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Chimie, Chapitre 3 PREMIERE S

LES SOLUTIONS ELECTROLYTIQUES

I – Les solides ioniques


1°) Structure d’un cristal ionique
Un cristal ionique est un assemblage régulier dans l’espace d’ions négatifs appelés anions et d’ions
positifs appelés cations.

Exemples : p.45 modèle du chlorure de sodium et du fluorure de calcium

2°) Cohésion d’un cristal ionique


Dans un cristal ionique, les ions subissent les interactions électriques appelées interactions
coulombiennes. Ces interactions rapprochent les ions de signes différents et éloignent ceux de même
signe. Elle diminue lorsque la distance entre les charges augmente.

3°) Formule d’un cristal ionique

Le cristal ionique est électriquement neutre : il contient autant de charges positives que de charges
négatives.
La formule d’un solide ionique est dit statistique : elle indique la nature des ions présents (sans
mentionner les charges) et leurs proportions (pour traduire l’électroneutralité)

Exemples :
Proportions des ions
Formule
Nom et formule des (pour assurer la
Nom du solide ionique (statistique) du
ions présents neutralité
solide ionique
électrique)
Chlorure de sodium Cl- et Na+

Fluorure de calcium F- et Ca2+

Chlorure de cuivre (II) Cl- et Cu2+

Carbonate de potassium CO32  et K+

Sulfate de fer (III) SO42  et Fe3+

Hydroxyde de sodium HO- et Na+

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II – Le caractère dipolaire de certaines molécules
1°) Lélectronégativité d’un élément

L’électronégativité d’un élément varie selon la place de l’élément dans la


classification périodique à l’exception des gaz nobles :
 Sur une même ligne, l’électronégativité augmente de gauche à droite
 dans une même colonne, elle augmente de bas en haut

Remarque :
L’augmentation de l’électronégativité de la gauche vers la droite est en
accord avec la règle de l’octet étudiée en seconde. Les alcalins ont tendance à
perdre des électrons alors que les halogènes ont tendance à en gagner pour
acquérir la structure électronique des gaz nobles.

2°) La liaison covalente polarisée

Exemple :

3°) Le caractère dipolaire de certaines molécules


+q -q

d
Exemples :
 La molécule d’eau :
Elle met en évidence deux liaisons covalentes simples O—H résultant de la mise
en commun de deux électrons formant un doublet liant. En réalité, ces doublets
liants ne sont pas partagés équitablement entre les atomes liés : ils sont
statistiquement plus proches de l’atome d’oxygène, plus électronégatif que
l’atome d’hydrogène.
Ce partage dissymétrique des doublets liants provoque l’apparition d’une charge
partielle positive +e (<1) sur chaque atome d’hydrogène et d’une charge
partielle négative -2e sur l’atome d’oxygène.
Le barycentre des charges positives ne coïncide pas avec le barycentre des
charges négatives : la molécule est polaire ou possède un caractère dipolaire. Elle
peut-être considérée comme un ensemble de deux charges ponctuelles de signes
opposés (-2e , +2e) non confondues.
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 La molécule de chlorure d’hydrogène

La polarisation de la liaison H—Cl fait apparaître :


 Un excédent de charges négatives, noté -, sur l’atome de
chlore
 Un défaut de charges négatives (équivalents à un excès de
charges positives) noté +, sur l’atome d’hydrogène

On dit que la molécule de chlorure d’hydrogène a un caractère dipolaire.

 La molécule de dioxyde de carbone


Les deux liaisons covalentes C=O sont polarisées (l’oxygène est plus
électronégatif que le carbone). Cependant la géométrie linéaire de la
molécule fait coïncider les baricentres des charges positives et négatives.

La molécule de dioxyde de carbone n’a donc pas de caractère dipolaire.


Elle est dite apolaire

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III – Obtention de solutions électrolytiques

1°) Définition

2°) Dissolution d’un électrolyte dans l’eau


La dissociation d’un électrolyte dans l’eau peut être décrite par trois étapes : la dissociation de
l’électrolyte, la solvatation et la dispersion.

a) Première étape  : la dissociation

L’eau est un solvant polaire, ses molécules se comportent comme des


dipôles électrostatiques.

Cas d’un soluté ionique


A contact de l’eau, un cristal ionique voit ses cations attirés par le pôle
négatif des dipôles et ses anions attirés par le pôle positif. Ainsi, les
forces d’interaction électrostatique qui permettent la cohésion du cristal
sont affaiblies et il y a dissociation progressive du cristal. ( figure a ci-
contre )

Cas d’un soluté moléculaire


De même, par l’action de l’eau, un électrolyte constitué de molécules
polaires AB est dissocié en deux ions distincts A+ et B- . Dans le cas
d’une molécule diatomique, c’est l’atome le plus électronégatif qui
fournit l’anion. ( figure b ci-contre )

b) Deuxième étape  : la solvatation

Comment expliquer que les anions et les cations ne se réassocient pas en


solution par interactions coulombiennes ?

Les ions s’entourent d’un cortège de molécules d’eau ; Ces molécules


d’eau jouent le rôle d’écran éloignant les ions les uns des autres et
empêchant toute nouvelle liaison entre eux. Les ions restent ainsi dispersés
en solution. C’est le phénomène de solvatation nommé également
hydratation dans le cas où le solvant est de l’eau.

Remarque :
Le nombre de molécules d’eau hydratant les ions n’étant pas constant, la formule des ions hydratés s’écrit
Na(aq ) ,Cl(aq ) , H (aq ) , SO42(aq ) …
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c) Troisième étape  : la dispersion

3°) Equation chimique de la dissolution


Le phénomène de dissolution est une transformation chimique. La réaction associée est modélisée par
l’équation de la réaction de dissolution aussi appelée équation de mise en solution.

CATIONS A CONNAITRE ANIONS A CONNAITRE

H Ion hydrogène (proton) Cl  Ion chlorure

Ion oxonium ou hydronium


H 3O  NO3 Ion nitrate
(proton hydraté)

Na  Ion sodium F Ion fluorure

Ag  Ion argent O 2 Ion oxyde

Ca 2  Ion calcium SO42  Ion sulfate

Pb 2  Ion plomb Br  Ion bromure

Al 3 Ion aluminium I Ion iodure

K Ion potassium S 2 Ion sulfure

Fe 2  Ion fer (II) MnO4 Ion permanganate

Fe 3 Ion fer (III) HO  Ion hydroxyde

Mg 2  Ion magnésium

Zn 2  Ion zinc

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IV – Concentration molaire

1°) Concentration molaire apportée en soluté

Exemple :
On dissout 0,15 mol de chlorure de sodium dans 500 mL d’eau. La concentration molaire de soluté
apporté dans la solution est :

2°) Concentration molaire effective d’un ion en solution

   
Exemple : Que valent Na  et SO42  dans une solution de sulfate de sodium de formule Na 2 SO4 ( s )
de concentration C = 0,50mol.L-1 ?

Equation Na 2 SO4 ( s )  2 Na  ( aq ) +
SO42  ( aq )
Avancement Quantité de matière (en mol)
A l’état initial

En cours de
transformation
Etat final

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