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Université de Bouira

Faculté des sciences et sciences appliquées


Filière : Génie électrique
Spécialité : 2ième année ELN, ELT.
Module : Etat de l’art du génie électrique Année Universitaire : 2020 – 2021

COURS :
ETAT DE L’ART DU GENIE ELECTRIQUE
I. ELECTRONIQUE
I.1. DEFINITIONS :

Electronique : L’ensemble des techniques qui utilisent des signaux électriques pour capter, transmettre et
exploiter une information. Une exception est l'électronique de puissance utilisée pour la conversion
électrique-électrique de l'énergie (figure I.1).

Figure (I.1) : Traitement et transmission de l’information.

La synoptique montre les principales étapes du processus de traitement et de transmission d'une


information sonore, depuis la note de musique émise par un instrument jusqu'à celle entendue par
l'auditeur d'un concert ou d'un disque.

Deux technologies électroniques cohabitent : l'analogique et le numérique ou technologie digitale. Le


numérique est plus récent, son développement est principalement dû aux ordinateurs et il prend de plus en
plus de "parts de marché" de l'analogique. Cependant, l'analogique n'est pas du tout en déclin parce qu'il y
a des domaines dans lesquels elle est irremplaçable, notamment en hautes fréquences. Des progrès
importants sont faits dans la réalisation de circuits intégrés analogiques qui ouvrent de nouveaux champs
d'applications hors de portée auparavant.

Electronique analogique : La grandeur électrique ou signal varie de façon analogue à la grandeur


physique qu'elle décrit. Une caractéristique importante est la continuité du signal.

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Electronique numérique : La grandeur électrique est traduite en une suite de nombres séparés par un
intervalle de temps. L'impossibilité de décrire le signal par une suite de nombres infinie si l'intervalle de
temps tend vers zéro a pour conséquence une discontinuité de la description du signal physique.

On pourrait prétendre que l'électronique digitale est contre nature puisque toutes les grandeurs
physiques de notre monde sont analogiques. On entend par analogique qu'elles sont continues, elles
varient dans le temps mais sans discontinuité. Pour prendre un exemple parlant, la température au cours
d'une journée évolue graduellement. Quand le soleil se lève la température augmente, de manière
continue, on ne passe pas de 12°C à 25°C en une µ s.

Dans l'électronique numérique, en revanche ceci ne sera pas possible, nous ne pourrons manipuler que
des signaux qui prennent deux valeurs finies et bien connues. Ces valeurs symboliseront des états, comme
l'état haut ou l'état bas, la porte ouverte ou fermée, le jour ou la nuit. Il y aura une forte discontinuité en
ces deux valeurs.

I.2 Electronique analogique :

I.2.1 Les éléments passifs :

a. La Résistance : La résistance (Résistor) est l’élément le plus simple, très utilisé en électronique. C'est
un composant dit passif, il conduit l'électricité avec un effet résistif. Il est bidirectionnel, il n’y a pas de
sens obligatoire du passage du courant.

Il convient de noter que la dégradation d'énergie en forme thermique est un phénomène général en
physique, phénomène décrit par la thermodynamique. En électricité, si on place une tension aux bornes
d'un conducteur, il advient un courant. La dissipation d'énergie se manifeste par un échauffement et une
chute de potentiel le long du conducteur ; il y a conversion d'énergie électrostatique (contenue dans le
générateur par exemple) en énergie thermique (échauffement par effet Joules).

La résistance d’un corps dépend de sa nature par sa résistivité (qui n’est autre que sa faculté à s’opposer
au passage des électrons) et de ses dimensions (longueur et section). La relation donnant la résistance R
d’un cylindre de section constante (mais de forme quelconque) figure (I.2).

Figure (I.2) : l’effet résistif.

b. Le Condensateur : Les condensateurs appartiennent à la famille des composants passifs et sont


utilisés dans tous les domaines de l’électronique. Ils permettent d’emmagasiner une charge électrique aux
bornes de deux électrodes séparées par un isolant appelé diélectrique.

Leurs performances électriques dépendent de la nature du diélectrique et de la l structure électrode-


isolant-électrode. Ils sont classés en trois grandes familles : Ă

 Condensateurs Ă céramiques ;

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 Condensateurs électrochimiques;

 Condensateurs à film plastique.

Lorsqu'on applique une différence de potentiel à deux conducteurs isolés les uns des autres, on assiste
à une accumulation de charges par influence électrostatique. C'est cela l'effet capacitif. Il peut être
ardemment recherché et dans ce cas on fabrique des condensateurs précis ou de grande capacité. Très
souvent l'effet capacitif est présent à titre parasitaire comme par exemple lors d'accumulation de charges
entre deux lignes conductrices. Dans ce cas, on cherche à minimiser ses effets sur le temps de réponse de
la ligne figure (I.3).

Figure (I.3) : L’effet capacitif.

On distingue Trois principales familles de condensateurs suivant la nature de leur isolant et la valeur de
la permittivité associée :

 Céramique,

 Film plastique,

 Electrochimique (à oxyde d’aluminium).

Les très basses valeurs de capacité (1 à 1 000 pF) sont quasiment couvertes par les seuls condensateurs
céramique. La gamme intermédiaire (1 nF à 1 µ F) est couverte par la céramique et par le film. Les
valeurs les plus élevées (>10µ F) correspondent aux condensateurs électrochimiques.

c. La Bobine : Lorsqu'un courant circule dans un conducteur, il est responsable de la création d'un champ
d'induction magnétique. Si le courant est variable dans le temps, le champs d'induction le sera aussi et
alors intervient le phénomène d'auto-induction : ce champ variable rétroagit sur le courant qui le crée, en
ralentissant la variation de ce courant. Cet effet correspond à un stockage d'énergie dans le circuit auto-
inductif, sous forme magnétique figure (I.4).

Figure (I.4) : L’effet auto inductif.

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d. La Diode : est un composant un composant un composant électronique réalisé à partir d’un semi-
conducteur, obtenu par dopage. Par définition, une diode fait référence à tout composant électronique
doté de deux électrodes. Il s'agit d'un composant polarisé. L’électrode reliée à la région N est la cathode et
l’électrode reliée à région P est l’anode. La zone de transition qui sépare les deux régions internes est
appelée jonction. Un semi-conducteur de type N est obtenu en introduisant par dopage un excédant de
charges négatives (électrons), alors que le type P est le résultat d’un dopage de charges positives (trous)
figure (I.5).

Figure (I.5) : Diode à jonction PN

I.2.2 Les éléments actifs :

a. Le Transistor bipolaire : Le transistor est un composant actif qui sera utilisé pour commuter des
courants ou des tensions, amplifier, transposer des fréquences, les mélanger, commander un relais et mille
autres choses encore. Nous avons eu l'occasion de voir que la diode était constituée d'une jonction PN et
nous ne traiterons sauf exception que des transistors NPN qui plus est au silicium. Le transistor est
constitué de deux jonctions PN accolées formant un ensemble NPN. Comme vous pouvez le constater, ce
dispositif comporte 3 électrodes. La base est l'électrode de commande, une sorte de robinet, le collecteur,
relié au pôle positif de l'alimentation sera le reflet de la base mais "agrandi", l'émetteur drainera les
courants base + collecteur. C'est très simpliste pour le moment. Une autre représentation du transistor
toutefois ayez toujours présent à l'esprit que si vous réalisez ce montage, vous n'obtiendrez jamais l'effet
"Transistor", il s'agit d'une représentation, sans plus, qui vous montre que la diode Base-émetteur est
polarisée en direct, la diode Base-collecteur en inverse figure (I.6).

Figure (1.6) : Symbole électrique d’un transistor NPN.

Pour vous souvenir de cette notion de transistor fonctionnant en commutation, on dit également en tout
ou rien, imaginez qu'entre collecteur et émetteur vous ayez un interrupteur. Si l'on place aux bornes de cet
interrupteur un voltmètre, on mesurera la tension d'alimentation quand l'interrupteur sera ouvert et une
tension quasi nulle quand il sera fermé.

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Le transistor PNP aura rigoureusement le même comportement que le transistor NPN à cette
différence que les polarités seront inversées. Nous appliquerons donc une tension positive sur l'émetteur,
la masse sur le collecteur et pour se débloquer, ce transistor demandera une polarisation de jonction V be
inverse également de celle du NPN. Il faudra que la tension appliquée sur la base soit inférieure de 0,6-
0,7V à celle d'émetteur figure (I.7).

Figure (1.7) : Symbole électrique d’un transistor PNP.

Retenez que pour conduire, un transistor PNP doit avoir sur sa base une tension inférieure à celle de
son émetteur, c'est le contraire sur un NPN. Les émetteurs-récepteurs actuels vous fournissent une masse
quand vous passez en émission, ceci est utilisé pour télécommander un amplificateur par exemple.
Comme la puissance de cette télécommande est très faible, il faut passer par un système intermédiaire qui
sera constitué par un transistor PNP. La base sera relié normalement au +VCC par une résistance de
manière à bloquer le transistor. Quand vous passerez en émission, la base du transistor sera mise à la
masse, le transistor se saturera et vous pourrez exploiter ceci soit pour commander un relais soit votre
amplificateur.

b. L’amplificateur opérationnel : Le symbole standard de l’amplificateur opérationnel est illustré à la


figure (I.8), il possède deux bornes à l’entrée : l’entrée avec inversion (-) et l’entrée sans inversion (+), en
plus d’une borne pour la sortie. L’Ampli-op type requiert deux tensions d’alimentation cc, une positive et
l’autre négative. Habituellement, et ce pour simplifier, les bornes de tensions cc n’apparaissent pas sur le
symbole schématique, mais on doit toujours considérer qu’elles existent en réalité.

Figure (I.8) : Symbole électrique d’un amplificateur opérationnel (AOP).

Les premiers amplificateurs opérationnels (AOP) furent d’abord utilisés pour exécuter des opérations
mathématiques telles que l’addition, la soustraction, la multiplication et la division, d’où le terme
opérationnel. Les composants d’alors fonctionnaient à partir de tubes à vide électroniques et travaillaient
sous des tensions élevées. Les Ampli-op d’aujourd’hui sont des circuits intégrés (CI) linéaire fiables et
peu dispendieux qui utilisent des tensions d’alimentation cc relativement faible.

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I.3 Electronique numérique :

Le circuit intégré (CI) (ou la puce électronique) est un composant électronique reproduisant une ou
plusieurs fonctions électroniques plus ou moins complexes, intégrant souvent plusieurs types de
composants électroniques de base dans un volume réduit, rendant le circuit facile à mettre en œuvre.

*1958:Premier CI (Texas / Kilby) fin 58 / 5 composants / Ge / Vacances.

*1959 : Transistor Planaire par Hoerni (CH) Fairshild.

*1960 : Premier vrai circuit intégré moderne par Noyce.

* 1961 : Fabrication à grande échelle (10* +chers que discrets).

Il existe une très grande variété de ces composants divisés en deux grandes catégories : analogique et
numérique.

I.3.1 Le circuit intégré numérique :

Les circuits intégrés numériques les plus simples sont des portes logiques simples (et, ou, non) figure
(I.9), les plus compliqués sont les microprocesseurs et les plus denses sont les mémoires. On trouve de
nombreux circuits intégrés dédiés à des applications spécifiques (ASIC pour Application Specific
Integrated Circuit), notamment pour le traitement du signal (traitement d'image, compression vidéo...) on
parle alors de DSP (pour Digital Signal Processor). Une famille importante de circuits intégrés est celle
des composants de logique programmable (FPGA, CPLD). Ces composants sont amenés à remplacer les
portes logiques simples en raison de leur grande densité d'intégration.

Figure (I.9) : circuit intégré logique.

a. Apparence : Les circuits intégrés se présentent généralement sous la forme de boîtiers pleins
rectangulaires, noirs, équipés sur un ou plusieurs côtés voire sur une face, de broches/pattes/pins
permettant d'établir les connexions électrique avec l'extérieur du boitier. Ces composants sont brasés,
(soudé, terme impropre) sur un circuit imprimé, ou enfichés, à des fins de démontage, dans des supports
eux même brasés sur un circuit imprimé figure (I.10).

Figure (I.10) : circuit intégré CI.

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b. Composants internes : Un circuit intégré comprend sous des formes miniaturisées principalement des
transistors, des diodes, des résistances, des condensateurs, plus rarement des inductances car elles sont
plus difficilement miniaturisable.

c. Échelle d'intégration : L'échelle d'intégration définit le nombre de portes par boîtier :

*SSI (small scale integration) petite : inférieur à 12

*MSI (medium) moyenne : 12 à 99 LSI (large) grande : 100 à 9999

*VLSI (very large) très grande : 10 000 à 99 999

*ULSI (ultra large) ultra grande : 100 000 et plus

Ces distinctions ont peu à peu perdu leur utilité avec la croissance exponentielle du nombre de portes.
Aujourd'hui plusieurs centaines de millions de transistors (plusieurs dizaines de millions de portes)
représentent un chiffre normal (pour un microprocesseur ou un circuit intégré graphique haut de gamme).
Afin de parvenir a de tels niveaux d'intégrations, un flot de conception complexe est utilisé.

d. La technique de fabrication la plus courante : La fabrication d'un circuit intégré est un procédé
complexe dont la tendance est à se compliquer de plus en plus. Le motif de base est le transistor, et ce
sont ensuite les interconnexions métalliques entre les transistors qui réalisent la fonction particulière du
circuit. L'aluminium est souvent employé dans ce but, mais une technologie plus performante permet
l'emploi du cuivre. On utilise parfois du silicium polycristallin, également conducteur, notamment pour
la grille du transistor. La matière première de base habituellement utilisée pour fabriquer les circuits
intégrés est le silicium. Néanmoins, d'autres matériaux sont parfois employés, comme le germanium ou
l'arséniure de gallium. Le silicium est un semi-conducteur dans sa forme monocristalline. Ce matériau
doit être pur à 99,99%. On fabrique d'abord un barreau cylindrique de silicium en le cristallisant très
lentement. Ce barreau est ensuite découpé pour être utilisé sous forme de galettes de 500 µ m d'épaisseur
et ayant jusqu'à 300 mm de diamètre, appelé wafer (galette, en anglais). Un wafer va supporter de
nombreux circuits intégrés.

Exemple : Le circuit intégré d'une puce Intel 8742, un micro contrôleur 8-bit qui comprend un CPU
fonctionnant à 12 MHz, 128 bytes mémoire vive, une mémoire EPROM de 2048 bytes, ainsi que les
Entrées-Sorties dans le même composant figure (I.11)

Figure (1.11) : circuit intégré numérique : micro contrôleur Intel 8742.

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I.3.2 Le circuit intégré analogique : Les composants les plus simples peuvent être de simples transistors
encapsulés les uns à côté des autres sans liaison entre eux, jusqu'à des assemblages réunissant toutes les
fonctions requises pour le fonctionnement d'un appareil dont il est le seul composant. Les amplificateurs
opérationnels sont des représentants de moyenne complexité de cette grande famille où l'on retrouve aussi
des composants réservés à l'électronique haute fréquence et de télécommunication. Un exemple de circuit
analogique : l’amplificateur opérationnel LM741 figure (I.12).

Figure (I.12) : LM741.

I.4 Les métiers de l’électronique :

Plusieurs vues possibles :

1. Le domaine applicatif ;

2. Le domaine technique ;

3. L’expertise ;

4. La fonction.

a. Domaines d’application : Ă

 Automobile (équipementiers, appareils de service …) Ă

 Biomédical (scanners, pompes, …)

 Télécom (portables, équipements …) Ă

 Aéronautique (Rafale, A380, Ariane, satellites …) Ă

 Transports (bateaux,…) Ă

 Autres (dont défense) (électroménager, sécurité, audiovisuel, terminaux, réseaux, instrumentation


…)

b. Domaines techniques : Ă

 Matériau, physique du solide Ă

 Electronique signal (Analogique, numérique, mixte, ) Ă

 Modélisation, simulation (prototypage virtuel) Ă

 Très basse tension / consommation Ă

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 Haute tension Ă

 Capteurs Ă

 Radio fréquences, Hyper fréquences

c. L’expertise : Ă

 Gestion et suivi des procédés Ă

 Concepteur de cellules (ana, num – nouvelle électronique) Ă

 Concepteur de circuits intégrés (full custom, ASICs) Ă

 Concepteur de composants programmables Ă

 Concepteur de cartes Ă

 Etudes d’industrialisation (du prototype au produit) Ă

 Industriels, Production, Qualité, Maintenance Ă

 Communication, Commercial, Acheteur Ă

 Stratégie commerciale et industrielle

e. La fonction technique : Ă

 Chercheur amont (organismes, universités …) Ă

 Chercheur de R&D (quasiment toujours plus D que R) Ă

 Concepteur analogique ou numéricien Ă

 Concepteur sous-système et systèmes Ă

 Chef de groupe (coordination, gestion de terrain) Ă

 Architecte (expertise technique, culture, veille …) Ă

 Chef de projet (prévisions, planning, ressources …) Ă

 Formateur / Consultant / Expert.

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II. TELECOMMUNICATION
II.1. Généralités :

Les télécommunications sont définies comme la transmission à distance d’informations avec des
moyens à base d'électronique et d'informatique. Ce terme a un sens plus large que son acception
équivalente officielle « communication électronique ». Elles se distinguent ainsi de la poste qui transmet
des informations ou des objets sous forme physique. Dans les débuts des télécommunications modernes,
des inventeurs comme Antonio Meucci, Alexander Graham Bell ou Guglielmo Marconi ont mis au point
des dispositifs de communication comme le télégraphe, le téléphone ou la radio. Ceux-ci ont révolutionné
lesmoyens traditionnels tels que les pavillons ou le télégraphe optique Chappe. Actuellement, les
télécommunications concernent généralement l'utilisation d'équipements électroniques associés à des
réseaux analogiques ou numériques comme le téléphone fixe ou mobile, la radio, la télévision ou
l'ordinateur. Celles-ci sont également une partie importante de l'économie et font l'objet de régulations au
niveau mondial.

Le mot télécommunications vient du préfixe grec tele- (τηλε-), signifiant loin, et du latin
communicare, signifiant partager. Le mot télécommunication a été utilisé pour la première fois en 1904
par Édouard Estaunié, ingénieur aux Postes et Télégraphes, directeur de 1901 à 1910 de l'école
professionnelle des Postes et Télégraphes (ancêtre de l'École nationale supérieure des
télécommunications, devenue Télécom ParisTech), dans son Traité pratique de télécommunication
électrique, pour désigner les multiples réseaux créés tout au long du XIX siècle pour assurer la diffusion
des signaux écrits et son ores.

On entend par télécommunications toute transmission, émission et réception à distance, de signes, de


signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de renseignements de toutes natures, par fil électrique,
radioélectricité, liaison optique, ou autres systèmes électromagnétiques.

Origine des télécommunications : Les moyens simples naturels anciens comme la parole ou les signaux à
vue, permettent de communiquer à courte distance. Le besoin de communiquer à plus grande distance
dans les sociétés humaines organisées a amené très vite à développer des télécommunications primitives:
tambours, signaux de fumée, langage sifflé, etc. Certains de ces types de communications, comme les
pavillons, sémaphores ou héliographes sont encore utilisés dans la marine, même si cet usage est devenu
marginal.

Télégraphe et téléphone : Bien que la communication par signaux optiques entre des points hauts soit très
ancienne, on doit à l'ingénieur Claude Chappe la création à partir de 1794 du premier réseau simple et
efficace de transmission optique de messages. Ce réseau qu'il a nommé « télégraphe » fut développé sur
les grands axes français et resta en service jusqu'en 1848. Le premier service commercial de télégraphie
électrique fut construit par Charles Wheatstone et William Fothergill Cooke, et ouvrit en 1839. C’était
une amélioration 4 du télégraphe électromagnétique inventé auparavant. Samuel Morse développa
indépendamment une version de télégraphe électrique, qu’il montra le 2 septembre 1837. Le code Morse
était une avancée importante comparé au télégraphe de Wheatstone.

Le premier câble télégraphique transatlantique opérationnel fut mis en service le Paris. 5 6 27 juillet
1866 entre Terre-Neuve et l’Irlande. Sa longueur était de 3 450 km pour un poids total de 7 000 tonnes.
Le téléphone classique fut inventé indépendamment par Alexander Bell et Elisha Gray en 1876.

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Cependant, c'est Antonio Meucci qui inventa le premier dispositif permettant la transmission de la voix à
l'aide d'une ligne parcourue par un signal.

Télécommunications et sciences : Le domaine des télécommunications est un lieu de convergence et


d'interaction entre différentes technologies et disciplines scientifiques. Les mathématiques et plus
particulièrement les mathématiques appliquées sont à la base du développement des théories du traitement
du signal (modernisation des télécommunications), de la cryptologie (sécurisation des échanges), de la
théorie de l'information et du numérique.

La physique a permis grâce au développement des mathématiques d'édifier la théorie de


l'électromagnétisme. Sont apparus alors les premiers postes à galène, puis les tubes à vides, les semi-
conducteurs et l'opto-électronique, qui sont à la base de l'électronique. L'électromagnétisme, en particulier
l'étude des phénomènes de propagation, permet de modéliser la propagation des ondes à travers un canal,
qu'il soit filaire (coaxial, fibre optique...) ou sans fil (propagation hertzienne). De même, l'invention du
laser par les physiciens a ouvert la voie aux communications par fibres optiques modernes (prix Nobel de
physique 2008) La chimie, par le biais de l'affinement des processus chimiques, a permis de réduire le
poids et d'allonger l'autonomie des batteries, autorisant l'emploi d'appareils portables de
télécommunications. L'informatique fondamentale et appliquée quant à elle a révolutionné le monde de
la communication à distance par le développement des langages de programmation et des programmes
informatiques (génie logiciel) associés à la microélectronique.

II.2. Technique des télécommunications :

Principes : Une liaison de télécommunications comporte trois éléments principaux :

*un émetteur qui prend l’information et la convertit en signal électrique, optique ou radioélectrique ;

*un média de transmission, pouvant être une qui relie émetteur et récepteur ; ligne de transmission, une
fibre optique ou l'espace radioélectrique,

*un récepteur qui reçoit le signal et le convertit en information utilisable.

Par exemple, en radiodiffusion, l’émetteur de radiodiffusion émet grâce à son antenne la voix ou la
musique, qui passe dans l’espace sous forme d’onde électromagnétique, jusqu’à un récepteur AM ou FM
qui la restitue. Les liaisons de télécommunications peuvent être monodirectionnelles, comme en
radiodiffusion ou télévision, ou bidirectionnelles, utilisant alors un émetteur-récepteur. Quand plusieurs
liaisons sont interconnectées entre plusieurs utilisateurs, on obtient un réseau, comme le réseau
téléphonique ou Internet.

Médias de transmission : La transmission s'effectue par différents médias selon les systèmes.
Historiquement le fil téléphonique fut le premier support de télécommunication et permit le
développement du télégraphe et du téléphone. Il est toujours le média principal pour le raccordement aux
réseaux téléphoniques et aux réseaux informatiques (téléphone, fax, minitel, internet...), sous forme de
paire(s) torsadée(s). Le câble coaxial était le média du haut débit avant l'apparition des fibres optiques, il
est toujours utilisé dans les réseaux industriels en raison de sa robustesse face aux perturbations. C'est
aussi le support de prédilection pour les raccordements en radiofréquence à l'intérieur d'un équipement,
parfois remplacé par le guide d'onde pour les transmissions de micro-ondes de forte puissance.

La fibre optique, qui raccorde progressivement les abonnés en ville, est aussi le média des câbles
sous-marins modernes. C'est un fil en verre ou en plastique très fin qui a la propriété de conduire la

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lumière. La radiocommunication, qui peut être définie comme toute communication par l'intermédiaire de
l'espace hertzien, a révolutionné les télécommunications au début du XX siècle. C'est le média de la
radiodiffusion de programmes, des services de communications en radiotéléphonie, des réseaux de
téléphonie mobile, du Wi-Fi, des loisirs radio comme le radioamateurisme, des liaisons par satellite de
télécommunications ou par faisceau hertzien, aussi bien que des simples télécommandes domestiques. La
radioélectricité étudie la transmission hertzienne, la propagation des ondes, les interfaces avec l'émetteur
et le récepteur par l'intermédiaire des antennes. Les liaisons optiques dans l'espace, donc non guidées par
fibres, sont utilisées en communications par satellites, ainsi que dans des applications aussi simples que
les télécommandes audio-vidéo. Enfin, certains milieux ne peuvent être traversés que par des ondes
acoustiques, c'est le cas des communications dans les mines, ou entre plongeurs, qui s’effectue par ondes
ultrasonores.

Émetteur et récepteur : Quel que soit le média de transmission, un émetteur convertit l’information en
signal électrique, optique ou radioélectrique adapté au média, en le modulant et en l’amplifiant.
Inversement, un récepteur convertit le signal transmis en information utilisable. La technique de ces
fonctions d’interface est donc très dépendante du média, de la fréquence d’utilisation, et surtout de la
puissance nécessaire pour compenser les pertes de propagation. Ainsi, la transmission sur une ligne
Ethernet par exemple n’utilise que quelques circuits intégrés et du câble de faible section, alors qu’une
liaison vers une sonde planétaire demande des émetteurs de forte puissance et des antennes de plusieurs
dizaines de mètres.

Dans un canal de transmission hertzien, le signal porté par l'onde radioélectrique est atténué par la
perte d'espace, les absorptions atmosphériques et les précipitations, et dégradé par les diffractions et
réflexions. L'Équation des télécommunications inclut tous ces facteurs et détermine la puissance et les
antennes nécessaires.

L'antenne radioélectrique convertit les signaux électriques en onde radioélectrique à l'émission, et


inversement en réception. De nombreux types d'antennes ont été développés, selon la fréquence
d'utilisation, le gain nécessaire et l'application, depuis les antennes miniatures intégrées aux téléphones
mobiles, jusqu'aux paraboles géantes de radioastronomie. Dans les applications bidirectionnelles, comme
la radiotéléphonie, les deux fonctions peuvent être combinées dans un émetteur- récepteur. Un récepteur
suivi d'un émetteur constituent un répéteur, par exemple sur un satellite de télécommunication, ou dans un
câble sous-marin.

Partage du média de transmission : Le partage du média entre utilisateurs se fait par les techniques
d'affectation, de multiplexage et d'accès multiple. L'affectation de fréquences par bande et par service sur
le média hertzien est la première technique apparue pour empêcher les brouillages mutuels. À l'intérieur
d'une bande de fréquences, le multiplexage fréquentiel est la division d’un média de transmission en
plusieurs canaux, chacun étant affecté à une liaison. Cette affectation peut être fixe, par exemple en
radiodiffusion FM, une station émet à 96,1 MHz, une autre à 94,5 MHz. L’affectation des fréquences
peut être dynamique comme en FDMA (Accès multiple par division en fréquence), utilisée par exemple
lors de transmissions par satellite. Chaque utilisateur du canal y reçoit dans ce cas une autorisation
temporaire pour une des fréquences disponibles. En communications numériques, le multiplexage peut
également être temporel ou par codage :

*Les techniques d’étalement de spectre comme le (CDMA) sont utilisées notamment en téléphonie
mobile. Chaque liaison y est modulée par un code unique d’étalement, pour lequel les autres utilisateurs
apparaissent comme du bruit après démodulation.

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*Le codage par paquets (TDMA) est la clé du système ATM de communications internationales et de tout
le réseau internet. Chaque utilisateur y transmet des « paquets numériques » munis d’adresses, qui se
succèdent dans le canal.

Le fonctionnement de ces techniques d’accès multiple nécessite des protocoles pour les demandes
d’affectation, les adressages, dont le plus connu est le TCP/IP d'Internet.

Traitement du signal : Le traitement du signal permet d'adapter l'information (sous forme de signal
analogique ou numérique) au média de transmission et de la restituer après réception. À l'émission, les
techniques de compression permettent de réduire le débit nécessaire, idéalement sans perte de qualité
perceptible, par exemple sur la musique (MP3) ou sur la vidéo (MPEG), les codages transforment le
signal d’information binaire en une forme adaptée à la modulation. À la réception, les opérations inverses
sont effectuées : démodulation, décodage, correction et décompression. La correction d’erreur permet,
grâce à un ajout d'information redondante par un code correcteur, de diviser de plusieurs ordres de
grandeur le taux d’erreur. Ces techniques varient selon que les signaux à transmettre soient analogiques,
comme la musique, la voix, l’image, ou numériques, comme les fichiers ou les textes. Un signal
analogique varie continûment alors qu’un signal numérique est une succession d’états discrets, binaires
dans le cas le plus simple, se succédant en séquence. Dans de nombreuses applications (TNT, téléphonie
mobile, etc), le signal analogique est converti en numérique, ce qui permet des 9 traitements plus
efficaces, en particulier le filtrage du bruit. Seuls la modulation, l’amplification et le couplage au média
restent alors analogiques.

Systèmes de télécommunications : Un ensemble de liaisons et de fonctions permettant d'assurer un


service, constitue un système de télécommunications. Ainsi le système de satellites Inmarsat, destiné aux
communications mobiles, comporte plusieurs satellites, plusieurs types de liaisons d'utilisateurs selon les
débits et usages, des milliers de terminaux adaptés, et des liaisons de télémesure et de télécommande
permettant le contrôle des satellites depuis les stations terrestres, celles-ci étant également connectées par
des liaisons terrestres dédiées.

II.3. Applications :

Voix et son : Le transport de la voix par la téléphonie, fut la première avancée des télécommunications,
juste après les premiers télégraphes. Le téléphone est l'appareil qui sert à tenir une conversation
bidirectionnelle avec une personne lointaine. Il est utilisé à titre privé, pour garder le contact avec ses
proches ou à titre professionnel, pour échanger des informations orales sans avoir à se rencontrer
physiquement. La téléphonie qui repose sur le réseau téléphonique permet également des services plus
avancés tels que la messagerie vocale, la conférence téléphonique ou les services vocaux. La ligne
téléphonique sert aussi de solution d'accès à Internet, d'abord avec un modem en bas débit, puis en haut
débit grâce à l' ADSL. La radiotéléphonie, c’est-à-dire la communication à distance sans fil, a d'abord été
appliquée aux communications maritimes pour en accroître la sécurité, puis militaires dès la première
guerre mondiale, avant de devenir un média populaire avec la TSF. La radiotéléphonie est encore le
moyen principal de communication du contrôle aérien, des liaisons maritimes par la radio maritime et des
liaisons de sécurité (police, secours). C'est aussi l'activité principale du radioamateurisme. La
radiodiffusion est la distribution de programmes à partir d'un émetteur vers des auditeurs équipés d'un
récepteur. D'abord en modulation d'amplitude en basse fréquence (GO) et moyenne fréquence (PO), puis
en modulation de fréquence en VHF, elle évolue vers la radio numérique, diffusée par satellite ou en VHF
terrestre. La téléphonie mobile offre la possibilité de téléphoner sans connexion filaire soit par une
solution terrestre basée sur des zones de couverture hertzienne d'antennes-relais, soit par satellite. Le
développement de ce moyen de communication est un phénomène de e société remarquable de la fin du
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XX siècle. Le geste de téléphoner dans la rue devient banal, au point d'inquiéter sur ses risques sanitaires
et de créer un langage particulier, le langage SMS. L'accès à Internet et aux chaînes de télévision est déjà
facile sur les dernières générations de téléphones ( smartphones).

Image et vidéo : La transmission d’images fixes par ligne téléphonique remonte au bélinographe, et est
toujours utilisée sous le nom abrégé de fax, comme échange de pages photocopiées, documents
commerciaux ou technique. Le radiofacsimilé qui permet de transmettre des images par radio est utilisé
surtout pour la diffusion de cartes météo, soit directement depuis les satellites d'observation, soit
retransmises vers les navires ou les terrains d'aviation. Après le téléphone et la radio, la télévision est
présente dans tous les foyers. Les forêts d'antennes yagi et de paraboles ont envahi les villes, les chaînes
satellites, d'abord analogiques puis numériques ont multiplié les programmes nationaux et internationaux.
Les récepteurs modernes à plasma ou LCD fournissent des images de haute qualité et la télévision
numérique terrestre augmente encore le choix des usagers. La transmission d’images simultanées à une
liaison de téléphonie est possible grâce à la visioconférence utilisant des canaux à haut débit dédiés, par la
transmission à balayage lent analogique ou SSTV, immortalisée par les premiers pas sur la lune, et par les
techniques numériques nouvelles, webcam sur internet ou téléphone mobile de dernière génération.
Préparation et présentation à Paris, le 29 octobre 2001, de la première transmission de cinéma numérique
par satellite en Europe d'un long métrage cinématographique par Bernard Pauchon et Philippe Binant.

Texte et données : Le télégraphe est l'ancêtre des transmissions de données et la première application des
télécommunications : transmettre des caractères, donc un message, par signaux optiques, puis sur une
ligne puis par ondes radio (radiotélégraphie). Le télétype puis le radiotélétype l'ont automatisé.

Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations.
Quoique l’Internet ne soit pas le seul système de réseau informatique, il en est presque devenu synonyme.
La structure d'Internet est complexe et peut se séparer en plusieurs parties :

*des fonctions de communication (les lignes d'abonnés, les modems, les routeurs qui connectent au web) ;

*des fonctions de transport entre utilisateurs (les protocoles, les serveurs...) ;

*des applications qui fournissent le service final (messagerie, image, voix, moteur de recherche, etc).

La télémesure, terrestre comme en hydrologie ou en météorologie, ou spatiale comme les images


météosat ou celles des sondes planétaires lointaines, permet la surveillance des installations industrielles,
augmente notre connaissance de l’environnement, du climat ou de l’univers.

La télécommande, la plus simple comme en domotique ou en HiFi et vidéo, ou la plus complexe comme
celle des robots martiens, est la commande à distance sans fil, optique ou radio, généralement couplée à la
télémesure.

Autres applications : Le signal radioélectrique peut contenir d'autres informations, comme des paramètres
permettant les calculs de position, le temps universel, la détection de cibles ou la cartographie du terrain.
Quoique le radar ne soit pas à proprement parler un système de communication, mais de télédétection, ses
techniques combinent micro-onde, traitement du signal, radioélectricité, et peuvent être rattachées au
monde des télécommunications. Initialement développé pour la détection des raids aériens, le radar fut
très vite installé sur les navires, puis les avions. D'abord militaire puis civil, les contrôles aérien et
maritime utilisent intensivement le radar pour la sécurité. Enfin le radar météorologique permet de
cartographier les pluies et nuages, y compris depuis les satellites d'observation.

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La radionavigation a permis, dès les débuts de la radio, d'aider à la navigation maritime puis aérienne,
grâce à la radiogoniométrie et aux radiophares, puis aux systèmes hyperboliques comme le LORAN. Les
systèmes de navigation par satellite comme le GPS sont devenus un équipement courant des véhicules, en
attendant le développement du futur Galileo. Les systèmes d'identification automatique comme l' AIS et
de détection d'obstacle améliorent la sécurité de la navigation. La diffusion du temps universel et de
signaux horaires est intégrée aux signaux de radionavigation GPS actuels, mais a longtemps été un
service spécifique d'aide à la navigation astronomique, ou de synchronisation scientifique, par émissions
HF comme le WWV, ou BF comme l'émetteur d'Allouis ou le DCF77. Pour leurs télécommunications, les
militaires utilisent des méthodes de discrétion comme l'évasion de fréquence, et le cryptage, sur des
réseaux de radiotéléphonie HF et VHF, ou des satellites dédiés, comme Syracuse. Les gouvernements
utilisent également les techniques radioélectriques dans un but de renseignement électromagnétique,
comme le système Echelon d'écoute satellitaire, ou des systèmes de brouillage et de contre-mesures
radioélectriques.

III. ELECTROTECHNIQUE
III.1 Définition :

L’électrotechnique désigne les applications techniques de l’électricité. En réalité,


l’électrotechnique regroupe les disciplines traitant l’électricité en tant qu’énergie. On peut citer la
production, le transport, la distribution, le traitement, la transformation, la gestion et l’utilisation de
l’énergie électrique. Parfois appelée Génie électrique, on peut situer sa naissance avec l'invention de la
dynamo en 1869.

III.2 L’alimentation en énergie électrique :

L’alimentation en énergie électrique comporte plusieurs étapes figure (III.1) :

Figure (III.2) : Les étapes De la production à l’utilisation du réseau électrique.

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a. Production :
L’énergie électrique est une énergie secondaire, elle est produite à partir d’énergies primaires (eau,
vent, soleil, pétrole, uranium). Cette énergie est produite dans des centrales par des alternateurs à partir de
l’énergie fournie par des turbines.

b. Transport :
Le rôle est d'assurer les mouvements d'énergie au niveau national (entre les principales centrales de
production et les grands centres consommateurs) et international (interconnexion avec les pays voisins),
et de permettre l'équilibre production- consommation. Il est effectué en Très Haute Tension (THT) par
des lignes aériennes sous des tensions de 225kV ou 400 kV. Ces lignes relient les lieux de production et
d’utilisation, elles alimentent les postes de répartition où la tension est abaissée (225, 150, 90 ou 63 kV)
pour alimenter le réseau régional de distribution qui est constitué de postes source qui transforment le 63
kV en 20kV.

c. Distribution :
Le rôle est l'acheminement de détail à l'ensemble des consommateurs. A partir des postes source, la
distribution s’effectue en moyenne et basse tension (20kV). On distingue deux types de distribution :
 le réseau rural : Ce sont essentiellement des lignes aériennes longues qui alimentent des
utilisateurs en faible puissance, mais elles sont soumises aux intempéries.
 le réseau urbain : Il est constitué de câbles souterrains, qui sont peu influencés par les intempéries,
mais la puissance installée par unité de surface est beaucoup plus importante.

III.3 Tensions du réseau électrique :


Le réseau est constitué de lignes à basse (110 ou 230 volts), moyenne, haute et très haute tension
(plusieurs centaines de kilovolts).La raison de ces différentes tensions est la nécessité de limiter les pertes
sur le réseau pour permettre le transport d'énergie sur des distances relativement longues. En effet, pour
une même puissance à alimenter, plus on élève la tension, moins les pertes en lignes induites
(échauffement des câbles) sont importantes. En revanche, plus la tension est importante, plus la technique
requise (notamment en termes d'isolement) est coûteuse. Le choix du niveau de tension est un optimum
entre coût d'investissement initial et coût des pertes en lignes tout au long de l'exploitation, compte tenu
des impératifs de sécurité et de l'état de l'art. Schématiquement, on élève donc de façon très importante la
tension en sortie de centrale, puis on diminue graduellement la tension au fur et à mesure que l'on se
rapproche du consommateur final.
Le réseau domestique est alimenté en basse tension, soit 230 V en monophasé (entre phase et neutre)
ou 400 V en triphasé. Cette tension, même si elle peut être mortelle, se manipule assez facilement avec
des équipements faciles de conception et peu encombrants.
Au niveau d'un quartier, le réseau est alimenté en 20 kV (15 kV sur certains vieux réseaux français,
mais aussi dans de nombreux autres pays) Au niveau régional, on rencontre des réseaux de répartition en
63 kV et 90 kV. Enfin, le transport au niveau national se fait en 400 kV. Le réseau 225 kV français a un
rôle hybride entre répartition (notamment au niveau des grandes agglomérations et soutien au réseau
400Kv.
La Fréquences du réseau électrique En général, 50 Hertz (Algérie : 50 Hertz). Amérique du Nord,
Brésil, Ouest du Japon, etc. : 60 Hertz. Chemins de fer en Allemagne, Suisse, Autriche, Suède : 50/3
Hertz. Certains chemins de fer et métros aux États-Unis : 25 Hz.

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Figure (III.2) : La tension et la fréquence du réseau électrique mondiale.

La classification des tensions selon leurs natures et leurs valeurs efficaces, sont classées en 5
catégories tableau (III.1).

Tableau (III.1) : classification des tensions.

III.4 Les machines électriques :

a. Le Transformateur :
Le branchement d'un transformateur de distribution doit s'effectuer avec certaines précautions. Pour
être capable de décoder les informations contenues sur la plaque signalétique et réaliser les raccordements
nécessaires, il faut savoir comment ce transformateur est constitué et connaître ses caractéristiques.
Pour éviter les pertes par effet Joule, dans les lignes de transport ou de distribution d'énergie
électrique on doit élever la tension. On résout ce problème en utilisant des transformateurs élévateurs ou
abaisseurs de tension qui fonctionnent en courant alternatif.
Le transformateur est une machine électrique statique permettant de transférer l’énergie électrique en
adaptant les niveaux de tension (de nature sinusoïdale) et de courant entre deux réseaux de même
fréquence.
Il est constitué de deux parties électriques isolées, l’enroulement primaire et le secondaire, liées
magnétiquement par un circuit magnétique. Pour des impératifs de fabrication et d’efficacité la réalisation
pratique donne à ce dernier une autre forme : circuit magnétique cuirassé et bobinages concentriques
figure (III.3).

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Figure (III.3) : Schéma équivalent d’un transformateur de distribution.

C’est le courant primaire qui impose le sens positif du flux dans le circuit magnétique. Le marquage
des tensions et des courants traduit le sens de transfert de l’énergie figure (III.4).

Figure (III.4): Le sens des tensions et des courants.

Les trois figures suivantes représentent les symboles des transformateurs les plus souvent rencontrés
figure (III.5).

Figure (III.5) : Symbole électrique d’un transformateur.

Pour Réaliser un transformateur, on trouve principalement deux structures figure (III.6). La


première comporte un circuit magnétique à deux noyaux, chaque noyau portant la moitié des bobinages
primaires et secondaires (pour obtenir le meilleur couplage possible). La seconde comporte un circuit
magnétique cuirassé. Une colonne centrale porte l'ensemble des bobinages primaires et secondaires alors
que les colonnes latérales servent à fermer le circuit magnétique.

Figure (III.6) : Représentation pratique d’un transformateur.

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Le rapport de transformation « m » est le rapport du nombre de spires des deux enroulements et égal
au rapport des tensions primaire et secondaire tel que : m=U2/U1=N2/N1. Il existe trois types de
transformateur :
 Le transformateur abaisseur : U2<U1, avec : 0<m<1 ;
 Le transformateur élévateur : U2>U1, avec : m>1 ;
 Le transformateur d’isolement : U2=U1, avec : m=1.

Classification des transformateurs :


 Petits transformateurs : Ils ont des puissances de 1 à 25 kVA soit en monophasé soit en triphasé.
 Transformateurs de distribution ;
 Transformateurs pour le transport et l'interconnexion ;
 Transformateurs spéciaux : Ce sont les transformateurs pour les postes de soudure à l'arc, les fours
à induction, les transformateurs de mesure etc.
Couplage des enroulements : Il existe trois configuration pour le couplage des enroulements figure
(III.7).
a) Couplage étoile ;
b) Couplage triangle ;
c) Couplage zig-zag.

Figure (III.7): Couplage des enroulements

Plaque signalétique :
C'est la plaque qui permet d'indiquer les principales caractéristiques et branchements du
transformateur, plus particulièrement : les valeurs assignées de la puissance, des tensions primaires et
secondaires, la fréquence d'emploi, les courants primaire et secondaire et le couplage des enroulements, la
tension de court-circuit en %. L'indication de couplage des enroulements permet d'effectuer le
branchement en cas de mise en parallèle de plusieurs transformateurs figure (III.8).

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Figure (III.8) : la Plaque signalétique.
L’essentiel :
1. Les transformateurs de distribution ont pour fonction d’adapter la tension du réseau (HT) à la tension
d’utilisation (BT).
2. Le rapport de transformation est indépendant du courant débité, il dépend uniquement du nombre de
spires.
3. Le transformateur est constitué de trois parties : Ă
* Un circuit magnétique qui canalise le flux ; Ă
* Un circuit électrique qui comporte deux enroulements : le primaire et le secondaire ; Ă
* Des organes accessoires qui permettent d’assurer les fonctions support, protection, manutention,
refroidissement.
4. Les transformateurs sont caractérisés par leurs grandeurs assignées qui sont : Puissance, tension
primaire et secondaire, fréquence, couplage des enroulements.
5. Le couplage se désigne par des lettres majuscules coté haute tension et des lettres minuscules coté
basse tension. La combinaison des trois couplages de base : étoile (Y,y), triangle (D,d), et zig-zag (Z,z)
permet d’obtenir 12 déphasages différents entre les tensions primaires et secondaires, on les appelle les
indices horaires (de 30o en 30o ).

b. La Machine à Courant Continu (CC) :


Les machines électriques tournantes sont des convertisseurs d'énergie. Lorsqu'elles transforment de
l'énergie électrique en énergie mécanique, on dit qu'elles fonctionnent en moteur. En revanche, si elles
transforment l'énergie mécanique apportée par une autre machine en énergie électrique, on dit qu'elles
fonctionnent en génératrice.
La machine à courant continu est une machine électrique tournante qui fonctionne, comme son nom
l'indique, à partir de tensions et de courants continus. Dans le cas de petits moteurs, elle est donc adaptée
à des sources d'énergie électrochimiques. Pour les fortes puissances, on la trouve dans les lignes de métro-
RER où elle fonctionne en moteur (traction) ou en génératrice (freinage).
La propriété essentielle des moteurs à courant continu est leur remarquable capacité de variation de
vitesse. Leur gamme variation de vitesse est bien supérieure à ce que l’on peut obtenir avec les autres
types de moteurs électriques. Les moteurs à courant continu est plus de deux fois celui des moteurs
asynchrones de même puissance.

Structure de la machine à courant continu :


Les machines tournantes sont constituées de deux parties principales. L’inducteur est la partie fixe
du système. Il entoure la partie tournante, appelée induit. Nous allons nous intéresser à la façon de réaliser
une MCC.

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Description de la MCC :
Dans sa forme la plus simple, la machine à courant continu est constituée d’un cadre qui tourne dans
un champ magnétique uniforme créé par un inducteur. Les extrémités de ce cadre sont reliées à deux
bagues isolées qui constituent le collecteur et sur lequel frottent les balais. L’ensemble balais- collecteur
assure la liaison entre le conducteur tournant et le circuit extérieur figure (III.9).

Figure (III.9) : Schéma d’une génératrice à courant continu.

Fonctionnement de la MCC :
La machine à courant continu (MCC) repose sur le phénomène physique de création d’une force
électromotrice (f.e.m.) aux extrémités d’un conducteur en mouvement dans un champ d’induction
magnétique (par la loi de Faraday). Réciproquement, la circulation d’un courant dans ce conducteur le
soumet à une force qui tend à le mettre en mouvement (loi de Laplace). Sur ce fondement physique, une
machine élémentaire comprenant une spire placée sur un rotor encadré par deux pôles inducteurs permet
d’exprimer la loi d’évolution de la f.e.m. en fonction du flux sous les pôles magnétiques et de la vitesse
de rotation. Mais la tension créée est alternative, si bien qu’un élément supplémentaire, le collecteur,
permet de la redresser pour fournir une grandeur unidirectionnelle.
Le courant alternatif induit dans le bobinage d’une génératrice est transformé par l’ensemble
collecteur-balais en courant continu, car en traversant la ligne neutre, la polarité des conducteurs change,
et en même temps, les demis-bagues changent aussi de balais ; finalement les balais conservent la même
polarité figure (III.10).

Figure (III.10) : Redressement de la tension dans une génératrice à courant continu.

Les ondulations sont réduites en multipliant le nombre de collecteurs figure (III.11). Le débit de
courant est augmenté en transformant l’enroulement précédent qui est de type ouvert, en enroulement
fermé. Un enroulement fermé est obtenu en disposant dans deux encoches diamétrales deux spires.

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L’inducteur est soit constitué d’enroulement autour des pôles du stator, excités par une source de
courant continu (moteur à excitation séparée), ou constitué d’aimants permanents, dans ce dernier cas le
moteur est dit à aimant permanent (c’est le type de moteur que nous avons utilisé).

Figure (III.11) : Optimisation du fonctionnement des machines à C.C.

Suivant la façon que l’induit est monté par rapport à l’inducteur on distingue :
* Le moteur à à excitation indépendante ;
* Le moteur à excitation shunt ;
* Le moteur à excitation série ;
* Le moteur à excitation composée.

c. La Machine à Courant Alternatif :


Le principal point faible des moteurs électriques à courant continu a toujours été le système
mécanique collecteur-balais, cher et fragile, source de pannes fréquentes. Cherchant à concevoir un
moteur électrique sans collecteur Tesla découvrit en 1882 les champs magnétiques tournants engendrés
par un système de courants polyphasés.
En 1883 il construisit son premier moteur à champ magnétique tournant. Dans ce genre de moteur,
dit à induction, le stator comprend des bobines fixes et régulièrement disposées qui engendrent un champ
magnétique tournant lorsqu'elles sont parcourues par les diverses "phases". Le champ tournant induit des
courants dans un rotor ; l'interaction du champ magnétique et des courants du rotor exerce sur celui-ci un
couple qui tend à lui faire rattraper le champ tournant. Si le rotor tournait à la même vitesse que le champ
statorique il n'y aurait plus de courants induits, donc plus de couple.
En régime normal le rotor tourne donc à une vitesse inférieure au synchronisme d'où son autre nom
de moteur asynchrone.

Organisation de la machine :
L’organisation d’une machine asynchrone est constituée des principaux éléments suivants : Ă
1. Le stator (partie fixe) constitué de disques en tôle magnétique portant les enroulements chargés de
magnétiser l’entrefer. Ă
2. Le rotor (partie tournante) constitué de disques en tôle magnétique empilés sur l’arbre de la machine
portant un enroulement bobiné ou injecté. Ă
3. Les organes mécaniques permettant la rotation du rotor et le maintien des différents sous ensembles.
Le stator auto-porteur reçoit de chaque côté un flasque sur lequel le rotor sera positionné grâce à des
roulements à billes ou à rouleaux suivant le type de charge (axiale ou radiale). Un ventilateur est placé en
bout d’arbre sur le rotor pour le refroidissement de la machine. Il peut être remplacé par une ventilation
forcée motorisée pour le refroidissement aux vitesses lentes figure (III.12).

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Figure (III.12) : vues en coupe d’une machine à courant alternatif (l’exemple d’une machine asynchrone).

III.5 L’Électronique de puissance :


L'électronique de puissance est l'une des branches de l'électrotechnique, elle concerne les dispositifs
(convertisseurs) permettant de changer la forme de l'énergie électrique. Elle comprend l'étude, la
réalisation, la maintenance :
* Des composants électroniques utilisés en forte puissance ;
* Des structures des convertisseurs ;
* De la commande de ces convertisseurs ;
* Des applications industrielles de ces convertisseurs.
On distingue généralement quatre grandes fonctions de convertisseurs dans l'électronique de
puissance : Conversion continu – continu (un hacheur), alternatif – continu (un redresseur), continu –
alternatif (un onduleur) et alternatif – alternatif (un gradateur). Mais en plus de ces dénominations
purement fonctionnelles, des noms particuliers ont été donnés à certains convertisseurs figure (III.13).

Figure (III.13) : Les structures des convertisseurs de puissances.

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