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AMMC (ex CDVM)

Réalisée par :

IKHARAZEN AICHA

Encadrée Par:

Mr. A. EL MOUSSELLY

Année Universitaire 2018/2019


AMMC (ex CDVM)

Plan :

INTRODUCTION …………………………………………………….…2

I.Présentation de l’AMMC………………………………..……3

II. Missions et Attributions..................................................…...4


1. Missions élargies ……………………………………………4
2. Attributions renforcées……………………………………..4
3. Responsabilité et reddition des comptes renforcées……...5

III. Actualités de l’AMMC  ……….………………………………5

Conclusion …..........................................................................................6

Bibliographie……………………………………………………….....7

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AMMC (ex CDVM)

INTRODUCTION :

L'Autorité marocaine du marché des capitaux ou AMMC se substitue au


Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières ou CDVM avec un périmètre plus
large et une indépendance plus forte par rapport au pouvoir politique.

C’est un établissement public qui a pour missions de veiller à la protection


des épargnants et veiller au bon fonctionnement et à la transparence des marchés
de capitaux (et pas uniquement des valeurs mobilières) au Maroc.

La loi n° 43-12 ayant institué l'AMMC qualifie cette dernière de "personne morale
publique". Or, ni cette loi, ni aucune autre loi dans tout le système juridique marocain
ne définit ce qu'il y a lieu d'entendre par "personne morale publique". Ainsi, il n'est
pas possible, même pour les juristes, de savoir en quoi la qualification de l'AMMC de
personne morale publique est porteuse de plus d'indépendance que ce que le statut
d'établissement public conférait à l'ex-CDVM en vertu du Dahir portant loi du 21
septembre 1993 abrogé désormais par ladite loi n° 43-12. L’ambiguïté règne aussi
quant à la soumission de l'AMMC au contrôle financier de l'Etat organisé par la loi n°
69-00 auquel l'ex-CDVM, de par son statut d'établissement public, était soumis à
travers un contrôle dit d'accompagnement. Aujourd'hui, il n'est pas aisé de savoir si le
législateur marocain entendait, en qualifiant l'AMMC de personne morale publique,
la soustraire à ce contrôle. Si tel est le cas, le législateur aurait pu le dire clairement
dans la loi susvisée.

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AMMC (ex CDVM)

I. Présentation de l’AMMC :
L'AMMC est composée de deux organes : le conseil d'administration et le collège des
sanctions.
Le conseil d'administration, qui est l'équivalent du collège de l'AMF en France, est constitué
de six membres en plus du président nommé par le roi pour une durée indéterminée.
L'actuelle présidente de l'AMMC est Nezha Hayat, nommée comme telle par le roi
Mohamed 6 en février 2016. La loi accorde des attributions importantes au président de
l'AMMC, dont notamment le pouvoir de prononcer des sanctions à l'encontre des personnes
morales ou physiques soumises au contrôle de cette institution. Pour une raison de
transparence, ces sanctions sont portées à la connaissance du public.
Le collège des sanctions, qui est l'équivalent de la commission des sanctions de l'AMF en
France, est constitué de trois membres : un magistrat nommé en qualité de président par le
ministre des finances sur proposition du ministre de la justice, et deux autres membres
désignés intuitu personae par le conseil d'administration. L'actuel collège des sanctions est
composé du juge Hassan El Afoui, président, Azzedine Kettani et Abdeljalil Chraïbi,
membres. Le rôle du collège des sanctions consiste essentiellement à instruire les faits ayant
la nature d'infractions ou de manquements aux règles régissant le marché des capitaux et à
émettre un avis qui propose au président de l'AMMC les sanctions à leur appliquer.
Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) a été institué en 1993 et a connu
plusieurs étapes ayant marqué son évolution tant sur le plan de son organisation et son mode
de fonctionnement que sur le plan des missions qui lui sont dévolues. L’objectif principal
étant de doter l’autorité de marché des pouvoirs nécessaires et de lui fournir les moyens
d’actions suffisants afin d’assurer une surveillance efficace des marchés et des intervenants
et plus globalement accompagner le processus du développement des marchés.
L'Autorité marocaine du marché des capitaux ou AMMC est créé par une loi de 2013, mais
la transition du CDVM à l'AMMC ne commence qu'en 2016.
L'AMMC est plus une institution plus indépendante du pouvoir exécutif, puisque le CDVM
était présidé par le Premier ministre ou le ministre des finances, délégué à cet effet, alors
que le président de l’AMMC est nommé par le Roi, avec un mandat renouvelable une seule
fois. Le renforcement de l’indépendance de cet organisme passe également par l’institution
d’un collège des sanctions, structure indépendante au sein de l’AMMC, dirigée par un
magistrat et qui est chargée d’instruire les dossiers pouvant faire l’objet d’une sanction par
cette autorité ou susceptible d’être transmis à la justice.
Une autre nouveauté est l'élargissement du périmètre de l’AMMC, comparé à celui de l’ex-
CDVM, puisque l'AMMC supervise l’ensemble des marchés de capitaux, alors que le
CDVM ne s'intéressait qu'aux valeurs mobilières. De plus, il est prévu que l’AMMC
s'emploie à développer l’éducation financière des épargnants et à gérer certaines
habilitations, au sein des opérateurs financiers soumis à son contrôle.

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AMMC (ex CDVM)

II. Missions et Attributions :


1. Missions élargies :

- S’assurer de la protection de l’épargne investie en instruments financiers ;


- Veiller à l'égalité de traitement des épargnants, à la transparence et à l'intégrité du marché
des capitaux et à l'information des investisseurs;
- S'assurer du bon fonctionnement du marché des capitaux et veiller à l'application des
dispositions législatives et réglementaires ;
- Assurer le contrôle de l'activité des différents organismes et personnes soumis à son
contrôle;
- Assurer le respect de la législation et de la réglementation en vigueur relatives à la lutte
contre le blanchiment des capitaux, par les personnes et les organismes placés sous son
contrôle;
- Contribuer à la promotion de l'éducation financière des épargnants;
- Assister le gouvernement en matière de réglementation 24 du marché des capitaux

2. Attributions renforcées :

- Elaboration des circulaires


- Habilitation pour exercer certaines fonctions au sein de certains intervenants soumis à son
contrôle
- Agrée certains produits financiers : OPCVM, OPCR et FPCT ou formule son avis pour
d’autres
- Vise les notes d’information relatives aux opérations d’APE, d’offres publiques (OPA,
OPE, OPR) et des programmes de rachats. L’information doit être précise, sincère et exacte
et portée à la connaissance du public
- Instruit les demandes d’agréments pour l’exercice des certains métiers : SDB, Sociétés de
gestion des OPCR et FPCT
- Contrôle de l’information financière des émetteurs : publications trimestrielles,
semestrielles, annuelles et ponctuelles (information importante et Franchissement de seuils
de participation)
- Contrôle de l’ensemble des intervenants : Emetteurs, épargnants, SDB, sociétés de gestion,
teneurs de comptes, BVC, Maroclear
- Reçoit et traite les plaintes
- Pouvoir de surveillance du marché
- Pouvoir d’inspection et d’enquête
- Pouvoir de sanction.

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AMMC (ex CDVM)
3. Responsabilité et reddition des comptes renforcées
:

- Un commissaire du gouvernement est nommé par l’administration auprès de l’AMMC. « Il


contrôle, pour le compte de l’Etat et au nom du ministre chargé des finances, les activités de
l’AMMC. Il veille au respect par celle-ci des dispositions législatives régissant ses activités.
Il s’assure également que le collège des sanctions dispose des moyens nécessaires pour
exercer son activité »
- Approbation des circulaires prises par l’AMMC, par le Ministre chargé des finances
Un Rapport annuel d’activité présenté au Chef du Gouvernement.

Rappel : Les décisions prises par l’AMMC sont susceptibles de recours devant le tribunal
administratif de Rabat.

III. Actualités de l’AMMC :


L’AMMC a accueilli le 24 janvier 2018 à Rabat la 40ème réunion de l’AMERC, comité
régional de l’OICV dont l’AMMC assurait la vice- Présidence. En marge de sa réunion, le
comité a organisé sa conférence publique sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi
Mohammed VI sous le thème « Le financement par le marché des capitaux en Afrique et au
Moyen Orient : Défis et Opportunités ».
La réunion des membres, présidée par la vice-présidente du comité AMERC Madame Nezha
Hayat, a porté principalement sur l’impact de la révolution des FINTECH sur les marchés
des capitaux et le rôle des régulateurs dans l’ère digitale, les risques émergents affectant les
marchés des capitaux de la région et les problématiques liées à l’accès au financement par le
marché.
La conférence publique a été l’occasion pour les acteurs de la place financière marocaine de
débattre avec les régulateurs de la région autour des questions liées au financement par les
marchés des capitaux, particulièrement le financement des infrastructures dans la région, les
défis relatifs au financement de l’économie verte et la réflexion autour de solutions
innovantes pour la promotion de l’accès des petites et moyennes entreprises au marché des
capitaux. La question de l’intégration régionale a également été évoquée, notamment les
expériences observées en Afrique de l’Ouest et de l’Est.
Le comité du marché des capitaux, présidé par le ministre chargé des finances et composé en
plus de l’AMMC par les membres représentant les différents acteurs du marché se veut un
organe de réflexion et de concertation entre autorités publiques et opérateurs privés sur tout
sujet pouvant contribuer au développement du marché des capitaux.
Le comité a tenu sa première réunion le 19 mars 2018, consacrée principalement à la
présentation par la Bourse de Casablanca de sa feuille de route suite à la signature d’un
nouveau cahier des charges avec l’Etat et à la phase post-démutualisation. Cette réunion a
permis également la création de trois groupes de travail :
• « Stratégie de développement du marché », présidé par la DTFE en vue de préparer une
plateforme pour la convergence des stratégies des différents acteurs du marché ;

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AMMC (ex CDVM)
• « Dette privée », présidé par l’AMMC pour identifier les
leviers nécessaires à la dynamisation de ce marché ;
• « Financement des TPME et des start-up », présidé par Bank Al Maghreb en vue de
proposer des solutions de financement adaptées à ce type d’entreprises.

Conclusion :
L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux est, depuis Février 2016 le nouvel organe de
régulation en remplacement du CDVM.
L’édification du régulateur en Autorité a été accompagnée du renforcement de son
indépendance, de pouvoirs et de missions élargis ainsi que d’un nouveau mode de
gouvernance reposant sur deux organes, le Conseil d’Administration et le Collège des
sanctions.
Cette nouvelle configuration est en ligne avec les meilleurs standards en matière de
régulation.

Le Plan Stratégique 2017-2020 a pour ambition de faire jouer au marché des capitaux son
rôle premier : être un levier important dans le financement de l’économie.
L’élaboration de ce plan stratégique est le fruit d’une réflexion interne enrichie par la
contribution de l’ensemble des acteurs du marché des capitaux afin d’être au plus près des
attentes du marché.

Le plan stratégique se décline autour de 4 principaux axes :

1. Renforcer la confiance;
2. Développer une régulation au service de la dynamique de marché;
3. Etre une autorité performante et influente à l’échelle nationale et internationale;
4. Renforcer les capacités des épargnants et des opérateurs.

Bibliographie

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