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La musicothérapie 

La musique fait partie de notre quotidien qu’on le veuille ou


non. Dans les films, les bandes annonces, les pubs, la télé, les
vidéos, aux magasins, à la radio dans la voiture. On écoute de
la musique sans arrêt sans même s’en rendre compte. Mais
alors est ce que la musique peut soigner ?

Comment ?

La musicothérapie est une pratique de soin utilisant la


médiation sonore ou musicale afin d’instaurer ou de restaurer
une communication verbale ou non verbale entre le soignant
et le soigné. Par la musique, le patient laisse surgir ses
émotions, ses souffrances et ses sensations pour se découvrir
et évoluer vers un mieux-être, une résolution ou une
meilleure utilisation de ses ressources. C’est donc très pro et
ça nécessite un thérapeute qualifié.

Pour qui ?

A l’origine, on l’utilisait pour apaiser les souffrances


psychiques et c’était un moyen de se relaxer et de renforcer
l’estime de soi. Maintenant, ça s’est un peu élargit et on
utilise ça pour stimuler les fonctions intellectuelles et
cognitives notamment pour des patients atteint de maladie
neuro ou autres.

Elle permet donc l’accompagnement :

Des personnes en difficulté sociale ou comportementale pour


reconstruire une image positive d’elles-mêmes ;
Des personnes souffrant de troubles psychoaffectifs ou
psychiatriques (schizophrénie, paranoïa...) ;

Des personnes souffrant de troubles sensoriels, physiques ou


neurologiques (Alzheimer) ;

Des personnes souffrant d’addiction ou ayant subi un


traumatisme ;

Des personnes souffrant de stress, de phobies, d’anxiété et de


leurs manifestations psychosomatiques.

On l’utilise aussi contre la douleur.

On a actuellement deux formes. L’active ou le patient travaille


autour de la pratique instrumentale et passive ou il écoute et
échange avec le thérapeute sur les sentiments qu’il ressent
en écoutant celle-ci.

Mais alors est ce que ça marche ?

Alors avant, c’était hyper empirique mais maintenant avec


l’évolution de la neuro imagerie on peux vraiment voir ce que
ça donne. Généralement quand il y a de la musique, le
cerveau se synchronise de lui-même. On a vu que les voies
d’entrée de la musique dans le cerveau sont plus complexes
que celle de la parole, ça stimule beaucoup plus de zones. Ça
a la capacité d’augmenter la plasticité du cerveau et d’ainsi
créer de nouvelles connexions synaptiques. On va prendre
des exemples, dans l’autisme, les patients ont souvent une
hypersensibilité à la musique. Cela impact vraiment les
capacités d’attention et donc ça diminue les troubles du
comportement. Autre chose pour les patients en rééducation
neurologique, à la suite d’un trauma crânien ou un AVC, la
musique peux accélérer la récupération de fonction
intellectuelles endommagées.

Cas particulier pour Alzheimer, ça ne guérit pas, mais ça


ralentie la maladie, on a des patients qui sont capables de
mémoriser une chanson et de la reproduire alors qu’on
pensait qu’il n’avait plus aucune mémoire.

Quelles musiques pour quels traitements  ?

Rien n’est laissé aux hasards on ne va pas mettre du Jule à un


patient alors qu’il déteste le rap. Il peut en effet choisir le
style de musique qu’il veut. Le thérapeute va faire une sorte
de playlist dans une logique dite en U : stimulant relaxant
stimulant. On commence généralement par un rythme
proche du rythme cardiaque et on poursuit en le ralentissant
et ensuite on revient sur un rythme pus soutenu.

Pas toujours prise aux sérieux :

Alors, moi-même je suis un peu dubitative quand aux sérieux


de cette pratique. Mais, j’ai envie d’y croire. D’ailleurs ses
applications sont très répandues dans les hôpitaux.
Cependant, on a une grande hétérogénéité des pratiques et
approches qui rendent difficiles l’évaluation des effets sur la
santé.

Enfaite, si un hôpital veut engager un musicothérapeute


souvent, ce seront des bénévoles ou des infirmiers / aides-
soignants formé à la musicothérapie. Ce n’est pas un domaine
qui génère beaucoup de sous car souvent non rémunéré
puisqu’on n’est pas sûre de ses bienfaits.

Cependant, les études de validité se multiplient et l’apport


des neurosciences vont nous permettre de valider ou non
cette méthode dans les années qui suivent.

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