Vous êtes sur la page 1sur 4

Exosphère

L'exosphère est la couche la plus externe de l'atmosphère d'un corps céleste. Cette couche s'étend
1
théoriquement à l'infini . Il suffit donc de définir l'altitude à laquelle elle commence, appelée thermopause ou
exobase. L'exosphère se définit comme la région de l'atmosphère où la densité de particules est assez faible
1
pour que l'effet des collisions entre particules soit négligeable en comparaison de l'effet de leur cinétique .

La densité de particules y est extrêmement faible et les atomes s'y comportent librement. Certains échappent
même à l'attraction de leur corps céleste. C'est pourquoi la zone située à cette altitude est également appelée le
2
niveau d'échappement .

La variation de la densité des gaz entourant un corps céleste est continue. Les limites entre les différentes
couches de gaz ne décrivent pas des ruptures franches et nettes dans les caractéristiques physiques du gaz entre
deux altitudes mais servent plutôt à rendre compte du changement de phénomène prédominant d'une altitude à
une autre. En l'occurrence, même si cette définition n'est pas parfaite, l'exosphère débute là où les particules de
l'atmosphère sont pratiquement indépendantes les unes des autres et où leur distribution de vitesse suit
3
l'équation de Liouville, et s'achève là où sa densité est indiscernable de celle du vent solaire .

Exosphère terrestre
L'exosphère est la couche la plus haute de l'atmosphère terrestre. Elle se situe au-dessus de la thermosphère,
au-delà de 600 kilomètres. Sa densité est de l'ordre de 106 particules par centimètre cube à environ 700 km
d'altitude. À 5 000 km d'altitude, elle n'est plus que de l'ordre de 100 particules par centimètre cube, densité
équivalente à celle du milieu interplanétaire.

Intérêt pour les satellites

Un des grands intérêts de l'exosphère réside dans l'exceptionnelle capacité de durée de vie des satellites placés
dans ses couches les plus hautes : des centaines voire des milliers d'années, alors que les satellites évoluant à
une altitude inférieure, de l'ordre de 300 kilomètres (thermosphère), subissent un freinage permanent non
négligeable.

Dès 1960, des scientifiques, tels que le Français François Barlier, se sont intéressés à la trajectographie des
satellites. Leurs travaux ont alors très vite porté sur les forces de freinage dues aux frottements résultant de
l'atmosphère résiduelle de la thermosphère et de la température très élevée qui y règne — jusqu'à 1 000 kelvins
—, phénomène notamment dû à l'absorption du rayonnement ultraviolet émis par le soleil. Les températures
sont élevées, mais la densité de matière est extrêmement faible, ce qui fait que, pour la peau humaine, l'effet de
cette température est négligeable.

Exosphère des autres objets célestes


La définition de l'exosphère s'applique également aux autres corps célestes (planètes, satellites naturels,
étoiles, etc.). Il existe deux catégories d'exosphères : d'une part celle des objets célestes pourvus comme la
Terre d'une atmosphère dense (par exemple Mars ou Vénus), et d'autre part celle, beaucoup plus fréquente
dans notre système solaire, des objets dépourvus d'atmosphère dense comme Mercure ou la Lune. Dans ce
dernier cas, la base de l'exosphère (l'exobase) se confond avec la surface de l'objet céleste et les processus qui
dernier cas, la base de l exosphère (l exobase) se confond avec la surface de l objet céleste et les processus qui
contribuent à sa formation et à son évolution sont très différents : l'éjection de matière de la surface à l'origine
de l'exosphère peut résulter de mécanismes aussi différents que l'agitation thermique de la couche superficielle
du sol, le bombardement de celle-ci par les photons, la vaporisation du sol par l'impact
d'une météorite ou enfin l'action des particules énergétiques (rayons cosmiques, vent
4
solaire) sur le sol .

Références
1. François Leblanc, Modélisation et mesure des exosphères de quelques
objets du système solaire (mémoire HDR), 13 janvier 2010, 123 p. (lire en
ligne (http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/44/69/15/PDF/Memoire_HDR_
LeblancF_UVSQ_SansAnnexe.pdf)), p. 5
2. Organisation météorologique mondiale, « Niveau d'échappement » (http://
www.eumetcal.org/euromet/glossary/critical.htm), sur Eumetcal (consulté le
11 novembre 2013)
3. François Leblanc, Modélisation et mesure des exosphères de quelques
objets du système solaire (mémoire HDR), 13 janvier 2010, 123 p. (lire en
ligne (https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/446915/filename/Mem
oire_HDR_LeblancF_UVSQ_SansAnnexe.pdf)), p. 16
4. François Leblanc, Modélisation et mesure des exosphères de quelques
objets du système solaire (mémoire HDR), 10 janvier 2010, 123 p. (lire en
ligne (https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/446915/filename/Mem
oire_HDR_LeblancF_UVSQ_SansAnnexe.pdf))

J. Lilensten et P.-L. Blelly: Du Soleil à la Terre, Aéronomie et


météorologie de l'espace, Collection Grenoble Sciences, Université
Joseph Fourier Grenoble I, 2000. (ISBN 978-2-86883-467-6)

Voir aussi

Articles connexes
Espace (cosmologie)
Geocorona
LADEE Mission spatiale d'étude de l'exosphère de la Lune
Schéma des
couches de
l'atmosphère
terrestre (à
l’échelle). La
stratosphère
(~50 km) ne
compte que pour
environ 1 % de
l'atmosphère. On
considère que
l'exosphère
(observable
(
depuis l'espace)

s'étend jusqu'à
~100 000 km.

Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Exosphère&oldid=170258659 ».

La dernière modification de cette page a été faite le 30 avril 2020 à 19:12.

Droit d'auteur : les textes sont disponibles sous licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes
conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les
crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la
licence.
Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par le
paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis.

Vous aimerez peut-être aussi