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Droit des sociétés – M1 Eslsca – 2020/2021

Bruno Bizeul
1/3
Objectifs

• : - aborder l’entreprise et les structures


juridiques des sociétés de façon pratique
• - savoir choisir la société adéquate
• - comprendre les règles de droit commun des
sociétés
• - comprendre les questions de gouvernance et
de contrôle au sein des entreprises
Plan de cours
• - la notion de patrimoine en droit français
- l'évolution des structures en droit français

Chapitre I – Éléments relatifs aux principales formes de sociétés
• § 1 - Les sociétés commerciales classiques
• - SNC, les commandites simples et par actions, SA, SARL, l'EURL, la société par
actions simplifiée (SAS), la SASU, la societas europaea
• § 2 - Les formes de sociétés particulières utilisées par les praticiens
• - les sociétés : civiles, en participation, à capital variable, à capital risque

Chapitre II – Groupes et exceptions au principe d’indépendance des personnes


morales
• § 1 - Les différents groupes et leurs modalités de fonctionnement
• — groupes industriels, financiers (holding) ; les filiales et participations
• § 2 - Le principe d’indépendance des sociétés du groupe et ses exceptions
• — financières, à l’égard des créanciers, des actionnaires minoritaires

• Chapitre III – Des mécanismes utilisés par les structures juridiques
• § 1 – Les prises de participation par offres publiques
• § 2 - Les techniques contractuelles d’accords entre entreprises
• - les accords de coopération, les groupements temporaires, les contrats
d’intégration

• Chapitre IV – Éléments de droits étrangers des structures juridiques


§ 1 – Les sociétés aux États-Unis
I – L'entreprise personnelle
• - la sole propriertorship
• - le contrat d'agency
II – Les partnerships : general et limited
• III - La limited liability company
IV – La corporation
• § 2 – Les sociétés en Grande Bretagne
• I – Les principes généraux
• II – Les sociétés de capitaux : la Private limited company et la Public limited
coompany
III – La société de partnership


• § 3 – Les sociétés en Chine
• - entreprises publiques et privées
I – La sociétés à responsabilité limitée
II – La société limitée par actions, la société
limitée par actions à capitaux étrangers

• Conclusion : l'Allemagne et le modèle de la


cogestion
• - spécificités du modèle Allemand
• - la cogestion
• - les différentes formes de sociétés allemandes
• Bibliographie :
• A. Fauchon, P. Merle, Droit des sociétés, 23ème
éd., 2018.
Bruno Dondero, Droit des sociétés, Hypercours
dalloz, 2019, 6ème édition
• Grandguillot Béatrice, Grandguillot Francis.
L’essentiel du droit des sociétés, édition Les
Carrés, Gualino. 17ème édition, 2019
• H. Ochsenbein, S’implanter aux Etats-Unis, éd.
Ubifrance, 2009.
R. Séroussi, Introduction aux droits anglais et
américain, éd. Dunod, 2011.
Introduction
I - La notion de patrimoine en droit français
- l'évolution des structures en droit français
• II - Les intérêts de la création d’une société : financiers, juridiques,
sociaux, fiscaux
• III - Les éléments constitutifs caractéristiques d’une société

• Chapitre I – Éléments relatifs aux principales formes de sociétés


• § 1 - Les sociétés commerciales classiques
• - SNC, SA, SARL, l'EURL, les commandites simples et par actions
• § 2 - Des évolutions nécessaires
• - la société par actions simplifiée (SAS), la SASU, la societas
europaea
• § 3 - Les formes de sociétés particulières utilisées par les praticiens
• - les sociétés : civiles, en participation, à capital variable, à capital
risque
Dates et textes importants en droit des sociétés :

- en droit interne :
- 1867 (SA), 1925 (SARL)
- 1966 (réforme générale), 1967 (COB, GIE)
- 1985 (EURL), 1999 (SASU),
- 2000 (nouveau Code), 2001 (NRE), 2003 (sécurité
financière suite à Enron, Worldcom), 2010 (EIRL)

- - les très nombreux textes européens


EIRL
• Article L. 526-6 Ccom.
• Tout entrepreneur individuel peut affecter à son activité
professionnelle un patrimoine séparé de son patrimoine
personnel, sans création d'une personne morale.
• Ce patrimoine est composé de l'ensemble des biens, droits,
obligations ou sûretés dont l'entrepreneur individuel est
titulaire, nécessaires à l'exercice de son activité
professionnelle
• Article L. 526-11 Ccom.
• Lorsque tout ou partie des biens affectés sont des biens
communs ou indivis, l'entrepreneur individuel justifie de
l'accord exprès de son conjoint ou de ses coïndivisaires…
Différentes catégories de personnes morales
(source : B. Hess-Fallon, A.-M. Simon, M. Vanbremeersch, Droit civil, Sirey, 2013)
Critères de choix d’une structure juridique
(source : S. Roux, Carrés BTS, Droit, éd. Gualino)
• Les intérêts de la création de sociétés
• A – Les intérêts financiers
- lever des fonds à plusieurs, apports, garanties
- émissions de valeurs mobilières, fusion, scission
- B – Les intérêts juridiques
- la séparation des patrimoines, ses exceptions (garanties,
procédures collectives, SNC)
• C – Les intérêts fiscaux
• - entreprise individuelle : IR et BIC
• - sociétés de personnes : IR et « semi transparence »
• - sociétés de capitaux (SA, SAS, SARL), sociétés « opaques », IS
D – Les intérêts sociaux
• - statut de salarié possible ou non, en fonction de la forme sociale
• les particularités de l’auto-entrepreneur
Les éléments nécessaires à la constitution des
sociétés
• - les trois éléments fondamentaux découlant de
l’article 1832 du Code civil : les associés, les
apports ; le quatrième caractère, la volonté de
s’associer ou affectio societatis
• A – Les associés
B – Les apports
• - l’obligation pour les associés de réaliser un
apport
• - l’apport en numéraire
- l’apport en nature
- l’apport en industrie
C – La participation aux résultats
• - l’élargissement de la notion positive de
participation aux résultats
• - la participation aux pertes
D – L’affectio societatis
• Cf. ci-dessous, Cass. Com 1974
Définition de la société : article 1832
du Code civil
• « La société est instituée par deux ou plusieurs
personnes qui conviennent par un contrat
d'affecter à une entreprise commune des biens
ou leur industrie en vue de partager le bénéfice
ou de profiter de l'économie qui pourra en
résulter.
• Elle peut être instituée, dans les cas prévus par la
loi, par l'acte de volonté d'une seule personne.
• Les associés s'engagent à contribuer aux pertes. »
Cass. Com 15 mai 1974 : société et affectio societatis

• Sur le moyen unique


• Attendu qu'il est reproché a l'arrêt déféré (Paris, 13 janvier
1972), d'avoir rejeté la demande, formée par l'association la
demeure historique, tendant a faire prononcer la nullité de la
société civile Chenonceaux-rentilly, constituée a l'origine
entre Antoine x..., Hubert x..., tous deux aujourd'hui décédés
et Bernard z...,
• alors, selon le pourvoi, que le contrat de société exigeant la
réunion de trois éléments distincts, deux éléments matériels,
a savoir la fourniture d'apports et la recherche de bénéfices à
partager entre les parties, et un élément intentionnel, a savoir
l'affectio societatis, les juges d'appel ne pouvaient, comme ils
l'ont fait, déduire l'existence de ce dernier élément de la seule
présence des deux autres (…)
• Mais attendu que la cour d'appel retient, tant par motifs
propres que par motifs adoptés, que, quel qu'ait été, en
l'espèce, l'objectif immédiat ou lointain d'Antoine et
d'Hubert y..., il n'en reste pas moins qu'en constituant avec
Bernard z... la société litigieuse, ils ont manifesté leur
volonté de se grouper pour mettre en valeur et gérer une
partie de leur patrimoine;
• Que les juges du fond ont ainsi constaté l'existence en la
cause de l'affectio societatis et répondu aux conclusions
invoquées par le moyen, qui est donc sans fondement;
• Par ces motifs : rejette le pourvoi forme contre l'arrêt rendu
le 13 janvier 1972 par la Cour d'appel de paris
Différentes structures sociales
(source : V. François, Droit bancaire appliqué, éd. Casteilla, 2011)
Tableau comparatif des sociétés commerciales.
Source : P. Merle, A. Fauchon, Droit commercial, sociétés commerciales, éd. Dalloz, 2012
Statuts de sociétés et formalités
(MB Salgado, Droit des sociétés, Bréal)
Actes accomplis pendant la période constitutive de sociétés
(MB Salgado, Droit des sociétés, Bréal)
Mentions lors de la constitution de sociétés
(source : MB Salgado, Droit des sociétés, Bréal, p.58)
Immatriculation d’une société en ligne
(source : www.infogreffe.fr)
Actes accomplis pendant la période de constitution
(source : MB Salgado, Droit des sociétés, Bréal, p.58)
La SNC
(source : droit-finances.commentcamarche.net)
Nombre et qualités des associés
Les associés d'une Snc ont le statut de commerçants. Conséquence : un mineur ne peut être
associé d'une Snc tout comme un étranger, sauf s'il est titulaire d'une carte de séjour. De
même certaines professions ne sont pas compatibles avec une activité de commerçant.
La Snc exige au moins deux associés mais aucun nombre maximal n'est fixé par la loi.

Capital social
Le montant du capital social, est divisé en parts sociales. Il est fixé dans les statuts, mais n'a
pas à être mentionné dans les documents sociaux. Aucun montant minimal n'est exigé.
Les associés peuvent faire des apports en numéraire, des apports en nature ou des apports en
industrie.
(…)
La part du bénéfice attribuée aux associés n'est pas automatiquement proportionnelle au
montant de leurs apports. Les statuts peuvent fixer des répartitions différentes.
Cession de parts
Si un associé souhaite céder ses parts sociales, cette cession doit être votée à l'unanimité. Cela
signifie que pour quitter la société et vendre ses parts de SNC, un associé doit obtenir l'accord
de tous les autres. Les status de la SNC ne peuvent pas prévoir une condition de vote plus
souple. Lorsque le projet de cession est accepté, le nouvel associé prend alors la place de
l'ancien.
• Responsabilité des associés
• Les associés sont responsables indéfiniment et solidairement des dettes sociales. C'est-à-dire que le
passif de la société est à leur charge en cas de dissolution. Et au cas où l'un des associés fait défaut, les
autres assument la totalité de la charge.
• A ce titre, la SNC présente donc des risques pour les associés qui peuvent être responsables des dettes
contractées par la société. En contrepartie, il sera néanmoins plus facile pour une SNC d'obtenir des
crédits de la part des banques.
• Gérance
• La Snc est dirigée par un ou plusieurs gérants, associés ou non associés, personnes physiques ou
personnes morales. Si aucune clause particulière n'est précisée dans les statuts, tous les associés de la
SNC sont gérants.
• Si le gérant est non associé, sa rémunération est déductible du bénéfice de la société. (…)
• Régime fiscal
• La Snc est en principe soumise à l'impôt sur le revenu.(…) Même s'il n'est pas distribué, le bénéfice social
est réparti et imposé directement entre les mains des associés selon le régime propre à l'activité (BIC,
BNC, etc.).(…)
• La Snc peut aussi opter pour l'impôt sur les sociétés. Le régime fiscal est alors identique à celui des Sarl
(…)
• Avantages et inconvénients
En raison de son caractère stable et fermé, la SNC convient aux associés qui ont de bonnes relations de
confiance et se connaissent bien, comme dans les petites entreprises familiales par exemple. Mais le
principal inconvénient de la SNC réside dans l'engagement du patrimoine personnel des associés en cas de
dettes de la société. En outre, il est difficile de quitter la société, la cession de parts étant décidée à
l'unanimité. Des désavantages qui expliquent qu'en pratique, la SARL sera bien souvent préférée à la SNC car
considérée comme plus protectrice des intérêts de l'associé. A noter enfin que la SNC est privilégiée dans
certaines filiales de groupes de société pour des raisons comptables et fiscales.
Pouvoirs et responsabilités gérance SNC ( source : Lexifac Droit, Droit de
sociétés)
Com., 18 mars 2003 : SNC
Sur le moyen unique, pris en ses deux branches :
• Vu l'article 15 de la loi du 24 juillet 1966, devenu l'article L. 221- 6, alinéa 1er, du Code de
commerce ;
• Attendu, selon l'arrêt attaqué, qu'à la suite du redressement judiciaire de la société en nom
collectif Champenier-Risterucci, le Crédit lyonnais, (la banque) a déclaré trois créances au titre
de cautionnements consentis le 5 février 1988 par la société en garantie de prêts accordés à
deux associés M. X... et à Mlle Y... ; que le juge-commissaire a admis ces créances ; que la société
en nom collectif Thomas répartition, aux droits de laquelle se trouve la société Alliance Santé, a
formé une réclamation contre l'état des créances ; que par une ordonnance du 26 avril 1995,
cette réclamation a été écartée ;
• Attendu que pour rejeter les créances déclarées par la banque concernant les prêts consentis à
M. X... et à Mlle Y..., l'arrêt retient que la dette garantie ne correspond pas à une dette sociale
mais à une dette personnelle des associés et que cette garantie, bien qu'ayant été concédée par
la société avec l'accord unanime de tous les associés, ne constitue pas un acte entrant dans
l'objet social et n'est pas susceptible d'avoir engagé la société dans ses rapports avec les tiers ;

• Attendu qu'en statuant ainsi, alors que l'arrêt constate que les cautionnements en cause avaient
été donnés avec l'accord unanime de tous les associés lors d'une assemblée générale
extraordinaire et dès lors qu'il n'était pas allégué que ces garanties étaient contraires à l'intérêt
social, la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations ;
• PAR CES MOTIFS :

• CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a rejeté les créances relatives aux prêts consentis
à M. X... et à Mlle Y... d'un montant respectif de 1 307 450,69 francs et 3 552 356,08 francs et 48
426,563 francs, l'arrêt rendu le 26 janvier 2000, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-
Provence ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se
trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de
Montpellier ;
Fonctionnement SCS
( source : Lexifac Droit, Droit des sociétés)
Conditions de fond de la constitution de SARL
(source : Lexifac Droit, Droit des sociétés)
Conventions passées entre associés ou gérants et SARL
(source : Lexifac Droit, Droit des sociétés)
Modalités de fonctionnement de l’EURL
(source : Lexifac Droit, Droit des sociétés)
Cass. Soc. 11 juillet 2012
Associé unique non gérant d’EURL et contrat de travail
Vu les articles L. 1221-1 du code du travail et 1315 du code civil ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X... a été engagé en qualité de chauffeur grand routier par
la société Montigny services suivant un contrat de travail à durée déterminée du 3 février 2004
au 7 janvier 2005, puis suivant un contrat de travail à durée déterminée du 4 juillet au 14
septembre 2005, qui s'est poursuivi en donnant lieu à l'établissement de bulletins de salaires ;
que, par acte du 16 septembre 2005, M. X... a racheté la totalité des parts sociales de la société
Montigny services, son frère étant, le 4 octobre 2005, nommé gérant de la société ; que celle-ci
a, le 7 juin 2006, fait l'objet d'une liquidation judiciaire ; que M. X... a saisi la juridiction
prud'homale aux fins de voir fixer au passif de la société ses créances de salaires ;
Attendu que pour débouter M. X... de sa demande, l'arrêt retient que le statut d'associé unique
de la société est exclusif de celui de salarié même en présence d'un gérant non associé de la
société puisque ce dernier est nommé et révoqué par l'associé unique, ce qui ne permet pas
l'exercice par le gérant de son pouvoir de direction à son égard, et que, de plus, en l'espèce, le
gérant est le propre frère de M. X..., étudiant de surcroît, ce qui rend illusoire tout pouvoir de
direction sur le prétendu salarié ;
Qu'en statuant ainsi, alors, d'une part, que la qualité d'associé unique non-gérant n'est pas
exclusive de celle de salarié, d'autre part, qu'en présence d'un contrat de travail apparent il
appartient à celui qui invoque son caractère fictif d'en rapporter la preuve, la cour d'appel a violé
les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 8 septembre
2009, entre les parties, par la cour d'appel de Poitiers ; remet, en conséquence et (…) les renvoie
devant la cour d'appel d'Angers ;
Cas société de nettoyage SBV
(source : J.-M. Moulin, A.-D. Merville, 21 exercices corrigés de Droit des société, ,
Gualino, p. 29)
Cas Anatole, Bertrand et autres
(source M. Germain, JP Legros, Objectif Droit, TD de droit des sociétés, éd. Lexisnexis 2011)
Constitution de la SA
(source : MB Salgado, Lexifac Droit, Droit des sociétés)
Le directoire de la SA
(source : MB Salgado, Lexifac Droit, Droit des sociétés)
Le conseil de surveillance, pouvoirs et responsabilités
(source : MB Salgado, Lexifac Droit, Droit des sociétés)
Comparatifs SARL, SA et SAS
(source : grouperf.com)
SA ou SAS
Une société anonyme au formalisme simplifié
La société anonyme reste (avec la commandite par actions, très peu répandue) la seule forme
sociale permettant à une entreprise de faire publiquement appel à l’épargne. Dès lors, le choix de la
SAS ne sera pas retenu par des entreprises qui ont vocation à court terme à s’introduire sur un
marché réglementé. (...) En dehors de cette hypothèse, le comparatif est très nettement favorable à
la SAS. En effet, même si cette société reprend un grand nombre de règles de la société anonyme,
notamment dans sa phase de constitution ou de liquidation, elle s’en éloigne profondément quant
aux règles de gestion et à celles relatives aux droits des actionnaires ; elle permet une grande
simplification de ces règles.
• Rapport de gestion. Le rapport annuel de gestion de la SAS n’a pas, à la différence de
la SA, quelle que soit la taille de l’entreprise, à donner une analyse objective et exhaustive
de l’évolution des affaires et, notamment, de sa situation (...)
• Absence de rapport du président. Le président de la SAS, comme le président
du conseil d’administration ou de surveillance d’une SA non cotée, n’a pas à rendre
compte, dans un rapport, des procédures de contrôle interne mises en place par la
société (...)
• Droit de communication des associés. Le droit de communication légale des actionnaires
n’est pas de mise dans les SAS ; dès lors, le montant global certifié exact par les commissaires
aux comptes des rémunérations versées aux personnes les mieux rémunérées
n’a pas à être communiqué aux actionnaires (…)
• Un seul associé. La SAS peut comprendre un seul associé (…)
• Des prérogatives statutaires au lieu de règles légales
• Les dernières réformes ont augmenté de façon significative le formalisme et les contraintes
de la société anonyme ; certaines ont eu un impact direct ou indirect sur le fonctionnement
de la SAS. Cette structure continue a conservé de nombreux atouts et échappe aux nouvelles
contraintes touchant la SA, notamment dans les domaines suivants :
• ➜ Les textes sur la SAS n’imposent qu’un président ; il appartient aux statuts de confier à ce
seul organe la direction de créer d’autres structures. Dans une SA, les textes sont beaucoup
plus contraignants. Si les fondateurs décident de créer une société anonyme classique, un
conseil d’administration s’impose. Cet organe collectif choisira, en application des clauses
statutaires, un président du conseil cumulant cette fonction avec celle de directeur général
ou, au contraire, nommera une personne physique distincte comme directeur général.
• ➜ Les pouvoirs du conseil d’administration et ceux du directeur général sont issus et fixés
par les textes. Il en ressort des pouvoirs concurrents et très généraux du conseil
d’administration et du directeur général de la société. Dans une SAS, ce sont les statuts qui
délimitent les pouvoirs réciproques des organes de direction choisis, le risque de pouvoirs se
chevauchant sera lié essentiellement à une rédaction imprécise des clauses statutaires.
• ➜ Le président d’une SAS peut être une personne morale ; une personne physique
• est exigée pour exercer la fonction de président ou de directeur général d’une SA.
• ➜ Les statuts de la SAS déterminent les conditions de révocation des dirigeants « ad nutum
» ou pour juste motif. Dans la société anonyme, les textes imposent :
• – une révocation « ad nutum » pour le président du conseil d’administration, y
• compris lorsqu’il cumule cette fonction avec celle de directeur général ;
• – une révocation pour juste motif à l’égard du directeur général non président de la SA.
• ➜ Les statuts peuvent prévoir les conditions dans lesquelles le directeur général ou
• le directeur général délégué exercera les pouvoirs appartenant au président ; il s’agit
• d’une délégation statutaire du pouvoir de représentation au profit de personnes
portant
• le titre de directeur général ou de directeur général délégué exclusivement.
• ➜ Dans la SAS, il n’existe aucune règle légale concernant le cumul des mandats. En
• outre, les fonctions exercées dans une SAS (président ou organe de direction) ne
• sont pas comptabilisées pour le calcul des limites applicables aux mandataires de SA.
• Dans une SA, les administrateurs ne peuvent cumuler plus de cinq mandats
d’administrateur ou de membre du conseil de surveillance (les mandats dans les
sociétés contrôlées ne sont pas retenus). Le directeur général d’une SA ne peut exercer
que trois mandats avec les dérogations prévues en faveur d’une filiale et d’une autre SA
tierce.
• Le rapport de gestion de la SAS n’a pas à inclure la liste de l’ensemble des fonctions
• et mandats exercés par chacun des mandataires sociaux dans toute autre société.
• ➜ Les statuts de la SAS peuvent prévoir des clauses d’inaliénabilité temporaire
• des actions d’exclusion ou de suspension des droits permettant une annulation
• des cessions opérées au mépris de ces dispositions ; le contrôle du capital est
• beaucoup plus limité dans les SA à travers des clauses d’agrément, y compris pour
• les cessions entre actionnaires ou les clauses de préemption.

• • Mode de consultation. Le mode de consultation des associés de SAS est libre, il en est
de même de leur information : dans les sociétés anonymes, un formalisme tatillon est
imposé (...).
SARL ou SAS
Bien que moins structurée que la SA, la SARL obéit à un certain nombre de règles impératives inscrites
dans le code de commerce. Les pouvoirs du gérant sont encadrés et ils sont très liés à la détention du
capital ; les décisions collectives sont soumises à des règles de majorité assez strictes ; des règles de
quorum sont même prévues pour les modifications statutaires des nouvelles sociétés. En outre, la
convocation aux assemblées est empreinte de formalisme. À cet égard, la SARL permet une
consultation des associés en dehors de toute assemblée, sauf pour l’approbation des comptes, et elle
se rapproche, sur ces points, de la SAS ; mais cette dernière offre une gamme plus large et plus souple.
Le caractère hybride de la SARL est encore plus marqué par les dernières réformes ; la SARL peut
accueillir cent associés, émettre des obligations, avoir un quorum dans certains cas : tous ces éléments
la rapprochent de la SA. En revanche, le « côté fermé » des sociétés de personnes est affirmé à travers
la clause de continuation avec les seuls associés survivants.
En cas de cession des parts, les clauses d’agrément sont très encadrées.
En dehors de ce formalisme, une des contraintes de la SARL réside encore dans la distinction, fondée
ou non, entre gérant minoritaire et gérant majoritaire au regard du statut social. Par contre, la SAS doit
permettre au chef d’entreprise d’avoir un statut de salarié, s’il le souhaite, sans avoir à recourir à des
artifices utilisés dans les SARL, afin de conserver le statut de gérant minoritaire : « cession de parts en
blanc », associés souscrivant des parts à l’aide de deniers avancés par le chef d’entreprise. Ces
situations sont vulnérables sur le plan juridique et peuvent être inefficaces ou très onéreuses face à
certains événements imprévisibles : divorce, décès de l’associé de complaisance.
Dans la SAS, le président, majoritaire ou non, relève normalement du régime général des salariés.
La SARL dite « de famille » permet une imposition sur le revenu liée au régime des sociétés de
personnes. La SAS composée entre des membres d’une même famille est de plein droit imposée à l’IS
sans option possible pour le régime des sociétés de personnes.
(...)
• • Commissaire aux comptes. La SAS implique la désignation d’au moins un
commissaire aux comptes ; dans les SARL, sa désignation ne s’impose que pour celles
d’une certaine importance. À cet égard, pour ces sociétés, le passage à la SAS peut
constituer une alternative
• entre conserver ce statut un peu étroit ou s’ouvrir vers une société anonyme avec
• les contraintes y attachées ; mais là encore, la SARL devenue importante ne doit pas
avoir un objectif d’ouverture au public.
• • Statut du conjoint. Dans une SARL, le conjoint marié sous le régime de la
communauté peut revendiquer, lors de la constitution de la société ou en cours de vie
sociale (lors des cessions), la qualité d’associé ; son consentement est nécessaire pour
les cessions de parts sociales.
• Rien de tel dans la société par actions simplifiée, les actions n’étant pas des droits
sociaux non négociables ; les dispositions protectrices prévues par les articles 1832-2
et 1424 du code civil sont ici inapplicables.
La fiscalité des sociétés de capital risque (SCR)
(source : clementine.synten.com/)
Les sociétés de capital risque (SCR) ont pour objet de prendre des participations dans
les sociétés non cotées en Bourse. De ce fait, elles bénéficient, ainsi que leurs associés,
d'un régime fiscal de faveur.
Quelles sociétés ?
Les SCR sont des sociétés françaises par actions, dont l'actif doit être représenté à
concurrence de 50% au moins d'actions, parts ou obligations convertibles de sociétés,
ayant leur siège dans un Etat de l'Union européenne, en Islande ou en Norvège et dont
les titres ne doivent pas être admis sur un marché français ou étranger.
Elles doivent exercer une activité industrielle ou commerciale et être soumises à
l'impôt sur les sociétés ou y seraient soumises si elles étaient en France.
Toutefois, les titres de sociétés nouvelles exonérées d'impôt sur les sociétés sont
admis. Il existe tout de même des exceptions puisque les SCR (comme les FCPR et les
FCPI) sont autorisées à investir, dans le cadre de leur quota, dans des sociétés cotées
sur un marché européen à la condition que la capitalisation boursière de ces sociétés
soit inférieure à 150 millions d'euros.
D'autres conditions strictes sont à remplir par les sociétés elles-mêmes :
Elles disposent d'un délai de 2 ans, à compter du premier exercice placé sous le régime
de faveur, pour atteindre le quota de 50% des titres non cotés.
La société ne peut pas acquérir un nombre de titres lui conférant directement ou
indirectement plus de 40% des droits de vote dans ses filiales.
Un groupe familial (conjoint, ascendant, descendant) ne peut pas détenir directement ou
indirectement plus de 30% des droits dans les bénéfices d'une SCR.
Depuis le 31 décembre 2001, la gestion d'un portefeuille-titres doit être leur activité exclusive,
mais elles peuvent toutefois être propriétaires des biens meubles et immeubles nécessaires au
fonctionnement de la société.
Les SCR, dont le total du bilan n'a pas excédé 10 millions d'euros au cours de l'exercice
précédent, peuvent effectuer des prestations de service extérieures, conforme à leur objet
social, à condition que leur chiffre d'affaires ne dépasse pas 50% des charges de cet exercice,
et que le bénéfice relatif aux prestations de service accessoires, exonéré d'impôt sur les
sociétés, ne dépasse pas 38 120 € par période de 12 mois.
Quelle fiscalité ?
Pour les sociétés elles-mêmes, elles sont exonérées d'impôt sur les sociétés sur l'ensemble des
revenus et des plus-values de leur portefeuille de titres cotés ou non cotés.
Pour les associés, les dividendes distribués, mais prélevés sur des produits et des plus-values
provenant du portefeuille exonéré de l'impôt sur les sociétés, bénéficient à cet égard d'un
régime fiscal favorable :
une exonération d'impôt sur le revenu, si ces revenus sont réinvestis immédiatement dans la
SCR, mais à la condition également que le contribuable conserve les titres de la SCR pendant
au moins 5 ans et que son groupe familial ne détienne pas plus de 25% du capital d'une
société du portefeuille de la SCR
si ces conditions ne sont pas respectées, il y aura imposition des dividendes et des plus-values
à l'impôt sur le revenu dans les conditions normales ;
pour la fraction des dividendes prélevée sur les autres revenus de portefeuille, c'est
l'imposition au taux de droit commun qui s'applique
Quelles sont les principales conditions pour constituer une société européenne ?
(source : http://ec.europa.eu)

• Les sociétés souhaitant créer une société européenne


doivent :
• être constituées selon le droit d’un pays de l’UE ;
• avoir leur siège statutaire et leur administration centrale
dans l’UE ;
• être présentes dans d’autres pays de l’UE (filiales ou
succursales) ou relever du droit d’au moins deux États
membres de l’UE.
• Capital minimum souscrit : 120 000 euros.
• Avant qu’une société européenne puisse être immatriculée,
la direction et les représentants des travailleurs doivent
décider de la façon dont les travailleurs seront informés et
consultés par la direction et de leur mode de
représentation au sein des différents organes de la société
Cass. Com. 28 juin 1988,
Conventions passées entre la société et des tiers non approuvées

• Sur le moyen unique, pris en ses trois branches :

Vu l'article 50 de la loi du 24 juillet 1966 en ses alinéas 1 et 2 devenus ses alinéas 1


et 3 dans la rédaction résultant de la loi du 11 juillet 1985 ;
Attendu qu'il résulte des énonciations de l'arrêt attaqué que la société à
responsabilité limitée La Girondelle a été créée entre MM. Z..., X... et Y... A..., qui a
été nommée gérante ; que les trois associés étaient également salariés de cette
société et qu'il était prévu que leurs rémunérations seraient revues chaque année
lors de l'assemblée générale ordinaire ; que M. X..., qui a démissionné de ses
fonctions salariées, tout en restant associé, a demandé la nullité des délibérations
des assemblées générales qui avaient décidé l'augmentation des salaires et primes
de la gérante et de l'autre associé ;
Attendu que pour faire droit à cette demande, la cour d'appel a énoncé que les
décisions des assemblées générales et en conséquence les conventions fixant les
rémunérations étaient nulles, par application de l'article 360, alinéa 2, de la loi du
24 juillet 1966, comme violant les dispositions impératives de l'article 50, alinéa 1,
de ce texte, l'approbation de ces décisions ayant nécessité le vote de la gérante et
de l'associé M. Z..., et a retenu que l'article 50, alinéa 2, applicable à la cause, ne
concernait que les conventions passées avec les tiers et non celles à caractère
salarial intervenues entre le gérant ou un associé et la société ;
• Attendu qu'en statuant ainsi alors que les conventions passées avec des
tiers ou ne concernant que les associés et le gérant qui n'ont pas été
approuvées par les associés, soit qu'elles ne leur aient pas été soumises,
soit qu'elles aient été rejetées par eux, soit encore qu'elles aient été
approuvées dans des conditions irrégulières, produisent leurs effets, à
charge pour le gérant ou l'associé contractant de supporter
individuellement ou solidairement, selon les cas, les conséquences du
contrat préjudiciables à la société, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 11
décembre 1986, entre les parties, par la cour d'appel de Bordeaux ; remet,
en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient
avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel
de Toulouse
Cass. com. 6 mai 2003, Ducasse c/ Sté Alain Ducasse diffusion
Patronyme et utilisation par une société

• Vu l'article 1134 du Code civil, ensemble l'article L. 711-4 du Code de la propriété


intellectuelle ;

• Attendu que le consentement donné par un associé fondateur, dont le nom est
notoirement connu, à l'insertion de son patronyme dans la dénomination d'une
société exerçant son activité dans le même domaine, ne saurait, sans accord de sa
part et en l'absence de renonciation expresse ou tacite à ses droits patrimoniaux,
autoriser la société à déposer ce patronyme à titre de marque pour désigner les
mêmes produits ou services ;

• Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. Alain Ducasse, chef cuisinier d'un restaurant
auquel un guide gastronomique avait accordé un an auparavant "trois étoiles", a
constitué avec deux autres associés la société Alain Ducasse diffusion (société
ADD) en vue notamment de la "commercialisation de la ligne Alain Ducasse" ;
qu'après constitution de cette société il a déposé la marque "Alain Ducasse" puis a
racheté une marque comportant son nom et son prénom, déposée en 1988 par
une tierce personne; qu'ayant appris que la société ADD avait déposé deux
marques comportant son patronyme, il a assigné celle-ci en nullité de ces dépôts
effectués en fraude de ses droits ;
• Attendu que pour rejeter la demande de M. Ducasse, l'arrêt relève que celui-ci, en
sa qualité d'associé fondateur de la société ADD, lui a donné ipso facto
l'autorisation de faire un usage commercial de son patronyme, qu'il a ainsi perdu
l'usage de celui-ci qui est devenu par l'insertion dans les statuts de la société un
signe distinctif qui s'est détaché de la personne physique qui le porte pour
s'appliquer à la personne morale qu'il distingue et devenir un objet de propriété
incorporelle, et que c'est dans le libre exercice de son droit de propriété sur le
signe litigieux que la société ADD a déposé les marques ,

• Attendu, qu'en statuant ainsi, alors qu'il n'était ni établi, ni même allégué que M.
Ducasse aurait renoncé à ses droits de propriété incorporelle sur son patronyme,
la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

• PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs :

• CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 27 avril 2000,
entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence,
la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour
être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Lyon.

Cour de cassation, chambre commerciale
11 juillet 2006 : objet illicite de société
• Attendu, selon l'arrêt attaqué, que, de 1990 à 1995, MM. X... et Y... ont eu des
intérêts communs dans le fonctionnement d'une société en participation (la
société) ayant, à l'origine, pour objet, la revente de médicaments à usage
vétérinaire pour les besoins de leurs professions respectives de pharmacien et de
vétérinaire, le premier acceptant de délivrer à sa clientèle des médicaments
vétérinaires sans prescriptions préalables que le second régularisait
ultérieurement lors de ses visites d'élevage (…)
• que le tribunal de commerce a constaté la nullité de la société en raison du
caractère illicite de son activité (…)
• Sur le premier moyen :
• Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt d'avoir confirmé le jugement constatant la
nullité de la société, alors, selon le moyen, qu'aux termes des articles 1131 et 1133
du code civil, un contrat est nul lorsque sa cause est illicite, soit qu'elle est
prohibée par la loi, soit qu'elle est contraire aux bonnes moeurs ou à l'ordre public
; que la violation des règles déontologiques entraînent des sanctions disciplinaires
mais ne saurait entraîner à elle seule la nullité d'un contrat pour cause illicite, sans
que soit constaté que ce contrat est contraire à l'ordre public ;
• (…) Mais attendu qu'ayant constaté que l'activité de la société
portait sur des pratiques illicites constitutives de manquements
graves aux dispositions d'ordre public du code de la santé publique
relatives à la délivrance de médicaments vétérinaires réglementée
par l'article L. 5143-5 dudit code, la cour d'appel, qui ne s'est pas
bornée à une appréciation portée au regard des seules règles
déontologiques de la profession de pharmacien, a légalement
justifié sa décision ; que le moyen n'est pas fondé ;
• (…)

• PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres
griefs :

• CASSE ET ANNULE (…)
Cas pratique : GIE Atout Coeur
• Trois sociétés situées à Rennes, Bordeaux et Toulouse
viennent de créer un GIE, appelé « Atout Cœur ». Ces trois
sociétés avaient acheté séparément, au préalable, des droits
sur un jeu de cartes on line américain très prisé des joueurs.
L’objectif du GIE créé est de faire réaliser le suivi des parties
de cartes en cours à une équipe de gestion commune
unique, située dans des locaux à Paris.
• Les dirigeants des sociétés vous demandent dans quelle
mesure la création du GIE vous paraît-elle licite et adaptée. Ils
vous demandent également si, une fois le système de gestion
en place, ils pourront le céder moyennant finance à d’autres
structures ou investisseurs.
Cas : les trois « frères »

• Trois amis d’enfance sont proches au point de se considérer, dans leurs


vies quotidiennes, comme des « frères ». L’un d’entre eux a réalisé des
études en gestion, le second en communication, le dernier en droit.
• Forts de leurs expériences respectives, ils envisagent à présent de réaliser,
ensemble, une création de structure. L’objectif serait de proposer au
public un site d’achat d’huiles essentielles rares, soigneusement
sélectionnées auprès de petits producteurs. Dans un premier temps, ils ne
sont pas sûrs de pouvoir dégager des bénéfices. Ils disposent de plus de
peu de capitaux. Ils hésitent donc entre la création d’une association,
d’une société, voire d’un GIE, créé avec quelques producteurs choisis.
• Ils vous demandent quelles conséquences pourraient avoir chacun des
choix, si plusieurs solutions sont selon vous ici possibles, et quelle solution
serait selon vous la plus adaptée à leurs besoins.
Cas de la société « 3 D »
(source : J.-M. Moulin, A.-D. Merville, 21 exercices corrigés de
Droit des société, Gualino, pp. 34-35)
Cas SA Réjane
(source M. Germain, JP Legros, Objectif Droit, TD de droit des sociétés, éd. Lexisnexis 2011)
Cas SNC Duroux
(source : J.-M. Moulin, A.-D. Merville, 21 exercices corrigés de Droit des
société, Gualino)
Cas Anatole, Bertrand et autres
(source M. Germain, JP Legros, Objectif Droit, TD de droit des sociétés, éd. Lexisnexis 2011)
1.Comment constituer une société européenne ? (Source ec.europa.eu/)]
Il existe plusieurs possibilités :

Type
Type de constitution
En outre, une société européenne peut créer une (ou plusieurs) filialesqui sont également des sociétés européennes.
Critères à remplir
de société
Au moins 2 des sociétés
Fusion (pour constituer une société
Sociétés anonymes doivent être originaires de
européenne)
pays de l’UE différents
Au moins 2 des sociétés
doivent être originaires de
pays de l’UE différents
ou
Constitution d’une société Société anonyme ou société à
Elles doivent avoir eu,
holdingeuropéenne responsabilité limitée
pendant au moins 2 ans,
une filiale ou une
succursale dans un autre
pays de l’UE
Au moins 2 des sociétés
doivent être originaires de
pays de l’UE différents
ou
Sociétés, entreprises ou autres entités
Constitution d’une filialeeuropéenne Elles doivent avoir eu,
juridiques
pendant au moins 2 ans,
une filiale ou une
succursale dans un autre
pays de l’UE
La société doit avoir eu,
pendant au moins 2 ans,
Transformation Société anonyme
une filiale dans un autre
pays de l’UE