Vous êtes sur la page 1sur 22

Introduction

Axe I : Généralités sur le contrôle interne du cycle achat-


fournisseur et stock :
1- Description du cycle achat- fournisseur et stock 
2- Principes comptables relatifs au cycle achat-
fournisseur et stock
3- Fonctionnement et intérêts du cycle achat-
fournisseur et stock
Axe II : le contrôle interne du cycle achat-fournisseur et
stock :
1- Définition et services intervenants du contrôle interne
du cycle achat-fournisseur
2- Etapes du contrôle interne du cycle achat-fournisseur
et stock :
3- Les grands axes relatifs à l’accomplissement du contr
ôle des stocks : 
Conclusion
Bibliographie / Webographie

INTRODUCTION
Distinction entre « immobilisation » et « stock »

Chaque entreprise est organisée sous forme de cycles. Chaque cycle est
décomposé en un ensemble de procédures.
La procédure est définie comme étant la description détaillée des étapes
successives des traitements des données depuis la naissance de l’opération
jusqu’à son enregistrement comptable.
Les principaux cycles de gestion de l’entreprise sont :
 Ventes-clients ;
 Immobilisations ;
 Trésorerie ;
 Paie-personnel ;
 Production-stock
 Achat-fournisseur.
Nous nous attacherons à analyser plus en détail les spécificités des cycles
achats-fournisseur.
Où il s’avère nécessaire de présenter ses différentes étapes, les objectifs du
contrôle interne dans l’audit desdits circuits et dans une deuxième section, on
va traiter l’analyse par ordinogramme des systèmes du contrôle interne et les
recommandations à donner une fois le manuel de procédures établies.

Axe I : Généralité sur le contrôle interne du cycle


achat/fournisseur :
1- Description du cycle achat- fournisseur et stock :
a- Cycle achat fournisseur :
L’examen de chaque cycle passe par une prise de connaissance effectuée par la
consultation des manuels de procédures internes à l’entreprise et par des
entretiens avec chaque membre du personnel de l’entreprise ayant un rôle
dans le déroulement du cycle concerné. Le but est de connaître la réalité
concrète des circuits d’informations et des données depuis l’existence d’une
transaction avec un tiers jusqu’à sa saisie comptable et sa restitution dans les
comptes. Les entretiens pourront concerner tous les niveaux hiérarchiques.
En ce qui concerne le cycle « achats/fournisseurs », on rencontre dans le cadre
d’un bon contrôle interne divers services qui interviennent.
Alors on remarque qu’il y a plusieurs services qui peuvent intervenir dans le
cycle achats/fournisseurs, mais l'énumération de ces services reste en fonction
de l'organisation et de la structure de la société.
L'objectif de déterminer les services intervenants est de pouvoir vérifier la
séparation des fonctions l'un des principes du contrôle interne. On peut donc
décomposer le cycle achats-fournisseurs dans lequel interviennent ces services
de la manière suivante :
 Sélection des fournisseurs,
 Emission du bon de commande,
 Réception de la marchandise
 Contrôle de la marchandise réceptionnée
 Réception et contrôle de la facture Enregistrement de la dette en
comptabilité
 Décision de payer
 Emission et comptabilisation des titres de paiement
On peut résumer ces différentes étapes du processus d'achat dans quatre
grandes phases, à savoir :
• déclenchement de la commande ;
• acceptation et traitement des livraisons ;
• enregistrements des dettes ;
• paiement des factures.

b- Cycle stock :
Il s’agit des biens ou services entrant dans le cycle d’exploitation de l’entreprise
pour être vendus en l’état ou après production ou transformation, ou être
consommés à la première utilisation. Ils doivent appartenir à l’entreprise, et
celle-ci doit en être propriétaire au moment de l’inventaire.
Les types de stock :
Il existe plusieurs types de stocks en fonction de leur usage industriel ou
suivant leur flux (c'est-à-dire leur destination).
A. Type de stocks en fonction de leur usage industriel.
Cette classification se base sur le critère que les stocks sont directement ou
indirectement liés à la production.
1. Les stocks de production.
Les stocks de production regroupent l’ensemble des matières qui après
transformation permet d’avoir les produits finis. Ce sont les stocks des :
 Matières premières : ils regroupent les matières premières, les ébauches,
les composants achetés par l’entreprise aux fournisseurs.
 Produits Semi-finis : ils regroupent les ensembles prêts au montage, les
rechanges ou les accessoires fabriqués par l’entreprise pour la fabrication
ou la clientèle.
 Encours de fabrication : il s’agit tous les articles dont le processus de
transformation est non encore terminé.
 Produits finis : ils regroupent les produits immédiatement livrables à la
clientèle. A ce stade, les produits peuvent, ou non, être emballés.

2. Les stocks hors production :


Les stocks hors production sont ceux qui n’entrent pas dans la transformation,
mais accompagnent la production. Ils sont aussi dénommés stocks ERO 2
(Entretien, Réparation, Opération). On retrouve dans cette catégorie les stocks
de :
 Pièces de rechange : ils regroupent les articles de maintenance utiles pour la
réparation des machines, les outils ou les postes de travail.
 Consommables des machines : ils regroupent les articles comme les
lubrifiants, les carburants et les nettoyants des machines.
 Emballages : il s’agit d’une part les emballages perdus (boîtes métal, cartons,
etc.) que l’entreprise s’est approvisionnée auprès d’une société d’emballage et
qui ne feront pas l’objet d’une facturation particulière (leurs prix sont compris
dans le prix des marchandises) au moment de la vente. D’autre part, on
retrouve également les emballages récupérables et non identifiables, qui
peuvent être utilisés plusieurs fois (exemple : les caisses).
 Déchets : ils regroupent les matières premières incorporées dans le cycle de
production et qui ne se retrouvent pas dans le produit final (exemples :
limailles, sciures, chutes de tissu, etc.).
B. Type de stocks suivant leurs flux.
 Les stocks à commandes régulières : Ce sont les stocks d’articles
régulièrement consommés. Ils concernent les consommables et les pièces de
rechange qui sont étroitement liées à l’activité courante de l’entreprise.
 Les stocks de projet : Ce sont des stocks qui prennent naissance au début
d’un projet et disparaissent à la fin de ce dernier. Les commandes de tels
articles sont faites directement par le chef de projet qui seul maîtrise ses
besoins. On rencontre ce type de stock dans les entreprises qui travaillent avec
des contrats à long terme (exemple : les bâtiments et travaux publiques, etc.).
Les stocks d’usure : Il s’agit des articles placés en stock, qui sont sortis en cas
de besoin pour réaliser un travail et qui ensuite sont retournés au magasin. Ils
concernent les machines-outils et de l’outillage en général.
 Les stocks en transit ou stock de transbordement : il s’agit les articles dont
l’entreprise n’est pas le propriétaire et joue le rôle du « mandataire ». Elle
reçoit les marchandises accompagnées d’instructions précises sur leur future
destination et limite ses responsabilités aux opérations de contrôle, réception,
dégroupage, groupage par destination, emballage, colisage, marquage,
étiquetage et enfin expédition au lieu indiqué par le donneur d’ordre.
La procédure de stockage
 La réception de marchandise : déchargement et vérification de la
conformité à la commande : marques, nombre et état des colis.
 Le stockage : Réceptionnée, la marchandise est entreposée, en attendant
un emploi ultérieur.
Les deux problèmes majeurs qui se posent à tout entrepôt sont :
La gestion physique : lieux, organisation, méthode de stockage, manutention ;
La tenue des stocks : il faut connaître en permanence le nombre d'articles en
stock, saisir tout mouvement d'entrée et de sortie.

Les documents de stockage


L’entreprise utilise des documents plus ou moins normalisés pour suivre ses
mouvements de stocks. Il s’agit de :
Bon de livraison : c’est un document justificatif où l’on enregistre par type
d’élément, les caractéristiques, la date d’entrée en stock, les quantités et prix
unitaires de chaque élément.
Bon de sortie : idem que le précédent mais il fait ressortir comme information :
la date de sortie, les caractéristiques, les quantités et le prix unitaire.
La fiche de stock : c’est une fiche qui retrace le stock initial, l’ensemble des
entrées et des sorties et le stock final et permet de connaître à tout moment
l'état exact du stock en quantité et en valeur.

2- Principes comptables relatifs au cycle achat-


fournisseur et stock :
a- Cycle achat-fournisseur :
L’opération d’achat créant une situation réciproque par rapport à l’opération
de ventes, on remarquera les similitudes entre les principes comptables relatifs
à ces deux types d’opérations. Toutefois, en application du principe de
prudence, les charges probables sont constatées, alors que, au contraire, les
produits sont constatés uniquement lorsqu’ils sont certains.
Date d’enregistrement des dettes en comptabilité
L’enregistrement des dettes (et des charges qui en sont la contrepartie)
s’effectue en général lors de l’exécution du contrat.
En principe, l’achat d’un bien ou d’un service est juridiquement réalisé dès que
les parties sont d’accord sur les choses et sur les prix, toutefois ; l’acheteur ne
devient redevable du prix et la dette ne devient certaine que lors du transfert
de propriété du bien ou de la fourniture de la prestation. En pratique,
l’exécution de l’obligation de livrer ou de fournir détermine le moment de la
comptabilisation de l’achat ou du service. L’enregistrement peut être fait :
- soit lors de la réception des marchandises ou la constatation du service rendu
par une écriture débitant le compte de charge concerné et créditant un compte
de régularisation ;
- soit, par simplification, à la réception de la facture établie par le fournisseur,
la situation étant régularisée à la clôture de l’exercice lorsqu’un délai existe
entre la livraison et la réception de la facture.
Les charges sont à comptabiliser pour leur montant hors TVA déductible.
Rattachement à l’exercice des charges d’exploitation consommées
Pour la détermination du résultat, les charges doivent être rattachées à
l’exercice (ou période) auquel elles correspondent, c'est-à-dire au cours duquel
elles sont utilisées ou consommées pour dégager un revenu, et non pas à celui
au cours duquel elles se matérialisent (facturation ou paiement).
Il en résulte les conséquences suivantes à la clôture de chaque exercice :
- Les charges ne correspondant pas à des consommations de l’exercice (charges
payées ou comptabilisées d’avance) doivent être soustraites des charges de
l’exercice par l’intermédiaire du compte de régularisation-actif.
- Les consommations (ou les réceptions de marchandises) de l’exercice non
comptabilisés au cours de l’exercice pour des raisons diverses (en particulier,
factures non reçues) constituent des charges à payer qu’il convient d’inclure
dans les charges de l’exercice par l’intermédiaire d’un compte de
régularisation-passif.
- Les charges reportées ne sont pas comprises dans les charges de l’exercice. En
effet, elles concernent des services déjà rendus, mais dont les effets doivent se
faire sentir sur les exercices ultérieurs. Ces charges reportées sont
normalement comptabilisées dans les frais d’établissement et rattachées aux
charges d’exploitation par le processus de l’amortissement.
Le rattachement des charges d’exploitation à un exercice, hormis le cas où il
s’effectue par le processus de l’amortissement, peut se faire soit par
l’inscription au compte du créancier, soit par l’inscription dans un compte de
régularisation, soit enfin par l’inscription dans un compte de provision.

b- Cycle stock :
Dans l’entreprise, la comptabilisation des évènements voulant affecter la
situation financière de l’entreprise dépend du système d’information mis en
place par cette dernière. En prenant le cas des stocks, son traitement impacte
considérablement l’organisation et le système d’information de l’entreprise
dans la mesure où il la conduit à faire un choix entre deux méthodes
d’inventaire pour pouvoir gérer les stocks.
Présentation des méthodes :
Il n’existe aucune prescription formelle concernant les méthodes selon
lesquelles les stocks doivent être suivis. Mais, deux méthodes sont
massivement utilisées par les entreprises. Chacune d’entre -elles ne donne pas
le même résultat (ou bien le même solde) à la fin de l’année. Est-ce leur façon
de tenir et d’appliquer sur les stocks qui expliquent leur différence ?
 L’inventaire Intermittent :
Elle est appelée aussi « l’inventaire annuel » et son principe est que les achats
et les ventes sont régulièrement enregistrées mais les stocks ne sont pas mis à
jour. Les entreprises appliquant cette méthode sont obligées à faire une fois
tous les douze mois un « inventaire physique ».
 L’inventaire Permanent :
La méthode de l'inventaire permanent nécessite d'enregistrer les mouvements
d'entrée et de sortie au fur et à mesure qu'ils se présentent et à arrêter chaque
fois le nouveau solde afin d'avoir un inventaire comptable constamment à jour.
La tenue d’un inventaire permanent n’ est pas obligatoire vis-à-vis de la loi mais
elle oblige à l’entreprise de tenir des fiches de stock pour chaque nature des
biens. Toutefois, cette méthode représente un travail presque toujours
considérable pour les grandes entreprises gérant une diversité des biens et la
préfère de l’autre méthode

3- Fonctionnement et intérêt du cycle achat-


fournisseur ey stock :
3-1 Fonctionnement du cycle achat fournisseur :
a- Cycle achat-fournisseur :
Les développements précédents nous ont permis de décrire les obligations de
l’entreprise. L’auditeur est tenu de comprendre en profondeur ces obligations
afin de connaître, avant même d’intervenir, les difficultés que peut rencontrer
l’entreprise.
Les comptes d’achat : Le PCGE prévoit les comptes principaux suivants :
611 Achats revendus de marchandises
612 Achats consommés de matières et fournitures
Les comptes de fournisseurs :
Les comptes du passif circulant : fournisseurs et comptes rattachés : Ce poste
regroupe les dettes relatives aux achats de biens ou de services servant à
l’exploitation. Il comprend les comptes divisionnaires suivants :
4411 Fournisseurs
4413 Fournisseurs - retenues de garantie
4415 Fournisseurs - effets à payer
4417 Fournisseurs - factures non parvenues
4418 Autres fournisseurs et comptes rattachés

b- Cycle stock :
Stocks achetés :
 Matières premières (comptes 31)
 Matières, fournitures et emballages (comptes 32)
 Marchandises (comptes 37)

3-2 Intérêt du cycle achat fournisseur et stock :


a- Cycle achat fournisseur :
Les circuits significatifs sont les circuits qui traitent des données ayant une
incidence significative sur les comptes annuels. Ainsi, en fonction des
particularités de chaque entreprise, les domaines et systèmes significatifs
pourront être le cycle achat‐fournisseur, ou bien personnel‐paie, production‐
stocks...
Néanmoins, certains circuits revêtent une importance grandissante dans toutes
les entreprises vues qu’il s’agit d’un circuit déterminant pour le
fonctionnement de l’entreprise.
En effet, le circuit achats fournisseurs présente une importance indéniable au
sein de toute entreprise commerciale ou industrielle, PME ou multinationale.
Cet attrait tient à la position stratégique de la fonction achats dans l’entreprise.
En effet, bien acheter permet à l’entreprise d’améliorer ses résultats financiers,
techniques et par conséquent lui donner un avantage durable par rapport à la
concurrence.
Par ailleurs, ce circuit représente un grand intérêt du fait des risques inhérents
au processus d’achat lui-même. Effectivement, ces risques vont de la détection
du besoin et donc le risque d’une commande plus importante voire inutile, au
choix du fournisseur qui représente un risque d’achat à un prix supérieur à
celui du marché jusqu’à la réception de la marchandise avec un risque de
détournement ou de non-conformité à la commande etc.…
En outre, le circuit achats fournisseurs, a une importance particulière car il est
en relation directe avec les autres circuits, il influence la détermination des
coûts et donc agit sur le niveau de ventes, il intervient également au niveau de
la gestion des stocks et donc a une incidence directe sur le circuit des
approvisionnements…
b- Cycle stock :
Le but de la fonction stock est d’assurer la gestion des articles de l’entreprise
dans le but de satisfaire, au moment opportun, la disponibilité (c'est-à-dire, il
faut s’approvisionner suffisamment de produits pour éviter toute rupture de
stock) et la délivrance (c'est-à-dire, il faut satisfaire la demande du client dès
l’expression de son besoin) de ceux-ci pour l’élaboration des produits.

Axe II : contrôle interne du cycle achat-fournisseur et


stock :
1- Définition services intervenants du contrôle interne
du cycle achat-fournisseur et stock : 
a- Cycle achat fournisseur :
De prime abord, il convient de rappeler que le cycle achat-fournisseur est celui
qui recouvre l’organisation de l’entreprise dans ses relations avec ses
fournisseurs de biens et services.
Par ailleurs, le cycle achat-fournisseur est l’un des cycles qui traite des données
répétitives qui nécessitent une bonne compréhension.
L’objectif de la phase de compréhension et d’évaluation des données
répétitives est d’obtenir suffisamment d’informations pour être en mesure
d’évaluer la probabilité d’erreurs importantes pour l’audit dans les
informations comptables issues des traitements des données répétitives. Cette
évaluation du risque est la base de la détermination de la nature et de
l’étendue des tests de validité nécessaires sur les soldes des comptes
concernés pour détecter la présence possible de telles erreurs.
Alors Le contrôle interne sur les opérations relatives aux achats et aux charges
doit donner l'assurance que les commandes de marchandises ou de biens et
services sont faites en fonction des besoins de l'entreprise, pour des quantités
optimales et par des personnes autorisées à le faire.
Objectifs :
L’analyse du système de contrôle interne de la fonction achats-fournisseurs
doit permettre de s’assurer que :
 S’assurer que les séparations de fonctions sont suffisantes ;
 Que les marchandises et les services reçus sont conformes aux
commandes quant à la qualité et à la quantité, et qu’ils sont enregistrés
sans délais ;
 Que les marchandises retournées ainsi que les réclamations concernant
les quantités, qualités ou délais de livraison sont suivies de façon à
obtenir des avoirs pour ces éléments ;
 S’assurer que les facteurs et les avoirs sont contrôlés avec les bons de
réception ou de retour pour les quantités et la qualité, et avec les bons de
commande pour les prix et conditions de paiement, et que ces factures et
avoirs sont approuvés avant d’être enregistrés dans les comptes
fournisseurs et dans les comptes de charges ;
 En fin, s’assurer que toutes les dettes ou créances concernant les
marchandises et services reçus ou retournés sont enregistrés dans les
livres, même si les factures ou avoir correspondants ne sont pas encore
reçus ou approuvées.
Pour ce faire, un certain nombre de principes doivent être respectés dont
notamment la séparation des fonctions.
Les services intervenants dans le cycle « achats -fournisseurs » :
 Services initiateurs de la commande : Ils émettent des « demandes
d’achats » dans des limites strictement définies, mais ils ne peuvent les
envoyer directement aux fournisseurs.
 Service Réception : il s’assure de la conformité de la livraison avec la
commande.
 Service Stocks : il reçoit la marchandise du service « Réception » et fait
les enregistrements correspondants.
 Service Comptable : il enregistre les factures lorsque celles-ci ont été
approuvées.
 Service Trésorerie : il met la facture en paiement en s’assurant de son
approbation par les personnes compétentes.

b- Cycle stock :
Le contrôle interne des stocks consiste à s’assurer de l’exactitude de la sincérité
, et de la régularité
des montants portés en stocks dans les états financiers (bilan, annexe des stock
s) .
Cette opinion nécessite le contrôle de : 
- L’existence physique de la propriété de l’entreprise ; 
- Méthodes de valorisation, de tenu et de suivi des stocks ;
- Transaction comptable des opérations des stocks.
Objectifs du contrôle interne des stocks :
Le contrôle interne des stocks a pour objectifs principaux : 
-La maîtrise des mouvements de stock 
-Bonne identification et protection des stocks
-Respects des principes de valorisation
- Séparation adéquate des fonctions et tâches.
Les services intervenants dans le cycle stock :
La fonction stock doit être remplies et assurées par ces différents services :
Magasin : S’assurer l’optimum d’articles différents à posséder dans
l’entreprise en effectuant le plus souvent une épuration du stock.
Achats : Etudier la politique de réapprovisionnement la mieux adaptée pour
chaque article.
Réception - Livraison : Prendre en compte les réceptions et les délivrances des
articles (en nombre) pour pouvoir fournir, à tout moment, un état des stocks à
jour.
Comptabilité Fournisseur : Prendre en compte les entrées et les sorties du
stock (en valeur), pour pouvoir fournir, à tout moment, la valeur de
l’immobilisation financière.

2- Les étapes du contrôle interne du cycle achat


fournisseur sont les suivant :
Quant aux étapes d’évaluation du contrôle interne du cycle achats-
fournisseurs, elles s’articulent autour des axes suivants :
A. Le déclenchement de la commande
1) Objectifs du contrôle interne :
Le contrôle interne sur les opérations relatives aux achats et aux charges doit
donner l’assurance que les commandes d’achat de marchandises ou de biens et
services sont faits en fonction des besoins de l’entreprise, pour des quantités
optimales et par des personnes autorisées à le faire.
Les procédures mises en place doivent donc permettre de répondre de manière
satisfaisante aux questions suivantes :
Qui peut déclencher la commande ?
Quand passer la commande ?
Quelle quantité faut-il commander ?
A quel fournisseur doit-on s’adresser ?
2) Organisation correspondant à ces objectifs
Les éléments suivants constituent, en général, les bases d’une organisation
satisfaisante :
- Une demande d’achat est établie par les services utilisateurs et
transmise au service « Achats ».
- Un bon de commande est systématiquement établi, si possible sur des
exemplaires standards et pré numérotés, à partir des demandes d’achat
par le service « Achats ».
- Les fonctions ayant trait aux commandes doivent être distinctes de celles
de réception, de stockage, d’expédition, de tenue de l’inventaire
permanent, de l’enregistrement comptable et du règlement des factures.
- Les personnes autorisées à émettre des bons de commande sont
désignées par écrit et un montant maximum autorisé est défini.
- Les quantités à commander sont déterminées en fonction des besoins de
l’entreprise.
- La signature des personnes autorisées doit apparaître clairement sur le
bon de commande.
- Le choix du fournisseur doit permettre d’obtenir, par comparaison des
possibilités offertes, le meilleur prix en égard à la qualité exigée.
Généralement, il existera une liste de fournisseurs agrées pour les différents
produits ou services achetés comprenant les prix obtenus et leurs délais de
livraison ; cette liste fait l’objet d’une remise en cause et d’une mise à jour
périodiques.
B. L’acceptation des livraisons (ou de service rendu)
1) Objectifs du contrôle interne
En ce domaine, ils sont amené à garantir que:
• Les délais de livraison prévus sont respectés
• Les livraisons (ou le service rendu) ne peuvent être acceptées que si elles
correspondent à une commande
• Les livraisons sont faites selon les spécifications de la commande.
2) Organisation correspondante
Les éléments suivants constituent, en général, les bases d’une organisation
satisfaisante :
- Un bon d’entrée (ou de réception) doit être établi pour chaque
réception. Il est particulièrement utile que ces bons soient pré
numérotés.
Dans le cas de petites entreprises, lorsqu’il s’agit d’achats standards, un double
du bon de commande peut servir de bon de réception. On pourra même
admettre dans certains cas l’utilisation du bon de livraison du fournisseur, mais
à la condition que celui-ci soit numéroté dès son arrivée.
- Un contrôle, dès réceptions, doit être prévu. Les livraisons ne doivent
être acceptées que dans la mesure où la réception correspond à un bon
de commande de l’entreprise.
Un certain nombre de vérifications doivent être effectuées ; elles sont
généralement faites en deux temps :
 Contrôle de spécification et de quantité par rapprochement entre le bon
de commande et le bon de réception
 Contrôle de qualité de la marchandise reçue. Cela ne peut être fait que
par une personne compétente (en général, un technicien), qui procédera
soit de manière exhaustive, soit par sondages.
Les vérifications de qualité et de quantité doivent être matérialisées sur le bon
de réception.
- Une fois ces contrôles effectués, l’acceptation de la livraison doit être
indiquée par l’envoie de doubles du bon de réception au service « Achats
», à la comptabilité et, s’il s’agit de marchandises à stocker, au magasin.
Pour le magasin, le bon de réception accompagne la marchandise et sert de «
prise en charge »
Pour le service achats, cela lui permet d’être informé de la livraison et de
surveiller les délais de livraison
Quant à la comptabilité, nous verrons que le bon de réception lui sert en
attente de la facture et lui permet de tenir une comptabilité en I.P.
- Le service « Achats » surveille les délais de livraison à partir des bons de
commandes expédiés et effectue les relances nécessaires.
C. La constatation des dettes et le paiement des factures
1) Objectifs du contrôle interne
Le contrôle interne doit garantir que:
- Les dettes sont constatées au fur et à mesure de la réception des
fournitures et des services
- La comptabilité est correctement organisée pour traiter ces opérations.
2) Organisation correspondant à ces objectifs
- La comptabilité doit être en mesure de détecter les marchandises reçues
pour lesquelles aucune facture n’est encore parvenue. A cet égard, une
bonne procédure (parmi d’autres possibles) consiste à transmettre
systématiquement à la comptabilité les doubles des bons de commande
et des bons de réception.
Ceci permet à la comptabilité, d’une part, d’effectuer le regroupement en liasse
du bon de commande, du bon de réception et de la facture, d’autre part, de
pouvoir connaître à tout moment l’ensemble des réceptions effectuées pour
lesquelles la facture n’a pas encore été reçue.
- Il est nécessaire que la comptabilité soit organisée de manière que soient
évités :
 La perte ou simplement l’absence de suivi des factures fournisseurs.
Dans cet esprit, il est indispensable que les factures soient centralisées
dès réception par la comptabilité.
Celle-ci peut alors sans risque les transmettre aux différents services qui
peuvent les utiliser (par exemple au service « Achats » pour vérification des prix
facturés).
 Les confusions dans la tenue des comptes « fournisseurs » qui peuvent
donner lieu à des litiges et détériorer l’image de marque de l’entreprise.
 Les retards de règlements qui peuvent se traduire par le versement
d’indemnités.
 L’enregistrement incorrect des charges nées de ces opérations.
A cet égard, on pourra mentionner les procédures suivantes :
 Dès leur réception, les factures doivent être numérotées, afin de
permettre leur identification, et datées afin de mémoriser leur date
d’arrivée.
 Avant d’être vérifiées, elles doivent être classées en attente (il convient
de noter que l’ensemble des factures classées en attente devra être
examiné avec soin en fin d’exercice au moment de l’établissement du
bilan).
 Un certain nombre d’opérations doivent être effectuées avant
l’enregistrement de la facture :
• Rapprochement de la facture et du bon de réception (celui-ci a
normalement dû être rapproché du bon de commande) : on doit en effet
s’assurer que la facture correspond à une livraison effective et acceptée.
• Vérification de la facture : additions, multiplications, prix unitaires, calcul
des taxes.
• Approbation de la facture, par une personne responsable ;
 Une fois enregistrée, la facture devra être classée dans un échéancier,
jusqu’à ce qu’elle soit payée.

- Certains cas particuliers sont susceptibles de se produire et la


comptabilité doit être en mesure de les suivre ; par exemple :
 En cas de retour des marchandises après un premier usage qui n’a pas
donné satisfaction, il convient d’obtenir du fournisseur un avis de
réception et il faudra demander au fournisseur d’établir un avoir. Ce
genre de situation se traduit en général par diverses négociations qui se
prolongent dans le temps (parfois même par un contentieux). Dans tous
les cas, il est indispensable que l’ensemble des réclamations soit suivi par
un responsable. Les factures en suspens doivent faire l’objet d’un
contrôle constant, notamment à l’occasion de l’établissement des
comptes de fin d’exercice ;
 En cas de livraison incomplète, des précautions doivent être prises quant
aux modalités de règlement ;
 Si des avances sont versées au fournisseur, les procédures adéquates
doivent être mises en place, pour que ces avances viennent en déduction
du règlement définitif.
D. Paiement des factures
1) Objectifs du contrôle interne
Outre les objectifs relatifs aux trois phases précédentes, les objectifs
spécifiques à la mise en paiement sont les suivants :
- Les factures sont contrôlées avant mise en paiement
- La mise en paiement est dûment autorisée
- Les factures ne sont pas payées plusieurs fois.
2) Organisation correspondant à ces objectifs
Les procédures suivantes sont généralement considérées comme satisfaisantes
au regard du contrôle interne.
a) Le service comptable doit comparer les éléments figurant sur la facture :
prix, qualité, quantités, avec copie des bons de réception et des bons de
commande.
b) La mention « bon à payer » ne doit être portée sur la facture qu’après
comparaison de celle-ci avec les bons de réception et de commande
correspondants.
Le bon à payer doit être porté uniquement sur l’original, afin d’éviter de le
donner plusieurs fois pour la même facture. A cette fin, lorsque la facture est
reçue en plusieurs exemplaires, la mention « duplicata » sera indiquée dès la
réception, sur les exemplaires autres que l’original.
Les factures comptabilisées portent la référence de l’enregistrement, afin
d’éviter les doubles comptabilisations. Les factures payées sont annulées par la
mention « payé » pour éviter un double usage et portent la référence du
paiement.
E. L’information et le contrôle de l’information
L’auditeur interne doit s’assurer en permanence que les procédures
mentionnées ci-dessus sont correctement appliquées (notamment les
délégations de responsabilité).
D’autres travaux pourront porter sur l’examen des justificatifs tels que les
factures, les relevés des fournisseurs, les contrats importants (ceux-ci
permettant éventuellement de détecter des engagements non enregistrés).
Enfin, en relation avec les problèmes de trésorerie, l’auditeur interne pourra
porter une attention particulière aux escomptes non demandés, aux paiements
anormalement anticipés

3- Les grands axes relatifs à l’accomplissement du contr
ôle des stocks : 
1- Contrôle des existences :
Deux procédures complémentaires permettent de s’assurer de la réalité des sto
cks :
A/ Evaluation du contrôle interne des cycles de transaction :
* Circuit / Achat, Fournisseurs et Créditeurs divers : 
Un bon contrôle interne suppose la réunion des conditions suivantes : 
1)L’utilisation   des   bons   de   commandes   prénumérotés   pour   tous   les  
achats   et   les commandes de services ;
2)L’existence   des   méthodes   et   procédures   qui   permettent   d’effectuer  
des approvisionnements à des prix compétitifs ; 
3)L’utilisation pour chaque réception des bons prénumerotés, préalablement v
érifiés et approuvés par les responsables dûment habilités.
4)L’existence d’un contrôle systématique des factures ainsi qu’une vérification 
des prix et de leur montant, ainsi que des taxes.
Un rapprochement est effectué avec les bons de commande et les bons de réce
ption ;
5)Des   personnes   différentes   effectuent   les   opérations   d’achats, les  
réceptions   et l’enregistrement comptable ;
6)lesprescriptions du code algérien des Marchés Public doivent être respectées 
par les sociétés d’Etat.
Les   procédures   d’évaluation   proposées   et   les   résultats   des   sondages  
correspondants, effectués au niveau de chaque type d’opération : Achats,
réceptions, enregistrement des crédits en comptabilité vont permettre l’élabor
ation d’une noted’évaluation du contrôle interne. Cette note devra être 
accompagnée : 
- d’un schéma descriptif (flowchart) des opérations ; 
- de notes complémentaires ; 
- et des procédés de contrôle arrêter.  
Le tout sera versé dans le dossier de contrôle

B/Supervision des inventaires de fin d’exercice :   
Consiste à :
 Étudier l’instruction interne d’inventaire, cette instruction devrait compo
rter : 
1- La période de l’inventaire
2- Les modalités de rangement des articles à décompter
3- Les modalités de comptage (formation des équipes)
4- Comptage contradictoire
5- Résolution des problèmes posés par les différentes de pointage des résul
tats
6- Définition des supports et l’utilisation des supports d’inventaires (étique
ttes, feuilles de comptage, ….).

 Visite des lieux de stockage :              
Cette opération a pour but de s’assurer que tous les stocks devront
être inventories, comportent un document (étiquette de comptage) destiné
à l’opération d’inventaire
 Sondage des comptages :
Devront porter sur les éléments de grandes valeurs
 A se renseigner sur les dispositions prises pour écarter de l’inventaire des 
stocks à livreravant le 31/12/…. Et d’inclure les réceptions inclues avant l
e 31/12/…..qui ne serait pas comptes au moment de l’inventaire.

2- Contrôle de valorisations :          
Consiste à apprécier : 
Les méthodes de valorisation des coûts et prix de revient suivant les dispos
itions légales du PCN : 
- En ce qui concerne les marchandises, matières et fournisseurs, sont valor
isés au coût d’achat réel
(vérification des éléments constitutifs du coût d’achat) ;

-En ce qui concerne les produits finis et semisfinis sont valorisés au coût de 
production ; 
- Les déchets et rebuts  sont valorisés à leur valeur probable de réalisation.
A   ce   renseigner   sur   les   méthodes   de   valorisation   des   stocks   ob
olètes(dépassés)  
oudétériorés, ainsi que les modalités de détermination et constitution des p
rovisions.
A   faire   un   sondage   pour   s’assurer   que   les   méthodes   de  
valorisation   décrites   sont   bien appliquées.        
3-  Contrôle des modalités de tenues des stocks :
Cette opération consiste à apprécier : 
- Les modalités de tenu et de suivi des stocks ; 
- Les documents et leur circulation (destination) ; 
- Définition et séparation de tâches et responsabilités ; 
- Modalités de protection des stocks et de conservation des documents ;
-Modalités   de   suivi   comptable   et   valorisation (tenue   des   fichiers   en  
quantité, et   en   valeur, application de l’inventaire permanent) ; 
- Les ajustements d’inventaire.

Conclusion :

Vous aimerez peut-être aussi