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CAM.

LMP8

MES SUCRÉ-
SALÉ FROM
NEW-YORK.

booKable
edito
Propulsée par la Victoire de
Meilleur Pâtissier 2019, vous avez
découvert mes recettes et
mes pâtisseries. Mais comment
en suis-je arrivée là ?
Tout me poussait à une belle
carrière d’ingénieure, après
une prépa scientifique à Nantes
et l’intégration de la prestigieuse
Centrale Lyon. Mais cet univers
ne me passionne pas… Et je
préfère me consacrer à un cursus
en finance. Avec mon double
diplôme, ma bonne humeur et
mon énergie sous le bras, me voilà
qui m’envole pour New York en
2017, pour un stage d’un an dans
une banque française au service
fusion-acquisition. Je lis votre
surprise dans vos yeux !
Et la pâtisserie dans tout ça,
pensez-vous !?
sommaire

1.Passion pâtisserie.
2.New York, New York.
3.Meilleur pâtissier
2019.
PASSION
PÂTISSERIE
D’où me vient cette passion ?
Tout me poussait à un brillant
avenir d’ingénieure !
Mon père, médecin généraliste,
m’a encouragée dans cette voie
scientifique malgré ma grande
appétence littéraire.
Mes études m’ouvraient des
débouchés prometteurs en conseil
en stratégie et une banque
d’investissement serait le décor de
mon premier job.
Depuis ma jeune enfance, ma mère
me berçait dans la douceur
réconfortante de ses gâteaux,
généreux et gourmands,
savoureux et bienfaisants.
J’aimais la regarder confectionner
cake aux goûts variés, moelleux au
chocolat, tartes et charlottes aux
fruits de saison, tous aussi
délicieux que beaux. J’ai toujours
aimé préparer des gâteaux, et
l’univers de la cuisine, ses arômes
vanillés, sucrés et caramélisés,
m’enveloppaient d’une douce
sensation.
Changement d’horizon, il y 4 ans
et demi !
A LA DÉCOUVERTE
DE LA PÂTISSERIE !
C’est au détour de balades dans
Paris, que date ma première vraie
rencontre avec la pâtisserie.
Les palaces parisiens sont des lieux
qui cachent des salons, où l’heure
du thé révèle des petits bijoux de
gourmandise ! L’art de l’élégance
à la française se marie à merveille
avec mignardises, tartelettes et
entremets des plus grands chefs
pâtissiers. Chaque palace recèle son
célèbre Chef Pâtissier et ses recettes
qui font le prestige de la maison.
Le tea time me fait découvrir une
nouvelle vision de la pâtisserie, chic
et inventive, qui au-delà de combler
mes papilles, a réveillé chez moi une
réelle passion.
Depuis 2015 FOU de PÂTISSERIE
a fait son apparition. Les grands
Chefs ne sont plus inaccessibles et
mettent à la portée des amateurs
leurs recettes. La pâtisserie devient
pour moi source de détente et de
plaisir ! J’avoue que maintenant
que j’en ai fait mon métier, elle peut
être source de stress ! Un mélange
minutieux de patience et de
précision, tamisé de détermination
et de persévérance, où l’excellence
est un ingrédient rare qu’il faut
savoir apprécier.
New York...
New York...

Une année
en stage à NY,
en parfaite
immersion
dans la culture américaine,
sa food, a réveillé
mes envies et mon instinct
gourmand !

Help!!!
Un an loin de ma famille,
privée des bons petits plats
français, des marchés
colorés, des fruits et
légumes… Quel manque !
Je me mets à la pâtisserie
pour combler ces absences
et trouver dans des saveurs
d’enfance le réconfort qui
me fait défaut à New York.
J’ai dû créer mes propres
recettes en respectant les
bases, mais en m’adaptant
aux ingrédients américains
qui ne sont pas les mêmes.
Farine, levure… tout est
différent. Il m’a fallu revoir
chaque assemblage, trouver
les bonnes formules pour un
résultat gourmand et fidèle
à mes valeurs !
SUCCESS STORY
IN NY

Fusion-acquisition le jour,
préparation des gâteaux
le soir ! Mes journées
s’allongent mais je suis
grisée par l’effet de mes
pâtisseries sur mes
collègues. Voilà que ma
passion me sauve d’une
déprime annoncée !
Je prends autant de plaisir
à les voir se régaler qu’à me
nourrir de tous ces possibles
que cela éveille. La petite
française se révèle avoir des
dons de pâtissière !
Je me mets à rêver d’une
reconversion…
STREET-FOOD
J’ai dû m’adapter à la
street-food, ces repas
avalés sur le pouce, souvent
trop gras et nourrissants
pour une frenchie !
J’ai décidé de m’inspirer de
ces souvenirs olfactifs,
sensoriels, en les
accommodant à mon goût.
Un mix and match de
street-food et de french
touch.
Je vais commencer par
LE BAGEL, souvenir de
tous ces matins.
my BAGEL!
Par tous les temps, chaque
jour, un vendeur de bagels
vendait devant l’entrée
du métro, ces petits pains.
Avant de m’engouffrer dans
le métro bondé,
je commençais ma journée
avec un de ces petits
bonheurs fermes et
caloriques. A ma grande
stupéfaction, les
américains ne prennent
jamais le temps de se
poser pour manger assis.
Choquée au début, j’ai vite
pris le pli ! Je sortais au
dernier moment de chez
moi et mon vendeur de
bagel m’offrait mon
premier sourire et de quoi
tenir pour une matinée
à mille à l’heure !
Pour 6 à 7 Bagels
Ingrédients:
1. Bagels
• 500g de farine (T45 ou T55)
• 1 cas de sel
• 5g de levure boulangère sèche
(ou 10g de levure fraîche)
• 250g d’eau
• 30g de sucre
• Des graines de sésame ou autres pour les toppings
2. Eau de cuisson
• 3L d’eau environ
• 30g de fécule (pomme de terre ou maïs)
• 30g de cassonade
• 1cac de sel
PRÉPARATION

Dans le bol du robot (ou saladier


si tu réalises la recette à la main),
tu mets la farine, le sel, le sucre et
tu creuses un puits au milieu.
Tu ajoutes dans le puits la levure,
l’eau et l’huile puis tu laisses
pétrir 10 minutes.
Ensuite, tu mets cette pâte dans
un bol couvert d’un film
alimentaire humide et tu laisses
pousser à température ambiante
pendant 1h30.
Après 1h30 de pousse, tu dégazes
la pâte en l’aplatissant avec la
paume puis tu formes des boules
de 135g environ.
Tu perces ensuite un trou au
milieu des boules de pâte que tu
agrandis en faisant tourner autour
de tes doigts pour leur donner
une forme de donuts. Il faut que
le trou fasse au moins 5cm car
le bagel va encore gonfler.
SILENCE
ÇA POUSSE...
Tu laisses à nouveau pousser les
bagels pendant 1h à température
ambiante et filmés (pour éviter
qu’une croûte se forme) sur une
plaque farinée.
Au bout d’1h, ils doivent être bien
gonflés.
Pour la cuisson, tu mélanges
le sucre, le sel et la fécule dans
la casserole d’eau que tu portes
à frémissement.
Tu plonges ensuite délicatement
les bagels 1 par 1 et 1 minute sur
chaque face avant de les égoutter
et de les mettre sur une plaque
de cuisson (recouverte de papier
sulfurisé).
Tu appliques ainsi délicatement
la dorure (1 œuf mélangé à 1 cas
de crème) au pinceau (ou sopalin).
Tu parsèmes des graines de ton
choix.
Et tu enfournes à 200 degrés
pendant 15 minutes.
Idées de garniture
Aux États-Unis, ils sont souvent servis avec du cream cheese
et du saumon fumé mais beaucoup d’autres garnitures sont
possibles. On peut remplacer le cream cheese par de
l’avocat, le saumon par du pastrami ! Il y a autant de recettes
que de consommateurs de bagels ! A votre imagination !
J’attends vos suggestions préférées !
My first BURGER !
Je mangeais très rarement
des burgers à Paris, et ils
étaient souvent synonymes
de fast food, vite avalés, le
critère gustatif n’étant pas
au menu. C’est lors de mon
séjour à NY, que je suis
initiée à l’art du burger !
Un régal.
Du pain croustillant, à la
bonne dose de sauce, un
steak grillé à la perfection !
C’est pourquoi je dédie
ma deuxième recette à
ce souvenir si marquant !
Je vous livre ma recette du bun
qui reste le secret de mon burger.
Je reste classique dans
la composition, tomates, steak,
cheddar, sauce ketchup et salade,
mais libre à chacun de créer
la formule qui lui procure l’extase
des papilles !
Pour 7 à 8 buns
Ingrédients :
• 500g farine T45 ou T55
• 15g sucre
• 1cac sel
• 7g de levure en poudre boulangère
(ATTENTION : pas chimique,
cela ne fonctionnera pas)
• 200g de lait
• 40g de beurre
• 2 œufs
• Graines de sésame
PRÉPARATION

Tout d’abord, tu mélanges la farine,


le sucre, le sel et la levure dans le robot
(ou dans ton saladier si tu le fais à
la main) et tu fais un puits.
Tu chauffes ton lait au micro-ondes et tu
y incorpores le beurre pour qu’il fonde.
Tu verses ce mélange dans ton puits,
tu ajoutes les œufs et tu pétris pendant
10 minutes.
A la fin, j’accélère un peu la vitesse du
pétrissage sur mon robot : la pâte doit
se décoller des bords du bol.
Il faut ensuite couvrir la pâte d’un
torchon ou d’un film humide et laisser
gonfler 1h30.
Lorsque la pâte a gonflé, tu la dégazes
en la cognant sur ton plan de travail
(oui, ça défoule, on en a tous besoin !).
Ensuite, tu découpes la pâte en pâtons
de 120g que tu roules en boules
(tu peux donc faire 7 à 8 buns).
Tu places les boules sur un papier
sulfurisé ou un silpain et tu laisses
pousser 30 minutes.
Après la pousse, tu badigeonnes de lait au
pinceau ou sopalin puis tu parsèmes de
sésame. Pour la cuisson : 180 degrés pen-
dant 15 minutes.
Ces pains sont mega moelleux !
ASTUCES...
1. Tu peux incorporer de l’encre de seiche ou du charbon
végétal juste avant de couper la pâte en pâtons de 120g.
Tes pains seront ainsi noirs.
2. Si tu veux congeler tes pains, c’est possible soit après la
première pousse et après avoir formé les boules OU soit cuits
(je préfère car la congélation tue un peu la levure). Quand tu
en as besoin, tu peux les laisser 2h à température ambiante
et avant de les préparer, tu peux les repasser 5/10 minutes à
180 degrés au four.
OH MY GOD!
NUITS MEXICAINES …
Muy caliente !
Complètement accaparée entre mon
job en banque et mes essais en
pâtisserie, je restais toujours plus tard
au bureau. Ma passion ne devait en
aucun cas prendre le dessus sur mon
attitude professionnelle. J’ai donc pris
l’habitude de dîner au bureau et
me faire livrer des fajitas, ces petites
galettes de blé ou de maïs remplies
de garnitures variées.
Muy CALIENTE!
Pour environ 8 fajitas de taille moyenne (16cm de diamètre)
Ingrédients:
• 45g d’huile d’olive
• ½ cac de levure chimique
• 250g de farine
• 1cac de sel
• 1cac de sucre
• 150g de lait
Astuce: Peu importe le type de farine, tu peux même réaliser
la recette avec de la farine de maïs.
Pour avoir des fajitas régulières, tu peux utiliser un rond
et tailler au couteau autour lorsque tu as étalé la pâte.
PRÉPARATION

Tu pétris tous les ingrédients (farine,


huile, sel, sucre, levure, lait) pendant
environ 5 minutes.
Lorsque la pâte est souple mais ne colle
plus aux doigts, tu la couvres d’un film
ou d’un torchon et tu laisses pousser
30 minutes.
Après repos, tu divises la pâte en
petites boules de 65g que tu étales
(pas trop finement) sur le plan de
travail fariné.
Ensuite, tu cuis les galettes au fur et
à mesure sur une poêle bien chaude
sans matière grasse (attention selon
ton feu, ça peut aller très vite !).
Dès que ta galette commence à
“buller”, elle est cuite sur la première
face donc tu la retournes pour cuire
l’autre face.
Garniture : guacamole
Tu mixes 2 avocats,
¼ de poivron rouge,
½ oignon rouge, du sel, du
poivre et 1 cas de jus de
citron. Et c’est tout !
LE DOUBLE JE
MEILLEUR
PÂTISSIER 2019

De retour à Paris, je file direct à la tour


d’Accenture. Je laisse mon tablier et mes
rêves de pâtisserie made in Usa et me
concentre sur mon CDI. Mais la
pâtisserie n’a pas dit son dernier mot !
Contactée par le casting director de
l’émission du Meilleur Pâtissier sur M6,
je suis surprise d’apprendre qu’il suit
mon compte instagram depuis un
petit moment, et que les pâtisseries
que je poste pour le plaisir ont retenu
toute son attention. Il me propose de
participer à la 8eme saison de ce
concours 100% amateur. Je connais
l’émission mais de là à y participer !
Gagnée par cette envie d’aventure, ce
challenge m’appelle et réveille en moi
l’énergie de tous les possibles. Tenter
cette expérience inattendue signifie
jongler avec la même passion, entre mes
deux mondes. J’ai hâte de retrouver
cette adrénaline de double journée !
UN MORAL
D’ACIER.
Je passe une à une les différentes étapes
du casting (5000 concurrents au début),
puis 50 sont retenus pour pâtisser en
temps limité. Je me retrouve sélection-
née parmi les 14 qui vont participer à
l’émission ! Soutenue chaque jour, par
mes collègues, mes parents, mes amis et
Philippe mon chéri. Chacun à sa façon,
m’a poussée, à trouver cette confiance en
moi, pour me lancer, m’accrocher, et me
surpasser. L’associé d’Accenture, avec le-
quel je travaillais au quotidien, a été d’un
soutien infaillible, pour me motiver et
me propulser. Il a encouragé ma passion,
ému et fier de suivre cette folle aventure,
façonnée à coup de fouet, de farine, et de
volonté.
Et c’est parti pour le tournage…
Tous les jours pendant 2 mois, 14
candidats vivent entre eux, en huit clos
avec la production. Rien ne doit filtrer.
La diffusion est dans 6 mois. Commence
alors une longue et fatiguante course.
Des challenges de pâtisserie, bien sûr.
Mais surtout un long apprentissage. De
la vie collective coupée des siens, de son
image qu’on doit façonner pour la tv,
de sa façon de parler, pour être claire,
simple, sans tics de langage, des jours de
tournage, des demandes d’une équipe
de production toujours plus exigeante…
Rien d’évident pour moi, et cette disci-
pline hyper stricte me fait me refermer
dans ma carapace pour lutter contre une
hyper émotivité naturelle. Je m’enfonce
doucement dans un rôle à contre-sens.
Où sont mon énergie et ma joie de vivre ?
Je dois réagir ou quitter l’aventure.
QUITTE
OU DOUBLE?
Que faire ? Faut-il tout arrêter ? Ou me
booster et chercher les ressources
nécessaires, la pugnacité, et mener cette
aventure jusqu’au bout comme une chef ?
Profiter à fond de cette opportunité
unique, me remettre en question, vivre
cette expérience comme une météorite
qui peut changer le cours de ma vie !
Je me révèle pendant la deuxième partie
du concours. Boostée par Cyril Lignac
et Mercotte. Je trouve l’énergie et
l’équilibre. J’arrive à me livrer, à
répondre aux besoins de la production
tout en restant moi-même, séduire et
convaincre. Je ravale mes larmes
d’injustice quand je ne me vois pas
décerner le si mérité Tablier Bleu.
Cyril me met à l’épreuve pour que
je me surpasse.
Les 6 dernières semaines, je survole
les épreuves pour arriver plus vite à
la finale. Plus rien ne peut m’arrêter.
Je gère mon stress et mon image, je
vole vers la ligne d’arrivée, sereine
et souriante. Jusqu’à la VICTOIRE !

VICTOIRE!
VICTOIRE!
VICTOIRE!
VICTOIRE!
VICTOIRE!
Et la vie reprend …
pas tout à fait
comme avant !
Après deux mois dans une bulle,
coupée du monde et de mes proches,
je reprends le chemin d’Accenture, tout
en me consacrant dans le plus grand
secret à la préparation du livre de recette
M6 qui consacre le Meilleur Pâtissier.
Je jongle entre les deux, en prétextant
des absences pour me livrer en cachette
à la conception du livre ! Personne ne
doit savoir qui a gagné avant la diffusion
de l’émission. Je découvre les affres
du différé. Je vis dans le mensonge,
je deviens maîtresse en art de
la dissimulation, et j’accuse le coup de
journées interminables pour maîtriser
sans faillir mes recettes et mon boulot !
Et la vie fait BOO-M !
La diffusion de l’émission commence.
Les retombées sur les réseaux pulvérisent
mes attentes. Les gens me reconnaissent
dans la rue, m’apostrophent dans le
métro ! Je ne suis pas vraiment à l’aise…
Le livre est un succès. Le public s’attache
à ma personnalité, et je me prends au jeu
de cet attachement ! Je reçois beaucoup
de demandes de partenariat en pâtisserie,
toutes ne retiennent pas mon attention.
Je négocie un 3/5 pour me consacrer à ma
nouvelle existence de Meilleure Pâtissière
de la 8ème édition du concours M6 !
J’essaie de trouver l’équilibre entre ma vie
pro et ma vie perso. Pendant le
confinement, je capitalise sur mon compte
instagram et comble ma communauté de
créations gourmandes, de recettes à suivre
pas à pas dans ma story, j’anime des
ateliers de pâtisserie à distance via Zoom…
Je passe très vite à 90K followers !
J’augmente la difficulté de mes recettes
crescendo, une fois qu’ils ont pris
confiance. C’est parti ! Ma décision est
prise, à la fin du confinement
je démissionne pour me consacrer 100% à
ma passion ! Je passe mon CAP pâtisserie
en candidat libre avec l’Atelier des Chefs.
Une formation 100% digitale. Pour me
lancer, je veux 100% de crédibilité !
Je veux aller jusqu’au boo !!!
SUCRÉ
OU SALÉ...
Le confinement m’a amenée à créer des
recettes hyper simples et gourmandes !
Le besoin de réconfort, le temps à
combler, les restaurants fermés, nous ont
tous poussés à nous mettre en cuisine et
à chercher à nous surprendre en nous
régalant ! J’ai compris que
la pâtisserie restait une niche. Le salé
permet à tous d’élargir sa créativité.
Beaucoup moins technique que
la pâtisserie, qui résulte de savantes et
minutieuses réactions chimiques entre
les ingrédients, la cuisine trouve son
inspiration partout. Je dédie mon premier
BOO salé à New York ...
où tout a commencé !
MON MAC
n’CHEESE
Le mac n’cheese, confidence
d’une première expérience
malheureuse. Quelle pratique
culinaire peut bien se cacher
derrière cette association
outre atlantique !
Comment cuire dans du lait
les macaronis italiens dont
j’ai tant d’affection al dente,
les accommoder avec du
cheddar lyophilisé, recouvrir
le tout de béchamel et servir
avec un sourire extatique ?!
De cette rencontre avec
cette no culture du goût
à l’américaine, j’en garde
un souvenir intrigué !
De retour en France, toujours
en état de choc gustatif,
je décide d’en réécrire
la recette, à ma sauce, pour
honorer ceux qui avaient eu
la gentillesse de
nous accueillir à leur table.
PRÉPARATION

Tu fais cuire les macaronis dans une eau


frémissante salée (le temps de cuisson
doit être indiqué sur l’emballage des
pâtes : elles doivent rester Al dente étant
donné qu’elles vont recuire au four).
Pendant la cuisson, tu coupes le cheddar
en gros cubes et haches l’ail.
Ensuite, tu fais fondre le beurre,
tu ajoutes l’ail puis la farine et
tu mélanges au fouet.
Tu ajoutes le lait petit à petit tout en
continuant de mélanger (la sauce doit
épaissir un peu) puis tu ajoutes
le cheddar et la moutarde.
Ensuite, tu mixes les biscottes en fine
poudre pour faire la chapelure.
Dans un plat à gratin, tu mets les pâtes
cuites et égouttées, tu verses la sauce
généreusement par-dessus et
tu saupoudres de chapelure.
Pour la cuisson, 20 minutes à 180 degrés.
Le mac n’cheese ( 4 à 6 personnes)
Ingrédients:
• 500g de macaronis
(secs avant cuisson)
• 1 gousse d’ail
• 200g de cheddar
• 100g de parmesan râpé
• 700g de lait
• 60g de farine
• 60g de beurre
• Environ 10 biscottes
• 1 cas de moutarde
CAMILLE’S
DONUTS
LE BEIGNET AMÉRICAIN REVISITÉ
PAR CAMILLE LA PÂTISSIÈRE !

Le naturel revient toujours au galop !


Je ne pouvais pas finir ce Boo sans mettre
mon grain de sel dans une recette sucrée.
Le beignet américain ne m’a jamais
donné envie à NY.
Pourtant il fait partie de la vie américaine.
Vedette de tous les films avec le pichet
de café, le bon vieux beignet bien gras,
et son inimitable goût de carton !
Que Dunkin’ Donuts veuille bien me
pardonner, mais je n’ai pas résisté à
revisiter cette recette mythique, depuis
les années 50 !!!
PRÉPARATION

Pour environ 8 donuts diamètre 6 cm


Appareil à ganache montée vanille à
préparer la veille :
• 80 g de chocolat blanc
• 2 g de gélatine en poudre (ou 1 feuille)
• 100 g de crème liquide 30% MG chaude
• 250 g de crème liquide 30% MG froide
• 1 gousse de vanille
(ou la pointe d’un couteau de poudre de vanille)

Tu hydrates la gélatine dans l’eau (avec 12 g


d’eau froide si utilisation de gélatine en poudre,
ou dans un bol d’eau bien froide pour les
feuilles).
Tu fais fondre le chocolat blanc au bain marie
et, en parallèle, tu fais chauffer 100 g de crème
liquide dans une casserole avec la vanille.
Lorsque la crème est chaude, tu incorpores la
gélatine en remuant pour la dissoudre puis tu
verses en trois fois sur le chocolat blanc fondu.
Tu ajoutes le reste de crème (250 g) froide et tu
mélanges à la maryse. Tu filmes au contact puis
tu réserves une nuit au frais.
Pâte à donuts :
• 280g de farine
• 30g de sucre semoule
• 5g de sel
• 5g de levure biologique
• 70g de jaunes d’œufs
• 130g de lait
• 55g de beurre
Dans la cuve du robot, tu mets la farine,
le sucre, le sel et la levure (tu peux le faire
dans un saladier à la main également).
Tu ajoutes les jaunes d’œufs et le lait.
Tu pétris à la vitesse la plus faible
pendant 5 minutes. Tu ajoutes le beurre
mou et tu pétris environ 5 minutes
supplémentaires. La pâte doit être bien
lisse. Tu débarrasses la pâte et la formes
en boule dans un cul de poule. Tu filmes
au contact et tu laisses pousser 1h
à température ambiante.
Après repos, tu rabats la pâte, l’aplatis
et la filmes à nouveau.
Tu places la pâte au congélateur environ
30 minutes pour qu’elle refroidisse vite
et ne pousse pas puis tu l’abaisses au
rouleau à pâtisserie à une épaisseur
de 1,5 cm. Tu détailles des roues à l’aide
d’un grand emporte-pièce et d’un petit
emporte-pièce. Tu disposes les roues sur
une plaque munie d’une feuille de papier
cuisson préalablement graissée. Tu laisses
pousser les beignets environ 1h30.
Tu verses de l’huile neutre (tournesol,
pépin de raisin...) au 3/4 d’une casserole
et tu fais chauffer. Dans une huile à 180°C,
tu fais frire les beignets 3 par 3.
Tu débarrasses les donuts sur papier
absorbant.
Praliné pécan :

• 100 g de noix de pécan torréfié


• 50 g de sucre semoule
• 15 g d’eau
• 2 g de fleur de sel
Dans une casserole, tu fais
chauffer le sucre semoule et l’eau
à 110°C puis tu ajoutes les noix
de pécan torréfiées.
Tu mélanges à la spatule
pour sabler les noix, puis tu laisses
cuire (tout en mélangeant)
jusqu’à caramélisation.
Tu débarrasses les noix sur
une plaque antiadhésive,
tu parsèmes de fleur de sel et
tu laisses refroidir.
Tu mixes au robot coupe jusqu’à
l’obtention d’un praliné liquide.

MONTAGE :

Tu montes l’appareil à ganache


montée vanille au batteur et tu
places dans une poche à douille avec
une douille unie 13 cm de diamètre.
Tu poches sur le donuts. Tu creuses
1 boule de ganache sur 2 à l’aide
d’une cuillère parisienne.
Tu verses du praliné pécan dans
la cavité puis tu décores avec
des brisures de noix de pécan.
SO, SO, SO CAM!
TIME TO...
Time to... SAY GOOD BYE !
Ma vie à New York a influencé
mes choix et façonné mes envies.
Ma passion s’est révélée dans
cette ville où rien n’est impossible.
Celle qui a des pépites culinaires
cachées dans des restaurants
hype, m’a donné le loisir de
découvrir la street food, qui m’a
inspirée pour en tirer le meilleur.
J’espère que cette escapade
new yorkaise vous a plu !
Prochain Boo en préparation,
MAMA MIA, les douces saveurs
d’Italie vont embaumer
la cuisine !
Production: Bookable
Fondatrices :
Agata Gourlaouen &Paulina Andrycz
Photos: Anna Ledé- Gourlaouen
& Denis Ledé
Direction de Création:
Anick Gourlaouen
Direction artistique: Denis Ledé
Rédaction: Valerie Séror
Web designer: Edouard Kron
Vidéo: Victor Willems
booKable