Vous êtes sur la page 1sur 103

UNIVERSITE MOULOUD MAMMRI DE TIZI-OUZI

FACULETE DES SCIENCES ECONOMIQUES, DE GESTION ET DES


SCIENCES COMMERCIALES

DEPARTEMENT DES SCIENCES DE GESTION

Mémoire pour l’obtention du Diplôme de Master en


Science de Gestion
Spécialité : Finance d’Entreprise
Sujet

Essai d’évaluation de la performance


financière de l’entreprise publique et
économique cas de l’entreprise Electro-
Industrie d’AZAZGA : 2011 à 2014

Présenté par :

Mlle ISSAD Sarah


Mlle KACED Souhila

Soutenu publiquement devant le jury composé de :


Mr. HAMMACHE Mohand, M.A.A, UMMTO, …………………….Président.
Mr. KARA Rabah, M.C.A, UMMTO, ………………………………..Encadrant.
Mr. DAHAK Abdennour, M.C.A, UMMTO, ………………………...Examinateur.

Promotion 2017 / 2018


Remerciements

En guise de reconnaissance, nous tenons à témoigner nos sincères remerciements à toutes les
personnes qui ont contribués de près ou de loin à l’élaboration de ce travail.

Nos sincères gratitudes à monsieur KARA Rabah pour la qualité de son enseignement, ses
précieux conseils qu’il n’a jamais manqué de nous conseiller et de nous orienter tout au long
de notre mémoire, qu’il trouve ici l’expression de notre respect et de notre profonde
reconnaissance.

Nous tenons à remercier l’ensemble du personnel de l’ELECTRO-INDUTRIES pour leur


patience, leur conseils et pour le suivi qu’ils ont portaient à nos travaux.

Nous présentons nos respects et nos sincères remerciements aux membres du jury qui ont
accepté d’évaluer notre travail.

Nous n’oserions oublier de remercier tout le corps professoral de notre faculté des sciences
économiques, commerciales et des sciences de gestions, pour le travail énorme qu’ils
effectuent pour nous créer les conditions les plus favorables pour bon déroulement de nos
études.

Nous voudrions exprimer notre profonde reconnaissance et remerciement à nos parents et nos
familles qui ont tout sacrifié dans leurs vies, pour nous garantir une éducation et un avenir.

Nous ne pourrons clôturer ces quelques lignes sans témoigner nos plus vifs remerciements à
nos chers amis.
Dédicaces

Toutes les lettres ne sauraient trouver les mots qu’il faut. Tous les mots ne
sauraient exprimer la gratitude, l’amour, le respect et la reconnaissance.

Je dédie ce mémoire à mes chers parent, pour tous leur sacrifices, leur amour,
leur tendresse, leur soutien tout au long de mes études.

A mes chères sœurs, pour leurs encouragements permanents et leur soutien


moral.

A mes chers frères, pour leur appui et leurs encouragements.

A toutes ma famille et mes amies pour leur soutien tout au long de mon
parcours universitaire.

A mon amie Sarah, qui a été toujours ma main droite.

Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fruit de


votre soutien infaillible.

Merci d’être toujours là pour moi.

Souhila
Dédicaces
A mes chers parents, aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon
amour éternel et ma considération pour les sacrifices que vous avez consenti
pour mon instruction et mon bien être.

Je vous remercie pour tout l’amour, la tendresse et le soutien que vous me portez
depuis mon enfance et pour toutes vos prières tout au long de mes études. Que
dieu vous accorde santé, bonheur et longue vie et faire en sorte que jamais je ne
vous déçoive.

A mes chers sœurs et frère, que j’adore, je vous souhaite un avenir plein de joie
et de bonheur, de réussite et de sérénité que dieu vous garde et vous protège.

A mes chères tantes En témoignage de l’attachement, de l’amour et de


l’affection que je porte pour vous, vous avez toujours été présentes pour les bons
conseils et les encouragements. Votre affection et votre soutien m’ont été d’un
grand secours au long de mon parcours universitaire. Veuillez trouver dans ce
travail ma reconnaissance pour tous vos efforts et l'expression de mon respect le
plus profond.

A ma grand-mère chérie Qui m’a accompagné par ses prières et invocations,


qu’Allah t’accorde une longue vie pleine de santé et de bonheur.

A la mémoire de mon cher grand père J’aurais tant aimé que tu sois présent,
que Dieu ait ton âme dans son vaste Paradis.

A mes oncles, tantes, cousins et cousines Ceux que j’ai omis de citer

A toute ma famille, que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux et le fruit


de votre soutien infaillible.

A Souhila et mes amies de toujours, en souvenir de notre amitié et des moments


qu’on a passés ensemble, merci d’être toujours là pour moi.

Sarah
Liste des abréviations
BFR : Besoin en Fond de Roulement

CE : Capitaux Engagé

CRT : Crédit de Trésorerie

DPD : Décalages de Paiement Défavorable

DPF : Décalages de Paiement Favorable

DPO : Disponibilités

EBE : Excédent Brut d’Exploitation

E-I : Electro - Industrie

ENEL : Entreprise Nationale des industries électrotechnique

EVA : Economic Value Added

FR : Fond de Roulement

FRN : Fond de Roulement net

RAO : Résultat d’Activité Ordinaire

RC : Rentabilité commerciale

RE : Rentabilité Economique

RNE : Résultat Net d’exploitation

RF : Rentabilité Financière

TN : Trésorerie Nette

TMB : Taux de Marge Brute

RSE : Responsabilité Sociale des Entreprises


Listes des tableaux et figures

A- La liste des tableaux

Tableau N°01 : Les principales dimensions de mesure de la performance. ............................. 23


Tableau N°02 : Actifs au 31/ 12 des années 2011, 2012, 2013, 2014 U = DA. ....................... 70
Tableau N°03 : Les immobilisations nettes de l’E-I. ................................................................ 71
Tableau N°04 : les impôts différés. .......................................................................................... 72
Tableau N°05 : Les stocks et en cours. ..................................................................................... 73
Tableau N°06 : Les créances et les comptes assimilés. ............................................................ 73
Tableau N°07 : Disponibilités et assimilés de l’E-I.................................................................. 74
Tableau N°08 : Le passif au 31/12 des années 2011 /2012 /2013/ 2014. U = DA. ................ 75
Tableau N°09 : Les capitaux propres de l’E-I. ......................................................................... 76
Tableau N°10 : Le passif non courant. ..................................................................................... 77
Tableau N°11 : Le passif courant de l’E-I. ............................................................................... 78
Tableau N°12 : Le tableau de compte de résultat de 2011, 2012, 2013, 2014. ........................ 79
Tableau N°13 : Détermination de fonds de roulement par le haut du bilan. ............................ 82
Tableau N°14 : Détermination de fonds de roulement par le bas du bilan. .............................. 82
Tableau N°15 : détermination de besoin en fonds de roulement. ............................................. 83
Tableau N°16 : Présentation de la trésorerie nette.................................................................... 84
Tableau N°17 : détermination de la trésorerie nette. ................................................................ 84
Tableau N°18 : Ratio de rentabilité économique. ..................................................................... 85
Tableau N°19 : Ratio de rentabilité financière. ........................................................................ 86
Tableau N°20 : Ratio de rentabilité commerciale..................................................................... 86
Tableau N°21 : calcule de ratio de taux de marge brute. .......................................................... 87
Tableau N°22 : calcule de ratio de solvabilité générale. .......................................................... 87
Tableau N°23 : détermination de ratio d’autonomie financière. .............................................. 88
Tableau N°24 : Détermination de ratio de liquidité générale. .................................................. 89
Tableau N°25 : Détermination de ratio de liquidité réduite. .................................................... 89
Tableau N°26 : Détermination de ratio de liquidité immédiate. ............................................... 90
Tableau N°27 : présentation des éléments de la fonction de modèle d’Altman. ...................... 91
Tableau N°28 : Détermination de chaque élément de la fonction Z score. .............................. 91
Tableau N°29 : Evaluation de la performance à partir du modèle d’Altman. .......................... 91
Tableau N°30 : Evaluation de la performance à partir du modèle d’EVA. .............................. 92
B- La liste des figures

Figure N°01 : Les quatre piliers de la performance organisationnelle. .................................... 24


Figure N°02 : présentation de bilan. ......................................................................................... 46
Figure N°03 : les étapes et outils-clés du processus d’évaluation. ........................................... 57
Résumé

La performance financière est la capacité de l’organisation à faire du profit et d’être


rentable. Elle est évaluée à partir des documents comptables dont ils jouent un rôle important
dans la détermination de la situation financière. Pour mesurer cette performance il faut
connaitre les outils d’analyse (les indicateurs, les ratios, les principaux déterminants) et les
modèles d’évaluation, pour que les dirigeants puissent porter un jugement sur la santé de
l’entreprise.

L’objet de notre travail est d’évaluer la performance financière au sein de l’entreprise


publique algérienne ; en effet, notre enquête a été menée auprès de l’entreprise Electro-
Industries d’Azazga. La recherche sur le terrain nous a permis de comprendre le concept de la
performance et de l’évaluer. Autrement dit de détecter les facteurs qui sont l’origine de cette
performance.

Mots clés : la performance financière ; la rentabilité ; les outils d’analyse ; modèles


d’évaluation.

Abstract
Financial performance is the ability of the organization to make a profit and be profitable.
It is evaluated from the accounting documents of which they play an important role in the
determination of the financial situation. To measure this performance you need to know the
analytical tools (indicators, ratios, main determinants) and the evaluation models, so that
managers can make a judgment on the health of the company.
The purpose of our work is to evaluate the financial performance within the Algerian
public company; indeed, our survey was conducted with the company Electro-Industries
Azazga. Field research has allowed us to understand the concept of performance and evaluate
it. In other words to detect the factors that are the origin of this performance.

Keywords: financial performance; the profitability; analysis tools; evaluation models.


Sommaire

Introduction générale ................................................................................................................. 10

Chapitre 1 : Aspects théoriques de la performance financière .................................................. 15

1-1 Le concept de performance ................................................................................ 16


1-2 La performance financière ................................................................................. 27
1-3 Les indicateurs de la performance financière ..................................................... 32

Chapitre 2 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance financière .............................. 41

2-1 Les outils d’analyse de la performance financière ............................................. 43


2-2 Le processus d’évaluation d’entreprise .............................................................. 53
2-3 Les méthodes d’évaluation de la performance financière d’une entreprise ....... 58

Chapitre 3 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de l’entreprise ELECTRO


INDUSTRIE d’Azazga ................................................................................................................ 63

3-1 Présentation de l’organisme d’accueil ..................................................................... 64


3-2 Présentation et analyse de la situation financière de l’entreprise Electro- Industries
pour les années 2011, 2012,2013 et 2014 ................................................................. 69
3-3 Evaluation de la performance financière à partir des modèles .................................. 90

Conclusion générale……………………………………………………………………….......95
Introduction générale

L’objet ultime de toute entité économique est la réalisation du profit. Pour atteindre ces
objectifs l’entreprise ne doit pas seulement disposer des ressources humaines qualifiées mais
aussi les moyens financiers suffisants pour assurer sa performance.

D’une manière générale, la performance est un résultat chiffré obtenu dans le cadre d’une
compétition, au niveau d’une entreprise elle exprime le degré d’accomplissement des objectifs
poursuivis.

En effet, la mesure de la performance prend une dimension essentielle au sein de toute


organisation dont l’existence dépend de l’efficience. Cette performance a longtemps été
réduite à sa dimension financière, elle consiste à réaliser la rentabilité souhaitée par les
actionnaires. Mais cette vision est tôt abandonnée, ce concept est devenu multidimensionnel,
il existe autant d’approches de performance telle que ; la performance économique ;
technique ; humaine ; environnementale ; citoyenne ; financière… etc.

Pour notre part, nous avons choisis de consacrer notre étude à la dimension financière et ça
après avoir présenté la performance d’une maniérée générale. La performance financière peut
être appréciée à partir de ses différents critères et déterminants et en analysant certains
indicateurs financiers liés à l’activité de l’entreprise et à sa structure financière ; cette
performance consiste à réaliser la rentabilité et préserver la pérennité de l’entreprise.

La performance financière d’une entreprise ne se limite pas au résultat dégagé en fin


d’année ; qui est considéré comme le premier indicateur mais ils existent d’autre indicateurs.

En effet ces derniers permettent d’accéder à des informations précises sur les opérations
financière, les modalités d’organisation et les activités commerciales.

Il s’agit des outils qui facilitent la gestion et l’exploitation des données disponible afin
d’améliorer les résultats et de réduire au minimum les erreurs et les omissions susceptible
d’occasionner d’importantes pertes.

L’évaluation et le suivi de la performance des entreprises sont des activités qui ont pris
beaucoup d’ampleur dans les dernières années. L’évaluation est l’action qui nous permet
d’apprécier la valeur.

11
Introduction générale
Ce cas se fait au niveau de l’entreprise industrielle Elecro-Indutries, Azazga. Elle est
spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des transformateurs de distributions et
moteurs électriques, l’Electro-Industries est le leader en Algérie dans ce domaine. En
particulier, elle détient une part de 70%.1

Les produits fabriqués par cette dernière sont réalisés et contrôlés suivants les normes
conformément aux normes internationales et recommandations européennes.

Les matériels, moteurs, transformateurs sont essentiellement destinés au marché algérien,


elle détient une part importante de celui-ci.

Nous avons tiré intérêt dans cette recherche parce que cette dernière nous a permis de
renforcer les connaissances dans le domaine de la gestion financière.

Le présent travail porte sur l’étude de la performance financière d’une entreprise


industrielle. En portant notre choix sur ce thème, nous voulons porter un jugement sur la
performance de cette entreprise étant donné que la bonne gestion dépend de sa performance.

Notre étude essaie de répondre à la problématique suivante :

 l’entreprise Electro-Industries d’Azazga a- t- elle la capacité financière de


réaliser sa rentabilité ?

Une telle problématique soulève un certain nombre d’interrogations qui constituent autant
de préoccupations dans le cadre de ce travail, à savoir :

 Quelles sont les déterminants de la performance ?


 Comment mesurer la performance financière de l’entreprise ?
 Quelles sont les outils d’évaluation de la performance financière ?
 Quelles sont les modèles d’évaluation de la performance financière ?
 L’ELECTRO INDUSTRIES calcule-t-elle ses couts moyens pondérés du
capital ?

Ainsi, au regard de notre préoccupation nous portons sur un objectif principale et des
objectifs spécifiques, à savoir :

1
Produit- Electro industries. Disponible sur : www.electro-industries.com , rubrique06.

12
Introduction générale
L’objectif principal consiste à :

 Evaluer la performance financière de l’entreprise Electro-Industries.

Et des objectifs spécifiques présentés comme suite :

 connaitre l’importance des indicateurs de la performance.


 Identifier les paramètres de la performance financière.
 Comprendre le résultat réalisé par l’entreprise Electro-Industries.
 Déterminer les modèles d’évaluation de la performance financière.

Pour répondre à notre problématique de départ nous allons procéder à un travail de


recherche théorique et empirique.

Pour ne pas s’exposer à la diversité qui touche ce domaine d’étude nous délimitons notre
sujet dans une dimension spatiale, cette recherche concerne seulement l’entreprise Electro-
Industries, AZAZGA, et une dimension temporelle, dont elle couvre la période de 2011
jusqu’à 2014.

Pour une meilleure appréhension du sujet qui fait l’objet de notre recherche, il s’est avéré
nécessaire que nous adoptions un ensemble des règles et procédés pour atteindre l’objectif que
nous nous sommes fixés. Pour y arriver nous avons fait recours aux méthodes et techniques
suivantes :

 La méthode d’étude de cas : c’est une étude qualitative, dont on doit mettre en
relation notre problématique avec l’entreprise. Après avoir développé cette relation on
doit commencer par une analyse, et on finit par adapter la problématique aux données
collectées. On fera aussi appel aux documents donné par l’entreprise (bilans,
tableaux…), sur lesquelles nous allons pratiquer une étude de contenue.

Cette dernière nous a aidé a analysé les informations tirées des ouvrages scientifiques, des
articles, des revues et des journaux et des mémoires.

 La notion de performance financière, ainsi les outils et méthodes d’évaluations


de la performance financière.

Nous avons structuré notre travail en trois chapitres, touchant ainsi l’ensemble des points ;
définitions, caractères, piliers, critères, déterminants, indicateurs, outils et méthodes

13
Introduction générale
d’évaluation. Selon une démarche d’études effectuée par l’exploitation de tous ce qu’on a pu
avoir des documents et d’informations.

Ce travail se compose de deux chapitres théoriques et un chapitre empirique.

Les deux premiers chapitres sont consacrés à l’aspect théorique.

Dans le premier chapitre nous présentons : la performance financière, qui nous a permis
d’identifier en premier temps le concept de performance, sa définition, ses caractères et ses
piliers. Ensuite ; la performance financière, sa définition, ses critères et ses déterminants.
Enfin, les indicateurs de la performance financière, la rentabilité, la profitabilité et
l’autofinancement.

Le second chapitre traite les outils et méthodes d’évaluation de la performance financière,


ses outils d’analyse, le processus d’évaluation d’entreprise et enfin les méthodes
d’évaluations : modèle d’Eva et D’Altman.

Le dernier chapitre de ce travail, est consacré au marché industriel notamment à l’industrie


présenté par l’entreprise Electro- Industries. L’analyse de l’objet de ce chapitre.

La présentation de l’Electro-Industries, l’analyse des bilans et l’analyse des modèles


d’évaluation adoptés font l’objet de notre cas empirique.

Il y’a lieu de signaler que notre analyse a été fondé sur l’ensemble des documents et
informations collectés au niveau de l’entreprise, qui nous ont aidé à orienter notre étude de
contenu.

14
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

14
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

Introduction

Les succès d’aujourd’hui créent les attentes de demain. Pour réaliser leur potentiel, les
entreprises doivent en permanence améliorer leurs performances et concrétiser leurs projets
et objectifs quels que soient les changements qui affectent leur environnement.

Les entreprises cherchent toujours à améliorer leur performance, car elle exprime le
degré d’accomplissements de leurs objectifs poursuivis. Cette dernière est un concept
imprécis et multidimensionnel, qui ne se comprend que dans le contexte où il est utilisé :
performance financière, économique, organisationnelle, sociale, sociétale…, ces notions
sont utilisées dans une logique d’amélioration de performance pour garantir un meilleur
positionnement sur le marché et aussi pour mieux cerner et comprendre ce concept.

Une entreprise est performante si cette dernière crée de la valeur pour son propre profit
ainsi que pour ses parties prenantes : actionnaires, salariés, client

Ce chapitre essaye d’étudie le concept de la performance d’une manière générale et la


notion de la performance financière d’une manière particulière.

Dans ce premier chapitre nous allons aborder les aspects théoriques de la performance
financière, en mettant en évidence le concept de la performance, les critères de la
performance financière et ses principaux déterminants qui peuvent assurer la pérennité de
l’entreprise. Ensuite nous présenterons les différents indicateurs utilisés par les entreprises
dans leur analyse de la performance financière.

15
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

1-1- Le concept de performance

Selon le maitre-assistant Sogobossi Bertrand dans son article tiré de la revue des
sciences de gestion il présente le concept de performance comme suite :

« La performance est un concept couramment utilisée dans le domaine de la vie des


affaires. En effet, ce concept recouvre un vaste corpus de définitions et de pratiques
diverses, dans différents champs de l’activité socio-économique. Cependant, il demeure
difficile d’en donner une définition simple du fait de ses multiples dimensions. »1

1-1-1- La définition de la performance

Le terme de performance remonte au 13 siècle, Etymologiquement, il vient de l’ancien


français par former qui signifiait « accomplir, exécuter » au XIIIe siècle (Petit Robert). Le
verbe anglais « to perform » apparaît au XVe siècle avec une signification plus large. C’est
à la fois l’accomplissement d’un processus, d’une tâche, mais aussi les résultats obtenus
ainsi que le succès dont on peut se prévaloir.2

A partir de 19 siècles, il désigne à la fois les résultats obtenus par un cheval de course
sur les hippodromes et par extension, le succès d’un athlète. Au début du 20 siècle, ce
terme s’applique aux indications chiffrées caractérisant la possibilité d’une machine, et
désigne par extension un rendement ou une fiabilité exceptionnelle. (Richard ; Hubault et
Noulin,).3

Gilbert, décrit la performance dans une relation ternaire entre les objectifs visés (cibles,
estimations, projections), les moyens pour les réaliser(les ressources humaines, matérielles,
financières ou informationnelles) et les résultats obtenus (biens, produits, services). Cette
définition de la performance s’applique à tout système ordonné (individu, organisation,
système etc.) qui produits des résultats à partir des ressources de base.

1
SOGOBOSSI, Bertrand. Perception de la notion de performance par les dirigeants de petites entreprises en
Afriques. La revue des sciences de gestion, Université CAME, FASEG. Edition : direction et gestion, p 5.
ISSOR, Zineb. Projectics, proyéctica, projectique : La performance de l’entreprise un concept complexe aux
2

multiples dimensions. N°17. Edition : Boeck supérieur, 2008à 2017, p93-103.


3
SANNI Yaya Hachimi, mc. La problématique de la performance organisationnelle, ses déterminants et les
moyens de sa mesure :une perspective holistique et multicritérielle. Edition : faculté des sciences de
l’administration de l’université Laval, direction de la recherche, 2003. P.34.

16
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

La mesure de performance est alors réalisée sur trois axes :1

- La pertinence : c’est le rapport entre les objectifs initiaux et les ressources


acquises pour les atteindre.
- L’efficience : c’est le rapport entre les résultats obtenus et les ressources utilisées.
- L’efficacité : c’est le rapport entre les résultats obtenus et les objectifs initiaux.

On peut dès lors parler d’optimisation de la performance on appliquant cette dernière


sur chacun des trois axes, soit on optimisant les méthodes d’acquisitions des ressources
pour n’obtenir que ce qui est nécessaire (pertinence), on optimisant les méthodes de
production des résultats afin de diminuer la consommation des ressources (efficience) et on
optimisant la fixation des objectifs sur les résultats obtenus le plus réalistement possible(
efficacité).

Selon Bourguignon, définit la performance en gestion en trois niveaux :2

- L’action : la performance désigne simultanément les résultats et les actions mises


en œuvre pour les atteindre, c’est-à-dire un processus.
- Le résultat de l’action : la performance correspond alors à un résultat mesuré par
des indicateurs et se situant par apport à un référant qui peut être indigène ou exogène.
- Le succès : la performance renvoie à un résultat positif, et par la même aux
représentations de la réussite propre de chaque individu et chaque établissement.

Pour expliquer mieux la performance, nous retiendrons la définition de Bourguignon car


elle regroupe les trois sens recensés ci-dessus et lui reconnait explicitement son caractère
polysémique. Ainsi, elle peut se définir « comme la réalisation des objectifs
organisationnels, quelles que soient la nature et la variété de ces objectifs. Cette réalisation
peut se comprendre au sens strict (résultat, aboutissement etc.), ou au sens large du
processus qui mène au résultat comme l’action. » 3

Pour Michel Lebas, la performance n’existe que si on peut la mesurer et cette mesure ne
peut en aucun cas se limiter à la connaissance d’un résultat.Alors, on évalue les résultats
atteints en les comparants aux résultats souhaités ou à des résultats étalons.IL a construit sa

LECLERCQ, David. De l’économie à l’écologie de l’attention, Février. Disponible sur :


1

https://medium.com/@interludist/webperf-et-%C3%A9conomie-de-lattention-c09c5aea44ec
2
BOURGUIGNO, Annick. Peut-on définir la performance. Revue française de comptabilité, 1995, p 62.
ANGEL, Dohou, NICOLAS, Berland. Mesure de la performance globale des entreprises, comptabilité et
environnement, mai 2007, France.
3
BOURGUIGNO, A. Performance et contrôle de gestion, 2000, p934.

17
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

définition en présentant ce qu’il a appelé les caractères communs de performance comme


suit : 1

- Accomplir, réaliser une activité dans un but déterminé.


- Réalisation d’un résultat.
- Comparaison d’un résultat par apport à une référence interne ou externe.
- Aptitude à réaliser ou d’accomplir un résultat (potentiel de réalisation).
- Appliquer des concepts de progrès continus.
- Jugement de la performance par plusieurs acteurs concernés qui peuvent ne pas
avoir la même vision et la même approche.
- Mesurer par un chiffre ou une expression communicable.

1-1-2- Le caractère multidimensionnel de la performance

L’approche unidimensionnelle de la performance est une vision limitée tôt abandonnée,


le concept de performance dans cette approche été réduit à une dimension simple centrée
sur la seule dimension financière. Cependant, la fin des années 80 a été consacrée à la
naissance d’un environnement économique plus complexe au cours de la période 80-90.2
Cette nouvelle réalité a entrainé l’abandon de l’approche unidimensionnelle au profit d’une
vision plus large présenter par différentes dimensions telles que : la performance
stratégique, la performance concurrentielle, la performance socio-économique3.

1-1-2-1- La performance stratégique

« Elle est appelée aussi la performance à long terme. Elle utilise comme indicateur de
mesure, un système d’excellence », c’est un système de qualité et de gestion d’entreprise
fondée sur sept familles de critères qui sont les suivants :4

- Le leadership.
- La stratégie d’entreprise ou planification stratégique.
- L’orientation client et marché.
- La mesure et analyse des performances de l’organisation.
- L’orientation ressources humaines.
1
LEBAS, Michel. Définir la performance. Revue française de comptabilité, 1995. P62.
2
Issor, Zineb. La performance de l’entreprise : un concept complexe aux multiples dimensions. Edition : Boeck
supérieur, 2017.
3
Ibid., p28.
4
SOGOBOSSI, Bertrand. Perception de la notion de performance par les dirigeants de petites entreprises en
Afriques. La revue des sciences de gestion, Université CAME, FASEG. Edition : direction et gestion, p128.

18
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

- Le processus de management.
- Le résultat du business.

Il s’agit d’un système de management intégré afin d’optimiser les résultats et les
investissements.

Selon C.Marmuse, J.Barette et J. Bérard, Les facteurs nécessaires à la réalisation de


cette performance sont entre autres :1

- La croissance des activités.


- Une stratégie bien pensée.
- Une culture d’entreprise dynamique.
- La capacité de l’organisation à créer de la valeur pour ses clients.
- La maitrise de l’environnement.
- Une forte motivation des membres de l’organisation ou un système de volonté
visant le long terme.

J-Y Saulquin et G.Schier « ajoutent à cette liste la prise en compte de la responsabilité


sociale de l’entreprise. R. Dixon et Al feront remarquer que ces différents facteurs qui
déterminent le succès peuvent aussi conduire à l’échec lorsqu’ils sont poussés à l’extrême.
La performance stratégique est la seule à maintenir la distance avec les concurrents et est
garante de la pérennité de l’entreprise. »2

Afin d’atteindre la performance à long terme ou la performance stratégique, pour la


haute direction le souci majeur est de communiquer ses objectifs stratégiques au personnel
et d’assurer leur transformation en objectifs opérationnels.

1-1-2-2- La performance concurrentielle

Pour Michael porter, la recherche de la performance ne dépend plus de la seule action


de la firme, « elle matérialise le succès qui résulte non seulement des seules actions de
l’organisation, mais aussi de ses capacités à s’accommoder, voire à s’approprier, les règles
du jeu concurrentiel dans son secteur. »3

1
SAINT-ONGE, Sylvie, HAINES, Victor. Gestion des performances au travail : Bilan de connaissance. Revue.
Edition : Boeck supérieur, 2007, p.15-52.
2
ISSOR, Zineb. Op.cit., p31.
3
MORAND, Marie caroline. La performance globale est ses déterminants. Disponible sur : https://creg.ac-
versailles.fr/la-performance-globale-et-ses-determinants (consulté le dimanche 20 avril 2008).

19
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

La nature du système concurrentiel détermine la manière dont la performance peut être


obtenue, celle-ci repose sur la logique selon laquelle l’atteinte d’un résultat donné dépend
de la nature des systèmes concurrentiels et surtout sur les modes de compétitions et de
l’intensité de la lutte concurrentielle entre les forces en présence. C’est en détectant
suffisamment les caractéristiques changeantes des systèmes concurrentiels de chacune des
activités d’entreprise ou en anticipant sur des bases nouvelles de différenciation (création
de valeur) que les entreprises peuvent s’approprier des sources potentielles de
performance.1

Cette performance est liée au milieu concurrentiel de l’organisation .Elle peut être à la
fois l’exploitation d’un potentiel existant (qui permet de conserver une position favorable)
et le développement de nouvelles formes d’avantages concurrentielles par anticipation
/construction des règles du jeu qui prévaudront dans l’avenir.2

La performance concurrentielle dépond largement de l’analyse stratégique des règles du


jeu concurrentiel.

1-1-2-3- La performance socio-économique

C’est la performance qui regroupe la performance organisationnelle, la performance


sociale, la performance économique et financière et la performance commerciale à la fois.

a- La performance organisationnelle

Il existe plusieurs définitions conceptuellement acceptables mais distinctives de la


performance selon le domaine touché et le contexte d’utilisation, « La performance
organisationnelle concerne la manière dont l’entreprise est organisée pour atteindre ses
objectifs et la façon dont elle parvient à les atteindre, chaque organisation a un travail à
faire, des moyens de déterminer dans quelle mesure elle le fait bien et des façons de
communiqué ses résultats. De plus, l’angle d’analyse dépendra de la personne « qui
parle », qui définit la performance. On dit donc que la performance organisationnelle est un
concept multidimensionnel, car il y a autant de définitions que de personnes qui ont un
intérêt dans l’organisation. Pour un gestionnaire, la performance se définit souvent sous
l’angle de l’efficience et de l’efficacité, tandis que pour les employés, la satisfaction au

1
ISSOR, Zineb. Op.cit. p34.
2
Ibid. op.cit. p33.

20
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

travail, la qualité du climat de travail et leurs conditions de travail sont des critères
importants.1

M.Kalika « considère la performance organisationnelle comme une performance


portant directement sur l’efficacité de la structure organisationnelle et non pas sur ses
éventuelles conséquences de nature sociale ou économique ». Les facteurs qui permettent
d’apprécier cette efficacité organisationnelle sont les suivants : 2

- Le respect de la structure formelle.


- Les relations entre les composants de l’organisation.
- La qualité de la circulation de l’information.
- La flexibilité de la structure.

b- La performance sociale

« La performance sociale des entreprises est déterminée au sein de la RSE, c’est-à -dire
la responsabilité sociale des entreprises. Elle vise à apprécier le comportement social des
cadres, des encadrants et des dirigeants de celle-ci.

Cette pratique permet également d’évaluer la performance des salariés et de trouver des
facteurs d’amélioration compatibles avec la performance à atteindre par l’entreprise.

Elle sert à évaluer le bien -être des salariés dans l’entreprise et s’inscrit dans une optique
de développement durable. L’amélioration de ce bien- être passe par la résolution des
problèmes existants au sein de l’entreprise, tels que l’absentéisme, les arrêts maladie, le
stress, les problèmes relationnels ou encore le harcèlement moral ».3

La performance sociale est mesurée selon C. Marmuse par la nature des relations
sociales qui interagit sur la qualité des prises de décisions collectives, l’importance des

1
Régionautravail.com: Terrebonne. Mascouche. La performance organisationnelle. Disponible sur
http://www.regionautravail.com
2
Travail et qualité de vie : Réflexion sur le travail, la législation, le fonctionnement de l’entreprise, le
management et le GRH. L’efficacité organisationnelle : c’est quoi ? , publier le : 10 novembre 2014.
Disponible sur : https://travailetqualitedevie.wordpress.com
3
LES EXPERTS OOREKA. Principe de la GRH, performance sociale, juin 2018.Disponible
sur :https://grh.ooreka.fr

21
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

conflits et des crises sociales (nombres, gravité, dureté…), le niveau de satisfaction des
salariés qui est un indicateur de la fidélisation des salariés de l’entreprise.1

c- La performance économique et financière

Elle peut être définie comme la survie de l’entreprise ou par sa capacité à atteindre ses
objectifs.Cette performance est mesurée par des indicateurs quantitatifs tels que :2

- La rentabilité des investissements et des ventes.


- La profitabilité.
- La productivité.
- Le rendement des actifs.
- L’efficacité.

Cet aspect économique et financier de la performance est resté pendant longtemps, la


référence en matière de performance et d’évaluation d’entreprise. Elle intègre la création
de valeur pour les clients, l’actionnaire et la satisfaction des investisseurs.3

d- La performance commerciale

Encore appelée performance marketing, elle peut être définie comme la capacité de
l’entreprise à satisfaire sa clientèle en offrant des produits et des services de qualité
répondant aux attentes des consommateurs.4

Les entreprises visant la performance commerciale doivent se soucier des besoins de


leurs clients, prendre en compte les stratégies de leur concurrents afin de conserver, voire
de développer leurs parts de marché. Cette dernière est mesurée par :5
1- Des critères quantitatifs : tels que :
- La part de marché.
- Le profit.
- Le chiffre d’affaire.

1
MARMUS-Christian. Performance encyclopédie de gestion, tome02. Edition : Economica, paris, 2007, p
118.
2
ISSOR, Zineb, op.cit. P 37_38.
3
Ibid. p 37 - p38.
4
Ibid., p 39.
5
PECASSIOH, Venance Ouattara. Diagnostic financier et performance d’une entreprise en Côte d’Ivoire.
Ecole supérieur de gestion de Paris- MBA finance d’entreprise 2007.

22
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

2- Des critères qualitatifs : tels que :


- La capacité à innover pour le client.
- La satisfaction des clients.
- La fidélisation de la clientèle.
- La rentabilité par segment, par client, par produit, par marché…
- L’attrait de nouveaux clients.

Tableau N°1 : les principales dimensions de mesure de la performance.


Dans le tableau suivant, on va vous présenter les performances selon toutes les
dimensions qu’on a vues. On montrant les critères de chacune d’eux :

Dimensions Critères
Performance Réussir à satisfaire des clients (sur la qualité et la
commerciale disponibilité des produits)
Bénéficier de la croissance des ventes
Etre capable d’innover
Elargissement de la clientèle
Etre le meilleur dans sa catégorie en termes de qualité des
produits
Parvenir à une grande notoriété dans le domaine par le
« bouche à oreille »
Assurer la disponibilité permanente du produit
Performance Atteindre ses objectifs sans gaspillage de ressources
Stratégique Atteindre ses objectifs et être capable d’en poursuivre
d’autres pour accroître ses activités
Performance Etre capable de tenir face à la lutte concurrentielle
concurrentielle
Performance Croissance des bénéfices d’année en année
financière Parvenir à réaliser des investissements non liés à l’activité

Source : Bertrand SOGOBOSSI Bocco. Perception de la notion de performance par les


dirigeants de petites entreprises en Afrique. La Revue des sciences de gestion, p 23.

23
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

1-1-3- Les piliers de la performance d’une organisation


Les piliers de la performance sont le support et la base de la performance d’une
organisation.
Selon Paul Pinto1la performance de l’entreprise est liée à l’effort, que les dirigeants
consacrent afin de maintenir leur entreprise à un haut niveau. En effet, cet auteur a bien
montrer que l’entreprise pour caractéristique d’investir elle s’appuie sur quatre piliers
comme suite :

- Les marchés : ou se mesure la compétitivité.


- Les hommes : qui fondent la productivité.
- Les métiers : ou se joue la rentabilité.
- Enfin les valeurs : socle du système dans son ensemble.

« La performance de l’entreprise est directement impactée par l’effort que les dirigeants
consacrent à maintenir leur entreprise au niveau des meilleurs pratiques sur chacun de ses
territoires. »2Ces piliers entretiennent des relations synergiques très fortes ; c’est des
relations d’associations, de coopérations ou de collaboration. C’est le phénomène pour
lequel les entreprises agissent en commun, ensemble afin de créer un effet globale.

Figure N° 01 : Les quatre piliers de la performance organisationnelle.

La performance organisationnelle de l’entreprise a quatre piliers, présentés dans le


schéma suivant :
La compétitivité La vitalité

Le pilier marché Le pilier des valeurs

La rentabilité La productivité

Le pilier métiers Le pilier humain

Source : PINTO Paul, la performance durable, les Editions Dunod, Paris p11, 2003.

1
PAUL, Pinto. La performance durable. Edition : Dunod, Paris, 2003, p11.
2
Ibid. Op.cit., p 12.

24
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

Les piliers de la performance sont en relation les uns aux autres. La productivité pour
pilier du personnel est représentée par les salariés, ou ce qu’on appelle la ressource
humaine, cette ressource permet à l’entreprise de générer son revenu et de faire face à la
concurrence (compétitivité pour pilier du marché). Lorsque une entreprise à un personnel
productif et à la capacité à faire face aux concurrents, elle peut s’adapter à son
environnement et à son marché (la vitalité pour pilier des valeurs), c-à-dire la survie de
celle-ci.
La présence de toutes ces conditions permet à l’entreprise d’utiliser ses ressources
d’une façon rationnelle et de réaliser sa rentabilité souhaitée (la rentabilité pour pilier de
métier).
Les piliers de performance sont les suivants :1
1-1-3-1 La compétitivité pour pilier du marché
La compétitivité d’une entreprise mesure l’incapacité relative d’entreprises, de secteurs,
de régions, de pays ou d’ensemble économiques à vendre leurs produits sur les marchés
internationaux. Elle fait référence à la capacité à générer de façon durable un revenu et un
niveau d’emploi relativement élevé, tout en étant restant exposé à la concurrence
internationale.2

Ainsi, la compétitivité est l’aptitude pour une entreprise, un secteur ou l’ensemble des
entreprises d’une économie à faire face à la concurrence, soit par sa capacité à augmenter
ou maintenir ses parts de marchés, soit par sa capacité à satisfaire la demande et le besoin
intérieur (consommateurs) ou extérieur (mondial) pour un secteur d’activité ou un
pays.Pascallon stipule « Qu’une firme sera dite compétitive pour un produit donné si elle
est capable de l’offrir sur les marchés à des prix inférieurs ou égaux à ceux des concurrents
effectifs ou potentiels, mais suffisants pour rémunérer les facteurs nécessaires et dégager
une marge bénéficiaire supérieure ou égale à celle des concurrents ».3
a- L’efficience du marché des produits

L’environnement concurrentiel est un des facteurs de la croissance. L’efficacité des


marchés est liée à la nature du contrôle étatique mais aussi à l’importance de la demande.

1
PINTO, Paul. Op.cit. 12-13.
2
GLOSSAIRE : compétitivité. Eurostat statistics Explaind. Publier le 8 février 2013 à 12.33. Disponible sur le
site : http://ec.europa.eu/eurostat/statistics
3
PASCALON.P .L’assurance qualité facteur de compétitivité, IN AZOUAOU, N .A.BELOUARD. La politique de
mise à niveau des PME algériennes : enlisement ou nouveau départ. P, 4.

25
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

b- L’efficience du marché de travail

La flexibilité du marché de travail doit permettre une bonne allocation des mains-
d’œuvre entre les secteurs d’activité et d’offrir une rémunération aux salariés liée à leur
productivité.

c- Le développement des marchés financiers

La bonne allocation du capital est assurée par les marchés financiers. Celui-ci doit
orienter l’épargne nationale vers les besoins de financement les plus rentables. La
confiance et la transparence sont aussi essentielles dans le développement.

1-1-3-2- La vitalité pour pilier des valeurs

La vitalité d’une entreprise est en rapport avec ses valeurs. Car ce dernier constitue un
système de protection contre les menaces qui pèsent sur l’entreprise. C’est un signe qui
montre si elle arrive à bien s’adapter à son environnement et, par conséquent, à son marché
et à ses concurrents. Selon PINTO «le système de valeur maintient l’entreprise dans un lien
fort et positif avec son environnement »1. Cependant, la vitalité c’est bien plus que la
survie pure et simple : c’est aussi la capacité à prospérer, à gagner en qualité et en quantité.

1-1-3-3 La productivité pour pilier du personnel

La productivité désigne le rapport entre une production et les moyens qui sont mis en
œuvre pour l’obtenir. Ces moyens découlent des ressources dont dispose l’entreprise et se
matérialisent par le travail, le capital technique, les capitaux engagés, l’expérience …

Les salariés font donc partie prenante de cette productivité, c’est-à-dire que cette
productivité dépond d’eux en partie, on parle de capital humain. Ils constituent la
principale ressource des entreprises.

« Les hommes constituent la principale ressource des entreprises et sans doute un des
derniers éléments de différenciation et d’avantage concurrentiel. »2 Pour un personnel
productif, il suffit juste de le motiver en instaurant un système de communication entre les
dirigeants et les employés, en exprimant une vision claire de l’entreprise (son ambition,
son objectif et sa politique).

1
PINTO, Paul. Op.cit. p13.
2
Ibid. p79.

26
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

1-1-3-4 La rentabilité pour pilier de métier


Le territoire métier est un enjeu majeur de la performance, stratégie et rentabilité. C’est
le domaine de l’excellence stratégique et opérationnelle dans lequel l’entreprise va puiser
une grande partie de sa performance. Les exigences en termes de création de valeur
conduit à s’interroger si l’entreprise utilise de façon rationnelle ses ressources. Il convient
cependant d’étudier la performance financière qui traduit la santé financière de l’entreprise.
1-1- La performance financière

Pour bien cerné la notion de performance financière nous allons d’abord la définir avant
de présenter ses critères et ses indicateurs de mesure.

1-2-1- Définition de la performance financière

C’est la capacité d’une organisation à faire du profit, à être rentable en faisant de la


valeur ajoutée et en atteignant ses objectifs fixes à partir d’une stratégie.

Selon P.Paucher, la firme performante est celle qui investit de façon régulière, c’est -à-
dire des dépenses immédiates réaliser en vue de recettes futures, afin d’assurer sa survie et
sa croissance. Toutefois, l’auteur ajoute que le financement de ces dépenses immédiates ne
sera possible que si la firme a réalisé précédemment un surplus monétaires ou une
épargne.1

Pour SAHUT et AL, la performance financière peut être comme les revenus issus de la
détention des actions. Les actionnaires étant le dernier maillon de la chaine à profiter de
l’activité de l’entreprise.2

1-2-2- Les critères de la performance financière

Les caractéristiques de la performance financière sont très nombreuses mais les plus
utilisés sont :
- L’efficacité.
- L’efficience.
- L’économie des ressources.
- La qualité.

1
PAUCHER, Pierre. Mesure de la performance financière de l’entreprise. Collection de la gestion en plus :
Office des Publications Universitaire. Algerie.1993. P. 20.
2
SAHUT, Jean Michel, JS Lantz. La création de valeur et performance financière. La revue du financier. 2003.
P.28

27
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

1-2-2-1- L’efficacité

Le concept de performance intègre tout d’abord la notion d’efficacité, c’est-à-dire l’idée


d’entreprendre et de mener une action à son terme.

L’efficacité c’est la capacité d’une personne, d’un groupe ou d’un système de parvenir à
ses fins, à ses objectifs. Etre efficace revient à produire à l’échéance les résultats et réaliser
des objectifs fixés, objectifs qui peuvent être définis en terme de quantité, de qualité, de
couts, de rapidité, de rentabilité. Elle signifie que les actions menées ont permet de
répondre aux principaux constituants stratégiques.1

D’après BOUQUIN « l’efficacité est le fait de réaliser les objectifs et finalités


poursuivis ».2 Cependant, selon VOYER L’efficacité peut être orientée vers l’intérieur ou
l’extérieur de l’unité. L’efficacité interne est mesurée par les résultats obtenus comparés
aux objectifs que l’on a fixés et l’efficacité externe est déterminée par les bons résultats
obtenus, l’atteinte des objectifs en fonction de la cible, du client et la production des effets
voulus sur les cibles. En effet, voyer propose le ratio suivant pour mesurer l’atteinte des
objectifs fixés :3

𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐭𝐩𝐮𝐭𝐬 𝐫é𝐚𝐥𝐢𝐬é𝐬 (𝐨𝐛𝐣𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐢𝐧𝐬)


L’efficacité =
𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐭𝐩𝐮𝐭𝐬 𝐯𝐢𝐬é𝐬 (𝐨𝐛𝐣𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 é𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬)

La performance consiste donc à obtenir un certain résultat par apport à un objectif


donné.
1-2-2-2 L’efficience
Le concept de performance intègre ensuite la notion d’efficience, c’est-à-dire l’idée que
les moyens utilisés pour mener une action à son terme ont été exploités avec un souci
d’économie.
L’efficience est un composant important de la mesure de la performance, c’est
l’optimisation de la consommation des ressources utilisées dans la production d’un résultat.
Elle se mesure à partir de rapports entre les résultats obtenus et les ressources utilisées.

1
MICHELLE BARBARE, Olivier Miller. Manager. DUNOS, Paris, 2006, p346.
2
BOUQUIN, Henri. Le contrôle de gestion. 8eme Editions. Paris.2008, p75.
3
VOYER, Pierre. Tableau de bord de gestion et indicateurs de performance. 2eme édition presse de
l’université du Québec .P113.

28
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

Voyer propose le ratio suivant :1

𝐫é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭𝐬 (𝐨𝐮𝐭𝐩𝐮𝐬𝐭𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬)


L’efficience =
𝐫𝐞𝐬𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬é𝐞𝐬 (𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐟𝐨𝐮𝐫𝐧𝐢)

Une action sera donc considérée comme efficiente si elle permet d’obtenir les résultats
attendus aux moindres couts.
1-2-2-3 L’économie des ressources

« L’économie est l’acquisition des ressources financières, humaines et matérielles


appropriées, tant sur le plan de la qualité que celui de la quantité au moment, au lieu et au
cout moindre »2.
D’après BOUQUIN l’économie consiste à se procurer les ressources au moindre cout,
c’est-à-dire l’utilisation des ressources à moindre cout dans la réalisation des objectifs.3
A partir des définitions ci-dessus, on peut conclure qu’une meilleure économie de
ressource nécessite la réduction des couts, plus que les couts sont minimisés plus
l’économie est meilleure.
Une entreprise économise lorsqu’elle :
- Evite les dépenses inutiles.
- Utilise de manière rationnelle ses ressources.
Cette économie permet l’amélioration de la performance de l’entreprise.
1-2-2-4- La qualité

Au sens large, la qualité est la « manière d’être », bonne ou mauvaise, de quelque


chose. 4

Selon la norme (ISO 9000) définit la qualité comme « l’aptitude d’un ensemble de
caractéristiques intrinsèques d’un objet (produit, service…) à satisfaire des exigences ».5

1
VOYER, Pierre. Op cit, p 110.
2
Ibid. P 110-113.
3
.BOUQUIN, Henri. Op.cit.P75.
4
CHRISTIAN, Doucet. La qualité pourquoi, comment ? , éditeur : presse universitaire France, 4 ème édition,
2013, p5-15.
5
ISO 9000 :2005(Fr). Système de management de qualité- Principes essentielles et vocabulaires. Remplacer
par ISO9000 :2015. Disponible sur le site web : http://www.iso.org. Disponible aussi auprès du secrétariat
central de l’ISO (sales@iso.org).

29
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

« La qualité est définie comme la perception qu’à la capacité d’un produit à satisfaire
ses attentes étant donné son prix, la qualité technique d’un produit ».1

La qualité est également importante pour l’entreprise, car elle est la meilleure source de
fidélité et de satisfaction de la clientèle, le principal atout vis-à-vis de la concurrence et le
seul axe possible pour préserver la croissance et la rentabilité. En effet les critères
d’appréciation de la performance financière varient selon les auteurs, il en est de même
pour ses indicateurs et déterminants.2

1-2-3- Les déterminants de la performance financière

Il existe plusieurs déterminants de la performance financière parmi lesquels nous


citons :
- La politique financière.
- La compétitivité.
- La création de valeur
1-2-3-1- La politique financière
La politique financière est l’un des plus importants déterminants de la performance
financière.

« La politique financière est la conduite des affaires de l’entreprise pour ce qui


concerne ses aspects financiers structurels. Elle consiste à préparer et à prendre les
décisions utiles en vue d’atteindre l’objectif de maximisation de la richesse énoncé ci-
dessus. Cela suppose la définition et la mise en place d’instruments de mesure et
d’évaluation adaptés. Cela nécessite de choisir les critères et les sous-objectifs pour les
décisions intermédiaires. Cela implique, enfin, d’organiser les circuits d’informations. »3
Ainsi, les principales composantes de la politique financière sont :

- L’identification des besoins de financement et leur minimisation.


- La recherche des ressources financières au moindre cout et à risque supportable.
- La décision d’investissement et la recherche des gains maximaux.
- La décision de distribuer des revenus aux associés.

1
Phillips .w, Gérard .K, « management stratégique et compétitivité », éd de Boeck, Bruxelles, 1995, p189
2
R.Leféburre, G.Venturi. Gestion de la relation client. Edition : Eyrolles, France, p 33.
La politique financière de l’entreprise- Numilog en PDF disponible sur : http://excerpts.numilog.com
3

30
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

- La gestion des risques d’investissement et de financement.


- La prévision et la planification financière.
- L’optimisation de la valeur de la firme.
La définition de la politique financière relève de la direction générale de l’entreprise
bien plus que sa direction financière, qui n’y participe le plus souvent qu’à titre de conseil
et d’exécutant.

En effet, la politique financière est l’ensemble des pratiques mises en œuvre par les
dirigeants d’une firme pour appréhender les flux financiers qui la traversent et influer sur
eux dans le sens voulu. Elle est une pratique orientée vers l’accomplissement d’un but ou,
plus exactement, vers l’atteinte d’un ensemble d’objectifs.

1-2-3-2- La compétitivité

La compétitivité d’une entreprise représente ses performances à long terme, sa


croissance, une entreprise dite compétitive obtient des résultats supérieurs à la moyenne.

De façon plus fine, la compétitivité peut s’exprimer au niveau de produit. On distingue


alors la compétitivité prix et la compétitivité hors prix. La première se rapporte à des
produits substituables entre eux et qui rivalisent par les prix.1 La seconde fait référence à
des explications structurelles des performances en termes de qualité de produit.2

Selon SAUVIN, « être compétitif, c’est être capable d’affronter la concurrence tout en
se protégeant ».3

La compétitivité participe à la détermination de la performance financière de


l’entreprise, car elle permet de générer des ressources financières.

1-2-3-3- La création de valeur

La création de valeur consiste, d’une part, à accroitre la productivité de l’entreprise et,


d’autre part, à rechercher une croissance durable et rentable. La création de valeur peut

SAUVAIN, Thierry. La compétitivité de l’entreprise, l’obsession de la firme allégée. Edition : Ellipses, Paris
1

25-11-2005, p18.
2
Ibid., p 35.
3
Ibid., p8.

31
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

s’apprécier à travers la capacité de l’entreprise à effectuer des investissements, plus au


moins risqués, avec une rentabilité qui est supérieur au cout moyen pondéré du capital. 1

La création de valeur doit éveiller un véritable système de gestion par la valeur


gouvernant l’ensemble des procédures de toute entreprise par exemple le budget et
l’allocation des ressources. Elle est alors employée au niveau de toute prise de décision
pour orienter tout le personnel vers la maximisation de la performance financière.

1-3- Les indicateurs de la performance financière

L’indicateur est un instrument statistique qui permet d’observer et de mesurer un


phénomène. C’est un outil de contrôle de gestion permettant de mesurer le niveau de
performance atteint selon des critères d’appréciation définis.

« Ces indicateurs permettent d’accéder à des informations précises sur les opérations
financières, les modalités d’organisations et les activités commerciales. Il s’agit d’outils
qui facilitent la gestion et l’exploitation des données disponibles afin d’améliorer les
résultats et de réduire au minimum les erreurs et les omissions susceptibles d’occasionner
d’importantes pertes. »2

A- L’utilité des indicateurs de la performance financière

« Les entreprises disposent d’indicateurs de performance financière peuvent évaluer


avec précision la rentabilité de leurs activités, les besoins en trésorerie pour assurer la
pérennité de celle-ci, le cycle d’exploitation des produits ou des services proposés sur le
marché. Grace aux informations générées par le logiciel, les responsables sont en mesure
de déterminer précisément les délais de paiements des clients et des fournisseurs, des
données qui permettent d’estimer la santé financière de l’entreprise. Avec ces données, il
est possible de comparer des résultats financiers de deux sociétés travaillant dans le même
secteur d’activité. »3

« Les indicateurs de la performance financière sont également indispensables pour


améliorer l’organisation globale et la productivité de l’entreprise. Les chiffres peuvent
indiquer les principales causes d’une baisse de rentabilité : absentéisme, insuffisance des
1
Mataf .net. Glossaire : création de la valeur. Publier le mardi, 3 juillet2018.Disponible sur :
https://www.mataf.net
2
Talentia software. Indicateur de performance financière pour mieux gérer les ressources de son entreprise,
2014. Disponible sur : http://www.talentia-software.com/ref/indicateur-de-performance-financiere.html
3
Ibid.

32
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

moyens humains, problème d’organisation des équipes, sous-traitance, etc. A partir de ces
données, les dirigeants d’entreprise pourront définir et appliquer des solutions pertinentes,
identifier des marges de progression au sein des différents départements des sociétés. La
mise en place de stratégie plus efficaces dans les produits et des services servants à
accroitre rapidement le taux de rentabilité. »1

B- Les différents types d’indicateurs

Il existe plusieurs types d’indicateurs, selon Mendoza et AL nous avons les indicateurs
de moyens, les indicateurs de résultats et les indicateurs de contexte.2

Les types d’indicateurs sont présentés comme suite 3:

B-a-Les indicateurs de moyens

C’est la mesure de la disponibilité, de l’affectation, du niveau de consommation des


moyens humains, matériels, financiers par exemple pour une activité du service.

Grace à ces ratios nous pourrons comprendre quelle a été la disponibilité et l’affectation
des ressources de l’entreprise allouée à la réussite de ses objectifs.

B-b Les indicateurs de résultat

Ils expriment le niveau de performance atteints grâce aux moyens et aux ressources
alloués durant la période mesurée, ils peuvent également être appelés indicateurs de
réalisations.

Les indicateurs de résultat servent à déterminer si l’activité a ou non atteint les objectifs
visés ou produit les résultats voulus. Ce sont par exemple les indicateurs suivants :

- Indicateurs choisis de connaissance, d’attitudes et de pratique mesurés par une


enquête.
- Perceptions des survivantes concernant la qualité et les bienfaits des services
fournis par une organisation ou une institution telles que mesurées lors d’entrevues
individuelles.

1
Talentia software. Indicateur de performance financière pour mieux gérer les ressources de son entreprise,
2014. Disponible sur : http://www.talentia-software.com/ref/indicateur-de-performance-financiere.html
2
MENDOZA et AL. Tableau de bord et balance scorecard quide de gestion RF, groupe revue fiduciaire, 2002,
p65-67
3
ERIC, Cauvain, PIERRE-Laurent, Bescos. L’évaluation des performances dans les entreprises françaises : une
étude empirique. Revue de littérature, 2004.

33
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

B-c Les indicateurs de contexte

Les indicateurs de contexte sont des indicateurs externes à l’entreprise. Ils peuvent
indiquer une cause de baisse ou de hausse des indicateurs de moyens et des indicateurs de
résultats.

C- Les caractéristiques d’un bon indicateur

Les caractéristiques d’un bon indicateur ou de tout autre instrument de mesure sont les
mêmes, d’après Voyer nous cherchons à respecter plusieurs critères regrouper en quatre
volets qui sont :1

- La pertinence : c’est-à-dire l’indicateur doit permettre de mesurer, il doit être


spécifique au contexte étudie et avoir une signification pour l’utilisateur et pour l’objet.
- La qualité et la précision se mesure : l’indicateur doit être précis, claire et bien
formulé. En outre il doit faire ressortir toute variation significative de l’objet de mesure
dans le temps et dans l’espace.
- La faisabilité ou disponibilité des données : cela signifie qu’on doit avoir les
informations nécessaire pour produire l’indicateur, et il doit être facile à déterminer et au
moindre cout.
- La convivialité : elle représente la possibilité opérationnelle, visuelle et cognitive
d’utiliser correctement et confortablement l’indicateur. C’est-à-dire accessible, simple,
claire, et bien illustré.

Un bon indicateur doit être aussi :2

- Valide : mesure exacte d’un comportement, d’une pratique ou d’une tache qui sont
l’extrant ou l’effet attendus de l’intervention.
- Fiable : mesurable d’une manière constante dans le temps et dans la même façon
par différents observateurs.
- Précis : défini en termes clairs du point de vue opérationnel.
- Mesurable : quantifiable au moyens des outils et des méthodes disponibles.
- Opportun : fournir une mesure à des intervalles temporels pertinents et appropriés
compte tenu des buts et activités du programme.

1
VOYER, Pierre, op.cit., p68.
2
GALDEMAR Virginie, GILLES Léopold, SIMON Marie-Odile. Performance, Efficacité, efficience : Les critères
d’évaluation des politiques sociales sont-ils pertinents ? Décembre 2012, p 13-14. Disponible sur :
www.credoc.fr N°299.

34
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

- Important pour le programme : lié au programme ou à la réalisation des objectifs


du programme.

Les indicateurs de mesure de la performance financière sont nombreux. Ils permettent


de comparer les résultats dégagés par l’activité de l’organisation avec les moyens
financiers mis à sa disposition. Ces indicateurs sont : la rentabilité, la profitabilité et
l’autofinancement.

1-3-1 La rentabilité

La rentabilité est une notion fondamentale dans tout investissement. Selon HOURAU
« la rentabilité est l’aptitude de l’entreprise à accroitre la valeur des capitaux investies,
autrement dit à dégager un certain niveau de résultat ou de revenu pour un montant donnée
de ressources engagées dans l’entreprise ».1

La rentabilité est donc le rapport entre un revenu obtenu ou prévu et les ressources
employées pour l’obtenir.

On distingue deux types de rentabilité :

1-3-1-1- La rentabilité économique ROA (Return on assets)

« Cette rentabilité économique est estimée par le résultat d’exploitation moins l’impôt
sur les sociétés, rapportés aux capitaux stables de l’entreprise.Elle permet d’apprécier la
performance d’une société en retenant l’ensemble de ses capitaux durables (capitaux
d’endettement et les capitaux propres). »2

Elle rapporte la richesse produite aux moyens capitalistiques engagés (immeubles,


machines, brevets, besoin de fond de roulement…). Elle permet de mesurer la capacité de
l’entreprise à offrir un rendement à l’ensemble de ses sources de financement, créanciers
et actionnaires.

Elle détermine quel revenu l’entreprise parvient à générer en fonction de ce qu’elle a.


C’est donc un ratio utile pour comparer les entreprises d’un même secteur économique.

1
HOARAU, Christian. Maitriser le diagnostic financier, 3 eme édition, Revue fiduciaire, 2008, p88.
2
LES EXPERTS OOREKA. Rentabilité économique. Organiser sa comptabilité, juillet 2018. Disponible sur :
https://comptabilite.ooreka.fr

35
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

𝐫𝐞𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐝′𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Rentabilité économique =
𝐫𝐞𝐬𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬

1-3-1-2- La rentabilité financière et l’effet de levier financier

La rentabilité financière mesure la capacité des capitaux investis par les actionnaires et
associés (capitaux propres) à dégager un certain niveau de profit. Ce ratio correspond à ce
que la comptabilité anglo-saxonne appelle le « Return on equity » ou encore « ROE ».

La rentabilité financière est présentée par le ratio :1

𝐫é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭
Rentabilité financière =
𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬

Selon HOARAU « le taux de rentabilité financière permet d’apprécier l’efficience de


l’entreprise dans l’utilisation des ressources apportés par les actionnaires. »2

Si la rentabilité financière est supérieure à la rentabilité économique, alors on dira que


l’entreprise bénéficie d’un effet de levier.

La différence entre ces deux rentabilité nous donnera ce qu’on appelle l’effet de levier,
qui est définit comme étant la possibilité d’emprunter de l’argent pour spéculer et espérer
ainsi démultiplier les gains (tout en augmentant les risques).3

L’effet de levier financier fait référence au poids respectif des capitaux propres et des
dettes financières dans le financement de l’entreprise, son analyse permet de savoir si le
financement par endettement a favorisé une amélioration de la rentabilité des capitaux
propres de l’entreprise.

L’effet de levier s’exprime comme suite : 4

RF= RE+ (RE-i) *D/C

1
FRANCOIS Angel, FREDERIC Kletz .Cours de comptabilité générale. Edition : Mines paris, paristech.Les
presses, P 117.
2
HOARAU, Christian, Op.cit., p91.
3
Les Echos.fr, Lexique financier avec le vernimmen.net. Effet de levier. Disponible sur :
https://www.lesechos.fl
4
DANIEL, Antraigue. Choix des investissements et des financements. Gestion des investissements - effet de
levier financier-, p 2-3 /12.

36
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

Dont :

D : Dettes.

C : Capitaux propres.

RE : Rentabilité économique.

i : taux d’endettement

- Si RE est supérieure à i : l’effet de levier est positif.

L’excédent de la rentabilité économique bénéficie aux actionnaires, la rentabilité des


capitaux propres croit avec l’endettement.

- Si RE est inférieur à i : l’effet de levier est négatif.

La rentabilité économique est insuffisante pour absorber le cout des dettes. Ainsi plus
l’entreprise est endettée plus la rentabilité des capitaux propres diminue.

- Si RE est égale à i : l’effet de levier est nul.

L’endettement n’a pas d’effet sur la rentabilité financière. Dans ce cas il y a neutralité
de la structure financière.

1-3-2- La profitabilité

Le taux de profitabilité est un ratio établi entre le résultat net comptable et le chiffre
d’affaire hors taxes (CAHT). Cet indicateur permet de mesurer la profitabilité d’une
entreprise en fonction de son volume d’activité.1 Les analystes financiers utilisent ce taux
de profitabilité pour évaluer les résultats futurs.

En économie, la profitabilité d’une entreprise est l’un des critères favoris des
investisseurs. En effet, elle exprime sa capacité à dégager un revenu à partir des ressources
financières qu’elle emploie.Les sociétés affichant un taux de profitabilité élevé sur le long
terme sont particulièrement recherchées, car elles procurent une sécurité financière à leurs
actionnaires.

1
LES EXPERTS OOREKA. Taux de profitabilité. Organiser sa comptabilité, juin 2018. Disponible sur :
https://comptabilite.ooreka.fr

37
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

La profitabilité est toujours exprimée sous forme de ratio entre, d’un côté, un volume
d’activité, de l’autre, un volume de résultat.

Le taux de profitabilité est calculé à partir de la formule suivante :

𝐫é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭
Taux de profitabilité = × 𝟏𝟎𝟎
𝐜𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐝′𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞

« Ce taux permet par exemple, de calculer la rentabilité d’une entreprise à partir de ses
ventes.Il s’’agit du ratio établissant le rapport entre le résultat (généralement net, c’est-à-
dire après l’impôt), et les ventes (le chiffre d’affaire de l’entreprise) de l’année
considérée. »1

La profitabilité permet de mesurer l’efficacité de l’outil économique que l’entreprise


utilise pour son exploitation courante. Elle fait apparaitre le rendement économique de
capitaux empruntés aux actionnaires dans un but productif.

Lorsque cette profitabilité diminue, cela signifie que la rentabilité nette de l’activité
économique décroit ou devient négative, ce qui laisse augurer du pire.

Selon HOARAU « La profitabilité peut être définie comme l’aptitude de l’entreprise à


sécréter un certain niveau de résultat ou revenu pour un volume d’affaire donnée. »2

1-3-3 L’autofinancements

Les dirigeants sont en attente d’autofinancement. En effet, celui-ci représente la


capacité de l’entreprise à financer son activité ainsi que ses investissements à l’aide de ses
propres moyens financiers. C’est un mode de financement interne à l’entreprise, qui se
compose essentiellement des amortissements comptables.

« L’autofinancement est le résultat de la somme des dotations aux amortissements(les


dépenses nécessaires ou les renouvellements des équipements), des réserves (provisions et
bénéfices non distribués), des plus-values, des capitaux propres, des exercices antérieurs et
de l’épargne. Il correspond à l’accroissement des actifs nets réels de l’entreprise durant une

1
FRANCOIS Angel, FREDERIC Kletz .Cours de comptabilité générale. Edition : Mines paris, paristech.Les
presses, p116.
2
HOARAU, Christian. Op, cit, 2008, p88.

38
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

période déterminée. Il est important de préciser que le recours à l’autofinancement a un


cout et comporte tout de même certains risques. »1

« En effet, avant de pouvoir se permettre de s’autofinancer, l’entreprise doit disposer de


moyens suffisants, qui l’autorisent à investir dans de nouveaux projets. »2 Il est aussi
important de savoir que ces projets peuvent se révéler infructueux, et donc générer des
grosses pertes pour l’entreprise et ses actionnaires. L’utilisation de ces réserves,
principalement destinées à rémunérer les actionnaires, doit donc s’effectuer de façon
vigilante et organisé.

L’autofinancement de maintien qui permet de conserver le patrimoine et le niveau


d’activité.3

L’autofinancement, représente une ressource de financement stable (détenue à long


terme), gratuite (pas d’intérêt) et sans remboursement (à la différence des emprunts
bancaires). Il se détermine par la relation suivante :

𝑨𝒖𝒕𝒐𝒇𝒊𝒏𝒂𝒏𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 = 𝐂𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭é 𝐝′ 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 − 𝐃𝐢𝐯𝐢𝐝𝐞𝐧𝐝𝐞𝐬.

1
PETITE-entreprise .net. Définition de l’autofinancement. Disponible sur le site :https://www.petite-
entreprise.net/P-3178-88-G1-definition-de-l-autofinancement.html
2
Ibid.
3
GRANDGUILLLOT, Beatrice et FRANCIS. L’analyse financière, 12 éme éditions gualino lextenso, 2014-
2015, p75.

39
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

Conclusion

La performance est la mesure des résultats obtenus par l’entreprise. C’est un concept
multidimensionnel qui intègre multiples dimensions pour la définir, elle se mesure sous
différents ongles et ne se limite pas uniquement à la dimension financière, elle est mesurée
par différents indicateurs, cette différenciation est due au fait que les auteurs n’ont pas tous
la même vision de ce concept.

L’entreprise souhaite désormais une mesure de la performance financière utile et


dynamique pour évaluer les décisions stratégiques pertinente, elle doit donc effectuer des
mesures au niveau de toutes ses dimensions, on intégrant une dimension opérationnelle et
financière.

Notre étude repose sur des indicateurs clé et précis pour apprécier la rentabilité, la
profitabilité et la pérennité de l’entreprise.

En effet pour évaluer la performance financière de l’entreprise, les dirigeants peuvent


faire appel à des outils et des méthodologies multiples. Lequel fera l’objet du deuxième
chapitre.

40
Chapitre 01 : Aspects théoriques de la performance financière

24
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

Introduction

Le chapitre précédent a expliqué les concepts de performance, la performance


financière ainsi ses critères et ses indicateurs. Cette dernière doit être gérer et mesurer par
les dirigeants de l’entreprise dans le but de connaître la qualité de leurs décisions, la
rentabilité de leur activité et leur efficience. Et pour se faire les dirigeants ont optés pour
une nouvelle approche d’analyse pour mieux mesurer et comprendre la performance
financière.

Le passage de l’approche unidimensionnelle à l’approche multidimensionnelle à donner


naissance à des multiples méthodes de mesure et d’analyse de la performance, notre
objectif est de chercher à connaitre l’évaluation de la performance ainsi les méthodes
suivies.

Dans ce deuxième chapitre nous allons aborder les outils et méthodes d’évaluation de la
performance financière, en mettant en évidence les outils d’analyse de la performance,
ensuite le processus d’évaluation d’une entreprise, pour terminer avec les méthodes
d’évaluation dont on a choisi deux méthodes qu’on va exposer dans le travail qui suit.

42
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

2-1 Les outils d’analyse performance financière

L’analyse financière présente une large panoplie d’outils, et il est vrai que tous les
utilisateurs n’ont pas forcément besoin de la totalité de ces outils. Elle portera d’avantage
sur la liquidité et la solvabilité à court terme. Les outils d’analyses ont un rôle important
dans la prise de décision, ils permettent de porter un jugement sur la santé de l’entreprise.1
Les outils d’analyse de la performance sont l’ensemble des instruments, des techniques et
des paramètres. En vue d’atteindre un résultat et de saisir une réalité on présente quelques
outils d’analyse qui sont le budget, les états financiers et les ratios.

2-1-1 Le budget

Selon SELMER « Le budget constitue avant tout un objectif, qui peut être atteint,
manqué ou dépassé pour toutes sortes des raisons. Celles-ci peuvent provenir du manque
de contrôle du département concerné. L’importance est d’identifier les écarts et de prendre
les décisions correctrices nécessaires ».2

Le budget fait l’objet d’un « suivi permanent » pour s’assurer qu’il est respecté ; et « de
mesures correctrices » si son exécution ‘écarte ce qui était prévu. Il peut faire l’objet de
révision, par exemple semestrielles ou trimestrielles, si les hypothèses de départ ont changé
ou si le réalisé n’est pas conforme à la prévision initiale.3

Le budget est l’ensemble des revenus et des dépenses. Pour une entreprise, le budget est
un outil de prévisionnelle gestion, de coordination, de délégation et de communication, il
est aussi la traduction exprimé en valeur monétaire des différentes hypothèses concernant
l’environnement, l’activité, l’exploitation, les investissement et les plans d’actions
envisagés d’une période déterminé, en générale une année, correspondant à un exercice
comptable.4

1
Paolo COSSU Gian. L’importance de l’analyse financière pour les entreprises, en ligne, disponible sur
https://www.finance-gestion.efe.fr. mise en page 18 juillet 2017.
2
SALMER,Caroline. Construire et défendre son budget : outils comportements, les Editions Dunod, paris,
2003, p.175.
3
Dictionnaire de politique : La toupie – toupictionaire.
4
Ibid. https://www.toupie.org/dictionnaire.

43
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

Généralement, un budget est défini comme une liste de tous les produits et charges
planifiés. Il s’agit d’un plan pour les économies et les dépenses à réaliser dans un futur
proche. De façon générale, l’objectif d’un budget est double :1

- Fournir un prévisionnel des produits et charges.

- Permettre de mesurer l’exploitation financière réelle de l’entreprise, par


rapport au prévisionnel.

2-1-2 Les états financiers

Un état financier est un document de synthèse établi d’une manière périodique, dans
lequel figurent les informations sur la performance, la situation financière et comptable,
ainsi que sur l’évolution d’une entreprise d’un exercice à l’autre ; les états financiers
s’avèrent un outil très utile.2

Les états financiers synthétisent de façon claire et structurée les évènements qui ont
affectés une entreprise tout au long de son existence ainsi que les transactions qu’elle a
réalisées avec des tiers. Ils permettent à tout lecteur de comptes : 3

- De mener des analyses précises notamment dans le cadre d’opération de


reprise d’entreprise, d’évaluation de société, de fusion, scission ou apport partiel
d’actifs ;

- D’effectuer des comparaisons dans le temps (les états financiers d’une


même entreprise sont comparés chaque année ;

- De réaliser des comparaisons dans l’espace (les états financiers d’une


entreprise sont comparés à ceux d’une entreprise concurrente ;

- De prendre les décisions (les équipes dirigeantes d’une entreprise les


utilisent comme support, véritable outil d’aide à la décision).

1
Lexique, les termes comptables expliqués de manière simple. Disponible sur : https://debitoor.fr/terme
comptable/budget.
2
SATCHI, Chikito. Comment lire et comprendre les états financiers [en ligne]. Disponible sur
https://www.gbnews.ch. Mise à jour le 03- Avril- 2018.
3
CERRAD, Karine. Yves De Rongé. Michel De Wolf. Gatz, Michel. Comptabilité et analyse des états
er
financiers : principes et applications. 1 Edition. Boeck superieur s,a. Belgique. 2014. P 07.

44
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

Les états financiers (bilan, compte de résultat, éventuel tableau des flux de trésorerie
requis par la dérèglementation applicable) qui sont publié par l’entité et qui sont utiles aux
dirigeants de celle-ci. Ils représentent l’état du patrimoine d’une entité à une date donnée
ainsi que les composantes du résultat de l’activité de l’entreprise, pendant un laps de temps
défini.1

2-1-2-1- Bilan

« Le bilan est une « photographie » instantanée du patrimoine « monnayable » (avoirs


et dettes) de l’entité. Purement descriptif, il représente sa valeur à une date précise. Il s’agit
d’une vue statistique, influencée par les concepts juridiques de dettes d’une part, et de
créances et bien d’autre part, cette perspective statique de la comptabilité conforme bien sa
nature et son objet : elle traduit a posteriori les performances monétaire résultant de
l’action conjointe d’un ensemble de facteurs matériel, immatériel, humains… »2.

2-1-2-1-1- actif, passif et équilibre entre ressources et emplois

Le bilan se présente généralement sous la forme d’un tableau à deux colonnes


représentant les ressources de l’entité (origines de fonds) et les utilisations qui en ont été
faites :3

- le côté droit du tableau, appelé le passif, indique en les classant la valeur comptable de
l’ensemble des ressources qui sont mises à la disposition de l’entité à la date
d’établissement du bilan ;

- le côté gauche du tableau, appelé l’actif, mentionne en les structurants la valeur


comptable à la date d’établissement du bilan, de l’ensemble des utilisations ou emplois de
fonds qui ont été effectuées.

1
CLERMONT. Thibout. Les états financières d’une entreprise comptabilité et gestion financière [en ligne]
disponible sur https://www.compta facile.com.
2 e
CERRADA, Karine. Yves De Rongé. Michel De Wolf. Comptabilité et analyse des états financiers. 2 Edition.
De boeck supérieur s,a. Belgique.2016. p.24
3
Ibid.p.24

45
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

Figure N°02 : présentation de bilan

Bilan
Utilisation, emplois effectués par l’entité Ressources, moyens de financement de
l’entité
- Immobilisation - Capitaux propres
- Stocks - Dettes
- Créances
- Trésorerie
Source : CERRADA, Karine. Yves De Rongé. Michel De Wolf. Comptabilité et analyse
des états financiers. 2e Edition. De boeck supérieur s,a. Belgique.2016. p.24

A-1- Contenu de l’actif

L’actif immobilisé (IMO) regroupe les acquisitions stratégiques de l’entreprise. Celles-


ci sont le reflet de la politique de croissance choisie, interne ou externe. La croissance
organique, servie par des investissements industriels, se retrouve sous la forme
d’immobilisations corporelles et incorporelle. Pour leur part, les immobilisations
financières informent principalement sur les participations et l’activité de portefeuille.
C’est en définitive, ce premier ensemble d’actifs qui façonne la rentabilité intrinsèque
d’une affaire.1

L’actif circulant regroupe des biens (stocks) et des droits (créances) largement liés au
cycle d’exploitation. Les décalages de paiement défavorable (DPD) sont, principalement
des rentrées différées de trésorerie en rapport avec l’activité courante de l’entreprise. Il
peut s’agit, aussi, de droits qui réduisent les sorties futures de trésorerie.2

Trésorerie ou disponibilité (DPO) s’agit d’avoir monétaire détenus en caisse ou sur un


compte en banque, regroupés sous le vocable « valeurs disponible », ainsi que d’autres
valeurs de trésorerie.3

PARIENTÉ, Simon. Analyse financière et évaluation d’entreprise : méthodologie. Diagnostic. Prix d’offre.
1

Edition pearson France. Paris.2013.p 5


2
Ibid.p.9
3
CERRADA, Karine. Yves De Rongé. Michel De Wolf. Op, cit. p 25.

46
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

La trésorerie d’une entreprise dépend de la manière dont les opérations de bas de bilan
sont gérées et de la hauteur du fonds de roulement.1

A-2 Contenu de passif

Au passif du bilan sont inscrites les ressources l’origine des emplois. Dans une très
large mesure, les capitaux propres résultent des apports des actionnaires et de rétentions de
bénéfices. Les réserves, ou sont stockées les bénéfices non distribués. L’écart d’évaluation,
les subventions d’investissement et les provisions règlement partie des capitaux propres.2

Les dettes sont des ressources destinées à financer, d’une part, des investissements
structurels (emprunts à long terme) et d’autre part, des décalages de paiement favorable
(DPF) reliées à des opérations de gestion.3

En effet, le classement des postes de l’actif du bilan respecte plus ou moins le critère de
liquidité des biens. Les plus liquides sont ceux dont la vitesse de transformation en
monnaie. Le classement des postes du passif respecte le critère d’exigibilité.4

2-1-2-1-2- Les indicateurs d’équilibre financière du bilan

Les équilibres financiers permettent à l’entreprise de savoir sa situation financière, ils


sont les suivants :

a- fond de roulement (FR)

Le fond de roulement représente les ressources de moyen et long terme dont l’entreprise
dispose pour financer son activité productive et ses investissements. 5

La notion de FRN peut être définie grâce à deux formulations équivalentes sachant
qu’avant de calculer, le bilan doit être organisé en grandes masses regroupant les éléments
de l’actif et de passif sur la base d’un critère de durée. Selon Cohen les formulations sont
suivantes :6

1
PARIENTÉ, Simon. Op. cit. p.10
2
Ibid. p. 6
3
Ibid. p. 10 - 11
4 e
MELYON, Gérard. Gestion financière. 4 Edition. BREAL. France.2007.p 76 - 81
5
L-EXPERT-COMPTABLE. Le fonds de roulement : définition, calcul, analyse. [en ligne]. Disponible sur
https://www.l-expert-comptable.com. Mise à jour le 26-06-2018.
COHEN, Elie. Gestion financière de l’entreprise et développement financier. Edition : EDICEF/AUPELF.
6

Paris. 1991. P.118

47
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

FRN = Capitaux permanents - Actifs immobilisés

Ou

FRN = Actifs circulants - Dettes à court terme (passifs courant)

- Un FRN positif implique que les sources de financement de l’entreprise


comportent suffisamment de ressources stables pour financer à la fois l’intégralité
des immobilisations et une fraction des actifs circulants.

- Un FRN négatif signifie que l’entreprise finance une partie de ses


investissements par des ressources à court terme.

b - Besoin en fond de roulement (BFR)

« Le BFR est un besoin net de financement sur opérations de gestion principalement et


il est un besoin lié au fonctionnement de l’entreprise et au fait que les dénouements
monétaires, sur flux de gestion, sont susceptibles d’être globalement défavorables à
l’entreprise (d’avantage de produits à percevoir que de charges à payer). »1

Selon Cohen, le besoin de financement induit par le cycle d’exploitation ou besoin de


fond roulement et la formule est suivante :2

BFR = Emplois cycliques – Ressources cyclique

(Stock, créances clients…) (Crédit fournisseurs…)

-Un BFR positif signifie que l’entreprise génère un besoin de financement. De ce fait
l’entreprise doit financer ses besoins à court terme soit par son fonds de roulement, soit par
des dettes financiers à court terme.

-Un BFR négatif signifie qu’aucun besoin financier n’est généré par l’activité et
l’excédent de ressources dégagé va permettre d’alimenter la trésorerie nette de l’entreprise.

1
PARIENTÉ, Simon. Op, cit. p 13.
2
COHEN, Elie. Op.cit. p.132.

48
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

c - La trésorerie nette

TN représente les liquidités à la disposition d’une entreprise qui sont utilisables à court
terme, elle égale à la différence entre les disponibilités (DPO) et les crédits de trésorerie
(CRT).1

TN = DPO – CRT

Ou

TN = FR – BFR

Le résultat obtenu peut être interpréter comme suit :2

- Une trésorerie positive signifie que l’entreprise constitue des placements


liquides, auprès de partenaires financiers. Et dans ce cas l’entreprise peut
rembourser ses dettes financières à court terme.

- Une trésorerie négative signifie au contraire, que l’entreprise est dépendante


de ses ressources financières à court terme. Cette situation de tension sur la
trésorerie traduit un ajustement dans lequel les liquidités s’avèrent insuffisantes
pour permettre le remboursement des dettes financières.

2-1-2-2 Compte de résultat

« Le compte de résultat est un document dynamique qui présente la synthèse des


produits et des charges de l’exercice, sans qu’il soit tenu compte de leur date
d’encaissement ou de paiement. Il fait apparaitre, par différence entre les produits et les
charges, le bénéfice ou la perte de l’exercice. »3

Il permet de faire un diagnostic de la rentabilité de l’entreprise. En présentant


l’ensemble des charges et des produits, il aide à comprendre la formation de résultat et de
mesurer la variation du patrimoine de l’entreprise, sachant que les charges représentent les
emplois définitifs d’un bien ou d’un service. Elles sont assimilées à un appauvrissement et

1
PARIENTÉ, Simon. Op.cit. p.14.
2
COHEN, Elie. Op, cit. p. 134.
3
MELYON, Gérard. Op, cit. p 22.

49
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

sont indispensables au bon fonctionnement de l’entreprise ; et les produits représentent les


ressources produites (ou obtenues) par l’activité de l’entreprise.1

Dans le tableau de compte de résultat, on constate trois éléments principaux : 2

Résultat d’exploitation

Trois
niveaux
de compte Résultat financier
résultat

Résultat exceptionnel

Source : DEFFAINS-CRAPSKY, Catherine. Comptabilité générale. 4e édition. BREAL.


Paris.2006. p 30.

- Le résultat d’exploitation : qui est la différence entre les produits et les


charges d’exploitation ; il provient des opérations courantes et habituelles de
l’entreprise (achat de matières premières, consommation d’énergie, paiement des
salaires, ventes…) ;

- Le résultat financier : est égale à la différence entre les produits et les


charges financières ; il provient de l’activité financière de l’entreprise (paiement
des intérêts relatifs aux dettes contractées, perception d’intérêts liés à divers
placements…) ;

- Le résultat exceptionnel : qui est la différence entre les produits


exceptionnels et les charges exceptionnels.

1
MELYON, Gérard. Op. cit. p 23 – 24.
2
DEFFAINS-CRAPSKY, Catherine. Op, cit. p. 31.

50
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

2-1-3 Les ratios de mesure de la performance financière

Le terme de ratio désigne le rapport entre deux valeurs caractéristiques du bilan qui
exprime leur importance relative. L’étude des ratios permet de mettre en évidence
l’évolution de la structure de l’entreprise, ainsi que sa situation financière.1

2-1-3-1- Les ratios de rentabilité

Il s’agit des ratios qui comparent le résultat aux ressources mises à la disposition de
l’entreprise et qui se subdivisent en rentabilité économique, rentabilité financière,
rentabilité commerciale et la rentabilité de la marge brute. 2 Les deux premiers ont été
présentés dans le premier chapitre.

- Le ratio de rentabilité commerciale

La rentabilité commerciale est définie par rapport au chiffre d’affaire (la vente pour
l’entreprise commerciale). Les ratios sont les suivants :3

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞𝐭
RC =
𝐂𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐝′ 𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞

Ce ratio permet d’apprécier le dynamisme et l’efficacité commerciale.

- ratio de taux de marge brute

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐝′ 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐛𝐫𝐮𝐭


TMB =
𝐂𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐝′ 𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞

2-1-3-2- Les ratios de solvabilité

La solvabilité d’une entreprise peut être définie comme la capacité de cette dernière à
honorer ses engagements de moyens et long terme. Deux ratios principaux sont utilisés
pour apprécier la solvabilité des entreprises qui sont les suivants : 4

𝑻𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇
- Ratios de solvabilité générale =
𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐨𝐧𝐠 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭 𝐭𝐫𝐞𝐦𝐞

1 er eme
MENEREAU, Michel. Gestion des entreprises touristiques. 1 et 2 années. Edition bréal.2008.p.133
2
ENGEL, Francois. kLETZ, Fréderic. Op, cit. p. 116.
3 e
CORHAY, Albert. MBANGALA, Mapapa. Fondement de gestion financière : manuel et application. 3 edition.
Edition de l’université de liége. Belgique. 2008. P. 77- 79.
4
Ibid. p.113- 114.

51
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à payer la totalité de ses dettes en utilisant


l’ensemble de son actif. Il doit être supérieur à 1.

𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬
- Le ratio d’autonomie financière =
𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐢𝐟

Il indiqué la capacité de l’entreprise à s’endetter, dont il doit être au moins égale à 50 %.

2-1-3-2- ratios de liquidité

Ils mesurent le montant des liquidités (encaisse et élément d’actifs facilement


convertibles) que l’entreprise possède pour respecter ses engagements, et donnent un vue
d’ensemble de sa santé financière. Il existe trois ratios incontournables de liquidité :1

𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭
- Ratio de liquidité générale =
𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 à 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞

𝐂𝐫é𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é𝐬
- Ratio de liquidité réduite =
𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 à 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞

𝐃𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é
- Ratio de liquidité immédiate =
𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 à 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞

Ces ratios permettent de mesurer le risque de défaillance de l’entreprise et que cette


dernière arrive à mesurer sa situation financière et sa pérennité.

VERNIMMEN, Pierre. QUIRY, Pascal. LEFUR, Yann. Finance d’entreprise. Edition DALLOZ. 2008. P.207-
1

209.

52
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

2-2- Le processus d’évaluation d’entreprise

L’évaluation d’entreprise est le fruit d’une démarche qui doit s’opérer suivant une
procédure précise1. Selon PALARD et al, l’évaluation d’une entreprise répond à un
processus rigoureux qui repose sur un certain formalisme plus ou moins complexe et la
valeur finale d’une entreprise n’est que la conclusion de ce processus. On peut identifier
sept étapes-clés nécessaires au bon déroulement d’une mission d’évaluation comme suit : 2

Étape 1 : Collecter l’information

La première étape est une phase de collecte d’information (l’information économique,


financière, juridique et fiscale). Cette phase vise à réunir le maximum d’informations et
données disponibles sur une société afin d’analyser le portefeuille de produits ou de
services. Ces informations peuvent porter sur des évènements passés ou sur des prévisions
futures.

a- L’information passée

C’est des données relatives au passé qui proviennent essentiellement des données
comptables et financières, qui donnent une image fidèle du patrimoine et de la situation
financière de l’entreprise et qui demeurent essentielles dans toute évaluation d’entreprise.

b- L’information future

C’est des données relatives à l’avenir, dans une perspective d’évaluation par
actualisation des flux ou en effectuant des prévisions à partir de nombreux paramètres
(taux de croissance des cash-flows, niveau du BFR…).

Étape 2 : Effectuer un diagnostic économique de l’entreprise

Le diagnostic économique doit permettre de comprendre le business model de la société


à évaluer. Le business model est la représentation synthétique des aspects majeurs de
l’activité d’une entreprise ou d’une organisation, il repose sur la mise en œuvre de

1
Expert-comptable. Evaluation d’entreprise en 5 étapes [en ligne]. Disponible sur https://www.l-
expert.comptable.com. Mise à jour : 13-12-2017.
PALARD, Jean-Etienne., I MBERT, Franck. Guide pratique d’évaluation d’entreprise. Paris : Editeur Eyrolles,
2

2013, P .77.

53
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

méthodes d’analyse. Selon PALARD et al1 avant de se lancer dans l’évaluation d’une
entreprise, il est nécessaire :

- de procéder à une analyse économique de l’entreprise pour réfléchir aux


caractéristiques du secteur et du marché dans lequel elle évalue ;

- d’effectuer une lecture attentive et une analyse critique du rapport des


commissaires aux comptes et des règles et principes comptables suivis par
l’entreprise pour établir ses comptes ;

Sur le plan financier, l’objectif est d’analyser les déterminants de la performance


économique et financière de financement et d’évaluer sa solidité financière.

Étape 3 : Choisir la bonne méthode d’évaluation

Selon PALARD et al, les méthodes d’évaluation sont en général classées en quatre
grandes catégories les plus couramment utilisées : 2

a- Les approches patrimoniales

Elles sont fondées sur la réévaluation des actifs et des passifs en valeurs de marché ou
en valeur de liquidation, si l’entreprise se trouve en difficulté ;

b- Les approches analogiques

Elles reposent sur le principe que la valeur d’un actif peut être mesurée en comparaison
avec la valeur d’actifs comparables, dont le cours ou le prix peut être observé sur les
marchés financière ;

c- Les approches par les flux ou les revenus

Elles sont fondées sur l’actualisation de flux futurs à un taux qui reflète à la fois le
risque économique et financier des projets développés par l’entreprise, mais également le
coût d’opportunité supporté par les investisseurs.

1
PALARD, Jean-Etienne., IMBERT, Franck. Op.cit., p. 83.
2
Ibid. p.118.

54
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

d- Les approches par les options réelles

Elles sont fondées sur l’hypothèse que les actionnaires détiennent une option de vente
dont le sous-jacent est fondé sur les actifs de l’entreprise.

Étape 4 : Elaborer un business plan

Le business plan est un outil de communication qui sert souvent de base à l’évaluation
lors d’une introduction en bourse ou de base à la négociation lors de la structuration du
montage de financement. Il s’appuie sur un nombre d’hypothèses liées à l’évaluation des
cash-flows, à la croissance du BFR ou dépense d’investissement. 1

Étape 5 : Déterminer les hypothèses et les paramètres de l’évaluation

Les modèles d’évaluation reposent sur de nombreuses hypothèses, à la fois réductrices


et simplificatrices, qui concernent la construction du business plan ou le calcul du taux
d’actualisation. L’évaluation n’a de sens que par rapport aux hypothèses retenues.2

Étape 6 : Construire une fourchette de valorisation et conclure sur la valeur

L’objectif de toute évaluation n’est pas de donner une valeur unique à une entreprise.
Selon PALARD et al, l’évaluateur ou l’analyste doit au contraire chercher une fourchette
de valeur c’est-à-dire de proposer une fourchette de prix correspond en définitive à
proposer un intervalle de valeur puisque le prix d’une entreprise est unique. Il existe trois
manières de construire cette fourchette :3

- Elle peut être fixée à partir des évaluations déterminées par un panel d’analystes qui
suivent une entreprise : elle correspond aux valeurs maximales et minimales ;

- Elle peut être fixée par l’analyse de la sensibilité aux paramètres des modèles
discounted cash-flows.

- Elle peut être fixée sur la base des valorisations obtenues à partir des différentes
méthodes d’évaluation.

1
PALARD, Jean-Etienne., I MBERT, Franck. Op.cit. p107.
2
Ibid. p.121.
3
Ibid. p. 124.

55
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

Les méthodes d’évaluation ne doivent être considérées que comme des outils d’aide à la
décision à destination des dirigeants et des investisseurs.

Étape 7 : Négocier et fixer un prix de cession

Une fois que les six premières étapes du processus d’évaluation ont été finalisées et
qu’une fourchette de valorisation a été déterminée, la phase de négociation peut alors
débuter. Cette phase fait généralement intervenir les conseils qui vont aider les vendeurs et
les acheteurs à fixer un prix de cession et à négocier les modalités et les clauses du contrat
de cession. 1

L’évaluation est nécessaire pour la survie de l’entreprise, elle permet de savoir si


l’entreprise crée de la richesse, et si elle a des difficultés financières. Dans la figure sous de
dessus, nous allons représenter les étapes et les outils-clés d’évaluation d’entreprise.

1
PALARD, Jean-Etienne., I MBERT, Franck. Op.cit. p. 79 - 126.

56
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

Figure N°03 : les étapes et outils-clés du processus d’évaluation

Les étapes-clés de l’évaluation d’entreprise Les outils-clés de l’évaluation


d’entreprise
Diagnostic stratégique
Étape 1 Analyse du marché
Collecter l’information (états financiers, Modèle des 5 forces de Porter.
études sectorielles, notes d’analyste…) Modèle SWOT

Diagnostique financier
Étape 2
Calcul de rentabilité (économique,
Procéder à un diagnostic stratégique et financière)
financier de l’entreprise Evaluation de l’effet de levier

Étape 3 Méthodes d’évaluation


Méthode patrimoniale
Choisir les méthodes d’évaluation Méthode analogique
appropriées en fonction des Méthode actuarielle
caractéristiques de la société et de
l’opération
Business plan
Taux de croissance du CA et taux de marge
Étape 4
Niveau du BFR normatif
Élaborer un business plan
Fourchette de valorisation
Approche multicritère
Étape 5

Modéliser les hypothèses (cash-flow,


taux d’actualisation, horizon
d’investissement…) et déterminer les
paramètres

Étape 6

Construire la fourchette de valorisation


et synthétiser les résultats

Étape 7

Négocier et fixer le prix

Source : PALARD Jean-Etienne., IMBERT Franck, Guide pratique d’évaluation


d’entreprise, Éditeur Eyrolles. Paris.2013. p. 80.

57
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

2-3- Les méthodes d’évaluation de la performance financière d’une entreprise

Il existe plusieurs méthodes d’évaluation qui permettent de mesurer la performance


financière d’une entreprise.

Dans notre travail, on a choisi deux modèles d’évaluation qui sont :

- Modèle Altman ;

- Modèle EVA ;

2-3-1- Modèle d’Altman

C’est un modèle qui permet la prévision de la défaillance d’une entreprise à partir des
ratios comptables. En 1968, Edward ALTMAN a développé ce qui est nommé le Z score
(Zs) qui porte 5 ratios comptables1. Selon KHOURY Paul, la fonction de Z score est
calculée comme suit : 2

Z= 1,2 X1 + 1,4 X2 + 3,3 X3 + 0,6 X4 + X5

Avec :

X1 : Fond de roulement / Actif total ;

X2 : Réserves / Actif total ;

X3 : Excédent brut d’exploitation / Actif total ;

X4 : Capitaux propres / Total des dettes ;

X5 : Chiffre d’affaire / Actif total ;

Le résultat obtenu est apprécié comme suit :

- Zs > 3 : l’entreprise est saine, c’est-à-dire l’entreprise a peu de chance faire


défaut ;

- 1,8 < Zs < 3 : l’entreprise est dans la zone neutre ;

1
HULL, John. Gestion des risques et institutions financière. 2°éd, Paris: Edition Pearson education. 2007.
KHOURY, Paul. La maitrise des états financiers. Syscoa : de l’analyse comptable à l’analyse financière.
2

Edition, PK et associés. 1999. p. 198.

58
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

- Zs < 1,8 : l’entreprise est potentiellement en défaillance (zone dangereuse),


dans ce cas l’entreprise subis des difficultés financières ce que va engendrer sa
faillite.

2-3-2- Modèle d’EVA de J. M. Stern et G. B. Stewart

Economic Value Added (EVA) ou bien la valeur ajoutée économique est un indicateur
de création de valeur pour l’investisseur, elle mesure la performance interne de l’entreprise
et la rentabilité financière. Ce modèle avait été introduit par JOEL Stern et BENNETT
Stewart au début des années 80.1

« EVA est égale à la différence entre le résultat d’exploitation ou opérationnel après


impôt et la rémunération des capitaux engagés (capitaux investis) dans l’exploitation aux
couts moyens pondérés du capital.»2

Selon DENGLOS Grégory3, la fonction de l’EVA peut s’écrire comme suit :

EVA = RNE * (1 - t) – CE *k

Avec :

RNE : Résultat Net d’Exploitations retraité ;

t : taux d’imposition ;

CE : Capitaux Engagés ;

K : cout moyens pondérés du capital ;

Le résultat net d’exploitation est le résultat économique tiré de l’exploitation après


amortissements. De très nombreux retraitement sont opérés pour établir ce résultat
économique.

CABY, Jérôme., HIRIGOYEN, Gérard. La création de la valeur de l’entreprise. 2°édition. Paris : Economica,
1

2001.
2
DENGLOS, Grégory. La création de la valeur : modèle, mesure, diagnostic. Paris. Dunod. 2003. P. 34.
3
Ibid., P. 34

59
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

Selon KHOURY Paul1, l’EVA peut aussi égale à :

EVA = RAO net d’impôts – Cout des capitaux investis

Avec : RAO : Résultat d’Activité Ordinaire ;

Les capitaux investis ou engagés sont le plus souvent définis à partir de la somme des
fonds propres et des dettes financières nettes.

Capitaux investis = capitaux propres + Dettes

En définitive la valeur ajoutée économique, également appelée valeur pour


l’actionnaire, est égale à la différence entre le revenu généré par les capitaux investis et le
cout moyen supporté sur le financement long mis à la disposition de l’entreprise par ses
propriétaires et créanciers financiers.

« EVA correspond à un superprofit, c’est-à-dire à l’enrichissement des actionnaires au-


delà de la rémunération qu’ils ont exigée. Autrement dit, une entreprise créera de la
richesse que si son EVA est positive. À l’inverse, une entreprise détruit de la valeur
lorsque son EVA est négative »2. Donc amoindrissement de la valeur de l’entreprise.

Selon CABY et al, l’objectif principal à atteindre est donc la maximisation de l’EVA.
Elle permet de fixer des objectifs, d’évaluer et d’intéresser les dirigeants. Plus ces derniers
réalisent des EVA positives et croissantes, plus ils sont performants et leurs projets
d’investissements soient rentables. 3

1
KHOURY, Paul. Op.cit., p. 210.
HOARAU, Christian., TELLER, Robert. Création de valeur et management de l’entreprise. Paris : Édition
2

Vuibert. 2001. p.34 et p.35.


3
CABY, Jérôme., HIRIGROYEN, Gérard. Op.cit., p. 23.

60
Chapitre 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière

Conclusion

Ce chapitre nous a permet d’apprécier l’importance des méthodes et des outils d’analyse
dans l’évaluation de la performance financière de l’entreprise, de savoir où elle va aller et
de mesurer le réel par rapport à ce que cette dernière avait prévue.

On a pu cerner cette étape de recherche en passant par la présentation des outils


d’analyses : budget, états financières, les ratios de mesure de la performance financière.
Ensuite, l’exposition des étapes de la mission d’évaluation, cette dernière est un outil clés
qui permet de déterminer les forces mais aussi de détecter les faiblesses qui peuvent
diminuer le prix auprès des acquéreurs, cette mission permet aussi à l’entreprise de
préconiser une série de mesure pour optimiser le prix et sa transmission à moyen ou à long
terme.

Enfin, on a présenté les méthodes d’évaluation dont on a choisis deux méthodes, la


première celle d’Altman qui consiste à la possibilité de tomber en faillite, et la deuxième
méthode, c’est la méthode d’EVA qui concerne la création de valeur (la richesse). A l’aide
de ces méthodes d’évaluation on a pu constater que l’entreprise à la possibilité de prévoir
sa situation financière.

61
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Introduction

Dans ce chapitre, il est question de mettre en pratique toutes les théories invoquées
dans les deux chapitres précédents afin d’apprécier la performance financière de
l’entreprise Electro- Industries.

En effet, nous allons présenter et analyser les documents comptables donnés des
années2011, 2012, 2013 et 2014, qui nous fournissent à un moment donné la situation
active et passive de l’entreprise, toute en intéressant à l’étude des bilans qui vont nous
permettre de calculer les différents indicateurs d’équilibres financiers et aussi faire une
analyse à travers la multiplicité des ratios qu’on a abordé auparavant.

Dans la suite de notre travail de recherche, nous allons évaluer cette performance
financière par les modèles d’évaluation dont on a choisi deux méthodes essentielles, mais
avant d’entamer l’analyse, faut tout d’abord présenter, de faire connaitre d’une façon
générale l’entreprise Electro-Industries.

63
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-1 Présentation de l’organisme d’accueil

Avant d’effectuer notre travail sur l’évaluation de la performance financière de


l’Electro-Industries, il y’a lieu de la présenter. Nous allons mettre en évidence son
historique, sa localisation ainsi que sa structure organisationnelle.

3-1-1 Historique de l’Electro-Industries

L’Electro-Industries est une SPA (société par action). Elle trouve ses origines dans la
restriction (réduction) des entreprises de la SONELEC (Société Nationale d’Electronique)
crée en 1969 après la signature d’un contrat de réalisation d’un complexe ayant pour
objectif la fabrication des produits électroniques.1

L’Electro – Industries est issue de la réorganisation du secteur industriel opérée en


Algérie entre 1980 et 2000 qui a conduit en 1999 à la restructuration de l’ancienne E.N.E.L
(Entreprise Nationale des Industries Electro techniques. Crée en 1983 en un certain nombre
d’E.P.E/S.P.A, parmi lesquelles figure l’Electro-Industries.2

L’usine a été réalisée dans le cadre d’un contrat produit en main avec des partenaires
allemands en l’occurrence :

- SIEMENS : pour les produits : moteurs, alternateurs, générateurs et groupes


électrogènes ;

- TRAFO-UNION : pour les produits transformateurs ;

- FRITZ WERNER : pour la partie engineering du projet.

En matière de qualité, l’E-I dispose de ses propres laboratoires d’essai et mesures de ses
produits ainsi que pour le contrôle des principaux matériaux utilisés dans sa fabrication.
Les différentes valeurs d’essai et de mesure sont consignées sur des procès-verbaux et des
cartes de contrôle. L’entreprise a procédé à la mise en place de son système qualité en
2002 et a été certifié par QMI Canada le 24.07.2004, ISO 9001.

L’entreprise emploie un effectif de 825 travailleurs, dont 18% de cadre, 33% de maitrise
et 49% d’exécution.

Document interne de l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE. Non paginé


1

Entreprise des industries électrotechniques. Document interne de l’entreprise. L’historique de l’ENEL. Non
2

paginé.

64
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-1-2 Localisation de l’entreprise E-I

ELECTRO-INDUSTRIES est implantée dans une zone agricole de 39.5 hectares, située
sur la route nationale n°12, distante de 30Km du chef-lieu de la wilaya de TIZI-OUZOU et
de 08Km du chef-lieu de la daïra d’Azzazga.1

3-1-3 Statut juridique et social de l’Electro-Industries

Cette entreprise est une entreprise publique économique, de forme juridique société par
action (EPE/SPA), avec un capital social de 4.753.000.000 DA détenu par l’Etat.

Elle est spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des matériels


électroniques qui sont : moteurs, alternateurs, groupes électrogènes et transformateurs de
distribution.

3-1-4-Structure organisationnelle d’Electro- Industries

Notre stage a été principalement effectué au sein du département finance et


comptabilité.

3-1-4-1 Département finance et comptabilité

C’est la structure où sont centralisés les mouvements d’achats, de vente et


d’encaissement des dépenses de tous les produits, matières et fournitures, prestation et
salaires. Il se schématise comme suit :

1
ELECTRO INDUSTRIES SPA. Présentation Electro-industrie en ligne. Disponible sur le https://www.electro-
industries.com. Consulté le 15- 05- 2018.

65
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Schéma : organisation du département finance et comptabilité

Directeur finance et
Comptabilité

C.D finance et
comptabilité

Secrétaire de
Direction
C.D Budget
comptable Analyse
Secrétaire de
Département

C.S Finance
Secrétaire de
Département
C.S Comptabilité
Générale
Cadre de
Département Secrétaire Service

Cadre Financier C/S Opération


Diverse
C/S Trésorerie
C/S Comptabilité
C/S
Client
Investissement
C/S Règlements
C/S Comptabilité
Etrangers
C/S Coûts et Prix Fournisseur
de Revient
Caissier
C/S Charge de
Fiscalité

Source : Document interne de l’Electro-Industrie.

66
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Le département finance se compose de trois (3) services :1

- Service finance ;

- Service comptabilité analytique ;

- Comptabilité générale.

3-1-4-1- service finance

Le service finance a pour rôle de gérer les ressources financières de l’unité, le suivi des
comptes (caisses, banque…). Il est structuré en deux (2) sections :

- Section trésorerie ;

- Section engagement à l’extérieur.

3-1-4-1-1- Section de trésorerie

C’est l’ensemble des capitaux liquides de l’entreprise. Il comporte deux (02) postes :

- Recettes (encaissement)

- Dépenses (décaissement)

Chacun de ses deux postes à la responsabilité financière de l’entreprise qui doit tenir
compte des différents budgets et conditions de paiement.

3-1-4-1-2- Les recettes (encaissement)

On distingue :

- Les recettes d’exploitation


Exemple :
- Règlement des clients ;
- Avances des clients.

ENTREPRISE DES INDUSTRIES ELECTROTECHNIQUES. Document interne de l’E-I. Non paginé


1

67
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

- Les recettes dues aux opérations financières

Exemple :

- Intérêts et dividendes ;

- Augmentation du capital ; et les emprunts.

- Les recettes provenant des investissements

Il s’agit des recettes des actifs immobilisés cédés.

3-1-4-1-3- Les dépenses (les décaissements)

On distingue :

- Les dépenses liées à l’exploitation

Exemple :

- Paiement des achats ;


- Paiement des frais de production, de distribution et de services généraux.

- Les dépenses liées aux investissements

Il s’agit des dépenses liées aux acquisitions d’actif.

3-1-4-2- Section règlement étranger

Sa mission consiste à faire toutes les démarches nécessaires pour les achats à
l’importation.
Cette section prépare un dossier, le domicilier auprès de la banque de l’entreprise.
Ce dossier contient :1

- La facture pro forma ;

- La lettre de crédit ou remise documentaire ;

- Le contrat s’il y’a lieu.

1
Entreprise Electro-Industrie. Organisation. En ligne. Disponible sur le www.electro-industrie.com. Mise à jour
le 17 mars 2008. Consulté le 15 mai 2018.

68
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

La banque contrôle le dossier puis elle envoie à cette section un avis de débit, et dès la
réception des formulaires nécessaires envoyés par le fournisseur la section les envoient au
service commercial avec un bordereau d’envoi et après la réception des matières, le service
commercial fait une demande de paiement auprès des finances pour régulariser les
comptes de la comptabilité générale.

3-1-4-2-1-Service comptabilité analytique

La comptabilité analytique est un outil de gestion qui s’intéresse aux conditions


d’exploitation interne de l’entreprise et elle complète la comptabilité générale dans l’E-I.
La comptabilité analytique contient deux sections :

- Section investissement ;
- Section coûts et matières.
3-1-4-2-2-Service comptabilité générale

Il se compose de quatre(04) sections :

- Section comptabilité générale ;

- Section fournisseur ;

- Section fiscalité ;

- Section clients ;

- Section d’organisation des opérations diverses ;

3-2 Présentation et analyse de la situation financière de l’entreprise


Electro- Industries pour les années 2011, 2012,2013 et 2014

Les compte annuels de l’entreprise sont établis conformément au nouveau système


comptable et financier et aux principes comptables généralement admis.

Nous commençons cette section par le bilan, qui représente une synthèse de l’ensemble
des emplois et des ressources dont dispose l’Electro-Industries et qui couvre la période
2011, 2012,2013 et 2014.

69
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-1 Analyse de la structure des bilans financiers

Une étude comparative et évolutive des années 2011, 2012,2013 et 2014.

3-2-1-1 Analyse des actifs (emplois)

Un actif est élément identifiable du patrimoine ayant une valeur économique positive
pour l’entité, c’est-à-dire un élément générant une ressource que l’entité contrôle du fait
d’événements passés et dont elle attend des avantages économiques futurs.

Dans le tableau suivant nous présentons l’actif du bilan d’Electro- Industries.

Tableau N°2 : Actifs au 31/ 12 des années 2011, 2012, 2013, 2014 U = DA

L’Actif de l’entreprise se compose des actifs immobilisés (actif non courant) et des
actifs circulants (actif courant).

Actif
Désignation Exerice 2011 Exercice 2012 Exercice 2013 Exercice 2014
Actif immobilisé. Non courant 3 853 548 599,58 3 752 143 525,36 3 765 121 896,41 3 442 658 591,06
Immobilisation incorporelles 1 298 998,60 6 604 653,81 6 371 657,02 5 698 660,23
Immobilisation corporelles 2 117 604 852,13 2 213 829 575,40 2 226 842 352,15 2 210 341 820,13
Terrains 3 863 110,00 3 569 910,00 3 569 910,00 3 569 910,00
Ouvrages d'art et agencement des
terrain 3 373,79 532,44 0,00 0,00
Bâtiments 1 979 548 068,59 1 880 077 923,76 1 859 148 690,87 1 747 307 173,61
Instalation technique et outillage
industriels 111 902 167,86 271 832 802,53 313 334 923,75 394 355 148,25
Autres immobilisations corporelles 22 288 131,89 58 348 406,67 50 788 827,53 65 109 588,27
Immobilisations encours 220 766 612,32 15 295 121,74 15 055 395,33 240 498,69
Immobilisations financières 1 450 000 000,00 1 450 000 000,00 1 450 000 000,00 1 150 000 000,00
Autres titres immobilisé 300 000 000,00 300 000 000,00 300 000 000,00 0,00
Prêts et autre actifs financiers non
courant 1 150 000 000,00 1 150 000 000,00 1 150 000 000,00 1 150 000 000,00
Impôts différés actif 63 878 136,53 66 414 174,41 66 852 491,91 76 377 612,01
Actifs courant 2 950 778 898,67 3 362 562 177,30 3 948 119 008,42 4 409 641 970,09
Stocks et encours 1 673 079 741,91 1 762 527 932,14 2 406 392 669,59 3 016 177 570,64
Créance et emplois assimilés 1 090 239 582,51 895 503 692,95 858 821 964,86 668 169 669,82
Clients 977 081 844,80 820 554 492,12 766 391 959,00 579 443 722,86
Autres débiteurs 82 712 941,83 61 846 722,89 83 752 736,65 76 450 060,18
Impôts 30 444 795,88 13 102 477,94 8 677 269,21 12 275 886,78
Disponibilité et assimilés 187 459 574,25 704 530 552,21 682 904 373,97 725 294 729,63
Placements et autre actifs financiers 0 0 0 0
Trésorerie 187 459 574,25 704 530 552,21 682 904 373,97 725 294 729,63
Total actif 6 804 327 498,25 7 114 705 702,66 7 713 240 904,83 7 852 300 561,15

Source : réalisé par nous même à partir de l’annexe de l’Electro-Industrie.

70
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Dans ce le tableau nous remarquons que les résultats de la période 2011, 2012,2013
jusqu’à 2014 sont positifs et ils s’évoluent respectivement 6 804 327 498,25 DA,
7 114 705 702,66 DA, 7 713 240 904,83 DA, 7 852 300 561,15 DA. Nous pouvons dire
que cette augmentation est due à l’évolution de l’actif circulant.

3-2-1-1-1 L’actif immobilisé (actif non courant)

Une immobilisation est un bien physique, incorporel ou financier, d’une certaine valeur,
que l’entreprise détient et compte l’utiliser sur une durée supérieure à un an. C’est une
valeur du patrimoine qui a une valeur économique positive pour l’entreprise et qui est
censée lui créer des ressources. Cette immobilisation figure à l’actif immobilisé. ( ce qu’on
a vue déjà au deuxième chapitre précédent).

L’actif immobilisé regroupe l’ensemble des immobilisations (incorporelles, corporelles,


financières et encours). Ce sont des dépenses qui ne sont pas déduit immédiatement du
résultat de l’entreprise, ils font l’objet d’un amortissement en fonction de leur durée
d’utilisation.

Tableau N°3 : Les immobilisations nettes de l’E-I

Le tableau suivant représente l’ensemble des immobilisations utilisé dans la période


2011 jusqu’à 2014 :

Libellé 2011 2012 2013 2014


Immobilisation incorporelles 1 298 998,60 6 604 653,81 6 371 657,02 5 698 660,23
Immobilisation corporelles 2 117 604 852,13 2 213 829 575,40 2 226 842 352,15 2 210 341 820,13
Immobilisation encours 220 766 612,32 15 295 121,74 15 055 395,33 240 498,69
Immobilisation financières 1 450 000 000,00 1 450 000 000,00 1 450 000 000,00 1 450 000 000,00
Total 3 789 670 463,05 3 685 729 350,95 3 698 269 404,50 3 666 280 979,05

Source : Elaborer par nous-même à partir de l’actif du bilan de l’E-I.

D’après le tableau ci-dessus nous remarquons que la valeur des immobilisations


incorporelles diminue d’une année à une autre, en passant de 1 298 998,60 DA en 2011 à
6 604 653,81 DA en 2012 et de 6 371 657,02 DA en 2013 jusqu’à 5 698 660,23 DA en
2014. Dont la raison est la baisse d’acquisition en termes de logiciels de gestion et les
diverses licences.

71
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Les immobilisations corporelles en 2011 et 2012 ont été évaluées respectivement


2 117 604 852,13 DA et 2 213 829 575,40 DA. Nous constatons une augmentation qui est
due à l’installation des nouvelles techniques et l’acquisition de nouveaux outillages. Mais
elles diminuent à 2 210 341 820,13 DA en 2014 pour raison de diminution de l’acquisition
des bâtiments, des terrains… etc.

Nous remarquons aussi une baisse des immobilisations en cours durant les quatre ans
qui sont respectivement de 220 766 612,32 DA, 15 295 121,74 DA, 15 055 395,33 DA,
240 498,69 DA. Cela signifie que les immobilisations de l’ENEL sont mises en service,
que elles sont consommées de plus en plus afin de réalisé le développement voulu.

Concernent les immobilisations financières, nous remarquons que la valeur de ces


immobilisations est stable durant toute la période, cela veut dire que les actifs monétaires
de l’entreprise sont fixes. Et nous constatons qu’ils ne font pas l’objet d’un amortissement.

Tableau N°4 : les impôts différés

Rebriques 2011 2012 2013 2014


Impots différés 63 878 136,53 66 414 174,41 66 852 491,91 76 377 612,01

Source : Elaborer par nous-même à partir de l’actif de l’E-I.

Nous remarquons dans ce tableau que les impôts différés s’évoluent d’une année à une
autre, ils passent de 63 878 136,53 DA en 2011 à 66 414 174,41 DA en 2012, avec une
augmentation de 2 536 037,88 𝐷𝐴, et de 66 852 491,91 DA en 2013 à 76 377 612,01 DA
en 2014, avec une augmentation de 9 525 120,10𝐷𝐴.

Cette augmentation des impôts est due à l’ajustement de la dotation aux provisions des
indemnités de départ en retraite.

3-2-1-1-2 L’actif circulant (actif courant)

L’actif circulant ou courant est destiné à être utilisé ou vendu dans le cadre du cycle
d’exploitation de l’entreprise et la trésorerie (ou actif de trésorerie) est librement
négociable par l’entreprise.

72
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Il est composé des :

- Stocks en cours ;
- Les créances et emplois assimilés ;
- Les disponibilités.
a- Les stocks en cours

Le tableau suivant nous montre l’évolution des stocks et en cours utilisés par l’E-I.

Tableau N°5 : Les stocks et en cours

Libellé 2011 2012 2013 2014


Stocks et encours 1 673 079 741,91 1 762 527 932,14 2 406 392 669,59 3 016 177 570,64

Source : Etablie par nous-même à partir la partie active du bilan de l’E-I.

Les stocks et en cours font l’objet d’un inventaire physique en fin d’année. Nous
constatons dans le tableau ci-dessus que ces éléments pendant les quatre années
s’élèvent de 1 673 079 741,91 DA en 2011 à 1 762 527 932.14 DA en 2012 nous
remarquons une hausse de 89 448 190,23 DA et de 1 762 527 932,14 DA en 2012 à
2 406 392 669,59 DA en 2013, nous remarquons aussi une hausse de 643 864 737,45 DA.
Cela signifie que la variation des stocks de l’entreprise a un impact direct sur le résultat de
l’exercice.
b- Les créances et les comptes assimilé

Le tableau suivant représente l’ensemble des créances, autre débiteurs et impôt

Tableau N°6: Les créances et les comptes assimilés

Libellé 2011 2012 2013 2014


Créances et emplois assimilés 1 090 239 582,51 895 503 692,95 858 821 964,86 668 169 669,82
Clients 977 081 844,80 820 554 492,12 766 391 959,00 579 443 722,86
Autres débiteurs 82 712 941,83 61 846 722,89 83 752 736,65 76 450 060,18
Impots 30 444 795,88 13 102 477,94 8 677 269,21 12 275 886,78
Total 2 180 479 165,02 1 791 007 385,90 1 717 643 929,72 1 336 339 339,64

Source : Elaborer par nous même à partir l’actif du bilan de l’E-I.

73
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Nous constatons dans ce tableau que les créances et les comptes assimilés diminuent
d’une année à une autre. Les créances clients passent de 977 081 844,80 DA en 2011 à
820 554 492.12 DA, en 2012 soit une baisse de 156 527 352,68 DA et de 766 391 959,00
DA en 2013 à 579 443 722,86 DA en 2014, avec une baisse de 186 948 236,14 DA.

Dans ce tableau nous remarquons que La valeur des autres débiteurs passe de
82 712 941,83 DA en 2011 à 6 186 722,89 DA en 2012, soit une baisse de
20 866 218,94 DA, et de 83 752 736,65 DA en 2013 à 76 450 060,18 DA en 2014, soit
une baisse de 7 302 676, 47DA. Cette diminution est relative au paiement des tiers.

Nous constatons d’après le tableau que l’ENEL est sensé de payer les cotisations
exigées par l’Etat ou les collectivités locales afin d’assurer les dépenses publiques. Les
impôts passent de 30 444 795,88 DA en 2011 à 13 102 477,94 DA en 2012, soit une baisse
de 17 342 317,94 DA, et de 8 677 269.21 DA en 2013 à 12 275 886,78 DA en 2014.

c- Les disponibilités

Les valeurs disponibles présentent l’ensemble des disponibilités de l’entreprise. On


trouve généralement la trésorerie et les placements et d’autres actifs financiers.

Le tableau ci-dessous va nous éclairer la situation de l’entreprise E-I.

Tableau N°7 : Disponibilités et assimilés de l’E-I

Libellé 2011 2012 2013 2014


Placements et autre actifs financiers 0,00 0,00 0,00 0,00
Trésorerie 187 459 574,25 704 530 552,21 682 904 373,97 725 294 729,63
Total 187 459 574,25 704 530 552,21 682 904 373,97 725 294 729,63

Source : Etablie par nous même à partir l’actif du bilan de l’E-I.

Les disponibilités de l’actif de l’entreprise sont les plus liquides. Elles sont assimilées à
la trésorerie.

Nous remarquons que les placements et autres actifs financiers sont nuls durant les
quatre années, mais par rapport à la trésorerie, elle a connue des changements
remarquables, elle passe 187 459 574,25 DA en 2011 à 704 530 552,21 DA en 2012.
Nous constatons que La trésorerie de cette année a connu une augmentation

74
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

de 517070977,96 DA. Cela signifie que la trésorerie de cette dernière a réalisé un


surplus.

L’année 2012-2013, la trésorerie de l’E-I est négative. On peut conclure que cette
dernière a perdu un liquide équivalent à 21 626 178,24 DA (une perte).

L’année 2013-2014, la trésorerie de l’E-I est positive. On peut dire que cette dernière a
réalisé un gain.

3-2-1-2 Analyse du passif (ressource)

Le passif est l’ensemble des ressources de l’entreprise, ce dernier va nous aider à


déterminer les paramètres de mesures.

Tableau N°8 : Le passif au 31/12 des années 2011 /2012 /2013/ 2014. U = DA

Le passif du bilan de l’entreprise se compose des capitaux propres, du passif non


courant et du passif courant.

Passif
Désignation Exerice 2011 Exercice 2012 Exercice 2013 Exercice 2014
Capitaux propres 6 196 702 353,20 6 311 243 704,14 6 694 913 645,31 6 803 080 542,50
Capital émis 4 753 000 000,00 4 753 000 000,00 4 753 000 000,00 4 753 000 000,00
Primes et réserves 1 330 028 661,31 1 513 196 701,14 1 213 488 704,14 1 829 093 645,31
Résultat net 290 568 039,83 221 941 350,94 428 424 941,17 220 986 897,19
Autres capitaux propres - Report à
nouveau -176 894 347,94 -176 894 347,94 0,00 0,00
Passif non courant 324 570 821,61 452 129 570,44 540 978 426,10 586 205 200,49
Emprunts et dettes financiéres 0,00 123 490 000,00 235 223 866,96 291 349 187,15
Impôts (différés et provisionnés) 6 460 000,00 5 035 000,00 0,00 0,00
Provisions et produits constatés
d'avance 318 110 821,61 323 604 570,44 305 754 559,14 294 856 013,34
Passif courant 283 054 323,44 351 332 428,08 477 348 833,42 463 014 818,16
fournisseurs et comptes rattachés 167 546 925,29 182 370 185,30 255 310 123,61 274 751 344,91
Impôts 18 121 721,07 38 908 009,32 77 273 371,00 22 232 732,00
Clients créditeurs 14 666 461,54 10 103 763,78 10 044 629,80 5 803 850,30
autres dettes 82 719 215,54 119 950 469,68 134 720 709,01 160 226 890,95
Total passif 6 804 327 498,25 7 114 705 702,66 7 713 240 904,83 7 852 300 561,15

Source : Réalisé par nous même à partir de l’annexe de l’E-I.

75
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Dans le tableau précédant représentant le passif de l’ENEL. Nous remarquons que les
résultats de la période 2011, 2012,2013 jusqu’à 2014 sont positifs et ils s’évoluent
respectivement 6 804 327 498,25 DA, 7 114 705 702,66 DA, 7 713 240 904,83 DA et
7 852 300 561,15 DA. Nous déduisons que cette augmentation est due à l’augmentation
des capitaux propres, tout au long des quatre années.

Ces ressources sont destinées à financer le cycle court et long terme.

3-2-1-2-1 Les capitaux propres

Tableau N°9 : Les capitaux propres de l’E-I

Libellé 2011 2012 2013 2014


Capital émis 4 753 000 000,00 4 753 000 000,00 4 753 000 000,00 4 753 000 000,00
Primes et réserves 1 330 028 661,31 1 513 196 701,14 1 213 488 704,14 1 829 093 645,31
Résultat net 290 568 039,83 221 941 350,94 428 424 941,17 220 986 897,19
Autres capitaux propres- Report à nouveau- 176 894 347,94 176 894 347,94 0,00 0,00
Total 6 196 702 353,20 6 311 243 704,14 6 394 913 645,31 6 803 080 542,50

Source : Elaborer par nous même à partir le passif du bilan de l’Electro-Industrie.

Les capitaux propres sont les ressources financières que possède l’entreprise (hors
dette). Nous remarquons que le capital émis de l’ENEL durant ces quatre années (2011,
2012,2013 et 2014) est stable avec un montant de 4 753 000 000.00 DA pour chaque
année.

Les primes et réserves ce sont des montants correspondant au cumul des bénéfices des
exercices antérieurs. Nous observons qu’en 2011 ils sont de 1 330 028 661,31 DA, puis ils
sont augmentés à 1 513 196 701,14 DA avec un montant de 183 168 039,80 DA, et pour
2012 et 2013 nous remarquons que le montant de ces derniers a diminué de 1 062 172 003
DA, une preuve que l’entreprise n’a pas réalisé un bénéfice suffisant pour le mettre en
réserve. C’est-à-dire qu’elle a consommé toutes ses ressources.

En 2014 nous constatons une augmentation ce que signifie qu’elle a réalisé un bénéfice.

Le report à nouveau est aussi pris en compte pour l’analyse de la situation financière de
l’entreprise, il peut être positif ou négatif suivant la réalisation des bénéfices ou les pertes.
Selon le tableau précédent nous remarquons que le montant du report à nouveau est
inchangeable durant les deux premières années avec un montant négatif de

76
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

176 894 347,94 DA et qui s’annule dans les deux ans qui suivent. Cela alors signifie que
l’ENEL n’a pas réalisé un surplus.

Nous constatons en comparaison deux premières années que les capitaux propres ont
augmentés, cette hausse est due principalement à l’augmentation des réserves et primes
suite à l’affectation d’une partie du résultat.

3-2-1-2-2 Le passif non courant

Il s’agit des ressources à long terme.

Tableau N°10 : Le passif non courant

Libellé 2011 2012 2013 2014


Emprunts et dettes financières 0,00 123 490 000,00 235 223 866,96 291 349 187,15
Impots( différés et provisionnés) 6 460 000,00 5 035 000,00 0,00 0,00
Provisions et produits constatés d'avance 318 110 821,61 323 604 570,44 305 754 559,14 294 856 013,34
Total 324 570 821,61 452 129 570,44 540 978 426,10 586 205 200,49

Source : Elaborer par nous même à partir le passif du bilan de l’ENEL.

Le passif non courant concerne les emprunts et les provisions, dont le remboursement
ne se fait pas dans les douze prochains mois. Ainsi, les dettes à long terme contractées
auprès de la banque sont incluses.

À partir du tableau nous observons que en 2012 les emprunts et les dettes sont valorisés
de 123 490 000,00 DA, ces derniers s’élèvent à 111 733 866,96 DA en 2013 et à
56 125 320,19 DA en 2014. Cette augmentation est due aux emprunts octroyés, aux
financements et aux investissements, à l’acquisition des pièces manquantes pour la
fabrication des moteurs et transformateurs et aux emprunts bancaires non mobilisés.

77
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-1-2-3 Le passif courant

Tableau N°11 : Le passif courant de l’E-I.

Libellé 2011 2012 2013 2014


Fournisseurs et comptes rattachés 167 546 925,29 182 370 185,30 255 310 123,61 274 751 344,91
Impots 18 121 721,07 38 908 009,32 77 273 371,00 22 232 732,00
Clients créditeurs 14 666 461,54 10 103 763,78 10 044 629,80 5 803 850,30
Autres dettes 82 719 215,54 119 950 469,68 134 720 709,01 160 226 890,95
Total 283 054 323,44 351 332 428,08 477 348 833,42 463 014 818,16

Source : Elaborer par nous même à partir la partie passive du bilan de l’E-I.

Le passif courant dit aussi le passif circulant regroupe tout ce que le business doit payer
au cours de l’année fiscale. Le passif courant sert à financer l’actif courant. Il se compose
des fournisseurs et comptes rattachés, impôts, clients créditeurs et autres dettes.

D’après le tableau ci-dessus nous constatons que les fournisseurs et comptes rattachés
augmente de plus en plus, et ça est due à l’augmentation de la demande de l’entreprise
auprès de ses fournisseurs, et à la multiplicité de ces derniers. Ils s’évoluent
respectivement, en 2011, 2012 passe de 167 546 925,09 DA à 182 370 185,30 DA, soit une
hausse de 14 823 260,01KDA, et ils passent de 255 310 123,61 DA en 2013 à 274 751
344,91 DA, soit une hausse de : 194 41 221,3 DA.

Ce qui concerne les clients créditeurs, nous remarquons que ces derniers diminuent
d’une année à une autre, preuve que ces clients remboursent de petit à petit leurs achats.

L’entreprise Electro- Industries n’a opté pour une trésorerie passive.

78
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-2 Analyse des comptes de résultats à travers les soldes intermédiaires de gestions

Tableau N°12 : Le tableau de compte de résultat de 2011, 2012, 2013, 2014

Libelle 2011 2012 2013 2014


Vente et produits annexes 2 850 756 973,53 3 227 905 109,13 3 087 003 982,29 1 695 823 596,17
Variation stocks produits finis et en cours -59 027 844,82 -17 376 309,89 235 284 009,52 1 060 254 209,96
Production immobilsée - 1 107 040,85 - 330 872,25
Subvention d'exploitation - - - -
PRODUCTION DE L'EXERCICE 2 791 729 128,71 3 211 635 840,09 3 322 287 991,81 2 756 408 678,38
Achat consommés -1 716 568 771,45 -2 166 725 039,88 -2 055 861 588,01 -1 612 096 352,26
Services extérieurs et autre consommations -68 384 595,39 -54 020 987,96 -53 068 358,93 -42 784 517,55
CONSOMMATION DE L'EXERCICE -1 784 953 366,79 -2 220 746 027,84 -2 108 929 946,94 -1 654 880 869,81
VALEUR AJOUTEE D'EXPLOITATION 1 006 775 761,92 990 889 812,25 1 213 358 044,87 1 101 527 808,57
Charges de personnel -544 237 483,31 -610 064 040,66 -681 427 664,35 -608 204 365,43
Impôts, taxes et versement assimilés -41 406 167,08 -46 487 470,48 -45 102 915,71 -26 490 736,87
EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION 421 132 111,53 334 338 301,11 486 827 464,81 466 832 706,27
Autres produits opérationnels 12 470 814,43 23 343 803,17 12 080 571,62 16 901 227,92
Autres charges opérationnelles -5 457 001,08 -3 356 106,40 -24 432 723,94 -1 741 587,54
Dotations aux amortissement, provisions et pertes de valeurs -205 744 063,00 -176 013 758,75 -207 518 107,95 -294 263 329,07
Reprise sur pertes de valeur et provisions 53 561 029,98 28 125 166,43 207 145 210,67 21 792 580,97
RESULTAT OPERATIONNEL 275 962 891,86 206 437 405,56 474 102 415,21 209 521 598,55
Produits financiers 87 813 636,57 65 079 624,98 69 223 869,75 60 728 553,90
Charges financieres -5 447 961,90 -2 886 197,48 -18 316 737,29 -3 965 415,36
RESULTAT FINANCIER 82 365 674,67 62 193 427,50 50 907 132,46 56 763 138,54
RESULTAT ORDONAIRE AVANT IMPOT 358 328 566,53 268 630 833,06 525 009 547,67 266 284 737,09
Impôts exigibles sur résultats ordinaires -76 323 312,02 -50 650 520,00 -102 057 924,00 -54 822 960,00
Impôts différés (variations) sur résultats ordinaires 8 562 785,32 3 961 037,88 5 473 317,50 9 525 120,10
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES 2 945 574 609,69 3 328 184 434,67 3 610 737 643,85 2 855 831 041,17
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES -2 655 006 569,86 -3 106 243 083,73 -3 182 312 702,68 -2 634 844 143,98
RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES 290 568 039,83 221 941 350,94 428 424 941,17 220 986 897,19
Eléments extraordinaires (produits) (à préciser)
Eléments extraordinaires (charges) (à préciser)
RESULTAT EXTRAORDINAIRE
RESULTAT NET DE L'EXERCICE 290 568 039,83 221 941 350,94 428 424 941,17 220 986 897,19

Source : Elaborer par nous même à partir de l’annexe de l’ENEL.

3-2-2-1 Chiffre d’affaire

Durant les deux ans 2011 et 2012, l’Electro-Industries connait une augmentation de son
chiffre d’affaire soit un montant 2 850 756 973,53 DA en 2011 et de 3 227 905 109,13 DA,
cette augmentation peut s’expliquer par une amélioration des ventes de ses produits sur le
marché. Certes, dans les deux ans qui suivent, elle a connu une baisse de 1 695 823 596, 17
DA et c’est due à la diminution des ventes sur le marché.

79
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-2-2 Production de l’exercice

L’Electro-Industries a enregistré une augmentation de production en 2012 et 2013, elle


est passée de 2791 729 128,71 DA en 2011 à 3 211 635 840,09 DA en 2012 à
3 322 287 991,81 DA en 2013, ceci s’explique par le faite que l’entreprise a réalisé une
évolution en vente de ses produits sur le marché. Certes, en 2014 la production de
l’exercice a connu une baisse par apport à 2013 , en passant de 3 322 287 991,81 DA à
2 756 408 678,38 DA, une différence de 565 879 313,43 DA, sa s’explique par le stock
non vendu de l’entreprise.

3-2-2-3 La valeur ajoutée

La richesse apportée par l’entreprise est de : 1 006 775 761,92 DA en 2011,


990 889 812,26 DA en 2012, 1 213 358 044,87 DA en 2013 et de 1 101 527 808,57 DA en
2014. Nous remarquons que la VA de 2011 à 2012 a diminué d’un montant de
15 885 949,66 DA, puis elle a augmenté en 2013 avec 222 468 323,61 DA. Et elle a
diminué en 2014 avec un montant de 111 830 236,30 DA.

Nous constatons que la VA fait l’objet d’une baisse (évolution négative) de l’année
2011 à 2012 et de l’année 2013 à 2014, qui résulte de l’augmentation de la consommation
en comparant de la production réalisé c’est-à-dire qu’elle a consommé plus qu’elle a
produit. Contrairement à l’an 2013 qui a connu une augmentation par apport à l’année
précédente (2012), cette hausse est expliquée par la création de richesse c’est-à-dire que ce
que l’E-I a produit est bien supérieur à ce qu’elle a consommé.

3-2-2-4 Excédent brut d’exploitation

Nous remarquons que l’excédent brut d’exploitation est positif. À l’aide de tableau de
compte de résultat nous constatons durant les périodes 2011 et 2012 une baisse soit de
86 793 807,42 DA, et de 2012 à 2013 une hausse soit de 15 489 150,7 DA, et de 2013 à
2014 une baisse soit de 19 994 748,54 KDA.

Ce qui explique la rentabilité des opérations d’exploitation, aussi les capitaux que cette
exploitation a consommé. Soit une évolution négative de l’année 2011 à 2012 et de l’année
2013 à 2014 argumenter par l’augmentation des charges personnelles et la baisse de la
Valeur ajoutée

80
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-2-5 Le résultat d’exploitation

Le résultat opérationnel de l’E-I a connu une évolution négative en passant de


275 962 891,86 DA en 2011 à 209 521 598, 55 DA en 2014. Soit une baisse de
66 441 293,31 DA, en fait cette diminution est due principalement à la hausse des autres
charges opérationnelles et les dotations aux amortissements et provisions.

3-2-2-6- Résultat net

Les soldes des quatre années (2011, 2012, 2013, 2014) représentent un bénéfice de
290 568 039,83 DA, 221 941 350,94 DA, 428 424 941,17 DA et 220 986 897,19 DA
respectivement. Toutefois on remarque une baisse du résultat net entre 2011 et 2012, Cela
est dû à la diminution de l’EBE. Et une hausse entre 2012 et 2013, puis une baisse entre
2013 et 2014. On peut dire que l’EBE influence le résultat net.

3-2-3- Analyse de l’entreprise par la méthode des indicateurs d’équilibres financiers

Faire une analyse à l’aide des indicateurs d’équilibres financiers permet à l’entreprise de
savoir si elle a une situation financière stable. A l’aide des montants figurant dans le bilan
on peut déterminer ces indicateurs qui sont : fonds de roulement, besoin en fond de
roulement, trésorerie nette.

3-2-3-1- Fonds de roulement

Il se détermine par deux méthodes soit par le haut du bilan ou bien par le bas du bilan

3-2-3-1-1- détermination de fonds de roulement par le haut du bilan

Il se détermine par la formule suivante :

Fonds de roulement = capitaux permanent - Actifs immobilisés


Avec :
Capitaux permanent = capitaux propres + passifs non courants

81
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Tableau N°13 : Détermination de fonds de roulement par le haut du bilan

Désignation 2011 2012 2013 2014


Capitaux propres 6 196 702 353,20 6 311 243 704,14 6 694 913 645,31 6 803 080 542,50
Passifs non courants 324 570 821,61 452 129 570,44 540 978 426,10 586 205 200,49
Capitaux permanents 6 521 273 174,81 6 763 373 274,58 7 235 892 071,41 7 389 285 742,99
Actifs immobilisés 3 853 548 599,58 3 752 143 525,36 3 765 121 896,41 3 442 658 591,06
FR par le haut du bilan 2 667 724 575,23 3 011 229 749,22 3 470 770 175,00 3 946 627 151,93

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

3-2-3-1-2- Détermination de fonds de roulement par le bas du bilan

Fonds de roulement = Actifs courant – passifs courant

Tableau N°14 : Détermination de fonds de roulement par le bas du bilan

Désignation 2011 2012 2013 2014


Actifs courants 2 950 778 898,67 3 362 562 177,30 3 948 119 008,42 4 409 641 970,09
Passifs courants 283 054 323,44 351 332 428,08 477 348 833,42 463 014 818,16
FR par le bas du bilan 2 667 724 575,23 3 011 229 749,22 3 470 770 175,00 3 946 627 151,93

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

L’entreprise électro –industrie est en situation d’équilibre pour les quatre années (2011,
2012, 2013 et 2014). Le fonds de roulement passe de 2 667 724 575,23 DA en 2011 à
3 946 627 151,93 DA en 2014 soit une évolution de 14%. Nous constatons qu’elle dispose
d’une marge de sécurité financière dont les actifs immobilisés sont financées par des
ressources à long terme.

On peut dire aussi d’une autre manière, le fonds de roulement positif constitue un
excédent de ressources permettant de financer une partie de l’activité à court terme de
l’entreprise.

82
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-3-2- Le besoin en fonds de roulement

Il s’agit de la partie des besoins en financement de l’activité (stocks, créances, clients)


non couverts par les ressources d’exploitation (dettes fournisseurs principalement).1Il est
déterminé comme suit :

Besoin en fonds de roulement = (Stocks + Créances) – Dettes (passif courant)

Tableau N°15 : détermination de besoin en fonds de roulement

Désignation 2011 2012 2013 2014


Stocks 1 673 079 741,91 1 762 527 932,14 2 406 392 669,59 3 016 177 570,64
Créances 1 090 239 582,51 895 503 692,95 858 821 964,86 668 169 669,82
Dettes à court terme 283 054 323,44 351 332 428,08 477 348 833,42 463 014 818,16
Besoins en fonds de
roulement 2 480 265 000,98 2 306 699 197,01 2 787 865 801,03 3 221 332 422,30

Source : Réalise par nous même à partir des états financiers de l’Electro-Industrie

Le besoin en fonds de roulement est positif ce qui implique que l’entreprise est en
équilibre financiers à court terme. Nous constatons que cette entreprise génère un besoin de
financement qui passe de 2 480 265 000,98 DA en 2011 à 3 221 332 422,30 DA en 2014,
soit une évolution de 30%.

Ce besoin représente la part d’exploitation qui n’est pas financé par des dettes financiers
à court terme et qui sera financé par le fonds de roulement afin que l’entreprise couvre le
besoin résultant des décalages de trésorerie entre les entrées et les sorties qui sont
couramment dues à l’exploitation de l’entreprise.

3-2-3-3- Trésorerie nette

La trésorerie nette est le résultat qui est issue soit de la différence entre le fonds de
roulement et le besoin en fonds de roulement, ou bien elle s’obtient de la différence entre
les disponibilités et les crédits de trésorerie.

Trésorerie Nette = Fonds de roulement – Besoin en fonds de roulement

1
Manager. Go. Dossier gestion financière. Disponible sur https://www.manager-go.com/finance

83
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Tableau N°16 : Présentation de la trésorerie nette

Désignation 2011 2012 2013 2014


Fonds de roulement 2 667 724 575,23 3 011 229 749,22 3 470 770 175,00 3 946 627 151,93
Besoins en fonds de
roulement 2 480 265 000,98 2 306 699 197,01 2 787 865 801,03 3 221 332 422,30
Trésorerie nette 187 459 574,25 704 530 552,21 682 904 373,97 725 294 729,63

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

Ou bien par la formule suivante :

Trésorerie Nette = Disponibilités – Crédits de trésorerie

Tableau N°17 : détermination de la trésorerie nette

Désignation 2011 2012 2013 2014


Disponiblités 187 459 574,25 704 530 552,21 682 904 373,97 725 294 729,63
Crédits de trésorerie - - - -
Trésorerie nette 187 459 574,25 704 530 552,21 682 904 373,97 725 294 729,63

Source : Réalise par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

L’entreprise Electro-Industrie est en situation d’équilibre pour les quatre années (2011,
2012, 2013, et 2014), la trésorerie nette est positive, elle passe de 187 459 574,25 en 2011
à 725 294 729,63 en 2014. Cela est dû au fonds de roulement qui est supérieur au besoin de
financement (BFR).

En d’autre terme, cela montre que cette entreprise dispose d’un excédent de liquidité.
On peut dire alors que l’ELECTRO-INDUSTRIE peut couvrir largement son besoin à
court terme.

3-2-4- Analyse par les ratios

Le bilan de l’ENEL nous aidera à déterminer quelques ratios de mesure de la


performance financière. Cependant, la détermination des ratios nécessite d’autres
informations issues du compte de résultat.

84
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-4-1- Ratios de rentabilités

Ces ratios nous permettent de mesurer la capacité de l’entreprise Electro-Industrie à


réaliser des bénéfices par rapport à ses propres moyens. Pour cela, il y’a lieu de calculer, le
ratio de rentabilité économique, le ratio de rentabilité financière, ratio de rentabilité
commerciale et le taux de marge brute.

3-2-4-1-1- Ratio de rentabilité économique

Il est égale à :

𝑬𝑩𝑬
RE = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝑹𝒆𝒔𝒔𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒔𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆𝒔

Tableau N°18 : Ratio de rentabilité économique

Désignation 2011 2012 2013 2014


EBE 421 132 111,53 334 338 301,11 486 827 464,81 466 832 706,27
Ressoures stables 6 521 273 174,81 6 763 373 274,58 7 235 892 071,41 7 389 285 742,99
Rentabilité économique 6% 5% 7% 6%

Source : Réalise par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

La rentabilité économique permet d’apprécier la performance et ainsi de mesurer la


capacité de l’entreprise à offrir un rendement à l’ensemble de ses sources de financement
(ce qu’on a déjà vue au premier chapitre).

Nous constatons sur les quatre années (2011, 2012, 2013 et 2014), que l’ELECTRO-
INDUSTRIE arrive à rentabiliser ses fonds. Cette rentabilité passe de 6% en 2011 à 5% en
2012, nous remarquons que cette entreprise a connu une légère baisse et de même chose
pour les dernières années (passe de 7% en 2013 à 6% en 2014), cette baisse s’explique par
la diminution du l’excédent brut d’exploitation.

3-2-4-1-2- Ratio de rentabilité financière

Ce ratio s’exprime par la formule suivante :

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐍𝐞𝐭
RF = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬

85
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Tableau N°19 : Ratio de rentabilité financière

Désignation 2011 2012 2013 2014


Résultat net 290 568 039,83 221 941 350,94 428 424 941,17 220 986 897,19
Capitaux propres 6 196 702 353,20 6 311 243 704,14 6 694 913 645,31 6 803 080 542,50
Rentabilité financière 5% 4% 6% 3%

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

Dans ce tableau nous remarquons que la rentabilité financière diminuée en 2012 puis
elle a augmenté en 2013 puis elle a diminué en 2014. Cette diminution est relative à la
diminution du résultat net mais reste toujours satisfaisante.

Cette rentabilité est positive ce que signifie que l’ELECTRO-INDUSTRIE permet de


rentabiliser ses fonds propres apporté par les associés.

3-2-4-1-3- Ratio de rentabilité commerciale

La rentabilité commerciale est estimée à partir de résultat net sur le chiffre d’affaire HT.

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐍𝐞𝐭
RC = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝐂𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐝′ 𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞

Tableau N°20 : Ratio de rentabilité commerciale

Désignation 2011 2012 2013 2014


Résultat net 290 568 039,83 221 941 350,94 428 424 941,17 220 986 897,19
Chiffre d'affaire 2 850 756 973,53 3 227 905 109,13 3 087 003 982,29 1 695 823 596,17
Rentabilité commerciale 10% 7% 14% 13%

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

Cette rentabilité représente la rentabilité des ventes. Dans ce tableau nous constatons
que l’entreprise Electro-Industrie est évaluée à 10% en 2011 puis à 7% en 2012. Donc
elle a connu une diminution de 3% et une hausse de 14% en 2013 à une baisse de 13% en
2014. Nous pouvons dire que la hausse ou la baisse est relative au résultat net.

86
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-4-1-4- ratio de taux de marge brute

Ce ratio est déterminé par le résultat d’exploitation sur le chiffre d’affaire.

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 𝐝′ 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐛𝐫𝐮𝐭


Taux de marge brute = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝐂𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐝′𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞

Tableau N°21 : calcule de ratio de taux de marge brute

Désignation 2011 2012 2013 2014


Résultat d'exploitation 275 962 891,86 206 437 405,56 474 102 415,21 209 521 598,55
Chiffre d'affaire 2 850 756 973,53 3 227 905 109,13 3 087 003 982,29 1 695 823 596,17
Taux de marge brute 10% 6% 15% 12%

Source : Elaborer par nos soins à partir des états financiers de l’E-I.

Nous constatons que le taux de marge brute en 2011 est de 10% et qui passe à 15% en
2013 puis à 12% en 2014. Cela signifie que l’entreprise a réalisé un gain sur les ventes de
cette période malgré qu’elle ait connu une légère baisse en 2014 de 3%.

3-2-4-2- Ratio de solvabilité

Pour mesurer la solvabilité de l’entreprise Electro-Industrie, nous utilisons le ratio de


solvabilité générale et le ratio d’autonomie financière.

3-2-4-2-1- Ratio de solvabilité générale

Il se détermine comme suit :

𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬
Ratio de solvabilité générale = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 à 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭,𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐨𝐧𝐠 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞

Tableau N°22 : calcule de ratio de solvabilité générale

Désignation 2011 2012 2013 2014


Total actifs 6 804 327 498,25 7 114 705 702,66 7 713 240 904,83 7 852 300 561,15
Dettes moyens et
long terme 324 570 821,61 452 129 570,44 540 978 426,10 586 205 200,49
Dettes à court terme 283 054 323,44 351 332 428,08 477 348 833,42 463 014 818,16
∑ Dettes 607 625 145,05 803 461 998,52 1 018 327 259,52 1 049 220 018,65
Solvabilité générale 1120% 886% 757% 748%

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.
87
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Durant les quatre années, nous constatons que ce ratio est évalué à 1120% en 2011 et
748% en 2014, soit une baisse considérable, qui est due à l’augmentation des dettes durant
cette période.

En effet, ce ratio est largement supérieur à la norme qui est de 100%. Donc l’entreprise
est solvable, c’est-à-dire qu’elle peut faire face à l’ensemble de ses dettes.

3-2-4-2-2- Ratio d’autonomie financière

Il se calcule par la formule suivante :

𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬
Autonomie financière = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐢𝐟

Tableau N°23 : détermination de ratio d’autonomie financière

Désignation 2011 2012 2013 2014


Capitaux propres 6 196 702 353,20 6 311 243 704,14 6 694 913 645,31 6 803 080 542,50
Total passifs 6 804 327 498,25 7 114 705 702,66 7 713 240 904,83 7 852 300 561,15
Autonomie fiancière 91% 89% 87% 87%

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

Nous constatons durant les quatre années (2011, 2012, 2013 et 2014) que les fonds
propres sont relativement stables et représentent 91%, 89%, 87%, 87% respectivement.
Cela signifie que les capitaux propres de l’entreprise Electro-Industrie sont plus importants
que les dettes financières. Cette dernière peut donc couvrir ses emprunts avec ses capitaux
propres.

3-2-4-3- Ratio de liquidité

L’analyse de la liquidité peut être effectuée à partir de trois ratios :

- Ratio de liquidité générale ;

- Ratio de liquidité réduite ;

- Ratio de liquidité immédiate

88
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-4-3-1- Ratio de liquidité générale

Ce ratio égale à l’actif courant sur les dettes à court terme

𝐀𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭
Liquidité générale = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 à 𝐜𝐨𝐮𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞

Tableau N°24 : Détermination de ratio de liquidité générale

Désignation 2011 2012 2013 2014


Actif courant 2 950 778 898,67 3 362 562 177,30 3 948 119 008,42 4 409 641 970,09
Dettes à court terme 283 054 323,44 351 332 428,08 477 348 833,42 463 014 818,16
Liquidité générale 1042% 957% 827% 952%
Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

Nous constatons durant ces périodes (2011, 2012, 2013 et 2014) la baisse de la liquidité
générale qui est due à l’augmentation des dettes à court terme, mais malgré la baisse, ce
ratio est resté supérieur à la norme de 100%. Cela signifie que l’entreprise dispose d’une
liquidité suffisante pour faire face à ses créanciers à court terme.

3-2-4-3-2- Ratio de liquidité réduite

Ce ratio est mesuré par la formule suivante :

𝐂𝐫é𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 +𝐃𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é𝐬
Ratio de liquidité réduite = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞 à 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞

Tableau N°25 : Détermination de ratio de liquidité réduite

Désignation 2011 2012 2013 2014


Créances 1 090 239 582,51 895 503 692,95 858 821 964,86 668 169 669,82
Disponiblités 187 459 574,25 704 530 552,21 682 904 373,97 725 294 729,63
= Total 1 277 699 156,76 1 600 034 245,16 1 541 726 338,83 1 393 464 399,45
Dettes à court terme 283 054 323,44 351 332 428,08 477 348 833,42 463 014 818,16
Liquidité réduite 451% 455% 323% 301%

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

Ce ratio nous a permet de mesurer la solvabilité de l’entreprise à court terme à l’aide de


l’encaissement des créances et des disponibilités. Nous constatons sur les quatre années
que ce ratio est supérieur à la norme. Donc l’entreprise a une situation financière favorable
puisqu’elle paye ses dettes sans avoir recours aux stocks.

89
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

3-2-4-3-3- Ratio de liquidité immédiate

On le détermine comme suit :

𝐃𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é𝐬
Ratio de liquidité immédiate = ∗ 𝟏𝟎𝟎
𝐃𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 à 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐞

Tableau N°26 : Détermination de ratio de liquidité immédiate

Désignation 2011 2012 2013 2014


Disponiblités 187 459 574,25 704 530 552,21 682 904 373,97 725 294 729,63
Dettes à court terme 283 054 323,44 351 332 428,08 477 348 833,42 463 014 818,16
Liquidité immédiate 66% 201% 143% 157%

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

À partir de ce tableau, nous constatons durant la période d’étude que ce ratio est
supérieur à 100%. Cela signifie que cette entreprise est capable de faire face à ses
échéances en utilisant uniquement ses disponibilités.

Après avoir analysé la situation financière de l’entreprise Electro-Industrie nous avons


constaté que cette dernière est solvables et elle grade son équilibre.

Nous pouvons dire aussi que l’Electro-Industrie dispose d’une marge de sécurité
suffisante après le financement de ses immobilisations et une partie de ses besoins
d’exploitations qui ne sont pas financés par les dettes financières.

3-3- Evaluation de la performance financière à partir des modèles

Pour mieux juger la situation financière de l’entreprise Electro-Industrie. Nous allons


apprécier d’autres modèles d’évaluation à savoir le modèle d’Altman et le modèle d’EVA.

3-3-1- L’évaluation par le modèle d’Altman

Ce modèle nous permet d’apprécier le risque de faire faillite, leur fonction est la
suivante :

Zs = 1,2X1 + 1,4X2 + 3,3X3 + 0,6X4 + X5

90
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

On doit d’abord, présenter les éléments de la fonction Z score. Ensuite, nous calculons
les éléments qui ont été présentés sur les quatre périodes. Enfin, nous calculons la fonction
pour pouvoir évaluer la performance financière de l’entreprise Electro-Industrie.

Tableau N°27 : présentation des éléments de la fonction de modèle d’Altman

Désignations 2011 2012 2013 2014


fonds de roulement 2 667 724 575,23 3 011 229 749,22 3 470 770 175,00 3 946 627 151,93
Total actif 6 804 327 498,25 7 114 705 702,66 7 713 240 904,83 7 852 300 561,15
Primes et réserves 1 330 028 661,31 1 513 196 701,14 1 213 488 704,14 1 829 093 645,31
EBE 421 132 111,53 334 338 301,11 486 827 464,81 466 832 706,27
Capitaux propres 6 196 702 353,20 6 311 243 704,14 6 694 913 645,31 6 803 080 542,50
Chiffre d'affaire 2 850 756 973,53 3 227 905 109,13 3 087 003 982,29 1 695 823 596,17
Total dettes 607 625 145,05 803 461 998,52 1 018 327 259,52 1 049 220 018,65
Source : Réalise par nos soins à partir des états financiers de l’E-I.

À partir de ce tableau, nous allons calculer chaque élément de la fonction Z score pour
les quatre années.

Tableau N°28 : Détermination de chaque élément de la fonction Z score

Eléments formules 2011 2012 2013 2014


X1 FR/TA 0,39 0,42 0,45 0,50
X2 R/TA 0,20 0,21 0,16 0,23
X3 EBE/TA 0,06 0,05 0,06 0,06
X4 CP/TD 10,20 7,86 6,57 6,48
X5 CA/TA 0,42 0,45 0,40 0,22

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

Ce tableau nous permettrait d’apprécier la fonction du modèle d’Altman et d’évaluer la


performance.

Tableau N°29 : Evaluation de la performance à partir du modèle d’Altman

La formule Coefficients 2011 2012 2013 2014


1,2 0,47 0,51 0,54 0,60
1,4 0,27 0,30 0,22 0,33
3,3 0,20 0,16 0,21 0,20
0,6 6,12 4,71 3,94 3,89
1 0,42 0,45 0,40 0,22
Zs= 1,2 X1+1,4 X2+3,3 X3+0,6 X4+1 X5 7,49 6,13 5,31 5,23
Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

91
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Nous constatons durant les quatre années que ce ratio est largement supérieur à 3. Cela
signifie que l’entreprise Electro-Industrie est dans une saine, c’est-à-dire qu’elle a pu de
chance de faire défaut. Ce ci et dû au montant élevé des capitaux propres. Nous pouvons
dire que cette entreprise est loin de la probabilité de faire faillite.

3-3-2- Evaluation par le modèle d’EVA

Ce modèle nous permettra à savoir la capacité de l’ENEL à créer de la valeur


économique.

EVA = RAO net d’impôts – cout des capitaux investis

Tableau N°30 : Evaluation de la performance à partir du modèle d’EVA

Elements Formules 2011 2012 2013 2014


Capitaux propres 6 196 702 353,20 6 311 243 704,14 6 694 913 645,31 6 803 080 542,50
Dettes 607 625 145,05 803 461 998,52 1 018 327 259,52 1 049 220 018,65
Capitaux investis Capitaux propres + dettes 6 804 327 498,25 7 114 705 702,66 7 713 240 904,83 7 852 300 561,15
RAO net d'impôts 290 568 039,83 221 941 350,64 428 424 941,17 220 986 897,19
EVA RAO net d'impôts- capitaux investis -6 513 759 458,42 -6 892 764 352,02 -7 284 815 963,66 -7 631 313 663,96

Source : Elaborer par nous même à partir des états financiers de l’E-I.

Nous constatons que la valeur de l’ENEL sur la période 2011 jusqu’à 2014 est négative.
En faisant une analyse, nous constatons que les capitaux investis sont largement supérieur
au résultat des activités ordinaires net d’impôts. Elle traduit une performance faible et
l’investissement consenti provient d’autres ressources, elle pourrait être le niveau
d’endettement qui cause cette faiblesse et surtout pour les deux dernières années. Ce qui
signifie qu’elle n’a pas pu créer de la valeur. Donc il y’a amoindrissement de la valeur,
c’est-à-dire qu’elle a détruit sa richesse pendant cette période. Cependant, malgré ce
modèle est négative, l’ELECTRO-INDUSTRIE réalise une rentabilité économique et
financière satisfaisantes et qu’elle est loin de la défaillance.

92
Chapitre03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE d’AZAZGA

Conclusion

Cette partie empirique nous a permis de mettre en application toutes les notions
théoriques abordées dans la partie précédente à savoir l’évaluation proprement dite de
l’Electro- Industries.

La pratique dans le réel nous a aidé à mieux comprendre le concept de performance, qui
est un élément très important pour toute entreprise afin de savoir si elle dote d’une stratégie
de développement ou pas, on se basant sur des outils d’analyse et d’étudier les différents
indicateurs qui détermine la notion de la performance financière, qui est notre objet de
recherche.

Dans notre analyse on a opté pour deux méthodes, dont la première est celle par les
indicateurs d’équilibres : fond de roulement, besoin de fond de roulement et la trésorerie
qui nous ont permis de connaitre la situation financière de l’entreprise à savoir ;
L’ELECTRO-INDUSTRIE est en situation d’équilibre financier sur les quatre années
(2011, 2012,2013 ,2014) avec une marge de sécurité ; un excédent de ressource permettant
de financer l’activité de l’entreprise à long terme et une partie du court terme, une
trésorerie positive qui signifie que l’entreprise dispose d’un excédent de liquidité qui
couvre largement ses différents besoins.

Dans un second temps, on a choisis comme méthode celle des ratios notamment les
ratios de rentabilité, de solvabilité et de liquidité, ces ratios nous ont servie comme mesure
de la capacité de l’entreprise à réaliser des bénéfices et à faire face à ses dettes

Enfin et pour mieux juger cette situation financière on a abordé deux autres méthodes
d’évaluation à savoir le modèle d’Altman et celui d’EVA. Le premier suppose la faillite de
l’entreprise, le deuxième la création de valeur (richesse).

Selon le modèle d’Altman on a conclu que l’ENEL durant ces quatre années est saine et
elle est loin de tomber en faillite. Certes, par rapport à celui d’EVA faut noter que l’ENEL
n’étudie pas sa performance sous l’angle de la création de valeur parce qu’elle a détruit,
elle se contente uniquement de sa performance financière comme indicateur puisqu’elle a
réalisé une rentabilité économique et financière satisfaisantes.

93
Conclusion générale

L’évaluation de la performance financière de l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE nous a


permis de comprendre le concept de la performance en premier lieu, ensuite d’étudier les
différents indicateurs qui l’a détermine, ainsi que les modèles d’évaluation.

On précise que nos poursuites ont été justifiées par les principaux critères d’évaluation
lesquelles sont devenus des enjeux majeurs dans la détermination de la performance au sein
des grandes entreprises.
Tout au long de ce travail de recherche, nous avons vues que les outils d’analyse
financières au sein d’une entreprise sont indispensables vue qu’ils permettent d’éclairer les
dirigeants sur la situation financière de l’entreprise en terme de rentabilité et de solvabilité
afin d’aider la direction générale à la prise des décisions.
Nous avons rédigés ce travail à partir d’une problématique qu’on a cité à l’introduction
générale, pour répondre à cette dernière nous avons essayés de proposer des objectifs qui nous
ont aidés à apporter des éléments de réponses. Afin d’atteindre ces objectifs nous avons
divisés le travail en trois chapitres.
D’après notre recherche nous avons vues que l’étude de la notion de la performance
financière a permis à l’entreprise de concevoir des stratégies de développement au niveau
interne.
A l’issue de l’analyse effectuée tout au long du volet pratique, nous somme arrivées à
déterminer que l’ELECTRO-INDUSTRIES est performante et ça en se référent aux agrégats
des états financiers étudiés (bilan, comptes résultats…etc.) durant la période 2011-2014 :
En termes d’analyse du bilan : on constate que les résultats de l’entreprise (actif et passif)
sont positifs
En termes d’analyse de la situation financière : l’ELECTRO-INDUSTRIES est en
situation d’équilibre financier dont le fonds de roulement est supérieur au besoin de fond de
roulement tout au long des quatre années ce qui a permis d’avoir une trésorerie nette positive
et cela montre que l’ELECTRO-INDUSTRIE dispose d’un surplus de liquidité.
Concernant la rentabilité, l’ELECTRO-INDUSTRIES est analysée par les ratios : de
rentabilité économique, financière, commerciale et le ratio de taux de marge brute. Et qui
affiche que malgré les baisses légères qu’elle a connue mais elle est toujours rentable.
Par rapport à la solvabilité, en basant dans notre analyse sur le ratio de solvabilité
générale et celui d’autonomie financière, nous constatons que malgré la baisse légère qui a
connu le ratio de solvabilité générale mais il reste toujours satisfaisant prenant compte qu’il
est supérieur à la norme 100% donc on peut dire que l’entreprise est solvable.

95
Conclusion générale

En termes de liquidité, les ratios suivant : liquidité générale ; réduite et immédiate nous
ont montré que ces derniers ont connus aussi une certaine baisse mais qui n’a pas influencé
négativement sur l’entreprise vu qu’ils sont supérieur à la norme, à partir de cette analyse on
peut conclure que l’ELECTRO-INDUSTRIE dispose d’une liquidité suffisante pour faire face
à ses créanciers comme elle peut se baser uniquement sur ses disponibilité dans la résolution
de ses dettes, preuve que celle-ci est en bonne situation financière.
Enfin, en termes des modèles d’évaluation : on a fait notre analyse selon deux modèles
celui d’Altman dont le principe est la possibilité de tomber en faillite, pour que ce principe
soit confirmé et appliqué faut que le Z score soit supérieur à 3 ce qui concerne notre cas
l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIE a réalisé un ratio supérieur de 7,49 en 2011. 6,13 en
2012. 5,31 en 2013 et 5,23 en 2014 ce qui fait que l’ELECTRO-INDUSTRIE est saine. Le
deuxième modèle c’est celui d’EVA, il permet à savoir la capacité de l’ELECTRO-
INDUSTRIE à crée de la valeur, tenant compte que cette dernière n’aborde pas ce modèle
donc même si après l’avoir calculé en sortant avec un montant négatif, mais ça va pas
influencer le résultat de l’entreprise ou le fait qu’elle est performante.
On dépit de tous ce qui est précédé On peut dire que l’entreprise ELECTRO-
INDUSTRIES est performante pour les quatre années par apport à sa rentabilité, solvabilité et
liquidité.
Comme pour tout travail de recherche, nous avons rencontrés un certain nombre de
difficultés concernant la phase de recherche documentaire, dont le problème majeur est le
manque d’information, nous avons consultés assez d’ouvrages mais nous n’avons pas pu
arracher les informations nécessaires concernant notre sujet de recherche.
Franchissant toutes ces difficultés et limites, on a ressortie avec ce travail et cette analyse
dont on a pu connaitre dans quelle situation est l’ELECTRO-INDUSTRIE, ça nous a permis
d’avoir plus de connaissances sur ce sujet et d’avoir une valeur ajoutée sur la plan
professionnel et académique.

96
Bibliographie
- Les ouvrages

1- BOURGUIGNO, Annik. Performance et contrôle de gestion, 2000, p 934.

2- BOUQUIN, Henri. Le contrôle de gestion. 8éme Editions. Paris, 2008.p 75.

3- CABY, Jerôme. HIRIGOYEN, Gérard. La création de valeur de l’entreprise. 2éme Edition,


Economica. Paris. 2007. P 23.

4- CERRAD, Karine. Yves De Rongé. Michel De Wolf. Gatz Michel. Comptabilité et analyse
des états financiers, principes et applications. 1er Edition Boeck supérieur s,a. Belgique 2014.
P 07.

5- CERRAD, Karine. Yves De Rongé. Michel De Wolf. Gatz Michel. Comptabilité et analyse
des états financiers, principes et applications. 2éme Edition Boeck supérieur s,a. Belgique
2016. P 24.

6- CHRISTIAN, Doucet. La qualité pourquoi, comment ? 4éme Edition. Presse universitaire


France. 2013. P 05-15.

7- COHEN, Elie. Gestion financière de l’entreprise et développement financier. Edition


Edicef/ Aupelf. Paris.1991. P 118.

8- CORHAY, Albert. MBANGALA, Mapapa. Fondement de gestion financière : Manuel et


application. 3e Edition de l’université de liège. Belgique 2008. P. 77- 79.

9- DEFFAINS-CRAPSKY, Catherine. Comptabilité générale. 4émeEdition. BREAL. Paris.


2006. P 31.

10- DENGLOS, Grégory. La création de la valeur : Modèle. Mesure. Diagnostic. Dunod.


Paris. 2003. P 24.

11- ENGEL, François. KLETZ, Fredric. Cours de comptabilité générale. Edition, Mines paris,
paristech. Les presses. P 116.

12- GRANDGUILLLOT, Beatrice et Francis. L’analyse financière, 12éme Editions gualino


lextenso. 2014-2015.P 75.

98
13- HOARAU, Christian. TELLER, Robert. Création de la valeur et management de
l’entreprise. Edition : Vuibert. Paris, 2001. P 34-35.

14- HULL, John. Gestion des risques et institutions financières. 2éme Edition, Pearson
éducation 2007. P 302-303.

15- MARMUS-Christian. Performance encyclopédie de gestion, tome 02. Edition :


Economica. Paris, 2007. P 118.

16- MELYON, Gérard. Gestion financière. 4eme édition BREAL France ,2007. P76-81.

17- MENEREAU, Michel. Gestion des entreprises touristiques 1ère et 2éme années. Edition
bréal, 2008. P133.

18- MICHEL, Kalika. Structures d’entreprise : déterminants, performances. Edition :


Economica, Paris. 1995. P 410-416.

19- MICHELLE, Brabare. OLIVIER, Miller. Manger. Edition : Dunod. Paris, 2006. P 75.

20- PALARD, Jean-Etienne. IMBERT, Franck. Guide pratique d’évaluation de l’entreprise.


Paris. Edition : Eyrolles. 2013. P77.

21- PARIENTE, Simon. Analyse financière et évaluation d’entreprise : méthodologie,


diagnostic, prix d’offre. Edition : pearson. France. 2013. P 05.

22- PAUCHER, Pierre. Mesure de la performance financière de l’entreprise. Collection de la


gestion en plus : office des publications universitaire. Algérie. 1993. P 20.

23- PAUL, Pinto. La performance durable. Edition : Dunod. Paris. 2003. P 11.

24- PHILLIPS, w. Gérard, k. Management stratégique et compétitivité. Edition : Boeck


supérieur. Bruxelles. 1995. P 189.

25- R, Leféburre. G, Venturi. Gestion de la relation client. Edition : Eyrolles. France. P 33.

26- SAINT-ONGES, Sylvie, HAINES, Victor. Gestion des performances au travail : bilan de
connaissances. Edition : Boeck supérieur. 2007. P 15-52.

27- SALMAR. Caroline. Construire et défendre son budget : outils comportements. Les
Editions : Dunod. Paris. 2003. P 175.

99
28- SAUVAIN, Thierry. La compétitivité de l’entreprise, l’obsession de la firme allégée.
Edition : Ellipses. Paris. 2005. P 18.

29- VERNIMMEN, Pierre. QUIRY, Pascal. LEFUR, Yann: Finance d’entreprise. Edition :
DALLOZ. 2008. P 207-209.

30- VOYER, Pierre. Tableau de bord de gestion et indicateurs de performance. 2éme édition,
presse de l’université du Québec. P 113.

- Les revues

1- BOURGUIGNO, Annick. Peut-on définir la performance. Revue française de comptabilité,


1995.

2- ERIC, Cauvain, Pierre-Laurent, Bescos. L’évaluation des performances dans les entreprises
françaises : une étude empirique. Revue de littérature, 2004.

3- HOARAU, Christian. Maitriser le diagnostic financier, 3eme édition. Revue fiduciaire,


2008.

4- ISSOR, Zineb. Projectics, proyéctica, projectique : La performance de l’entreprise un


concept complexe aux multiples dimensions. N°17. Edition : Boeck supérieur, 2008 à 2017.

5- KHOURY, Paul. La maitrise des états financiers. Syscoa : de l’analyse comptable à


l’analyse financière. Edition : PK et associés. 1999. P 198.

6- LEBAS, Michel. Définir la performance. Revue française de comptabilité, 1995.

7- SAHUT, Jean Michel, JS Lantz. La création de valeur et performance financière. La revue


du financier, 2003.

8- SANNI Yaya Hachimi , mc. La problématique de la performance organisationnelle, ses


déterminants et les moyens de sa mesure : une perspective holistique et multicritèrielle.
Edition : Faculté des sciences de l’administration de l’université Laval, direction de la
recherche, 2003.

9- SOGOBOSSI, Bertrand. La revue des sciences de gestion : Perception de la notion de


performance par les dirigeants de petites entreprises en Afrique. Edition : direction et gestion.

100
- Site internet

1- CLERMONT. Thibout. Les états financières d’une entreprise comptabilité et gestion


financière [en ligne] disponible sur https://www.compta facile.com.

2- Définition de l’autofinancement. https://www.petite-entreprise.net/P-3178-88-G1-


definition-de-l-autofinancement.html.

3- Effet de levier. Les Echos.fr, Lexique financier. Les Echos.fr, Lexique financier avec le
vernimmen.net. Effet de levier. https://www.lesechos.fr

4- Experts OOREKA. Rentabilité économique, organiser sa rentabilité.


https://comptabilite.ooreka.fr

5- Expert-comptable. Evaluation d’entreprise en 5 étapes [en ligne]. Disponible sur


https://www.l-expert.comptable.com. Mise à jour : 13-12-2017.

6- ELECTRO INDUSTRIES SPA. Présentation Electro-industrie en ligne. Disponible sur le


https://www.electro-industries.com. Consulté le 15- 05- 2018.

7- Glossaire : création de valeur. https://www.mataf.net/fr.

8- Glossaire : compétitivité. http://ec.europa.eu/eurostat.

9- Indicateurs de performance financière pour mieux gérer les ressources de son entreprise.
http://www.talentia-software.com.

10- ISO9000, 2005. Système de qualité. https://www.iso.org.

11- LECLERCQ, David. De l’économie à l’écologie de l’attention, Février. Site :


https://medium.com.

12- Lexique, les termes comptables expliqués de manière simple. Disponible sur :
https://debitoor.fr/terme comptable/budget.

13- LES Experts ooreka. Principe de la GRH, performance sociale. https://grh.ooreka.fr

14- L-EXPERT-COMPTABLE. Le fonds de roulement : définition, calcul, analyse. [En


ligne]. Disponible sur https://www.l-expert-comptable.com. Mise à jour le 26-06-2018.

15- Les experts OOREKA. Taux de profitabilité. https://comptabilite.ooreka.fr

101
16- MORAND, Marie Caroline. La performance globale et ses déterminants. https://creg.ac-
versailles.fr

17- PASCAL, Rgaud. Mesurer la compétitivité. http://www.melchior.fr

18- Politique financière de l’entreprise. http://excerpts.numilog.com

19- Paolo COSSU Gian. L’importance de l’analyse financière pour les entreprises, en ligne,
disponible sur https://www.finance-gestion.efe.fr. Mise en page 18 juillet 2017.

20-Région au travail.com : La performance organisationnelle.


http://www.regionautravail.com.

21- SATCHI, Chikito. Comment lire et comprendre les états financiers [en ligne]. Disponible
sur https://www.gbnews.ch. Mise à jour le 03- Avril- 2018.

22- Travail et qualité de vie. https://travailetqualitedevie.wordpress.com/2014/11/10.

- Mémoire :

1- PECASSIOH, Venance Ouattara. Diagnostic financier et performance d’une entreprise en


Côte d’Ivoire. Ecole supérieur de gestion de Paris- MBA finance d’entreprise 2007.

102
Table des matières
Introduction générale.............................................................................................................. 10
CHAPITRE 01 : Aspects théoriques de la performance financière .............................................. 15
1-1- Le concept de performance ............................................................................................. 16
1-1-1- Définition de la performance ......................................................................................... 16
1-1-2- Le caractère multidimensionnel de la performance ...................................................... 18
1-1-2-1- La performance stratégique ................................................................................. 18
1-1-2-2- La performance concurrentielle ........................................................................... 19
1-1-2-3- La performance socio-économique ...................................................................... 20
a- La performance organisationnelle ............................................................... 20
b- La performance sociale ................................................................................ 21
c- La performance économique et financière.................................................. 22
d- La performance commerciale ...................................................................... 22
1-1-3- Les piliers de la performance financière ....................................................................... 24
1-1-3-1- La compétitivité pour pilier du marché ................................................................ 25
e- L’efficience du marché des produits ............................................................ 25
f- L’efficience du marché de travail ................................................................. 26
g- Le développement des marchés financiers ................................................. 26
1-1-3-2- La vitalité pour pilier des valeurs .......................................................................... 26
1-1-3-3- La productivité pour pilier du personnel .............................................................. 26
1-1-3-4- La rentabilité pour pilier de métier ...................................................................... 27
1-2- La performance financière .............................................................................................. 27
1-2-1- Définition de la performance financière ........................................................................ 27
1-2-2- Les critères de la performance financière ..................................................................... 27
1-2-2-1- L’efficacité ............................................................................................................. 28
1-2-2-2- L’efficience ............................................................................................................ 28
1-2-2-3- L’économie de ressource ...................................................................................... 29
1-2-2-4- La qualité .............................................................................................................. 29
1-2-3- Les déterminants de la performance financière .......................................................... 30
1-2-3-1- La politique financière ........................................................................................ 30
1-2-3-2- La compétitivité .................................................................................................. 31
1-2-3-3- La création de valeur .......................................................................................... 31
114
1-3- Les indicateurs de performance financière ........................................................................ 32
A- L’utilité des indicateurs de la performance financière ....................................................... 32
B- Les différents types d’indicateurs ....................................................................................... 33
B-a- Les indicateurs de moyens ...................................................................................... 33
B-b- Les indicateurs de résultat ...................................................................................... 33
B-c- Les indicateurs de contexte ..................................................................................... 34
C- Les caractéristiques d’un bon indicateur ................................................................................. 34
1-3-1- La rentabilité ........................................................................................................... 35
1-3-1-1- La rentabilité économique ROA (Return on assets ....................................... 35
1-3-1-2- La rentabilité financière et l’effet de levier financier.................................... 36
1-3-2- La profitabilité ......................................................................................................... 37
1-3-3- L’autofinancement .................................................................................................. 38
CHAPITRE 02 : Outils et méthodes d’évaluation de la performance financière ........................ 42
2-1- Les outils de pilotage de la performance financière .................................................. 43
2-1-1- Le budget ................................................................................................................ 43
2-1-2- Les états financiers ................................................................................................. 44
2-1-2-1- Bilan .............................................................................................................. 45
2-1-2-1-1- Actif, passif et équilibre entre ressources et emplois .......................... 45
a- Contenu de l’actif ........................................................................................ 46
b- Contenu de passif ...................................................................................... 47
2-1-2-1-2- Les indicateurs d’équilibre financier du bilan ...................................... 47
a- Fond de roulement ..................................................................................... 47
b- Besoins en fond de roulement ................................................................... 48
c- Trésorerie .................................................................................................... 49
2-1-2-2- Compte de résultat ........................................................................................ 49
2-1-3- Les ratios de mesure de la performance financière................................................ 51
2-1-3-1- Les ratios de rentabilité ................................................................................. 51
2-1-3-2- Les ratios de solvabilité.................................................................................. 51
2-1-3-2- Les ratios de liquidité ..................................................................................... 52
2-2- Le processus d’évaluation d’entreprise ..................................................................... 53
2-3- Méthodes d’évaluation de la performance financière d’entreprise ........................... 58

115
2-3-1- Modèle d’Altman .................................................................................................... 58
2-3-2- Modèle d’EVA .......................................................................................................... 59
CHAPITRE 03 : Le rapport d’évaluation de la performance financière de l’entreprise Electro
industries d’AZAZGA ........................................................................................................... 63
3-1 - Présentation de l’organisme d’accueil........................................................................... 64
3-1-1- Historique de l’entreprise Electro-industries ................................................................ 64
3-1-2- Localisation de l’entreprise Electro-industries .............................................................. 64
3-1-3- Statut juridique et social de l’Electro-industries ........................................................... 65
3-1-4- Structure organisationnelle d’E-I ................................................................................... 65
3-1-4-1- Département finance et comptabilité ..................................................................... 65
3-1-4-1- Service finance ................................................................................................... 67
3-1-4-1-1- Section de trésorerie ................................................................................ 67
3-1-4-1-2- Les recettes (encaissement) .................................................................... 67
3-1-4-1-3- Les dépenses (décaissement) .................................................................. 68
3-1-4-2- Section règlement étranger ............................................................................... 68
3-1-4-2-1- Service comptabilité analytique .............................................................. 69
3-1-4-2-2- Service comptabilité générale ................................................................. 69
3 -2- Présentation et analyse de la situation financière de l’entreprise Electro-Industrie pour
les années 2011, 2012, 2013 et 2014 ............................................................................... 69
3-2-1- Analyse de la structure des bilans financiers ................................................................ 70
3-2-1-1- Analyse des actifs (emplois) ................................................................................... 70
3-2-1-1-1- L’actif immobilisé (actif non courant) ......................................................... 71
3-2-1-1-2- L’actif circulant (actif courant) ................................................................... 72
a- Les stocks encours ............................................................................................ 73
b- Les créances et les comptes assimilée .............................................................. 73
c- Les disponibilités ............................................................................................... 74
3-2-1-2- analyse du passif (ressources) .............................................................................. 75
3-2-1-2-1- Les capitaux propres..................................................................................... 76
3-2-1-2-2- Le passif non courant ................................................................................... 77
3-2-1-2-3- Le passif courant........................................................................................... 78
3-2-2- Analyse des comptes de résultats à travers les soldes intermédiaires de gestion ........ 79
3-2-2-1- Chiffre d’affaire ................................................................................................. 79

116
3-2-2-2- Production de l’exercice .................................................................................... 80
3-2-2-3- La valeur ajoutée ............................................................................................... 80
3-2-2-4- Excédent brut d’exploitation ............................................................................. 80
3-2-2-5- Le résultat d’exploitation .................................................................................. 81
3-2-2-6- Résultat net ....................................................................................................... 81
3-2-3- Analyse de l’entreprise par la méthode des indicateurs d’équilibre financiers............. 81
3-2-3-1- Fond de roulement ............................................................................................... 81
3-2-3-1-1- Détermination de fond de roulement par le haut du bilan ........................ 81
3-2-3-1-2- Détermination de fond de roulement par le bas du bilan .......................... 82
3-2-3-2- Besoins en de roulement ...................................................................................... 83
3-2-3-3- Trésorerie nette .................................................................................................... 83
3-2-4- Analyse par les ratios....................................................................................................... 84
3-2-4-1- Ratio de rentabilité ................................................................................................ 84
3-2-4-1-1- Ratio de rentabilité économique................................................................. 85
3-2-4-1-2- Ratio de rentabilité financière..................................................................... 85
3-2-4-1-3- Ratio de rentabilité commerciale ................................................................ 86
3-2-4-1-4- Ratio de taux de marge brute ..................................................................... 87
3-2-4-2- Ratio de solvabilité .................................................................................................. 87
3-2-4-2-1- Ratio de solvabilité générale .......................................................................... 87
3-2-4-2-2- Ratio d’autonomie financière ........................................................................ 88
3-2-4-3- Ratio de liquidité ........................................................................................................ 88
3-2-4-3-1- Ratio de liquidité générale ................................................................................ 89
3-2-4-3-2- Ratio de liquidité réduite .................................................................................. 89
3-2-4-3-3- Ratio de liquidité immédiate ............................................................................ 90
3-3- Evaluation de la performance financière ........................................................................ 90
3-3-1- L’évaluation par le modèle d’Altman .............................................................................. 90
3-3-2- L’évaluation par le modèle EVA....................................................................................... 92
CONCLUSION GENERALE ....................................................................................................... 95
BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................... 98
ANNEXES......................................................................................................................................... 103

117

Vous aimerez peut-être aussi