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Titre – Les maniements de fonds

1 – Définition du maniement de fonds


Evolution de la réglementation du maniement de fonds
Décret du 10 avril 1954 : possibilité pour l’avocat de manier les fonds.
Avant : appréciation des RIB.
Articles 27 et 53-9° Loi 1971 : confirmation de cette autorisation.
Articles 207 à 245 Décret 1991 mod. Décret 5 juillet 1996 : modalités du maniement de fonds.
RIN : pas de disposition sur le maniement de fonds.

Critères
Les fonds doivent transiter par le compte de l’avocat
Les maniements de fonds constituent des opérations distinctes des versements d’honoraires.
Ce sont des opérations par lesquelles l’avocat verse à son client ou à son adversaire des fonds qui
leur sont dus en vertu de décision de justice ou de transaction.
Si le client reçoit ou paie directement en un chèque à l’ordre de l’adversaire : pas maniement de fonds
au sens de la loi.
MAIS dès que la somme transite par le compte de l’avocat et y demeure le temps nécessaire pour
faire signer une quittance ou obtenir mainlevée, il y a maniement de fonds.

Personnes habilitées à procéder à ces maniements de fonds


Tout avocat qui représente ou assiste autrui, càd même l’avocat non postulant, est habilité à procéder
aux règlements pécuniaires liés à son activité professionnelle.

Caractère accessoire de ces règlements


Article 229 Décret 1991 = les règlements pécuniaires ne peuvent être que l’accessoire des actes
juridiques ou judiciaires accomplis dans le cadre de son exercice professionnel.
1
Définition extensive
Doivent être exclusivement considérés comme maniement de fonds les règlements pécuniaires, càd
le fait de détenir temporairement en vue de transmettre à son client ou au conseil de l’adversaire, les
fonds destinés aux justiciables en exécution d’une décision judiciaire ou d’une transaction.
CA Aix en Provence 17 décembre 1973 = le maniement de fonds comprend également les fonds
reçus par l’avocat à l’occasion de l’exercice de son activité professionnelle, quelle qu’en soit leur
destination et même les sommes reçues du client pour couvrir les frais et émoluments de postulation,
l’avocat devant déposer ces sommes en compte et régler tous les droits et versement nécessaires au
déroulement de procédures à partir de ce compte.
CA Lyon 7 février 1977 = les fonds destinés aux clients doivent être déposés en CARPA, même si
l’avocat prétend retenir sur ces fonds, ses honoraires, et même pendant la période où il attend
l’arbitrage du Bâtonnier sur le sort de cette somme.

Cass. Crim. 27 avril 1994 = le fait pour l’avocat d’avoir déposé une somme reçue du client en vue de
transiger avec un créancier, non à son compte CARPA, mais à un autre compte au nom de l’avocat et
de n’en avoir pu obtenir la restitution qu’après l’intervention d’un second avocat et ce 14 mois plus
tard, alors que durant cette période el prévenu n’était pas en mesure de représenter cette somme à
tout moment, constitue un abus de confiance.

Cass. Crim ; 11 février 2004 = les règles propres à la profession d’avocat prohibent toute opération de
compensation et d’une manière générale tout maniement de fonds sur un compte CARPA sans
l’accord du client.

Modalités
Modes de règlements
Article 230 Décret = Les règlements pécuniaires ne peuvent avoir lieu que par chèque ou virement
bancaire ou postal dès lors qu’ils n’excèdent pas 150€.
L’avocat ne peut recevoir en espèces une somme supérieure à 150€.
Documents comptables
Article 230 Décret = Toutes les opérations de maniements de fonds sont retracées dans des
documents comptables destinés à constater les versements de fonds et remises d’effets ou valeurs
qui sont faits au titre des opérations professionnelles ainsi que les opérations portant sur ces
versements ou remises.

L’avocat doit tenir un livre de comptes sur le modèle qui lui est fourni par la CARPA ou un modèle
similaire.
Le compte CARPA ne peut contenir que des fonds litigieux ou en relation avec une affaire confiée à
un avocat.
Il ne peut pas servir à l’avocat pour lui permettre d’effectuer des opérations financières que ses clients
ne veulent pas réaliser eux-mêmes et qui ne sont pas en relation avec l’activité professionnelle de leur
conseil, notamment des opérations de prêts (cf. CA Aix en Provence 10 mars 1980).

Recours obligatoire à la Caisse de règlements pécuniaires


Article 235-2 Décret (réd. Décret 5 juil. 1996) = les avocats ne peuvent procéder aux règlements
pécuniaires que par l’intermédiaire de la CARPA et il est interdit aux avocats de recevoir une
procuration ayant pour objet de leur permettre de disposer des fonds déposés sur un compte ouvert
au nom de leur client ou d’un tiers autre que l’un des sous-comptes CARPA (cf. Article 240-1 Décret).

Les écritures référantes à l’activité de chaque avocat sont retracées dans un compte individuel ouvert
à son nom :
- chaque compte individuel est lui-même divisé en autant de sous-comptes qu’il y a
d’affaires traitées par l’avocat
- tout mouvement de fonds entre les sous-comptes est interdit sauf autorisation spéciale
préalable et motivée du président de la Caisse
- Article 240-1 Décret = aucun sous-compte ne doit présenter un solde débiteur.

Présentation de la comptabilité au Bâtonnier


2 L’avocat est tenu de présenter sa comptabilité à toute demande du Bâtonnier.
Refus : faute exposant l’avocat à une sanction disciplinaire.

2 – Caisse de règlements pécuniaires


Création
Article 53-9° Loi 1971 et Articles 236à 244 Décret 1991
Article 236 Décret = La CARPA est créée par une délibération du CO ou par une délibération
conjointe des CO lorsqu’elle est commune à plusieurs barreaux.
Article 237 Décret = la Caisse relève de la responsabilité du ou des barreaux qui l’ont instituée.

Article 238 Décret = Ce sont les barreaux qui fixent le statut, en rédigeant s’il y a lieu, l‘acte constitutif,
en arrêtant le règlement et les règles de fonctionnement de la Caisse. Ils fixent les droits et obligations
des avocats adhérents et notamment celles relatives à la tenue de la comptabilité.

Article 239 Décret = La délibération portant création de la Caisse et son règlement sont notifiés par
LRAR au procureur général près la CA dans le ressort de laquelle est établi le siège de la caisse. Il
peut les déférer à la CA.

L’Union Nationale des Caisses d’Avocats (UNCA) regroupe les 173 CARPA représentant les 181
barreaux français.
Elle apporte une assistance aux CARPA en leur proposant des documents-types, en les aidant à
établir leur règlement intérieur, en mettant à leur disposition des logiciels informatiques ou en se
chargeant des relations avec les banques.
Elle assure également une formation et une information des responsables élus et administratifs des
CARPA.
Elle coopère avec la Chancellerie, les CARPA et les barreaux pour l’administration du maniement des
fonds affectés à l’AJ.

Les CARPA ne sont pas assujetties à la TVA.


Fonctionnement
Comptes, Sous-comptes et sous-sous-comptes
Un compte général est ouvert au nom de la CARPA ou à la Caisse des Dépôts et Consignations.
Il est divisé en autant de sous-comptes que d’avocats ou de groupements d’avocats et chacun de ces
sous-comptes est subdivisé par affaire (sous-sous-compte).
Aucun sous-compte ne peut être déficitaire (sinon délit = Article 314-1 Code pénal).
Dans la mesure où la CARPA est obligatoire, l’avocat ne peut procéder aux règlements pécuniaires
que par l’intermédiaire de cette caisse.

Article 241 Décret = Aucun retrait des fonds par l’avocat ne peut intervenir sans un contrôle préalable
de la caisse.
Article 8 Arrêté 6 juillet 1996 : L’avocat doit présenter à la Caisse une demande de retrait avec les
justifications de ce retrait.
Article 241 Décret = aucun prélèvement d’honoraires ne peut intervenir sans la présentation d’une
autorisation écrite du client.

Modalités de règlement par l’avocat des sommes figurant sur un des sous-comptes de son
cabinet
Les CARPA demandent aux bénéficiaires pour chaque règlement, qui ne sera effectué que par
chèque, l’indication du nom du bénéficiaire et après avoir établi le chèque elles-mêmes l’envoient à
l’avocat qui y appose sa signature.
Comptabilité de l’avocat
La comptabilité de l’avocat doit comprendre au moins :
- Un livre journal :
o il doit mentionner par ordre chronologique, sans blancs ni ratures ni reports en
marge, toutes les opérations qu’elles soient effectuées en espèces, chèques,
virements ou autrement.
o Le livre journal, coté et paraphé par le Bâtonnier, indique notamment pour chaque
3 opération sa date, le nom de la partie pour laquelle l’opération est effectuée, le
libellé clair et succinct de l’opération ainsi que le montant et le mode de
règlement ;
- Une comptabilité clients des fonds reçus :
o Elle est retracée dans un livre de comptes clients qui contient le compte de
chaque client par le relevé de toutes les recettes et dépenses effectuées pour lui.
o Deux balances semestrielles sont effectuées : 30 juin et 31 décembre
- Une comptabilité clients des valeurs et effets reçus :
o Un relevé est établi pour chaque client pour toutes les entrées et les sorties de
valeurs et effets.
Les quittances délivrées aux clients doivent comporter la date, le nom de l’avocat, le nom et l’adresse
de la partie versante, le montant et la cause du versement ou de la remise ainsi que pour le fonds, le
mode de versement.

Article 242 Décret 1991 = l’avocat qui est autorisé à ouvrir un bureau secondaire procède aux
règlements pécuniaires par l’intermédiaire de la CARPA de son barreau.

Dispositions particulières tenant à la rémunération de l’avocat


Avant tout règlement définitif, l’avocat remet à son client un compte détaillé qui doit faire ressortir
distinctement les frais et déboursés, les émoluments tarifiés et les honoraires.
Il doit porter la mention précédemment reçues à titre de provision ou autre.
Ce compte peut être délivré par l’avocat à la demande de son client ou du Bâtonnier ou lorsqu’il est en
requis par le président du TGI ou le 1 er Président de la CA saisi d’une contestation en matière
d’honoraires ou débours ou en matière de taxe = article 12 al. 2 Décret 12 juillet 2005.

L’avocat titulaire d’un compte à la CARPA doit être en mesure de présenter à tout moment les fonds
au versement desquels ses clients peuvent prétendre et il ne peut prélever sur ce compte que les
honoraires qui lui sont dus et avec l’accord préalable de ses clients.
Saisie-attribution des sommes en compte
Avant l’existence de la CARPA : pas d’opposition à ce que les deniers ou effets mobiliers détenus par
un avocat au nom de son client fassent l’objet d’une saisie-attribution dès lors que l’avocat s’abstient
de révéler quelle est l’origine des fonds qu’il détient.
Mais l’existence de la CARPA ne modifie pas cette règle : les fonds CARPA sont saisissables.
On ne peut pas imposer le secret professionnel de l’avocat pour couvrir un refus de divulgation de
renseignements qui aurait unqt pour but de protéger le client contre les actions justifiées de ses
créanciers et ce, alors que les fonds que l’avocat a reçus sur son compte CARPA l’ont été en
exécution d’un jugement ou d’une opération juridique.
Article 42 Loi 9 juillet 1991 = possibilité de saisir entre les mains d’un tiers les créances de son
débiteur portant sur somme d’argent. Deux conditions : le tiers saisi doit réunir les qualités de tiers ET
de débiteur par rapport au 1er débiteur saisi.
Article 44 Loi 1991 et Cass. Civ. 2ème 9 janv. 2003 = la CARPA a qualité de tiers saisi.
Dès lors que la CARPA a reçu de l’avocat les renseignements concernant les sommes détenues, elle
doit avertir l’huissier et transférer les fonds sur un compte séquestre ce qui a pour effet de rendre les
sommes indisponibles.
Cass. Civ. 2ème 9 janv. 2003 = la nécessité d’interroger l’avocat titulaire d’un compte individuel
constitue un motif légitime au sens de l’Article 60 Décret 31 juillet 1992 et l’avocat est tenu de faire
une réponse « sans délai » à la CARPA.

L’attribution des intérêts


Les intérêts du compte CARPA de l’Ordre sont attribués à chaque Ordre d’avocats.
Ils leur permettent d’organiser la formation professionnelle de leurs membres, les consultations
gratuites, la défense de certains clients non pris en charge par l’indemnisation des affaires de l’aide
judiciaire ou de commissions d’office.

Contrôle
Le contrôle est CARPA est confié à un commissaire aux comptes attaché à chaque Cassie et par une
Commission nationale de contrôle.
4 Le CAC, qui est indépendant, doit contrôler le respect par les caisses de l’ensemble de ses règles et
obligations légales et réglementaires et rédiger un rapport annuel qui est soumis au Bâtonnier, au
procureur général et à la Commission nationale de contrôle.
La Commission est chargée, quant à elle, de veiller au respect par les caisses de l’ensemble des
règles et obligations prévues par les textes.
Elle est composée du Président du CNB, du Bâtonnier de Paris, du Président de la Conférence des
Bâtonniers, du Président de l’UNCA.
Chaque Caisse doit justifier auprès de la Commission de ses moyens matériels, et notamment
informatiques, et en personnel nécessaires à son bon fonctionnement.
Elle dispose d’un pouvoir d’injonction à l’égard des Caisse et elle peut suspendre le fonctionnement
d’une Caisse et désigner un administrateur provisoire.
Ses décisions sont susceptibles d’un recours devant la CA Paris.

3 – Assurance au profit de qui il appartiendra et Garantie financière


Assurance au profit de qui il appartiendra
Cette assurance est contractée par le Barreau auprès d’une entreprise d’assurances.
Article 207 Décret 1991 = elle garantit, au profit de qui il appartiendra, le remboursement des fonds et
la restitution des effets et valeurs reçus à l’occasion de l’exercice de leur activité professionnelle par
les avocats membres du barreau souscripteur.

Article 208 Décret = Elle s’applique en cas d’insolvabilité de l’avocat membre du barreau souscripteur
du contra sur la seule justification que la créance soit certaine, liquide et exigible.
Pour l’assureur, l’insolvabilité de l’avocat résulte d’une sommation de payer ou de restituer suivie de
refus ou demeurée sans effet pendant 1 mois à compter de sa signification.
Cass. Civ. 1ère 27 mai 1998 : cette sommation n’est pas indispensable si l’insolvabilité est établie par
ailleurs.
L’auteur de la sommation et l’avocat avisent sans délai le Bâtonnier de cette sommation.
L’avocat membre du barreau souscripteur ne peut recevoir des fonds, effets ou valeurs d’un montant
excédant celui de la garantie accordée par l’assureur.

Garantie financière
Article 27 §2 Loi 1971 et Article 210 Décret 1991 = Les avocats qui n’appartiennent pas à un barreau
garantissant les maniements de fonds par l’assurance doivent organiser eux-mêmes leur propre
garantie financière et surtout en justifier.
Article 210 Décret = L’obligation de garantie financière incombe aux SCP et aux SEL d’avocats, aux
avocats exerçant la profession à titre individuel ou dans le cadre d’une association ou d’une SEP ainsi
qu’aux avocats exerçant la profession en qualité de collaborateur dans la mesure où ils exercent en
même temps la profession pour leur compte propre.

Articles 210 à 227 Décret = sur les sociétés de caution mutuelle habilitées.
Article 211 Décret = la caution résulte d’une convention écrite qui en fixe les conditions générales et
précise notamment le montant de la garantie accordée, les conditions de rémunération, les modalités
de contrôle comptable ainsi que les contre-garanties éventuellement exigibles.
Article 212 Décret = la garantie est affectée au remboursement des fonds et à la restitution des effets
et valeurs reçus par l’avocat à l’occasion de l’exercice de son activité professionnelle.
Article 213 Décret = montant garantie : montant maximal des fonds que l’avocat envisage de détenir.
Articles 214 et 215 Décret = le mode de détermination de ce montant est révisé à la fin de chaque
période annuelle ou lors de circonstance particulières survenant en cours d’année, et il peut être
relevé à la demande de l’avocat pour une période de temps limitée.
Article 216 Décret = l’avocat ne peut recevoir des fonds, effets, valeurs que dans la limite du montant
de la garantie accordé.

Article 217 Décret = la banque ou l’établissement financier délivre à l’avocat une attestation de
garantie.
Article 218 Décret = Le garant peut procéder à des vérifications, consultations de registres,
documents comptables ainsi que le relevé intégral des comptes affectés à la réception des fonds de la
5 clientèle par l’intermédiaire du Bâtonnier.

Articles 219 à 225 Décret : la garantie est mise en œuvre dans les mêmes conditions de l’assurance
maniement de fonds (au profit de lui il appartiendra).

Article 222 Décret = la garantie cesse à la suite SOIT de l’expiration du contrat de caution SOIT de la
dénonciation de ce contrat par l’avocat ou le garant SOIT par le décès de la personne garantie (ou
clôture de sa liquidation si c’est une PM) SOIT par la suspension provisoire, l’interdiction temporaire,
l’omission ou la radiation de l’avocat.
Si radiation : possibilité de proroger la garantie sur autorisation du Bâtonnier.

Article 223 Décret = En cas de cessation de la garantie, le garant est tenu d’en informer
immédiatement par LRAR ou remise d’avis contre récépissé, le Bâtonnier et l’établissement dans
lequel est ouvert le compte affecté à la réception des fonds.
Le Bâtonnier en avise, sans délai et dans les mêmes formes, les personnes dont les noms et
adresses figurent dans les documents comptables et qui sont SOIT les auteurs de versements ou de
remises SOIT les destinataires éventuels de ces versements ou remises.
Article 224 Décret = La garantie continue de produire ses effets à l’égard des tiers jusqu’à l’expiration
d’un délai de 3 jours suivant l’avis de cessation de garantie donnée par le garant au Bâtonnier.
Les créances qui ont pour origine un versement ou une remise effectués avant la cessation de la
garantie restent couvertes par le garant si elles sont produites par le créancier dans un délai de 3 mois
à compter de la date de réception de la LRAR.

Cumul de l’assurance et de la garantie


Article 226 Décret = L’avocat membre d’un barreau qui a contracté l’assurance, peut recevoir des
fonds, effets ou valeurs pour un montant excédant le montant maximal de la garantie accordée par
l’assureur s’il justifie, à concurrence des sommes excédentaires, d’une garantie financière accordée
dans les conditions prévues.
L’avocat n’est autorisé à conclure des conventions de garantie avec plusieurs garants que dans le cas
où le montant des sommes qu’il envisage de recevoir est supérieur au montant de la garantie que
chacun des garants peut lui accorder.
Chaque garant doit être avisé de toutes les conventions passées avec les autres garants et doit être
avisé, le cas échéant, de toute modification, qui aurait pour effet de réduire, de suspendre ou de
supprimer tout ou partie des garanties initialement accordées par les autres garants

L’ordre d’intervention des garants est précisé dans un document distinct portant la signature de tous
les garants.

Bureaux secondaires
L’assurance et la garantie financière souscrites dans le cadre de l’établissement principal, doivent être
étendues aux actes accomplis dans le bureau secondaire.
De même pour les structures inter-barreaux.

Poursuites disciplinaires
Article 17 § 9 Loi 1971 = la mise en cause de l’assureur ou de la garantie en raison de l’impossibilité
d’un avocat de rembourser les fonds reçus par lui à titre de mandataire ne fait pas obstacle à des
poursuites disciplinaires ou pénales, les conditions d’assurance et de garantie doivent être justifiées
auprès du Bâtonnier qui en rend compte au CO et au procureur général.