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Master : Management, Audit Et Contrôle De Gestion

Projet : le diagnostic financier et les tableaux


de flux

Présenté PAR :
Hanane Bennani Ziatni
Encadré par:
Hamza Hayouni
Pr. MOHAMMED SLIMANI

Année universitaire : 2019 - 2020


Table de matière
INTRODUCTION .............................................................................................. 3

I. LE TABLEAU DE FINANCEMENT ET LES FLUX DE FOND ................................ 4

1. LE TABLEAU DE SYNTHESE DES MASSES DU BILAN .................................................... 4


1.1 LE FONDS DE ROULEMENT FONCTIONNEL (FRF) : ...................................................... 5
1.2. LE BESOIN DE FINANCEMENT GLOBAL (BFG) : ......................................................... 5
1.3. LA TRESORERIE NETTE (TN) : ............................................................................... 6
2. LE TABLEAU DES EMPLOIS ET RESSOURCES : ........................................................... 6
3. INTERPRETATION DU TABLEAU DE FINANCEMENT .................................................... 8
APPLICATION 1 (TABLEAU DE FINANCEMENT ET FLUX DE FOND) : ..................................... 9
BILAN AU 31/12/2019 ............................................................................................ 9
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ............................................................................ 10
SOLUTION ............................................................................................................. 10

II. LES FLUX DE TRESORERIE DANS L’ENTREPRISE ........................................ 12

1. LES FLUX DE TRESORERIE LIES AUX OPERATIONS D’EXPLOITATION .............................. 14


1.1. CALCUL ET INTERET DE L'EXCEDENT SUR OPERATIONS (ESO):.................................... 14
1.2. CALCUL ET INTERET DE L’EXCEDENT DE TRESORERIE D’EXPLOITATION (ETE) : ................ 15
1.2.1. Calcul à partir des encaissements et des décaissements: ....................... 15
1.2.2. Calcul à partir du compte de résultat et des bilans d'ouverture et de
clôture: .............................................................................................................. 15
1.2.3. Calcul à partir de l’excédent brut d’exploitation:.................................... 16
2. LES FLUX DE TRESORERIE DANS L'ENTREPRISE : LES INDICATEURS LIES AUX AUTRES
OPERATIONS .................................................................................................... 17
2.1. LES FLUX DE TRESORERIE DE L’INVESTISSEMENT (FTI) .............................................. 17
2.1.1. Calcul de Flux de trésorerie de l’investissement ..................................... 17
2.1.2. L’intérêt de flux de trésorerie d’investissement : ................................... 18
2.2. LE FLUX DE TRESORERIE LIES AU CHOIX DE FINANCEMENT.......................................... 18
2.2.1. Le taux de service de la dette :................................................................ 19
2.2.2. Le pourcentage des investissements financés par emprunt MLT : ......... 19
2.2.3. Le taux de distribution (pay out ratio) .................................................... 19
2.2.4. Excédent de trésorerie sur opérations d’investissement et de
financement (ETOIF) :........................................................................................ 20
2.3. L’EXCEDENT DE TRESORERIE SUR OPERATIONS DE GESTION :...................................... 21
2.3.1. Calcul de l’ETOG ...................................................................................... 21
2.3.2. Intérêt de l 'ETOG : .................................................................................. 23
3. LA RECAPITULATION DES DIFFERENTS FLUX DE TRESORERIE :..................................... 24
APPLICATION 2 (FLUX DE TRESORERIE) : .................................................................. 24
TRAVAIL A FAIRE: .................................................................................................... 25
SOLUTION ............................................................................................................. 25

CONCLUSION................................................................................................ 26

2
Introduction
Les agents économiques échangent des biens et services au moyen de la monnaie. Ces
échanges se caractérisent d'un côté par un transfert de biens ou de services, et de l'autre
coté par des transferts monétaires.

Un flux correspond à une quantité de biens, de services ou de monnaie entrant ou sortant


de l’entreprise à une date donnée. Les flux financiers désignent le mouvement des valeurs
dans l’entreprise.

On distingue généralement trois types de flux : les flux de résultats, les flux de trésorerie et
les flux de fonds.

⇒ Les flux de résultats : qui concernent les produits et les charges au sens de la
comptabilité générale. Parmi ces flux, certains donnent lieu à des encaissements ou
des décaissements, tel est le cas des ventes, des achats, impôts,… D'autres flux n'ont
aucune incidence sur la trésorerie, exemple les dotations aux amortissements. Les
flux de résultats concernent toutes les opérations économiques ayant une incidence
sur l'enrichissement de l'entreprise.

⇒ Les flux de trésorerie : Il s'agit de toutes les opérations de recettes et de dépenses


se traduisant par des mouvements effectifs de trésorerie.

⇒ Les flux de fonds : sont directement tirées de l'acception anglo-saxonne « flow of


funds ». Les flux de fonds désignent toutes les opérations qui figurent dans le tableau
de financement.

L’analyse financière dispose de deux types d’outils pour expliquer les variations des comptes
de bilan (et donc les flux) durant l’exercice : Le tableau de financement et le tableau de flux
de trésorerie.

Malgré leur intérêt et leur utilité, les techniques d’analyse s’intéressant à la solvabilité, la
structure financière et la rentabilité demeurent des techniques d’analyse statique même si
elles s’étalent sur deux ou trois années. Pour cette raison, plusieurs analystes la jugent
insuffisante et doit être complétée par une analyse interne de l’entreprise basée sur des flux
liés à l’activité de l’entreprise et à ses cycles économiques et financier.

Cette analyse en termes de flux permet à l’analyste d’aller au-delà de l’analyse statique
réalisée sur des états de synthèse. Elle permet d’appréhender tous les flux financiers liés à
des opérations d’investissement, d’exploitation de financement et de trésorerie.

3
I. Le tableau de financement et les flux de fond

Les flux de fonds concernent les mouvements des éléments d’actif et de passif. Ils se
traduisent par des emplois et des ressources.

Les flux de fonds sont des flux d’emplois et de ressources générés par les opérations de
l’entreprise.

Les emplois concernent :

Augmentation d’actif suite à des investissements, des achats ou des productions de biens
physiques ou financiers.
Diminution de passif suite à des remboursements de dettes de financement ou
fournisseurs.

Les ressources concernent :

Augmentation de passif matérialisé par le renforcement de fonds propres ou


l’augmentation de dettes.
Diminution des éléments d’actif suite à des cessions d’immobilisations ou à la
transformation des stocks ou des créances en liquidités.

Ces flux de fonds sont présentés dans le tableau de financement de l’entreprise.

Le modèle normal du tableau de financement proposé par le PCM comporte deux tableaux :
Le tableau de synthèse des masses du bilan ; Le tableau des emplois et ressources.

1. Le tableau de synthèse des masses du bilan

Le tableau de synthèse des masses du bilan est axé principalement sur la présentation des
trois indicateurs d’équilibre financier de l’entreprise :

Le fonds de roulement fonctionnel,


Le besoin en fonds de roulement et la trésorerie nette
La variation du FR et du BFR entre le début et la fin de l’exercice.

Le tableau de synthèse des masses du bilan se base sur la relation fondamentale d’équilibre
financier formulée de la façon suivante :

Δ FRF = Δ BFR + Δ TN

Cette relation signifie que la situation du cycle de trésorerie dans l’entreprise est
conséquence des situations des cycles d’investissement et des opérations courantes et
dépend des variations du FRF et du BFR.
4
La synthèse des masses du bilan met en évidence par simple différence les notions
financières suivantes :

1.1 Le fonds de roulement fonctionnel (FRF) :

le fond de roulement fonctionnel égale à la différence entre les financements permanents et


l'actif immobilisé.

FRF = Capitaux permanents - Actif immobilisé

Il est en effet souhaitable que les besoins structurels d'une entreprise (investissements)
soient couverts par des financements ayant le même caractère de stabilité, on minimise
ainsi le risque d'atteinte à la survie de l'entreprise par remise en cause de ses financements à
court terme.

En principe, le fond de roulement fonctionnel (FRF) doit être positif : pour une entreprise
industrielle ayant un cycle de production et de commercialisation d'une durée moyenne et
des contraintes de stockage aussi moyenne, le FRF devrait atteindre au moins 10 % du
chiffre d'affaires annuel et 20 % de l'actif circulant hors trésorerie.

1.2. Le besoin de financement global (BFG) :

Le BFG est égale à la différence entre l'actif circulant hors trésorerie et le passif circulant
hors trésorerie.

BFG = Actif circulant H.T - Passif circulant H.T

C'est donc la part des besoins de financement relative à l'actif circulant H.T non couverte par
les ressources provenant de cette même exploitation (Passif circulant H.T)

5
En principe, le BFG est positif pour la plupart des entreprises. En effet les besoins en
financement sont essentiellement constitués par les stocks et les créances clients, les
ressources provenant de l'exploitation par les dettes fournisseurs.

1.3. La trésorerie nette (TN) :

La trésorerie nette est égale à la différence entre la trésorerie actif (T.A) et la trésorerie
passif (T.P). Cependant, un contrôle vertical permet de vérifier que cette T.N est également
obtenue par la différence entre le FRF et le BFG.

T.N = T.A - T.P = FRF - BFG

2. Le tableau des emplois et ressources :

Ce tableau présente, pour l'exercice N et N-1, quatre masses successives :

• Deux masses sous forme de flux de l'exercice à savoir : ressources stables et emplois
stables de l'exercice
• Deux autres masses sous forme de variation nette globale à savoir : la variation du
BFG et la variation de la T.N

6
Les flux de ressources et d’emplois stables mettent en évidence les politiques
d’investissement, de désinvestissement, de remboursement et de financement à caractère
permanent de l’entreprise, survenues au cours de l’exercice. Ils expliquent la variation du
FRF trouvée dans le tableau de synthèse des masses du bilan.

Le modèle de tableau des emplois et des ressources présenté ici est basé sur celui du PCM
duquel il se distingue légèrement. Pour construire ce tableau,

il convient de préciser que la a base est l’analyse fonctionnelle du bilan, en ce sens qu’il faut
apporter à ce tableau (même chose pour le tableau de synthèse des masses du bilan)

• les mêmes corrections que celles pour le bilan fonctionnel


• Les virements de compte à compte ne doivent pas être retenus ;
• Les flux ne doivent pas être compensés, les augmentations et les réductions doivent
être analysées séparément.

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Le flux de ressources et d'emplois stables peuvent être obtenu de la manière suivante :

• L'autofinancement : A partir du mode de calcul expliqué dans la séquence de L'ESG.


• Les autres flux : à partir des mouvements débit et mouvement crédit des comptes
relatifs aux postes concernés du tableau de financement (Utiliser le grand livre de
l'entreprise)

La Variation de BFG et variation de la TN peuvent être calculés à partir des variations des
montants nets du bilan :

• La variation du BFG de la synthèse des masses constitue la somme algébrique des


variations des différents postes qui composent l'actif circulant hors trésorerie et le
passif circulant hors trésorerie
• La variation de la TN de la synthèse des masses constitue également la somme
algébrique des variations de la trésorerie actif et de la trésorerie passif.

Remarque :

• Dans le cas où le poste écart de conversion correspondant à des dettes et créances en


monnaies étrangères, il convient de l'annuler des créances immobilisées et des dettes
de financement pour revenir aux montants historiques.
• Il convient également de neutraliser tous les mouvements ne constituant pas des flux
comme les virements de compte à compte par exemple.
• Le total général des emplois et celui des ressources, figurant à la fin du tableau, sont
égaux.

3. Interprétation du tableau de financement

Le tableau de financement permet de rapprocher les besoins financiers de l’entreprise


(immobilisations et BFR) aux ressources collectées pour les couvrir (autofinancement,
capital, endettement). L’ajustement se fait par la trésorerie. Un tableau de financement
établi sur plusieurs années permet de caractériser :

• La stratégie de croissance (ou de décroissance) interne (acquisitions


d’immobilisations corporelles et incorporelles) ou externe (acquisition
d’immobilisations financières : titres de participations) de l’entreprise ;
• La stratégie de financement : financement interne (autofinancement, cessions
d’immobilisations) ou externe (augmentation de capital, recours à l’endettement) ;
• La politique de dividendes en étudiant l’évolution des dividendes distribués.

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Application 1 (Tableau de financement et flux de fond) :

Au 31/12/2014, l’entreprise FAYROUZ met à la disposition de son cadre financier les


documents et les informations complémentaires suivantes :

Bilan au 31/12/2019
Bilan (ACTIF)

EXERCICE N EXERCICE N-
1
Brut A&P NET NET

ACTIF IMMOBILISÉ
FRAIS préliminaires 24 000 10 000 14 000 12 000
Constructions 450 000 100 000 350 000 320 000
ITMO 300 000 80 000 220 000 140 000
Matériel de transport 100 000 80 000 20 000 40 000
Dépôt et cautionnements 10 000 10 000 14 000
Titres de participation 30 000 30 000 40 000
ACTIF CIRCULANT
Marchandises 100 000 10 000 90 000 80 000
Matières premières 8 000 2 000 6 000 10 000
Clients et comptes rattachés 24 000 4 000 20 000 18 000
Autres débiteurs 30 000 30 000 34 000
Trésorerie Actif

Banque 6 000 6 000 7 000


Caisse 4 000 4 000 5 000
TOTAL GENERAL 1 086 000 286 000 800 000 720 000

Bilan (passif)

EXERCICE N EXERCICE N-1


FINANCEMENT PERMANENT
Capital social ou personnel 560 000 460 000
Autres réserves 134 000 134 000
Report à nouveau 6 000 6 000
Résultat net de l’exercice 28 000 20 000
Autres dettes de financement 30 000 40 000
Provisions pour risques 2 000
PASSIF CIRCULANT
Fournisseurs et comptes rattachés 36 000 50 000
Autres créanciers 4 000 10 000
TRESORERIE –PASSIF

TOTAL GÉNÉRAL 800 000 720 000

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Informations complémentaires

 La capacité d'autofinancement de l'exercice 2019 s'élevé 102.000dh.


 Distribution de 20.000 dh à titre de dividendes au cours de l’exercice 2019.
 Augmentation du capital par apports nouveaux.
 Engagement de 4.000 dh des frais préliminaires.
 Acquisition d'une nouvelle construction pour 80.000 dh et cession d’un autre acquis pour
30.000 dh au prix de 26.000 dh.
 Cession d’une ancienne machine acquise pour 10.000 dh au prix de 2.000 dh et
acquisition d'une autre au prix de 110.000 dh.
 Cession des titres de participation au prix de 12.000 dh. Pas d'acquisition.
 Récupération de 4.000 dh d'un cautionnement.
 Pas de souscription d'un nouvel emprunt durant l'exercice 2019.

Travail à faire :

Établir le tableau de financement de l'entreprise "FAYROUZ pour l'exercice 2019.

Solution

Tableau des immobilisations :

NATURE V.E début Augmentations Diminutions V.E fin


d’exercice d’exercice
Immob. En non-valeurs :
-Frais préliminaires 20 000 4 000 24 000

Immob. Corporelles :
-Constructions 400 000 80 000 30 000 450 000
-ITMO 200 000 110 000 10 000 300 000
-Materiel de transport 100 000 100 000
Immob. Financières :
-dépôts et cautionnements 14 000 4 000 10 000
-titres de participations 40 000 10 000 30 000
TOTAUX 774 000 194 000 54 000 914 000

V.E fin d’exercice = V.E début d’exercice + Acquisitions – Cessions

Tableau des dettes :

Nature Dettes Souscription Remboursement Dettes fin


début d’exercice
d’exercice
Dettes de financement :
-Emprunts A.E.C 40 000 10 000 30 000

10
Remboursement = Dettes début d’exercice + Souscription - Dettes fin d’exercice

Calculs justificatifs :

 Autofinancement = 102 000 - 20.000 = 82.000 dh.


 Cession des immobilisations corporelles = 28.000 dh.
 Constructions = 26.000 dh et -Matériel Industrie, 2.000 dh.
 Cession des immobilisations financières : Titres de participation = 12.000 dh.
 Récupération de cautionnement = 4.000 dh.
 Augmentation du capital, 560.000 - 460.000 = 100.000 dh.
 Acquisition des immobilisations corporelles = 190.000 dh.
 Constructions = 80.000 dh et -Matériel Industriel = 110.000 dh.
 Remboursement des dettes = 40.000 - 30.000 = 10.000 dh.
 Emplois en non-valeurs = 24.000 - 20.000 = 4.000 dh

Tableau De Financement :

Synthèse Des Masses Du Bilan

Éléments N N+1 Variation


E R
FP 760 000 660 000 100 000
-AI 644 000 566 000 78 000
FDR 116 000 94 000 22 000
AC 146 000 142 000 4 000
-PC 40 000 60 000 20 000
BFDR 106 000 82 000 24 000
TN 10 000 12 000 2 000

Tableau des emplois et ressource

EXERCICE N
I- RESSOURCES STABLES DE L’EXERCICE (FLUX) Emploi Ressources
Autofinancement (A) 82 000
Capacité d’autofinancement 102 000
- Distribution de bénéfice 20 000
Cessions et réductions d’immobilisations (B) 44 000
Cession d’immobilisations incorporelles
Cession d’immobilisations corporelles 28 000
Cession d’immobilisations financières 12 000
Récupération sur créances immobilisées 4 000
Augmentations des capitaux propres et assimilés (C) 100 000

11
Augmentation du capital, apports 100 000
Subventions d’investissement
Augmentations des dettes de financement (D)
(nettes de primes de remboursement)
TOTAL I – RESSOURCES STABLES (A+B+C+D) 226 000

II- EMPLOIS STABLES DE L’EXCERCICE (FLUX)


Acquisition et augmentation d’immobilisation (E) 190 000
Acquisitions d’immobilisations incorporelles
Acquisitions d’immobilisations corporelles 190000
Acquisitions d’immobilisations financières
Acquisitions d’immobilisations immobilisées
Remboursement des capitaux propres (F)
Remboursement des dettes de financement (G) 10 000
Emplois en non-valeurs (H) 4 000
TOTAL II- EMPLOIS STABLES (E+F+G+H) 204 000

III Variation du besoin de financement global 24 000


IV Variation de la Trésorerie 2 000
TOTAL GENERAL 228 000 228 000

II. Les flux de trésorerie dans l’entreprise

Selon les normes IFRS, l’état de flux de trésorerie comporte 3 grandes catégories qui
évaluent l’encaissement et le décaissement de chacune de ses composantes. L’état financier
démontre la différence entre la liquidité et la quasi-liquidité pour l’exercice financier en
question en analysant les flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation, de financement
et d'investissement.

Le tableau des flux de trésorerie est l'état financier le plus important car il permet d'obtenir
rapidement une vision des éléments suivants :

 la trésorerie générée par l'exploitation de l'entreprise


 le montant des investissements réalisés
 les flux liés au financement de l'entreprise (emprunt, émissions d'actions, dividendes)
 la position de trésorerie de l'entreprise

La plupart des opérations réalisées par l'entreprise avec son environnement se traduisent
instantanément ou après un délai variable selon leur nature, par un mouvement de
trésorerie qui s’analyse soit en un flux monétaire d'entrée (encaissement) soit en un flux
monétaire de sortie (décaissement).

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Sur un exercice de référence, la différence entre les encaissements et les décaissements
provenant de l'ensemble des opérations financières (flux d'opérations), correspondent à
l’excédent global de trésorerie appelée également variation de trésorerie (∆ TN)

∆ TN = Encaissements - décaissements

Cet excédent (ou insuffisance) global de trésorerie correspond à la relation fondamentale de


l'analyse fonctionnelle mise en évidence dans le tableau de financement.

∆ TN = ∆FRNG - ∆BFR

L’explication de l’affectation de cet indicateur - clé nécessite d’identifier L'origine des flux
d'opérations enregistrées en comptabilité, et la localisation des flux correspondants.

Dans la mesure où l’on se réfère à la relation fondamentale de l'analyse fonctionnelle, il


convient de conclure que la liquidité d'une entreprise dépend des évolutions respectives du
fonds de roulement net global et du besoin en fond de roulement. Mais, par ailleurs, on sait
que la liquidité résulte des opérations de gestion de l'entreprise, c’est -à - dire toutes les
opérations donnant lieu à une inscription dans le compte de résultat, à l’exception des
cessions d'actifs immobilisés.

Or, la variation du BFR est essentiellement déterminée par les opérations de gestion et la
variation du FRNG due aux opérations courantes est mesurée par la capacité
d'autofinancement (CAF). Dès lors, il apparaît que les concepts caractéristiques de la
liquidité trouvent leurs fondements dans deux indicateurs de gestion.

La variation du besoin en fonds de


roulement (A BFR )
Les indicateurs de gestion et les
concepts caractéristiques de la
liquidité
la capacité d'autofinancement

Trois catégories de flux d'opérations sont à l'origine de la variation de la trésorerie :

Opérations de gestion

Origine de l'excédent global de trésorerie Opérations d'investissement

Opération de financement

13
Les flux d'opérations saisies par la comptabilité n'affectent la trésorerie (encaissement ou
décaissement) qu'à terme d'un processus mettant en jeu les décalages existant entre
l'engagement des opérations et leur règlement effectif.

Les décalages sont constitués par les variations de stocks, de créances et de dettes cycliques
qui interviennent dans le passage entre flux d'opération et flux de trésorerie.

Le passage d'un flux d'opération (flux de fonds) à un flux de trésorerie est donc le suivant:

Flux de trésorerie = flux de fonds - décalage de trésorerie

1. Les flux de trésorerie liés aux opérations d’exploitation

Les opérations d'exploitation occupent une place privilégiée dans l'ensemble des opérations
de gestion. La distinction flux de fonds et flux de trésorerie s'applique aux opérations
cycliques caractéristiques de l'activité de l'entreprise.

L'étude des flux de trésorerie à partir des seules opérations d'exploitation effectuées par
l'entreprise permet le calcul de deux grandeurs caractéristiques: l’excédent sur opérations
(ESO) et l’excédent de trésorerie d'exploitation (ETE).

Flux de fonds provenant des seules


ESO opérations d'exploitations
Indicateurs de gestion liés aux
opérations d'exploitation
Flux de trésorerie provenant des
ETE seules opérations d'exploitations

1.1. Calcul et intérêt de l'excédent sur opérations (ESO):

L’excédent sur opérations (ESO) est un indicateur de gestion pur de toute convention
comptable car il élimine les variations de stocks.

L’ESO est obtenu par la cascade suivante:

Ventes HT + Production immobilisée +


Subventions d'exploitation - Achat HT -
ESO
Autrescharges d'exploitation *

14
(*) Les autres charges d'exploitation regroupées : les charges externes, les impôts, taxes et
versements assimiles ainsi que les charges de personnel (∆Stock exclus)

L’analyse des comptes retenus pour le calcul de l 'ESO indique que cet indicateur est en fait
un excédent brut d’exploitations hors variations des stocks (celles - ci n’étant pas des flux).

Il est donc possible d'obtenir directement l'excédent sur opérations par la formule suivante:

ESO EBE + Stock initial - Stock final

1.2. Calcul et intérêt de l’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE) :

L’excédent de trésorerie d'exploitation est une grandeur essentielle le de la gestion


financière. Il permet de mesurer la trésorerie générée (ou consommée) au cours d'un
exercice.

L’ETE constitue la mesure la plus appropriée pour exprimer la ressource engendrée par les
seules opérations d'exploitation.

Il existe plusieurs modalités de calcul de l'excédent de trésorerie d'exploitation

1.2.1. Calcul à partir des encaissements et des décaissements:

Ventes encaissées - Achat décaissés - Autres charges d'exploitation décaissées


ETE - Règlement de la TVA à décaisser

1.2.2. Calcul à partir du compte de résultat et des bilans d'ouverture et de clôture:

Ventes HT + Production immobilisée (1)


+ Subventions d'exploitation
ETE - Achats HT
- Autres charges d'exploitation (∆ Stock exclus)
- ∆Créances d'exploitation + ∆Dettes deploitation

15
(1) : La production immobilisée ne doit pas être éliminée car elle correspond à un flux de
produit qui permet de neutraliser les charges supportées (et décaissables) pour
effectuer cette production immobilisée.

1.2.3. Calcul à partir de l’excédent brut d’exploitation:

ETE EBE - ∆BFRE

Dans cette formule la variation du besoin en fonds de roulement d'exploitation correspond


aux flux qui ne sont pas encore dénoués monétairement. Ce mode de calcul indique le
passage d'un flux de fonds représenté par l'EBE (trésorerie potentielle) à un flux de
trésorerie effectif (EBE encaissé).

A partir de l’excédent sur opération :

Excédent sur opérations (ESO )

ETE - ∆ Créances d’exploitation


+ ∆ Dettes d’exploitation

La différence entre la variation des créances d'exploitation et la variation des dettes


d’exploitation est appelée variation de l'encours commercial.

Ce mode de calcul de l'ETE indique que la trésorerie de l'entreprise est en définitive


subordonnée à la politique suivie en matière de ventes, de salaires et de crédits
correspondants. Toute action visant à améliorer la trésorerie doit donc porter sur ces
domaines.

Le calcul de l'ETE à partir de l'ESO est plus «directe» car il n’est plus utile de déterminer les
variations de stocks (ce qui évite de procéder à l'inventaire des stocks).

Intérêt de l 'ETE :

L’analyse de l’excédent de trésorerie d’exploitation permet d’évaluer, sur un plan


dynamique, la capacité de l’entreprise à sécréter de la trésorerie dans le cadre de son
exploitation. Dans une telle hypothèse, l’ETE doit être largement positif.

Un ETE supérieur à l'EBE signifie que le bas du bilan de l'entreprise étudiée dégage de la
trésorerie.

16
En revanche, un ETE négatif signifie que l'exploitation consomme de la trésorerie. Dans une
telle hypothèse, L’entreprise n’est plus en mesure de financer de nouveaux investissements,
ni de rembourser ses emprunts. Cette situation peut conduire à la disparition de
l'entreprise.

Ainsi que l'indique le schéma ci-dessous. L’ETE est un excellent indicateur de gestion qui
fournit les informations essentielles pour le prix de position.

* Permet de connaitre périodiquement la trésorerie active sans


procéder à un inventaire des stocks (calcul à partir de l'ESO)

ETE *Permet d'étudier le risque de faillite (indicateur du risque de


défaillance)

*Joue un role important dans les tableaux de flux

2. Les flux de trésorerie dans l'entreprise : les indicateurs liés aux autres
opérations

L’analyse des flux de trésorerie dans l'entreprise ne se limite pas aux seules opérations
d'exploitation. Deux indicateurs lies aux autres opérations de gestion et d'investissement -
financement sont calcules pour compléter le diagnostic financier de l'entreprise.

2.1. Les flux de trésorerie de l’investissement (FTI)

Les flux de trésorerie d’investissement correspondent à toutes les dépenses et recettes


effectuées portant sur des actifs immobilisés, telles que les acquisitions et les cessions
d’immobilisations (machines, bureaux…). Ils permettent de cerner la politique
d’investissement menée par le dirigeant, et d’évaluer la rentabilité de ses décisions.

2.1.1. Calcul de Flux de trésorerie de l’investissement

Pour les calculer, on effectue la somme des flux de trésorerie correspondant à des
opérations d’investissement. On y trouve, par exemple, les acquisitions et les cessions
d’actifs immobilisés (acquisition de parts de sociétés, cession de filiales…).

Les flux de trésorerie provenant de ces activités sont distincts des activités opérationnelles
car ils ont tendance à être destinés à la planification à long terme et ne sont pas directement
liés aux opérations de caisse quotidiennes d'une entreprise. Une entreprise qui consomme

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de gros montants à des fins d’investissement indique qu’elle investit pour assurer sa
croissance future, laquelle consomme de l’argent.

Le FTI représente l’effort d’investissement de la période net de cessions, les mouvements


relatifs à ce flux doivent nécessairement donner lieu à un mouvement dans les
immobilisations au bilan. Les cessions sont évidemment inscrites pour leur prix réel de
cession, c’est à dire le flux de trésorerie. cela nécessite d’éliminer la plus ou moins-value de
cession au niveau de la capacité d’autofinancement.

flux de fonds
FTI -
décalage de trésorerie

Pour figurer dans le flux de trésorerie de l’investissement, le mouvement doit en effet avoir
comme contrepartie l’augmentation ou la diminution d’une immobilisation au bilan.

2.1.2. L’intérêt de flux de trésorerie d’investissement :

Le FTI traduit l’effort d’investissement de la période. Il est évidemment variable selon les
secteurs, que l’on soit dans une activité de service peu capitalistique ou dans l’industrie
lourde. Les dépenses d’investissements ne sont pas toujours linéaires. Une entreprise peut
investir en dents scie, réaliser une dépense importante une année et peu les 4 ou 5 années
suivantes

2.2. Le flux de trésorerie liés au choix de financement

Le flux de trésorerie du financement (FTF) : retrace l’ensemble des encaissements et


décaissements relatifs aux choix de financement : apport en capital, versement de
dividendes, emprunts émis et remboursés, montants prêtés par les actionnaires, ….On
distingue :

• les flux avec les actionnaires (augmentation de capital et versement de dividendes,


comptes courants d’associés,…)
• Les flux avec prêteurs : emprunts émis et remboursés.

Il apparaît logiquement en troisième position car les choix de financement résultent en


partie du moins des flux de l’activité et de l’investissement.

Par exemple : une entreprise en croissance qui doit financer des investissements en matériel
importants va recourir à des emprunts MLT à moins que le flux de trésorerie de l’activité soit

18
suffisamment élevé pour autofinancer ces investissements.A l’inverse, une entreprise
profitable et qui a peu investi sera en mesure de verser un dividende élevé.

Trois ratios spécifiques au tableau de flux permettent d’analyser les choix de financement :

2.2.1. Le taux de service de la dette :

Quel pourcentage de la CAF est-il absorbé par le remboursement des emprunts MLT ?

La norme sur le ratio de capacité dynamique de remboursement intègre l’idée selon


laquelle, le remboursement de la part en capital des emprunts ne doit pas absorber plus de
50% de la CAF. A défaut, l’entreprise n’aurait plus la trésorerie suffisante pour investir et
verser des dividendes.

𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀é 𝐝𝐝𝐝𝐝 𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫


< 50%
𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂é 𝐝𝐝’𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚

2.2.2. Le pourcentage des investissements financés par emprunt MLT :

Ce ratio n’est pleinement pertinent que pour les entreprises qui se financent par
adossement, essentiellement les PME. Ces dernières n’obtiennent en effet généralement un
financement à MLT que pour financer l’acquisition d’une immobilisation

Emprunts MLT souscrits


=%
Acquisition d′immobilisation

La mission du directeur financier dans la gestion financière est de garantir la pérennité à MT


de l’entreprise, notamment en veillant à avoir un fonds de roulement élevé.

Un FR élevé limite en effet le recours excessif aux crédits de trésorerie qui constituent une
ressource précaire pouvant être dénoncée par les prêteurs à un préavis court.

2.2.3. Le taux de distribution (pay out ratio)

Le plus souvent, l’entreprise définit la distribution de dividendes en pourcentage du résultat


de l’année précédente.

Il indique le pourcentage du résultat net de l’année N-1 est-il versé au cours de l’année N en
dividendes. Il n’est évidemment pas pertinent lorsque l’entreprise verse un dividende
exceptionnel représentant plusieurs années de résultat.

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2.2.4. Excédent de trésorerie sur opérations d’investissement et de financement
(ETOIF) :

Cet indicateur de gestion correspond à l’excédent de trésorerie dégagé au cours de


l'exercice par l'ensemble des opérations d'investissement (et de désinvestissement) et de
financement effectuées par l'entreprise. Le calcul de l’ETOIF s'effectue à partir de la partie
haute du tableau de financement.

Deux méthodes de calcul de l'ETOIF peuvent être utilisées:

Ressources nouvelles (sauf CAF)


ETOIF -
Emplois nouveaux

ETOIF ∆FRNG - CAF

Lorsque les opérations d'investissement et de financement ne sont pas effectuées au


comptant, cette formule de calcul doit être corrigée des postes relatifs aux besoins en fonds
de roulement hors exploitation (fournisseurs d'immobilisations, créances sur cessions
d'immobilisations, actionnaires, capital souscrit, appelée, non versé).

Dans cette hypothèse, la formule de calcul de l'ETOIF devient la suivante:

Ressources durables (ressources nouvelles)


- Emplois stables (emplois nouveaux)
- Fournisseurs d'immobilisations au 31/12/N-1
+ Fournisseurs d'immobilisations 31/12/N
ETOIF + Créances sur cessions d'immobilisations 31/12/N-1
- Créances sur cessions d'immobilisations du 31/12/N
+ Actionnaires, capital appelé, non verse au 31/12/N-1
- Actionnaires, Capital appelé, non versé au 31/12/N

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2.3. L’excédent de trésorerie sur opérations de gestion :

La prise en considération de l'ensemble des opérations donnant lieu à une inscription dans
le compte de résultat (Il s'agit des produits et charges d'exploitation, financiers et
exceptionnels) à l’exception des cessions d’éléments d’actif immobilisés, conduit au calcul
de l'excédent de trésorerie sur opérations de gestion (ETOG).

2.3.1. Calcul de l’ETOG

Pour un exercice donné, l'excédent de trésorerie sur opérations de gestion correspond à la


différence entre les produits de gestion encaissés et les charges de gestion décaissées.

Produit de gestion encaissés(sauf cessions d'éléments


d'actif)
ETOG -
charges de gestion décaissées

il existe deux modes de calcul de L’excédent de trésorerie sur opérations de gestion :

• L’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE)


• La capacité d’autofinancement (CAF)

Premier mode de calcul :

Ce premier mode de calcul prend pour point de départ l’ETE qui constitue l’élément principal
de l'ETOG. L’excédent de trésorerie d'exploitation est corrigé des produits et des charges
financières, des produits et des charges exceptionnels (donnant lieu à une contrepartie
monétaire) ainsi que des décalages de trésorerie figurant dans le bilan d'ouverture et dans le
bilan de clôture de L'exercice.

Les créances et les dettes hors exploitation matérialisant ces décalages ne comprennent ni
les créances sur les cessions d'immobilisations, ni le poste «actionnaires capital souscrit
appelé non versé».

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La formule de calcul est la suivante:

ETE
+ Transferts de charges
+ Autres produits de gestion courante
+ Produits financiers encaissables
+ Produits exceptionnels encaissables (Sauf produits de cessions
d’éléments d'actifs)
- Autres charges de gestion courante - charges financières
décaissables
- charges financières décaissables
- charges exceptionnelles décaissables
ETOG - Impôts sur les bénéfices
- Participation
+ Créances hors exploitation sur opérations financières et
exceptionnelles au 31 /12/N- 1
- Créances hors exploitation sur opérations financières et
exceptionnelles au 31/12 / N -1
- Dettes hors exploitation sur opérations financières et
exceptionnelles 31/12 /N- 1
+ Dettes hors exploitation sur opérations financières et
exceptionnelles 31/12/N

Deuxième mode de calcul :

Ce deuxième mode de calcul fait intervenir:

- la capacité d'autofinancement qui est la ressource dégagée par les opérations de gestion
(à l'exclusion des produits de cessions d'éléments actifs) au cours de l'exercice;

- la variation du BFR qui est l'emploi (ou le besoin de financement) induit par ces mêmes
opérations courantes de gestion.

Pour un exercice donné, l'ETOG est obtenu par la formule suivante:

ETOG = CAF - ∆BFR corrigé

Cette relation révèle que l'excédent de trésorerie sur les opérations de gestion représente
la partie liquide de la capacité d'autofinancement.

La variation du besoin en fonds de roulement corrigé prise en considération dans cette


formule est obtenue indépendamment des postes relatifs aux opérations d'investissement
et de financement.

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Certains postes sont donc à exclure :

• Fournisseurs d'immobilisations
• Créances sur cessions d'immobilisations
• Actionnaires capital souscrit, appelé, non versé

2.3.2. Intérêt de l 'ETOG :

Le calcul de l’ETOG permet d’analyser l’incidence des opérations de gestion sur le niveau de
la trésorerie de l'entreprise.

Les opérations de gestion dégagent un


>0 supplément de trésorerie

ETOG
<0 Les opérations de gestion absorbent de la
trésorerie

La capacité d'une entreprise à dégager de la trésorerie à partir de ses opérations


d'exploitation et hors exploitation peut être également obtenue par le ratio suivant :

𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂
𝐑𝐑 =
∆𝐁𝐁𝐁𝐁𝐁𝐁

Ce ratio doit être supérieur à 1. Son augmentation dans le temps traduit une amélioration
de la situation de la trésorerie de l'entreprise, Inversement, si ce ratio est inférieur à 1,
l'entreprise doit rechercher des financements externes (augmentation du capital,
augmentation des dettes).

Dans l'hypothèse où une telle situation se reproduirait dans le temps, il arriverait un


moment ou l'entreprise ne trouverait plus de financements externes et serait alors en état
de cessation de paiement.

23
3. La récapitulation des différents flux de trésorerie :

La récapitulation des différents flux de trésorerie permet de vérifier que la variation globale
de trésorerie provient de l’excédent de trésorerie sur les opérations de gestion et de
l’excédent de trésorerie sur les opérations d’investissement et de financement
(détermination directe: AFRNG - CAF).

Variation globale de trésorerie = ETOG + ETOIF


ETOG = CAF - ∆ BFR

ETOIF = ∆ FRNG - CAF


∆TN = ∆ FRNG - ∆BFR

Application 2 (flux de trésorerie) :

On vous communique ci-dessous les bilans de la société STAR aux 31/12/N-1 et 31/12/N :

Bilan 31/12/N-1

Actif Brut A /D Net Passif Net


Actif immobilisé 300.00 90 210.00 Capital 200.00
Stocks 170.00 - 170.00 Réserves 59.00
Clients 126.20 - 126.20 Dettes financières 184.00
Disponibilités 1.45 - 1.45 Fournisseurs 60.00
TVA à décaisser 4.65
597.65 90 507.65 507.65

Bilan 31/12/N

Actif Brut A /D Net Passif Net


Actif immobilisé 350.00 125 225.00 Capital 200.00
Stocks 290.00 - 290.00 Réserves 76.40
Clients 233.37 20 213.37 Dettes financières (1) 365.61
Fournisseurs 80.00
TVA à décaisser 6.36
873.37 145 728.37 728.37

(1) Dont concours bancaires courants : 89.61

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Travail à faire:

Analyser de la situation financière de la société STAR en procédant aux calculs:

• de la capacité d'autofinancement et de l'excédent brut d'exploitation pour les


exercices N-1 et N;
• du besoin en fonds de roulement d'exploitation et de la variation du besoin en
fonds de roulement d'exploitation pour les exercices N-2, N-1, et N;
• de l’excédent de trésorerie sur opérations de gestion et de l’excédent de trésorerie
d’exploitation pour les exercices N - 1 et N,

Solution

Calcul des CAF et des EBE :

CAF :

Éléments N-1 N
Résultat Net 29 17.40
Dotation aux amortissement, dep. Et prov. +30 +55.00
Reprises sur amortissement, dép et prov - 10
CAF 49 72.40

EBE :

Eléments N-1 N
Production vendue 700 950
+Production stockée +100 +80
-Achats -400 -540
-Stocks +20 +40
-Charges de personnel -330 -420
EBE 90 110

La CAF et l’EBE augmentent, ce qui constitue un élément favorable. Il est toutefois essentiel
de vérifier comment évoluent le BFR et le BFRE.

Calcul du BFR et du BFRE :

N-2 N-1 N
Stock 50 170.00 290.00
Client +85 +126.20 +233.37
Fournisseurs -50 -60.00 -80.00
TVA à décaisser -2 -4.65 -6.36
BFR ou BFRE 83 231.55 437.01
∆BFR ou ∆BFRE - 148.55 205.46

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Les accroissements des besoins (∆ BFR) sont nettement supérieurs aux accroissements des
ressources (CAF, EBE).

Calcul de l'excédent de trésorerie sur les opérations de gestion et de l'excédent de


trésorerie d'exploitation :

N-1 N
ETOG = CAF - ∆BFR -99.55 -133.06
ETE = EBE - ∆ BFRE -58.55 -95.46

Les opérations d'exploitation, comme l'ensemble des opérations de gestion, consomment de


plus en plus de trésorerie (alors que, normalement, elles devraient en générer...). Des
décisions de gestion doivent être prises rapidement pour arrêter la dégradation de la
situation et éviter le risque que l'entreprise ne soit plus en mesure de faire face à ses
échéances.

Compte tenu de l'endettement actuel, la solution réside dans une réduction drastique du
BFR en agissant sur les ventes, les achats, les charges de personnel, les crédits-clients et les
crédits fournisseurs. C'est ce que montre le calcul de l'ETE par l'ESO:

N-1 N
Production vendue 700.00 950
Achats -400.00 -540
Charges de personnel -330.00 -420
ESO -30.00 -10
-∆Créances d’exploitation -41.20 -107.17
+∆Dettes d’exploitation +12.65 +21.71
ETE -58.55 -95.46

Conclusion
Le tableau de financement est l'état comptable des flux de trésorerie d'emplois mobilisés et
de ressources dégagées par une entreprise au cours d'un exercice comptable passé. Le
tableau de financement vise principalement à expliquer la variation de trésorerie d'une
entreprise à partir de son résultat net, en prenant en compte les différents flux qui ont une
incidence sur le bilan de cette entreprise et en privilégiant les flux stables. Il permet ainsi, à
travers l'analyse des flux d'emplois et des ressources, de dessiner l'évolution de la structure
d'une entreprise, afin d'envisager de nouveaux investissements. Le tableau de financement
peut de cette façon être considéré comme un outil permettant d'anticiper la physionomie
d'un bilan provisionnel à partir des flux. Il ne faut pas confondre le tableau de financement
avec le plan de financement, qui a une vocation prévisionnelle.

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