traditions
socioculturelles. À Carana, la hiérarchie est respectée parmi et entre les classes sociales et est fondée sur l'hérédité, l'âge et la situation
socioéconomique au sein de la société. Les dirigeants, essentiellement des Falin, comprennent le rôle de la structure hiérarchique traditionnelle
et cherchent à la maintenir, puisqu’elle garantit la pérennité de leur pouvoir politique. À titre d’exemple, dans le cadre du recrutement et de la
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formation des militaires et des officiers chargés du maintien de la paix, les fonctionnaires Falin ont généralement accordé la plus grande
attention aux zones les plus fortement peuplées, qui sont justement essentiellement habitées par les Falin. Ils ont rejeté les demandes visant à
la mise en place d'un système de recrutement basé sur des quotas, en indiquant que ce système n’est pas démocratique. Ce qui, en fin de
compte, permet aux Falin de se maintenir aux échelons les plus élevés de l’arène sociopolitique.

Ce comportement a été remarqué et condamné par les dirigeants Kori et Tatsi, mais ils ne peuvent pas faire grand-chose. Pour pouvoir former
une alliance politique solide, il leur faudrait encore obtenir le soutien d'autres groupes ethniques mineurs, mais influents pour pouvoir l’emporter
sur les Falin. Mais comme les Kori sont généralement soupçonnés de vouloir rétablir le royaume kori déchu, la plupart des autres groupes
rechignent à s’allier à eux.

Sur le plan politique, les Falin ont fait preuve d’astuce, et se sont assuré le soutien d’un grand nombre d’autres groupes ethniques, petits, mais
influents, comme les azuréens – Caranais, les Indiens, les Arabes et les Pleioni. Pour y arriver, il leur a fallu offrir des emplois en vue de
renforcer ou de préserver leur statut économique et social, mais pas en nombre suffisant pour appuyer un quelconque coup d’État politique ou
militaire. On peut donc affirmer que les anciennes hiérarchies ethniques soutiennent toujours la structure sociale, l'oppression de certains et
l’octroi de privilèges à d'autres, sur la base de leur identité ethnique. Les Tatsi restent au bas de l’échelle sociale à Carana, alors que les Falin
occupent toujours les échelons les plus élevés dans la plupart des secteurs de la vie économique, sociale, politique et civile.

Langues parlées

La langue officielle de Carana est le Français. Elle est largement parlée et utilisée pour enseigner d dans les écoles primaires et secondaires,
dans les universités et dans d'autres instituts d’enseignement supérieur. C'est également la langue officielle du gouvernement, du commerce et
des procédures judiciaires. Parmi les autres langues parlées à Carana figurent les langues et les dialectes traditionnels des divers groupes
tribaux – environ 20 langues et dialectes africains. Le Hindi est parlé par la population indienne, et l'arabe par la population arabe. Étant donné
que la plupart des étudiants parlent et étudient dans leurs langues traditionnelles respectives avant le premier cycle de l’école secondaire, ils
peuvent normalement utiliser aussi bien leur propre langue que le français comme lingua franca.

Même si la société caranaise a été obligée d'adopter la langue française par suite de la colonisation, de l'éducation et du commerce des
azuréens, différents groupes ethniques utilisent toujours leurs langues et dialectes. Il existe également un patois officieux connu sous le nom
de Caranais-Français – une association de mots français azuréens et des différents groupes ethniques, ainsi que certains mots empruntés à
Sumora, à Katasi et à Rimosa voisins. Il est une sorte de pidgin, ou de langue régionale comprise par la majorité de la population, jeunes et
vieux, instruits ou non. Ce qui facilite la communication dans la sous région de l’est, en particulier pour ceux qui ne sont pas très instruits.

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Sports, arts et culture

Malgré les divisions politiques et l'animosité occasionnelle entre les différents groupes ethniques, les manifestations sportives font partie des
quelques phénomènes sociaux qui unissent toute la population de Carana. Lors des grands événements internationaux comme la Coupe du
monde de football, la Ligue internationale de Kisiwa et les Jeux olympiques, tous les Caranais font bloc derrière leurs équipes nationales et
manifestent leur soutien par des dons pour l’entretien des centres d’entraînement. Les populations se rassemblent devant des télévisions pour
les grands matchs, et tout le voisinage pousse des cris de joie lorsque des buts sont marqués par l’équipe nationale. Ils écoutent également
avec beaucoup d’enthousiasme les commentaires et débats sportifs sur les stations nationales, provinciales et locales de radio et de télévision,
et lisent toutes les couvertures des journaux locaux et nationaux. Tout le pays est obsédé par le football pendant les éliminatoires et beaucoup
de personnes achètent et exposent des souvenirs et des articles pour manifester leur soutien à leur équipe nationale et à d'autres équipes. Les
équipes nationales sont souvent composées des meilleurs joueurs choisis dans des équipes venues de toutes les régions du pays. C'est une
activité qui semble défier les traditions du privilège hiérarchique, parce que chacun souhaite avoir les meilleures équipes – la sélection se fait
donc, non plus sur l'appartenance ethnique mais sur les aptitudes.

Carana est fier d’avoir trois grandes équipes nationales de football, les Supers sportifs caranais (SSC - l'équipe nationale des seniors), les
Élites sportives caranaises (ESC - l'équipe des juniors), et les Demoiselles sportives caranaises (DSC - l'équipe nationale féminine). Ces
équipes sont bien connues autour de Kisiwa, pour avoir gagné la ligue internationale de Kisiwa à plusieurs reprises. Beaucoup de jeunes
admirent les joueurs de Carana qui jouent dans des équipes professionnelles en Europe, et espèrent un jour pouvoir jouer dans les ligues
européennes. Plusieurs de ces professionnels de Carana sont souvent invités par les entraîneurs de l’équipe nationale à jouer pour le pays
pendant la ligue internationale de Kisiwa de la coupe des nations. Carana dispose de dix équipes professionnelles de football qui sont
parrainées par différentes provinces et sociétés, y compris des institutions financières, des sociétés de communication et des particuliers.
Beaucoup de jeunes considèrent le sport comme un moyen de sortir de la pauvreté et, souvent, les parents encouragent leurs enfants à
s’essayer en début de saison, lorsque les entraîneurs de ces équipes professionnelles font le tour des écoles secondaires à la recherche de
joueurs professionnels potentiels.

Le basket-ball est un autre passe-temps qui devient de plus en plus populaire dans le pays. De nombreux jeunes regardent à la télévision par
satellite les jeux de la NBA qui se déroulent aux États-Unis. Même si le basket-ball est populaire auprès d’une minorité qui loge non loin des
courts de basket-ball, à la différence du football, il est encore considéré comme un sport d'élite. Dans de nombreuses régions de Carana, il n'y a
aucun court de basket-ball et beaucoup de jeunes n’ont jamais joué à ce sport. Alors qu'il existe une tradition chez les pauvres qui consistent à
fabriquer des ballons à partir de sacs de polythène enroulés et attachés par des cordes, le basket-ball semble plus difficile à jouer de façon
improvisée. Même si un grand nombre d'écoles urbaines ont des courts de basket-ball, Carana n’a aucune ligue ni équipe professionnelle de
basket-ball.

Le golf est un autre jeu dont la popularité ne cesse de croître, et qui n’est plus un sport réservé aux élites politiques et militaires et aux expatriés.
Ces dernières années, beaucoup de jeunes, particulièrement les jeunes cadres, s’y intéressent, en partie, en raison de l'influence exercée par
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Tiger Woods. Même si pour des raisons financières, il reste réservé à quelques privilégiés, il s’ouvre de plus en plus à tous ceux qui sont en
mesure de payer un temps de tee dans l’un des courts de golfe. Même si le nombre des courts augmente, les contraintes économiques limitent
toujours l'accès à ce jeu.

Tout comme la majeure partie de Kisiwa, Carana a connu l'influence de plus en plus grande des médias sur la façon de penser des jeunes. En
dehors du sport, beaucoup d’entre eux apprennent à jouer et à danser sur les airs des musiques occidentales diffusées sur la chaîne MTV
Europe. En raison de la disponibilité de la télévision par satellite européenne et de l'Internet, nombre d’entre eux sont de plus en plus
influencés par les modèles américains et européens en matière d’habillement et de mode. Cette situation préoccupe un grand nombre de
personnes qui craignent que leur culture et musique ne soient en fin de compte assimilées, et que leurs pratiques culturelles ne soient oubliées
par une génération qui semble plus en phase avec la culture mondial cosmopolite qu'avec celle de Carana.

En général, les Caranais ont toujours été très fiers de leurs traditions artistiques. Comme la société caranaise est diverse, il en va de même de
la gamme de ses arts visuels et dramatiques ; peut-être même – davantage que chez certains de ses voisins. Elle a connu l’influence des
nombreux héritages ethniques qui la composent : des cultures africaines traditionnelles, en passant par la tradition azuréenne, jusqu’aux arts et
à la musique indiens et islamiques. Les peintures et les sculptures exposées dans les lieux et les établissements publics, les monuments érigés
pendant les périodes coloniales et postcoloniales, et l'architecture publique et privée, montrent tous une variété d'influences. Dans les édifices
publics, les peintures, les sculptures et d'autres formes d'arts caranais ornent généralement les murs.

Les peintures Caranaises dépeignent souvent des lieux pittoresques du pays, dont des montagnes et des fleuves, des scènes de la ville et la
côte le long du golfe de Carana. Les artistes et les artisans locaux créent également des peintures et des sculptures de personnalités et
d’aspects de leur héritage socioculturel. Chez les musulmans, l'art tend à respecter la tradition plus abstraite et non figurative.

À Carana, chaque aspect de la vie s’exprime également dans la musique. Chaque évènement, de l'annonce de la naissance d'un enfant, aux
mariages et à d'autres festivités sociales est célébré par la musique. On entend souvent des chants de joie spontanés dans les marchés ou aux
coins des rues, à l’annonce d’une bonne nouvelle. Il existe plusieurs sortes de musiques traditionnelles populaires chez les Caranais. Les
tambours traditionnels, les gongs, et autres instruments à percussion sont toujours très utilisés dans les maisons et lors des manifestations
communautaires pour jouer de la musique. Il existe même une forme de musique qui est jouée avec des instruments de musique occidentale,
et des styles influencés par les Africains comme le blues et le jazz.

La danse et la musique sont intimement liées dans la culture caranaise. La danse fait partie intégrante régulière de la vie traditionnelle du
village, notamment là où des religions traditionnelles sont pratiquées. Les modèles du culte chrétien ont également été adaptés pour y inclure
des thèmes musicaux traditionnels. La musique et la danse sont souvent utilisées dans l’art traditionnel du conte, qui a débouché sur une forme
unique de théâtre, basé sur l’art de raconter les légendes populaires. Celui-ci va des prestations d’amateurs dans les écoles, aux artistes
ambulants et aux troupes semi-professionnelles basées dans les grandes villes.

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Chefs traditionnels au sein de la société

Les chefs traditionnels continuent de jouer des rôles importants au sein de la société caranaise. Et ce, en partie en raison de l'importance
attachée à l'identité tribale et au sentiment d'appartenance. Étant donné que beaucoup de communautés ethniques et leurs cultures
traditionnelles jouent encore un rôle dans le maintien de l'ordre social, les chefs "officieux " – les chefs tribaux, les anciens au sein des
communautés et les dirigeants de la société civile (par exemple : les clubs de jeunes et d’adultes) participent activement à la prise de décision
sur des questions qui affectent les communautés et les membres à titre personnel.

Les chefs traditionnels jouent également un rôle important en raison de l’influence qu’ils exercent sur les comportements, à la fois en définissant
les attentes de la société et en adoptant des procédures destinées à trouver des solutions aux comportements anormaux et antisociaux. Ce rôle
découle des pratiques des différents groupes tribaux et du développement de mécanismes quasi - juridiques pour résoudre leurs problèmes
sans ingérence ou participation extérieure. Les chefs et les anciens dans les tribus règlent fréquemment les conflits, souvent selon les coutumes
des populations transmises par voie orale.

Ces pratiques ne remettent normalement pas en cause la supériorité de la police et du système juridique en ce qui concerne le maintien de
l’ordre public, notamment s’agissant des actes de violence, ou celle des forces armées au niveau de la défense nationale. Toutefois, il n’en
demeure pas moins que les chefs traditionnels agiront toujours ou dirigeront leurs partisans dans l'intérêt de l'État ou du gouvernement. Par
contre, il faudrait considérer les chefs « officieux » comme un autre aspect de la hiérarchie sociale caranaise.

Se référer également à la section « Hiérarchies et règles traditionnelles » (Chapitre 6 : Gouvernance)

Cellules familiales de Carana

La cellule familiale à Carana peut être définie de différentes façons. Pour le Caranais, la famille ne comprend pas seulement les parents et les
enfants de mêmes parents. Le système de famille élargie est un aspect majeur de la vie. Lors des rassemblements familiaux, on ne met
généralement pas l’accent sur le degré de séparation ; par contre, toutes les personnes ayant des liens de sang sont considérées comme des
membres de la famille, et sont généralement appelés frère ou sœur. Certains Caranais ne veulent pas s’éloigner de leurs communautés
familiales, bien que cette tendance soit en train de changer. Les conditions modernes de travail exigent de plus en plus que les soutiens de
famille vivent loin de leur famille.

La loyauté envers la famille et ses membres est importante dans la société caranaise et n’est que le prolongement d'une loyauté tribale élargie.
Les conflits entre familles sont par conséquent potentiellement plus rudes et plus durables. Les divisions lorsqu’elles se produisent au sein des
familles, peuvent également être profondes et durables, car elles sont généralement considérées comme le résultat d’une trahison du lien
familial.

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La pratique de la polygamie a depuis longtemps été acceptée dans la société agraire traditionnelle caranaise. Même si les colons chrétiens l'ont
condamnée, elle n’a jamais été abolie officiellement. Un grand nombre des adeptes des religions traditionnelles de Carana sont également des
polygames. Les Caranais étant des agriculteurs, ils se marient selon leur capacité à prendre soin de plusieurs épouses et enfants, qui à leur
tour devront aider à cultiver les terres. L'agriculture de subsistance n’étant pas très commune, beaucoup de personnes (notamment les Kori)
pratiquent toujours la polygamie. Et bien que condamnés par le christianisme, certains chrétiens font la sourde oreille à ce sujet. Cette pratique
ne pose pas de problème aux musulmans, puisque leur tradition leur permet de prendre plus d'une épouse. La polygamie est moins répandue
dans les zones urbaines plus cosmopolites, compte tenu du fait que les femmes ont plus d’opportunités et subissent davantage l’influence de la
culture mondiale moderne.

Le travail dans la société

Les Caranais sont généralement considérés comme un peuple travailleur et assidu. Dans la vie agraire du village, le travail physique était
essentiel à la survie, et était valorisé. Avec l’augmentation progressive des taux de chômage découlant des chocs économiques successifs sont
apparus des problèmes sociaux et financiers. Beaucoup de personnes sont conscientes qu'elles n’ont pratiquement pas la sécurité de l'emploi.
Pour compliquer cette situation, il n'existe aucun système établi de sécurité sociale, de sorte que si l’on perd son travail, il n'y a rien de prévu par
le gouvernement pour atténuer la situation ou soutenir le travailleur.

En périodes de difficultés financières, de nombreux organismes accordent des dons et aident ceux qui sont dans le besoin. Les prestations qui
ne sont pas fournies par le gouvernement sont assurées par différents organismes bénévoles et non gouvernementaux, dont la Société de la
Croix-Rouge caranaise, la Société pour le renforcement de la dignité humaine, l'Institut pour le développement, la justice et la paix (IDJP), et
beaucoup d’autres groupes et fondations religieux.

Rôles et relations entre les hommes et les femmes

La société caranaise est fortement patriarcale ; toutefois, au cours des dernières décennies, les postulats traditionnels concernant les rôles des
hommes et des femmes ont été de plus en plus confrontés à des défis. Les changements socioéconomiques de ces derniers temps ont
commencé à tester les prétentions conventionnelles et stéréotypées sur les rôles et les responsabilités des femmes au sein de la société.
L'affaiblissement et la désintégration des institutions sociales traditionnelles, ainsi que les nouvelles normes et valeurs sociales ont affecté les
identités et les relations entre les hommes et les femmes, en particulier dans les zones urbaines, et notamment chez les Falin les plus libéraux
(les Falin Falari et Gatari). Dans les zones rurales et principalement chez les Kori, les Tatsi, les Barini (les plus conservateurs), le statu quo
demeure inchangé.

Traditionnellement, les privilèges et les responsabilités des hommes sont liés au bien-être économique de la famille, à sa situation politique, et
aux relations avec les étrangers à la cellule familiale. Les rôles des femmes mettent l’accent sur la maternité, la socialisation de l'enfant et la
protection de la famille. Même chez les femmes professionnelles, les responsabilités familiales ont la plus haute priorité. Ainsi, la perception qu’a
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la majorité des femmes, tant urbaines que rurales, de leurs rôles, contribue à perpétuer des valeurs généralement patriarcales au sein de la
société caranaise. Dans la plupart des institutions sociales, on enseigne aux femmes et aux filles à se soumettre à leurs pères et aux autres
figures masculines, puis à leur époux. Chez les Barini et les Hanari, les Falin musulmans, la dynamique sexospécifique découle de ce que les
femmes sont limitées dans leurs mouvements en dehors de leur village et que leur capacité de travailler hors de leur domicile est contrôlée. Ces
réalités sont basées sur le rôle traditionnel des femmes en tant que gardiennes de l'honneur de la famille, et sur le fait que la majorité des biens
de production sont entre les mains des hommes. Il est généralement admis au sein de ces groupes que la position sociale d'une famille dépend
du comportement de ses membres féminins en public. S’écarter des rôles et des normes de conduite prescrits pour les femmes en public peut
entraîner une condamnation morale, l'intimidation et l'isolement social au sein de certaines communautés.

Toutefois, personne ne conteste le rôle central des femmes au sein de la société caranaise; le respect accordé aux femmes est une
caractéristique des valeurs sociales caranaises, même si cette considération ne se traduit pas par l’égalité avec les hommes. Dans certaines
sociétés, le rôle des femmes est particulièrement respecté ; celui de procréer et d’élever un enfant, et notamment, celui des femmes âgées
dans la société à qui est dévolu le rôle important de donner des conseils aux femmes plus jeunes sur les questions familiales et sociales. De
même, les mères des chefs et les prêtresses traditionnelles, tout particulièrement au sein du groupe Kori, sont tenues en très haute estime et
participent aux processus décisionnels importants, qui ont des implications à l'échelle communautaire. Par le passé, certaines ont été reconnues
comme des leaders importants et ont prodigué des conseils en temps de guerre. Une femme comme Maya Dumpa Anaa, est jusqu’à présent,
considérée comme une héroïne nationale, pour avoir dirigé une révolte contre les colons azuréens qui revendiquaient des terres. Les femmes
ordinaires dans les zones rurales sont également respectées pour diverses raisons. Par exemple, chez les Tatsi, après la naissance du huitième
enfant, le mari et la communauté organisent une fête à l’intention de cette femme, dans le cadre d’une cérémonie traditionnelle où l’on tue une
vache en son honneur, et les chefs de famille de son village lui offrent des présents.

Dans les zones urbaines, et particulièrement chez les Falin, les femmes ont été encouragées à poursuivre leurs études et à travailler. Des
groupes et des organisations internationales non gouvernementales de femmes à Carana ont organisé, au cours de la décennie écoulée, une
campagne pour demander instamment que les filles soient envoyées à l'école, étant donné que, la plupart du temps, les familles investissent
surtout dans l’éducation des garçons. Lorsqu’elles ont un emploi et qu’elles contribuent aux revenus de la famille, les femmes jouissent d’un
meilleur statut et sont davantage respectées. Les femmes urbaines des classes moyennes et des classes moyennes supérieures tendent à être
plus instruites que celles de la classe ouvrière et exercent généralement dans l'enseignement, la santé, et l’administration. Les femmes de la
classe supérieure peuvent exercer dans des professions prestigieuses, comme le droit, la médecine, et l'enseignement au niveau universitaire.
De plus en plus de femmes travaillent dans la fonction publique. Selon la répartition actuelle à l'Assemblée nationale, six des 100 membres de
cette Assemblée sont des femmes. Néanmoins, les pressions familiales, les attitudes traditionnelles et l'opposition religieuse continuent
d’imposer des restrictions à certaines femmes. Par exemple, on attend encore d'une femme qui travaille qu’elle s’occupe d’abord du ménage et
de tout ce qui concerne l’alimentation de sa famille, même si les femmes des classes supérieures ont tendance à se reposer sur les
domestiques pour accomplir ces tâches. Toutefois, beaucoup d’hommes Kori qui se prétendent modernes, et dont les épouses travaillent,
insistent toujours pour que ce soit celles-ci qui préparent leur repas. Cet exemple met l’accent sur une observation importante relative à la

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dynamique sexospécifique à Carana ; qui veut qu’au moment où le rôle des femmes est en pleine mutation, les hommes ne sont pas encore
bien adaptés à ces changements.

Dans une perspective plus large, les politiques visant à « moderniser» les relations entre les hommes et les femmes de Carana ont été
acceptées et mises en œuvre à des degrés divers. Dans son préambule, la Constitution de Carana se réfère « aux femmes vaillantes » de
Carana, et autorise les mères à transmettre la citoyenneté. Mais, certaines politiques et lois nationales continuent de souscrire aux points de vue
traditionnelle sur les rôles et les interactions entre les hommes et les femmes, et sur la société patriarcale. Par exemple, malgré les efforts
déployés par les femmes au sein de la société civile en vue de modifier la législation caranaise relative à la propriété de la terre et à l’héritage,
les droits des femmes restent limités, et, en dépit des appels lancés en vue de la participation des femmes de Carana à la vie publique, leur
présence dans des secteurs comme la politique reste insignifiante. Les conflits entre les pratiques et les codes traditionnels (souvent basés sur
les croyances religieuses qui empiètent sur les droits des femmes) et les politiques visant à moderniser les rôles des hommes et des femmes
sont toujours très répandus. En conséquence, même si le gouvernement garantit l'égalité des chances entre les sexes, le système de valeur
traditionnel perpétue la disparité entre les sexes dans pratiquement tous les domaines de la vie.

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SANTE

Services sanitaires : 1 hôpital pour 658.000 habitants. (Norme de l'OMS : 1/150,000)


1 centre de santé pour 167.725 habitants.
(Norme de l'OMS : 1/5,000)
1 poste de santé pour 11.622 habitants. (Norme de l'OMS : 1/1,000)

Praticiens de la santé : 1 médecin pour 17.351 habitants


(OMS : 1/10,000)
1 infirmière pour 7.406. (Norme de l'OMS : 1/300)
1 sage-femme qualifiée pour 12.617 habitants. (norme de l'OMS : 1/300)

Taux des naissances/de mortalité: 42,9 naissances /1.000 personnes


11,17 décès /1.000 personnes

Mortalité infantile : 58,5 décès /1.000 naissances vivantes (zone urbaine)


113,2 décès /1.000 naissances vivantes (zone rurale)

Mortalité à l'accouchement : 4,5 décès /1,000 naissances (zone urbaine)


9,6 décès /1,000 naissances (zone rurale)

Espérance de vie : Femme : 51,6 ans


Homme : 52,1 ans

Indice synthétique de fécondité


(Enfants nés /femme) : 5,66

VIH/sida : Taux de prévalence chez les adultes : 2,8%


Personnes vivant avec le VIH/sida : 88.400 (adultes et enfants)
Décès annuels : 7.200 (estimations 2007)

Principales maladies infectieuses

Degré de risque : Très élevé

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Aliment ou maladie hydrique : Diarrhée bactérienne et protozoaire, hépatite A,


Fièvre typhoïde, Choléra.

Maladies transmises par un vecteur : Paludisme, fièvre jaune, trypanosomiase africaine (maladie du sommeil), fièvre de
Chikungunya

Maladies dues au contact avec l'eau : Schistosomiase

Maladies respiratoires : Méningite méningococcique, tuberculose

Maladies provoquées par le contact


avec les animaux : Rage

Normes de santé publique

Le Carana a les mêmes problèmes que beaucoup d'autres pays africains, notamment la mortalité infantile, la mortalité maternelle, le paludisme
et les maladies sexuellement transmissibles (dont le SIDA). Le paludisme est la principale cause de morbidité (25%). La malnutrition reste un
problème de santé publique ; près d’un enfant sur cinq naît avec une insuffisance pondérale. La couverture vaccinale contre les principales
maladies infantiles reste insuffisante ; seuls 42% des enfants entre 12 et 23 mois ont reçu tous les vaccins nécessaires. Le manque ou l’accès
limité à l'eau potable pose des problèmes de santé dans les zones rurales de Carana, ce qui affecte la santé des enfants, des personnes âgées
et des femmes enceintes.

Les taux d'infection au VIH ont récemment augmenté – mais le niveau précédent était relativement bas. Le travail de prévention contre le SIDA,
y compris l'éducation, la sensibilisation, les services d’orientation aux jeunes, n'a pas bénéficié d’une priorité élevée, et d'autres prestations
comme le traitement du SIDA et l'aide psychologique aux personnes affectées par le VIH n’ont pas non plus été très performants.

Mais si la prévention des maladies occupe la première place dans le programme national de santé publique, l’absence de traitements efficaces
et/ou appropriés est une réalité quotidienne dans tout Carana, en particulier dans les régions éloignées. En général, les provinces offrant les
prestations de services de santé les moins bonnes, et donc qui ont les plus grands problèmes de santé publique, sont celles situées à l'ouest et
au sud (Tereni, Hano, Mahbek et Barin). Elles ont un accès limité aux services/professionnels de santé, ou de mauvaises infrastructures
médicales. Le manque d'infrastructures et de professionnels de santé entraîne également de grandes disparités dans la qualité et l'étendue des
services de santé entre les zones urbaines et rurales, d’où également des données disparates sur la santé et sur d'autres indicateurs sociaux
dans l’ensemble du pays.

Services médicaux
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Le budget de la santé au Carana est composé d’environ 53% de financement gouvernemental, 11 % des populations, 6% des collectivités et
30% des donateurs et des partenaires internationaux. Chaque collectivité contribue au budget communal en payant des frais fixes pour les
consultations, la vaccination, l'immunisation, la santé infantile, et les services pré et postnatals.

Par rapport à la structure administrative du pays qui comprend huit provinces et de nombreux départements et communes, la structure
organisationnelle du système national des soins de santé à Carana est divisée en quatre niveaux :

• Hôpitaux provinciaux ;
• Centres de santé ;
• Postes de santé ;
• Cases de santé.

En outre, le pays dispose d’un centre hospitalier universitaire et d’un certain nombre de cliniques privées, qui n'ont pas d’effet réel sur la santé
de la grande majorité de la population. Au niveau le plus bas, on trouve de nombreuses « cases de santé " qui orientent les patients vers les
postes de santé. Un grand nombre de ces services sont gérés par des organismes religieux locaux, financés en partie par le gouvernement.

Dans les zones rurales, le niveau le plus élevé est le centre de santé, dont les installations et les services d’exploitation sont limités, et qui
disposent d’un ou deux médecins et de 15 à 20 autres agents médicaux. Les postes de santé ont environ quatre à cinq travailleurs de la santé
et aucun médecin régulier. Le nombre des postes de santé par centre de santé dépend de la taille de la circonscription et de la densité de sa
population. Chaque poste de santé a, sous sa responsabilité, de nombreuses cases de santé, avec un ou deux agents de santé et une sage-
femme.

Le système de santé de Carana souffre d'un manque endémique de personnel formé et qualifié, et en outre, celui-ci n’et pas disposé à travailler
dans les zones rurales. Les médecins et le personnel médical de Galasi n'aiment pas travailler dans les zones rurales loin de leurs familles.
Souvent aussi, ils ne comprennent pas les populations locales ni leur culture et vice-versa. Cette situation, de même que le manque de
formation continue dans le domaine médical à l’issue des études universitaires ont pour résultat une très faible motivation et un manque
d’efficacité dans le travail.

Par ailleurs, il existe deux catégories d’employeurs dans le secteur de la santé à Carana : les administrateurs de la santé publique et les agents
employés par le Comité national de la santé. Ces derniers ont un salaire modique, une situation peu enviable, moins de pouvoir dans la province
où ils travaillent, et ils sont par conséquent découragés ; mais en raison des contraintes financières, le gouvernement n'a pas engagé de
nouveaux administrateurs de la santé depuis 10 ans.

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Le personnel de santé de niveau inférieur (sages-femmes, agents de santé des cases de santé, et agents bénévoles) travaille plus ou moins
sans salaire régulier et n’est donc pas motivé pour fournir des prestations de manière plus efficace.

Les services et les traitements spécialisés offerts dans les hôpitaux publics de Carana sont indiqués ci-après :

Nombre
Province Nombre de lits Capacité de l'hôpital dans la province
d’hôpitaux

Barin 1 66 Accident et urgence ; soins intensifs

Hôpital universitaire, services pédiatriques et obstétriques spécialisés ; services de psychiatrie ;


Fellari 4 693 soins intensifs ; services de chirurgie ; accidents et urgences ; service médico-légal et pathologie ;
service des brûlés ; service d'oncologie

Guthar 2 156 Service de chirurgie ; soins intensifs ; accidents et urgences ; services obstétriques

Hanno 1 53 Accidents et urgences

Koloni 1 93 Accidents et urgences ; soins intensifs

Leppko 2 272 Soins intensifs ; accidents et soins intensifs ; services obstétriques ; service de psychiatrie.

Mahbek 1 86 Accidents et urgences

Tereni 1 42 Accidents et urgences

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Les tableaux suivants reproduisent les statistiques les plus récentes sur la présence et la répartition des services de soins de santé et du personnel enregistré
(l’accent est mis sur le secteur public).

Sages-
Barin Département Centre de santé Lieu Hôpitaux Centres Postes Lits Médecins Infirmiers
femmes
Barin S Hôpital provincial de Barin Folsa 1 66 13 36
Barin S Centre de santé de Folsa Folsa 1 13 2 3
Barin S Centre de santé psychiatrique Maui 1 9 1 4
264,779 Barin S Centre de santé Mabono Maui 1 15 2 6

Sous total départemental 1 3 8 103 18 49 21


Estimations dans le secteur privé 27 12 3

169,779 Barin E Centre de santé de Maui Suppo 1 7 1 4

Sous total départemental 0 1 16 7 1 4 12


Estimations dans le secteur privé 4 7 2

108,135 Barin N Centre de santé de Nusba Nusbet 1 13 2 5

Sous total départemental 0 1 23 13 2 5 6


Estimations dans le secteur privé 2 3 3

115,854 Barin O Centre de santé de Muffo Muffo 1 17 2 6

Sous total départemental 0 1 22 17 2 6 8


Estimations dans le secteur privé 1 2 3

Statistiques au
657,794
niveau provincial
Totaux 1 6 69 140 23 64 47
Ratio 1: population 657.794 109.632 9.533 4.699 28.600 10.278 13.996
Pour 1000 personnes 0,002 0,009 0,105 0,213 0,035 0,097 0,071
Total avec le secteur privé 57 88 58

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Fellari Département Centre de santé Lieu Hôpitaux Centres Postes Lits Médecins Infirmiers
femmes
Fellari N Hôpital principal Galasi 1 343 95 135
Fellari N Hôpital pour enfants du Carana Galasi 1 73 30 91
Fellari N Hôpital psychiatrique de Galasi Galasi 1 52 37 53
Fellari N Centre hospitalier universitaire Galasi 1 186 81 93
Fellari N Centre de santé de la capitale Galasi 1 16 3 8
1.484.014 Fellari N Centre de santé du nord Lisbo 1 18 2 6
Sous total départemental 4 2 46 688 248 386 245
Estimations dans le secteur privé 270 33 27

Fellari N-E Centre de santé de Clavo Clavo 1 13 1 3


301.084 Fellari N-E Centre de santé côtière Tole 1 28 1 12
Sous total départemental 0 2 36 41 2 15 36
Estimations dans le secteur privé 37 5 4

Fellari S-E Centre de santé de Jumi Jumi 1 14 2 4


Fellari S-E Centre de santé publique Yuko 1 5 1 3
97.122 Fellari S-E Centre de santé du sud-est Tekla 1 16 2 5
Sous total départemental 0 3 12 35 5 12 12
Estimations dans le secteur privé 11 2 1

Fellari S Hôpital Kadiatou Mambogoto Feri Rad 1 39 14 15


Fellari S Centre de santé de Feri Rad Feri Rad 1 9 1 4
507.250 Fellari S Centre de santé de Fellari Feri Rad 1 14 2 4
Sous total départemental 0 3 26 62 17 23 26
Estimations dans le secteur privé 27 8 5

296.016 Fellari O Centre de santé d’Amsan Ouest Amsan Ouest 1 8 1 4


Sous total départemental 0 1 17 8 1 4 31
Estimations dans le secteur privé 47 20 11

2,685.486 Statistiques au niveau provincial


Totaux 4 11 137 834 273 440 350
Ratio 1: population 671.372 244.135 19.602 3.220 9.837 6.103 7.673
Pour 1000 personnes 0,001 0,004 0,051 0,311 0,102 0,164 0,130
Total avec le secteur privé 665 508 398

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Sages-
Guthar Département Centre de santé Lieu Hôpitaux Centres Postes Lits Médecins Infirmiers
femmes
Guthar N-E Hôpital provincial de Guthar Amsan 1 93 33 51
834.408 Guthar N-E Centre de santé d’Amsan Amsan 2 16 2 5

Sous total départemental 1 2 42 109 35 56 33


Estimations dans le secteur privé 23 5 7

341.542 Guthar E Centre de santé de Cereni Cereni 1 8 1 4

Sous total départemental 0 1 31 8 1 4 20


Estimations dans le secteur privé 13 6 7

Guthar S-E Hôpital Richard Singuémoa Lora 1 63 17 40


310.189 Guthar S-E Centre de santé de Lora Lora 1 9 1 4

Total partiel départemental 1 1 27 72 18 44 18


Estimations dans le secteur privé 23 6 8

194.203 Guthar S-O Centre de santé de Kalzo Kalzo 1 22 1 5

0 1 10 22 1 5 8
Estimations dans le secteur privé 4 2 5

226.036 Guthar N-O Centre de santé d’Arum Arum 1 21 1 12

Sous total départemental 0 1 6 21 1 12 12


Estimations dans le secteur privé 3 4 8

1.906,377 Statistiques de la Province


Totaux 2 6 116 232 56 121 91
Ratio 1: population 953.189 317.730 16.434 8.217 34.042 15.755 20.949
Pour 1000
0,001 0,003 0,061 0,122 0,029 0,063 0,048
personnes
Total avec le secteur
122 144 126
privé

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Hanno Département Centre de santé Lieu Hôpitaux Centres Postes Lits Doctors Nurses Midwives
Hanno N-E Hôpital provincial d’Hanno Maroni 1 53 13 25
153.125 Hanno N-E Centre de santé de Maroni Maroni 1 16 2 7

Sous total départemental 1 1 13 69 15 32 8


Estimations dans le secteur privé 17 4 7

59.584 Hanno E Centre de santé d’Akabar Akabar 1 8 1 5

Sous total départemental 0 1 8 8 1 5 3


Estimations dans le secteur privé 2 0 1

34.516 Hanno S-E Centre de santé de Cerves Cerves 1 8 1 2

Sous total départemental 0 1 2 8 1 2 7


Estimations dans le secteur privé 1 1 0

76.887 Hanno S Centre de santé de Torta Torta 1 9 1 2

Sous total départemental 0 1 8 9 1 2 6


Estimations dans le secteur privé 3 0 0

112.714 Hanno O Centre de santé de Chute-Garani Chute-Garani 1 15 2 9

Sous total départemental 0 1 4 15 2 9 3


Estimations dans le secteur privé 3 0 1

130.677 Hanno N-O Centre de santé de Pfoksol Pfoksol 1 14 1 9

Sous total départemental 0 1 5 14 1 9 4


Estimations dans le secteur privé 2 1 3

567.503 Statistiques au niveau de la province


Totaux 1 6 40 123 21 59 31
Ratio 1: population 567.503 94.584 14.188 4.614 27.024 9.619 18.307
Pour 1000 personnes 0,002 0,011 0,070 0,217 0,037 0,104 0,055
Total avec le secteur privé 49 65 43

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Sages-
Koloni Département Centre de santé Lieu Hôpitaux Centres Postes Lits Médecins Infirmiers
femmes

Koloni S Hôpital provincial de Koloni Suroun 1 93 25 65


174.120 Koloni S Centre de santé de Suroun Suroun 1 15 2 7

Sous total départemental 1 1 23 108 27 72 8


Estimations dans le secteur privé 18 3 2

74.235 Koloni O Centre de santé de Molle Molle 1 8 2 3

Sous total départemental 0 1 18 8 2 3 8


Estimations dans le secteur privé 1 0 0

78.499 Koloni Nord Centre de santé de Norke Norke 1 8 1 2

Sous total départemental 0 1 13 8 1 2 6


Estimations dans le secteur privé 2 0 1

138.052 Koloni Est Centre de santé de Karo Karo 1 11 2 2

Sous total départemental 0 1 30 11 2 2 11


Estimations dans le secteur privé 3 0 1

464.904 Statistiques au niveau de la province


Totaux 1 4 84 135 32 79 33
Ratio 1: population 464.904 116.226 5.535 3.444 14.528 5.885 14.088
Pour 1000 personnes 0,002 0,009 0,181 0,290 0,069 0,170 0,071
Total avec le secteur privé 58 87 37

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Sages-
Leppko Département Centre de santé Lieu Hôpitaux Centres Postes Lits Médecins Infirmiers
femmes
Leppko E Hôpital provincial de Leppko Corma 1 175 21 130
Leppko E Centre de santé de Corma Corma 1 21 2 9
Leppko E Centre de santé de la côte Maldosa 1 16 3 8
383.407 Leppko E Centre de santé publique Xili 1 17 1 6
Sous total départemental 1 3 14 229 27 153 11
Estimations dans le secteur privé 44 5 2

134.422 Leppko S-E Centre de santé d’Ude Ude 1 8 1 3


Sous total départemental 0 1 39 8 1 3 13
Estimations dans le secteur privé 13 0 2

Leppko S Hôpital Marie-Reine Tamou Eres 1 116 18 61


Leppko S Centre de santé d’Eres Eres 1 17 2 9
Leppko S Centre de santé du sud Arte 1 19 2 7
Leppko S Centre de santé Tobongo Flossi 1 18 2 7
281.075 Leppko S Centre de santé du grand fleuve Soberri 1 11 1 3
Sous total départemental 1 4 28 181 25 87 26
Estimations dans le secteur privé 11 3 7

99.817 Leppko S-O Centre de santé de Kika Kika 1 16 1 8


Sous total départemental 0 1 18 16 1 8 8
Estimations dans le secteur privé 3 1 3

159.138 Leppko N-O Centre de santé de Kuka Muka 1 17 1 9


Sous total départemental 0 1 24 17 1 9 8
Estimations dans le secteur privé 3 0 0

185.695 Leppko N Centre de santé de Sarazzo Sarazzo 1 22 1 8


Sous total départemental 0 1 45 22 1 8 12
Estimations dans le secteur privé 1 0 1

1.243.654 Statistiques au niveau de la province Totaux 2 11 168 473 56 268 78


Ratio 1: population 621.827 113.059 7.403 2.629 22.208 4.641 15.944
Pour 1000 personnes 0,002 0,009 0,135 0,380 0,045 0,215 0,063
Total avec le secteur privé 158 285 98

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Dépar- Sages-
Mahbek Centre de santé Lieu Hôpitaux Centres Postes Lits Médecins Infirmiers
tement femmes
Mahbek S Hôpital provincial de Mahbek Faron 1 86 15 51
286.482 Mahbek S Centre de santé de Faron Faron 1 15 1 7

Sous total départemental 1 1 23 101 16 58 13


Estimations dans le secteur privé 13 1 3

190.674 Mahbek O Centre de santé de Ludou Ludou 1 13 2 6

Sous total départemental 0 1 19 13 2 6 4


Estimations dans le secteur privé 2 0 0

167.227 Mahbek N Centre de santé de Perkes Perkes 1 17 3 7

Sous total départemental 0 1 13 17 3 7 7


Estimations dans le secteur privé 1 2 0

209.695 Mahbek E Centre de santé de Mia Mia 1 23 1 10

Sous total départemental 0 1 33 23 1 10 9


Estimé dans le secteur privé 3 2 4

836.079 Statistiques au niveau de la province


Totaux 1 4 88 154 22 81 33
Ratio 1: population 836.079 209.020 9.501 5.429 38.004 10.322 25.336

Pour 1000 personnes 0,001 0,005 0,105 0,184 0,026 0,097 0,039

Total avec le secteur privé 41 86 40

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Départeme
Tereni Centre de santé Lieu Hôpitaux Centres Postes Lits Médecins Infirmiers Sages-femmes
nt
Tereni O Hôpital provincial de Tereni Alur 1 42 7 19
77.312 Tereni O Centre de santé d’Alur Alur 1 24 1 15

Sous total départemental 1 1 13 66 8 34 11


Estimations dans le
2 2 4
secteur privé

37.581 Tereni N Centre de santé de Lurok Buboul 1 6 1 3

Sous total départemental 0 1 8 6 1 3 2


Estimations dans le
1 0 4
secteur privé

77.309 Tereni E Centre de santé de Lurok Lurok 1 12 1 6

Sous total départemental 0 1 13 12 1 6 2


Estimations dans le
1 0 2
secteur privé

Statistiques au niveau de
192.202
la province
Totaux 1 3 34 84 10 43 15
Ratio 1:
192.202 64.067 5.653 2.288 19.220 4.470 12.813
population
Pour 1000
0.005 0,016 0,177 0,437 0,052 0,224 0,078
personnes
Total avec le secteur privé 14 45 25

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STATISTIQUES DES ETABLISSEMENTS NATIONAUX DE SANTE :


Sages-
Hôpitaux Centres Postes Lits Médecins Infirmiers
femmes
Statistiques nationales
Totaux 13 51 736 2,175 493 1,155 678
Population Ratio 1: population 658.000 167.725 11.622 3.933 17.351 7.406 12.617
8.553.999 Pour 1000 personnes 0,002 0,006 0,086 0,254 0,058 0,135 0,079
Total avec le secteur privé 1.164 1.308 825

ÉTABLISSEMENTS DE SANTE PAR PROVINCE :


Répartition Population Hôpitaux Ratio 1: Centres Ratio 1: Postes Ratio 1:
Barin 657.794 1 657.794 6 109.632 69 9.533
Fellari 2.685.486 4 671.372 11 244.135 137 19.602
Guthar 1.906.377 2 953.189 6 317.730 116 16.434
Hanno 567.503 1 567.503 6 94.584 40 14.188
Koloni 464.904 1 464,904 4 116.226 84 5.535
Leppko 1.243.654 2 621.827 11 113.059 168 5.653
Mahbek 836.079 1 836.079 4 209.020 88 9.501
Tereni 192.202 1 192.202 3 64.067 34 5.653
Total 8.553.999 13 658.000 51 167.725 736 11.622

Sages-
Répartition Population Médecins Ratio 1: Pour 1000 Infirmiers Ratio 1: Pour 1000 Ratio 1: Pour 1000
femmes
Barin 657.794 23 28.600 0,035 64 10.278 0,097 47 13.996 0,071
Fellari 2.685.486 273 9.837 0,102 440 6.103 0,164 350 7.673 0,130
Guthar 1.906.377 56 34.042 0,029 121 15.755 0,063 91 20.949 0,048
Hanno 567.503 21 27.024 0,037 59 9.619 0,104 31 18.307 0,055
Koloni 464.904 32 14.528 0,069 79 5.885 0,170 33 14.088 0,071
Leppko 1.243.654 56 22.208 0,045 268 4.641 0,215 78 15.944 0,063
Mahbek 836.079 22 38.004 0,026 81 10.322 0,097 33 25.336 0,039
Tereni 192.202 10 19.220 0,052 43 4.470 0,224 15 12.813 0,078
Total 8.553.999 493 17.351 0,058 1,155 7,406 0,135 678 12.617 0,079

Remarque : Les professionnels de la santé de Carana, qui sont presque toujours des médecins, pratiquent dans les secteurs publics et privés.
Les agents sont mentionnés dans les secteurs où ils passent la majeure partie (plus de 50%) de leur temps ; les sages-femmes figurant dans
ces statistiques sont celles enregistrées auprès de l’Association nationale des sages-femmes caranaises (ANSFC).

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COMMUNICATION ET ENVIRONNEMENT MÉDIATIQUE

Environnement médiatique

Les médias jouent un rôle de plus en plus grand à Carana. Le gouvernement a eu recours à la presse
écrite et électronique pour attirer l'attention des populations sur leurs responsabilités civiques. Sans les
médias, le gouvernement et les partis politiques ne peuvent accéder à l'électorat de Carana. Ils
constituent donc le moyen le plus important pour la diffusion d'informations en vue de créer une prise de
conscience collective du public. Les populations de Carana se font leur opinion sur les politiques
publiques en se basant sur ce qu'ils voient, entendent ou lisent. En conséquence, la Constitution de
Caranas a pour mandat de garantir la liberté d'expression – un environnement propice pour l’émergence
d’une presse dynamique. Au moment de l'adoption de la nouvelle Constitution de Carana il a été indiqué
que rien ne devrait entraver les actions de toute personne cherchant à créer un journal ou toute autre
publication en vue de la diffusion d'informations. On espérait alors que les journaux et les stations radio
privées indépendants pourraient diffuser des nouvelles et des informations critiques à l’endroit du
gouvernement sans crainte d’être sanctionné. En outre, une Commission nationale des médias (CNM) a,
par la suite, été établie par la loi afin d'assurer l'indépendance des médias, de réglementer et de contrôler
leurs activités.

En raison de ces mesures, le Carana dispose d’un certain nombre de stations radio locales (notamment
les FM) qui mettent surtout l’accent sur les questions locales et nationales ainsi que des radios nationales
qui se concentrent sur les affaires nationales et internationales. Carana a également une grande radio
publique ainsi que trois stations de télévision publiques qui sont étroitement contrôlées et censurées par
le gouvernement du PDC. Bien que des pourparlers aient eu lieu ces derniers temps concernant la
création de stations de télévision privées, l'autorisation et le permis n’ont pas encore été accordés.

Enfin, il existe de nombreux journaux, dont une partie appartient à l'Etat et l’autre à des privés. Malgré
cela, le gouvernement du PDC est parvenu à étouffer et à empêcher le développement d’une presse
indépendante, en particulier la presse privée.

Grâce à différents stratagèmes comme le fait de déclarer que la diffamation est un délit, d’arrêter et de
détenir sans jugement, de fermer les maisons de la presse, de harceler les éditeurs, les médias ont,
effectivement, été étouffés par les gouvernements successifs de Carana. En outre, même si les
dispositions de la Constitution de Carana visent à assurer l’impartialité des médias publics, il n’en a
rien été. Il n'est pas rare de voir les partis d'opposition critiquer la couverture médiatique des
campagnes électorales par les médias publics qui prennent fait et cause pour le parti au pouvoir.
Compte tenu l'environnement au sein duquel évoluent les médias à Carana, qui sont généralement
influencés en faveur du PDC par des reportages politiques partiaux, l'opposition n’est pas en mesure
de soutenir la concurrence face au PDC. De plus, ce dernier a réussi à réduire la base des revenus au
niveau de la vente des journaux considérés comme hostiles au gouvernement, en n’autorisant la
publicité que dans les journaux appartenant à l'État et dans les quelques organes de presse privés, qui
s'alignent sur le PDC au pouvoir. Ces problèmes financiers qui se posent aux médias perçus comme
hostiles au gouvernement, et leur incapacité se procurer de manière indépendante les revenus dont ils
ont besoin, les conduisent à la faillite et en mesure d’être manipulés par des protecteurs politiques
riches et puissants.

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Réseaux téléphonique, télévisuel et de l’Internet

Réseau téléphonique :

Principales lignes en service : insuffisantes ; le réseau de lignes fixes est caractérisé par un
matériel vétuste et en mauvais état, avec une densité de lignes de téléphone fixes bloquée à
1 pour 100 personnes; 110.300 lignes principales sont en service.

Local: trafic interurbain par câble, relais hertzien par micro-ondes, stations de communication
radiotéléphone, systèmes de téléphones fixes et de mobiles cellulaires pour le trafic à faible
portée ;

Mobiles cellulaires : l'utilisation de mobiles cellulaires, en partie une indication du mauvais état
médiocre et de la faiblesse générale du réseau des lignes fixes, augmente rapidement, mais le
nombre de lignes principales reste encore très faible ; 600.000 téléphones mobiles cellulaires
sont en service.

International : code du pays – 301, station terrienne de télécommunication par satellite - 1


INTELSAT (Océan Indien)

Télévision : Stations d'émission : 3

Les programmes de télévision sont assez limités au Carana ; le contenu télévisuel vient souvent des
entreprises publiques, il sert de canal pour la transmission des messages du gouvernement et il est
soumis à des règles gouvernementales strictes. Il existe quelques stations plus petites qui mettent
davantage l’accent sur les programmes et sur l’actualité dans les provinces.. Le temps d’antenne de la
télévision caranaise est essentiellement consacré à des évènements sportifs, des émissions-débats
dans tout le pays et aux agences de presse. La concurrence vient surtout de la vente des récepteurs de
signaux satellitaires non réglementés, qui permettent d’avoir accès à des centaines de chaînes
indépendantes qui échappent au contrôle du gouvernement de Carana.

Internet : Code Internet du pays : aa

Fournisseurs d’accès à l’Internet (FAI) : 10

Utilisateurs de l'Internet : 111.000

Même si le Carana a une capacité de large bande (par satellite) limitée, celle-ci coûte tellement cher
que seuls les personnes très riches et le gouvernement peuvent y avoir accès. Les accès commutés
(vitesse maximum 56kbp/s) sont moins chers, et sont principalement utilisés par les établissements
d’enseignement. Ces dernières années, un petit nombre de télékiosques ont ouvert leurs portes à
Galasi, permettant au grand public d'avoir accès à l'Internet pour une durée déterminée contre
paiement.

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Ci-après les fournisseurs d’accès à l’Internet à Carana :

Province Nom Type Propriétaire Lieu Largeur de la bande


Accès
Barin Carana Surf Privé Folsa 56 kbit/s maximum
commuté
128 kbit/s à 34 Mbit/s. Plus
Fellari Sat-Link Satellite Privé Galasi grand client du
gouvernement
128 kbit/s to 34 Mbit/s.
AT&T (Africa
Utilisé par les grandes
Telephone & Satellite Privé Galasi
sociétés /les
Telegraphe)
entreprises/les étrangers
Accès
Carana En Ligne Govt Galasi 56 kbit/s maximum
commute
Fellari Accès Amsan
Privé 56 kbit/s maximum
Infomatique commuté Ouest
Accès
Guthar Telecom Plus Privé Amsan 56 kbit/s maximum
commute
Internet Accès
Privé Amsan 56 kbit/s maximum
Solutions commuté
Accès
Hanno Flashnet Privé Maroni 56 kbit/s maximum
commuté

Koloni Pas de services Internet

Accès
Leppko iSurf Global Privé Corma 56 kbit/s maximum
commuté
Accès
Mahbek GlobalConnect Privé Faron 56 kbit/s maximum
commuté

Tereni Pas de services Internet

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Radio

La radiodiffusion du Carana est un important support qui permet aux Caranais vivant dans les localités
de recevoir des informations. On trouve une diversité de stations de radiodiffusion à Carana, qui sont
un mélange de stations publiques et privées, qui proposent des programmes variés. Les plus grandes
stations de Carana appartiennent à la Société de radiodiffusion du Carana, SRC) qui est l'organe des
médias publics. La SRC gère également les trois stations de télévision dans le comté. La radio SRC
compte trois stations ; deux stations FM qui couvrent les nouvelles internationales et nationales, ainsi
que des programmes culturels. La radio 3 de la SRC est une station à ondes courtes qui diffuse des
sélections de programmes des radios 1 & 2 de la SRC vers les zones éloignées. Le gouvernement
caranais possède également un certain nombre de filiales de stations dans chaque province, qui
rediffusent les programmes de la SRC en plus des programmes locaux et des messages du
gouvernement. Un certain nombre de stations privées diffusent aussi des informations locales diverses,
des déclarations de politiques, des programmes culturels, de la musique, et des programmes religieux.
Ces stations sont indépendantes pour la plupart, mais sont étroitement surveillées par le Ministère
caranais des transports et des communications pour voir s’il y a des informations illégales, et certaines
stations ont vu leur permis suspendu pour avoir fait des déclarations contre le gouvernement. Outre les
stations susmentionnées, il existe un petit nombre de stations radio pirates illégales, localisées
essentiellement dans les régions de l’ouest et du sud de Carana. Ces stations sont généralement
antigouvernementales et sont la cible des efforts déployés par le gouvernement pour les fermer.

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Ci-après les principales stations de radiodiffusion du Carana :

Puissance /portée de
Province Nom Fréquence Type Lieu la transmission Formule
(portée type)
Nouvelles
National SRC - Radio 1 105.2 MHz (FM) Gouvt Galasi 100 kW/National (95km)
nationales/internationales
SRC - Radio 2 90.2 MHz (FM) Gouvt Folsa 80 kW/National (80 km) Culture
30 kW/National (1,000 Nouvelles
SRC - Radio 3 3320 kHz (SW) Gouvt Corma
km) nationales/nternationales
50 kW/Provincial (60 Nouvelles locales/nationales;
Barin La Voix du PDC 93.1 MHz (FM) Gouvt Folsa
km) Musique
15 kW/Provincial (35 Nouvelles locales/nationales;
Radio de la cité 99.9 MHz (FM) Gouvt Folsa
km) Musique
Radio Émergence 105.1 MHz (FM) Privé Maui 5 kW/Local (25 km) Musique/sports
KISS 96.1 FM 96.1 MHz (FM) Privé Nusbet 6 kW/Local (26 km) Musique/nouvelles locales
Radioiffusion d’émissions
Radio-Islam 101.2 MHz (FM) Privé Folsa 3 kW/Local (20 km)
religieusesx
Radio de la capitale 15 kW/Provincial (35
Fellari 101.2 MHz (FM) Gouvt Galasi Nouvelles locales/ musique
nationale km)
40 kW/Provincial Nouvelles locales/nationales;
Radio Carana 101.7 MHz (FM) Gouvt Galasi
(50km) Musique
20 kW/Provincial (40
Fellari FM 99.8 MHz (FM) Gouvt Galasi Musique/sports
km)
Radio-Horizon FM 89.6 MHz (FM) Privé Galasi 5 kW/Local (25 km) Musique
Radio Pulsar FM 98.2 MHz (FM) Privé Jumi 10 kW/Local (30 km) Musique/nouvelles
Radio-Savane FM 99.6 MHz (FM) Privé Clave 7 kW/Local (28 km) Musique
Feri
Radio Diffusion 3592 kHz (SW) Privé 8 kW/Local (29 km) Musique/nouvelles locales
Rao
Amsan
Radio Notre-Dame 90.9 MHz (FM) Privé 4 kW/Local (22 km) Station religieuse
O
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Puissance /portée de
Province Nom Fréquence Type Lieu la transmission Formule
(portée type)
Le son de l’Afrique 97.4 MHz (FM) Privé Galasi 5 kW/Local 25 km) Musique/nouvelles locales
Radio FM Al Quoran 105.2 MHz (FM) Privé Galasi 5 kW/Local (25 km) Programme religieux
Radio FM Liberté 3111 kHz (SW) Privé Galasi 10 kW/Local (30 km) Politique/feuilletons
Radio Jam FM - Galasi 96.7 MHz (FM) Privé Galasi 6 kW/Local (26 km) Musique/sports/nouvelles
75 kW/provincial (77 Nouvelles locales/nationales ;
Guthar Guthar FM 97.7 MHz (FM) Gouvt Amsan
km) Musique
20 kW/provincial (40
La Vérité 97.0 FM 97.0 MHz (FM) Gouvt Arum Politique/feuilletons
km)
Radio Zenith FM 102.4 MHz (FM) Privé Cereni 7 kW/Local (28 km) Nouvelles locales /musique
25 kW/provincial (44 Nouvelles locales/nationales ;
Hanno Radiodiffusion Maroni 105.4 MHz (FM) Gouvt Maroni
km) Musique
Programme
Iqra FM 102.9 MHz (FM) Privé Akabar 10 kW/Local (30 km) Radiodiffusion d’émissions
religieuses
Radio Nostalgie 105.6 MHz (FM) Privé Maroni 5 kW/Local (25 km) Musique
100 kW/provincial (98 Nouvelles locales/nationales;
Koloni Koloni FM 103.6 MHz (FM) Gouvt Suroun
km) Musique
Radio rurale de Koloni 990 kHz (AM) Privé Suroun 900 kW/Local (150 km) Nouvelles locales /musique
100 kW/provincial (97 Nouvelles locales/nationales;
Leppko Radio Eres 88.2 MHz (FM) Gouvt Corma
km) Musique
Joie FM 3420 kHz (SW) Privé Sarazo 7 kW/Local (250 km) Programme religieux
Leppko en direct 89.7MHz (FM) Privé Corma 12 kW/Local (32 km) Nouvelles locales /musique
75 kW/provincial (77 Nouvelles locales/nationales;
Mahbek Radio Faron 94.2 MHz (FM) Govt Faron
km) Musique
Cosmo FM 104.6 MHz (FM) Private Perkes 5 kW/Local (25 km) Nouvelles locales /musique
850 kW/provincial (100 Nouvelles locales/nationales ;
Tereni Radio Alur 750 kHz (AM) Govt Alur
km) Musique
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Ci-après les principales productions de la presse écrite du Carana:

Pop Région Nom Type Lieu Diffusion Dist.Heb. Centre d’intérêt Remarques
Nouvelles
8.553.9 Carana Publie le lundi,
National Gouvt Galasi National 170.000 nationales/régional
99 Aujourd'hui mercredi, et jeudi
es
Nouvelles Publie le lundi,
Le Champion
Gouvt Amsan O National 125.000 nationales/régional mardi, jeudi et
quotidien
es vendredi
Nouvelles locales/ Journal
657.794 Barin Le Soleil Goovt Folsa Provincial 15.000
Regionales hebdomadaire
Actualités / Journal
Le Barinois Privé Folsa Provincial 9.000
Divertissements hebdomadaire
Version dérivée de
2.685.4 Fellari Nouvelles
Fellari Gouvt Galasi Provincial 65.000 Carana Aujourd'hui
86 Aujourd'hui nationales/locales
– hebdomadaire
NouvellesFinanciè
Fellari Presse Goovt Galasi Provincial 15.000 bimensuelles
res/ Affaires
La Voix du
Privé Galasi Provincial 30.000 NouvellesLocales hebdomadaire
Villageois
Magazine populaire
Questions
Jeunesse- auprès des jeunes ;
Privé Galasi Communal 15.000 concernant les
Carana connu en dehors de
jeunes
Galasi

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Pop Région Nom Type Lieu Diffusion Dist.Heb. Centre d’intérêt Remarques
Fermé par le
Gouvernement en
L’indépendant Privé Galasi Provincial 12.000 Politique
2007; toujours
fermé
Version dérivée de
1.906.3 Guthar NouvellesNational
Guthar Gouvt Amsan Provincial 40.000 Carana Aujourd'hui
77 Aujourd'hui es/locales
– hebdomadaire
Nouvelles
Le Messager Privé Amsan Provincial 8.000 hebdomadaire
Locales
L’Actualité Privé Amsan Provincial 5.000 Politiques hebdomadaire
Version dérivée de
Hanno
567.503 Hanno Gouvt Maroni Provincial 25.000 NouvellesNational Carana Aujourd'hui
Aujourd'hui
es/locales - hebdomadaire
Le Quotidien Privé Maroni Provincial 8.000 NouvellesLocales hebdomadaire
Version dérivée de
Koloni NouvellesNational
464.904 Koloni Gouvt Suroun Provincial 15.000 Carana Aujourd'hui
Aujourd'hui es/locales
- hebdomadaire
La Nouvelle
Privé Suroun Communal 7.000 NouvellesLocales hebdomadaire
Tribune
Version dérivée de
1.243.6 Leppko NouvellesNational
Leppko Gouvt Corma Provincial 40.000 Carana Aujourd'hui
54 Aujourd'hui es/locales
- hebdomadaire
La Matinée Privé Corma Provincial 10.000 NouvellesLocales hebdomadaire

Fraternité Privé Corma Provincial 6.000 Politiques hebdomadaire


Version dérivée de
Mahbek NouvellesNational
836.079 Mahbek Gouvt Faron Provincial 20.000 Carana Aujourd'hui
Aujourd'hui es/locales
- hebdomadaire

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Pop Région Nom Type Lieu Diffusion Dist.Heb. Centre d’intérêt Remarques

La Vérité Privé Faron Provincial 9.000 NouvellesLocales hebdomadaire


Version dérivée de
Tereni NouvellesNational
192.202 Tereni Gouvt Alur Provincial 5.000 Carana Aujourd'hui
Aujourd'hui es /locales
- hebdomadaire
Endommagé par un
incendie en 2008;
L'Opinion Privé Alur Communal 3.000 NouvellesLocales
Réouverture en
2009

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SYSTEME ÉDUCATIF

Alphabétisation : Définition : âge 15 et plus, pouvant lire et écriture


Population totale : 42,7%
Hommes : 50,3%
Femmes : 35,1%

La majorité des Caranais a reçu une éducation formelle selon le modèle azuréen/occidental.
L’enseignement n’est pas gratuit. Mais les frais de scolarité sont relativement bas comparés aux autres
pays de Kisiwa.

Le système éducatif du Carana comporte quatre étapes, à savoir :

• Préscolaire (avant l’âge de 6 ans) ;


• Primaire (6 à 11 ans) ;
• Secondaire (12 à 18 ans) ;
• Supérieur (18 ans et plus).

Carana est doté de deux universités, l'Université de Carana, située dans la capitale nationale Galasi
dans la province de Fellari, et l'Université d'Amsan située dans la ville d’Amsan dans la province de
Guthar. En outre, le pays dispose de trois écoles normales et de sept établissements techniques de
niveau supérieur. On compte 300 écoles secondaires réparties entre le premier cycle (les trois
premières années), et le deuxième cycle (les quatre années suivantes). Pour être admis dans le
è
premier cycle, les élèves de la 6 année du primaire sont soumis à un examen au niveau national
appelé Examen national d'entrée dans le secondaire. À la fin du premier cycle du secondaire, les
élèves passent un examen général appelé Examen de fin du premier cycle pour leur permettre d’entrer
dans le deuxième cycle. Les candidats qui réussissent à cet examen sont admis dans le deuxième
cycle, tandis que la plupart de ceux qui échouent se retrouvent sur le marché informel et quelques-uns
repassent cet examen l'année d’après, après s’être fait suivre par un maître d’études privé. À la fin du
deuxième cycle du secondaire, les élèves passent le Baccalauréat, condition requise pour entrer à
l’université et dans les autres établissements d’enseignement supérieur. Il existe 2215 écoles
primaires et des centaines de jardins d'enfants et de crèches au niveau préscolaire. Les mères,
d'autres membres féminins de la famille, des parents ou alors des domestiques, dans le cas des
familles urbaines riches, s’occupent des enfants en bas âge.

Pour l'éducation religieuse, il y a à Maroni, dans la province de Hanno, plusieurs écoles islamiques
(Madrassa) pour les enfants d’âge scolaire, et deux écoles coraniques dans les mosquées des villes de
Maroni et d'Akkabar (également à Hanno). Les Arabes de Guthar ont créé une université islamique
ainsi que deux écoles coraniques où les jeunes apprennent à réciter et à prononcer le Coran. Un grand
séminaire qui s’occupe de la formation des prêtres catholiques a été créé à Galasi (province de Fellari),
ainsi que deux petits séminaires, l’un à Galasi près du grand séminaire, et l'autre à Suroun (dans la
province de Koloni).
1
Les taux d'inscription dans le système d'éducation formelle chutent considérablement entre le primaire
et le secondaire. Alors que ces taux sont relativement élevés dans les écoles primaires : 79% (88% -
pour les garçons - 70% pour les filles), ceux dans le secondaire ne sont que de 13% (17% pour les
garçons, 9% pour les filles). Au niveau du supérieur, les taux sont de 4% (8% pour les garçons, 1%
pour les filles).

1
Le taux d'inscription représente le nombre d’inscrits en tant que pourcentage du nombre total de ce groupe d'âge.

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En général, l'année scolaire au Carana débute dans la première semaine de septembre et finit en juin.
Pour les écoles secondaires et primaires, l'année scolaire est divisée en trois trimestres : de septembre
à décembre, de janvier à début avril et de fin avril à fin juin, chaque trimestre se terminant par des
examens. Les établissements supérieurs ne suivent pas forcément ce programme.

Le Français est la langue utilisée dans l'enseignement, mais l’anglais et une langue locale sont
également enseignés aux niveaux des premier et second cycles du secondaire. Toutes les écoles
d’une province étudient la même langue locale. Le choix de celle-ci se fait sur la base du principal
groupe ethnique qui vit dans la province. Par exemple, toutes les écoles de Koloni enseignent le
dialecte kori parlé par le plus grand nombre de personnes. Au-delà du premier cycle du secondaire, la
poursuite de l’apprentissage de l'anglais et de la langue locale est facultative.

Les tribus Falin ont le plus fort taux d'alphabétisation de tous les groupes de Carana, et ils sont mieux
représentés dans les établissements supérieurs. En raison de la domination des Falin dans les
structures gouvernementales, ils sont également mieux placés pour profiter des possibilités de bourses
et autres subventions dans le domaine de l’éducation offertes par les gouvernements étrangers et les
écoles d'outre-mer. Même si les bourses sont généralement octroyées sur la base compétitive, les
Falin sont avantagés, étant donné que ce sont les universitaires Falin qui recommandent généralement
les candidats aux organismes de financement. C'est un sujet de controverse entre les Falin et le petit
nombre d'intellectuels Kori et Tatsi qui se plaignent de ne pas être bien représentés dans le cadre de
ces opportunités.

La plupart des établissements d’enseignement primaire et secondaire sont gérés par l'État, et environ
25% par des groupes religieux et autres particuliers. De nombreux parents riches préfèrent inscrire
leurs enfants dans des écoles privées ou confessionnelles, en raison des grèves fréquentes des
enseignants dans le système public. Ces grèves fréquentes sont la conséquence de la réticence du
gouvernement à satisfaire les demandes du personnel enseignant et non enseignant, régulièrement
attribuée à la faiblesse des recettes publiques par suite des conditions économiques difficiles à Carana.

Le Ministère de l'éducation, de la recherche, de la culture et des sports contrôle le système éducatif du


Carana, et a pour mandat de veiller au respect des procédures et des normes adoptées. Ce ministère a
connu d’énormes problèmes financiers en raison des coupes intervenues dans le système éducatif et
d'autres services, tout d'abord dans le cadre du programme d’ajustement structurel, et plus récemment
lorsque la situation économique de Carana s’est détériorée et que les tensions politiques du pays ont
entraîné un gonflement du budget de la défense aux dépens d'autres services, dont l'éducation. À
l’heure actuelle, l'éducation représente 7% du budget de l’État. En conséquence, les normes dans
beaucoup d'établissements ne sont pas aussi élevées qu'elles auraient pu l’être, et les fournitures de
base que l’école met habituellement à la disposition des élèves, comme les tables et les chaises, dans
de nombreuses écoles, sont dans un état déplorable, en particulier dans les zones rurales.

Les effets réels de la situation actuelle sont insignifiants : l’élite bien éduquée fréquente les écoles
sélectes de Carana et à l’étranger ; un groupe plus important paie des frais de scolarité pour l’éducation
qu’il peut se permettre ; et un enseignement très rudimentaire, le cas échéant, est offert à la grande
majorité qui manque de ressources pour payer. Dans les zones particulièrement défavorisées, des
organisations non gouvernementales internationales et des organismes internationaux tentent de
combler ces lacunes. Mais, le besoin de financements importants pour l’enseignement à Carana, reste
très grand.

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Ci-après le décompte par province des établissements d'éducation formelle à Carana :

PROVINCE DE BARIN (POP. 657.794):

Instituts
Écoles Écoles Écoles
Département Universités techniques
normales secondaires primaires
Barin S 1 20 140
Barin E 9 73
Barin N 5 35
Barin O 7 49
Total 0 0 1 41 297

PROVINCE DE FELLARI (POP. 2.685.486):

Instituts
Écoles Écoles Écoles
Département Universités techniques
normales secondaires primaires
Fellari N 1 2 2 63 537
Fellari N-E 10 79
Fellari S-E 7 26
Fellari S 1 13 97
Fellari O 9 59
Total 1 3 2 102 798

PROVINCE DE GUTHAR (POP. 1.906.377):

Instituts techniques Écoles Écoles Écoles


Département Universités
normales secondaires primaires
Guthar N-E 1 2 30 163
Guthar E 7 42
Guthar S-E 7 37
Guthar S-O 12 76
Guthar N-O 8 50
Total 1 2 0 64 368

PROVINCE DE HANNO (POP. 657.503):

Écoles Écoles
Département Universités Instituts techniques Écoles normales
secondaires primaires
Hanno N-E 11 75
Hanno E 5 41
Hanno S-E 3 22
Hanno S 2 17
Hanno O 3 15
Hanno N-O 3 17
Total 0 0 0 27 187

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PROVINCE DE KOLONI (POP. 464.904):

Instituts techniques Écoles Écoles Écoles


Département Universités
normales secondaires primaires
Koloni S 5 39
Koloni O 2 16
Koloni N 2 10
Koloni E 4 23
Total 0 0 0 13 88

PROVINCE DE LEPPKO (POP. 1.243.654):

Écoles
Écoles Écoles
Département Universités Instituts techniques normales
secondaires primaires
Leppko E 1 10 85
Leppko S-E 2 18
Leppko S 6 52
Leppko S-O 2 13
Leppko N-O 3 21
Leppko N 4 32
Total 0 1 0 27 221

PROVINCE DE MAHBEK (POP. 836,079):

Instituts Écoles Écoles Écoles


Département Universités
techniques normales secondaires primaires

Mahbek S 1 8 82
Mahbek O 2 18
Mahbek N 3 24
Mahbek E 6 63
Total 0 1 0 19 187

PROVINCE DE TERENI (POP. 192.202):

Écoles Écoles Écoles


Département Universités Instituts techniques
normales secondaires primaires
Tereni O 3 39
Tereni N 1 10
Tereni E 2 20
Total 0 0 0 7 69

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STATISTIQUES NATIONALES (POP. 8.553.999)

Instituts techniques Ecoles Écoles Écoles


Province Universités
normales secondaires primaires
Barin 0 0 1 41 297
Fellari 1 3 2 102 798
Guthar 1 2 0 64 368
Hanno 0 0 0 27 187
Koloni 0 0 0 13 88
Leppko 0 1 0 27 221
Mahbek 0 1 0 19 187
Tereni 0 0 0 7 69
Total 2 7 3 300 2215

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RÉSULTATS DU RECENSEMENT AU NIVEAU NATIONAL

Populations : 8.553.999 (2008)

Azuréens
Elassoni
Coastal
Mahabi

Indiens

Arabes

Pleioni

Mahidi
Hanari

Autres
Gatari

Lipaki
Barini
Falari

Kolni

Katsi
Teri
2,351,908 738,388 628,607 440,571 461,518 568,190 943,131 444,261 600,923 257,306 258,207 171,726 101,589 86,220 327,427 110,464 63,566

27.49% 8.63% 7.35% 5.15% 5.40% 6.64% 11.03% 5.19% 7.03% 3.01% 3.02% 2.01% 1.19% 1.01% 3.83% 1.29% 0.74%

FALIN 4,159,473 KORI 2,417,099 TATSI 1,116,436 DIVERS 860,991

Falari Gatari Barini

Hanari Teri Kolni

Mahabi Katsi Lipaki

Coastal Elassoni Azurian

Indian Arab Pleioni

Mahidi Other

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PROVINCE DE BARIN: RÉSULTATS DU RECENSEMENT

Chef-lieu % (National) % (Province) Total


Département de Barin sud (B1) Folsa 3.10% 40.25% 264,779
Département de Barin est (B2) Maui 1.98% 25.70% 169,025
Département de Barin nord (B3) Nusbet 1.26% 16.44% 108,135
Département de Barin ouest (B4) Nusbet 1.35% 17.61% 115,854
Province de Barin Folsa 7.69% 100% 657,794

Falari Gatari Barini Hanari FALIN


B1 10.80% 28,585 4.76% 12,615 40.04% 106,019 3.80% 10,065 59.40% 157,284
B2 7.89% 13,336 1.67% 2,824 44.09% 74,526 2.46% 4,158 56.11% 94,844

B3 8.11% 8,774 1.23% 1,334 52.86% 57,162 5.12% 5,542 67.33% 72,812
B4 8.80% 10,199 1.96% 2,274 52.04% 60,285 9.20% 10,654 72.00% 83,412

27.49% 2,351,908 8.63% 738,388 7.35% 628,607 5.15% 440,571 48.63% 4,159,473

Teri Kolni Mahabi Katsi KORI


B1 2.23% 5,905 1.06% 2,818 21.95% 58,109 5.27% 3,957 30.51% 80,789

B2 2.09% 3,530 1.16% 1,961 27.99% 47,304 4.18% 7,060 35.41% 59,856
B3 2.23% 2,412 2.33% 2,514 16.66% 18,011 7.36% 7,953 28.57% 30,890

B4 2.36% 2,728 0.28% 325 10.93% 12,668 7.01% 8,120 20.58% 23,841

5.40% 461,518 6.64% 568,190 11.03% 943,131 5.19% 444,261 28.26% 2,417,099

Lipaki Côtiers Elassoni TATSI


B1 4.82% 12,749 0.15% 403 0.34% 913 5.31% 14,064

B2 1.90% 3,216 0.00% - 0.00% - 1.90% 3,216

B3 0.33% 359 0.01% 10 0.00% - 0.34% 369

B4 1.79% 2,079 0.00% - 0.01% 13 1.81% 2,092

7.03% 600,923 3.01% 257,306 3.02% 258,207 13.05% 1,116,436

Azuréens Indiens Arabes Pleioni Mahidi Autres DIVERS


B1 0.06% 161 0.04% 107 0.81% 2,147 2.29% 6,066 0.35% 939 1.22% 3,221 4.77% 12,642
B2 0.02% 31 0.01% 16 0.74% 1,255 4.41% 7,453 0.56% 941 0.84% 1,412 6.57% 11,108

B3 0.02% 21 0.03% 31 0.52% 564 2.43% 2,627 0.62% 667 0.14% 154 3.76% 4,064

B4 0.04% 52 0.02% 26 0.56% 650 4.21% 4,872 0.62% 715 0.17% 195 5.62% 6,509

2.01% 171,726 1.19% 101,589 1.01% 86,220 3.83% 327,427 1.29% 10,464 0.74% 63,566 10.07% 860,991

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PROVINCE DE FELLARI: RÉSULTATS DU RECENSEMENT

Chef-lieu % (National) % (Province) Total


Département de Fellari nord (F1) Galasi 17.35% 55.26% 1,484,014
Département de Fellari nord-est (F2) Clavo 3.52% 11.21% 301,084
Département de Fellari sud-est (F3) Jumi 1.14% 3.62% 97,122
Département de Fellari sud (F4) Feri Rad 5.93% 18.89% 507,250
Département de Fellari ouest (F5) Amsan Ouest 3.46% 11.02% 296,016
Province de Fellari Galasi 31.39% 100% 2,685,486

Falari Gatari Barini Hanari FALIN


F1 55.10% 817,730 3.16% 46,839 9.34% 138,565 3.81% 56,597 71.41% 1,059,731
F2 83.10% 250,194 3.02% 9,087 4.82% 14,501 1.48% 4,447 92.41% 278,230

F3 62.96% 61,147 9.71% 9,426 9.77% 9,486 9.33% 9,063 91.76% 89,122
F4 68.84% 349,169 11.04% 55,996 7.64% 38,767 2.87% 14,537 90.38% 458,469

F5 79.39% 234,992 11.49% 34,005 4.29% 12,689 0.86% 2,538 96.02% 284,224

63.80% 1,713,232 5.78% 155,354 7.97% 214,008 3.25% 87,183 80.80% 2,169,776

Teri Kolni Mahabi Katsi KORI


F1 3.77% 55,947 8.15% 121,001 5.92% 87,823 5.48% 81,318 23.32% 346,088
F2 0.96% 2,900 1.35% 4,060 1.54% 4,640 1.31% 3,944 5.16% 15,545
F3 0.27% 266 0.12% 121 0.93% 906 0.56% 544 1.89% 1,837

F4 0.27% 1,346 0.32% 1,615 1.08% 5,492 3.45% 17,499 5.12% 25,952

F5 0.02% 51 0.29% 846 0.17% 508 1.17% 3,451 1.64% 4,855

2.25% 60,509 4.75% 127,643 3.70% 99,369 3.98% 106,756 14.68% 394,277

Lipaki Côtiers Elassoni TATSI


F1 0.31% 4,554 0.57% 8,457 0.35% 5,204 1.23% 18,215

F2 0.00% - 0.00% - 0.00% - 0.00% -

F3 0.00% - 0.00% - 0.00% - 0.00% -


F4 0.00% - 0.53% 2,692 0.00% - 0.53% 2,692
F5 0.00% - 2.00% 5,921 0.00% - 2.00% 5,921

0.17% 4,554 0.64% 17,070 0.19% 5,204 1.00% 26,829

Azuréens Indiens Arabes Pleioni Mahidi Autres DIVERS


F1 0.53% 7,806 0.83% 12,360 0.88% 13,011 0.04% 651 1.71% 25,371 0.05% 781 4.04% 59,980
F2 0.19% 580 0.71% 2,127 0.13% 387 0.03% 77 1.35% 4,060 0.03% 77 2.43% 7,309

F3 0.04% 36 0.62% 604 0.00% - 0.00% 5.66% 5,498 0.02% 24 6.35% 6,163
-
F4 0.04% 215 0.11% 538 0.00% - 0.02% 108 3.76% 19,060 0.04% 215 3.97% 20,137

F5 0.17% 508 0.17% 508 0.00% - 0.00% - 0.00% - 0.00% - 0.34% 1,015

0.34% 9,146 0.60% 16,137 0.50% 13,398 0.03% 836 2.01% 53,990 0.04% 1,098 3.52% 94,604

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PROVINCE DE GUTHAR: RÉSULTATS DU RECENSEMENT

Chef-lieu % (National) % (Province) Total


Département de Guthar nord-est (G1) Amsan 9.75% 43.77% 834,408
Département de Guthar est (G2) Cereni 3.99% 17.92% 341,542
Département de Guthar sud-est (G3) Lora 3.63% 16.27% 310,189
Département de Guthar sud-ouest (G4) Kalzo 2.27% 10.19% 194,203
Département de Guthar nord-ouest (G5) Arum 2.64% 11.86% 226,036
Province de Guthar Amsan 22.29% 100% 1,906,377

Falari Gatari Barini Hanari FALIN


G1 19.62% 163,699 23.25% 194,013 4.50% 37,514 4.86% 40,546 52.23% 435,772
G2 28.62% 97,749 28.86% 98,576 2.71% 9,262 1.94% 6,616 62.13% 212,202

G3 14.69% 45,569 36.98% 114,721 1.89% 5,851 2.46% 7,624 56.02% 173,765
G4 22.45% 43,601 25.97% 50,428 10.43% 20,259 2.10% 4,074 60.95% 118,363

G5 27.37% 61,866 26.72% 60,407 8.23% 18,596 9.30% 21,027 71.62% 161,897

21.64% 412,484 27.18% 518,145 4.80% 91,483 4.19% 79,887 57.81% 1,101,999

Teri Kolni Mahabi Katsi KORI


G1 3.27% 27,283 5.22% 43,577 5.18% 43,198 6.90% 57,598 20.57% 171,656
G2 0.19% 662 0.73% 2,481 1.69% 5,789 1.02% 3,473 3.63% 12,405
G3 0.86% 2,660 0.25% 780 0.51% 1,596 0.69% 2,128 2.31% 7,163

G4 1.16% 2,246 1.42% 2,753 2.55% 4,955 1.25% 2,422 6.37% 12,376

G5 1.29% 2,917 0.02% 36 1.10% 2,480 0.27% 608 2.67% 6,041

1.88% 35,768 2.60% 49,627 3.04% 58,017 3.47% 66,229 11.00% 209,641

Lipaki Côtiers Elassoni TATSI


G1 3.86% 32,209 3.04% 25,388 1.09% 9,094 7.99% 66,692

G2 7.26% 24,809 6.30% 21,501 2.18% 7,443 15.74% 53,754

G3 6.00% 18,618 9.60% 29,788 2.00% 6,206 17.61% 54,612


G4 14.91% 28,958 2.44% 4,735 1.81% 3,523 19.16% 37,215
G5 12.37% 27,955 2.85% 6,442 0.54% 1,215 15.76% 35,612

6.95% 132,549 4.61% 87,855 1.44% 27,482 13.00% 247,885

Azuréens Indiens Arabes Pleioni Mahidi Autres DIVERS


G1 8.45% 70,481 2.82% 23,494 3.72% 31,072 3.54% 29,557 0.41% 3,410 0.27% 2,274 19.21% 160,288
12.30
G2 42,010 1.55% 5,293 1.02% 3,473 3.05% 10,420 0.34% 1,158 0.24% 827 18.50% 63,181
%
11.95
G3 37,058 1.89% 5,851 1.43% 4,433 8.23% 25,533 0.34% 1,064 0.23% 709 24.07% 74,648
%
G4 3.35% 6,496 0.79% 1,541 1.59% 3,083 6.97% 13,543 0.82% 1,586 0.00% - 13.52% 26,249

G5 2.63% 5,956 0.86% 1,945 2.47% 5,591 2.96% 6,685 1.02% 2,309 0.00% - 9.95% 22,486

8.50% 162,002 2.00% 38,124 2.50% 47,652 4.50% 85,737 0.50% 9,527 0.20% 3,810 18.19% 346,852

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PROVINCE DE HANNO: RÉSULTATS DU RECENSEMENT


Chef-lieu % (National) % (Province) Total
Département de Hanno nord-est (H1) Maroni 1.79% 26.98% 153,125
Département de Hanno est (H2) Akabar 0.70% 10.50% 59,584
Département de Hanno sud-est (H3) Cerves 0.40% 6.08% 34,516
Département de Hanno sud (H4) Torta 0.90% 13.55% 76,887
Département de Hanno ouest (H5) Chute-Garani 1.32% 19.86% 112,714
Département de Hanno nord-ouest (H6) Pfoksol 1.53% 23.03% 130,677
Province de Hanno Maroni 6.63% 100% 567,503

Falari Gatari Barini Hanari FALIN


H1 21.07% 32,261 1.81% 2,771 1.08% 1,649 37.79% 57,859 61.74% 94,540
H2 30.43% 18,130 1.91% 1,136 2.37% 1,410 42.98% 25,610 77.68% 46,285
H3 30.00% 10,354 6.27% 2,164 4.31% 1,489 41.05% 14,170 81.64% 28,178
H4 20.21% 15,539 1.91% 1,470 3.22% 2,478 34.08% 26,206 59.43% 45,692
H5 16.31% 18,378 1.53% 1,723 0.74% 835 41.09% 46,312 59.66% 67,248
H6 17.03% 22,259 1.59% 2,079 1.54% 2,018 50.73% 66,286 70.89% 92,642

20.60% 116,921 2.00% 11,342 1.74% 9,879 41.66% 236,443 66.01%


374,586

Teri Kolni Mahabi Katsi KORI


H1 0.88% 1,346 23.05% 35,296 1.03% 1,583 2.80% 4,288 27.76% 42,513
H2 1.58% 940 7.43% 4,425 0.99% 587 1.34% 799 11.33% 6,751
H3 1.64% 568 8.90% 3,071 1.38% 475 1.38% 475 13.29% 4,588
H4 1.37% 1,050 26.55% 20,410 0.16% 126 0.49% 378 28.57% 21,964
H5 1.07% 1,201 23.30% 26,262 2.08% 2,350 3.01% 3,394 29.46% 33,206
H6 1.64% 2,140 17.27% 22,564 0.95% 1,247 0.95% 1,247 20.81% 27,199
1.28% 7,244 19.74% 112,029 1.12% 6,368 1.86% 10,581 24.00% 136,223

Lipaki Côtiers Elassoni TATSI


H1 1.29% 1,979 0.11% 172 0.13% 198 1.53% 2,349
H2 0.00% - 0.00% - 0.11% 63 0.11% 63
H3 0.35% 121 0.07% 23 0.07% 23 0.49% 168
H4 0.15% 118 0.00% - 0.05% 42 0.21% 160
H5 0.93% 1,044 0.06% 63 0.37% 418 1.35% 1,525
H6 0.66% 856 0.05% 61 0.37% 489 1.08% 1,406
0.73% 4,118 0.06% 319 0.22% 1,233 1.00% 5,669

Azuréens Indiens Arabes Pleioni Mahidi Autres DIVERS


H1 0.03% 40 0.06% 92 2.97% 4,552 0.00% - 1.81% 2,771 4.09% 6,268 8.96% 13,723
H2 0.00% - 0.00% - 0.33% 196 0.00% - 7.14% 4,253 3.42% 2,036 10.88% 6,485
H3 0.00% - 0.00% - 0.00% - 0.00% - 1.69% 582 2.90% 1,001 4.58% 1,582
H4 0.00% - 0.00% - 0.00% - 0.00% - 9.56% 7,349 2.24% 1,722 11.80% 9,071
H5 0.01% 10 0.02% 21 0.23% 261 0.00% - 6.90% 7,780 2.36% 2,663 9.52% 10,735
H6 0.01% 12 0.00% - 3.09% 4,036 0.00% - 1.54% 2,018 2.57% 3,363 7.22% 9,429
0.01% 62 0.02% 113 1.59% 9,045 0.00% - 4.36% 24,752 3.00% 17,052 8.99% 51,025

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PROVINCE DE KOLONI: RÉSULTATS DU RECENSEMENT

Chef-lieu % (National) % (Province) Total


Département de Koloni sud (K1) Suroun 2.04% 37.45% 174,120
Département de Koloni ouest (K2) Molle 0.87% 15.97% 74,235
Département de Koloni nord (K3) Norke 0.92% 16.88% 78,499
Département de Koloni est (K4) Karo 1.61% 29.69% 138,052
Province de Koloni Suroun 5.43% 100% 464,904

Falari Gatari Barini Hanari FALIN


K1 1.33% 2,317 0.62% 1,076 1.00% 1,738 1.24% 2,152 4.18% 7,283
K2 1.15% 854 0.00% - 0.48% 356 0.53% 391 2.16% 1,601

K3 1.18% 922 0.05% 40 0.66% 521 0.20% 160 2.09% 1,644


K4 1.18% 1,629 0.48% 666 0.38% 518 0.43% 592 2.47% 3,406

1.23% 5,722 0.38% 1,782 0.67% 3,133 0.71% 3,296 3.00% 13,934

Teri Kolni Mahabi Katsi KORI


K1 28.57% 49,741 52.05% 90,627 3.56% 6,207 7.37% 12,828 91.55% 159,404

K2 32.34% 24,010 54.38% 40,372 0.72% 534 6.18% 4,589 93.63% 69,504
K3 28.25% 22,177 54.82% 43,031 1.28% 1,003 6.39% 5,013 90.73% 71,224

K4 31.38% 43,317 54.12% 74,713 1.13% 1,555 5.39% 7,434 92.01% 127,019

29.95% 139,245 53.50% 248,743 2.00% 9,298 6.42% 29,864 91.88% 427,151

Lipaki Côtiers Elassoni TATSI


K1 0.03% 50 0.00% - 0.02% 33 0.05% 83

K2 0.00% - 0.00% - 0.00% - 0.00% -

K3 0.01% 8 0.00% - 0.01% 8 0.02% 16

K4 0.02% 30 0.01% 15 0.00% - 0.03% 44

0.02% 87 0.00% 15 0.01% 41 0.03% 143

Azuréens Indiens Arabes Pleioni Mahidi Autres DIVERS


K1 0.02% 33 0.02% 33 1.66% 2,897 0.00% 0.76% 1,324 1.76% 3,062 4.22% 7,349
-
K2 0.00% - 0.00% - 0.57% 427 0.00% 2.06% 1,530 1.58% 1,174 4.22% 3,130
-
K3 0.00% - 0.00% - 4.34% 3,409 0.00% 1.07% 842 1.74% 1,364 7.15% 5,614
-
K4 0.01% 15 0.01% 15 2.84% 3,924 0.00% 0.70% 963 1.93% 2,666 5.49% 7,582
-
0.01% 48 0.01% 48 2.29% 10,657 0.00% 1.00% 4,659 1.78% 8,265 5.09% 23,676
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PROVINCE DE LEPPKO: RÉSULTATS DU RECENSEMENT


Chef-lieu % (National) % (Province) Total
Département de Leppko est (L1) Corma 4.48% 30.83% 383,407
Département de Leppko sud-est (L2) Ude 1.57% 10.82% 134,522
Département de Leppko sud (L3) Eres 3.29% 22.60% 281,075
Département de Leppko sud-ouest (L4) Kika 1.17% 8.03% 99,817
Département de Leppko nord-ouest (L5) Muka 1.86% 12.80% 159,138
Département de Leppko nord (L6) Sarazzo 2.17% 14.93% 185,695
Province de Leppko Corma 14.54% 100% 1,243,654

Falari Gatari Barini Hanari FALIN


L1 4.89% 18,751 3.23% 12,383 0.37% 1,415 0.28% 1,061 8.77% 33,611
L2 0.67% 903 0.22% 301 0.22% 301 0.06% 75 1.17% 1,580
L3 4.37% 12,274 1.56% 4,384 0.26% 731 0.26% 731 6.45% 18,119
L4 0.63% 630 0.00% - 1.32% 1,314 0.05% 53 2.00% 1,997
L5 3.12% 4,971 0.96% 1,530 3.46% 5,507 0.72% 1,147 8.27% 13,154
L6 1.22% 2,268 6.82% 12,664 0.61% 1,134 0.00% - 8.65% 16,067
3.20% 39,798 2.51% 31,261 0.84% 10,401 0.25% 3,067 6.80% 84,527

Teri Kolni Mahabi Katsi KORI


L1 2.95% 11,321 0.23% 884 2.58% 9,906 7.84% 30,073 13.61% 52,185
L2 1.79% 2,408 0.34% 451 1.62% 2,182 10.51% 14,144 14.26% 19,185
L3 2.18% 6,137 0.26% 731 1.92% 5,406 13.57% 38,137 17.94% 50,411
L4 2.37% 2,364 0.79% 788 6.95% 6,935 11.16% 11,139 21.27% 21,226
L5 2.02% 3,212 0.38% 612 6.44% 10,248 10.67% 16,978 19.51% 31,051
L6 1.63% 3,024 1.12% 2,079 0.25% 473 8.40% 15,594 11.40% 21,170
2.29% 28,467 0.45% 5,546 2.83% 35,151 10.14% 126,065 15.70% 195,229

Lipaki Côtiers Elassoni TATSI


L1 17.21% 65,983 30.17% 115,691 9.09% 34,849 56.47% 216,522
L2 29.31% 39,424 13.14% 17,680 24.33% 32,728 66.78% 89,832
L3 27.97% 78,612 4.05% 11,397 23.13% 65,023 55.16% 155,032
L4 25.90% 25,850 0.05% 53 31.16% 31,104 57.11% 57,007
L5 45.85% 72,961 0.67% 1,071 16.58% 26,385 63.10% 100,417
L6 51.20% 95,078 2.90% 5,387 17.76% 32,984 71.86% 133,450
30.39% 377,908 12.16% 151,279 17.94% 223,073 60.49% 752,260

Azuréens Indiens Arabes Pleioni Mahidi Autres DIVERS


L1 0.02% 71 5.08% 19,459 0.05% 177 14.26% 54,661 0.00% - 1.75% 6,722 21.15% 81,090
L2 0.00% - 2.96% 3,987 0.00% - 13.48% 18,132 0.00% - 1.34% 1,806 17.79% 23,925
L3 0.02% 58 3.74% 10,521 0.06% 175 14.50% 40,767 0.00% - 2.13% 5,991 20.46% 57,512
L4 0.00% - 2.79% 2,785 0.04% 42 15.69% 15,657 0.00% - 1.11% 1,103 19.62% 19,587
L5 0.00% - 1.54% 2,447 0.06% 92 6.58% 10,478 0.03% 46 0.91% 1,453 9.12% 14,516
L6 0.00% - 2.34% 4,348 0.00% - 4.84% 8,979 0.04% 76 0.87% 1,607 8.08% 15,008
0.01% 129 3.50% 43,546 0.04% 486 11.95% 148,674 0.01% 121 1.50% 18,682 17.02% 211,639

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PROVINCE DE MAHBEK: RÉSULTATS DU RECENSEMENT

Chef-lieu % (National) % (Province) Total


Département de Mahbek sud (M1) Faron 3.14% 32.11% 268,482
Département de Mahbek ouest (M2) Ludou 2.23% 22.81% 190,674
Département de Mahbek nord (M3) Perkes 1.95% 20.00% 167,227
Département de Mahbek est (M4) Mia 2.45% 25.08% 209,695
Province de Mahbek Faron 9.77% 100% 836,079

Falari Gatari Barini Hanari FALIN


M1 0.25% 667 0.21% 558 0.21% 558 0.01% 14 0.67% 1,798
M2 0.25% 472 0.18% 344 0.03% 49 0.03% 49 0.48% 915

M3 0.44% 732 0.00% - 0.39% 650 0.01% 10 0.83% 1,392


M4 0.21% 430 0.09% 187 0.14% 299 0.06% 121 0.49% 1,037

0.28% 2,301 0.13% 1,090 0.19% 1,557 0.02% 194 0.62% 5,142

Teri Kolni Mahabi Katsi KORI


M1 0.81% 2,179 0.05% 136 75.33% 202,261 5.43% 14,574 81.63% 219,150

M2 8.77% 16,727 2.73% 5,215 69.82% 133,125 8.41% 16,038 89.74% 171,104
M3 1.46% 2,439 4.13% 6,910 77.90% 130,270 1.40% 2,337 84.89% 141,956

M4 0.98% 2,056 0.00% - 60.97% 127,841 9.23% 19,344 71.17% 149,242

2.80% 23,401 1.47% 12,261 70.99% 593,496 6.25% 52,293 81.51% 681,451

Lipaki Côtiers Elassoni TATSI


M1 8.62% 23,154 0.00% - 0.00% - 8.62% 23,154

M2 1.81% 3,444 0.00% - 0.00% - 1.81% 3,444

M3 2.86% 4,776 0.00% - 0.00% - 2.86% 4,776

M4 14.84% 31,119 0.02% 37 0.11% 224 14.97% 31,381

7.47% 62,493 0.00% 37 0.03% 224 7.51% 62,755

Azuréens Indiens Arabes Pleioni Mahidi Autres DIVERS


M1 0.02% 54 0.76% 2,043 0.04% 109 7.61% 20,430 0.09% 245 0.56% 1,498 9.08% 24,380
M2 0.01% 20 0.15% 295 0.02% 39 4.39% 8,363 2.94% 5,608 0.46% 886 7.98% 15,211

M3 0.00% - 0.55% 915 0.06% 102 7.72% 12,905 2.61% 4,369 0.49% 813 11.42% 19,104

M4 0.00% - 0.04% 93 0.00% - 12.75% 26,727 0.04% 93 0.53% 1,121 13.37% 28,035

0.01% 74 0.40% 3,346 0.03% 250 8.18% 68,426 1.23% 10,316 0.52% 4,318 10.37% 86,731

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PROVINCE DE TERENI: RÉSULTATS DU RECENSEMENT

Chef-lieu % (National) % (Province) Total


Département de Tereni ouest (T1) Alur 0.90% 40.22% 77,312
Département de Tereni nord (T2) Buboul 0.44% 19.55% 37,581
Département de Tereni est (T3) Lurok 0.90% 40.22% 77,309
Province de Tereni Alur 2.25% 100% 192,202

Falari Gatari Barini Hanari FALIN


T1 0.43% 334 0.19% 144 0.03% 19 0.02% 12 0.66% 509
T2 0.11% 43 0.01% 5 0.02% 7 0.03% 12 0.18% 68

T3 0.23% 178 0.28% 217 0.16% 126 0.08% 59 0.75% 581

0.29% 554 0.19% 366 0.08% 153 0.04% 83 0.60% 1,157

Teri Kolni Mahabi Katsi KORI


T1 79.84% 61,726 2.16% 1,669 1.00% 776 8.23% 6,367 91.24% 70,538

T2 76.25% 28,657 4.45% 1,671 4.26% 1,600 6.86% 2,578 91.82% 34,505

T3 80.10% 61,926 1.79% 1,382 3.83% 2,962 8.33% 6,437 94.05% 72,708

79.24% 152,309 2.46% 4,723 2.78% 5,338 8.00% 15,382 92.48% 177,751

Lipaki Coastal Elassoni TATSI


T1 1.00% 776 0.41% 318 0.00% - 1.42% 1,095

T2 0.05% 18 0.00% - 0.00% - 0.05% 18

T3 0.02% 16 0.00% - 0.03% 24 0.05% 39

0.42% 810 0.17% 318 0.01% 24 0.60% 1,152

Azuréens Indiens Arabes Pleioni Mahidi Autres DIVERS


T1 0.00% - 0.06% 47 0.05% 39 1.96% 1,514 1.56% 1,203 3.06% 2,368 6.69% 5,171

T2 0.00% - 0.00% - 0.06% 21 0.52% 196 4.78% 1,795 2.60% 978 7.96% 2,990
T3 0.00% - 0.06% 47 0.07% 55 1.33% 1,027 1.08% 837 2.61% 2,014 5.15% 3,981

0.00% - 0.05% 94 0.06% 115 1.42% 2,736 2.00% 3,836 2.79% 5,360 6.32% 12,142

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Country Study – Democratic Republic of Carana

CHAPITRE 5: LES RELIGIONS


VUE D’ENSEMBLE DES RELIGIONS DANS LE CARANA D’AUJOURD’HUI

La religion joue un rôle important dans la vie de la population caranaise. La pratique religieuse est un aspect
important de leur mode de vie. Pour beaucoup, la foi est le premier prisme à travers lequel ils perçoivent le
monde, et qui leur donne un but bien précis et de l’espoir pour l'avenir. La plupart des membres de l’ensemble
des premiers groupes ethniques de Carana primaire se considèrent comme religieux. Toutefois, certaines ethnies
sont plus homogènes que d’autres, en ce qui concerne leurs systèmes de croyances.

Les membres de la famille des tribus falin sont des adeptes des deux principales religions, à savoir le
christianisme et l'islam. Ceux des tribus falari et gatari sont généralement chrétiens ; les membres des tribus
Barini et Hanari sont généralement musulmans. Les Tatsi de Lipaki, ceux de la côte et les communautés elassoni
sont dans l’ensemble chrétiens. Parmi les autres populations chrétiennes, on trouve les Pleioni, de même que la
plupart de la population caucasienne. Au total, les chrétiens représentent environ 55% de la population.
Catholicisme est le plus religion la plus répandue, même si d'autres confessions, en particulier les diverses sectes
évangélistes, suivies des anglicans, se développent rapidement dans le pays.

À côté des tribus Barini et Hanari majoritairement musulmanes, la minorité arabe vient compléter les 15% environ
de la population caranaise qui forme la communauté islamique de Carana L'hindouisme est pratiqué par la
communauté indienne, qui comprend environ 1% de la population.

La majorité du peuple Kori, qui constitue 29% de la population, pratique essentiellement les religions
traditionnelles, et en constitue le groupe le plus important. À l’instar des religions tribales dans d’autres régions du
monde, les pratiques religieuses traditionnelles caranaises sont largement définies en fonction de l’appartenance
à une communauté. Les religions traditionnelles impliquent des enseignements, des pratiques et des rituels qui
structurent les sociétés autochtones caranaises. Ces religions traditionnelles jouent également un rôle important
dans la compréhension culturelle et la prise de conscience de la population de ces communautés.

Situation actuelle : Le gouvernement, dont les membres sont majoritairement catholiques, a récemment
commencé à réprimer un certain nombre de groupes religieux considérés comme hostiles au gouvernement.
Cette violation de la liberté de la pratique religieuse garantie par la Constitution a été particulièrement manifeste
envers les religions évangéliques. Celle-ci se manifeste sous la forme du refus par l’État de reconnaître
officiellement certaines églises, et par l'arrestation et le harcèlement de temps à autre, des chefs religieux. Même
s’il n’y a pas encore eu d’actes de violence graves du fait de cette situation, il est évident que l'implication du
gouvernement dans les affaires religieuses du pays risque de créer un environnement de plus en plus hostile.
Des responsables gouvernementaux ont défendu les restrictions imposées à certains groupes religieux, affirmant
qu'ils menacent l'ordre public.

RELIGIONS TRADITIONNELLES A CARANA

Avant l'arrivée des missionnaires chrétiens sur le territoire qui constitue aujourd'hui Carana, les populations
africaines avaient pratiqué les religions traditionnelles qui leur avaient été transmises depuis des millénaires. Ces
populations, pratiquement comme celles du continent africain, sont connues pour leur ferveur religieuse, chaque
groupe ethnique ayant son propre système de croyance et de rites d'accompagnement. Les communautés de
migrants arrivées sur l'île autour 350 av. J.-C. en provenance du continent africain ont également apporté avec
eux leurs traditions religieuses.

Ces croyances se sont manifestées par des rituels et des cérémonies qui fourniraient un ensemble de principes
directeurs (par exemple des codes de conduite non écrits) à leurs adeptes. Dans la vision du monde des
premiers caranais, le monde était rempli d'esprits et de dieux qui contrôlaient et dirigeaient les affaires des
humains. En ce sens, il n'y avait pas de non croyants, tout le monde se livrait à ces rituels et pratiques qui
régissaient aussi bien le monde temporel que spirituel. Ces deux mondes étaient considérés comme
indissociables, puisque les esprits habitaient parmi les populations. Les trois principaux types de rituels des
religions traditionnelles de Carana étaient ceux de l'apaisement, des actions de grâce, et de la demande de
faveurs.

1
Les religions traditionnelles continuent de prospérer à Carana, mais pas en vase clos, comme c'était le cas
auparavant. Alors que la majorité des Kori continuent de suivre leurs religions ancestrales, d'autres groupes
associent leur pratique des grandes religions du monde (par exemple, le christianisme et l'islam) à des éléments
de leurs religions ancestrales. La description suivante des religions traditionnelles caranaises se réfère non
seulement aux pratiques du passé ou à celles du peuple Kori, mais à une large couche de la société caranaise.
L'influence des religions traditionnelles s’étend au-delà de ses adhérents consentants ou conscients, et agit sur le
mode de pensée de toute la population.

Le concept de «l'individu » n'existe pas dans les religions traditionnelles qui ont été importées à Carana. Il
n'existe pas en dehors de sa parenté et de sa communauté. Le fait d'exister est lié à une participation active aux
rituels, croyances et festivités – en d’autres termes, il est lié à la vie de la communauté ethnique. Dans ces
communautés, aussi bien d’un point de vue historique que parmi ceux qui continuent de suivre les religions
traditionnelles, toutes les cérémonies ont une connotation religieuse, qui vont de la prière aux offrandes de
libations aux dieux. Surtout au cours des siècles précédents, se détacher des pratiques religieuses de la tribu
équivaudrait à être mis à l’écart de la société.

Les religions traditionnelles à Carana n'ont aucun dogme structuré qui leur est associé. On naît dans la religion,
et cette vie religieuse se perpétue au-delà de la mort d'un individu. La vie religieuse ne commence pas à la
naissance, et ne finit pas non plus à la mort ; les dieux connaissent les individus avant même leur conception. Les
populations ont assimilé le système et les pratiques de croyance par les traditions orales, le folklore, les rituels,
les cérémonies et les anecdotes. Il n'existe pas de principe fondamental pour les textes sacrés. Historiquement,
les croyances ont évolué en fonction des besoins des populations, du contexte et des circonstances dans
lesquelles elles existent.

Parce que les religions traditionnelles caranaises n'ont pas de dogme systématique, elles présentent des
variations qui reflètent les coutumes de chaque entité ethnique. Cependant, au sein de l’ensemble des religions
traditionnelles trouvées au départ au Carana se trouve la croyance en un Être suprême, responsable de toute la
nature et de l'humanité, ainsi que des domaines physique et spirituel. On trouve également la croyance en des
dieux, qui sont des manifestations de cet Être suprême et qui se manifestent dans des montagnes, des animaux,
des fleuves, le soleil, la lune, le tonnerre et la foudre, ainsi que d'autres phénomènes naturels.

Il n'ya pas officiellement de missionnaires dans la plupart des pratiques religieuses de Carana. Mais, certaines
personnes sont choisies par les dieux pour voir les esprits et qui s’occupent de tout ce qui a trait aux temples et
aux villages. On considère que ces personnes sont très puissantes, car ils s’adressent aux dieux pour ceux qui se
trouvent sur terre et elles sont les seules à être capables de communiquer avec le monde spirituel. Il ya aussi les
guérisseurs qui utilisent des herbes et des racines naturelles pour soigner. La guérison intervient finalement avec
l'aide des esprits ; les guérisseurs traditionnels invitent les esprits à aider à guérir les maux physiques et spirituels
des membres de la communauté.

Avant le colonialisme, Il y avait une grande diversité de pratiques religieuses à Carana, même au sein des grands
groupes ethniques. Par exemple, au sein des groupes des tribus Falin, certaines communautés et tribus auraient
des affinités avec un dieu particulier, quoique toujours une manifestation de l'Être suprême. Les religions
traditionnelles vénèrent en majorité la nature ; chaque clan fait allégeance au dieu propre à la collectivité tout en
acceptant qu’il existe d'autres dieux. Parce que les Falin ont toujours été la communauté ethnique majoritaire à
Carana, certains éléments de leurs religions ancestrales ont exercé une influence notable sur la société
caranaise.

Dans les temps anciens, les populations falin adoraient le dieu de la montagne, qui vivait au-dessus de Mellen, à
la frontière avec Katasi (où un sanctuaire préhistorique existe toujours). Bien enraciné dans ce culte commun,
chaque groupement adorait d'autres dieux moins importants. Les Falari adoraient le dieu du bronze (associés aux
mines de cuivre dans le nord-est des hautes terres de Carana), les Gatari qui vivaient dans la vallée du fleuve au
nord de Torongo, adoraient le dieu de la fertilité des terres, les Barini adoraient le dieu de la forêt, dont les
sanctuaires se trouvaient autrefois dans les forêts pluviales du nord de Hanno (à présent largement déboisées),
et les Hanari adoraient la déesse des fleuves, qui résidait à la source du fleuve Mogave.

Dans le cas des populations Kori, les Teri adoraient une déesse de la terre et du ciel ; les Kolin, le dieu python,
les Mahabi, le dieu de la guerre, et les Katsi, le dieu du tonnerre. Ces dieux étaient tous membres d'un panthéon
Kori plus grand, mais qui n’était généralement pas associée à un endroit précis (par exemple, le dieu du fleuve
était présent dans tous les fleuves).

Parmi les populations Tatsi, les Lipaki adoraient la déesse de la grotte, les Tatsi du littoral adoraient la déesse de
la mer, et les Elassoni, le dieu éléphant.

2
Les populations Mahidi, qui sont des pasteurs nomades, adoraient principalement un dieu de la pluie, associé à
la fertilité de la terre. Cette religion traditionnelle date d’avant l'arrivée des Falin, des Kori, et des Tatsi venus du
continent africain.

Ces diversités impliquent qu'il y avait, et continue d'y avoir des différences dans la façon dont les groupes et les
sous-groupes manifestent leurs croyances par des cultes et des cérémonies

LE CHRISTIANISME

La dynamique et la présence religieuse à Carana de nos jours, ne peuvent être comprises sans se référer à
l'histoire de la religion chrétienne sur l'île. Au début des années 1400, les explorateurs européens ont commencé
à débarquer sur l'île, et sont entrés en contact avec certaines tribus Falin et Tatsi le long du golfe de Carana, où
ils se sont établis et ont maintenu des relais commerciaux. Les missionnaires ont créé des églises à ces endroits-
là, et bientôt de nombreux caranais se sont convertis au christianisme. Les tribus Falari et Gatari ont été
particulièrement promptes à adopter cette nouvelle foi. La conversion religieuse faisait intégralement partie du
colonialisme ; tous les deux collaboraient. Après avoir réussi à convertir certaines tribus Falin, les missionnaires
sont également arrivés à amener les populations Tatsi de Carana à embrasser la foi chrétienne.

Le catholicisme romain

L'Église catholique romaine a établi le premier siège important de son pouvoir à Carana avec la création d'un
siège ecclésiastique dans la capitale de Galasi. Cette «province ecclésiastique » continue de couvrir directement
les provinces de Fellari et de Hanno, et la Cathédrale de l'Assomption installée à Galasi est le siège de
l'archidiocèse, qui relève de l’autorité de l'archevêque Jean-Pierre Mabano, qui a été nommé Archevêque
cardinal de Galasi. Les responsabilités pastorales de l'archidiocèse couvrent les diocèses catholiques romains de
Katasi et de Sumora.

Trois diocèses catholiques subalternes sont basés dans le pays : à Amsan à la Cathédrale de Notre-Dame, qui
couvre les provinces de Barin et de Guthar et qui a à sa tête Monseigneur François Tomasi. Puis, il ya un
diocèse à Corma, dirigé par Mgr Jérôme Nyerio à la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde pour la province de
Leppko. Enfin, pour les provinces de Koloni, de Mahbek et de Tereni, il y a l’évêque Louis-Jean Okanda à la
cathédrale Saint-Michel, à Alur. Les limites des diocèses ne reflètent pas entièrement les limites administratives
internes de Carana.

Les préceptes fondamentaux de l'Église catholique reposent notamment sur : la croyance en un Dieu qui a tout
créé, que le Christ est à la fois Dieu et homme, et qu’il est descendu du ciel pour sauver tous les hommes ; que le
Christ a souffert, est mort et ressuscité le troisième jour. Le moment central du catholicisme est la célébration de
l'Eucharistie, au cours de laquelle, grâce à l’intervention du prêtre, le pain et le vin du sacrifice deviennent le
corps et sang du Christ.

Dans la tradition catholique romaine, il existe une structure hiérarchique bien défini avec le Pape à Rome à sa
tête, suivi du Collège des Cardinaux. Il y a ensuite les Archevêques cardinaux et les archevêques qui dirigent la
métropole provinciale, et les évêques en charge des diocèses. Puis il y a les prêtres qui sont responsables des
paroisses, et les religieuses, et enfin les catholiques laïcs. Les droits et obligations au sein de la hiérarchie
catholique sont codifiés dans le droit canon de l'Église catholique. Ce code traite de tous les aspects des relations
entre les fidèles, ainsi qu'entre le peuple, les prêtres et les évêques, les archevêques des provinces
métropolitaines ecclésiastiques, et le Vatican.

L'Église catholique s’est battue pour la foi de la population caranaise en créant des institutions d'enseignement où
les jeunes ont appris à communiquer avec, et à comprendre, de leurs maîtres les colons. Ceux qui ont fréquenté
ces écoles confessionnelles ont été en mesure de servir comme interprètes et médiateurs entre les
missionnaires, les autorités et les commerçants azuréens d'une part, et la population locale de l'autre. En plus
d'établir des églises, l'Église a également fait venir des prêtres d'Azurie pour enseigner dans les écoles
confessionnelles et pour travailler comme missionnaires. Le christianisme et le catholicisme étaient enseignés
dans ces écoles en tant que matières principales des programmes scolaires, et d'autres missionnaires donnaient
des cours aux adultes convertis en dehors de la structure scolaire. En conséquence, ces enseignements ont
permis de faciliter le commerce, tout en inculquant aux populations les croyances religieuses.

3
L'Église anglicane

Les anglicans sont minoritaires au sein de la population chrétienne de Carana. Les premiers anglicans présents
sur l’île étaient des missionnaires de la Société carmin pour la propagation de l'Évangile, basés à Rimosa, qui a
créé des écoles le long de la côte sud de Carana au dix-neuvième siècle. Toutefois, la majorité des anglicans
sont membres de la tribu Pleioni qui a émigré de Rimosa, et vit essentiellement dans le sud du pays. Les églises
anglicanes dans les grandes villes et les cités comptent divers groupes tribaux parmi les convertis.

Les anglicans de Carana sont sous l’autorité pastorale de l’évêque de Rimosa basé à Yudifa. La religion
anglicane a tenté de maintenir des liens œcuméniques solides avec les catholiques romains et des mouvements
protestants à Carana, en encourageant une approche de collaboration pour promouvoir l'unité des chrétiens.
Toutefois, l’église elle-même, à l'instar de la communauté anglicane dans le monde en développement, est
perturbée par des querelles intestines telles que le mariage homosexuel et l'ordination des femmes.

Les Kori et le christianisme

Depuis l'époque du Royaume Kori, le peuple Kori s’est farouchement opposé à toute conversion à de nouvelles
religions, en particulier au christianisme. Jusqu'à une époque récente, les Kori avaient pratiquement réussi à
maintenir presque exclusivement leurs croyances et pratiques ancestrales qui leur sont venues du temps où leurs
ancêtres ont émigré du continent africain à Kisiwa.

Au plus fort de la présence des missionnaires chrétiens, les Kori ont estimé que ces étrangers étaient venus dans
l'île pour les dominer, ce à quoi ils se sont toujours farouchement opposés et ont protesté. Leur fort attachement à
leur religion ancestrale les a amenés à résister face aux missionnaires, ainsi que l’idée selon laquelle ce que le
christianisme leur proposait n’était pas tellement différent de ce qu’ils avaient déjà. Les chrétiens croyaient en un
Dieu suprême, dans un monde spirituel (le ciel ou l’enfer), tout comme eux. La croyance catholique en
l'intercession des saints équivalait leur conviction selon laquelle il fallait faire appel aux ancêtres en cas de
besoin. Les anges semblaient être les équivalents des esprits auxquels les Kori croyaient et qui les aidaient dans
leurs combats avec les communautés et les groupes ethniques rivaux.

De nos jours, même si certains Kori se disent chrétiens, de nombreux aspects de la religion traditionnelle
continuent de leur plaire. Les devins et les voyants sont consultés pour s’assurer qu’à l’avenir on est l'abri des
attaques des mauvais esprits ou d’une mort accidentelle. Ce service plaît à ceux qui craignent pour leur sécurité
physique et qui pensent que leur vie pourrait en quelque sorte être en danger. Les Kori restent en majorité
attachés à leur pratique traditionnelle, même si les jeunes générations en sont de moins au courant de ces
pratiques, et que beaucoup ont commencé à abandonner les rituels traditionnels.

L'évangélisation chrétienne et la mobilisation pour le renouveau religieux

Malgré le découragement officiel (voir ci-dessus), les mouvements protestants évangéliques n’ont cessé d’attirer
de nouveaux adeptes. L’une des raisons évoquées pour expliquer la montée de l'évangélisation chrétienne c’est
la quête par les jeunes croyants d’un sens à leur vie qui estiment que les traditions évangéliques chrétiennes les
libèrent de leurs frustrations, surtout en période économique difficile, notamment par la musique et d’autres
formes de mouvements liturgiques comme la danse et le balancement. Les traditions évangéliques se prétendent
également plus fidèles aux écritures et aux traditions chrétiennes et offrent les formules pour réussir sa vie

Ces allégations des dirigeants des nouvelles églises protestantes et évangéliques charismatiques sont devenues
des sujets délicats entre eux et l’Église catholique, qui n’a cessé de perdre des membres au profit des nouvelles
confessions. A son tour, l'Église catholique cherche des moyens de ramener ceux qui ne s'identifient plus à la foi.
Tout ce qui précède a relancé une forte compétition pour des fidèles (tout en produisant en même temps des
profits pour les sociétés de radiodiffusion, qui ont tiré profit des différents groupes qui utilisent la télévision pour
diffuser leurs convictions religieuses).

De nombreux cultes évangéliques sont soutenus par leurs maisons mères aux États-Unis et en Europe. Certains
ont obtenu des fonds généreux de l'étranger, et tentent d'obtenir du gouvernement caranais, la permission de
créer des universités et des collèges religieux. Cette démarche a été largement combattue par les puissants
catholiques Falin qui travaillent au sein de la structure gouvernementale.

Compte tenu de la concurrence entre les différents groupes religieux, les Kori et autres adeptes des religions
traditionnelles s’efforcent de renforcer la religion ancestrale en persuadant les jeunes que leur identité et leur
culture sont liées à cette tradition. Les jeunes sont invités à comprendre et à vivre selon leurs traditions, plutôt

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que de succomber à celles imposées par les colons et autres étrangers. Les chefs religieux Kori ont eu recours
aux médias électroniques pour faire connaître leurs croyances et pratiques à l’ensemble de la société, bien qu’ils
n’aient guère réussi à attirer des non Kori à la religion ancestrale des Kori. La religion traditionnelle n’est
également pas très répandue parmi les Kori qui travaillent ou étudient dans des régions éloignées de celles
dominées par ces derniers.

L’ISLAM

Sumora, l’Etat voisin de Carana a embrassé l'Islam dès son introduction sur l'île pendant la dynastie des
Almoravides, et par le califat Matola. Cependant, l'Islam n’existait presque pas à Carana avant l'arrivée des
membres des tribus Barini et Hanari, qui avaient, au 19e siècle, lors d'une guerre avec les Damangi, fui Sumora
pour venir s’installer à Carana. Comme les Damangi se sont frayé un chemin vers le sud après avoir traversé le
fleuve Lonari, les Barini et les Hanari ont dû trouver refuge dans les montagnes de Carana. L'immigration des
Arabes à Carana, dont la grande majorité était musulmane, a également augmenté la présence de l'islam dans le
pays.

Au cours des siècles qui ont suivi leur arrivée à Carana, les populations Barini et Hanari ont construit les deux
grandes Mosquées à Maroni et Akkabar, ainsi que de nombreuses mosquées plus petites. Ils ont créé une
madrasa à Maroni, ainsi que d'une fondation caritative islamique - une organisation qui continue de venir en aide
aux musulmans de Carana, en particulier ceux qui connaissent des difficultés financières.

Pour la majorité des musulmans, trois croyances sont fondamentales pour leur foi : twahid ou la croyance en un
Dieu unique, risâlah ou la croyance dans les enseignements du prophète, et Qiyamah ou la croyance dans le
Dernier jour du jugement. La première croyance est partagée avec les autres traditions monothéistes comme le
christianisme et le judaïsme. Le nom coranique spécifique de Dieu est Allah. Dans la formule utilisée pour
déclarer sa foi en l’islam, un musulman affirme qu'il ou elle déclare qu’Allah est le seul et unique Dieu et que
Muhammad est le messager d’Allah. Telle est la foi commune de tous les musulmans. Les musulmans croient
aux enseignements de tous les prophètes de la bible, que Muhammad est le dernier prophète et que le Coran, la
dernière révélation. Ils croient aussi que la Torah et la Bible ont été révélées à Moïse et Jésus, respectivement,
par Allah. Les musulmans croient qu’à la fin de cette vie, chacun sera jugé selon ses actes. Par conséquent, ceux
qui accomplissent de bonnes actions seront récompensés alors que ceux qui font du mal seront punis.

Les cinq piliers de la foi islamique sont les fondements de la vie musulmane. Ce sont : la croyance en l'Unicité de
Dieu et la finalité des enseignements du Prophète Muhammad ; la pratique des prières quotidiennes (dites à
l'aube, à la mi-journée, à la fin de l’après-midi, au coucher du soleil, et la nuit); l'aumône aux nécessiteux ;
autopurification par le jeûne et le hadj ou pèlerinage à La Mecque (Makkah) pour ceux qui sont en mesure de le
faire. En raison de leur proximité relative à l'Arabie Saoudite, de nombreux musulmans caranais ont fait le
pèlerinage.

Les musulmans de Carana n’appartiennent pas tous à la même secte de l'islam. Ces différences impliquent des
variations mineures dans les prières rituelles et les interprétations du Coran. Les Barini sont des musulmans
wahhabites, les Hanari sont des chiites, et la majorité de la population arabe est soufie.

Ces dernières années, un nombre croissant de musulmans dans le pays demande que la charia soit
officiellement reconnue au sein de la communauté islamique et garantie par la Constitution du pays. Cette
situation est comparable au système de « justice villageoise » traditionnelle qui existe et qui est tolérée dans les
zones Kori du pays, où les aînés de la tribu sont désignés pour juger leur population sur des questions ayant trait
à la dissolution du mariage, les affaires de famille et des litiges fonciers. Les musulmans espèrent convaincre le
gouvernement sur cette question en faisant valoir que l'institutionnalisation de la charia et des tribunaux réduirait
la pression sur le système juridique actuel. Cet appel a suscité de grands débats à Carana ; des discussions
passionnées sur les exigences et les droits religieux sont les premiers titres des médias populaires.

CÉLÉBRATIONS ET FESTIVITÉS

Le peuple caranais a un grand nombre de commémorations et de grandes festivités tout au long de l'année. Les
événements les plus importants sont le Festival traditionnel de la Nouvelle Lune, le festival de la récolte, le
Festival de l’igname nouveau (lorsque les agriculteurs qui cultivent l'igname invitent dans leur ferme et offrent des
ignames grillées avec du vin de palme traditionnel), le Festival du baptême traditionnel (au cours duquel on
donne un nom à un nouveau-né. Il est suivi soit par le baptême (pour les chrétiens) ou par une autre cérémonie
d’initiation religieuse ou d'acceptation pour les autres populations. Les groupes religieux à Carana ont aussi des
façons traditionnelles de célébrer le mariage qui est souvent accepté comme ayant force obligatoire en droit civil.

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Il y a aussi des festivals organisés par les adeptes des religions traditionnelles caranaises qui célèbrent différents
dieux en offrant des sacrifices d’animaux dans leurs sanctuaires, souvent en répandant du sang sur l'autel. Les
animaux sont ensuite grillés et les membres de la communauté participent à la consommation du repas sacrificiel.
Ces rituels sont souvent accompagnés de musique, de danse, et de consommation de boisson.

Les chrétiens célèbrent les grandes fêtes chrétiennes, notamment Noël et Pâques, ainsi que les journées des
différents saints (pour les catholiques romains). Les célébrations des chrétiens caranais ne sont pas très
différentes des mêmes célébrations ailleurs en Afrique et dans le monde. De même, la communauté musulmane
observe les festivals et les fêtes du calendrier musulman, notamment Muharram, le Ramadan, Eid Al-Fit'r, et
l'Aïd Al-Adha. Les hindous célèbrent aussi leurs propres fêtes, dont, notamment Diwali (la fête des Lumières),
Skanda Sashti (le Festival de Lord Subramanya), Karwa Chauth (un rituel de jeûne célébré par les femmes
mariées qui recherchent le bien-être et la prospérité de leurs maris), Krishna Janmashtami (anniversaire de Lord
Krishna) et d’autres fêtes.

À part ceux-ci, il ya aussi des jours fériés civils comme le Jour de l'An, la fête du Travail, la fête de
l'indépendance, la Journée de l’enfant parrainé par l'UNICEF, et d’autres commémorations, comme l'anniversaire
de Joseph Uroma.

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Etude de pays – République démocratique de Carana

CHAPITRE 6: GOUVERNANCE

APERÇU
Nom : Formule conventionnelle longue : République démocratique de Carana
Formule conventionnelle courte : Carana
Formule commune longue : République démocratique de Carana
Formule commune courte : Carana

Type de gouvernement : République

Capital : Galasi

Provinces : 8 provinces :
Tereni, Mahbek, Leppko, Barin, Guthar, Koloni, Fellari, Hanno

Revendications
maritimes : Eaux territoriales, 12 MN
Zone contiguë : 24 MN
Zone économique exclusive : 200 MN
Plateau continental : 200 MN, ou jusqu’au rebord du Plateau continental
er
Constitution : La première Constitution a été rédigée et est entrée en vigueur le 1
octobre 1963 ; elle a été suspendue le 30 novembre1972 sous le
Général Christian Hakutu ; une nouvelle constitution est entrée en
vigueur le 17 décembre 1985 et a été amendée en 2004 sous Jacques
Ogavo,

Indépendance : Le 10 avril 1962 de l’Empire azuréen

Fête nationale : 10 avril (1962), jour de l’indépendance Day

Branche exécutive : Chef de l’État/chef du gouvernement : Jacques Ogavo, depuis


1996 (élu au suffrage universel direct)
Président de l’Assemblée nationale : Cheb Habdadu
Conseil d’État : Conseil d’État nommé par le Président,

Branche législative : Aux termes de la Constitution caranaise, des élections à un système


unicaméral, dénommée Assemblée nationale, sont prévues tous les cinq ans, l’Assemblée
nationale est un parlement où les projets de loi sont introduits, examinés et sont, soit acceptés ou
rejetés en tant que loi, les Membres de l’Assemblée nationale au nombre de 100, sont élus au
suffrage universel direct, à l’issue d’un scrutin uninominal à un tour.

La répartition des sièges à l’Assemblée nationale est la suivante :


• Parti démocratique du Carana (PDC) 54 sièges
• Parti de la convention caranaise (PCC) 35 sièges
• Front national caranais (FNC), 7 sièges

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• Ralliement pour la solidarité (RS) 4 sièges

Élections: organisées pour la dernière fois le 10 juillet 2006 (réélection de Jacques Ogavo à un
troisième mandat)

Suffrage: universel; 18 ans;

Système électoral: Système uninominal à majorité simple ou modèle de compétition à un seul


vainqueur, où tout ce dont le vainqueur dans une circonscription a besoin, c’est d’obtenir plus de
voix que n’importe quel autre candidat pour la représenter, les frontières des circonscriptions sont
basées sur les frontières départementales existantes, la répartition des sièges est proportionnelle
au total de la population de la juridiction, pour un total de 100 sièges à l’Assemblée nationale,

La répartition actuelle des sièges au sein de l’Assemblée nationale, par département, est la
suivante :

Capital/
Province/Département % of Nat Pop Population Sièges
chef-lieu
Province de Barin Folsa
Département de Barin sud Folsa 3.10% 264.779 3
Département de Barin est Maui 1.98% 169.025 2
Département de Barin nord Nusbet 1.26% 108.135 1
Département de Barin ouest Nusbet 1.35% 115.854 1
Sous total pour la province 7.69% 657.794 7

Province de Fellari Galasi


Département de Fellari nord Galasi 17.35% 1.484.014 17
Département de Fellari nord-
Clavo 3.52% 301.084 4
est
Département de Fellari sud-
Jumi 1.14% 97.122 1
est
Département de Fellari sud Feri Rad 5.93% 507.250 6
Département de Fellari
Amsan Ouest 3.46% 296.016 3
ouest
Sous total pour la province 31.39% 2.685.486 31

Province de Guthar Amsan


Département de Guthar
Amsan 9,75% 834.408 10
nord-est
Département de Guthar est Cereni 3.99% 341.542 4
Département de Guthar sud-
Lora 3.63% 310.189 4
est
Département de Guthar sud-
Kalzo 2.27% 194.203 2
ouest
Département de Guthar
Arum 2.64% 226.036 3
nord-ouest
Sous total pour la province 22.29% 1.906.377 23

Province de Hanno Maroni

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Capital/
Province/Département % of Nat Pop Population Sièges
chef-lieu
Département de Hanno
Maroni 1.79% 153.125 2
nord-est
Département de Hanno est Akabar 0.70% 59.584 1
Département de Hanno sud-
Cerves 0.40% 34.516 1
est
Département de Hanno sud Torta 0.90% 76.887 1
Département de Hanno
Chute-Garani 1.32% 112.714 1
ouest
Département de Hanno
Pfoksol 1.53% 130.677 2
nord-ouest
Sous total pour la province 6.63% 567.503 8

Province de Koloni Suroun


Département de Koloni sud Suroun 2.04% 174.120 2
Département de Koloni
Molle 0.87% 74.235 1
ouest
Département de Koloni nord Norke 0.92% 78.499 1
Département de Koloni est Karo 1.61% 138.052 2
Sous total pour la province 5.43% 464.904 6

Province de Leppko Corma


Département de Leppko est Corma 4.48% 383.407 3
Département de Leppko
Ude 1.57% 134.522 2
sud-est
Département de Leppko sud Eres 3.29% 281.075 3
Département de Leppko
Kika 1.17% 99.817 1
sud-ouest
Département de Leppko
Muka 1.86% 159.138 2
nord-ouest
Département de Leppko
Sarazzo 2.17% 185.695 2
nord
Sous total pour la province 14.54% 1.243.654 13

Province de Mahbek Faron


Département de Mahbek
Faron 3.14% 268.482 3
sud
Département de Mahbek
Ludou 2.23% 190.674 2
ouest
Département de Mahbek
Perkes 1.95% 167.227 2
nord
Département de Mahbek est Mia 2.45% 209.695 2
Sous total pour la province 9.77% 836.079 9

Province de Tereni Alur


Département de Tereni
Alur 0.90% 77.312 1
ouest
Département de Tereni nord Buboul 0.44% 37.581 1
Département de Tereni est Lurok 0.90% 77.309 1

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Capital/
Province/Département % of Nat Pop Population Sièges
chef-lieu
Sous total pour la province 2.25% 192.202 3

TOTAL 100% 8.553.999 100

STRUCTURE ADMINISTRATIVE

Le Président et le pouvoir exécutif

Le pouvoir exécutif du gouvernement de la République démocratique de Carana comprend le siège


du chef du gouvernement (le Président), un cabinet du Président, un Conseil d'Etat et une série de
ministères.

Le Président est élu par l'Assemblée nationale pour un mandat de cinq ans (l'éligibilité en vue
d’une réélection pour un deuxième mandat unique a été modifiée par un amendement
constitutionnel avant les élections de 2006). Le Président est à la fois le chef de l'Etat et le chef du
gouvernement ainsi que du Conseil d'Etat. Il est le Commandant en chef des Forces de défense
caranaises et le chef de l'Assemblée nationale (les Réunions de l'Assemblée sont toutefois
présidées par un Président de l'Assemblée nationale.) En tant que chef du gouvernement, le
Président établit le programme politique national, décide de la taille du Conseil d'Etat, nomme et
révoque le Conseil d'État et les autres hauts fonctionnaires.

Le Bureau du Président est un organe de soutien du chef de l’État de Carana et est actuellement
composé d'un Chef de Cabinet et de quatre conseillers qui donnent au Président des avis sur les
thèmes et les questions ci-après : affaires politiques et provinciales, affaires étrangères, sécurité et
défense ; affaires économiques et sociales ; commissions et nominations.

Le Conseil d'Etat est composé des membres de l'Assemblée nationale et autres personnes non
élues, nommées par le Président pour s’occuper des différents ministères.

Les ministères sont dirigés par des ministres qui sont généralement des membres de l'Assemblée
nationale ou, exceptionnellement par des personnes non élues, toutes nommées par le Président.
Afin de garantir l'unité nationale, il est généralement prévu que le gouvernement et l'exécutif dans
son ensemble seront assez représentatifs de la diversité de la société caranaise. Toutefois,
pendant le second mandat de Roselyn Okatsi, le personnel d’exécution et les membres du Conseil
d'Etat qui représentaient les populations Kori et Tatsi ont commencé par être remplacés par des
Falin. Avec Jacques Ogavo, cette tendance s'est poursuivie.

La structure ministérielle suit la hiérarchie suivante : ministre, vice-ministre, vice-ministre adjoint,


Directeur général. Directeur et directeur adjoint. Les agences gouvernementales qui sont des
commissions sont normalement structurées avec un Commissaire et un commissaire adjoint avant
de revenir à la structure civile normale.

A l’heure actuelle, on compte parmi les Commissions : une Commission électorale une
Commission nationale des médias et une Commission des services judiciaires;

La branche exécutive de Carana compte actuellement 14 ministères, comme décrit ci-dessous

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Ministère Responsabilités

Ministère de l’Agriculture, Il est chargé d’assurer la sécurité alimentaire grâce à des politiques et
des terres, des Ressources des programmes agricoles, notamment la pêche, la règlementation et
en eau et de l’Environnement l’utilisation des terres et de l’eau d’une manière viable pour
l’environnement.

Il est chargé des politiques de défense et des forces de défense


Ministère de la Défense
caranaises, ainsi que de la capacité de réaction et de l’appui à d’autres
ministères en cas d’urgence.

Il est chargé de l’enseignement primaire et secondaire, des instituts


Ministère de l’Éducation, de
d’enseignement technique postsecondaire et des universités, de
la Recherche, de la Culture
l’appui à la recherche.des politiques et des institutions culturelles, de la
et des Sports
jeunesse et de la promotion du sport.

Ministère de l’Énergie, des


Il est chargé du développement et de la règlementation des ressources
mines et des ressources
énergétiques, des ressources minières et autres ressources naturelles,
naturelles
y compris la sylviculture, ainsi que de la production et du transport de
l’électricité par la Société caranaise d’électricité.

Il est chargé des questions liées à la politique économique, au budget


Ministère des Finances
du gouvernement central, aux taxes, à la banque et à l’assurance, à la
situation économique en général à tous les niveaux de gouvernance,
ainsi qu’à la collecte des recettes douanières

Ministère des Affaires Il est chargé de la conduite des relations extérieures, d’aider à la
étrangères, du commerce réalisation des objectifs de politique internationale grâce à des
international et de la relations bilatérales, régionales et internationales de grande portée, et
coopération de coordonner la politique étrangère du gouvernement.

Ministère de la Santé, des Il est chargé des politiques et programmes liés aux soins de santé et
affaires sociales, de la aux services médicaux, aux logements sociaux; de la protection et des
famille et des affaires soins de la famille, de veiller à la participation des femmes à la vie
féminines politique, économique, sociale et culturelle du pays.

Ministère de l’Industrie, du Il est chargé du développement industriel et commercial, du marché et


Commerce et de l’Emploi des conditions du travail ainsi que du secteur des affaires.

Il est chargé de l’Office d’information de Carana; des politiques et de la


Ministère de l’information, de
délivrance des licences de radiotélévision ; de la gestion de la
la radiotélévision et du
radiodiffusion publique de Carana ainsi que des services de
tourisme
radiodiffusion, de même que de la promotion du tourisme.

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Il est chargé d’assurer le respect de la loi; des services de


renseignement et du contre-espionnage ; des tribunaux et des services
correctionnels; de la citoyenneté et du contrôle de l’immigration. Entre
autres organes d’intérêt qui relèvent de la responsabilité de ce
ministère se trouvent: le vice-ministre chargé de la police nationale
Ministère de l’Intérieur
caranaise. Le vice-ministre chargé de la Gendarmerie caranaise
(Direction des services en uniforme; direction des enquêtes; direction
des services de renseignements nationaux. Direction du contre-
espionnage). Le vice-ministre chargé des prisons et de la probation. Le
vice-ministre chargé de la citoyenneté et de l’immigration, y compris de
la sécurité aux frontières.

Il est chargé des questions relatives au droit administratif et


Ministère de la Justice
constitutionnel, au droit civil et pénal et au système judiciaire.

Il est chargé des questions ayant trait aux niveaux inférieurs des
Ministère de l’Administration pouvoirs publics, ainsi qu’au niveau de l’administration portant sur la
locale supervision des personnes nommées par le gouvernement, ainsi que
du renforcement des capacités administratives et techniques.

Il est chargé des biens de l’État et des affaires administratives à


Ministère des Travaux
caractère interministériel, notamment la passation de marchés et la
publics et des Affaires
fourniture de l’approvisionnement, des services et du logement ; et, en
administratives
collaboration avec l’administration des services publics, de l’affectation
du personnel des services publics.

Il est chargé du développement et de la règlementation du transport,


des communications et des infrastructures par le biais d’institutions
Ministère des Transports et comme le Conseil d’administration des ports nationaux, l’administration
des Communications nationale du transport aérien et des aéroports, la Commission
nationale des chemins de fer, des postes et des télécommunications
qui est aussi responsable des opérations de télécommunications de
Carana ainsi que de la Société de communications sans fil de Carana.

Niveaux de l’administration et des collectivités locales

Outre le gouvernement national situé à Galasi, les responsabilités sont décentralisées à deux
autres niveaux d’administrations locales reconnues au niveau national : les provinces et les
communes. Ces administrations disposent d’une autonomie juridique et financière et peuvent
entreprendre n’importe quelle activité visant à promouvoir le développement économique, social et
culturel de la commune/province.

À des fins administratives, le pays est subdivisé à trois niveaux : les provinces (8), les
départements (37) et 2064 villages et établissements. Ainsi, les provinces sont dirigées par un
Gouverneur, et les départements, par des préfets; tous nommés par le gouvernement central. Ces
personnes nommées ainsi que leur personnel supervisent et coordonnent l’ensemble des services
ministériels et autres aux niveaux provincial et départemental.

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Au niveau de la province et du département, les tâches sont réparties entre deux chefs de division,
dont l’un est responsable des affaires administratives et générales, y compris la supervision des
forces de police, des affaires civiles et de l’administration des niveaux inférieurs de l’administration.
L’autre est chargé des affaires économiques, financières et sociales, y compris du budget, des
travaux publics, de la santé et de l’éducation, de même que de la supervision des marchés et du
contrôle des prix. Il y a également le Chef de cabinet qui agit en tant qu’assistant administratif
chargé des affaires interdépartementales et d’assurer la liaison avec les ministères centraux situés
à Galasi.

Dans certains cas, les fonctionnaires des ministères sont affectés dans les provinces en dehors de
la capitale Galasi. Ces administrateurs provinciaux sont présents au niveau provincial où ils
représentent les différents ministères et ils rendent directement compte au gouvernement central.

Au niveau provincial (le gouverneur son personnel et l’assemblée provinciale) sont chargés de :

• L’enseignement général, technique, professionnel au niveau du secondaire


• L’enseignement spécialisé
• Les hôpitaux provinciaux
• Les infrastructures routières et de communication dont ils sont responsables
• Le tourisme
• L’énergie
• Les pouvoirs décentralisés ayant trait aux:
o Le budget et les comptes ; la planification des villes et de la campagne,
l’élaboration des programmes
o La création et la gestion des organes administratifs locaux, les travaux et les
contrats d’approvisionnement, les baux et autres accords, le prélèvement des
taxes et la détermination de leurs niveaux conformément à la loi
o Les prêts et les subventions, les méthodes d’application ou les règles concernant
le service du personnel. etc.

Au niveau du département: le préfet et son personnel sont chargés de :

• L’enseignement de base
• Les centres de santé et de santé préventive
• Les routes et communications qui relevant de leur compétence
• Les travaux d’adduction en eau

Le niveau le plus bas de l’administration locale est la commune ; pour ce faire, la communauté
locale doit être en mesure de mobiliser des ressources financières en vue de gérer l’administration
locale. Une « commune rurale » devrait avoir au moins 5.000 habitants et les activités
économiques locales devraient pouvoir générer 75 % de son budget pour faire face à ses
responsabilités. Le seuil pour une « commune urbaine » est de 10.000 habitants et de 75% de son
budget. La ville administrative (chef-lieu) d’un département a le statut d’une commune, quels que
soient les seuils atteints, tout comme les capitales provinciales. Les Communes élisent des
conseils communaux composés de représentants des villages (en zone rurale) et des quartiers (en
zone urbaine). Les communes sont administrées par des maires qui sont élus au sein du conseil.
Les établissements en zone rurale et les campements de nomades qui ne forment pas une
commune rurale relèvent du département.

Le pouvoir et les responsabilités des gouvernements au niveau de la commune portent sur


certaines prestations de service et la responsabilité de la production de revenus comme la collecte
de l’impôt foncier au nom du gouvernement central (et comme indiqué par les niveaux supérieurs
de l’administration). Les communes sont gérées par un conseil communal élu au suffrage universel

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direct. Le maire et son personnel composent le bureau de la commune et sont élus par les
conseillers. Les communes sont chargées de mettre à disposition les conditions susceptibles de
fournir un accès équitable aux ressources et services locaux et de satisfaire les besoins
fondamentaux de leurs citoyens. La différence entre les communes rurales et urbaines réside dans
les compétences qui leur ont été transférées.

Au niveau de la commune, le maire et son personnel élus, le conseil communal, sont chargés de :

• L’enseignement maternel et élémentaire


• Les dispensaires, les maternités et les centres de santé communautaires (postes
sanitaires)
• Les routes et les communications qui entrent dans le cadre de leurs attributions
• Les transports publics et les plans de circulation
• Les foires et les marchés
• L’adduction d’eau en zones rurale et urbaine
• Le sport, les arts et la culture
• Les pouvoirs décentralisés ayant trait aux :
o Le budget et les comptes ; la planification des villes et de la campagne,
l’élaboration des programmes
o La création et la gestion des organes administratifs locaux, les travaux et les
contrats d’approvisionnement, les baux et autres accords, le prélèvement des
taxes et la détermination de leurs niveaux conformément à la loi
o Les prêts et les subventions, les méthodes d’application ou les règles
concernant le service du personnel. etc.

Au niveau sous communal se trouvent habituellement les assemblées et les conseils (à savoir, les
conseils de village), mais ils ne comportent pas d’administration locale officielle et ne reçoivent pas
de financement régulier du gouvernement. Au sein de ces conseils sont examinés les besoins et
projets locaux.

• Province de Barin:
o 4 départements ; 4 communes rurales; 3 communes urbaines; 209
établissements ruraux

• Province de Fellari:
o 5 départements ; 13 communes rurales; 6 communes urbaines ; 208
établissements ruraux

• Province de Guthar:
o 5 départements ; 8 communes rurales; 3 communes urbaines ; 279
établissements ruraux
• Province de Hanno:
o 6 départements ; 9 communes rurales; 6 communes urbaines ; 194
établissements ruraux

• Province de Koloni:
o 4 départements ; 15 communes rurales; 23 communes urbaines ; 132
établissements ruraux

• Province de Leppko:
o 6 départements ; 27 communes rurales; 13 communes urbaines ; 734
établissements ruraux

• Province de Mahbek:

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o 4 départements ; 15 communes rurales; 18 communes urbaines ; 246


établissements ruraux

• Province de Tereni:
o 3 départements ; 14 communes rurales; 7 communes urbaines ; 62
établissements ruraux

Découpage Gouverne Division Organe élu


Organe exécutif
administratif ment, Local administrative
Assemblée
8 Provinces x x Gouverneur
provinciale
37 Départements x Préfet
105 communes
rurales et 78
x Conseil communal Maire
Communes
urbaines
Villages et
x Conseil de village Chef de village
établissements

Situation actuelle : le fonctionnement d’une structure décentralisée de Carana varie


considérablement d’une province à une autre, d’un département à un autre et d’une commune à
une autre. Il en est ainsi essentiellement en raison de la capacité des acteurs à assumer leurs
responsabilités dont un grand nombre ne sont pas précises. La faiblesse des niveaux
d’alphabétisation constitue un problème au sein des agents ruraux élus et l’aide de l’état et du
Ministère de l’Administration locale dans le domaine de la supervision est insuffisante. De même,
les questions de développement rassemblent les populations à des degrés très divers. On constate
également un manque de personnel administratif et technique suffisamment qualifié. La présence
ou l’absence d’organismes de développement en vue de fournir un appui technique et financier à
l’administration locale, ainsi que la capacité des agents élus à les attirer joue également un rôle
dans cette diversité.

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PARTIS POLITIQUES ET ÉLECTIONS


Pour garantir l’impartialité du processus électoral, l’une des premières mesures à prendre en vue
d’améliorer la réputation et l’intégrité du système démocratique de Carana réside dans la création
d’une Commission électorale indépendante. En vue d’assurer son autonomie, la situation et le
pouvoir du Bureau de la Commission électorale sont inscrits dans la Constitution et ils ne peuvent
être annulés sans l’accord du parlement. L’autonomie et l’indépendance de la Commission
électorale seraient également préservées au terme de la Constitution caranaise. Un article de la
Constitution de Carana stipule que, dans l’exercice de ses rôle et responsabilité, la Commission
électorale « n’est soumise au contrôle d’aucune personne ni autorité ».

Malgré ces dispositions de la constitution, l’indépendance et le fonctionnement de la Commission


électorale laissent beaucoup à désirer. Et ce, parce que les responsables du PDC refusent
délibérément de mettre à la disposition de la Commission, les ressources logistiques, financières et
humaines requises pour lui permettre de mener à bien son mandate électoral. Alors que les
procédures pour les dépenses et les mouvements de trésorerie de la Commission sont contrôlés
par un ministère et sont soumis à des règles et procédures gouvernementales, on constate des
retards au niveau des décaissements importants de fonds. Dans le même temps, la Commission
électorale a été accusée d’imprimer des bulletins de vote en plus grand nombre et de recruter
davantage d’agents électoraux que nécessaire. Compte tenu de son indépendance vis-à-vis du
pouvoir exécutif, la Commission électorale aurait pu profiter de ce qu’elle n’est pas soumise aux
contrôles de ses dépenses exercés sur les institutions publiques. En outre, la Commission
électorale est souvent perçue comme n’étant pas impartiale, neutre ni objective par tous les partis
prenant part aux élections.

Le PDC a constamment usé de son avantage politique pour contrôler le processus électoral afin de
se maintenir au pouvoir. Le gouvernement au pouvoir a été accusé d’imposer des restrictions à
l’opposition politique, ce qui en fin de compte limite ses capacités à disputer équitablement les
élections.

Les restrictions imposées par le gouvernement aux partis d’opposition les ont, dans le passé,
empêchés d’être représentés dans les bureaux de vote, d’assister au dépouillement du scrutin et
de tenir des réunions pendant la campagne. Tout ceci n’a pas permis de créer un terrain de jeu
équitable pour l’ensemble des partis pendant les élections. Ainsi, bien que le gouvernement du
PDC soit officiellement et théoriquement un gouvernement démocratique et constitutionnellement
élu avec le FNC comme parti d’opposition officiel, Carana est dans une large mesure devenu de
facto un État à parti unique. En raison de l’absence d’une opposition forte et efficace pour le
contrôler et l’obliger à rendre compte de ses politiques et actions, il devient de plus en plus
autoritaire. Avec le PDC qui domine l’Assemblée nationale, le processus politique à Carana risque
de créer une dynastie politique à parti unique.

Du fait du manque de règlementations en ce qui concerne le financement privé des partis à


Carana, la majorité Falin du PDC a été le plus grand bénéficiaire des grandes sommes d’argent
données par des donateurs secrets, puisque les Falin contrôlent la majorité des richesses du pays.
Les défenseurs des droits de l’homme et de la démocratie n’ont cessé de dénoncer l’absence de
règles efficaces pour régir les rentrées d’argent en provenance de sources privées destinées à
soutenir les partis politiques et les particuliers qui militent au sein de partis politiques. Les Falin, les
Indiens, les Arabes, les Pleioni et les Azuréens de Carana aisés peuvent facilement devenir
influents en donnant autant qu’ils veulent, empêchant ainsi les autres groupes et populations de se
faire entendre. Les partis politiques et les candidats à Carana ne reçoivent aucun financement
public. Alors que ce problème est fréquemment discuté à l’Assemblée nationale, qui veut que le
financement des partis politiques et des candidats risque de leur faire perdre leur indépendance
vis-à-vis de l’État et donc de ne plus être en contact avec la société civile. En raison des difficultés

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financières du gouvernement, le PDC a toujours soutenu qu’il vaut mieux financer des hôpitaux et
des écoles que de donner les dollars du contribuable à des partis politiques.

Ces faits ont été aggravés par un système de parti généralement faible. Les partis d’opposition à
Carana sont souvent de petites organisations dotées de capacités limitées et plutôt homogènes et
basées sur l’appartenance ethnique ou autre. Parce qu’un grand nombre de partis politiques
existants n’ont pas été en mesure de se doter d’un caractère et d’une plateforme véritablement
nationaux, très peu parmi eux ont réussi à augmenter leurs effectifs et à élargir leur base de
soutien au-delà des frontières ethniques, religieuses et géographiques. Par le passé, certaines
organisations étaient interdites et certaines activités étaient restreintes par le gouvernement en
raison de leurs activités et sentiments jugés allés à l’encontre du progrès. Dans l’ensemble, les
partis d’opposition à Carana n’ont que peu d’influence et d’impact sur les décisions et les politiques
prises par le gouvernement. Il en résulte que la Commission électorale et le processus électoral
n’ont pas tellement bonne presse à Carana.

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HIÉRARCHIES ET CHEFS TRADITIONNELS


La structure de l’État caranais a également coexisté avec une structure de pouvoir social
traditionnel décentralisée. On trouve des structures de pouvoir informel au sein des différentes
communautés, tribus et religions dans tout le pays. Il existe un Conseil de chefferies, compose
d’un ensemble de chefs héréditaires traditionnels et de chefs élus au sein des différentes
collectivités tribales. Le gouvernement effectue actuellement un examen du rôle des chefferies qui
pourrait être amené à changer dans les années à venir. Même si les chefs et les notables jouent un
rôle important aussi bien dans les villages qu’au niveau national, et qu’ils exercent un pouvoir sur
ceux qui soutiennent les différents partis politiques, ils n’ont pas le droit de se mêler directement à
la vie des partis politiques. Tout chef traditionnel qui souhaite militer au sein d’un parti doit
renoncer à son rôle au sein du Conseil de chefferies. L’interdiction faite aux autorités traditionnelles
de faire de la politique vient de la crainte que leur participation pourrait entraîner des divisions et
des tensions au sein des collectivités locales.

Les rôles de chef au sein des structures traditionnelles à Carana sont parfois basés sur l’héritage,
la propriété, le statut social, l’âge ou un ensemble de tout ceci, et sont accompagnés d’une grande
diversité de titres, selon le groupe ethnique et les coutumes locales. Le commandant de la
province ou local peut s’attirer d’énormes pouvoirs, en s’appuyant sur l’argent et la coercition, et il
peut le faire en contournant ou en se servant des structures de gouvernement sous nationales.

La coexistence des autorités officielles et traditionnelles a souvent donné lieu à des conflits entre le
gouvernement Falin et les chefs traditionnels des tribus Tatsi et Kori. Même si la grande loyauté
des populations Kori a permis à leurs chefs de négocier avec les responsables gouvernementaux
en vue d’obtenir des ressources publiques supplémentaires pour certains projets, lorsque ces
responsables ont besoin de l’appui des Kori, les chefs Tatsi n’ont pas réussi à négocier avec les
fonctionnaires Falin.

Voir également la section sur « les chefs de tribus au sein de la société ». (Chapitre 4: Société).

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Étude de pays – République démocratique de Carana

CHAPITRE 7: LE DROIT

APERÇU
Même si la Constitution prévoit un système judiciaire indépendant des pouvoirs exécutif et législatif
du gouvernement, des cas de violation par des fonctionnaires du gouvernement ont été signalés.
Les extorsions et autres formes de corruption sont devenues des pratiques courantes à Carana.
Alors que les autorités gouvernementales se sont engagées à renforcer le système judiciaire,
certains indices prouvent que des membres de l’exécutif et du législatif se sont immiscés dans des
procédures judiciaires.

SYSTÈME JUDICIAIRE NATIONAL


Structure : Le système judiciaire de Carana est fondé sur le droit civil. Il est divisé en un système
à quatre niveaux, avec la Cour suprême au sommet, qui a compétence en matière d’appel pour les
cas relevant du droit caranais. La Cour suprême et les tribunaux inférieurs sont sous l’autorité du
ministère de la justice. Elle comprend une cour de cassation qui est chargée d’examiner et de
casser les jugements rendus par des tribunaux inférieurs, qui contiennent des erreurs
fondamentales de droit. À la demande du procureur général ou du président de la Cour suprême,
cette dernière peut réviser tout dossier d’un autre tribunal – et pas uniquement ceux pour lesquels
un avis d’appel a été déposé. La Cour suprême est la seule habilitée à interpréter la Constitution, à
entendre et à statuer sur toute plainte déposée contre un Président qui a été destitué par
l’Assemblée nationale.

Les juges de la Cour suprême sont choisis par l’Assemblée nationale parmi un ensemble de
candidats présentés par le Président (en collaboration avec le Ministère de la justice) dont les noms
lui sont soumis par la Commission des services judiciaires. Le président et le vice-président de la
Cour suprême sont recommandés par le Président et nommés par l’Assemblée nationale. Les
juges en service dans les tribunaux supérieurs, de niveau intermédiaire et de district sont nommés
par les conseils provinciaux, à partir d’une liste de noms soumis par les Commissions judiciaires
provinciales.

Après la Cour Suprême viennent les tribunaux dont la compétence en première instance découle
du droit caranais. On compte huit tribunaux de grande instance; un dans chacune des huit
provinces. Des tribunaux de niveau intermédiaire sont présents au niveau départemental, et des
tribunaux de première instance au niveau de la commune. La compétence de chacun de ces
tribunaux est prévue par la loi.

La structure des tribunaux qui ont compétence d’appel est la suivante : la décision en appel rendue
par un tribunal de district est soumise à un tribunal de niveau intermédiaire dans la zone de
compétence du tribunal de district ; un tribunal de niveau intermédiaire porte l’affaire devant un
tribunal de grande instance ; qui à son tour saisit Cour suprême. Un deuxième appel fait référence
à une décision rendue par un tribunal de niveau intermédiaire qui, en sa compétence en appelle au
tribunal de grande instance, qui saisit la Cour suprême.

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Ci-après la répartition des tribunaux supérieurs, de niveau intermédiaire et de première instance à


Carana. La Cour suprême est située dans la capitale nationale Galasi :

Tribunaux de Tribunaux de
Tribunaux
Départément Population niveau première
supérieurs
intermédiaire instance
Barin S 264.779 Folsa Folsa 2
Barin E 169.779 Maui 3
Barin N 108.135 Nusbet 6
Barin O 115.854 Muffo 3
Fellari N 1.484.014 Galasi Galasi 13
Fellari N-E 301.084 Clavo 3
Fellari S-E 97.122 Jumi 2
Fellari S 507.250 Feri Rad 6
Fellari O 296.016 Amsan Ouest 5
Guthar N-E 834.408 Amsan Amsan 6
Guthar E 341.542 Cereni 2
Guthar S-E 310.189 Lora 3
Guthar S-O 194.203 Kalzo 2
Guthar N-O 226.036 Arum 3
Hanno N-E 153.125 Maroni Maroni 3
Hanno E 59.584 Akabar 4
Hanno S-E 34.516 Cerves 2
Hanno S 76.887 Torta 5
Hanno O 112.714 Chute-Garani 2
Hanno N-O 130.677 Pfoksol 2
Koloni S 174.120 Suroun Suroun 2
Koloni O 74.235 Molle 5
Koloni Nord 78.499 Norke 1
Koloni Est 138.052 Karo 1
Leppko E 383.407 Corma Corma 8
Leppko S-E 134.422 Ude 6
Leppko S 281.075 Eres 4
Leppko S-O 99.817 Kika 8
Leppko N-O 159.138 Muka 4
Leppko N 185.695 Sarazzo 3
Mahbek S 286.482 Faron Faron 3
Mahbek O 190.674 Ludou 6
Mahbek N 167.227 Perkes 3
Mahbek E 209.695 Mia 5
Tereni O 77.312 Alur Alur 4
Tereni N 37.581 Buboul 5
Tereni E 77.309 Lurok 5
Total 8.553.999 8 37 150

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Situation actuelle : Dans n’importe quel pays, on s’attend à ce que le système judiciaire soit une
institution politique chargée de protéger, d’interpréter les dispositions de Constitution, et d’appliquer
les lois du pays. Malheureusement, le système judiciaire a été plutôt inefficace à Carana. En
dehors du fait qu’il n’y a pas de fonctionnaires judiciaires, il ne dispose pas non plus des
ressources nécessaires pour lui permettre de mener à bien ses obligations. En outre, le système
judiciaire à Carana est souvent perçu comme une institution qui protège les intérêts des élites
économiques et politiques. Il a, par le passé, été accusé par ses détracteurs, de ne pas faire
beaucoup d’efforts pour lutter contre la fraude électorale du PDC, ou pour limiter l’influence et le
pouvoir de l’exécutif.

Même si la Constitution de Carana prévoit l’indépendance du judiciaire par rapport aux autres
organes du gouvernement, il ne fait pratiquement pas de doute que l’exécutif s’est souvent immiscé
dans les activités du judiciaire. Alors qu’un système judiciaire indépendant et efficace peut aider à
trouver une solution au problème de la corruption et de l’abus de pouvoir, tout en protégeant les
droits de l’homme, les droits civils et politiques et les libertés publiques dans tout le pays, celui-ci a
presque toujours été perçu comme étant manipulé par le gouvernement du PDC afin de définir et
de prendre en compte les intérêts actuels du PDC aux dépens des opposants politiques. Même
lorsqu’il n’existe aucune preuve attestant que le judiciaire est directement manipulé et influencé par
les dirigeants du PDC, il est certain que, la plupart du temps, le judiciaire prend des décisions pour
plaire à l’exécutif et au PDC. Nulle part ailleurs l’ingérence de l’exécutif n’a été aussi flagrante que
dans le cas du leader du CISC (Combattants indépendants du sud Carana), Niba Manzi qui, avec
d’autres responsables de ce mouvement, a été jugé, déclaré coupable et condamné à être exécuté
par un peloton d’exécution, pour sédition et trahison inventées de toutes pièces en 1998.
L’exécution de Manzi n’a, de toute évidence, fait qu’envenimer les tensions ethniques et politiques
à Carana, étant donné que les Tatsi ont considéré cet acte comme une preuve supplémentaire de
la domination des Falin et du PDC au sein de la société.

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RÈGLEMENT SUR LA DISCIPLINE MILITAIRE ET POLICIÈRE


L’armée de Carana (y compris la Gendarmerie) fonctionne selon un code de discipline militaire, et
un code semblable s’applique aux forces de sécurité. Ces codes disciplinaires permettent aux
forces armées et aux forces de sécurité de créer des tribunaux internationaux pour juger aussi bien
les infractions pénales que les infractions spécifiques dans le cadre des codes respectifs. Des
mécanismes spéciaux ont également été mis en place pour mener des enquêtes et appliquer des
sanctions.

Même si ces codes disciplinaires placent ostensiblement les membres des forces armées et des
forces de sécurité au-dessus du grand public, ces procédures ont été critiquées pour leur manque
de transparence et de dispositif public. En conséquence, il y a eu de nombreux cas où le personnel
jugé par des tribunaux internes aurait échappé à la sanction qu’il méritait, ou dans lesquels les
enquêtes menées au niveau interne ont réussi à dissimuler les fautes des hommes en uniforme.

DROIT LOCAL TRADITIONNEL


Le droit local joue un rôle complémentaire dans le système juridique par l’intégration et il jouit d’une
grande importance dans la pratique. Son manque d’uniformité, en raison des différences ethniques
et provinciales, rend impossible l’application d’un droit coutumier cadre. Il reste toutefois important
dans le système juridique caranais, grâce à son intégration informelle dans le système judiciaire
officiel, notamment au niveau des tribunaux inférieurs. L’absence d’officiers de justice et la pénurie
des ressources dans de nombreux domaines entravent le bon fonctionnement des tribunaux qui,
dans certains cas, a conduit à une accumulation des dossiers. En raison en partie de la faiblesse
de ce système judiciaire, les populations font davantage confiance au droit traditionnel local pour le
maintien de l’ordre public, consacré par l’autorité des anciens de la tribu et du village. Les
populations Kori sont connues pour préférer le droit coutumier à la législation officielle, et ont donc
un système de justice traditionnel très développé qui fait abstraction du système judiciaire.

DROIT RELIGIEUX ET AUTRE


Même si la Shari’a n’a jamais été formellement instituée à Carana, elle joue un rôle important dans
la vie de certains musulmans, notamment les arabes et les Falin musulmans, en particulier des
tribus Hanari et Barini. Entre autres réclamations faites par les leaders Hanari et Barini au cours
des dernières décennies, figurent la reconnaissance et l’institutionnalisation de la Shari’a pour les
musulmans de Carana. Cette proposition a été largement combattue par certains groupes de la
population, notamment les Falin non musulmans qui forment la majorité de ceux qui occupent des
postes au sein du gouvernement.

Au sein de la hiérarchie des organisations religieuses comme l’Église catholique romaine, des
tribunaux ecclésiastiques exercent le pouvoir pour les questions de droit canon, mais ceux-ci ne
sont pas officiellement reconnus par l’État. Toutefois, dans la pratique, l’Église catholique exerce un
pouvoir quasi-juridique sur ses dignitaires, qui avait autrefois été tacitement reconnu par les
autorités civiles. D’autres organismes professionnels (par exemple les médecins, les avocats, etc.)
ont limité la juridiction professionnelle à leurs propres membres.

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LE GOUVERNEMENT DE CARANA ET LES TRAITÉS DE L’OUA/UA

Date Traité Carana 1

2000 Acte constitutif de l'Union africaine


13-mar-2001

Abrogé et Charte de l’OUA, Addis-Abeba, 25 Mai 1963


remplacé par
l'Acte Constitutif
1965 Convention générale sur les privilèges et immunités de l’OUA
9-sept-1971

1980 Protocole additionnel à la Convention générale sur les


privilèges et immunités de l’OUA

1967 Convention phytosanitaire pour l’Afrique


13-juil-1982

1968 Convention africaine sur la conservation de la nature et les


ressources naturelles 25-jun-1988

1969 Constitution de la commission africaine de l’aviation civile


11-oct-1984

1969 Convention de l’Union africaine régissant les aspects


spécifiques aux problèmes des réfugiés en Afrique. 13-Mar-1970

1974 Création de l’Association des organisations pour la promotion


du commerce en Afrique

1975 Convention interafricaine portant création d’un programme de


coopération technique en Afrique. (s) 14-avr-2003

1977 Convention pour l’élimination du mercenariat en Afrique

1976 Charte culturelle pour l’Afrique


24-avr-1990

1981 Charte africaine des droits de l’homme et des peuples


4-mar-1990

1985 Accord portant création de l’Institut de réhabilitation africain


(s) 8-avr-1986

1985 Convention pour la création du Centre africain de


développement des engrais

1990 Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant


(s) 28-fev-1992

1
Indique la date of ratification ou d’adhésion sauf en présence d’un (s), auquel cas, la date ne
s’applique qu’à la signature du traité.

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Date Traité Carana 1

1991 Convention de Bamako sur l’interdiction des importations en


Afrique et le contrôle des mouvements transfrontières et de la
gestion des déchets dangereux sur l’ensemble du continent.
1991 Traité instituant la Communauté économique africaine
14-mai-1992

1994 Charte africaine des transports maritimes


(s) 5-janv-1998

1995 Traité sur une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique


(Traité de Pelindaba).

1998 Protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des


peuples relatif à la création d’une Cour africaine des droits de 15-dec-2003
l’homme et des peuples.
1999 Convention de l’OUA sur la prévention et la lutte contre le
terrorisme (s) 23-mar-1999

2001 Protocole au Traité instituant la Communauté économique


africaine relatif au Parlement panafricain. 14-dec-2003

2001 Convention de la Commission africaine de l’énergie

2002 Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité’


de l’Union Africaine (s) 9-juil-2002

2003 Convention africaine sur la conservation de la nature et des


ressources naturelles (version révisée)

2003 Protocole à la Charte africaine sur les droits de l’homme et des


peuples relatif aux droits des femmes en Afrique.

2003 Protocole de la Cour de justice de l’Union africaine.

2003 Protocole relatif aux amendements de l’Acte constitutif de


l’Union africaine.

2003 Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte


contre la corruption.

2004 Protocole de la convention de l’OUA sur la prévention et à la


lutte contre le terrorisme

2005 Pacte de non agression et de défense commune de l’Union


africaine

LE GOUVERNEMENT DE CARANA ET LES TRAITÉS DU DROIT INTERNATIONAL

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Réserve/
déclaration faite au
Sujet Traité Date 2 moment de la
ratification (le cas
échéant)
GC I-IV 1949 Conventions de Genève (I-IV)
13-mar-
1963
Protection
des AP I 1977 Protocole additionnel aux Conventions
victimes de Genève relatif à la protection de 6-janv-
des conflits victimes des conflits armés 1986
armés. internationaux
AP I Déclaration prévue à l’article 90 AP I
Déclaration 90

AP II 1977 Protocole additionnel aux Conventions


de Genève relatif à la protection des 6-janv-
victimes des conflits armés non 1986
internationaux
AP III 2005 Protocole additionnel aux Conventions
de Genève relatif à l'adoption de
nouveaux signes distinctifs
CRC 1989 Convention sur les droits de l'enfant
14-fev-
1992
OP-CRC-AC Protocole facultatif sur la Convention
2000 relative aux droits de l'enfant concernant
la participation d'enfants aux conflits
armés
CPI Statut CPI Statut de Rome de la Cour pénale
1998 internationale 1er-mai-
2004
Protection Conv. Haye Convention sur la protection de la
de la 1954 propriété culturelle en cas de conflit armé
propriété
culturelle en Prot. Haye Premier Protocole relatif à la convention
cas de 1954 de Haye sur la protection de la propriété
conflits culturelle en cas de conflit armé
armes. Prot. Haye Deuxième Protocole à la Convention de
1999 la Haye sur la protection de la propriété
culturelle en cas de conflit armé
Environnem Convention Convention sur l’interdiction d’utiliser des
ent ENMOD 1954 techniques de modification de (s) 18-mai-
l’environnement à des fins militaires et 1977
toutes autres fins
30-août-
1970
Prot. sur le Protocole relatif à l’interdiction de
gaz, Genève l’utilisation des gaz asphyxiants,
1975 toxiques et autres.
BWC 1972 Convention sur l’interdiction du
développement, de la production et
du stockage des armes

2
Indique la date of ratification ou d’adhésion sauf en présence d’un (s), auquel cas, la date ne
s’applique qu’à la signature du traité.

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Réserve/
déclaration faite au
Sujet Traité Date 2 moment de la
ratification (le cas
échéant)
bactériologiques (biologiques) et
toxiques et sur leur destruction.

CCW 1980 Convention sur l’interdiction ou la


limitation de l’emploi de certaines
armes classiques qui peuvent être
considérées comme produisant des
effets traumatiques excessifs ou
comme frappant sans discrimination
CCW Prot. I Protocole relatif aux éclats non
1980 localisables I

CCW Prot. II Protocole sur l’interdiction ou la


1980 limitation de l’emploi des mines,
pièges et les autres dispositifs II
CCW Prot. III Protocole sur l’interdiction ou la
1980 limitation de l'usage d'armes
Armes incendiaires (III)
CCW Prot. IV Protocole sur les armes Laser
1995 pouvant aveugler (Protocole IV à la
Convention de 1980)
CCW Prot. II Protocole sur l’interdiction ou la
a1996 limitation de l'usage des mines,
pièges et autres dispositifs
(Protocole II à la Convention de
1980)
CCW Amdt Amendement de la Convention sur
2001 interdiction ou la limitation de
l’emploi de certaines armes
classiques qui peuvent être
considérées comme produisant des
effets traumatiques excessifs ou
comme frappant sans discrimination
(ainsi que les Protocoles I, II et III)
CCW Prot. V Protocole sur les restes d’explosifs
2003 de guerre relatif à la Convention sur
l’interdiction ou la limitation de
l’emploi de certaines armes
18-sept-
classiques qui peuvent être
1998
considérées comme produisant des
effets traumatiques excessifs ou
comme frappant sans discrimination
(avec les Protocoles I, II et III)
CWC 1993 Convention sur l’interdiction du
développement de la production, du 3-dec-
stockage, de l’emploi d’armes 1998
chimiques et sur leur destruction
Traité Convention sur l’interdiction de
(s) 3-dec-
d'Ottawa l'emploi, du stockage, de la
2008
1997 production et du transfert des mines

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Réserve/
déclaration faite au
Sujet Traité Date 2 moment de la
ratification (le cas
échéant)
antipersonnel et sur leur destruction

Armes à Convention sur les armes à


16-jun-
fragmentation fragmentation
1986
2008
CESCR 1966 Convention internationale sur les
16-jun-
droits économiques, sociaux et
1986
culturels
Instrument CCPR 1966 Convention internationale sur les 16-jun-
s des droits civils et politiques 1986
droits de
l’homme OP1-CCPR Protocole facultatif se rapportant à la
1966 Convention internationale sur les
droits civils et politiques
OP2-CCPR Deuxième Protocole facultatif se
1989 rapportant à la Convention 16-sept-
internationale sur les droits civils et 1976
politiques
CERD 1966 Convention internationale sur
27-mai-
l'élimination de toutes les formes de
1995
discrimination raciale
CEDAW Convention sur l'élimination de
(s) 24-
1979 toutes les formes de discrimination à
juil-2002
l’égard des femmes
OP-CEDAW Protocole facultatif se rapportant à la
1999 Convention sur l’élimination de 12-oct-
toutes les formes de discrimination à 1995
l’égard des femmes
CHAT 1984 Convention contre la torture et
autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants
OP-CAT Protocole facultatif se rapportant à la
2002 Convention contre la torture et
autres peines ou traitements
inhumains ou dégradants
OP CRC-SC Protocole facultatif se rapportant à la
2000 Convention sur les droits de l'enfant,
la vente d'enfants, la prostitution des
enfants et la pornographie
impliquant des enfants
ICRMW 1990 Convention Internationale sur la
protection des droits de tous les
ouvriers migrants et des membres
de leur famille
CRPD 2006 Convention sur les droits des
personnes handicapées

-7-9-

7 - 9/10
Version 1.1, 6 March 2013
© 2009 EURORECAMP. Used with permission.
1962
Carana – Scénario d’entraînement

Journal de pays de Carana

Réserve/
déclaration faite au
Sujet Traité Date 2 moment de la
ratification (le cas
échéant)
OP-CRPD Protocole Facultatif à la Convention
27-mar-
2006 sur les droits des personnes
1963
handicapées

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Version 1.1, 6 March 2013
© 2009 EURORECAMP. Used with permission.
1962
Etude pays – République Démocratique de Carana

CHAPITRE 8 : ÉCONOMIE
** La présente section est un survol de l'économie de Carana. Pour une analyse détaillée de
l'environnement économique de ce pays, vous voudrez bien vous référer au document « Survol
économique et sommaire des statistiques économiques » de la République de Carana.

APERÇU DU PAYSAGE ÉCONOMIQUE


Population : 8.553.999
1
PIB (PPA): 4,6 milliards $ E-U

PIB – per capita (PPA) : 535 $

Taux de croissance réelle du PIB (% annuel) : -1,7%

PIB – composition par secteur :


Agriculture 49%
Industrie 41%
Services 10%

Main-d'oeuvre (prévue) : 4,47 millions

Main-d'oeuvre – par métier : Agriculture 66 %


Industrie 22%
Services 12%
2
Indice de GINI : 62,9
3
Indicateur de la pauvreté humaine : 47,3
4
Indicateur du développement humain : 0,381

Taux de chômage : 38%

Taux d'inflation (prix à la consommation) : 11,7%

Budget : Recettes 111,36 M $ E-U


Dépenses 407,16 M $ E-U

Agriculture – Produits : coton, cacao, maïs, manioc, noix de


palme/huile, poissons, bétail

1
"Parité du pouvoir d'achat »
2
L'indice de Gini est la mesure de l'ampleur des inégalités dans la répartition des revenus familiaux au sein d’une nation. Zéro
implique une égalité parfaite, alors que un00 représente l'inégalité parfaite.
3
Une mesure de l'ampleur de la privation humaine dans un pays, développée par les Nations Unies. Plus l'indice est élevé,
plus sévère est la pauvreté.
4
Une mesure composée de développement humain créée par les Nations Unies qui évalue la santé, les normes de vie et de
connaissances. Plus l'indice est élevé, mieux se porte la nation.

1
Industries : Mines (diamant, or, fer, cuivre, charbon), tronçonnage
de bois, papier, traitement des produits alimentaires,
textiles de coton, savon

Électricité – Production : 264,4 millions de KWH

Électricité – Consommation : 264,4 millions de KWH

Pétrole- Production – : 0 baril /jour

Pétrole - Consommation: 3,011 barils/jour

Pétrole - Exportation – : 0 baril /jour

Pétrole - Importations : 3.047 barils/jour

Réserves prouvées de pétrole : 0 baril /jour (spéculation sur des réserves potentielles)

Exportations : 250,56 M $ E-U f.o.b.

Exportations -Produits : diamants, or, fer, cuivre, bois,


cacao, coton, textiles, poissons,
savon

Exportations – Partenaires: Azurie 10,1%, France 9 ; 7%, Inde 7,9%, États-Unis 7,2%,
Rimosa 5,6%

Importations : 649,6 M $ E-U f.o.b.

Importations – Produits : Pétrole, biens d'équipement, machines et matériels

Importations – Partenaires : Azurie 31,7%, France 8,6%, Allemagne 7,7%, Inde 5%,
Emirats arabes Unis 4,8%

Dette extérieure : 4,79 milliards $ E-U

Monnaie (code) : Franc caranais (Frc)


Code ISO = CAF

Taux de change : Frc/$ E-U : 2,962 : un

Exercice financier : Année civile

2
VUE D’ENSEMBLE

Vers la fin des années un980, le gouvernement de Carana a vainement tenté de mettre en œuvre
une série de politiques d’ajustement structurel (PAS). Les efforts déployés par la suite par le
gouvernement en vue d’abandonner ce processus et de revenir à une économie contrôlée se sont
révélés désastreux. En conséquence, au cours de la dernière décennie, le gouvernement est
revenu aux politiques abandonnées. Toutefois, un certain nombre de faux pas économiques
effectués en 2006, en plus des graves défis lancés au secteur de l'agriculture, ont entraîné le chaos
économique. Bien que riche en diamants, or, cuivre, bois et autres ressources, mais étant donné
l’absence de développement aux niveaux des infrastructures et des capacités, la mauvaise gestion
économique et l’atmosphère politique trouble, l'économie n’a pu se développer. Tous les secteurs
ont ainsi subi un impact négatif, et le pays souffre actuellement d’un niveau d'inflation élevé, du
chômage, de la pauvreté croissante, et des activités clandestines qui ne cessent de croître. En vue
d’éviter une plus grande tourmente économique, il faudrait que le gouvernement trouve une
solution aux tensions politiques croissantes et aux questions liées à la viabilité du budget, à la
création d'emplois, à la corruption, au développement des infrastructures, et au renforcement des
capacités du gouvernement.

HISTOIRE ÉCONOMIQUE RÉCENTE

Acculé par la mauvaise gestion économique, l’échec des politiques et la crise pétrolière des années
un970, Carana s'est tourné vers les institutions financières internationales (IFI) pour une
assistance. Celles-ci ont octroyé des prêts à Carana à condition que le pays réforme ses structures
économiques et politiques.

La restructuration économique, sous forme de mise en œuvre des PAS, s'est effectuée en deux
étapes ; d’abord, des politiques de stabilisation ont été introduites qui ont été suivies par des
changements structurels. Parmi les politiques de stabilisation figuraient les politiques monétaires
plus strictes sous la forme de taux d'intérêt plus élevés, en vue de réduire la demande et de
maîtriser l'inflation ; le gel des salaires des fonctionnaires visant également à diminuer la demande
locale, en particulier des produits importés ; la baisse des dépenses publiques qui s'est manifestée
par la suppression des subventions agricoles, les coupes effectuées au niveau des principaux
services comme l'éducation et la santé ; et par la dévaluation du taux de change, en vue de rendre
moins cher les exportations de Carana pour les économies d'importation. Ces mesures de
stabilisation ont été par la suite suivies de politiques visant à changer la structure de l'économie, et
ces dernières ont, entre autres, porté sur la libéralisation des échanges – la levée des quotas, la
réduction des tarifs, la privatisation des entreprises de l'État, et la libéralisation des marchés
financiers.
Les réformes ont entraîné une croissance économique qui s’est répercutée sur le produit intérieur
brut qui a augmenté au cours des années qui ont suivi. Ces gains ont principalement découlé
d’une hausse soudaine de l'investissement étranger direct dans le secteur de l'extraction minière,
en particulier dans les activités diamantifères. La relance de l'industrie du bois et de la pêche a
également contribué à la croissance de l'économie. Peu après, le tourisme s’est redressé, tandis
que l'industrie du cacao à Namuna, qui s’était pratiquement effondrée en raison de l’œdème des
pousses du cacaoyer a détourné les acheteurs internationaux de Namuna vers Carana et apporté
aux planteurs de cacao le répit dont ils avaient tant besoin.

Malgré ces acquis, la restructuration s’est faite à un coût non négligeable ; un grand nombre de
personnes, des classes moyennes aux plus pauvres de la société ont été sérieusement affectés.
Le gel des salaires des fonctionnaires a jeté un grand trouble et beaucoup d’agents de l’État tels
que les enseignants et le personnel médical qui n’avaient pas été payés depuis des mois se sont

3
retrouvé dans une situation précaire, qui s’est soldée par des manifestations et des grèves. La
suppression des subventions agricoles en particulier, venue s’ajouter à l'ouverture aux importations
des marchés agricoles, a sensiblement réduit les revenus des agriculteurs, des produits agricoles
bon marché étant déversés sur les marchés locaux. Cette situation a eu de très graves
répercussions sur les Kori et les Tatsi qui étaient essentiellement des planteurs, et a eu pour
conséquence que le gouvernement a perdu le soutien d’une bonne frange de population des zones
rurales.

Le secteur agricole n'a pas été le seul touché par l'ouverture prématurée des marchés. L'industrie
a enduré sa part de pertes. Là aussi, une grande diversité de produits bon marché a inondé les
marchés. Même si le secteur industriel à Carana était très réduit, ceux qui y évoluaient n'étaient
pas en mesure de faire face à la concurrence des produits de sociétés étrangères bien établies et
financées, ce qui entraîné la fermeture d’un bon nombre de magasins. Cette situation, ajoutée à la
privatisation des entreprises de l'État, a provoqué une augmentation du chômage. Le programme
de compression des effectifs du gouvernement l’a rendu très impopulaire dans les zones urbaines
en général, et à Galasi en particulier.

En outre, la grande majorité de la population de Carana n'était pas en mesure de racheter la


plupart des entreprises privatisées, et de ce fait, la majeure partie des sociétés a été vendue à des
étrangers, même s’il y a eu des cas de copropriété avec le gouvernement, et que des Caranais ont
acheté des parts auprès des sociétés privatisées. La privatisation des entreprises d'État est
devenue, malgré tout, une question mal vécue pour de nombreux Caranais qui ont estimé que
certaines entreprises, en particulier les industries minières, étaient une source de fierté nationale et
n’auraient pas dû être ouverte aux intérêts étrangers.

De plus, les coupes effectuées par le gouvernement dans des services, notamment la santé et
l'éducation ont eu pour conséquence que les services qui étaient gratuits par le passé étaient
maintenant devenus payants, aggravant de ce fait la situation difficile des populations déjà
appauvries. Les centres médicaux, par exemple, pouvaient refuser de traiter un patient à moins
qu'il ne soit en mesure de payer comptant, rendant encore plus difficile, l'accès à un système de
santé déjà inapproprié, à la majeure partie de la population.

Il ne s’agit là que de quelques-unes des conséquences de l'ajustement sur l’ensemble de la


population de Carana. Bien que l'économie ait enregistré des progrès avec l’accroissement du
produit intérieur brut, la situation déjà difficile du Caranais moyen s’est aggravée, au moins à court
terme.

On ne saura jamais si la mise en œuvre des PAS aurait ou non produit, en temps opport1, des
résultats qui auraient profité à un grand nombre de personnes à Carana et donné lieu à une
croissance économique soutenue ainsi qu’à un développement humain. Avec l'élection d'Ogavo en
un996, le gouvernement a commencé à changer d’orientation et à instaurer des restrictions
économiques, ce qui a entraîné une chute de l'économie. Les changements effectués ont porté,
entre autres, sur la réintroduction des contrôles des importations et des prix, une nouvelle
réglementation du taux de change, et la réévaluation du franc Caranais.

Nombre des personnes qui avaient cru au succès économique avant l'ajustement, de même que
les groupes marginalisés, dont les Kori et les Tatsi, auxquels des promesses de mieux être avaient
été faites, rejetaient à présent sur le gouvernement du PDC dirigé par les Falin, les difficultés
économiques, d'autant plus que beaucoup pensaient que, certains au sein du gouvernement
avaient personnellement bénéficié des prêts reçus des institutions financières internationales.

4
SITUATION ÉCONOMIQUE ACTUELLE

Avec l'introduction des changements intervenus au cours de la dernière décennie, l'économie de


Carana ne s'est pas mieux portée. En raison des problèmes économiques, certaines des mines
qui avaient été achetées par les étrangers ont connu des baisses de rendement, et des
investisseurs se sont retirés dans la crainte de voir une partie de leurs activités nationalisées. (Ces
craintes n’étaient pas infondées dans la mesure où toutes les mines de charbon et de cuivre
avaient été nationalisées après l'élection d'Ogavo). La production des principales ressources
d’exportation de Carana avait légèrement diminué. Si la production de cacao dans les années qui
ont suivi a augmenté en raison d’un regain d’activité et de la privatisation des fermes, l’instabilité
des prix à l’exportation a donné lieu à des conflits et eu pour conséquence une incohérence au
niveau des acquis.

En outre, avec les restrictions dans les importations, les industries qui ont survécu n'ont pas
toujours eu un accès approprié aux intrants nécessaires ou dans certains cas, lorsqu’elles
arrivaient à se procurer ces intrants pour le processus de transformation, c’était à des coûts très
élevés. De même, les prix des biens de consommation importés ont considérablement augmenté
en raison des restrictions imposées sur les importations.

Le taux de chômage à travers le pays est resté élevé, l’excédent de main-d’œuvre consécutif à la
mise en œuvre des programmes du PAS n'a pas été absorbé par le secteur privé au rythme prévu
par l'administration. Rétrospectivement, il est apparu clairement que les résultats attendus du
développement du secteur privé après la réforme avaient été trop optimistes. Une partie des
ouvriers qui avaient perdu leur travail étaient retournés dans les zones rurales et s’étaient lancés
dans l'agriculture (en particulier dans la production du cacao), augmentant ainsi la production dans
ce secteur. Certains ont rejoint les rangs du secteur informel. Avec un grand nombre de chômeurs
et de personnes sous employées, les recettes fiscales publiques ont considérablement baissé,
entraînant des coupes sombres dans les dépenses au titre des principaux services et des
infrastructures.

Ces changements au niveau des politiques ont conduit à une réduction des flux de l'aide des
institutions financières internationales, de sorte que l'économie s’est retrouvée dans de graves
difficultés. Par suite de l’aggravation des conditions économiques et souhaitant être réélu en 2001,
Ogavo a reconnu que les changements de politiques avaient desservi le pays, et il a annoncé le
retour à une économie plus libérale. La communauté internationale a encouragé Ogavo dans la
voie de la libéralisation, ce qui a, une nouvelle fois, permis à l’économie caranaise d’obtenir des
financements importants pour le pays. Grâce à ces nouvelles mesures et plus de financement,
l'économie de Carana a commencé à enregistrer des progrès. Mais, à mesure que le volume de la
dette du pays augmentait, il en allait de même pour ses obligations au titre des remboursements
des prêts. Le service de la dette devenait de plus en plus problématique au point où Ogavo a
estimé qu'il n’avait d’autre choix que de suspendre unilatéralement les paiements en 2006. Le
gouvernement de Carana s’attendait à des conséquences graves, mais il n’était pas du tout
préparé à faire face à l'ampleur des sanctions qui ont été imposées. Cette erreur de calcul de la
part du gouvernement a entraîné une nouvelle détérioration de la situation économique du pays.

Dans l’ensemble, la situation économique actuelle de Carana est la suivante : même si les activités
d'extraction minière, les cultures de rente, et les transferts de fonds effectués par la vaste Diaspora
de Carana ont quelque peu soutenu l'économie, beaucoup de secteurs de cette économie sont
pratiquement en train de s'effondrer.

Secteurs économiques

Le secteur agricole de Carana est celui qui contribue le plus au PIB et le principal employeur de la
main-d'œuvre du pays. Tandis qu'une majorité de la population s’adonne à l'agriculture de
subsistance, beaucoup travaille également dans la production des cultures de rente, principalement

5
le cacao et le coton pour l’exportation. Les principaux produits agricoles sont le cacao, le coton, le
maïs, le manioc, les noix de palme, le poisson et le bétail. Une grande partie de l’élevage de
Carana est effectuée dans de petites exploitations agricoles. La pêche et la sylviculture sont des
sous-secteurs importants. Le premier fournit non seulement un0% des besoins alimentaires du
pays, mais contribue également et de manière considérable aux exportations des produits
alimentaires. Dans le secteur agricole, les inondations qui ont détruit les champs de coton, de
même que la maladie de la pourriture brune des cabosses (phytophthora) des cacaoyers en 2008
ont provoqué la baisse du rendement du secteur.

Carana est doté de vastes zones de forêts. Si cette ressource est pour la plupart du temps
exporté, une petite partie du utilisée dans les usines de papier et dans la construction à Carana.
Les exportations légales de bois sont menacées étant donné que la contrebande du bois par la
frontière avec Katasi devient courante.

Dans le secteur industriel, l'extraction minière est le contributeur principal au PIB. Même s’il existe
des gisements de zinc, d’étain, de cuivre, de coltan et d’uranium, le diamant, l'or, le cuivre, et le fer
sont les principaux à l’exportation. Le charbon est également exploité pour la production
d'électricité, qui est autrement produite par le pétrole et les générateurs hydroélectriques. Dans le
secteur industriel, la production a été réduite, étant donné la baisse de niveau de l'investissement
étranger direct dans ce secteur, et l’augmentation de la contrebande de diamant. Des preuves de
plus en plus grandes de l’existence de gisements de pétrole (et probablement de gaz) dans le
Golfe de Carana pourraient très bien modifier le cours de l'économie du Carana le moment venu.

Dans le secteur manufacturier, la production de textile de coton, la transformation des aliments et


du poisson ainsi que la production de savon à partir de l'huile de palme sont les principales
activités.

Le secteur des services à Carana consiste essentiellement en services commerciaux, financiers et


bancaires, la plupart du temps pour soutenir l'économie locale de Carana, en l’absence de gros
investissements internationaux. À une époque donnée, la contribution de l'industrie du tourisme au
secteur des services était très importante. Mais, en raison de la montée des tensions politiques
dans le pays, ce secteur risque de s’effondrer également.

Résultats économiques par province

Province de Barin

La part de la province de Barin au PIB de Carana est deun5,un%. Elle vient tout juste après la
province de Leppko pour sa contribution à l'agriculture de Carana. Sa contribution totale au PIB de
la nation en terme agricole est de 8,5%. La partie sud de Barin est composée de terres arables et
d’une forêt tropicale. Elle produit une grande partie des deux principales cultures d’exportation du
pays – le cacao et le coton. En 2008, sa production de cacao a baissé en raison de la maladie de
la pourriture brune des cabosses qui a attaqué les plantations de cacao. Barin produit également la
majeure partie du manioc exporté à partir de Carana. Il existe également une exploitation forestière
le long de la partie sud de la province, et des communautés de pêcheurs sont présentes le long du
fleuve Nasvakhi qui coule vers le nord de Folsa, la capitale provinciale.

Barin abrite le barrage hydroélectrique de Maghitakak qui fournit une grande partie de l'électricité à
Carana. Il est situé à l'ouest de Folsa et est la principale source d’électricité pour les activités
intensives des fonderies de cette ville. Le minerai de fer est exploité dans le sud de la province de
Guthar et fondu à Folsa. Les industries lourdes de Barin sont situées, pour la plupart, à Folsa, d’où
une contribution de 5,5 % de la province au secteur industriel de Carana.

6
Un grand pourcentage de la contribution de l’industrie des services de Barin au PIB provient des
recettes touristiques, les îles de la province exerçant une grande attraction sur les touristes.
Ensemble, les services contribuent pour 11 % au PIB. En ce qui concerne le secteur des
communications, il existe 5 stations radio à Barin, ainsi qu'un fournisseur d’accès à l’Internet.
L'émission de télévision de Carana Broadcasting Corporation (CBC) est disponible dans toute la
province. On trouve actuellement dans la province, un hôpital doté d’un service pour les accidentés
et les urgences, ainsi que des services de soins intensifs, et six centres de santé. Toutefois, des
plans sont en cours pour la création d’un deuxième hôpital. L'approvisionnement en eau de Barin
est généralement supérieur à celui de la plupart des autres provinces. Une grande partie de Folsa
est approvisionnée en eau potable, tandis que plusieurs régions rurales de Barin sont équipées de
pompes communales. Malgré cela, beaucoup de ceux vivant dans les zones rurales tirent
directement leur eau du fleuve Nasvakhi. Du fait de la présence du barrage de Maghitakak,
l’approvisionnement en électricité à Barin est meilleur que dans la plupart des autres provinces.

Province de Fellari

La province de Fellari est celle dont la contribution au PIB de Carana est la plus importante, à
raison de 23,5%. Des vastes parties de la province sont cultivées, et les principales cultures
d’exportation comprennent l’ananas, le plantain, la banane et l’aubergine. On y trouve également
des cultures vivrières qui sont acheminées vers les principaux marchés de Galasi. En ce qui
concerne la production animale, l’élevage du bétail est l’activité dominante. Avec les provinces de
Guthar et de Leppko, c'est une zone importante de pêche, et la plus grande partie de captures de
poissons à Fellari provient des communautés de Jumi et de Tole. La province est en outre dotée
d’une forêt tropicale humide qui soutient une industrie du bois. Dans l’ensemble, la contribution de
l'agriculture au PIB de Carana est de 4,5 %.

Fellari est le leader du pays dans le domaine industriel, avec une contribution de un5%. de ce
secteur au PIB la province est riche en ressources et dispose de gros gisements de diamants, d'or
et de cuivre à l'ouest. Les mines de cuivre ont souffert d’un revers important lorsqu’après un996,
dans le cadre des plans d'Ogavo visant à annuler les engagements pris au titre des PAS, elles ont
été nationalisées, entraînant l’assèchement des fonds de cette industrie. Ogavo ayant abandonné
sa mainmise sur l'économie vers la fin des années un990, les mines de cuivre ont été une fois de
plus ouvertes aux investisseurs étrangers. Tout le transport de marchandises de Carana, et en fait,
certains transports de marchandises de Katasi vers l’étranger transitent par le port de Galasi.
Fellari abrite également un grand pourcentage des industries légères de Carana, dont les usines de
papier, les usines de transformation des aliments et du poisson, les industries de biens
d'équipement ménager et autres.

Dans le domaine des services, comme dans l'industrie, Fellari est le leader national. 4% de tous les
services de Carana proviennent de la province. Le déclin du tourisme a durement frappé la
province, vu que des stations touristiques comme celle de Tekla ont reçu que très peu de touristes.
Les banques et l’industrie financière de Carana sont principalement basées à Fellari. Deux stations
de télévision fonctionnent dans la province, l'une d'entre elles couvrant le pays. Les deux stations
appartiennent à la Carana Broadcasting Corporation (CBC). Il existe également un2 stations de
radio ainsi que 4 fournisseurs d’accès à l’Internet (FAI) qui sont enregistrés. La province dispose de
4 hôpitaux, dont un centre hospitalier universitaire, une unité de soins pédiatriques spécialisés, un
service de maternité, un service de psychiatrie, une unité de soins intensifs, et une unité de
chirurgie, entre autres. La province est aussi dotée de 11 centres de santé, et si ce nombre peut
sembler petit par rapport à la population, c’est essentiellement parce que les 4 hôpitaux desservent
la majorité de la population. Toutefois, ces services ont une capacité limitée et sont surchargés,
compte tenu des coupes effectuées par le gouvernement dans ces services au fil des ans.
L'approvisionnement en eau à Galasi est meilleur que dans la plupart des autres centres urbains
de Carana, mais même ici, de nombreux secteurs ne sont pas reliés aux conduites principales, et il
est assez courant de voir un ménage urbain acheter l'eau potable auprès des ménages qui ont un

7
branchement. Un grand nombre des communautés rurales de la province tirent leur eau de source
de surface ouverte, notamment les fleuves Kalesi, Mogave, Nipsakit et Marmakhi, ainsi que des
puits. Toute la province de Fellari est électrifiée, mais l'approvisionnement est sporadique, même à
Galasi. Les coupures d’électricité sont régulières, même si le coût de l'électricité à Galasi est plus
élevé que partout ailleurs dans le pays.

Si Fellari dispose de l’économie provinciale la plus importante de Carana, il est aussi confronté à
des défis plus importants. Le taux de chômage dans la capitale, Galasi, est plus élevé que dans le
reste du pays et tourne autour de 42%, et le sous-emploi est très répandu. Ce dernier phénomène
s’explique en partie par le fait qu’un grand nombre de fonctionnaires licenciés dans le cadre du
programme de réduction des effectifs n'ont pas été absorbés comme il se doit par le secteur privé.
De même, la migration de populations toujours croissante des zones rurales de Carana vers
Galasi, qui se retrouvent sans emploi ou sous- employés pendant de longues périodes, représente
un facteur qui aggrave cette situation. De plus, Fellari a la plus grande économie clandestine de
Carana.

Province de Guthar

La part de Guthar du PIB de Carana Est de 13,4%. Dans l'agriculture, la contribution de Guthar au
PIB de la nation est de 6%. Il existe une forte industrie de pêche côtière et hautière. Les plans
d’eau de Marmakhi, Salman, Mogave et Buktasi, tout comme le Golfe de Carana alimentent cette
industrie. Le nord-ouest de Guthar a une vallée fertile riche où est cultivée la plus majeure partie de
la canne à sucre exportée à partir de Carana. La province est également bien connue pour ses
plantations de palmiers à huile. Les forêts tropicales humides de Guthar soutiennent l'industrie du
bois de la province. Avec l’augmentation de la population de Carana, des appels ont été lancés
pour une exploitation forestière plus responsable dans le pays. C’est ainsi que le gouvernement a
commencé un programme pilote de reboisement dans la province. Toutefois, à ce jour, le
programme n’a connu qu’un succès très limité.

Des mines de fer et de charbon sont exploitées dans le sud de Guthar, et tandis que les mines de
fer ont continué à donner de bons rendements, celles de charbon qui ont été privatisées dans les
années un980, puis nationalisées dans les années un990 sous Ogavo, ont connu de grandes
difficultés de financement. La production de sucre et de savon forme la majeure partie de l’industrie
manufacturière. De manière générale, la contribution de la province à l'industrie de Carana est de 6
%.

La province est le deuxième plus gros contributeur au secteur des services de Carana, après
Fellari. Les stations touristiques bien entretenues le long du magnifique littoral de Guthar, et dotées
d’une infrastructure comparativement meilleure que dans la plupart des autres provinces
permettent à Guthar de recevoir le plus grand nombre de touristes à Carana. Guthar est la seule
autre province de Carana, outre Fellari, à partir de laquelle la CBC émet localement. De même, il
existe 3 stations radio – une privée et deux appartenant à l’État. Deux fournisseurs d’accès à
l’Internet (FAI) sont présents, avec à Amsan, la capitale de Guthar, des kiosques d'Internet qui sont
en cours d’ouverture. Guthar dispose actuellement de 2 hôpitaux et de 6 centres de santé. Entre
autres capacités hospitalières, on trouve des unités de chirurgie, de soins intensifs, pour accidentés
et une maternité. Un troisième hôpital ultramoderne est en cours de construction.
L'approvisionnement en eau à Guthar est assez satisfaisant dans les zones urbaines, même s’il est
problématique dans les zones rurales. L'électricité y est plus constante que dans d'autres parties
du pays, en raison de la proximité avec le barrage hydroélectrique de Barin. Le charbon extrait est
également transformé en électricité.

8
Province d’Hanno

La contribution d’Hanno au PIB de Carana est de 7,3%. La zone située autour du fleuve Kalesi
comporte une forêt tropicale dense, mais une grande partie des réserves de forêts à Hanno a déjà
été déboisée. Ainsi donc, la majeure partie des recettes agricoles provient des cultures de rente.
De vastes bandes de terre sont utilisées pour la culture du cacao et du coton. Au cours de la mise
en œuvre des PAS, les produits agricoles en provenance d’Hanno ont considérablement
augmenté. Avec la réduction massive des effectifs dans la fonction publique, certaines personnes
se sont tournées vers l'agriculture de subsistance. Beaucoup sont entrés dans l'industrie lucrative
du cacao à Hanno, Barin et Leppko, augmentant le rendement du cacao de ces provinces. En
2008, la maladie de la pourriture brune des cabosses qui a frappé l'industrie du cacao, a fait chuter
les volumes du cacao produit dans cette région, et les graves inondations qui se sont produites
dans ces régions de production de coton composées de terres basses, a même entraîné une
diminution de la production de coton. Ainsi, la contribution de 5% de l’agriculture d’Hanno au PIB
de la nation en 2008 a considérablement baissé par rapport aux années précédentes. La province
d’Hanno est le plus grand producteur de bétail de Carana.

La contribution de la province à secteur industriel de Carana est de un%. Cette petite contribution
de l'industrie s’explique par le fait qu’un grand nombre des usines de papier qui opéraient dans la
province ont été arrêtées, étant donné que l’industrie du bois dans la région a perdu en
importance, en raison du rétrécissement des réserves forestières de la province. De même,
pendant l'ouverture des marchés de Carana dans le cadre de la restructuration économique
intervenue au milieu des années 80, Hanno a été l'une des qui ont été très touchées. Un grand
nombre de ces petites unités de production n’ont pas été en mesure de soutenir la concurrence
avec les produits de meilleure qualité et à moindres coûts qui ont inondé le marché en provenance
des marchés internationaux dès la libéralisation du commerce. En conséquence, de nombreuses
sociétés ont dû fermer leurs portes. Même si le gouvernement d'Ogavo a tenté de relancer
l'industrie d’Hanno, en injectant des fonds dans l'industrie textile, les succès enregistrés à ce jour
ont été plutôt limités.

Dans le secteur des services, la contribution de la province d’Hanno au PIB est de 1,3%. Elle
possède 3 stations radio, une publique et deux privées, dont une est une émission séculaire, et
l’autre diffuse une émission religieuse (islamique). L'émission nationale de télévision est accessible
dans toute la province, et un fournisseur d’accès à l’Internet (FAI) fournit des services d'Internet
dans des cafés et à quelques utilisateurs de la capitale Maroni. Il y a un hôpital doté des services
pour les accidentés et les urgences, ainsi que 6 centres de santé. Quelques ménages de Maroni
sont reliés aux principales canalisations, mais la plupart de ces personnes dépendent des forages
et des sources d'eau ouvertes dans des zones rurales. L'accès à l'électricité à Hanno est meilleur
que dans plusieurs des autres provinces étant donné que l'approvisionnement a été étendu au
moment de la mise en place de la plupart des industries de transformation.

Province de Koloni

La part totale de Koloni au PIB de Carana est de 2,1%. De ce taux, sa plus grande contribution
(1,5%) provient de son secteur agricole. Le maïs et le millet sont cultivés dans l'est ; la partie ouest
de Koloni est de loin la moins fertile. La majorité de la population vit dans la vallée du fleuve
Arastak, le long des rives ouest du fleuve Torongo Nord et du lac Egali dans le nord. La pêche
côtière contribue également pour une bonne part au secteur agricole de Koloni.

L'industrie de Koloni est composée de quelques usines de transformation de produits alimentaires,


dont un certain nombre ont rouvert récemment, après avoir été fermées pendant la restructuration
économique. En revanche, les entreprises de production de vêtements et de chaussures qui, par le
passé, produisaient des vêtements et des chaussures traditionnelles vendues dans tout le pays

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sont toutes au bord de la faillite. Dans l’ensemble, la contribution de Koloni au secteur industriel de
la nation pour compter de 2008 est de 0,4%.

La part de la province au secteur des services est encore plus petite, de l’ordre de 0,2%. Les
émissions de télévision de la CBC à partir de Fellari atteignent Koloni. De plus, la province dispose
de deux stations radio ; l’une publique et l'autre privée. Il n'existe pas de fournisseur d’accès à
l’Internet dans la province. Il y a un hôpital doté de services pour les accidentés et les urgences, en
plus de 4 centres de santé. L'approvisionnement en eau est insuffisant, et la plupart des habitants
comptent sur l'eau de surface ouverte des fleuves Torongo Nord, Arastak et du lac Egali, ainsi que
sur la collecte de l'eau de pluie. Les pompes communales qui existent actuellement dans quelques
communautés sont le résultat des dépenses d'infrastructures effectuées par le gouvernement dirigé
par les Falin avant les élections. Il en va de même pour les branchements électriques dans certains
secteurs. L'approvisionnement en électricité à Koloni reste très limité. Si l'introduction d'eau potable
et de l'électricité dans quelques secteurs a été appréciée par les communautés bénéficiaires, les
leaders Kori, pour la plupart, ont considéré ces gestes comme des tactiques politiques des Falins
pour gagner les voix des Kori.

Province de Leppko

Leppko contribue pour un total de 22% au PIB de Carana. La province a l'économie agricole la plus
forte de tout Carana, et sa contribution au PIB du pays est de 16%. L’industrie forestière est très
développée. L’ouest de Leppko est recouvert par une vaste forêt tropicale, tandis que le nord de
Leppko comporte une forêt tropicale et des terres arables. Ces terres produisent la plus grande
partie du cacao de Carana. Toutefois, au fil des ans, des problèmes sont intervenus entre les
planteurs de cacao Tatsi appauvris et le gouvernement dirigé par les Falin au sujet des recettes du
cacao. Et ce, parce que les planteurs de cacao du Leppko et d'autres provinces ne perçoivent
qu’une petite fraction des recettes de la vente du cacao sur le marché international. La majeure
partie des recettes est orientée vers le Cocoa Sales Board (Conseil de vente de caca), un
organisme gouvernemental qui achète le cacao des planteurs locaux et exporte les récoltes. Ce
conseil investit les bénéfices de la vente internationale du cacao dans d'autres industries. Les
planteurs de cacao se sont plaints pendant des décennies que le salaire qu'ils reçoivent couvre à
peine les coûts de leurs besoins de première nécessité. Par ailleurs, ils accusent les agents de
l’État corrompus de se remplir les poches avec les bénéfices du dur labeur des planteurs. Les
conditions économiques des planteurs de cacao ont été particulièrement difficiles en 2008, étant
donné la réduction du rendement du cacao, les conséquences de l'infection de la pourriture brune
des cabosses, qui ont entraîné une réduction des salaires des agriculteurs. Outre le cacao, la
canne à sucre est également cultivée pour les exportations de la province, bien qu'une partie de la
récolte soit dirigée vers l'usine de canne à sucre à Guthar. Si Leppko reste toujours l'une des
principales provinces de pêche, ses captures ont été réduites au cours de ces dernières années en
raison de la pêche illégale effectuée par les chalutiers internationaux au large de la côte de la
province. La majeure partie des chèvres et des moutons de Carana provient de l’élevage de
Leppko.

À l’heure actuelle, la contribution du secteur industriel de Leppko au PIB est de 5%. Les mines de
diamants situées dans le nord-ouest de Leppko représentent une grande partie de ce pourcentage.
Des usines de traitement de viande, des usines de papier, des sociétés de transformation du bois
et de fabrication des meubles ont été créées par les Pleioni et les Indiens de la province. Si
certaines de ces usines sont nouvelles, d’autres plus anciennes et se sont effondrées sous le poids
de la libéralisation commerciale pendant la restructuration économique vers la fin des années
1980/début années 1990 et ont été récemment redynamisées. De même, si les prévisions des
explorations récentes qui laissent penser que des réserves commercialement viables de pétrole et
de gaz sont présentes au large de la côte de Leppko se réalisent, la province dépasserait de loin
Fellari et deviendrait la plus riche, en termes de contribution au PIB. Toutefois, étant donné le
climat de méfiance qui prévaut actuellement entre les Tatsi et le gouvernement dirigé par les Falin,

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la possibilité de l’émergence d'une situation de crise pour cause de ces ressources en mer serait
très élevée.

La contribution du secteur des services de Leppko au PIB est de 1%. Si quelques secteurs peuvent
se féliciter de la qualité de leurs services, l'inverse est vrai pour la plupart de la province. Il existe 2
hôpitaux et un centre de santé dans la province avec des services de soins intensifs, des services
pour les accidentés, des services de maternité et des services de psychiatrie. Il existe aussi trois
stations radio, l’une publique, l’une appartenant à une société de Pleioni, et l'autre à une
compagnie indienne. L'émission de la télévision nationale est accessible à travers la province. Un
FSI fournit des services d'Internet aux zones urbaines. L'approvisionnement en eau potable est
limité aux zones urbaines, tandis que quelques zones rurales bénéficient des pompes installées par
les communes pendant les campagnes électorales du PDC. La plupart des zones rurales
dépendent des fleuves et des étangs pour leurs besoins en eau. L'approvisionnement en électricité
en dehors des secteurs d’exploitation minière et des zones urbaines est médiocre. Là encore, le
parti a tenté de gagner des voix en étendant les branchements d'électricité à quelques
communautés rurales Tatsi.

Province de Mahbek

La contribution de Mahbek au PIB de Carana est de 15,9%, et la part de l'agriculture est 7%. Même
si le coton cultivé à des fins d’exportation représente une composante importante de ce
pourcentage, l’exploitation forestière produit les recettes les plus élevées. La partie sud de la
province est recouverte d’une vaste forêt tropicale, et d’une jungle dense à l'est, le long de la
frontière avec Leppko. Des moutons et des chèvres sont élevés en grand nombre à Mahbek.
Cependant, la plus grande partie de l’ouest de Mahbek est semi-aride et par conséquent, seule une
activité pastorale limitée et l’agriculture peuvent y être effectuées.

La part de la province dans le secteur industriel national est de 8%, et est par conséquent la
deuxième la plus importante après la province de Fellari. Ce taux est essentiellement attribué à
l’exploitation des mines de diamants au nord-ouest de la province qui ont bénéficié des niveaux
élevés de l'investissement étranger direct au cours de ces dernières années. Mahbek abrite
également trois usines de transformation de la viande et deux usines de conserves.

Dans le secteur des services, la contribution de la province au PIB de la nation est de 0,9%.
Mahbek reçoit les émissions de la télévision nationale en provenance de la province de Fellari, et
dispose de 2 stations radio – l’une publique et l’autre privée. À l’instar de la province de Koloni,
Mahbek est dotée d’un hôpital et de 4 centres de santé, bien que sa population soit presque le
double de celle de Koloni. L'hôpital dispose de services pour les accidentés et les urgences ainsi
que des services de soins intensifs. L'approvisionnement en eau est étonnamment suffisant dans
plusieurs régions de la province. Celles qui ne sont pas reliées aux principales canalisations
utilisent des forages, des pompes communales et des bornes-fontaines. Beaucoup de personnes
résidant dans les régions éloignées utilisent directement l'eau des lacs, des cours d’eau et des
fleuves. L'approvisionnement en électricité hors des zones d’exploitation minière et des zones
urbaines est toutefois limité, particulièrement dans la partie ouest de la province.

Province de Tereni

En raison de ses sols arides, la province de Tereni contribue relativement peu (0,5%) au secteur de
l'agriculture de Carana. Les faibles niveaux des précipitations rendent l’agriculture à grande échelle
impossible, à l'exception de la production d’oranges. La majeure partie des oranges exportées de
Carana sont produites à Tereni et la plupart du temps exportées par les frontières vers Katasi et
Sumora.

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Le manque d'industries dans la province a amené un grand nombre d'ONG à axer leurs efforts
économiques sur la province de Tereni. De ce fait, beaucoup d'habitants de cette province
reçoivent des micros crédits et sont engagés dans des entreprises de petite taille telles que celles
des textiles. La contribution de Tereni à l'industrie de l’ordre de 0,1% est négligeable.

De même, sa contribution au secteur des services est infime (0,1%). La province a une station
radio, propriété de l'État et reçoit l'émission de la télévision nationale. Il n'y a aucun fournisseur
d’accès à l’Internet dans la province. Elle dispose cependant d’un hôpital et de 3 centres de santé
dotés de services pour les accidentés et pour les urgences. L'approvisionnement en eau est très
insuffisant plus inadéquat dans cette région, et en fait, des heurts interviennent souvent entre les
nomades Mahidi et les populations établies au sujet de l’accès à l'eau. En dehors de la capitale
provinciale Alur, l'approvisionnement en électricité est extrêmement limité. Néanmoins, certains
secteurs ont tiré profit des efforts visant à gagner l'allégeance des Kori, grâce à la fourniture
d'électricité pendant les campagnes électorales.

Alors que dans l’ensemble, l'économie de Carana se porte très mal, celle de Tereni est dans un
état plus lamentable, d’où une forte criminalité d part et d’autre de la frontière avec Katasi. Les
Koris de Tereni n’ont pas cessé de se plaindre que le gouvernement n’a pratiquement rien fait pour
les aider à sortir de leur pauvreté ; le gouvernement de Carana ignore les préoccupations de cette
région très défavorisée à un coût politique très élevé.

Marchés informels

Une part importante et croissante de l'activité économique de Carana est effectuée dans le cadre
des marchés illicites et illégaux, qui font partie d'un marché " informel " plus vaste. Carana devient
de plus en plus un lien entre divers réseaux transnationaux pour l'exportation des stupéfiants ; les
ports de Carana sont actuellement utilisés comme points de transfert des stupéfiants. De plus, des
animaux rares font l’objet de contrebande à partir des pays de Kisiwa, en particulier de Katasi, et
sortent de Kisiwa par les ports de Carana.

Ne pas payer d’impôts est devenu une pratique courante à Carana. La chute de la production
provoquée par le retrait des investisseurs a contribué à l’augmentation du chômage et à la
réduction de la base imposable par le gouvernement ; un problème que les pouvoirs publics ont
choisi de résoudre par l’augmentation des impôts sur le revenu. Dans cette situation, l'évasion
fiscale est parvenue à des niveaux jamais atteints. Toutes les activités du marché informel ne sont
pas considérées comme frauduleuses par les Caranais, même si elles font appel à l'évasion
fiscale. Par exemple, les populations ne considèrent pas généralement que quelqu’un qui vend
des bananes au bord de la route et qui n’est pas déclaré est engagé dans une activité criminelle,
mais plutôt comme quelqu’un qui cherche à gagner sa vie. En général, même si la véritable
ampleur de l'économie informelle à Carana est inconnue, elle semble tout de même considérable.

Contributions de la Diaspora

Même si le chiffre exact n’est pas connu, on estime que près d’un million de Caranais (soit presque
10% de la population de Carana) vit actuellement hors du pays. Après l'indépendance, de
nombreux diplômés des écoles secondaires, la plupart du temps des Falin, ont obtenu des bourses
d’études pour l'étranger, principalement à Azurie, mais également dans d'autres pays développés.
Alors qu'un petit nombre de ces personnes sont revenus à Carana après leurs études, la grande
majorité s’st installée dans les pays où ils ont poursuivi leurs études. Pendant tout le reste du 20e
siècle, de plus en plus de professionnels Caranais qualifiés ont cherché à s’installer dans des pays
où il fera mieux vivre, dans les pays occidentaux, à Mosana, et dans des pays du continent africain
où ils pourraient mieux gagner leur vie qu’à Carana. Chaque année, un nombre constant de Falin,
de Kori, de Tatsi et de membres d'autres groupes ethniques de Carana a émigré vers d'autres
régions de Kisiwa, le continent africain, et à travers le monde. Ceux-ci ont, pendant des années,

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apporté une contribution considérable à l'économie de Carana, grâce à des transferts de fonds aux
membres des familles restés dans le pays. (Malgré ses propres difficultés économiques, Carana,
abrite une population de réfugiés économiques de Katasi qui transfèrent également des fonds à
leurs familles restées dans leur pays d’origine)

Assistance des donateurs

À la suite de la dénonciation des PAS, la communauté internationale avait au départ retiré une
grande partie de son assistance financière à Carana. Les premiers à réagir ont été les institutions
financières internationales, et au fur et à mesure qu’Ogavo resserrait son étreinte sur l'économie,
d'autres organes internationaux, puis certains pays, ont cherché à influencer la politique nationale
en réduisant ou en supprimant l'aide financière. Ces coupes ont eu un impact considérable sur
des services tels que l'éducation et la santé pour le fonctionnement desquels le gouvernement
comptait, de manière générale, sur l’aide étrangère. Toutefois, à mesure qu’Ogavo libéralisait ses
politiques économiques, la communauté économique internationale a repris sa collaboration avec
le pays par l’octroi de fonds. Ceux-ci ont une nouvelle fois été stoppés au moment où Ogavo a
suspendu les remboursements de ses prêts. Actuellement, Carana reçoit des fonds des donateurs
sous forme d'aide humanitaire d’urgence, qui appuie des secteurs comme la santé et l'éducation.

Commerce et internationalisation

Carana est un acteur relativement peu important dans le commerce régional et international. Il
exporte essentiellement vers Azurie, la France, l'Inde, les États-Unis et le Rimosa.

Même si Carana est membre de la Communauté économique de Kisiwa (CEK) depuis sa création
en 1991, il ne demeure pas moins vrai que cela n'a pas permis au pays d'être bien intégré dans
l'économie régionale comme i le souhaiterait. Alors que l'organisation a pour mandat de faciliter la
coopération et les liens sur des questions comme l'agriculture et le développement rural, le
transport, le développement des ressources humaines, les problèmes politiques dans la région ont
fait que l’OCEK n’a pas été en mesure de mettre au point et de garder une position économique
commune.

TRANSPORT

Transports routiers

Généralités (terrestre) : Uroma, le premier Président de Carana, a beaucoup investi dans les
infrastructures routières pendant les années qu’il a passées au pouvoir. L'accalmie intervenue
dans le développement du réseau routier qui a suivi la défaite d'Uroma a été temporairement
interrompue par Okatsi, en particulier pendant son premier mandat. Mais, comme il s’est maintenu
au pouvoir, le nombre et la qualité des routes construites ont diminué, et au moment où Ogavo a
pris le pouvoir en 1996, l'investissement dans les routes en particulier, et dans les infrastructures
en général, avait considérablement baissé. Le réseau routier est actuellement dans un état tout à
fait déplorable. Le réseau de chemins de fer de Carana a été construit essentiellement pendant la
période coloniale.

Routes : Total : 9.720 km


Route pavée à deux voies (continues) :
Route nationale (RN) 973 km
Autres 60 km
Route pavée à une/ deux voies : 4.291 km
Route non pavée : 4.396 km

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Réseau routier national

La route nationale (RN) repose sur un réseau de routes construites pendant la période coloniale, et
a été l'un des principaux projets d'infrastructure commencés par le gouvernement d’Uroma. Même
si des sections sont dans un état plutôt déplorable, la RN devait servir comme voie de liaison
pavée entre les principales communautés de Carana. Elle a été récemment modernisée sous le
gouvernement d’Okatsi vers la fin des années 1980 grâce à des prêts octroyés par le FMI.

Prenant son départ dans la capitale, Galasi, la RN serpente à l’intérieur des terres au sud d’Amsan,
avant de longer la côte qui mène à Corma. Un embranchement par Maldosa traverse le fleuve
Torongo et rejoint le réseau routier de Rimosa à Klema. De Corma, la route nationale principale
passe au nord de l'arête de Torongo à l'ouest d’Eres, puis suit les rives sud et ouest du fleuve
Torongo Nord à Harun Landar, et et bifurque ensuite vers l'est en direction de Galasi. Un autre
embranchement mène au nord vers la frontière en passant par Norke, et rejoint le réseau routier de
Sumora.

Officiellement, la RN est une route pavée à deux voies, où la vitesse limite maximale autorisée est
de 80 km/h. D’autres limites ont été imposées dans les secteurs habités ainsi que dans d'autres
situations potentiellement dangereuses. À quelques exceptions près, on suppose que la RN est
capable de supporter le trafic des véhicules dans les deux sens, jusqu’à une charge maximale à
l'essieu de 20 t. Parmi les spécifications de la route figurent : une largeur minimale de 3,5 m et une
hauteur libre minimale de 6 m. (cette dernière s'applique dans le cas des ponts, etc., mais pas
nécessairement pour les branches d'arbres et autres obstacles naturels). Les bas-côtés, les voies
de dépassement, etc., ne sont pas très fréquents. Dans certains cas, on trouve des voies de
déviation aux environs des centres urbains ; dans beaucoup d'autres cas, la route traverse
directement les localités. La RN a été créée pour éviter les secteurs prédisposés aux inondations
saisonnières, mais il arrive fréquemment qu’elles soient emportées par les eaux pendant la saison
des pluies. Les normes d'entretien des routes sont plus élevées que celles d'autres réseaux
routiers, et les réparations de la RN sont une priorité, mais il arrive que des routes soient
provisoirement fermées.

La densité de la circulation le long de la RN varie considérablement. Il arrive que le transport de


marchandises lourdes entre les principaux centres urbains soit si intense que la circulation en est
ralentie, ce qui accroît le temps du transit. Il n’est pas rare de voir les piétons et les animaux aux
abords de la RN, ce qui réduit également les vitesses de transit. Les accidents entraînant des
décès ou des blessures, des dommages de véhicules et/ou des ralentissements de la circulation
sont relativement fréquents. Le ravitaillement en combustible en gros (gaz et diesel) et les services
d'entretien sont généralement basés et effectués près de la RN dans les localités plus grandes.

Routes secondaires et tertiaires

Carana a un réseau de routes secondaires pavées couvrant la majeure partie du pays, à


l’exception de la partie située à l’extrême ouest, dont la plupart constituent le désert de Tereni. En
général, les routes à deux voies, la largeur de celles-ci et les voies de dégagement ne respectent
pas les normes établies de la RN, et suivent le plus souvent des parcours qui ne permettent pas de
rouler à la vitesse constante plus élevée de la RN. À l’est de Carana, certaines des routes pavées
datent de la période coloniale. Plusieurs des autres routes secondaires ont été pavées dans le
cadre du programme d'infrastructure du gouvernement d’Uroma ; d'autres routes ont été pavées
depuis cette époque également. (Le bien-fondé de nombreux projets de pavage des routes est
aussi bien politique qu'économique.) Les limites de vitesse signalées varient entre 80 et 30 km/h,
toutefois, les états des routes et la circulation des piétons et des animaux rendent souvent ces
limites impossibles à respecter.

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Il existe aussi un réseau de routes tertiaires pavées, qui sont souvent trop étroites pour permettre à
deux poids lourds de se dépasser. Certaines de ces dernières sont des routes plus anciennes qui
ont été remplacées depuis par des routes parallèles mieux situées ; d'autres permettent d'accéder
aux zones montagneuses plus éloignées ou à des régions de l’ouest de Carana. Dans les villes,
celles-ci sont fréquemment encombrées par la circulation des piétons ; dans les villages et les
zones agricoles, elles le sont par le bétail.

Les normes d'entretien des routes varient considérablement le long des routes secondaires et
tertiaires. Le ravitaillement en combustible et des serv