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Systè me bancaire tunisien

Plan :

1/ Introduction : Définition du système bancaire :

2/ Historique du système bancaire tunisien

3/ Etats de lieux :

3.1 / structure du système bancaire tunisien

3.2 / caractéristiques du système bancaire tunisien

3.3 / situation actuelle : Les lacunes (problèmes– défaillance)

4/ Perspectives futurs :

4.1 / la restructuration du système bancaire tunisien :

- La recapitalisation du secteur bancaire

- La privatisation des banques publiques

- Processus de fusion

- Renforcer la supervision bancaire

4.2 / Digitalbanking et Finetech

4.3 / Développement des instituts de micro finance en Tunisie (Endatamweel , Microcrédit )

4.4 / Les banques islamiques : un futur prometteur

4.5 / Création de banques régionales de financement des projets

5/ Conclusion
1/ Introduction :
La notion du système bancaire :

On peut définir le système bancaire par l’ensemble des banques d’une même zone
monétaire qui forme un système bancaire ayant ses activités pilotées par une banque
particulière appelé banque centrale qui contrô le l’ensemble des banques, assure
l’émission des billets et définit la politique monétaire. 

2/Historique :

L’établissement du système bancaire tunisien date de 1958 par la création de la banque


centrale. Après l’indépendance, les premiers banques crées sont publiques ; il s’agit de la
BNA, la STB et la SNI ( société national d’investissement ) , dont le capital est détenue
majoritairement par l’état . La BH est née vers la fin des années 80, alors que les
banques privées n’apparaissent que dans les années 90 à titre d’exemple Attijari Bank,
ATB, UIB et UBCI, dont le capital est à majorité étrangère, ainsi queles banques privées
Tunisiennes qui sont la BIAT, l’Amen Bank et la BT qui est la plus ancienne banque du
pays . Dans les année 2000 arrivent en Tunisie de grandes banques internationales : BNP
. En 2005 était la création de BFPME ( banque de financement de petite et moyenne
entreprise ) ; En 2009 : Entrée de la Banque zitouna spécialisé dans la Finance
islamique .

En effet, jusqu’à la fin des années 80, le système bancaire tunisien a été largement
dominé par la BCT.Vers la fin des années 90, le système bancaire a subi une certaine
décentralisationavec l’entrée des investisseurs étrangers dans l’actionnariat des
banques
ainsi que l’accès des banques étrangères au marché local.
2/Les états des lieux :
1-1 Structure de système bancaire Tunisien :

Le système bancaire tunisien comprend la Banque Centrale de la Tunisie (BCT), les


établissements de crédit ayant qualité de banque universelle, les banques d’affaires, les
banques off-shore et les bureaux de représentation de banques étrangères.

- La banque centrale de la Tunisie (BCT) :

Le système bancaire tunisien est organisé par la Banque centrale de Tunisie créée en 1958
et ayant pour fonction l’émission de la monnaie nationale et la mission fondamentale de
garder la stabilité du système monétaire et financier. C’est l’autorité de tutelle des banques.
Elle a une mission générale de préserver la stabilité des prix. A cet effet, elle est chargée de :

- Définir et mettre en place la politique monétaire,

- Contrôler la circulation monétaire,

- Contrôler le bon fonctionnement du système financier,


- Garantir la stabilité, la solidité, l’efficacité et la sécurité du système de paiement,

- Superviser les établissements de crédit

- préserver la stabilité et la sécurité du système financier.

Parallèlement à ces attributions, la BCT définit la réglementation prudentielle, exerce un


contrôle sur les banques et les établissements financiers visant essentiellement à assurer la
sécurité des dépôts et celle du système bancaire et sanctionne les fautes disciplinaires. La
Banque Centrale de la Tunisie peut demander aux établissements bancaires et financiers de
lui fournir toutes les statistiques et informations qu’elle juge utiles pour connaître l’évolution
de la conjoncture économique.

- Les banques de dépôts : Ce sont des établissements spécialisés dans la collecte des dépôts
et l’octroi des crédits. Ces banques représentent la composante principale de ce système. En
2012, la Tunisie disposait d’une agence bancaire pour 7338 habitants (le Maroc dispose
d’une agence bancaire pour 5556 habitants). Parallèlement, le taux de bancarisation de la
population en Tunisie affiche un niveau inférieur par rapport au Maroc. Il se situe ainsi à 42%
contre 57% au Maroc. Par contre, la Tunisie avec ce taux se positionne en haut par rapport à
la Jordanie, l’Algérie et l’Egypte avec un taux de bancarisation respectif de 35%, 30% et 28%.
Ce taux de bancarisation a été favorisé par l’obligation faite à tous les fonctionnaires de
détenir un compte bancaire, ce qui a permis aux banques de dépôts d’assurer une large
couverture du marché, de drainer une clientèle importante et de localiser rapidement les
opportunités d’investissement.

- Les banques d’affaires : Les banques d’affaires, sont régies par une loi spécifique
promulguée en 1994. Ces institutions ont pour rôle de fournir des informations à leurs
clients et de les conseiller en matière d’ingénierie et de gestion financière. Elles sont tenues
de respecter les normes établies en matière de couverture et de division des risques.
Cependant, avec l’entrée en vigueur de la loi bancaire de 2001, ces banques d’affaires ont
perdu leur statut de banque. Elles sont aujourd’hui classées parmi les établissements
financiers non bancaires.

- Les banques offshores : elles ont été autorisées à exercer depuis 1976. Une loi spécifique à
cette activité a été mise en œuvre en 1985. Ces dernières interviennent essentiellement
auprès des entreprises non résidentes au niveau des opérations de change, de financement
d’opérations d’import-export et de crédits d’investissement. Elles sont autorisées à collecter
librement les dépôts des non résidents, à souscrire aux emprunts émis par les entreprises
non résidentes et à participer au capital social de ces dernières, assurer des opérations de
change manuel au profit de la clientèle, effectuer en qualité d’intermédiaire agréé les
opérations de change avec la monnaie en Tunisie soit le dinar tunisien et de commerce
extérieur de leurs clientèles résidentes. Elles sont également soumises, à ce titre, aux mêmes
obligations que les intermédiaires agréent résidents.
- Les banques étrangères : En Tunisie, certaines banques étrangères ont des bureaux de
représentation. Le système bancaire tunisien compte relativement peu d’actionnaires
étrangers et les banques françaises sont les plus représentes dans le secteur bancaire,
reflétant les relations historiques rapprochant les deux pays.

 Le secteur bancaire Tunisien est composé de 24 banques, dont 21 banques résidentes qui
accaparent une part de 90,1%du total des actifs, 92,2% des crédits et 95,6% des dépôts de
l'ensemble des établissements de crédit.
Parmi ces banques, onze sont cotées sur la Bourse de Tunis. Il s’agit de la BNA, la BH et la
STB, dont le capital est détenu majoritairement par l’Etat, d’Attijari Bank, ATB, UIB et UBCI,
dont le capital est à majorité étrangère, ainsi que les banques privées Tunisiennes qui sont la
BIAT, la BT et l’Amen Bank.
Quant aux banques non cotées, elles sont au nombre de dix. Il s’agit de l’Arab Banking
Corporation ABC, de la Banque de
Financement des Petites et Moyennes Entreprises BFPME, de la Banque Tuniso-
KoweitienneBTK, la Banque Tuniso-Libyenne BTL, la Banque Tunisienne de Solidarité BTS, la
CITY BANK, la Société Tuniso-Saoudienne d’Investissement et de Développement STUSID
Bank, la Banque Zitouna, la Banque Franco-Tunisienne BFT et la Tunisian-Qatari Bank (TQB)
devenue récemment Qatari National Bank QNB, suite à l’acquisition, par les Qataris, de la
participation tunisienne dans le capital.
Quant à Al Baraka Bank, qui avait jusqu’en 2013 un statut de Banque offshore, elle vient
d’obtenir l’agrément pour une activité on shore, qui devient effectif à partir de 2014.
2/ caractéristique de système bancaire tunisien : (Les réformes financières et bancaires
en Tunisie)
Il est opportun de rappeler la situation du système financier tunisien avant la mise en place
des réformes financières de 1986. Ce système est caractérisé par un certain nombre
d’éléments:

- La domination des banques commerciales et marginalisation des compagnies d’assurances.


En effet, les institutions financières spécialisées (banque de développement, banque
agricole) étaient relativement en retard par rapport aux banques commerciales

- Le marché obligataire était étroit et le trésor public se finançait directement auprès du


secteur bancaire.

- Le marché boursier tunisien était peu développé et jouait un rôle réduit dans le processus
de rapprochement (intermédiation financière) entre les prêteurs et les emprunteurs.

Au début des années soixante, l’épargne locale était insuffisante par rapport aux besoins du
pays, l’épargne financière était presque inexistante. Le marché des capitaux tunisiens était
embryonnaire et presque inexistant.

Les réformes bancaires et financières actuelles consistent à moderniser le système bancaire,


renforcer sa capacité à financer le développement et à s’inscrire dans la perspective des
objectifs stratégiques de l’État, approfondir ses capacités de résilience et minimiser les
risques de son effondrement. Ce faisant, elles devraient aussi établir des mécanismes faisant
face aux fragilités actuelles :

 De banques à tailles réduites


 De nombre de banques non-optimal
 De distribution spatiale à forte concentration dans le grand Tunis et le littoral
 De faible taux d’innovations financières
 De prédominance du secteur de l’intermédiation financière par les banques face aux
opportunités réduites d’arbitrage
 De disparités en termes de compétitivités
 De gouvernance
 De difficultés d’adoption des normes de Bâle les plus récentes
 De tarification élevée des services et des produits bancaires
 De la dynamique des marchés monétaire et de change et les règles de conduite des
banques en matière de spéculation.

La loi bancaire de 2016 relative aux institutions de crédit (banques, leasing, recouvrement,
paiement, etc.) a consacré une importance majeure à la finance islamique comme une
source supplémentaire de mobilisation de l’épargne et de réduction des risques de crises
bancaires

3 / situation actuelle : Les lacunes (problèmes– défaillance)


Les problèmes structurels du secteur bancaire actuellement accentués par la dégradation de
l’environnement économique en Tunisie.
Selon les rapports des instances financières internationales et Nationales, le système
bancaire se heurte à des difficultés considérables en raison de la sous-capitalisation, la
mauvaise qualité des actifs et l’insuffisance des provisions constituées pour couvrir le risque
de défaut. Conjuguées à une déficience en matière de supervision et de contrôle du système
ainsi qu’une dégradation de l’environnement économique, ces faiblesses se sont amplifiées.
 Un manque de liquidité très contraignant
Depuis le début de la révolution, la qualité des actifs s’est détériorée davantage, frappée par
la chute du secteur du tourisme ainsi que les crises libyenne et de la zone euro. Par ailleurs,
les retraits de dépôts bancaires ont atteint un niveau élevé confrontant ainsi le secteur à de
gros besoins de liquidités.
En effet, le système bancaire est passé subitement d’une situation de surliquidité à une
situation de sous liquidité très contraignante.
Ce déficit structurel qui a caractérisé la trésorerie des banques, après la révolution, a
nécessité l’intervention de la Banque Centrale de Tunisie, principalement, à travers des
opérations de refinancement qui ont porté sur une enveloppe moyenne quotidienne de
4542MDT en 2012 et 4299MDT en 2013. Ces injections importantes ont contribué à une
forte croissance du crédit mais elles ont, par ailleurs, nettement augmenté les engagements
de crédit de la banque centrale et entraîné une importante diminution des réserves
internationales.
 Les crédits non performants, principale source de vulnérabilité des banques
tunisiennes
Au-delà de cette difficulté, engendrée par l’instabilité politique et le manque de visibilité
quant à l’avenir économique de la Tunisie, le poids important des crédits non performants
demeure la principale source de vulnérabilité de l’ensemble du système bancaire.
Bien qu’en baisse de 6 points de pourcentage depuis 2006, atteignant 13,5% en septembre
2012, le taux des crédits non performants reste assez élevé comparativement aux normes
internationales. Il est pratiquement au double de la moyenne à l’échelle internationale qui
était de l’ordre de 6,9% en 2009.
Ce niveau très élevé est expliqué principalement par la faiblesse des dispositifs de gestion
des risques, la défaillance des structures de gouvernance ainsi que les pressions politiques
exercées à la fois sur les dirigeants des banques et sur les organes de supervision de la BCT.
Ce problème d’autonomie de décision était à l’origine de fragilités beaucoup plus
prononcées dans les banques publiques qui, en plus du coût du financement de secteurs
spécifiques de l’économie en l’occurrence le tourisme et l’industrie et du coût de l’appui
apporté aux entreprises publiques, se trouvaient dans l’obligation d’accorder des crédits
inappropriés au profit de parties appartenant au régime politique précédent.
A fin septembre 2012, le taux des créances improductives a atteint 17,8% pour les banques
publiques contre 10,6% chez les banques privées.
Par ailleurs, ces taux pourraient être plus élevés que les niveaux déclarés officiellement,
étant donnée l’autorisation de la BCT accordée aux banques en 2011, pour rééchelonner les
dettes des sociétés affectées par les troubles politiques et de ne pas les reclasser parmi les
impayés.

Cette circulaire semble favoriser la reprise à la hausse des crédits improductifs, en


particulier, au vu de la chute du secteur du tourisme et des engagements considérables des
banques dans ce secteur.
Au titre de 2011, les engagements des banques dans le secteur du tourisme ont atteint près
de10% du total des crédits du système bancaire et 25% de ses créances improductives.
En 2012, l’accentuation de la crise politique et la dégradation de la situation sécuritaire du
pays ont entraîné le secteur dans de graves difficultés financières menaçant sa solvabilité. La
part de la créance douteuse dans le portefeuille de prêts octroyés à ce secteur a été
ramenée à 40%.
Il ressort alors des estimations du FMI que le reclassement de ces crédits rééchelonnés
ajouterait environ 5% au ratio global des crédits non performants. Ces derniers auraient
vraisemblablement atteint 17-18% du total des prêts à fin 2012.
 Les faiblesses en matière de supervision compromettent la capacité de la BCT à
cerner la solvabilité des banques
Les carences en matière de supervision liées notamment aux moyens limités, aux pratiques
non conformes aux normes internationales ainsi qu’aux pressions politiques exercées
auparavant par le régime précédent, affectent sensiblement la fiabilité de ces données qui
pourraient cacher une plus grande fragilité du système bancaire tunisien.
Ainsi, les fonds propres couvrant 12,3% de l’actif et qui paraissent solides en comparaison
avec le minimum réglementaire de 8%, pourraient s’avérer insuffisants au vu des risques qui
pèsent sur le système bancaire tunisien, mais surtout, au vu du provisionnement assez
faible.
En effet, malgré un effort de rattrapage considérable qui a été réalisé, la couverture des
crédits improductifs par les provisions reste nettement inférieure aux normes
internationales (90%) et loin de l’objectif convenu par la BCT (70%). A fin septembre 2012,
elle a atteint 62,4% pour les banques privées contre uniquement 53,4% pour les banques
publiques.
En outre, ce provisionnement repose sur des évaluations optimistes des garanties dont une
réévaluation appropriée pourrait rendre certaines banques insolvables.
Ceci étant, le secteur bancaire pourrait avoir d’énormes besoins de recapitalisation
découlant d’une sous-évaluation des déficits actuels, du risque d’une dégradation de la
qualité des prêts ainsi qu’un provisionnement assez faible.
Dans le cadre de son programme d’évaluation de la stabilité financière, mené en août 2012,
le FMI a estimé le besoin de recapitalisation des banques publiques à 2,6% du PIB.
 Financement de l’économie insuffisant et coûteux
Craignant l’accumulation de nouvelles créances douteuses, les banques se sont réfugiées
dans le financement de l’immobilier et des crédits aux particuliers.
Par ailleurs, elles ont exigé des primes de risque élevées, donc des taux d’intérêt élevés, afin
de maintenir une marge d’intermédiation qui leur permet de répondre à l’exigence
d’augmenter les provisions tout en renforçant leurs fonds propres.
De cette stratégie a résulté, certes, une bonne performance financière mais un faible
financement de l’économie.
La méfiance des banques à l’égard des exigences réglementaires les a contraint à ne plus
jouer pleinement leur rôle d’allocation efficace de l’épargne, de stimulation
del’investissement privé notamment à travers le financement des PME qui sont créatrices de
richesse et par conséquent d’emplois.
Ce comportement n’a fait qu’accroître le coût du crédit bancaire et compliquer le
financement des entreprises.
 L’urgence de redresser la situation
Palier à cette insuffisance de financement de l’économie, passe inévitablement par le
renforcement des assises financières de la majorité des banques pour qu’elles
puissent couvrir les faiblesses actuelles de la qualité des crédits et absorber
d’éventuelles pertes futures.
Procéder à une recapitalisation du secteur bancaire devient alors une action urgente afin de
créer des acteurs solides capables de satisfaire les besoins de financement de l’économie,
soutenir la croissance et contribuer à remédier au chômage élevé et réduire les disparités
régionales.
Selon Laurent Gonnet, spécialiste en chef du secteur financier à la Banque Mondiale, la
restructuration du secteur bancaire devrait profiter essentiellement au secteur privé,
principal employeur du pays, à travers l’amélioration du taux de pénétration des crédits qui
devrait passer de 72% à 90%. Cette augmentation du taux d’accès aux crédits est en mesure
de favoriser une croissance supplémentaire au pays.
Conscient que la priorité immédiate est de relancer l’activité économique et du rôle de
l’investissement privé dans cette relance, à un moment où les marges de manœuvre
budgétaire sont limitées, le gouvernement vient d’engager une série de mesures visant la
réduction des vulnérabilités structurelles du secteur bancaire, notamment celles liées à la
supervision bancaire et à l’insuffisance du provisionnement.

 Une fragilité d’origine réglementaire


Les exigences réglementaires locales en termes de capital restent faibles par rapport aux
exigences internationales, en dépit des dernières augmentations. À titre de comparaison, les
exigences réglementaires en matière de ratio d’adéquation des fonds propres et de ratio Tiers
1 sont respectivement de 10 et 7% en Tunisie, alors que ces seuils sont fixés à 12 et 9% au
Maroc.

En outre, les banques tunisiennes se réfèrent aux exigences de Bâle I pour leurs ratios
réglementaires d’adéquation des fonds propres, d’où la négligence de certains risques. La
capacité des banques à absorber les chocs s’en trouve alors fragilisée.

La BCT a introduit des exigences en matière de fonds propres pour prendre en compte les
risques de marché en 2017 et prévoit même de passer à Bâle III d’ici 2020. Toutefois,
Standard & Poor’s trouve que ce calendrier serait difficilement envisageable. Ce qui place les
banques tunisiennes derrière leurs homologues de la région.

La mise en œuvre des exigences de Bâle III en matière de fonds propres en Égypte et au
Maroc est à un stade plus avancé. Les banques égyptiennes sont déjà conformes à Bâle II et
visent à passer à Bâle III d’ici 2019, tandis que les banques au Maroc ont déjà commencé la
mise en œuvre des exigences de Bâle III tant du point de vue du capital que de la liquidité.

4- Perspectives futures :
4.1 / La restructuration du système bancaire tunisien :

C’est est un projet de long terme qui consiste à l’adoption des choix qualifiés
d’audacieux et cohérantqui visent le bien-être des générations futurs.

Parmi les solutions envisagées sur ce plan :

 La recapitalisation du secteur bancaire publique :


Cette opération consiste à renforcer les fonds propres des banques
concernées.Les fonds propres constituent le carburant d’une entreprise. Ils
permettent de financer ses investissements sans recourir à l’endettement. Le
financement des banques publiques provient directement de l’Etat par
l’injection de liquidité dans le capital de ces banques ou indirectement à
travers la souscription publique .
Ce processus vise à minimiser les dangers et les risques des entreprises
financières publiques, élever leurs chances de survie et faire face à leur déficit .

 Privatisation des banques publiques :

Il s’agit du transfert de la possession des banques publiques au privé local ou


étranger d’une façon partielle ou entière.
Il s’avère que ce choix est le plus dangereux qui annonce le début de la fin du
secteur public. Les banques publiques jouent un rôle moteur dans le financement
des grands projets et marchés étatiques, l’investissement et le développement. Ils
contribuent pour 36% dans le financement de l’économie tunisienne. Ce choix
était le plus présent dans les recommandations des institutions financières
internationales qui poussent vers des changements radicaux dans l’économie
tunisienne, y compris la désengagement totale de l’État de son rôle dans le cycle
économique.

 Processus de fusion :
Cette opération consiste à regrouper les trois banques publiques actuelle en une
seule entreprise bancaire«  Banque d’Etat  » . Cette action vise à créer un géant
pôle financier capable d’assurer le financement efficace de l’économie du pays.
C’est un accord d’union entre deux banques, ou plus, dans une seule banque, de
façon à renforcer son efficacité. Les autresobjectifs envisagés de cette stratégie de
fusionsontl’augmentationdes parts de marché, la diversification des activités, l’économie
d’échelle, réduire les couts definancement, laminimisation du risque en construisant un
système informationnel plus élargie et le gaind’efficience
 Renforcer la supervision bancaire :
Le système bancaire est soumis à une surveillance permanente de ses activités afin de
maintenir son efficacité et protéger les opérateurs économiques des risques d’une mauvaise
gestion

En Tunisie, c’est la BCT qui veuille à l’application des ces règles et poursuivre les efforts de
sensibilisation en renforçant les mesures de bonne gouvernance et de contrôle interne des
établissements bancaires.

Les principales mesures de surveillance se basent essentiellement sur trois éléments


majeurs :

- Missions d’inspection et de contrôle


La BCT est chargée de mener les missions d’inspection au sein des établissements bancaires
et veiller à contrôler l’alignement aux règlements etlois bancaires.

L’évaluation de performance fait partie des taches accordés à la BCT oùles moyens
techniques et humaines misent en disposition doivent être en adéquation avec les exigences
de gestion de risques.

A l’issue de cette mission, un rapport est adressé à l’établissement financier mettant l’accent
sur les mesures à prendre pour contourner les défaillances et améliorer la performance.
- Consolider la surveillance :
La consolidation consiste en la mise en place d’un système de réglementation qui impose
aux établissements bancaires de respecter la réglementation.

Pour renforcer cela, des conventions d’échange d’informations et d’expertise sont mises en
place que ce soit avec les établissements locaux ou les organismes internationaux.

Ces conventions en matière d'échange d'informations et d'expériences, de contrôle et de


formation, vient à faciliter les missions des autorités chargées de la surveillance bancaire,
conformément aux principes fondamentaux pour un contrôle bancaire efficace tels que
définis par le Comité de Bâle.

- La mise en œuvre des mesures disciplinaires :

Les mesures disciplinaires visent à régulariser la situation des banques auprès de la BCT.

Ces sanctions sont publiées au niveau du rapport annuel de la BCT ou dans un rapport
spécialisé rendant compte des contrôles réalisés par le BCT et des sanctions infligées aux
établissements de crédit.

De telles mesures mesures répress apportera plus de crédibilité à la surveillance bancaire et


incitera les établissements de crédit à une meilleure conformité, notamment avec les
nouvelles mesures réglementaires relatives à la mesure, à la surveillance et à la maîtrise des
risques, dont la mise en application par les établissements bancaires tunisiens peut être
qualifiée de vitale pour assurer une gestion efficace des risques dans le futur et par
conséquent une pérennité saine.

4.2 / Digital banking :

Les banques en ligne gagnent des parts de marché en s’appuyant sur l’innovation digitale.
Elles
changent également la situation en proposant destarifs des services bancairesnettement
moins élevés que les banques traditionnels et captent des clients intéressées par les
tarifs attractifs
surtout les jeunes ou les étudiants.

La nouvelle conception de e-banking est porteuse sur l'innovation technologique qui


représente une transition radicale dans l'avenir des établissements bancaires
• elle est porteuse d ’opportunités dans la relation avec le client pour améliorer la fidélité
et la satisfaction en réduisant les coûts des activités simples ;

• elle devrait permettre de gagner en productivité et performance dans les processus


internes
en supprimant ou diminuant la paperasse et en réduisant le délai de traitement des
dossiers.

• elle permet enfin, d’améliorer la connaissance du portefeuille clients et par conséquent


connaitre les attentes de la clientèle et subvenir à leurs besoins.

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