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LA COORDINATION ENTRE LES

DISPOSITIFS
DE PROTECTION

Cahier Technique Merlin Gerin n° 167


Cahier Technique Schneider Electric n° 201
La Coordination Entre Les Dispositifs De Protection:
la coordination entre les dispositifs de protection contre
les surintensités est définie par la norme nf c 15-100
partie 5-53 (ch 535). elle consiste à combiner les
caractéristiques de plusieurs dispositifs de protection
placés en série avec deux objectifs distincts :
la sélectivité, qui évite la mise hors service
de toute l’installation lorsqu’un défaut survient sur une
partie de celle-ci
la filiation (ou plus généralement la protection
d’accompagnement, si les dispositifs de protection ne
sont pas des disjoncteurs), qui permet de renforcer le
pouvoir de coupure Icu de la protection aval.
Partie 1 . La sélectivité
définitions
La sélectivité permet, lorsqu’un défaut survient,
de n’isoler que la partie d'installation concernée par
ce défaut.
elle est obligatoire lorsque plusieurs dispositifs de protection
sont placés en série et lorsque la sécurité ou les nécessités de
l'exploitation le justifient.

AVANTAGES de la SELECTIVITE :
Disponibilité permanente de l’énergie
CONFORT des UTILISATEURS (abonnés tarifs vert, jaune, bleu)
IMPERATIFS de PRODUCTION respectés :
* pas de rupture de fabrication,
* pas de reprise de procédure de démarrage,
* pas d’arrêt intempestif et dangereux de machines ou systèmes tels
que pompes de lubrification, extracteurs de désenfumage.
PRINCIPE de la SELECTIVITE :

Un défaut en un point d’installation doit être éliminé par


le dispositif de protection placé immédiatement en
amont de ce défaut, et si possible, par lui seul.
La sélectivité est TOTALE si, pour toute valeur de Icc triphasé (Ik3)
présumé, seul le dispositif AVAL fonctionne.
La sélectivité est PARTIELLE si le dispositif AVAL fonctionne seul
jusqu’à une valeur de court-circuit inférieure à Icc présumé. Au-
delà AMONT et AVAL fonctionnent .
SELECTIVITE TOTALE ou PARTIELLE
avec DECLENCHEURS MAGNETO-THERMIQUES

t t

TOTALE

PARTIELLE

I
AMONT seul AVAL seul
AVAL seul déclenche I
Irth
Irm Limite de Au-delà de la limite,
PdC aval sélectivité AVAL & AMONT
Irm déclenchent
Pdc amont
1.2 La sélectivité en fonction des types de défaut

Surcharges
La sélectivité des disjoncteurs se traite en comparant
les courbes temps/courant des déclencheurs long-
retard concernés par le défaut

Elle est assurée si, pour toute valeur du courant de


surcharge, le temps de non-déclenchement du
disjoncteur amont D1 est supérieur au temps
maximal de coupure du disjoncteur aval D2 (y
compris le temps d’extinction d’arc). Cette condition
est réalisée en pratique si le rapport
Ir1 / Ir2 est supérieur à 1,6.
Courants de fuite à la terre
Une partie importante des déclenchements intempestifs dans une
installation est due à un manque de coordination de sélectivité entre les
protections différentielles. Avec de bonnes pratiques d’installation nous
pourrons résoudre une grande partie des déclenchements de protections
différentielles.
Ce système est généralement désigné par « protection différentielle » Sélectivité
verticale et Sélectivité horizontal

1. Sélectivité verticale
Compte tenu des impératifs et des normes de fonctionnement, la sélectivité doit
répondre simultanément aux deux conditions ampèremétrique et chronométrique.

La sélectivité des protections différentielles doit être tant horizontale que verticale.
Dont, nous aborderons les 3types pour la sélectivité verticale.
Pour garantir la correcte sélectivité verticale, il faut satisfaire à 3 conditions
essentielles:

•Sélectivité ampèremétrique
•Sélectivité chronométrique
•Sélectivité de type
Sélectivité ampèremétrique

Cette condition doit assurer que la valeur de


sensibilité du différentiel connecté en amont (I∆1) sera
supérieure au double de la sensibilité du différentiel
connecté en aval (I∆2)
(I∆namont >2 I∆naval).
Par exemple, un différentiel avec une sensibilité de 30
mA (I∆2) nous pourrions disposer d’un différentiel de 100
mA (I∆1) ou supérieur en amont.
Avec une sélectivité ampèremétrique seulement, nous
ne satisferions qu’à l’une des trois conditions et, par
conséquent, la sélectivité serait seulement partielle.
Sélectivité chronométrique
Cette condition doit garantir qu’un
différentiel connecté en amont (t1)
n’agira pas avant un différentiel en
amont (t2) pour toute valeur de
courant.
Les temps de réponse doivent être
maintenus sous les temps limites de
sécurité.
Conjointement à la sélectivité
ampèremétrique, nous obtiendrons
une sélectivité totale.
Sélectivité de type
Pour garantir la sélectivité verticale, le
type ou classe de différentiel en amont
doit être supérieur ou égal au différentiel
installé en aval.
Par le fait de la plus grande exigence
dans les protections différentielles des
installations, de plus en plus de
protections type A et type B seront
nécessaires, ce qui oblige à respecter la
sélectivité verticale selon le type installé
en aval.
Sélectivité horizontale

2. Sélectivité horizontale
Parfois appelée sélection des circuits, elle permet l’économie en tête d’installation
d’un dispositif différentiel placé dans l’armoire si tous les départs de celle-ci sont
protégés par des disjoncteurs différentiels. Seul le départ en défaut est mis hors
tension, les dispositifs placés sur les autres départs ne voient pas le défaut.
Courts-circuits
le temps et le courant ne sont alors plus les
seuls critères discriminants. Il faut, selon les
cas, tenir compte du courant crête, de la
limitation, ou d’une combinaison du temps et
du courant (par exemple, ∫i2dt ). Il est alors
nécessaire de se reporter aux tableaux de
sélectivité publiés par le constructeur des
disjoncteurs concernés.

Cet objectif est réalisé :


soit en utilisant un écart entre les seuils de déclenchement, c’est la sélectivité
ampèremétrique ;
soit en retardant de quelques dizaines ou centaines de millisecondes le déclenchement
du disjoncteur amont, c’est la sélectivité chronométrique ;
soit en utilisant un critère de discrimination plus élaboré, par exemple la détection du
nombre d’ondes de courant, ou la forme de ces ondes ( ∫ idt , ∫i2dt , etc.), c’est la sélectivité «
Sellim » et la sélectivité « énergétique » ;
soit en communiquant d'un disjoncteur à l'autre l'information de dépassement de seuil,
c’est la sélectivité logique.
2 Les techniques de sélectivité lors des courts-circuits
2.1 Sélectivité ampèremétrique
Elle résulte de l'écart entre les seuils des déclencheurs
instantanés ou court-retard des disjoncteurs en série dans
un circuit.
Elle s’applique dans le cas de défauts de court-circuit et
conduit généralement à une sélectivité partielle limitée au
seuil d’intervention de l’appareil amont(cf. fig. ),
La sélectivité est assurée si le seuil maxi du déclencheur
de l’appareil aval est inférieur au seuil mini de celui de
l’appareil amont, toutes tolérances comprises.

La CEI 60947-2 définit une valeur de courant Is appelée limite


de sélectivité telle
que :
•si le courant de défaut est inférieur à cette valeur Is, seul
le disjoncteurs D2 aval déclenche.
•si le courant de défaut est supérieur à cette valeur Is, les
disjoncteurs D1 et D2 déclenchent.
la sélectivité doit être vérifiée par des essais pour des points
critiques.
La sélectivité et la filiation ne peuvent être garanties que par le
constructeur qui consignera ses essais dans des tableaux.
2.2 Sélectivité chronométrique
Pour assurer la sélectivité au-delà du seuil
court-retard (ICR1) de l’appareil amont, il est
possible d’utiliser une temporisation, réglable ou
non, sur le déclencheur de l’appareil amont D1
(cf. fig. 5 ).
Cette solution ne peut être mise en œuvre qu’à
condition que l’appareil puisse supporter
l’intensité de court-circuit durant cette
temporisation. Elle n’est donc applicable qu’aux
appareils à forte tenue électrodynamique, dits
aussi « sélectifs ».
Sur deux disjoncteurs en série, les différents
crans de temporisation, lorsqu’ils existent, sont
agencés de telle sorte qu’ils soient sélectifs entre
eux. Le temps maximal de fonctionnement d’un
cran, temps de coupure compris, doit être
inférieur au temps minimal de détection du cran
suivant.
2.5 Sélectivité logique
Elle nécessite un transfert d’informations entre
les déclencheurs des disjoncteurs des différents
étages de la distribution.
Son principe est simple (cf. fig. 7 ) :
un déclencheur qui voit un courant supérieur
à son seuil de fonctionnement envoie un ordre
logique de temporisation au déclencheur du
disjoncteur qui est juste en amont. La
temporisation sera celle affichée sur le
déclencheur.
le déclencheur du disjoncteur situé
immédiatement en amont du court-circuit
ne recevant pas d’ordre d’attente agit
immédiatement, quelle que soit sa
temporisation affichée.
2.4 Sélectivité « SELLIM » et sélectivité énergétique
Ces principes, développés par Schneider Electric, sont
particulièrement utiles pour les appareils de moyenne
puissance (100 à 630 A), où la limitation est une nécessité.
Le système «SELLIM» présente plusieurs intérêts :
la sélectivité,
la filiation,
la réduction des contraintes dans l’installation.
Il consiste à installer en amont d’un
disjoncteur D2 rapide, un disjoncteur D1 ultra limiteur
équipé d’un déclencheur spécifique dont la particularité est
de ne pas déclencher lors de la première demi-onde de
courant de défaut
par exemple ∫i2dt . Le type de critère, ainsi que la
valeur de seuil, sont adaptés très précisément à la
combinaison amont / aval d’appareils considérés. Ils
permettent de garantir la sélectivité sur plusieurs
étages, tout en limitant considérablement les
contraintes thermiques et électrodynamiques sur
l’installation. Cette sélectivité est mise en oeuvre
dans les disjoncteurs Compact NS de marque Merlin
Gerin. Pour plus d’explications, le lecteur intéressé
pourra se reporter au Cahier Technique n° 167 : « La
sélectivité énergétique en BT ».
emploi des différents types de sélectivité
Les différents types de sélectivité présentés ci-avant sont habituellement combinés pour
obtenir la meilleure disponibilité de l’énergie électrique ; voir à titre d’exemple la figure 9.
Les études de sélectivité sont réalisées, à ce jour, grâce à des tableaux fournis par les
constructeurs. Ceux-ci donnent les limites de sélectivité pour chaque combinaison de
disjoncteurs et pour chacun de leurs déclencheurs. Les coûts résultant d’une non
sélectivité éventuelle et du choix de l’appareillage sont pris en compte. La sélectivité
énergétique présentée
dans le chapitre qui suit est une innovation qui va considérablement simplifier les études
en distribution BT et permettre d’obtenir, sur plusieurs étages, la sélectivité totale au
moindre
coût.
Différents types de courbes des DECLENCHEURS
MAGNETOTHERMIQUES

Limites de déclenchement
thermique à froid, pôles
chargés

Limites de déclenchement
électromagnétique, 2 pôles
chargés

Différents
magnétiques
possibles
Comment DETERMINER la SELECTIVITE entre DISJONCTEURS
MAGNETOTHERMIQUES
Dans cet exemple, la sélectivité entre un disjoncteur amont? C60 courbe
Essentiellement
C calibre 40 A et un C60 aval par20
courbe B calibre tableau catalogue
A est partielle avec
une limite à 340 A
Remarquons que pour un 25A en aval, il n’y a plus de sélectivité
En « transposant » la courbe constructeur du disjoncteur amont 40 A sur le graphe de l’aval 20 A on obtient :

1 1 In aval = 20A Limite de sélectivité = 17 x In soit 17 x 20 A = 340 A


2 2 In amont = 2 x20 A = 40 A La valeur du tableau est vérifiée.
Quelques EXEMPLES courants
a- Sélectivité entre disjoncteur aval et fusible amont

* La courbe de fusion de pré-arc du


fusible doit se situer au-dessus du
point A
* La courbe de fusion totale du
fusible doit couper la courbe du
disjoncteur avant la valeur du PdC
ultime du disjoncteur (point B)
b- MOTEUR ASYNCHRONE : Sélectivité entre fusible amont et relais aval

* La courbe de fusion du fusible doit se situer entre les points A et B


•A : limite du PdC du contacteur
•B : courant max de démarrage du moteur
e- TRANSFO HT/BT : sélectivité entre fusibles

HT

BT

Pour en savoir plus


cahier technique n°201: Sélectivité avec disjoncteur de puissance

I
c- Association disjoncteur- contacteur

* Le réglage du magnétique doit laisser passer le courant «sub-transitoire » - de


crête - du moteur asynchrone.
d- TRANSFO HT/BT : sélectivité entre fusible primaire et disjoncteur secondaire

* En cas de surcharge ou de court-circuit en aval du


secondaire du transformateur, il doit y avoir élimination du
t défaut sans altération des fusibles
Il faut pour cela consulter les tableaux de sélectivité

HT

exemples de calibres proposés


I
BT

Puissance transfo HT BT
20 kV / 400 V I1n Calibre I2n Calibre

fusible disjoncteur

100 kVA 2,9 A 6,3 A 140 A 160 x 0,9

400 kVA 11,5 A 43 A 560 A 630 x 0,9


Coordination des protections et normes d’installation
Normes d’installation
Les normes nationales d’installation précisent la mise en place de ces principes selon le
schéma des liaisons à la terre (SLT) considéré, en conformité avec la norme CEI 60364.
1. Sélectivité
La sélectivité est definie et etablie quel que soit le SLT utilisé et quel que soit le
type de défaut (surcharge, court-circuit, défaut d’isolement). Cependant, en cas de
défaut d’isolement en Schéma IT, l’avantage de continuité de service est donné par
le Schéma lui-même, qui tolère le 1er défaut. Cet avantage doit être conservé par une
recherche et une élimination rapide de ce défaut.
2. Filiation
En revanche, les regles de filiation sont donnees pour un schema de type TN ou TT.
Règles de base en régime IT :
Les regles de filiation ne peuvent s’appliquer dans le cas de l’IT du fait du double
défaut d’isolement. Les règles à mettre en oeuvre sont les suivantes :
le disjoncteur doit avoir un pouvoir de coupure supérieur ou égal à l’intensité de
court-circuit triphasé au point considéré,
en cas de double défaut présumé, il est établi que l’intensité de court-circuit de
double défaut sera au maximum :
•15 % de l’Icc triphasé pour un Icc triphasé 10 000 A,
•25 % de l’Icc triphasé pour un Icc triphasé > 10 000 A.
La limitation
La limitation est une technique qui permet au La fcem est la tension d’arc UA
disjoncteur de réduire fortement les ICC. due à la résistance de l’arc qui
Les avantages de la limitation sont multiples : se forme entre les contacts
atténuation des effets néfastes des courts-circuits : dès leur séparation. Sa
•électromagnétiques, rapidité d’évolution est liée à
•thermiques, la vitesse de séparation de
•mécaniques, contacts.
base de la technique de filiation.
La diminution du courant Icrête en IL limité, caractérise la
limitation d’un disjoncteur.
La limitation consiste à créer une (fcem) force contre-
électromotrice s’opposant à la croissance du ICC .
Les trois critères déterminants pour l’efficacité de cette
limitation sont :
•le temps d’intervention,l’instant ts où apparaît (fcem),
•la vitesse de croissance de cette fcem,
•la valeur de cette fcem.

Comme le montre la figure ci-dessus, a partir de ts ou les contacts se séparent, la fcem UA croît
jusqu’au moment t1 où elle est égale à la tension de la source Em. Le courant limité a alors
atteint sa valeur maximale et va diminuer et s’éteindre au bout du temps t2. Sa décroissance
est provoquée par la fcem dont la valeur est supérieure à Em.
Les courbes tc = f (Ip) utilisées habituellement pour les
études de sélectivité sont inexploitables avec
les disjoncteurs limiteurs lorsque les courants sont
supérieurs à 25 In (ce qui correspond à des temps de
coupure inférieurs à 10 ms à la fréquence de 50 Hz).
2.1.2. Pouvoir de limitation d’un disjoncteur
Le pouvoir de limitation d’un disjoncteur traduit sa capacité
plus ou moins grande à laisser passer, sur un court-circuit,
un courant inférieur au courant de défaut présumé.
La contrainte thermique du courant limite est l’aire définie
par la courbe du carré du courant limité I2cc (t).
En l’absence de limitation, cette contrainte serait l’aire,
beaucoup plus importante, que definirait la courbe du carre
du courant présume.
Pour un courant de court-circuit présumé Icc, une limitation
de ce courant à 10 % se
traduit par moins de 1 % de contrainte thermique
présumée.
L’élévation de température du câble est directement
proportionnelle à la contrainte
thermique (1).
2.1.4. Courbes de limitation
Le pouvoir de limitation d’un disjoncteur est exprimé
par des courbes de limitation qui donnent :
l’intensité crête limitée en fonction de l’intensite
efficace du courant de court-circuit présumé.
Exemple : sur un départ de 160 A ou l’Icc présumé est
de 90 kA efficace, l’Icc crête non limité est de 200 kA
(facteur d’asymétrie de 2,2) et l’Icc limité est de 26 kA
crête.
la contrainte thermique limitée (en A2s), en fonction
de l’intensite efficace du courant de court-circuit
présumé.
Exemple : sur le départ précédent, la contrainte
thermique passe de plus de 100 106 A2s à 6 106 A2s.
Partie 2 La Filiation
La filiation est la technique qui consiste a augmenter le pouvoir de coupure d’un disjoncteur
en le coordonnant avec un autre dispositif de protection place en amont.
•cette coordination permet d’utiliser un appareil de protection possédant un
pouvoir de coupure inférieur au courant de court-circuit présumé maximum en
son point d’installation.
•elle peut être mise en œuvre même si les appareils sont situés dans des tableaux
différents.
les valeurs de filiation mentionnées dans les tableaux s’appuient sur des essais en
laboratoire conformément à la norme iec 60947-2.

filiation à 2 niveaux
le pouvoir de coupure d’un dispositif de protection doit être au
moins égal au court-circuit maximum susceptible de se produire à
l’endroit où est installé ce dispositif. il est cependant admis par la
norme nf c 15-100 que le pouvoir de coupure d’un appareil soit
inférieur au cour-tcircuit maximum présumé à condition:
qu’il soit accompagné d’un appareil en amont ayant le pouvoir
de coupure nécessaire en son point d’installation propre
que l’énergie limitée par les 2 appareils en série puisse être
supportée par l’appareil aval ainsi que par les canalisations
protégées. la filiation permet donc de réaliser des économies
consistantes.
filiation à 3 niveaux
filiation avec l’appareil de tête:
les appareils B et c sont coordonnés
avec l’appareil A. l’appareil amont
A doit avoir un pouvoir de coupure
suffisant en son point d’installation.
il suffit alors de vérifier que les
valeurs de filiation B + A et c + A ont
les pouvoirs de coupure nécessaires.
dans ce cas, il est inutile de vérifier
la filiation entre les appareils B et c.
filiation en cascade: la coordination
est réalisée entre appareils successifs.
l’appareil amont A doit avoir un
pouvoir de coupure suffisant en son
point d’installation. il suffit alors de
vérifier que les valeurs de filiation
c + B et B + A ont les pouvoirs de
coupure nécessaires. dans ce cas,
il est inutile de vérifier la filiation
entre les appareils A et c.
Exemple: les 3 disjoncteurs A, B, C sont en série. Les courants de court - circuit
présumés sont 80 kA en aval de A, 50 kA en aval de B, 24 kA en aval de C.

D'après le tableau suivant, on constate que


le C60N seul, a un pouvoir de coupure de 10
kA. Son pouvoir de coupure augmente, si on
l'associe à un NS100N (25 kA) ou à un NS250L
(30 kA). Il possède donc un pouvoir de
coupure de 30 kA (supérieur à 24 kA). Le
NS100N seul, a un pouvoir de coupure
insuffisant (25 kA), mais associé au NS250L,
son pouvoir de coupure passe à 150 kA
(supérieur à 50 kA).
Réseau 400v - 415v

Amont PdC (kAeff) C60N NSA160N NS100N NS160H NS250L

10 30 25 70 150

Aval Pdc C60N - 25 25 30 30


(kAeff)
(filiation) NG125N - - - 50 70

NS100N - - - 70 150