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‫اﻟﺟــــــــــﻣﮭورﯾﺔ اﻟﺟــــــــــزاﺋرﯾﺔ اﻟدﯾــــــــــﻣﻘراطﯾﺔ اﻟﺷــــــــــﻌﺑﯾﺔ‬

République Algérienne Démocratique & Populaire

‫وزارة اﻟﺗــــــــﻌﻠﯾم اﻟﻌــــــــﺎﻟﻲ واﻟﺑــــــــﺣث اﻟﻌــــــــﻠﻣﻲ‬


Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique

Centre Universitaire Ahmed ZABANA de Relizane


Institut des Sciences Exactes et des Sciences de la Nature et de la Vie
Département des Sciences Agronomiques

Filière : Sciences Alimentaires


3èmeannée– Technologie Agro-Alimentaire et Contrôle de Qualité
Rapport du stage

Contrôle de qualité de l’eau potable dans la


région de Relizane

Présenté par :
MADANI BOCHRA
RAHMANI LEILA RANIA
MANSOURI SARA
OUKKAL OUAFA Encadré par :
SIDI ADDA MUSTAPHA

1
Remerciements
En préambule a ce rapport, nous adressons ces quelques mots pour remercier notre grand Dieu
ALLAH tout puissant pour exprimer notre reconnaissance envers sa grande générosité. Dieu
nous donne la volonté, la patience, la santé et la confiance durant ces années d´études.
Nous tenons à remercier sincèrement notre éminent professeur encadreur, monsieur SIDI ADDA
MUSTAPHA qui nous a inlassablement prodigué de précieuses connaissances scientifiques, qui
n’a jamais lésiné à fournir des conseils importants pour notre formation future et qui nous a
surtout soutenue moralement dans le but de réussir.

Nous n’oublions pas non plus d’exprimer toute notre gratitude aux responsables et au personnel
de l’ADE qui a toujours et de tout temps penser à mettre tous les moyens matériels et
pédagogiques à la disposition des étudiants.

Nous adressons nos respectueux remerciements à tous nos respectables professeurs, sans aucune
exception, qui ont été excellents dans leur noble mission aussi bien instructive que pédagogique,
tout au long de nos études, et sans lesquels ce rapport n’aurait pas été réalisé.

2
Tableau de matière

I. Introduction ……………………………………………………………………..09
II. Recherche bibliographique……………………………………………………...10
1. Généralité sur l’eau …………………………………………………………..…10
2. Définition ……………………………………………………………………….10
3. Structure de l’eau ……………………………………………………………….11
4. Cycle de l’eau …………………………………………………………………...11
III. Norme de qualité des eaux potables ……………………………………………..12
1. Les paramètres organoleptiques ………………………………………………....12
1.1 La couleur ……………………………………………………...….12
1.2 La turbidité ……………………………………………………..….12
1.3 L’odeur …………………………………………………………….12
2 Les paramètres physico-chimiques …………………………………………………..12
2.1 La température……………………………………………………….12
2.2 Ph…………………………………………………………………….12
2.3 La dureté ………………………………………………………….....13
3 Paramètres microbiologiques ………………………………………………………...13
4 Consommation de l’eau potable ……………………………………………………...14
5 L’utilisation de l’eau potable ………………………………………………………….15
5.1 L’eau dans l’alimentation …………………………………………….15
5.2 L’eau dans l’organisme humaine …………………………………..…15
5.3 L’eau dans les aliments ………………………………………………16
5.4 L’eau dans l’industrie ………………………………………………...16
5.5 L’eau dans l’agriculture……………………………………………....16
IV. Présentation du lieu stage………………………………………………………….17
1) Historique de l’ADE ……………………………………………………………….17
2) Présentation de la station de traitement des eaux potables (Relizane) …………….17
2.1 Présentation de la wilaya ………………………………………………………17
2.2 Présentation de station ………………………………………………………...17
2.3 Activité de laboratoire ………………………………………………………...18
2.4 Les sources de l’eau …………………………………………………………....19
2.5 Les services de L’ADE……………………………………………………….…20
 Station de L’ADE……………………………………………………………20
 Machines et équipement …………………………………………………....20
La salle des analyses microbiologiques ………………………………………21
La salle des analyses physico-chimiques……………………………………..22

2.6 Les activités de station …………………………………………………………23

3
V. Contrôle de qualité de l’eau potable …………………………………...................24
Traitement physico-chimique …………………………………………………..24
1. Les analyses volumétrique et colorimétrique ………………………………………...24
1.1. Gaz carbonique …………………………………………………………………..24
1.2. Chlorure …………………………………………………………………………..25
1.3. La dureté……………………………………………………………………….….25
1.4. L’alcalinité totale …………………………………………………………………25
1.5. Dosage de calcium ………………………………………………………………..26
1.6. Dosage de magnésium …………………………………………………………....26
2. Les analyses physiques ………………………………………………………………..26
2.1. Le ph de l’eau ……………………………………………………………………..26
2.2. Température ……………………………………………………………………….27
2.3. Turbidité …………………………………………………………………………...27
3. Spectrophotométrie ……………………………………………………………………..27
3.1. Nitrite ……………………………………………………………………………….27
3.2. Nitrate ………………………………………………………………………………27
4. Examen bactériologique de l’eau ………………………………………………………..27
4.1. Les bactéries coliformes ……………………………………………………………28
4.2. Les coliformes totaux ………………………………………………………….......28
4.3. Escherichia coli ………………………………………………………………….....28
5. Procédures d’examens bactériologiques ………………………………………………...28
5.1. Recherche des germes totaux ……………………………………………………….29
5.2. Recherche et dénombrement des coliformes en milieux liquides……………………29
a) Méthode de NPP……………………………………………………..………29
b) Recherche des streptocoques fécaux en milieu liquide ……………………..30

VI. Conclusion ……………………………………………………………………………32

4
La liste des figures :
Figure 01 : représente la structure de l’eau……………………………………………………..11

Figure 02: représente Le cycle de l’eau…………………………………………………………11

Figure 03 : représente la station B…………………………………………………………….....18

Figure 04 : barrage sidi M’Hamed Benaouda……………………………………………………19

5
La liste du tableau :
Tableau01 ; représenté les normes de L’eau potable ……………………………..…13

Tableau02 : les normes des paramètres microbiologiques…………………………….14

Tableau 03; représente les caractéristiques des barrages de la wilaya de Relizane……20

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La liste des abréviations
°C : degré Celsius

ADE : Algérienne des Eaux

AEP : Adduction d'eau potable ou alimentation en eau potable

BCPL : Bouillon lactosé au pourpre de Bromocrésol

E. Coli : Escherichia coli

gm : germe

H2O : monoxyde de dihydrogène

Inf : inférieur

Kg : kilogramme

L : litre

m2 : mètre cube

m3 : Mètre cube

mg : milligramme

ml : millilitre

NaCl : NaCl

NaOH : hydroxyde de sodium

NFU : NephelometicTurbidity Unit

NO2- : dioxyde d'azote

NO3- : Nitrate

NPP : Le Nombre le Plus Probable

NTU : Néphélométrie

OMS : l'Organisation Mondiale de la Santé

PH : Le potentiel hydrogène

TDS : Total Dissolved Solids


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TGEA : Tryptone Glucose Yeast Extract Agar

μm : micromètre

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I. Introduction

L’eau est de toutes les matières la plus importante pour l’existence de l’homme, elle est
indispensable pour la survie et pour le développement de la société moderne.

A l’heure actuelle, la disponibilité en eau de bonne qualité est indispensable pour le bien être
de l’homme, hélas, sur la terre nous ne trouvons pas l’eau qui réponde aux exigences qualitatives
exigées pour l’eau potable c’est a dire que l’eau doit être :

 Claire, inodore, de saveur agréable.


 Pauvre en germes microbiens que possibles et en matières en suspension.
 Ne pas renfermer de substances chimiques pouvant provoquer des maladies.

L’eau peut être aussi une source de maladie, d’après un rapport de l’organisation mondial de la
santé cinq millions de nourrissons et d’enfants meurent chaque année de maladies liée a l’eau
contaminée, il est donc important d’établir des normes et des indicateurs de potabilité et de
qualité et surtout de vérifier quelles sont respectées.

La qualité de l’eau correspond à un ensemble de critères physico-chimiques qui définissent son


degré de pureté et par conséquent son aptitude aux divers usages alimentaires domestiques,
agricoles ou industriels.

Diverses études en Algérie ont porté sur la qualité physicochimique, et bactériologique, des eaux.
Es ce qu’elles ont pu estimer leur potabilité ? Et leur impact sur la santé humaine et
l’environnement ?

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II. Recherche bibliographique
1. Généralité sur l’eau

L’eau est d’une importance biologique et économique capitale. L’hydrosphère est le


fondement de la vie et des équilibres écologiques. Il est à la fois un aliment éventuellement un
médicament. Une matière première industrielle énergétique et agricole, et un moyen de transport
(Bernard et al, 2003)

Le degré de qualité exigible des eaux dépend évidemment de ces usages, et on est
particulièrement attentif a la qualité des eaux destinées a la consommation humaine, elle même
dépendante de celle des ressources en eau disponibles (Bernard et al, 2003)

L’eau douce constitue un élément indispensable pour la vie des hommes, des animaux et des
plantes. Avoir de l’eau à disposition en quantité et en qualité suffisantes contribue au maintien de
la santé. (OMS, 2003).

L'eau potable en Algérie provient soit de sources souterraines, soit d'eaux de surface. La
plupart des Algériens consomment de l'eau potable qui leur est fournie par des réseaux publics de
distribution qui doivent satisfaire à des exigences de qualité fixées par des normes nationales.
L'ensemble des efforts nationaux pour l'alimentation de la population en eau potable a permis
d'atteindre un taux de raccordement des foyers à l'eau potable de 93% en 2008 alors qu'il était de
78% en 1999 et de 92% en 2007. (Rouissat, 2010).

2. Définition

L’eau est une substance chimique constituée molécules H2O. Ce composé est très stable et
néanmoins très réactif, et l’eau liquide est aussi un excellent solvant. L’eau ne se trouve jamais à
l’état pour (H2O). Elle contient toujours des éléments minéraux et organiques ou encore des
microorganismes.

 Masse volumique ; 997kg/


 Point d’ébullition ; 100 °C
 Masse molaire ; 18,01528/mol
 Formule ; H2O
 Point de fusion ; 0 °C

10
3. Structure de l’eau
Le double liant est statistiquement plus proche de l’oxygène que de l’hydrogène les liaisons O-
H sont donc polaires, la forme coudée et la polarisation des liaisons H-O, entrainent une
polarisation globale de molécule.

Figure 01 : représente la structure de l’eau

4. Cycle de l’eau
 La chaleur du soleil permet l’évaporation de l’eau des océans, mais aussi celle des cours
d’eau et des plantes.
 La vapeur d’eau forme alors les nuages, poussés par les vents.
 Près des reliefs, des orages éclatent et l’eau va retourner au sol lors des précipitations
(pluie, neige, grêle).
 Sous forme liquide, l’eau va soit s’infiltrer dans le sol jusqu’aux nappes phréatiques, soit
ruisseler le long du relief pour former les cours d’eau qui iront finalement se jeter dans les
océans.

Figure 02: représente Le cycle de l’eau.

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III. Normes de qualité des eaux potables
1. Les paramètres organoleptiques
1.1. La couleur
La couleur de l’eau est dite vraie ou réelle lorsqu’elle est due aux seules substances en solution,
elle est dite apparente quand les substances en suspension y ajoutent leur propre coloration. L’eau
potable ne doit pas présenter une coloration qui dépasse 15 mg/l à l’échelle platine.

1.2. La turbidité

La turbidité correspond, après filtration à 0.45 μm, aux particules fines présentes dans le filtrat,
appelées colloïdes et qui rendent l’eau trouble. La turbidité exprime l’atténuation d’un faisceau
de lumière blanche au contact de particules colloïdes. Elle est d’autant plus élevée que la densité
des particules contenue dans l’eau est forte. Il existe plusieurs échelles pour la mesurer. Une des
plus utilisées est l’unité NFU (NephelometicTurbidity Unit). La turbidité des eaux alimentaires
doit être inférieure à 1 NFU au point de mise en distribution et inférieure à 2 NFU au robinet du
consommateur. Sa valeur considérée comme très forte pour des eaux de surface présentant une
turbidité supérieure à 3 000 NFU. Les valeurs peuvent atteindre 10 000 NFU dan des bassins
versants fortement érodés ou lors d’épisodes pluvieux. Dans ce cas le paramètre n’est plus
significatif et il faut revenir aux MES. La turbidité est également considérée comme un indicateur
indirect du risque microbiologique, car certains microorganismes tels que les virus peuvent y être
associés (par adsorption). La turbidité d’une eau est l’inverse de sa transparence ; elle est due à la
présence des matières en suspension dans l’eau. L’eau de boisson ne doit présenter une turbidité
supérieure à 5NTU.

1.3. L’odeur

Une eau destinée à l’alimentation doit être inodore. La présence d’une odeur est un signe de
pollution ou de la présence de la matière organique en décomposition

2. Les paramètres physico-chimiques


2.1. La température

La température influe considérablement sur la vitesse des réactions chimiques ou biochimiques


dans l’eau, la température optimale de l’eau de consommation est entre 9°C et 12°C. Elle ne doit
pas dépasser 15°C.

2.2. PH

Le PH influe sur les phénomènes de corrosion ou d’entartrage des conduites. On admit que le PH
des eaux de consommation doit être compris entre 6.5 et 8.5

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2.3. La dureté

La dureté d’une eau est associée à la présence en solution et à l’état dissous des ions bivalents
calcium (Ca2+) et magnésium (Mg2+) (Bensaci et Franck ,2006).

Paramètres Unités Norme

A. paramètres organoleptiques

Couleurs Pt-Co 25
Odeurs Unité Aucune
Gout Unité Aucune
Turbidité NTU 5
B. paramètres physico-chimiques

Température C° 25
PH 6,5-8,5
Conductivité µs/cm 2800
TDS mg/l 500/1800
SAL ‰ 2
MES mg/l 2000
C. minéralisations globales
Ca+2 mg /l 200
Mg+2 mg /l 150
SO4- mg /l 400
CL- mg /l 500
T.H °f 50
T.C.A °f 60
Tableau01 ; représenté les normes de L’eau potable

3. Paramètres microbiologiques

L’eau ne doit pas contenir des germes pathogènes en particulier : salmonelle, streptocoque, E.
Coli dans 5 litres d’eau prélevée (Dajoz R ,2000)

Généralement, tous les ressources d’eaux soit des lacs, des rivières, des fleuves, aussi bien des
nappes phréatiques un peu profondes, contient 3 type des germes : typiquement aquatique,
tellurique (due par ruissellement) et des germes de contamination humaine ou animale
(contamination fécal) ; que ce soit le type du germe il peut engendre des maladies infectieuses
chez l’homme. (Debabza ,2005)

En définitive, La majorité des micro–organismes pathogènes (virus, bactéries ou protozoaires)


pouvant causer des maladies susceptibles de se trouver dans l’eau, proviennent de déjections
humaines ou animales, l’importance de pollution microbiologie nous obliger de faire un
traitement avant d’être distribuer au publique (Belala, 2006).
13
L’analyse microbiologique de l’eau distribué à la consommation basée sur la recherche des
germes né le concept de "microorganismes indicateurs de contamination fécale". Ces indicateurs
sont spécifiques de la flore intestinale, ils ne sont pas nécessairement pathogènes, mais leur
présence en grand nombre dans un milieu aquatique indique l’existence d’une contamination
fécale, et donc un risque épidémiologique potentiel (Debabza ,2005).

Paramètre Unités Norme

Mésophiles gm/1ml Inf100


Coliformes totaux gm/100ml 10
Coliformes fécaux gm/100ml 0
Streptocoques fécaux gm/100ml 0
Clostridium S.R spores gm /20ml 0
Tableau02 : les normes des paramètres microbiologiques.

4. Consommation de l’eau potable

L’Algérie est classée parmi les pays qui ont les ressources en eau les plus limitées au monde avec
« Bahreïn, Koweït, Jordanie, Libye, Oman, Territoires palestiniens, Qatar, Arabie saoudite,
Tunisie, Émirats arabes unis et Yémen » (D’après le dernier rapport de Banque Mondiale, 2015).

Avec la male gestion des ressources actuelles, L’Algérie risque d’affronter le stresse hydraulique
d’ici 2040, de plus de ça, Il a été constaté ces dernières années que les prévisions officielles
existantes sont souvent très au dessus des valeurs consommées dans la réalité. Du coup, l’Algérie
est appelée à développer ces capacités en ce qui concerne la maitrise de l’eau, la bonne estimation
de la demande en eau offre une meilleure gestion des ressources. Cette dernière implique que la
ressource soit utilisée à son taux économiquement optimal, La connaissance de la demande
permet d'éviter également le gaspillage ainsi que les surcoûts provoqués par le
surdimensionnement des infrastructures que pourrait engendrer un excès d'offre. (Meriem
Boukamoum.)

Une eau destinée à la consommation humaine est considérée comme potable si elle répond à des
exigences de qualité bien définies sur le plan de ses caractéristiques physicochimique et
bactériologiques qui ne doivent pas porter atteinte à la santé du consommateur pour la qualité des
eaux distribuées, on se réfère essentiellement à deux aspects :

La satisfaction de l’usager, subjective car fondée essentiellement sur la quantité organoleptique et


visuelle : << L’eau doit être aussi agréable à boire que les circonstances le permettent. >>

Et, surtout, la composition et sa compatibilité avec l’hygiène et la protection de la santé publique


(qualité sanitaire). L’eau de distribution publique est définie par des normes nationales découlant
des travaux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de directives européennes. (L’OMS)
14
dans ses directives établies en 1983 a regroupé les paramètres concernant la qualité de l’eau en
cinq catégories :

 La qualité microbiologique.

 Les composés inorganiques ayant une conséquence sur la santé.

;  Les composés organiques ayant une conséquence sur la santé.

 La qualité esthétique (transparence, absence de coloration).

 Les constituants radioactifs, Il importe ensuite à chaque pays d’établir sa propre législation, en
fonction des critères locaux, en y incluant en particulier les données économiques. (Bouchemal et
Hammoudi)

5. L’utilisation de l’eau potable

L’eau est un élément indispensable à la vie humaine. Elle entre dans la composition du corps
humain et la plupart des aliments. Elle est utilisée en alimentation humaine et animale, en
industrie, en agriculture et autres secteurs. De part sa consommation, elle joue également un rôle
important dans la transmission des maladies hydriques par les agents pathogènes qu’elle véhicule
(Guerd et Mesghouni, 2007).

5.1. L’eau dans l’alimentation

Sans eau, l'homme ne peut pas survivre. Il en est de même pour tous les êtres vivants. Les
aliments déshydratés ne peuvent permettre, sans apport complémentaire d’eau, le développement
et la reproduction normale des êtres vivants (Groscnde, 1999) L’eau est très importante dans
l’alimentation de l’homme, où elle permet de compenser les pertes hydriques par un apport de
2,2litres dont 1,2litres sous forme de boissons de toute nature et 1 litre représentant l’eau
contenue dans les aliments (Degremont, 1989).

5.2.L’eau dans l'organisme humain

L’eau est quantitativement le constituant majoritaire du corps humain. Même si la teneur des
différents tissus est variable 10% pour l’ivoire des dents, 22% pour les os, 25% pour les masses
grasses, 75% pour les muscles striés et 90% pour le plasma, Elle représente 60% du poids du
corps de l’adulte mâle et 55% de celui de la femme (Degremont, 1989 ; Turcelin, 1998) Elle
diminue avec l’âge. Peu après sa conception, le fœtus en contient 95%, après sa naissance le bébé
joufflu 80 l’adulte de 55% à 60% (selon le sexe) et les vieillards dont les rides se creusent 50%
seulement. (Degremont, 1989 ; Genin, 2003).

15
5.3.L’eau dans les aliments

L’eau entre à des proportions variables dans la composition de tous les aliments. Elle est
indispensable pour donner aux aliments la texture requise et permettre les réactions biochimiques
qui président à leur transformation. Les enzymes présents naturellement dans les aliments en
cause d’origine microbienne sont appliqués dans de nombreuses biotransformations, Ils ne
peuvent agir que si une certaine quantité d’eau est disponible Cette exigence en eau conditionne
en particulier les fermentations mais aussi la plus parts des dégradations indésirables du produit
de sa récolte à sa consommation (Degremont, 1989).

5.4.L’eau dans l’industrie

L’eau est utilisée dans l’industrie à différentes fins :

 De façon directe: elle peut être utilisée dans l’entretien (lavage, nettoyage), soit dans le
transport hydraulique, soit dans le refroidissement.

De façon indirecte: dans la production de différents aliments. Les besoins en eau de l'industrie
alimentaire sont certes importants et divers. (Degremont, 1989 ; Grosconde, 1993)

5.5. L’eau dans l’agriculture

De tous les secteurs qui utilisent l’eau douce, c’est l’agriculture qui représente 70% des
prélèvements mondiaux de sources naturelles. Toutes les plantes absorbent de l'eau, cette
consommation est une nécessité pour leur croissance et leur reproduction, faut en effet 500 -1000
litres d’eau pour fabriquer 1kg de grain (blé, riz, maïs, orge, soja) (Azizi., 2014)

Dans certains pays, l’irrigation représente jusqu’à 95% de toute utilisation d’eau et joue un rôle
important dans la production de nourriture et la sécurité alimentaire. L’agriculture irriguée peut
entraîner une grande concurrence puisqu’elle représente de 3% à 90% de l’utilisation d’eau dans
certaines régions. (Lecoq, 1965 ; Ramade, 1981).

16
IV. Présentation du lieu du stage
1) Historique de l’ADE

L’Algérienne des eaux (ADE) est un établissement public national à caractère industriel et
commercial doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, il a été créé par le décret
exécutif N01-101 du 27 Moharrem 1422 correspondants au 21 avril 2001.

L'établissement est placé sous la tutelle du ministre chargé des ressources en eau, son Siège
social est fixé à Alger.

La mission principale est la surveillance de la qualité de l'eau distribuée, ainsi que de faciliter
toute action visant à économiser cette dernière, notamment par l'amélioration des réseaux de
transfert et de distribution.

2) Présentation de la station de traitement des eaux potables (Relizane)


2.1.Présentation de la wilaya

La wilaya de Relizane, située au nord ouest de l’Algérie, occupe une superficie de 4851 km2,
abrite une population de 767.774 habitants, regroupée au sein de 38 communes. Cette région est
caractérisée par un climat aride à semi-aride surtout au niveau de la plaine.

2.2.Présentation de station

L’unité de traitement des eaux a un rôle de traiter et distribuer l’eau potable, et selon les
responsables de la station, elle est mise en service en 1985 avec une capacité de production de
17280 m3 /jour, elle produit plus de 4043820 m2/an d’eau traitée et distribuée au niveau de la
ville de Relizane.

Les réservoirs qui sont en liaison avec la station sont chargés de la distribution de l’eau, avec une
capacité de stockage de 2000m3.

La station de traitement a aussi un service technique qui s’occupe de la maintenance et de la


réparation du matériel de la station ainsi que les canalisations de la ville.

La station est constituée d’une installation pour la préparation d’un volume net d’eau potable
conditionnée de 720m3/heure. Avec ces tuyauteries, vannes, pompes ainsi que des Ventilateurs
soufflants et un système d’injection et de dosage de produits chimiques.

Elle est constituée de deux stations A et B :

 La station A contient :

02 bassines de coagulation \ 02 bassines de floculation \ 02 bassines de décantation \ 06 bassines


de filtration.

17
 La station B contient :

Un poste de mélange \ 02 pompes de dosage pour le sulfate d’aluminium \ Bassin de coagulation


à 4 unités \ Bassin de floculation à 4 unités \ Bassin de décantation à 4 unités \ 02 pompes à eau
de rinçage \ 02 pompes pour la dilution du chlore \ 02 doseurs de chlore \ 02 soufflantes \ 04
filtres.

Figure 03 : représente la station B

2.3.Activité de laboratoire

Laboratoire assure le contrôle de la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau


produire et distribuée a Relizane et les centres extérieurs. (Centre Relizane ; Centre oued Rhiou ;
Centre Mazouna)

Dans laboratoire d’unité il y a chef de laboratoire, deux chefs service, chefs service analyse
physico-chimique, chef service analyse bactériologique avec deux biologiste et deux chimiste et 4
chimiste de processus, et 4 chargées de qualité.

Dans la station on distingue 2 laboratoires

 Laboratoire physico-chimique ; travaille sur les analyses suivant

La prise de température ; mesure du PH ; la conductivité ; la turbidité ; la salinité... etc.

 Laboratoire bactériologique ; Les trois analyses les plus importantes menées dans ce
laboratoire sont :
 La recherche de coliformes (E. coli).
 La recherche de Clostridium.
 La recherche des streptocoques

18
2.4.Les sources de l’eau

Concernant les ressources superficielles, notre wilaya dispose d’un important plan d’eau, d’une
capacité de mobilisation actuelle de 561H (733 H " initiale) ; d’un volume régularisé actuel
de 200 H .

 Le barrage de Gargar sur l’Oued Rhiou ; d’une capacité de 450 millions de m, il est
l’un des plus importants barrages d’Algérie.
 La retenue de la Merdjet Sidi Abed ; un réservoir hors cours d’eau d’une capacité de
150 millions de , située à l’amont du périmètre existant, qui est remplie pendant l’hiver
essentiellement par dérivation des eaux de l’oued chlef
 Le barrage Sidi M’Hamed Benaouda ; est situé sur l’oued Mina à 20 km au sud de la
ville de Relizane, le barrage est constitué de 5,3 millions de m de remblai homogène
avec filtre cheminé, d’une hauteur maximale de 64 mètres au dessus du lit de l’oued et
d’une longueur totale en crête (188,50 NGA) de 890 mètres.

Figure 04 : barrage sidi M’Hamed Benaouda

19
Tableau 03; représente les caractéristiques des barrages de la wilaya de Relizane.

Barrage Date de Capacité Volume Usage


mise en Initial / Actuel régularisé
service H Initial/ Actuel
H

Gargar 1989 450 / 358 120 / 80 AEP

S.M Benaouda 1978 225 / 153 120 / 80 AEP_irrigations

Merdjet Sidi Abed 1978 58 / 50 50 / 40 AEP_irrigations

Totale 733 / 561 290 / 200 AEP_irrigations

2.5.Les services de L’ADE


 Station de L’ADE
 Service de production et traitement des eaux.
 Service de l’approvisionnement en eau.
 Service d’exploitation des ressources en eau.
 Service de la gestion des abonnés et l’application de tarification des consommations
d’eau.
 Service de la maintenance des réseaux de distribution de l’eau.
 Service technique : technologique et financier.
 Service de réalisation (l’installation, l’aménagement).

 Machines et équipement

Dans laboratoire de L’ADE, existe deux sales de déférents matériels pour faire tous les analyses
physico-chimique et biologique.

20
 Pour la salle des analyses microbiologique

Une haute Réfrégérateu Autoclave Décompteu


bactériologiq r r
ue

Bec Pompe à vide Rampe de Pipette


benzene filtration pasteur

Incubateur Tube à éssai Boite pétri Milieux de


culture

21
 Pour la salle des analyses physico-chimiques
physico

étuve universelle Un dessiccateur Une plaque


chauffante

Un agitateur non Un conductimètre Un PH mètre


chaffant

Un Un turbidimètre Une balance


spectrophotomètre analytique

TDS

22
2.6.Les Activités de station

Représentation schématique de la chaine de traitement de l’eau de consommation

Pompage dans la retenue d’eau

Dégrillage

Pour enlever les déchets

Bassin de décantation

La boue, la vase se disposent au fond du bassin


Filtre à sable

L’eau traverse une couche de sable qui

Retient les saletés microscopiques


Filtre à charbon actifs

L’eau traverse des grains de charbon actif

Cela enlève les pesticides et les mauvais


gouts
Désinfection

Ajoute d’eau de javel pour empêcher les


microbes

De contaminer l’eau pendant son transport

Stockage eau potable Jusqu’un robinet

23
V. Contrôle De qualité de l’eau potable
Le contrôle de la qualité de l’eau comprend à la fois la surveillance exercée par les personnes
responsables de la production ou de la distribution de l’eau et le contrôle sanitaire mis en œuvre
par l’ADE.

a) Traitement physico-chimique
chimique

Les analyses physico-chimiques


chimiques font appel à des techniques d’analyses très variées Fondées sur
les propriétés intrinsèques des molécules ou des atomes recherchés.
recherchés

Méthodes d’analyses

Volumétrique et
colorimétrique
Lecture physique spectrophotométrie

• Gaz carbonique • Conductivité • NO3-


libre • Témpérature • NO2-
• chlorures • Turbidité
• Dureté
• Alcalinité totale
• Dosage de calcium
• dosage de
magnésium

1. Les analyses volumétriques


olumétriques et colorimétriques
1.1. Gaz carbonique libre

Le gaz carbonique libre existant dans des eaux superficielles est normalement moins Concentré
que 10 mg/l, alors que dans les eaux souterraines
soute il peut être plus concentré.

 Le titrage s’effectue avec de l'hydroxyde de sodium en suivant un protocole bien précis


par la suite on note le volume (ml) de NaOH utilisé (V).
 Calcul =VV x 10 x Fc = mg/L de CO2 libre (Fc( = facteur de correction.)
(Manuel pratique d'analyse de l'eau;
l'eau 2013)

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1.2. Chlorure

Le chlore est un élément chimique de la famille des halogènes, de symbole Cl, et de numéro
atomique 17.Il est abondant dans la nature, son dérivé le plus important est le « sel de table » ou
chlorure de sodium (NaCl).

 Réactifs ; Acide nitrique


 Mode opératoire ; Prendre 10ml d’échantillon qu’on verse dans un Bécher 0.5ml
d’Acide nitrique pour stabiliser le milieu, Agité par un parue magnétique
 La lecture ; Le résultat s’affiche sur l’écran de l’appareil de Metro
 Expression des résultats ; Volume affiche sur appareil *nombre molaire de chlore.
(Manuel pratique d'analyse de l'eau; 2013)

1.3. La Dureté

La dureté ou titre hydrotimétrique d’une eau est une grandeur reliée à la somme des
concentrations en cations métalliques calcium, magnésium, aluminium, fer, etc.. Présents dans
l’eau, les deux premiers cations (Ca2+et Mg2+) étant généralement les plus abondants.

Une eau à titre hydrotimétrie élevée est dit dure dans le cas contraire il s’agit d’une douce.

 Réactifs: Solution tampon à (pH=10)/N.E.T : indicateur. (Acide éthylénedinitritracétique,


sel dissodiquedihydraté)(C10H14N2Na2O8.2H2O).
 Mode opératoire ; -Préserver 10ml d'eau à analyser/Ajouter 10 ml de solution tampon, et
quelque mg de l'indicateur NET.
 Remplir la burette avec la solution de l'EDTA N/50, Et titrer jusqu'au virage bleu (soft V
le volume en ml de l'EDTA verse)
(Manuel pratique d'analyse de l'eau; 2013)

1.4. L'alcalinité totale

L'alcalinité totale de l'eau est donnée par la somme des différentes formes d'alcalinité existantes,
soit, par la concentration des hydroxydes, des carbonates et des bicarbonates, exprimée en termes
de carbonate de calcium.

On peut dire que l'alcalinité mesure la capacité de l'eau à neutraliser les acides La mesure
de l'alcalinité est d'une importance fondamentale dans le processus de traitement de l'eau,
car c’est en fonction de sa teneur que s’établit le dosage des produits chimiques utilisés
(Manuel pratique d'analyse de l'eau; 2013)

Le titrage s’effectue avec l'acide sulfurique, son mode de calcul est le suivant ;

Alcalinité totale en mg/L de CaCO3 = V x 20

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1.5. dosage de calcium

Le calcium est un élément chimique, de symbole Ca et de numéro atomique 20. C'est un métal
alcalino-terreux gris et mou qui ne se trouve jamais à l'état de corps pur dans la nature.

 Réactifs ; solution NaOH 2N.


 indicateur de couleur Murexide
 Solution l’EDTA N/50
 Mode opératoire ; Prendre 50ml d’échantillon et le mettre dans un bécher.
 Ajouter 2ml de NaOH et quelques graines de Murexide (couleur rose).
 Titrer avec l’EDTA jusqu’au virage violet.

1.6. dosage de magnésium

Le magnésium n'est pas réglementé tout comme le calcium, car il ne présente aucun danger pour
l'Homme, mais il est recommandé de ne pas dépasser 50 mg/L.

A partir des analyses du TH et de calcium, en peut calculer le magnésium ;

Mg+2= {[TH (0F)*10]-(Ca2+ *2 ,5)*0,243} (mg/l)

2. Les analyses physiques


2.1. Le pH de l’eau

Le terme pH est la concentration d'ions hydrogène dans une solution. Dans l’eau, ce facteur est
d'une importance exceptionnelle, en particulier dans les procédés de traitement.il est mesuré et
ajusté si nécessaire pour améliorer la coagulation/floculation ainsi que pour contrôler la
désinfection de l’eau

Le décret nº 2.914/2011 du Ministère de la Santé recommande que le pH de l'Eau soit maintenu


dans la gamme de6, 0 à 9,5 dans le système de distribution.

 Mode opératoire: On utilise le pH-mètre


 Etalonner l'appareil a 20C°
 Plonger l'électrode dans l'eau à analyser.
 Laissons stabiliser l'électrode pendant quelque secondes.
 La lecture: Notons la valeur du pH affiché sur I’ écran de 1'appareil
 Les résultats sont exprimés en unité de PH à la température de (20-25) C
(Manuel pratique d'analyse de l'eau; 2013)

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2.2. Température (Manuel pratique d'analyse de l'eau , 2013)
 Mode opératoire ; L'appareille mesurant le pH-mètre, il donne également la température
de 1'échantillon en degré Celsius (°C)
 On introduit une électrode dans l'eau étudiée qu’Elle se fait directement sur 1'écran de
1'appareil.

2.3. Turbidité

Le turbidimètre ; C’est un appareil qui permet de mesurer la turbidité d’un liquide. C'est l'indice
apparent qui montre que l'eau contient des matières en suspension.

 Mode opératoire : La turbidité se mesure par le turbidimètre


 On met l'échantillon dans un puits, et on le rentre ensuite dans une chambre cubique de
1'appareil, après refermer la chambre très vite.
 La lecture : La lecture se fait sur l’appareil
 La turbidité est exprimée en NTU.

3. Spectrophotométrie

3.1. Nitrite (NO2-)

Les nitrites sont les sels de l'acide nitreux. L'acide nitreux est un acide instable de formule
HNO2. La formule de l'ion nitrite est NO-2.La présence de nitrite dans l’eau, constitue un
indice de pollution.

3.2. Nitrate (NO3-)

Les nitrates (autrefois nommés nitre, souvent synonyme de salpêtre) sont les sels de l'acide
nitrique. La formule chimique de l’ion nitrate est NO-.La présence de nitrates dans l'eau est
un indice de pollution d'origine agricole (engrais), urbaine (dysfonctionnement des réseaux
d'assainissement) ou industrielle.

Lecture : Faire « la lecture spéctro » Lire dans deux longueurs d’ondes 220 et 280,

4. Examen bactériologique de l’eau

L'objectif de l’examen microbiologique de l’eau est de fournir des informations quant à la


potabilité, c'est à dire sans risque d'ingestion de micro-organismes qui causent des maladies,
provenant généralement d’une contamination par des matières fécales humaines ou d’autres
animaux à sang chaud (Benaouda, 2016)

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4.1 .Les bactéries coliformes
4.1.1. Les Coliformes totaux

Certaines maladies infectieuses sont transmises à l’homme par absorption d’eau ou d’aliments
pollués par une eau contenant des micro-organismes pathogènes (Benaouda, 2016).

4.1.2. Escherichia coli

Elle est considérée comme l'indicateur le plus précis de la contamination fécale récente et de
présence éventuelle de micro-organismes pathogènes. Il est également important de connaître la
densité des bactéries car une augmentation considérable de la population bactérienne peut nuire à
la détection des organismes coliformes .Bien que la plupart de ces bactéries ne soit pas
pathogènes, elles peuvent présenter des risques pour la santé, ainsi pour que la qualité de l'eau,
provoquant des odeurs et saveurs désagréables (Benaouda, 2016)

5. Procédures d'examens bactériologiques

5.1. Recherche des germes totaux


Selon les normes internationales, les micro-organismes reviviscibles se définie comme
étant la totalité des bactéries, levures et moisissures (RODIER ; 1996).
 Mode opératoire
 A partir de l’eau à analyser, porter 2 fois 1 ml dans deux boites de Pétri vides
préparées à cet usage et numérotées. /Compléter ensuite chacune des boites avec
environ 15ml de gélose TGEA et mélanger avec précaution en mouvement rotatoire
puis laissé solidifier.
 Incubation et lecture Retourner les boites et incuber, une à 37 °C pendant 24 h à 48 h,
l’autre à 22 °C pendant 72 h, la lecture se fait après chaque 24h.On calcule le nombre
de colonies formées présentes dans un millilitre d’échantillon.

 Expression des résultats ; Les résultats sont exprimés en nombre de germes par ml
(Germe/1ml)

5.2. Recherche et dénombrement des coliformes en milieux liquides

a) Méthode de NPP (RODIER ,1997)


 Test de présomption
o A partir de l’eau à analyser, porter aseptiquement
 5 fois 10 ml dans 5 tubes contenant 10 ml de milieu BCPL D/C muni d’une
cloche de Durham.
 1ml dans un tube contenant 10 ml de milieu BCPL S/C muni d’une cloche de
Durham
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 0,1ml dans un tube contenant 10 ml de milieu BCPL S/C muni d’une cloche de
Durham
 Chassez le gaz présent éventuellement dans les cloche et bien mélanger le
milieu, l’incubation se fait à 37 °C pendant 24 à 48 heures

 Lecture

Seront considérés comme positif + ; les tubes présentant à la fois

 Un dégagement du gaz (supérieur au 1/10 de la hauteur de la cloche).


 Un trouble microbien accompagné d’un virage du milieu au jaune (ce qui constitue le
témoin de la fermentation du lactose présent dans le milieu).
 La lecture finale se fait selon les prescriptions de la table de Mac Grady NPP

 Test de confirmation

Le test de confirmation ou test de Marc Kenzie est basé sur la recherche de coliformes fécaux
parmi lesquels on redoute surtout la présence d’Escherichia Coli.

Les tubes de BCPL positifs, après l’agitation, prélever de chacun d’eux quelques gouttes à

L’aide d’une pipette Pasteur pour faire le repiquage dans un tube contenant le milieu Schubert
muni d’une cloche.

Chassez le gaz présent éventuellement dans les cloche et bien mélanger le milieu.

L’incubation se fait à 44 °C pendant 24 heures.

 Lecture

Seront considérés comme positif + ; les tubes présentant à la fois

o Un dégagement du gaz (supérieur au 1/10 de la hauteur de la cloche).


o Un anneau rouge ou rose en surface, témoin de la production d’Indole par Escherichia
Coli après adjonction de 2 à 3 gouttes du réactif de Kovac.
o La lecture finale se fait selon les prescriptions de la table de Mac Grady NPP
o En tenant compte du fait qu’Escherichia Coli est à la fois producteur de gaz et d’indole a
44 °C.
o Utilisation d’un seul tube confirmatif (Dénombrement d’E. Coli).
b) Recherche des Streptocoques fécaux en milieu liquide
 Test de présomption

A partir de l’eau a analysée, porter aseptiquement

 5 fois 10 ml dans 5 tubes contenant 10 ml de milieu ROTHE D/C .


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 1 ml dans un tube contenant 10 ml de milieu ROTHE S/C .
 0.1ml dans un tube contenant 10 ml de milieu ROTHE S/C.
 Bien mélanger le milieu et l’inoculum.
 L’incubation se fait à 37 °C pendant 24 à 48 heures.

 Lecture

Seront considérés comme positif, les tubes présentant à la fois

o Un trouble microbien accompagné d’un virage du milieu pendant cette période est
o Présumé contenir un streptocoque fécal.
o La lecture finale se fait selon les prescriptions de la table du NPP.
 Test de confirmation

Le test de confirmation est basé sur la confirmation des Streptocoque fécaux éventuellement
présents dans le test de présomption .Les tubes de ROTHE positifs, après l’agitation, prélever de
chacun d’eux quelques gouttes à l’aide d’une pipette Pasteur donc faire l’objet d’un repiquage
dans un tube contenant le milieu LITSKY EVA .Bien mélanger le milieu et l’inoculum et
l’incubation se fait à 37°C pendant 24heures.

 Lecture

Seront considérés comme positif, les tubes présentant à la fois

o Un trouble microbien
o Une pastille violette (blanchâtre) au fond des tubes
o La lecture finale se fait selon les prescriptions de la table du NPP, le nombre de
streptocoque fécaux sont par 100 ml de l’eau analysé.

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Conclusion
L’eau fait partie de notre environnement naturel, tout comme l’air que nous respirons et la
terre qui nous porte et nous nourrit. Elle constitue un des éléments familiers et indispensables de
notre vie quotidienne.

Une station de traitement d’eau potable doit satisfaire aux besoins nécessaires à l’alimentation en
eau potable, à la fois en quantité et en qualité.

Le problème majeur de l’eau destinée à l’alimentation humaine a été longtemps d’ordre sanitaire.
Ce problème découlé de l’existence de microorganismes (bactéries, virus, protozoaires, parasites)
transmissibles de nombreuses infections dangereuses chez l’homme.

Les résultats des analyses physicochimiques ont montré que les caractéristiques
physicochimiques de l’eau sont comprises dans des intervalles proches des normes
internationales retenues pour l’eau.

Les analyses microbiologiques effectuées sur les prélèvements ont révélé une absence totale des
germes pathogènes et des germes de contamination fécale.

A la lumière des résultats obtenus au cours de ce modeste travail, nous pouvons conclure que
l’eau distribué dans quelque cités dans la ville Relizane est de très bonne qualité physico-
chimique ainsi que bactériologique et dépourvue de tous les germes pathogènes. L’analyse de
l’eau reste toujours nécessaire pour protéger le consommateur.

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La liste de référence :

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Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf, 2014, p: 67.

2. B. Genin, et al, Cours d’eau, et indices biologiques, 2ème édition. Edugri, Paris, 2003, p:
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3. Benaouda Abed, 2016, Mémoire Master 2 En Chimie Etude Et Analyse Des Propriétés De
L'eau Potable Au Sein De L’ADE, Université Abdelhamid Ibn Badis Mostaganem
Faculté Des Sciences Exactes Et De L’informatique Département De Chimie.

4. BENSACI T. (2006). Détermination De la Qualité Physico-chimique Et Bactériologiques


Des Eaux De Surface: Cas du Barrage Timgad (W. d'Oum El Bouaghi). Mémoire de
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