Vous êtes sur la page 1sur 17

Compte-rendu de session

Votre Europe, mars 2011


Communiqué de presse

La délégation socialiste française se félicite de la bataille remportée


sur la taxe européenne sur les transactions financières
mardi 8 mars 2011

Aujourd’hui a été adopté le rapport Podimata sur les financements innovants au niveau européen et mondial. La
délégation socialiste française se félicite du soutien apporté par le Parlement européen à l'introduction d'une taxe
sur les transactions financières à l'échelle européenne lors du vote en plénière.

Pervenche Berès, rapporteure de la commission spéciale crise et présidente de la commission de l’emploi et des
affaires sociales, rappelle que l’enjeu est fondamental : « Une taxe sur les transactions financières au niveau
européen permettra de pénaliser les opérations financières hautement spéculatives et socialement inutiles tout en
assurant à l'Union européenne un revenu annuel de 200 milliards d'euros ».

Liêm Hoang-Ngoc, membre de la commission des affaires économiques, se félicite que « le Parlement européen
ait trouvé une majorité pour rétablir cette proposition essentielle, que les conservateurs et les libéraux de la
commission des affaires économiques - emmenés par Jean-Paul Gauzès - avaient supprimé dans le travail
parlementaire. Nous assistons là à une évolution idéologique et politique du Parlement européen. Surtout, ce vote
constitue un pas en avant vers le fédéralisme budgétaire, qui seul peut permettre à la stratégie Europe 2020 de ne
pas connaître le même sort que la stratégie de Lisbonne : pour ne pas rester un vœu pieu, elle a besoin de
financements concrets ».

Au nom de l’ensemble de la délégation socialiste française au Parlement européen, Catherine Trautmann


« appelle la Commission et le Conseil à transformer l’initiative du Parlement européen en démarche concrète
plutôt que d’imposer un pacte de compétitivité dont personne ne veut ; cette proposition doit servir à soutenir des
actions de développement sur le plan international et doit être la première étape d’un Pacte de croissance, de
solidarité et d’emploi pour les européens ».
Communiqué de presse

La réduction des inégalités de santé doit être une priorité essentielle


à tous les niveaux de décision
mardi 8 mars 2011

Face aux grandes inégalités de santé qui existent aujourd’hui entre pays et régions au sein de l’Union européenne
– les différences en matière d’espérance de vie étant le meilleur indicateur – le Parlement européen a demandé
aujourd’hui à faire de la lutte contre ces inégalités une priorité.

Rapporteure pour le groupe socialiste en commission du marché intérieur, Bernadette Vergnaud « se félicite du
texte adopté, qui reprend beaucoup de nos propositions. Le rapport d'Edite Estrela est à mon sens un excellent
rapport, qui met l'accent sur des éléments essentiels de notre modèle social et de santé européen : égalité de
l'accès à des soins de qualité pour tous sur l'ensemble du territoire, meilleure prise en charge de la santé
reproductive, contrôle de l'efficacité et de la qualité des médicaments par des systèmes de pharmacovigilance
indépendants, et avant tout la nécessité d'un financement public conséquent pour la santé, en cette période de
crise. La santé n'est pas un bien comme un autre, et c'est un devoir de nos systèmes sociaux que d'assurer l'accès
aux soins aux plus démunis ».

Pour Gilles Pargneaux, membre de la commission environnement, santé publique et de la sécurité alimentaire,
« ce rapport est important car il reconnaît le lien qui unit les problèmes sociaux aux problèmes de santé. C’est
pour cette raison que nous avons besoin d’une réponse intégrée. La crise a eu de graves répercussions. Plusieurs
politiques européennes doivent être réorientées pour faire de la réduction des inégalités de santé une priorité
essentielle à tous les niveaux du processus décisionnel ».
Communiqué de presse

Gestion de la grippe H1N1 au sein de l'Union européenne : «


L’expérience doit nous servir à ne plus répéter les mêmes erreurs »,
insiste Gilles Pargneaux
mardi 8 mars 2011

La gestion de la pandémie a eu un coût supérieur à 600 millions d’euros, pour un virus à l’impact mineur et
particulièrement éloigné des prévisions initiales des experts.

Pour Gilles Pargneaux, membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité


alimentaire, « cette expérience doit nous servir à ne plus répéter les mêmes erreurs. C’est pourquoi ce rapport
d'initiative appelle à une amélioration systématique de la coopération et de la coordination entre les Etats
membres et les institutions européennes pour que, à l'avenir, une réponse plus efficace et plus cohérente soit
apportée en cas de risque pandémique ».

Autre demande essentielle de ce rapport, mettre fin au risque de conflit d’intérêts. « Pour mettre fin aux
suspicions de conflit d’intérêts, et restaurer la confiance avec les citoyens, nous exigeons la publication de toutes
les déclarations d'intérêts des experts qui sont amenés à conseiller les autorités nationales et européennes de santé
publique », conclut l’eurodéputé.
Communiqué de presse

La Cour européenne des brevets : des garanties


insuffisantes !
mardi 8 mars 2011

Les socialistes français prennent acte du jugement rendu par la CJUE ; ils pressent la Commission et le
Conseil de proposer une alternative.

La CJUE2 a estimé que l’accord envisagé créant un système unifié de règlement des litiges en matière de brevets,
et en particulier en ce qui concerne une « Juridiction du brevet européen et du brevet communautaire », n’est pas
compatible avec les dispositions du traité UE et du traité FUE.

En effet, cette juridiction unifiée telle qu'elle était avancée, traitée comme un simple transfert au cadre
communautaire de la juridiction proposée dans l'EPLA (European Patent and Litigation Agreement, une idée
originaire de l'Office européen des brevets), a été retoquée par la Cour de Justice.

Pour Françoise Castex : « avec la création de cette cour spécialisée, qui se serait retrouvée comme en apesanteur
dans le système juridictionnel de l'Union, on pouvait craindre la validation d'un certain nombre de jurisprudences
abusives de l'Office Européen des Brevets et des jugements surprenants à venir sans garantie véritable du respect
des institutions et des juridictions communautaires ».

« De ce point de vue, il semble préférable que le justiciable européen, tout en bénéficiant d'un système de brevets
unifié, puisse avoir accès à un tribunal de droit commun et que ces cours nationales puissent continuer à œuvrer
avec l'assurance de rester dans le cadre communautaire validé par la CJUE », estime l'eurodéputée membre de la
Commission des affaires juridiques.

« Il est donc urgent que le Conseil et la Commission proposent des schémas alternatifs, qui garantissent une
meilleure connexion entre ladite juridiction du brevet européen et communautaire d'une part, et le circuit
juridictions nationales-CJUE d'autre part », souligne Catherine Trautmann, « car dans un contexte de crise
économique et de nécessité d'une relance rapide, nous ne pouvons pas nous permettre de retarder encore un
processus que les industriels et en particulier les PME appellent de leurs vœux depuis de nombreuses années ».
Communiqué de presse

Rapport de Bernd Lange (S&D, DE) sur l’avenir de la politique industrielle


« Innovation sociale et innovation technologique sont
compatibles dans une Europe ouverte mais non offerte »
mercredi 9 mars 2011

La délégation socialiste française au Parlement européen se félicite de l’adoption du rapport de Bernd Lange
(S&D, DE) sur l’avenir de la politique industrielle. « Ce vote positif révèle un changement idéologique et politique
au niveau européen ; l’expérience de la crise a instruit une partie de cette assemblée », souligne Henri Weber,
membre de la commission de l’Industrie, de la Recherche et de l’Energie (ITRE).

« Dans la mondialisation, l’Union européenne doit préserver et accroître la compétitivité et la durabilité de son
industrie afin de maintenir son leadership mondial. Pour cela, nous avons besoin d’une stratégie continentale et
coopérative et de financements à la hauteur », ajoute l’eurodéputé. « Surtout, nous devons cesser d’être naïfs :
nous sommes favorables à une Europe ouverte, mais opposés à une Europe offerte ! », souligne Henri Weber.

Pour Catherine Trautmann, présidente de la délégation socialiste et également membre de la commission ITRE,
« Ce rapport est une chance pour la Commission européenne : la communication initiale était décevante. Le
travail de notre assemblée offre à la Commission des propositions concrètes dont elle doit se saisir. Ce rapport
doit être lié à nos propositions, soutenues par l’ensemble du Parlement européen cette semaine, notamment le
principe d’une "Taxe sur les transactions financières" au niveau européen et d'émission d'obligations
européennes, les Eurobonds. Nos politiques doivent démontrer que l’innovation sociale et l’innovation
technologique sont compatibles ».
Communiqué de presse

Vote du calendrier des sessions 2012 du Parlement européen

« Un vote contraire aux intérêts de l’institution »


Catherine Trautmann, au nom de l’ensemble de la délégation socialiste française au Parlement européen
mercredi 9 mars 2011

« Avec l’ensemble de la délégation socialiste, j'estime que le vote intervenu aujourd’hui est regrettable, mais
surtout dommageable aux intérêts de l’institution. Depuis le Traité de Lisbonne, notre Parlement est de plus en
plus saisi sur des textes législatifs du fait de l’accroissement de ses pouvoirs, ce dont nous ne pouvons que nous
féliciter. L’augmentation de son activité normative nécessite une organisation très précise de ses travaux. Or, le
bouleversement du calendrier proposé aujourd’hui précipiterait l'organisation des votes, réduirait les débats et
créerait un « embouteillage » sur les textes sur lesquels nous devons nous prononcer. Ce n’est pas ce qu’attendent
les électeurs. Légiférer dans l’urgence revient à faire du Parlement européen une simple chambre
d’enregistrement. Ce n’est pas notre vision de la politique. A Strasbourg, le Parlement européen affirme son
indépendance et son autorité vis à vis de la Commission et du Conseil européen, indispensables à l’exercice de
son pouvoir de contrôle », estime l’eurodéputée.

« Suite à ce vote sur le calendrier des plénières, nous en appelons au respect des Traités : chacun doit prendre ses
responsabilités. Le Gouvernement français doit saisir la cour de justice pour étudier la conformité de ce vote avec
le droit. Le Parlement européen est la seule institution qui siège sur le sol français : remettre en cause cet
équilibre revient à bien plus qu’une question de calendrier des sessions : il s’agit d’une question politique qui peut
aller jusqu‘à rouvrir le Traité », conclut Catherine Trautmann.
Communiqué de presse

« L'Union européenne doit prendre toutes les mesures


nécessaires pour protéger le peuple libyen »
Catherine Trautmann, au nom de l’ensemble de la délégation socialiste française au Parlement européen
mercredi 9 mars 2011

A la veille du vote de la résolution du Parlement européen sur la situation en Libye, Catherine Trautmann au
nom de la Délégation Socialiste Française appelle « Catherine Ashton et l’ensemble des Etats membres à se tenir
prêts, si le Conseil de Sécurité des Nations Unies leur en donnait le mandat, à mettre en place une zone
d'exclusion aérienne, soutenue par la Ligue arabe et souhaitée par le Conseil national libyen ». « Nous devons
agir pour empêcher d’autres massacres », insiste l’eurodéputée. « Notre autre priorité doit être de venir en aide
aux centaines de milliers de personnes qui fuient la Libye et aux pays voisins confrontés à cette crise
humanitaire », ajoute l’élue.

Avec Sylvie Guillaume, Kader Arif, Vincent Peillon et Harlem Désir, qui ont contribué à l'élaboration de cette
résolution, Catherine Trautmann regrette que la question des réfugiés et des migrants n'y ait pas été davantage
prise en compte comme un défi commun à ces pays et à l'Union Européenne.

« Solidaires avec le mouvement pour la démocratie en Libye, nous devons reconnaître le Conseil national
indépendant créé par les insurgés comme seul représentant légitime du peuple libyen jusqu'à l'organisation rapide
d'élections démocratiques. Il est urgent d’obtenir le départ du dictateur libyen. Avec ces révolutions, nous sommes
convaincus que de nouvelles perspectives peuvent désormais être envisagées pour la région ainsi que pour la paix
au Moyen-Orient. »
Communiqué de presse

Un pas de plus vers l’intégration des Rroms


mercredi 9 mars 2011

Alors que la majorité des Rroms présents sur le territoire de l’Union sont des citoyens européens, les
discriminations dont ils font l’objet ne cessent de perdurer en Europe, à la fois au sein des pays d’origine mais
aussi au sein des pays d’accueil.

Le Parlement européen a décidé de se saisir de la question de l’intégration des Rroms et a aujourd’hui voté en
faveur d’une résolution sur la stratégie de l’Union européenne pour l’intégration de cette communauté présentée
par Livia Jaroka (PPE, RO).

« La question de l’insertion de la communauté Rrom est une véritable problématique européenne et il s’agit de
faire appel à la responsabilité collective des Etats et de leurs collectivités territoriales afin de trouver des
solutions adéquates et encourager les bonnes pratiques. L’Union européenne doit s’attaquer aux sources mêmes
de ce phénomène discriminatoire qui frappe la communauté Rrom, en se battant contre les stéréotypes, pour un
accès équitable à l’emploi, au logement, aux soins de santé et à l’éducation. Je me félicite donc de l’adoption de
ce rapport qui, je le rappelle, a vocation à nourrir la réflexion de la Commission européenne pour la mise en
place d’une véritable stratégie européenne pour l’intégration des Rroms », explique Sylvie Guillaume, membre
de la commission des libertés civiles, justice et affaires intérieures. « Ce rapport dénonce le mauvais usage fait
par les Etats membres des fonds européens normalement consacrés à des projets d’intégration des Rroms,
mais je souhaite que la Commission aille plus loin en contraignant les Etats à justifier publiquement leur
utilisation de ces fonds », déclare l’eurodéputée.

Au nom de l’ensemble de la délégation socialiste française au Parlement européen, Catherine Trautmann estime
que « la question de l’insertion des Rroms est un défi majeur que l’Union européenne doit relever » et se réjouit de
l’adoption de « ce rapport (qui) va dans le bon sens car il montre la volonté du Parlement européen d’y
contribuer pleinement ».
Communiqué de presse

Liberté de la presse en Hongrie et en Europe : la délégation socialiste française au Parlement


européen se réjouit de la victoire sur les conservateurs
Jeudi  10  mars  2011

Aujourd’hui a été votée la résolution concernant la loi sur les médias en Hongrie. Cette question dépasse très
largement la Hongrie : dans ses travaux, le groupe S&D a constaté que, progressivement, plusieurs
Gouvernements conservateurs ont fragilisé la liberté de la presse en Europe.

La résolution adoptée a été préparée par les groupes S&D, ALDE, Greens/EFA et GUE/NGL. Les conservateurs
du PPE ont déposé leur propre résolution, très en retrait, pour finalement la retirer.

Au nom de l’ensemble de la délégation socialiste, Catherine Trautmann se félicite de cette victoire : « Les
démocraties sont construites sur le principe d’une presse libre et indépendante. L'Union européenne a, parmi ses
missions fondamentales, vocation à défendre sans relâche la liberté et le pluralisme des médias qui sont le
pendant des droits et libertés individuelles. Malheureusement, d’autres pans de l'activité intellectuelle et culturelle
hongroise sont également menacés par ce Gouvernement : je pense notamment aux réalisateurs, aux
universitaires. D’où l’importance du message clair que nous envoyons aujourd’hui ».
Intervention
Communiquéendeplénière
presse

Intervention de Sylvie Guillaume dans le débat sur la


situation en Libye
Voir la vidéo

Sylvie Guillaume (S&D). – Madame la Présidente, je souhaite apporter mon soutien à la démarche de
résolution sur la situation en Libye, telle que l'a entreprise notre Assemblée. Elle alimente de fait la
réaction des institutions européennes. Elle exprime clairement et avec détermination la manière dont nous
pouvons aider à surmonter les difficultés en un moment où la situation en Libye ne cesse de s'aggraver de
jour en jour.

Je souhaite pour ma part insister sur deux enjeux: d'abord sur le court terme, notre priorité est,
effectivement, de protéger les civils, qu'il s'agisse des personnes déplacées qui fuient les combats comme
des Libyens pris sous le feu des attaques de Kadhafi sur son propre peuple. Il est nécessaire d'investir tous
les moyens dans une aide humanitaire d'urgence, notamment en venant en aide aux pays voisins les plus
confrontés à l'accueil des populations: la Tunisie, l'Égypte et le Niger.

Ensuite, notre responsabilité est celle du moyen et long terme. Celle de saisir l'occasion historique qui
nous est donnée, à la faveur de ces soulèvements, de soutenir le processus de transition démocratique et
de voir plus loin pour refonder les politiques européennes communes d'asile et d'immigration sur la base
d'un partenariat véritablement équilibré et qui porte un coup définitif à l'instrumentalisation des pays du
pourtour méditerranéen comme gendarmes de l'Europe.
Intervention
Communiquéendeplénière
presse

Intervention de Catherine Trautmann dans le débat sur


l’avenir de la politique industrielle
Voir la vidéo

Catherine Trautmann (S&D). – Madame la Présidente, merci à Bernd Lange pour son excellent travail.
Demain, sa méthode collaborative sera couronnée de succès et, Monsieur le Commissaire, c'est une
chance pour la Commission qui nous avait produit une communication plutôt décevante.

Venant d'une grande région fortement frappée par la crise, alors qu'elle avait déjà été touchée par les
reconversions industrielles, j'ai écouté le message des syndicats qui n'ont cessé de nous interpeller. Nous
avons besoin d'une politique industrielle dont toutes les composantes tendent au même objectif. Celui de
construire une stratégie basée sur une croissance durable centrée sur l'emploi, bâtie autour de
l'optimisation des compétences et qui démontre qu'innovations sociale et technologique sont compatibles.

Voilà la clé de la compétitivité européenne et non l'utilisation de la force de travail comme variable
d'ajustement, comme la Commission l'a proposé dans le semestre européen. La meilleure initiative à
prendre par la Commission est d'engager rapidement, dans le programme de travail, la directive
"détachement des travailleurs" et d'engager l'harmonisation fiscale en commençant par l'impôt sur les
sociétés.

De plus, cette politique doit s'articuler au niveau national et européen mais aussi à l'échelon local dans le
cadre d'une politique de cohésion efficace. Nous faisons le choix d'un marché financier régulé, nous
partageons la volonté de consolider le marché unique, mais pas au prix du marché du travail inéquitable
et soumis à un dumping social.

Aujourd'hui, Madame la Présidente, nous débattons d'une politique industrielle ambitieuse et nous avons
voté ce matin une taxe sur les transactions financières et les eurobonds.

Chers collègues, à nous d'utiliser ces moyens pour la financer.


Intervention
Communiquéendeplénière
presse

Intervention d’Henri Weber dans le débat sur l’avenir de


la politique industrielle
Voir la vidéo

Henri Weber (S&D). – Madame la Présidente, l'excellent rapport de notre collègue, Bernd Lange,
présente à mes yeux trois mérites.

Tout d'abord, il propose une stratégie industrielle intégrée pour l'Union européenne, c'estàdire une
stratégie d'emblée continentale et coopérative, distincte en tous points des politiques étroitement
nationales et non coopératives à l'œuvre en Europe depuis 15 ans.

En second lieu, cette stratégie industrielle – et cela nous change par exemple de la stratégie de Lisbonne
de 2000 – est financée. Si elle n'était pas financée, elle resterait pure phraséologie. La source principale
de ce financement réside dans les obligations européennes pour projet, les eurobonds et les europrojects.
En votant ce matin, nous avons confronté cela.

En troisième lieu, cette stratégie protège nos industries. Ce rapport est pour une Europe ouverte, il est
contre une Europe offerte. Il est pour des échanges fondés sur la réciprocité et l'équilibre. Plusieurs
articles concentrent leur contenu sur ces questions. C'est tout à fait essentiel parce que dans ce domaine,
nous faisons preuve de naïveté et de faiblesse.
Intervention
Communiquéendeplénière
presse

Intervention d’Estelle Grelier dans le débat sur une


stratégie intégrée pour l’arc Atlantique
Voir la vidéo

Estelle Grelier (S&D). – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, je me

réjouis du projet de stratégie intégrée pour la région atlantique. Nous avons besoin d'une approche

partagée des usages de nos espaces maritimes en considérant les spécificités de chaque bassin et

en apportant une réponse concertée aux problématiques rencontrées.

En particulier, en tant qu'élue de Normandie, j'attire votre attention sur la spécificité de la Manche

dont j'appelle à la prise en compte aussi dans le projet de stratégie intégrée pour la région

atlantique. Elle est une des portes maritimes stratégiques de l'Union européenne, un passage

incontournable entre l'océan Atlantique et la mer du Nord. Elle concentre 20 % de la flotte

mondiale et plus de 500 navires de plus de 300 tonnes y passent chaque jour.

À cette activité de transport s'ajoutent la pêche, la plaisance, l'exploitation de granulats et bientôt

– et à ma grande satisfaction – la production d'énergie grâce aux éoliennes en mer.

Cette concentration d'activités oblige à considérer sérieusement la question de la sécurité maritime

dont la prise en charge au niveau communautaire doit, à mon sens, être réfléchie dans le cadre

aussi de la stratégie atlantique. Vous savez que les bases bilatérales sur lesquelles repose son

financement sont aujourd'hui menacées. Je vous ai déjà alertée à ce sujet, Madame la

Commissaire, et serai particulièrement attentive aux réponses que vous formulerez en juin.
Intervention
Communiquéendeplénière
presse

Intervention de Liêm Hoang-Ngoc dans le débat sur les


financements innovants (TTF et eurobonds)
Voir la vidéo

Liem Hoang Ngoc (S&D). – Monsieur le Président, chers collègues, le rapport dont nous débattons
aujourd'hui présente des avancées réelles. Je pense notamment aux eurobonds dont l'Union aura besoin
pour financer la stratégie UE 2020.

La droite a malheureusement rejeté en commission ECON le principe d'une taxe sur les transactions
financières au niveau européen alors qu'elle l'avait voté en juin. Ses arguments refusant une taxe
européenne sur les transactions financières comme prélude à une taxe mondiale sont les mêmes que ceux
développés par les défenseurs des paradis fiscaux. Une taxe appliquée uniquement au niveau européen
serait une catastrophe pour notre secteur financier, nous dit-elle. Les capitaux fuiraient l'Europe, ajoute-t-
elle.

À cela, je veux répondre: et alors? Le volume des transactions financières est, aujourd'hui, excessif par
rapport aux besoins de l'économie réelle. Cette taxe appliquée à la seule Europe permettrait de dégonfler
la bulle financière.

Enfin, si le volume de transactions de capitaux spéculatifs, tels que les dérivés de crédit à l'origine de la
crise, se réduisait un tant soit peu, cela permettrait d'assainir sérieusement le bilan de nos banques.
Cellesci seraient bien plus incitées à financer l'économie réelle.

À ceux qui se couvrent derrière l'absence d'étude d'impact, je leur fais remarquer qu'aucune étude
d'impact n'a été réalisée avant d'autoriser la prolifération des produits dérivés.

Il est temps, mes chers collègues, que tous les députés européens prennent leurs responsabilités. L'Union
européenne ne doit pas rester à la remorque d'un G20 dominé par les États–Unis et la Chine. Elle doit
indiquer la direction à suivre pour réformer notre système financier.

Voilà pourquoi je ne pourrai soutenir un texte qui ferait l'impasse sur une taxe sur les transactions
financières.
Intervention en plénière

Intervention de Pervenche Berès sur la modification du traité sur le fonctionnement de l'Union


européenne en ce qui concerne un mécanisme de stabilité pour les Etats membres dont la
monnaie est l'euro
Voir la vidéo

Monsieur le Président, il y a trois ans, on nous avait dit: "c'est la der des ders, il n'y aura plus de révision
du traité". Le réalisme nous conduit aujourd'hui à le faire. Or, le traité de Lisbonne prévoit pour la
première fois des pouvoirs réels pour le Parlement européen dans une révision des traités. Ici, nous
sommes saisis d'une proposition qui ignore les droits de ce Parlement européen et qui, dans une matière
communautaire qui est la matière de la politique monétaire, nous propose un mécanisme
intergouvernemental.

J'en tire deux enseignements: le premier, c'est que je souhaite que nos collègues qui vont négocier, en
notre nom, puissent au maximum modifier la proposition, telle qu'elle nous a été transmise, pour
"recommunautariser" le mécanisme. Puis, je souhaite aussi que cette révision du traité soit la dernière qui
intervienne sans convention et sans intervention du Parlement européen.

Ce Parlement européen a des propositions à faire et nous savons que pour la survie de la zone euro, il
nous faudra aller plus loin dans une révision du traité ou dans une coopération renforcée.
Regardez « Vo
tre Europe »
Ce webjournal, mensuel,
est enregistré à la fin de
chaque session
parlementaire à
Strasbourg. L’objectif est
de résumer d’une façon
claire et rapide notre
regard sur la dernière
plénière. Il vous présente,
en 15 minutes, les thèmes
que nous estimons
importants et sur lesquels
l’un de nos 14 élus s’est
véritablement impliqué au
cours du travail législatif.

l a d é lé g a t i o n :
u rn a l d e
le webjo ia l is t e s . e u
. de p u t e s- s o c
www
Nous l’avons appelé « Votre Europe » car
dans la période de crise que traverse
actuellement la construction européenne,
prise à tort comme bouc émissaire par
certains, nous voulons souligner à quel
point l’Europe telle qu’elle est en partie, et
telle qu’elle devrait être encore davantage,
appartient à tous les citoyens européens.