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INTRODUCTION

Chaque entreprise est organisée sous forme de cycles. Chaque cycle est décomposé en un
ensemble de procédures.
La procédure est définie comme étant la description détaillée des étapes successives des
traitements des données depuis la naissance de l’opération jusqu’à son enregistrement
comptable.
Les principaux cycles de gestion de l’entreprise sont :

 Ventes-clients ;
 Immobilisations ;
 Trésorerie ;
 Paie-personnel ;
 Production-stock
 Achat-fournisseur.
Nous nous attacherons à analyser plus en détail les spécificités des cycles achats-fournisseur.
Où il s’avère nécessaire de présenter ses différentes étapes, les objectifs du contrôle interne
dans l’audit desdits circuits et dans une deuxième section, on va traiter l’analyse par
ordinogramme des systèmes du contrôle interne et les recommandations à donner une fois
le manuel de procédures établies.

La démarche d’évaluation du contrôle interne du cycle


achat-fournisseur :
De prime abord, il convient de rappeler que le cycle achat-fournisseur est celui qui recouvre
l’organisation de l’entreprise dans ses relations avec ses fournisseurs de biens et services.
Par ailleurs, le cycle achat-fournisseur est l’un des cycles qui traite des données répétitives
qui nécessitent une bonne compréhension.
L’objectif de la phase de compréhension et d’évaluation des données répétitives est
d’obtenir suffisamment d’informations pour être en mesure d’évaluer la probabilité
d’erreurs importantes pour l’audit dans les informations comptables issues des traitements
des données répétitives. Cette évaluation du risque est la base de la détermination de la
nature et de l’étendue des tests de validité nécessaires sur les soldes des comptes concernés
pour détecter la présence possible de telles erreurs.
Dans cette première section, on va présenter à la fois les étapes à suivre pour l’évaluation du
contrôle interne, ses objectifs et les facteurs de risques liés au cycle achat-fournisseur.

1. Les étapes de l’évaluation du contrôle interne du cycle achat-


fournisseur :
Quant aux étapes d’évaluation du contrôle interne du cycle achats-
fournisseurs, elles s’articulent autour des axes suivants :
1. La définition des besoins :
Elle consiste en l’étude du processus de détermination des demandes d’achat
et de leur autorisation. Il s’agit de vérifier à ce stade que :
 Les demandes d’achat correspondent à un besoin réel de façon à éviter le
sur stockage qui augmente les coûts de détention du stock.
 Le service des achats effectue des prévisions d’approvisionnement, afin
d’éviter toute rupture de stock.
 Il y a respect de la procédure d’achat définie auprès du siège, etc.
2. Sélection des fournisseurs :
L’entreprise doit sélectionner les fournisseurs offrant les meilleurs produits,
combinant à la fois qualité et prix, délais de livraison et modalités de
règlement.
L’ensemble des fournisseurs sélectionnés doit figurer sur une liste tout en
distinguant les types d’achats effectués auprès de chaque fournisseur.
L’auditeur est donc amené à vérifier :
 Le système de sélection des fournisseurs.
 L’information sur les marchés fournisseurs, est-ce qu’elle est suffisante.
 Les critères de sélection des nouveaux fournisseurs, etc.
3. Commande :
Il s’agit de vérifier les bons de commande : s’ils sont établis et signées par les
personnes habilitées, les quantités figurant sur les bons de commandes, les
délais et les conditions de livraisons et de transport ainsi que la procédure de
relance des livraisons en retard. Pour ce faire, l’auditeur doit se poser les
questions suivantes :
 Existe-t-il un système de déclenchement automatique des commandes
lorsque les stocks arrivent à une quantité minimum ?
 Si oui, les quantités minima sont-elles revues régulièrement en fonction
des besoins réels de la fabrication ?
 Les commandes de biens et de services ne sont-elles passées que sur la
base de demandes d’achats établies par des personnes habilitées ?
 Chaque service demandeur dispose-t-il d’un budget de dépenses
prévisionnelles ?
 Si oui, la consommation de ces budgets est-elle suivie régulièrement
pour éviter les dépassements ?
 Ce suivi tient il compte des commandes engagées mais non encore
facturées ?
 Des bons de commandes sont-ils établis systématiquement ?
Si oui, sont-ils :
 Pré numéroté ?
 Établis en quantité et en valeur ?
 Signés par un responsable, au vu de la demande d’achat ?
 Existe-t-il une liste des fournisseurs autorisés pour les achats courants ?
 Si oui, est-elle :
 Approuvées par un responsable ?
 Régulièrement mise à jour ?
 Les prix proposés sont-ils comparés avec le marché ?
 Les autres achats font ils l’objet d’appel d’offres, au moins au-dessus
d’un certain montant ?
 Existe-t-il une procédure permettant d’éviter les commandes
excessives ?
 Si des bons de commandes pré numérotés sont utilisés, leur séquence
numérique est-elle utilisée pour :
 Enregistrer les engagements pris par l’entreprise ?
 Identifier les retards d’exécution ?
 Existe-t-il une procédure de relance des fournisseurs en retard de
livraison ?
 Ces fournisseurs sont –ils soumis à des pénalités ?
 Un exemplaire des bons de commandes est-il communiqué :
 Au service de réception
 À la comptabilité
 Si oui, ces services s’assurent-ils qu’ils les reçoivent tous ?
 La société exerce-t-elle un contrôle sur les cadeaux et autres avantages
accordés aux acheteurs par les fournisseurs ?
 Les procédures de contrôle des achats sont-elles revues périodiquement
par les auditeurs internes ou autres personnes indépendantes du service
achat pour s’assurer que la politique de la société est bien appliquée ?
4. Réception :
Cette étape vise à étudier le processus de réception des marchandises, le
contrôle des livraisons, les retours de marchandises, etc.
En définitive, il faut qu’il y ait une procédure de contrôle des marchandises
réceptionnées en quantité et en qualité.
Dans ce cadre, l’auditeur doit vérifier l’existence des dispositions suivantes :
 Existe-t-il un service de réception ?
 Les marchandises reçues sont-elles rapprochées des bons de commande
en ce qui concerne
 Les quantités ?
 La qualité ?
 Des bons de réception sont-ils établis systématiquement, même pour les
livraisons sur des chantiers extérieurs ou chez des clients, des
dépositaires ?
 Si oui, sont-ils pré numérotés ?
 Signés par le réceptionnaire ?
 Datés ?
 La pré-numérotation des bons est-elle utilisée pour contrôler :
 L’exhaustivité des bons transmis à la comptabilité, par centre de
réception ?
 L’enregistrement des mouvements de stocks ?
 Existe-t-il un système équivalent au bon de réception en matière de
service ?
 Les anomalies en matière de quantité et de qualité constatées font-elles
l’objet d’un bon de retour ?
 Si oui, ces bons sont-ils :
 Pré numérotés ?
 Transmis à une personne chargée d’obtenir les avoirs ?
5. Contrôle des factures :
L’auditeur doit de surcroît vérifier l’existence de procédures visant à contrôler
les factures en ce qui concerne les points suivants :
 Les factures doit et avoirs sont-ils transmis directement par le service
courrier à la comptabilité ?
 Le service comptable attribue-t-il un numéro d’ordre chronologique aux
factures doit et avoirs reçus avant de les transmettre aux personnes
chargées de les vérifier ?
 Si oui, garde-t-il une trace de ces numéros pour suivre le retour des
factures et relancer le service concerné ?
 Les factures reçues sont-elles vérifiées avec les bons de commande et de
réception en ce qui concerne :
 Les quantités ?
 La qualité ?
 Les prix unitaires ?
 Les conditions financières ?
 Les anomalies constatées font-ils l’objet de bons de contestation ? si oui,
suivent-ils les mêmes règles que ceux émis à réception (pré
numérotation).
 Les avoirs reçus sont-ils contrôlés avec les bons de retours et les factures
d’origine en ce qui concerne :
 Les quantités ?
 Les prix ?
 Les factures doit et avoirs sont –ils contrôlé en ce qui concerne :
 Les multiplications ?
 Les additions ?
 Le montant de la TVA ?
 La déduction des avances, acomptes, remises ?
 Les contrôles effectués sur les factures doit et avoirs sont-ils clairement
matérialisés pour permettre une vérification a postériori qu’ils ont été
effectués ?
 Les imputations sont-elles :
 Données par des personnes compétentes disposant des
documents nécessaires ?
 Revues par un responsable ?
 L’ouverture d’un nouveau compte fournisseur est-elle soumise à
autorisation ?
6. Comptabilisation :
Il s’agit de vérifier le processus de comptabilisation de la facture fournisseur, il
convient également de contrôler les achats au comptant, les pièces
justificatives et les articles commandés. En somme, l’on doit poser les
questions suivantes :
 La comptabilité fournisseurs reçoit-elle un exemplaire :
 Des bons de commandes ?
 Des bons de réception (marchandises et services) ?
 Des bons de retour ou de contestation ?
 Si oui, en contrôle-t-elle l’exhaustivité ?
 Les numéros manquants sont-ils réclamés ?
 Un rapprochement est-il fait entre les factures doit et avoirs reçus et les
bons de réception et de retour ?
 Existe-t-il un contrôle permettant de s’assurer que toutes les factures et
tous les avoirs reçus sont comptabilisés :
 Dans le journal des achats ?
 Aux comptes individuels fournisseurs ?
 Et correctement imputés ?
 Les factures doit et avoirs comptabilisés sont-ils annulés pour éviter un
double enregistrement ?
 La comptabilisation du duplicata est-elle interdite ou soumise à
autorisation particulière ?
 Les règles de récupération de TVA sont-elles respectées, en particulier si
les fournisseurs payent la TVA sur les encaissements ?
7. Règlement :
A ce niveau, il s’agit de lister d’abord les différents moyens de paiement qui
transitent sur ce circuit, ensuite vérifier l’existence et l’efficacité des
procédures d’autorisation et de suivi des règlements.
8. Provisions pour factures à recevoir :
L’auditeur doit s’assurer que l’entreprise dispose d’une procédure de
constatation et d’estimation des factures non encore parvenues. Ainsi, il
importe de répondre aux questions suivantes :
 Le rapprochement effectué entre les factures doit et avoirs reçus et les
bons de réception ou de retour est-il utilisé pour établir, en fin de
période, le montant des factures à recevoir ?
 Sinon, existe-t-il une procédure pour saisir les provisions à effectuer ?
 Les factures de transports sont-ils rapprochés avec les avis de transport
pour établir la provision ?
 Des comptes de frais à payer sont-ils tenus pour toutes les charges qui ne
figurent pas en compte fournisseurs et qui sont payées de façon
épisodique ?
 En matière de service, le service comptable :
 Utilise-t-il des bons de commandes non honorés pour identifier
ceux qui auraient dû faire l’objet d’une provision (livraison prévue
avant la clôture) ? des explications sont-elles obtenues pour ces
anomalies ?
 Analyse-t-il les charges de la période, par rapport au budget ou à la
période précédente, pour identifier les anomalies de provision ?
 L’évaluation de provisions pour factures doit et avoirs à recevoir est-elle
vérifiée par une personne indépendante de celle qui l’établit ? est-elle
rapprochée des factures doit et avoirs réels reçus ultérieurement ?

9. Justification des soldes :


A ce niveau, l’on se soucie de vérifier l’existence d’une procédure de
validation des soldes et de traitement des écarts le cas échéant. Ainsi,
l’auditeur se pose les questions suivantes :
 Une balance fournisseurs est-elle établie régulièrement ?
 Son total est-il rapproché avec le compte collectif ?
 Une balance des créditeurs divers est-elle établie régulièrement ?
 Les écarts éventuels sont-ils :
 Analysés rapidement ?
 Corrigés après approbation ?
 Lorsque les fournisseurs ou créditeurs envoient des relevés de compte,
sont-ils comparés avec la comptabilité ? les écarts sont-ils analysés et
corrigés après approbation ?
 Les soldes des comptes fournisseurs et créditeurs divers sont-ils
régulièrement analysés ? porte-t-on une attention particulière aux soldes
débiteurs ?
 Les comptes de régularisation passif, sont-ils régulièrement analysés ? les
causes des montants anciens sont-elles recherchées ? les apurements
sont-ils autorisés ?
10. Le suivi des litiges :
L’auditeur vérifie à ce stade l’existence d’une procédure de réclamation et
de suivi des avoirs à recevoir et ce, en se posant les questions suivantes :
 La personne chargée de réclamer les avoirs s’assure-t-elle qu’elle reçoit
tous les bons de retour ou de réclamation ?
 Une demande d’avoir est-elle établie pour chaque litige ?
 Existe-t-il un suivi des avoirs reçus par rapports aux demandes d’avoirs
émises ?
 Les avoirs non reçus sont-ils réclamés régulièrement ?
 Le paiement des factures est-il bloqué tant que les avoirs n’ont pas été
reçus ?
 La procédure du suivi des avoirs à recevoir inclut-elle les avoirs de
remises ou ristournes contractuelles ?
Ainsi l’auditeur vérifie le contrôle interne au niveau des différentes étapes
susmentionnées en vue de s’assurer qu’il permet d’atteindre un certain
nombre d’objectifs.
2. Les objectifs du contrôle interne du cycle achats-fournisseur :

a. Les objectifs du contrôle interne :


L’analyse du système de contrôle interne de la fonction achats-fournisseurs
doit permettre de s’assurer que :
 Les séparations de fonctions sont suffisantes.
 Tous les achats de l’entreprise sont correctement autorisés et
comptabilisés.
 Les achats comptabilisés correspondent à des dépenses réelles de
l’entreprise.
 Ces dépenses sont faites dans l’intérêt de l’entreprise et conformément
à son objet.
 Tous les achats enregistrés sont correctement évalués.
 Tous les avoirs à obtenir sont enregistrés.
 Toutes les dettes concernant les marchandises et services reçus sont
enregistrées dans la bonne période.
 Les engagements pris par l’entreprise et devant figurer dans l’annexe
sont correctement suivis.
 Toutes les commandes sont dûment autorisées.
 Les marchandises livrées en quantité et en qualité sont celles figurant sur
les bons de commande.
 Les marchandises sont contrôlées à leur réception.
Pour ce faire, un certain nombre de principes doivent être respectés dont
notamment la séparation des fonctions.
b. La séparation des fonctions au sein de la section achats-
fournisseurs :
Principe fondamental du contrôle interne, la séparation des fonctions doit être
claire et ainsi permettre le déroulement des procédures en minimisant le
risque de fraude, d’oubli et de faute. C’est la raison pour laquelle, l’auditeur
doit s’assurer du respect de ce principe en ce qui concerne :
 L’émission des demandes d’achats.
 L’établissement des commandes.
 L’autorisation des commandes.
 La comparaison quantitative et qualitative des marchandises et services
reçus avec les commandes.
 La comparaison bon de réception/ commande/ facture.
 L’imputation comptable.
 La vérification de l’imputation comptable.
 Le contrôle des factures.
 Le suivi des avoirs à recevoir.
 Le bon à payer.
 La tenue du journal d’achats.
 La tenue de l’inventaire permanent.
 La tenue des comptes individuels fournisseurs.
 Le rapprochement des relevés fournisseurs avec les comptes.
 Le rapprochement du compte collectif fournisseurs avec la balance
fournisseurs.
 La centralisation du journal d’achats.
 La signature des chèques.
 L’envoi des chèques.
 L’acceptation des traites.
 La tenue du journal des effets à payer.
 La tenue du journal de trésorerie.
 L’annulation des pièces justificatives.
 L’approbation des opérations diverses relatives aux achats et comptes
fournisseurs-créditeurs divers.
 L’accès à la comptabilité générale.

Intérêt du circuit achats fournisseurs :


Les circuits significatifs sont les circuits qui traitent des données ayant
une incidence significative sur les comptes annuels. Ainsi, en fonction des
particularités de chaque entreprise, les domaines et systèmes
significatifs pourront être le cycle achat‐fournisseur, ou bien personnel‐
paie, production‐stocks...
  
Néanmoins, certains circuits revêtent une importance grandissante dans
toutes les entreprises vu qu’il s’agit d’un circuit déterminant pour le
fonctionnement de l’entreprise.
En effet, le circuit achats fournisseurs présente une importance
indéniable au sein de toute entreprise commerciale ou industrielle, PME
ou multinationale. Cet attrait tient à la position stratégique de la fonction
achats dans l’entreprise.
En effet, bien acheter permet à l’entreprise d’améliorer ses résultats
financiers, techniques et par conséquent lui donner un avantage durable
par rapport à la concurrence.
Par ailleurs, ce circuit représente un grand intérêt du fait des risques
inhérents au processus d’achat lui-même. Effectivement, ces risques
vont de la détection du besoin et donc le risque d’une commande plus
importante voire inutile, au choix du fournisseur qui représente un
risque d’achat à un prix supérieur à celui du marché jusqu’à la réception
de la marchandise avec un risque de détournement ou de non-
conformité à la commande etc.…

En outre, le circuit achats fournisseurs, a une importance particulière car il est


en relation directe avec les autres circuits, il influence la détermination des
coûts et donc agit sur le niveau de ventes, il intervient également au niveau de
la gestion des stocks et donc a une incidence directe sur le circuit des
approvisionnements…
Ainsi, c’est au contrôle interne instauré par l’entreprise d’assurer le contrôle
des opérations d’achat. Ce contrôle concerne la structure de l’organisation, le
choix et la mise en œuvre de méthodes et de procédures en vue d’assurer les
conditions d’une bonne gestion, la préservation du patrimoine et la fiabilité de
l’information.
3. Les facteurs du risque liés au cycle achat-fournisseur :
Principal facteur de risque, le risque inhérent représente le risque qu’une
erreur quelconque puisse de produire. On distingue généralement trois types
de risques inhérents à savoir, le risque lié à la nature de l’élément, à la nature
de l’activité et le risque lié l’organisation de la société.
a. La nature de l’élément :
On distingue à ce niveau :
 La nature des marchandises/ prestations de services achetées est telle
que les quantités de marchandises/ prestation de services reçues sont
difficiles à vérifier visuellement, peser, mesurer, ou compter.
 Les marchandises/ prestations de services achetées sont difficilement
différentiables.
 Les marchandises achetées sont précieuses et sont faciles à revendre.
b. La nature de l’activité/ du secteur d’activité :
La nature de l’activité peut aussi constituer un facteur de risque inhérent et ce,
de diverses façons :
 Le volume des marchandises/ prestations de services achetées est élevé.
 Le transfert de propriété des marchandises achetées s’effectue avant ou
après la réception des marchandises.
 Les achats sont habituellement faits suivant des conditions particulières.
 La quantité d’achat non standard est élevée.
 Il y a une demande diversité dans la nature des marchandises/
prestations de services reçues, les fournisseurs, ou les volumes des
marchandises/prestations de service achetées.
 Les règlements sont effectués avant la réception des marchandises ou
des prestations de service.
 La structure de tarification des factures est complexe.
 Les prix de tarification changent fréquemment.
 Les achats ne sont pas faits habituellement chez des fournisseurs
importants et informatisés.
 Les montants facturés sont le résultat d’estimations.
c. L’organisation de la société :
L’organisation de l’entreprise comporte un ensemble de spécificités susceptible
de constituer des facteurs de risque à savoir :
 Les opérations/ événements représentant le fait générateur des achats
ne sont pas sous le contrôle de l’entreprise.
 Les achats sont décentralisés.
 Les achats sont habituellement négociés par différents intéressés.
 La société dépend économiquement d’un ou plusieurs fournisseurs.
Pour conclure cette section qui a fait l’objet de la démarche à suivre pour
l’évaluation du contrôle interne du cycle achat-fournisseur où on a traité les
étapes de l’évaluation, les objectifs et les facteurs du risque liés au cycle étudié.
Tous ces points plus l’ordinogramme représentent le corps du manuel de
procédures pour pouvoir donner en dernier lieu les recommandations à suivre
pour améliorer les performances.
De ce fait, vient la nécessité de traiter dans une deuxième section à la fois la
manière de l’élaboration de la représentation graphique des tâches dans le
cadre d’une chaine ou d’un circuit déterminé : l’ordinogramme. Et les
recommandations à donner.

Etude de cas :
1. La spécificité du contrôle interne dans la distribution :
Avant de parler de la spécificité du contrôle interne dans les entreprises de la
grande distribution, il serait judicieux de signaler les différents risques qui sont
liées à cette activité et qui peuvent se résumer dans le tableau (voir annexes)

En effet, l’organisation de la fonction contrôle interne dans la distribution


repose sur une structure pyramidale.
1er niveau : le siège social
Sont mis sous contrôle au siège social :  
- Le respect de la réglementation concernant le contrôle interne, matérialisé
par l’existence du dossier permanent thématique.  
- Le contrôle de l’organisation.
- L’organisation de la fonction contrôle interne est spécifique selon le degré
d’autonomie des unités de ventes. Ainsi, trois types d’organisation peuvent
cohabiter :
 Magasins dépendant de l’autorité du siège pour les achats et
approvisionnements, pour les prix de vente à appliquer et pour les
horaires d’ouverture ;
 Points de vente partiellement autonomes, dont la gestion doit s’inscrire à
l’intérieur de budgets fixés ;
 Points de vente à très large autonomie de gestion dont les résultats ne
sont saisis dans les comptes de l’entreprise qu’en fin d’exercice.
On y rencontre les spécificités suivantes :
 Une grande diversité des liens entre l’entreprise et les centrales d’achats
 Plusieurs modes de calcul concernant la TVA. En effet, l’administration
tolère que l’assiette soit constituée par les sorties d’entrepôts vers les
magasins, chiffrées aux prix de vente ou sur les recettes ventilées en
fonction de ses livraisons.
Exemples d’opérations suivies par l’informatique :
 Suivi des mouvements de marchandises en amont des magasins ;
 Facturation et livraison aux magasins avec la particularité de la pré
facturation ;
 Saisie des encaisses ;
 Ventilation du chiffre d’affaires au travers des achats et des livraisons,
par rayon, famille d’articles, etc.
 Rotation des stocks ;
 Suivi de la marge ;
 Analyse des frais.
Le contrôle des immobilisations :
 Le nombre important de matériels ou d’agencements de faible valeur
unitaire, parfois répartis en de nombreux points de vente
géographiques  
 Les prêts consentis aux gérants ;
 Le nombre et l’importance des loyers ou des crédits‐bails.
Le contrôle des fournisseurs et notamment des achats lors de la réception et du
règlement des fournisseurs. 
On distingue cependant divers mouvements :
 Les livraisons directes par les fournisseurs aux points de vente imposées
par le siège ;
 La gestion autonome et l’exécution des opérations en hypermarchés ;
 Les achats directs (principalement pour les denrées périssables) par des
procédures locales.  
Le contrôle du personnel.
Le contrôle des stocks.
2ème niveau : l’entrepôt
 Le contrôle de la gestion des stocks.
 Le contrôle des modes d’encaissement particuliers selon la nature (bons
de réductions, bons cadeaux, timbres ristournes...).
3ème niveau : peut-être soit
Le magasin Supérette :
 La réception marchandise ;
 Le contrôle des factures ;
 Le contrôle des recettes ;
 L’inventaire.
À ce niveau et pour les magasins donnés en gérance, les principaux documents
de contrôle utilisés sont :  
 Les comptes de gérance où chaque écriture est appuyée d’une pièce
comptable (relevé de livraison, changements de prix, retours
d’emballage, etc.…) ;
 Les feuilles de caisse, hebdomadaires, décadaires, de quinzaines ou
mensuelles accompagnées de pièces justificatives de paiement ;
 Les relevés d’inventaire marchandises établis soit systématiquement
(inventaire de contrôle), soit à l’occasion de cessions, c’est-à-dire de
changement de gérance pour arrêter la situation du gérant sortant.
Supermarchés :
 Le contrôle marchandise : la réception des marchandises fait l’objet d’un
contrôle quantitatif et qualitatif dans certains cas. Compte tenu du
volume, les bons de livraison sont remplacés par un cahier des entrées ;  
 Le contrôle des factures : les factures arrivent souvent avec quelques
semaines de retard, c’est pourquoi les bons de livraison et de transport
sont classés.
Apparaissent donc des différences entre les quantités livrées et les
quantités facturées, et entre les prix annoncés et ceux figurant sur la
facture (dues aux ristournes sur factures ou aux ristournes versées par
trimestre)
 Le contrôle des recettes : les ventes donnent lieu à des paiements
comptant, espèces, chèques, bons de réduction, bons de collectivité
(mairie, comité d’entreprise), etc. L’informatique permet donc de
ventiler chacun des articles enregistrés par rayon et par famille. La feuille
de caisse indique par catégories de valeur les espèces reçues ainsi que
les montants des chèques et autres modes de paiement. Ces
informations sont confirmées par un ticket récapitulatif édité par les
caisses enregistreuses ;
Le contrôle des stocks (inventaire) : Les spécificités des inventaires dans
ce type de magasins sont :
  
o Le nombre important de références (marchandises, et emballages)
o La participation du personnel aux opérations d’inventaire,
o Le chiffrage de l’inventaire, qui peut être fait en partie ou en totalité
au prix d’achat.
o Les moyens de contrôle sont : les calendriers remis par la centrale ou
les fournisseurs pour faciliter le chiffrage de la valeur par
l’intermédiaire du prix d’achat, des documents préétablis portant la
liste des produits à inventorier, des systèmes de saisies directes
interprétés à distance par un ordinateur qui édite l’état des stocks ;
 Le contrôle des budgets.
Hypermarchés
Achats / Fournisseurs : avec une grande autonomie, ces établissements
cumulent des fonctions de siège et de magasins de vente ;
Réception marchandise : les procédures sont semblables à celles des
entrepôts ;
Contrôle des factures : les procédures sont semblables à celles des
entrepôts.
Contrôle des recettes : le contrôle des recettes s’effectue selon les
mêmes principes que pour les supermarchés ;
Inventaire : le contrôle des inventaires s’effectue selon les mêmes
principes que pour les supermarchés.

MARJANE HOLDING :
Crée en 1990, MARJANE est l’enseigne pionnière de la grande distribution au
Maroc. Son concept d’hypermarché est à l’origine des évolutions suivantes :
- large diffusion du principe du libre-service,
- baisse des prix proposés aux consommateurs,
- accessibilité à de larges gammes de produits,
- Concept de tout sous le même toit « paiement unique ».
  
Marjane a par ailleurs développé un concept global de centre commercial
intégrant, aux côtés de l’espace hypermarché, une galerie de boutiques variées
ainsi qu’une batterie de services sur les parkings, tels que les stations d’essence
ou les expositions automobiles. L’ensemble constituant de véritables pôles de
vie et de commerce à la périphérie des villes.
Aujourd’hui Marjane est un moteur de dynamisation et d’innovation dans son
secteur et accompagne l’émergence de nouveaux modes de vie et de
consommation. Par ailleurs, Marjane contribue à l’évolution des modes de
distribution en développant une Direction Approvisionnement et Logistique et
accompagne l’évolution de ses fournisseurs locaux.
Dans un souci d’optimisation fiscale, Marjane a opté en 2002 pour une
stratégie d’intégration des nouveaux sites dans Marjane holding et a procédé à
partir de janvier 2004 à une reconfiguration en location gérance des anciens
magasins à entité indépendante.
2. Evaluation Du Contrôle Interne Au Sein Du Cycle Achats – Fournisseurs :
Présentation de La direction Achats au sein du holding :
L’organisation de l’activité des magasins MARJANE peut se présenter comme
suit :
La chaîne des magasins MARJANE se livrent à la commercialisation de deux
types de produits à savoir : les produits locaux et les produits importés , ces
derniers relèvent de la responsabilité de l’entrepôt et ne seront traités dans
leur aspect lié à l’import et qui implique tout ce qui a trait à la douane ,du fait
que ma mission s’est déroulée principalement au niveau des magasins pour ce
qui est de l’approvisionnement et du siège pour ce qui est du choix des
fournisseurs et produits locaux ainsi que le contrôle facture y afférant.
Le graphe suivant reprend les types d’achats qui se font au niveau de MARJANE
Il est à noter que pour les achats locaux, une sélection du couple
fournisseurs/produit est faite au niveau du siège et que les commandes de
marchandises établies par les magasins suivent cette sélection, c’est en effet la
direction des achats qui la contrôle dans un souci de sécurisation des
ressources achats.
Diagramme de la Direction Achats :

Conclusion Générale Sur Le Contrôle Interne Au Sein Du Cycle Achat Fournisseurs Marjane

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